#Bande dessinée jeunesse

Boys band killeuses

Goldy Moldavsky

En réservant une chambre dans le même hôtel que les Ruperts, elles espéraient seulement se rapprocher de leurs chanteurs préférés. Peut-être même leur parler... Elles n'avaient pas projeté d'enlever l'un d'entre eux. Surtout pas le moins sexy des quatre... Pourtant, il était là, attaché à une chaise, à leur merci. Elles avaient la clé de sa suite... Son téléphone... Ses secrets... Le rêve absolu de toute fan ! Et si, pour une fois, elles cessaient d'être de gentilles filles bien sages ?

Par Goldy Moldavsky
Chez Editions de la Martinière

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Genre

12 ans et +

trad. Yves Sarda
08/03/2018 330 pages 16,50 €
Scannez le code barre 9782732485720
9782732485720
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Pour ma mère et mon père,

les meilleurs raconteurs d’histoires du monde

 

 

« Il vaut toujours mieux dire la vérité, à moins, bien sûr, de mentir exceptionnellement bien. »

Jerome K. Jerome

 

 

La chose la plus importante à savoir, c’est que ce qui suit n’est pas une fanfiction. Ni un de ces fantasmes Tumblr de fille seule qui se raconte qu’elle rencontre la célébrité qui la fait le plus flasher. C’est l’histoire de mes amies et moi quand on a rencontré les Ruperts. Vous pouvez y croire ou non – ça vous regarde. Que vous ayez entendu une version différente des faits aux infos, ça ne veut pas dire que celle-ci n’est pas vraie.

Je dois raconter exactement ce qui s’est passé.

Il faut que la vérité sorte.

Et je regrette vraiment ce que nous avons fait.

 

 

Première partie

 

 

1


On m’a traitée de folle.

C’est compréhensible : nous, les fans, surtout les filles, on a mauvaise réputation. On nous dit bizarres, hystériques, obsédées, bonnes à enfermer. Mais on ne nous comprend pas. Ce n’est pas parce que j’aime quelque chose à la folie que je suis folle. Et j’adorais les Ruperts. Je les préférais de loin à la glace à la vanille l’été, je les aimais davantage qu’un nouveau commentaire posté sur l’une de mes fanfictions, et bien plus que de découvrir un bon film des années 80 que je ne connaissais pas.

Que j’étais une fan des Ruperts ne signifie pas que j’étais folle.

C’est important que vous sachiez ça d’entrée. Parce que tout ce que je vais vous raconter va vous sembler… ben, fou, quoi.

 

Rupert Pierpont était dans notre chambre d’hôtel.

Vous êtes sans doute curieuses et curieux de savoir comment on avait réussi notre coup. Ce n’est pas tous les jours qu’on se retrouve seules à seul avec l’un des membres du plus célèbre boys band de tous les temps.

Deux secondes. Je reformule.

Ce n’est pas tous les jours qu’on se retrouve seules à seul avec le plus gros naze du plus célèbre boys band de tous les temps, les yeux bandés et ligoté au fauteuil d’un hôtel.

Je sais ce que vous vous demandez : Qu’est-ce qui faisait de lui un naze pareil ? On va y venir. D’abord, Erin, Isabel, Pomme et moi sommes restées à le dévisager en attendant qu’il reprenne connaissance.

On n’avait pas encore allumé, et la chambre n’était éclairée que par le soleil de l’après-midi filtré par les vitres teintées. Il éclaboussait la moquette grise et une partie des murs couleur prune, les faisant paraître violets. Mais globalement, l’endroit était plongé dans la pénombre. Et on peut dire que ça collait avec l’ambiance.

Le seul bruit dans la chambre était le cliquetis des touches du portable d’Isabel. L’écran avait beau être fêlé un million de fois et la coque porter un collage, bricolé avec du papier et du Scotch, du torse nu de Rupert L, Isabel s’y agrippait comme à son bien le plus précieux. Et ça l’était sans doute. Elle tapait, le nez scotché à l’écran qui projetait sur son visage une lueur bleue flippante. Elle a été la première à rompre le silence.

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