#Polar

Sang famille

Michel Bussi

Mensonges ou secrets ?
Manipulation ou vérité ?
Sang famille
Dans la veine des meilleurs suspenses de Michel Bussi.
" Tel un soleil brutal, la lumière du phare des Enchaînés inonde la pièce. Une seconde à peine. Puis l'obscurité reprend le dessus, simplement percée du halo des lampes torches.
Je vais mourir ici.
C'est une certitude.
Une seule question me hante, la dernière : jusqu'où sont-ils prêts à aller pour me faire avouer ? A fouiller ma mémoire, comme s'ils pouvaient en arracher les souvenirs qu'ils convoitent ?
Tout est allé si vite, à peine quatre jours.
Je n'étais alors qu'un adolescent parmi d'autres.
Un orphelin.
C'est du moins ce qu'on avait toujours voulu me faire croire..."

Par Michel Bussi
Chez Presses De La Cite

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16/05/2018 494 pages 21,90 €
Scannez le code barre 9782258113091
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Préface

 


* * *

 

 

De l’imaginaire au merveilleux…

 

Sang famille est l’un des premiers romans que j’ai écrits. Bien avant que mon premier livre, Omaha Crimes, soit publié, les bases et personnages de ce roman étaient posés. Si je remonte plus loin encore dans ma mémoire, Sang famille est sans doute la première histoire que j’ai inventée.

Elle est née d’un constat simple, dont vous avez peut-être déjà fait l’expérience : vous croisez une personne et, le temps d’une seconde, vous pensez la reconnaître… avant de vous sentir stupide et de vous rendre à l’évidence : cette personne, vous le savez, est décédée. Votre imagination a été plus rapide que votre raison. Cette silhouette, cette ombre, cette voix, ce rire ne peuvent pas être ceux de votre grand-père, de votre ami d’enfance, de votre ancienne voisine.

Ce roman est né de cette troublante impression.

 

En retravaillant sur Sang famille, plus de dix ans après l’avoir écrit, j’ai été frappé de constater à quel point ce roman contenait déjà une grande partie des thèmes récurrents de mes livres suivants : la quête d’identité bien entendu, la filiation, l’adolescence, mais aussi la manipulation, l’irrationnel apparent qui pourtant finit par s’expliquer logiquement ; le goût pour le huis clos également, une île, un labyrinthe à explorer mais dont on ne peut s’échapper, et dont les entrailles dissimulent les racines d’une identité profonde, cachée puis révélée.

Au-delà de l’intrigue, ce roman était aussi déjà l’occasion de croquer une galerie de personnages, plus ou moins secondaires mais qui tous apportent leur touche de fantaisie, d’humour, de décalage… J’ai ainsi une tendresse toute particulière pour Delpech, Clara, Madiha, Armand…

 

Comme dans la plupart de mes romans, du moins les premiers, Sang famille s’amuse à jouer avec l’Histoire, symbolisée par la Folie Mazarin : les héros partent en quête d’un trésor, disposent d’une carte cryptée, se perdent dans des galeries souterraines… En ce sens, Sang famille peut apparaître comme un roman d’initiation, solaire et ludique. Je considère pourtant, à l’inverse, Sang famille comme mon roman le plus personnel. J’aime qu’il ait l’élégance de dissimuler sa cruauté et la gravité du destin désespéré de Colin, ce héros adolescent qui ne peut faire confiance à aucun adulte, dans un jeu de piste à rebondissements.

 

Sang famille a été édité une première fois en 2009, à quelques milliers d’exemplaires épuisés depuis plusieurs années. A l’occasion de sa réédition, je n’ai que peu réécrit ce livre, si ce n’est des corrections de forme. J’ai par contre tenu à effectuer une modification importante : dans la première édition, Colin enquêtait avec deux compagnons : une joyeuse équipe de trois garçons, qui avec le recul me semblait directement inspirée de mes années de camps d’ados et de mes lectures d’enfance.

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