#Imaginaire

Meg Corbyn t.1 ; lettres écarlates

Bishop, Anne

Meg Corbyn a vécu toute sa vie coupée du monde, traitée comme de la viande par des hommes sans scrupules se servant de ses visions du futur pour s'enrichir. Lorsqu'elle s'enfuit, ils sont prêts à tout pour la récupérer, même à s'aventurer sur le territoire des Autres. Ces créatures de cauchemar prêtes à éradiquer l'humanité au moindre faux pas auprès desquelles Meg va trouver refuge. Mais si Simon Wolfgard, loup-garou et chef de la communauté, est d'abord intrigué par cette humaine intrépide, il pourrait à tout moment décider de simplement éliminer cette source de danger pour les siens...

Par Bishop, Anne
Chez Bragelonne

0 Réactions |

Editeur

Bragelonne

Genre

policier & thriller (grand format)

trad. Sophie Barthélémy
16/04/2014 499 pages 20,00 €
Scannez le code barre 9782352947370
9782352947370
© Notice établie par ORB
plus d'informations

Il y a de cela très longtemps, Namid donna naissance à de nombreuses formes de vie, parmi lesquelles les créatures appelées humains. Elle leur transmit une part de sa fertilité et leur donna de l’eau de qualité. Comprenant leur nature et celle des autres êtres qu’elle avait créés, elle les isola de manière à leur laisser une chance de survivre et de prospérer. Ce qu’ils firent.

Ils apprirent à faire du feu et à construire des abris. Ils apprirent à cultiver la terre et à fonder des cités. Ils fabriquèrent des bateaux et pêchèrent dans la mer Méditerranée et la mer Noire. Ils se multiplièrent dans les parties du monde qu’ils occupaient et s’étendirent bientôt jusqu’à la lisière des espaces sauvages. C’est alors qu’ils découvrirent que les autres créatures de Namid s’étaient déjà approprié le reste du monde.

Les Autres regardèrent les humains et ne virent pas des conquérants. Ils virent une viande d’un genre nouveau.

La possession des espaces sauvages donna lieu à des guerres. Les humains en sortaient parfois victorieux et colonisaient de nouvelles terres. Le plus souvent, des pans entiers de la civilisation disparaissaient, laissant quelques survivants craintifs qui réprimaient des frissons quand un hurlement déchirait la nuit ou qu’un homme, après s’être aventuré trop loin de la sécurité des portes massives et de la lumière, était retrouvé au matin, vidé de son sang.

Plusieurs siècles s’écoulèrent, et les humains construisirent de plus grands navires, avec lesquels ils traversèrent l’océan Atlantik. Lorsqu’ils rencontrèrent la terre vierge, ils établirent un campement sur le rivage. Ils ne tardèrent pas à découvrir que ce territoire-là aussi était déjà habité par les terra indigene, les indigènes. Les Autres.

Les terra indigene qui régnaient sur le continent dénommé Thaisia devinrent fous de rage quand les humains se mirent à abattre des arbres pour ensemencer des terres qui ne leur appartenaient pas. Alors, les Autres dévorèrent les colons et goûtèrent la saveur de cette viande particulière, tout comme ils l’avaient fait maintes fois par le passé.

La deuxième vague d’explorateurs trouva le campement abandonné et, une fois de plus, tenta de s’accaparer le territoire.

Les Autres les mangèrent, eux aussi.

La troisième vague fut menée par un homme plus intelligent que ses prédécesseurs. Il offrit aux Autres des couvertures chaudes, de l’étoffe destinée à la fabrication de vêtements ainsi que d’intéressants objets brillants, en échange de quoi il demanda l’autorisation de s’établir dans l’ancienne colonie et de disposer d’une surface de terres suffisante pour produire de la nourriture. Les Autres, trouvant le marché équitable, quittèrent le territoire octroyé aux humains. D’autres présents furent échangés pour négocier des droits de chasse et de pêche. Cet accord satisfaisait les deux parties, même si les uns toléraient leurs nouveaux voisins en étouffant des grognements pendant que les autres, dissimulant leur peur, faisaient en sorte de retrouver la sécurité des murs de la colonie avant le crépuscule.

Retrouver tous les articles sur Meg Corbyn t.1 ; lettres écarlates par Bishop, Anne

0 Commentaires

 

Aucun commentaire.