#Imaginaire

Vampire academy t.3 ; baiser de l'ombre

Richelle Mead

Rose va bientôt passer son diplôme. L'entraînement est difficile, elle manque de concentration et ses cauchemars l'empêchent de dormir. Mais ce qui la perturbe le plus, c'est qu'elle est amoureuse de Dimitri. Quand les Strigoï prennent la Vampire Academy comme cible pour l'attaque la plus dévastatrice de l'histoire Moroï, Dimitri est pris en otage. Or, c'est Lissa que Rose doit protéger à tout prix. Accomplir son devoir envers sa meilleure amie signifie-il forcément perdre Dimitri pour toujours ?

Par Richelle Mead
Chez Castelmore

0 Réactions |

Editeur

Castelmore

Genre

litterature jeunesse romans / contes / fables

trad. Karen Degrave
14/01/2011 408 pages 15,20 €
Scannez le code barre 9782362310065
9782362310065
© Notice établie par ORB
plus d'informations

Ses doigts caressaient mon dos. Je sentis des frissons parcourir ma chair sous cet effleurement. Lentement, très lentement, ses mains voyagèrent sur ma peau, glissèrent sur les côtés de mon ventre pour finalement s’attarder sur la courbe de mes hanches. Je sentis ses lèvres se poser sur mon cou, juste sous l’oreille, puis il me donna un autre baiser, un peu plus bas, puis un autre encore…

Ses lèvres remontèrent le long de ma gorge, vers ma joue, avant de trouver ma bouche. Nous nous embrassâmes en nous pressant l’un contre l’autre. Je brûlais de désir et me sentais plus vivante que jamais. Je l’aimais. J’aimais tant Christian que…

Christian ?

Oh non !

La part rationnelle de moi-même comprit aussitôt ce qui était en train de se produire, avec une franche exaspération. Le reste de mon esprit, néanmoins, ressentait encore cette union comme si j’étais celle que l’on caressait et embrassait. Cette autre part de moi était incapable de s’en arracher. Je m’étais tant fondue en Lissa que c’était vraiment en train de m’arriver.

Non, m’assurai-je avec fermeté. Ce n’est pas réel, ce n’est pas toi. Sors de là.

Mais comment pouvais-je être sensible à la logique alors que mon corps était en feu ?

Tu n’es pas elle. Cette tête n’est pas la tienne. Sors de là.

Ses lèvres… Plus rien n’existait au monde que ses lèvres.

Ce n’est pas lui. Sors de là.

Ses baisers étaient exactement les mêmes que les siens…

Non. Ce n’est pas Dimitri. Sors de là !

Le nom de Dimitri me fit l’effet d’un seau d’eau froide reçu en pleine figure. Je m’extirpai enfin de l’esprit de Lissa.

Je me redressai dans mon lit avec l’impression d’étouffer, essayai de rejeter les couvertures à coups de pied et ne parvins qu’à m’y entortiller davantage. Le cœur battant à tout rompre, je tentai d’inspirer profondément pour me calmer et reprendre pied dans ma réalité.

Incontestablement, les temps avaient changé. Autrefois, c’étaient les cauchemars de Lissa qui me réveillaient en pleine nuit ; désormais, c’était sa vie sexuelle. Dire qu’il y avait une légère différence entre les deux serait un euphémisme. J’avais appris à bloquer ses interludes romantiques, du moins lorsque j’étais éveillée. Cette fois, Lissa et Christian s’étaient montrés (involontairement) plus malins que moi. Pendant mon sommeil, mes défenses affaiblies laissaient les émotions les plus intenses de ma meilleure amie m’atteindre par l’intermédiaire de notre lien psychique. Cela n’aurait pas été un problème si ces deux-là étaient allés au lit comme des personnes normales ; et par « aller au lit », j’entends « dormir ».

— Mon Dieu, grommelai-je, la voix étouffée par un bâillement, en balançant mes jambes hors du lit.

Lissa et Christian étaient-ils vraiment incapables de se retenir de se toucher jusqu’à l’heure du réveil ?

Le trouble qui persistait encore en moi était pire que d’avoir été réveillée en pleine nuit. Bien sûr, rien de tout cela ne m’était réellement arrivé. Ce n’était pas ma peau qu’on caressait, ni mes lèvres qu’on embrassait. Pourtant, mon corps semblait ressentir une impression de manque. Cela faisait bien longtemps que je ne m’étais pas retrouvée dans ce genre de situation. Je me sentais tendue et brûlante. C’était stupide, mais j’éprouvai tout à coup le besoin désespéré que quelqu’un me touche, ou me prenne seulement dans ses bras. Quelqu’un, oui, mais certainement pas Christian. Le souvenir de ses lèvres contre les miennes resurgit dans mon esprit. Je me rappelai les sensations qu’elles m’avaient procurées et avec quelle évidence mon corps endormi avait cru que c’était Dimitri qui m’embrassait.

Retrouver tous les articles sur Vampire academy t.3 ; baiser de l'ombre par Richelle Mead

0 Commentaires

 

Aucun commentaire.