De Neandertal à Homo Breizh

Timous Du Grand Loup

Au millénaire dernier, fortuitement, un site paléolithique fut mis à jour en Bretagne. Son industrie lithique de type Levallois avec des éclats retouchés se singularise par la présence de nombreuses représentations à base de scènes de vie, d'animaux souvent disparus, de vénus et de chasseurs du grand froid. Elles laissent entrevoir la vie d'un petit clan. Par chance, une gravure a permis son identification. C'était celui du Grand Loup. En s'appuyant sur ses connaissances de la nature, de la chasse et de la pêche l'auteur à tenté de retisser des liens pour saisir la signification des représentations paléolithiques découvertes. Une pendeloque comportant plusieurs représentations a été le point de départ. Il a suffi de donner la parole au lointain chasseur qui l'avait réalisée et portée autour du cou. Il y avait enregistré l'essentiel de sa vie. Son témoignage éclaire des facettes de ce qui était déjà la culture mère. L'élan qui guidait Timous du clan du Grand Loup ne s'est jamais éteint. Il sera transmis, pour le meilleur et pour le pire, à des hommes nouveaux, nos ancêtres directs, curieux mais bien moins sages. " De Neandertal à Homo Breizh " ne pourra qu'intéresser ceux qui aiment à réfléchir sur les origines de la dimension culturelle, la naissance de l'art paléolithique et le sens contre nature du parcours de l'humanité. Toutes les représentations du livre sont inédites. Concues par une humanité cousine, elles sont les plus anciennes manifestations de la dimension artistique.

Par Timous Du Grand Loup
Chez Editions Du Net

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Genre

Critiques et essais

03/09/2019 27,00 €
Scannez le code barre 9782312067162
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Quelque part en Bretagne


Il était une fois, il y a bien longtemps, dédaignés des dieux, quelques clans de chasseurs. Affrontant les vents du froid, les famines répétées, l’appétit d’animaux redoutables, ils s’accrochaient à une terre qui ne voulait plus d’eux.
Dans ce combat pour ne pas être effacé, l’observation, le questionnement, l’esprit de déduction, s’affinèrent. La montée en puissance d’une banque de données devint l’atout de survie. 
Sur ce terreau fertile, sans le savoir, certains s’engagèrent sur une piste qui n’avait été qu’effleurée par l’espèce humaine. Ce furent les premiers pas, vacillants, de la culture mère.
Après bien des hivers, un printemps, une pierre s’affranchit d’une motte de terre. Ramassée, elle rejoignit des compagnes captives d’un tiroir de curiosités d’un abri de jardin. Parfois, le geôlier les tournait dans sa main, haussait les épaules et les remettait à l’ombre.
Un jour, un chasseur se réveilla d’un long sommeil de pierre.
Il pointa son fier visage sur la face d’un rognon de silex.
    
 
Bien que pétrifié, le gardien ne lâcha pas le fil qui le reliait à un passé qui le dépassait. Avec le temps, une complicité s’instaura. Celui qui ne connaissait pas le débitage levallois, les éclats retouchés, des animaux disparus, découvrit le parcours paléolithique de l’autre.
Le chasseur présenta ses compagnons, des instants de vies, des drames avec, parfois en pointillé, des éléments constitutifs de son imaginaire et de sa culture.
C’était, vers la fin de la terre. Au soleil, courait, déjà capricieux, un petit fleuve. Vers les vents du froid, de hautes herbes l’emportaient sur l’eau salée. Au delà, des glaciers avaient pour ambition de rejoindre les nuages.
C’était, il y a environ deux billions de battements d’un cœur…
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