#Roman francophone

Cher connard

Virginie Despentes

C'est une suite de lettres entre amis qui se sauvent la vie. Dans ce roman épistolaire, Virginie Despentes revient sur le thème qui unit tous ses livres - comment l'amitié peut naître entre personnes qui n'ont à priori rien à faire ensemble. Rebecca a dépassé la cinquantaine, elle est actrice, elle est toujours aussi séduisante.

Oscar a quarante-trois ans, il est un auteur un peu connu, il écoute du rap en essayant d'écrire un nouveau livre. Ils sont des transfuges de classe que la bourgeoisie n'épate guère. Ils ont l'un comme l'autre grandi et vieilli dans la culture de l'artiste défoncé tourmenté et sont experts en polytoxicomanie, mais pressentent qu'il faudrait changer leurs habitudes. Zoé n'a pas trente ans, elle est féministe, elle ne veut ni oublier ni pardonner, elle ne veut pas se protéger, elle ne veut pas aller bien. Elle est accro aux réseaux sociaux - ça lui prend tout son temps.

Ces trois-là ne sont pas fiables. Ils ont de grandes gueules et sont vulnérables, jusqu'à ce que l'amitié leur tombe dessus et les oblige à baisser les armes. Il est question de violence des rapports humains, de postures idéologiques auxquelles on s'accroche quand elles échouent depuis longtemps à saisir la réalité, de la rapidité et de l'irréversibilité du changement.

Roman de rage et de consolation, de colère et d'acceptation, Cher connard présente une galerie de portraits d'êtres humains condamnés à bricoler comme ils peuvent avec leurs angoisses, leurs névroses, leurs addictions aux conflits de tous ordres, l'héritage de la guerre, leurs complexes, leurs hontes, leurs peurs intimes et finalement - ce moment où l'amitié est plus forte que la faiblesse humaine.

Par Virginie Despentes
Chez Grasset & Fasquelle

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Littérature française

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17/08/2022 343 pages 22,00 €
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1 Commentaire

 

Boux

21/08/2022 à 22:02

Oh mon dieu, le retour de la loutre qui a pondu le superbe et inintéressant "baise moi" (ce qu'elle aurait peut être dû vivre au moins une fois correctement) nous revient avec un autre chef d'oeuvre emplit de grossièreté et d'immondices de toutes sortes.

A quand une prose intitulée "chère connasse" provenant d'un gay écolo macho ?

Tout fait vendre à notre époque, faudrait boycotter ce genre d'infâme daube au goût orthographique douteux. Et elle dit que la société déraille ? Qu'elle regarde déjà comment est accroché son wagon sur ce train , mais je pense qu'il est décroché depuis longtemps.