#Roman francophone

L'échange des princesses

Chantal Thomas

En 1721, Philippe d’Orléans est Régent de France. L’exercice du pouvoir est agréable, il y prend goût. Surgit alors dans sa tête une idée de génie: proposer à Philippe V d’Espagne un mariage entre Louis XV, âgé de onze ans, et la très jeune infante, Anna Maria Victoria, âgée de quatre ans – qui ne pourra donc enfanter qu’une décennie plus tard… Et il ne s’arrête pas là: il propose aussi de donner sa fille, Mlle de Montpensier, comme épouse au jeune prince des Asturies, futur héritier du trône d’Espagne, pour renforcer ses positions et consolider la fin du conflit avec le grand voisin. La réaction à Madrid est enthousiaste, et les choses se mettent vite en place. L’échange des princesses a lieu début 1722, en grande pompe, sur une petite île au milieu de la Bidassoa, la rivière qui fait office de frontière entre les deux royaumes. Tout pourrait aller pour le mieux. Mais rien ne marchera comme prévu…

Par Chantal Thomas
Chez Seuil

0 Réactions |

Editeur

Seuil

Genre

litterature francaise romans historique

22/08/2013 334 pages 20,00 €
Scannez le code barre 9782021119138
9782021119138
© Notice établie par ORB
plus d'informations

Avec sa rapidité et son efficacité coutumières le cardinal s’emploie à faire parvenir au roi d’Espagne, Philippe V, ancien duc d’Anjou, petit-fils du roi Louis XIV, l’essentiel de l’idée-solution permettant d’assurer une complète réconciliation et une solide union entre les deux royaumes. Et Philippe V s’enthousiasme pour le projet. Pourtant Philippe V n’a pas l’enthousiasme facile. Avec son allure de vieillard délabré avant l’âge, ses genoux fléchissant, ses pieds en dedans, son teint blafard, ses yeux agrandis de cernes, il ne donne pas le sentiment d’attendre grand-chose de l’avenir. Et, en effet, il n’en attend rien. Il espère tout du Ciel, rien du Siècle. Mais à la lecture des plis venus de Paris l’épais nuage noir sous lequel il a l’habitude de se tenir s’évapore. Il relit la lettre, se la fait lire par sa femme, Élisabeth Farnèse. Quand, à son tour, il écrit au Régent, il a l’impression non pas de répondre à la proposition mais d’en être à l’origine. Il faut croire que c’est une idée vertigineuse. Un plan si parfait qu’il semble relever non d’un esprit humain, mais de la Providence. 

Retrouver tous les articles sur L'échange des princesses par Chantal Thomas

0 Commentaires

 

Aucun commentaire.