#Essais

Régimes ; le vrai du faux

Gouyot, Vanessa

Régimes amaigrissants hypocaloriques, hyperprotéinés, fourchette ou bien petite cuillère, régimes dissociés, régimes métaboliques - sans lactose, sans gluten. -, régimes équilibrés - Weight Watchers, crétois. la liste est longue pour ceux qui veulent changer temporairement ou pour toujours de régime alimentaire. Mais au fait, pourquoi mange-t-on et pourquoi veut-on entreprendre un régime ?
Aujourd'hui, le mot " régime " évoque systématiquement l'amaigrissement dans la grande majorité des sociétés occidentales qui tendent à imposer un culte de la minceur, voire de la maigreur. Or, un régime c'est avant tout une manière personnelle de se nourrir pour se sentir dans une forme physique et mentale optimum, et qui prendra diverses formes selon qu'on est un homme ou une femme, un enfant ou une personne âgée, actif ou sédentaire. Si le mode de vie importe dans le choix d'un régime alimentaire, le contexte familial et émotionnel joue également un rôle non négligeable dans la réussite de sa mise en place sur le long terme. L'auteur met aussi l'accent sur l'accompagnement indispensable par un professionnel - diététicien, psychologue, sophrologue. - pour assister ce bouleversement autant physique que psychique qui ne doit pas être entrepris à la légère.
Ce livre veut sortir du régime amaigrissant pour tous et permettre à ceux qui en éprouvent le besoin de trouver leur propre régime alimentaire, qui maintiendra un poids idéal, fera maigrir ou grossir, selon les besoins.
Un ouvrage pratique qui aidera celles et ceux qui recherchent plus de confort physique dans leur vie et qui permettra d'éviter bien des pièges trop souvent tendus dans la presse et les médias en général.

Par Gouyot, Vanessa
Chez Delachaux & Niestle

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Genre

alimentation, dietetique, regimes

03/04/2014 200 pages 12,90 €
Scannez le code barre 9782603020364
9782603020364
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Aujourd’hui, que vous évoque le mot « régime » ?

Par définition, il désigne une façon, un mode alimentaire dont se nourrit un groupe ou un individu. C’est également un « ensemble de règles ou de prescriptions médicales concernant l’alimentation et destinées à maintenir ou à rétablir la santé », selon le Petit Larousse.

En réalité, dans notre société occidentale, il rime avec amaigrissement, en réponse aux nombreux codes de la beauté et de la minceur actuellement en vigueur. Mais il n’en a pas toujours été ainsi…

Il y eut, en effet, de nombreux « rebondissements » au cours de l’histoire, attestant que la volupté ou la minceur évoluent en fonction des modes, mais aussi des événements marquant la société. Les femmes, comme les hommes, tentent d’y répondre continuellement. Il faut noter également que ces codes sont différents en fonction du pays dans lequel on vit, de la culture qui y règne : par exemple, une femme dont l’indice de masse corporelle (IMC) est « normal » en France aujourd’hui serait certainement trop maigre dans un pays d’Afrique et probablement un peu trop grosse dans un pays nordique.

Au XXIe siècle, en France, on oublie que, de la préhistoire jusqu’au Moyen Âge, ainsi qu’encore de nos jours, dans les sociétés orientales l’embonpoint est synonyme de fécondité, de réussite sociale et de sensualité.

C’est au cours du siècle classique que l’on glisse peu à peu en adoptant une doctrine de plus en plus sévère. On enferme le corps dans un corset pour faire ressortir la taille fine et la poitrine haute. Au XVIIIe siècle, celui des Lumières, on soupçonne, sur de nouvelles thèses médicales, que la paresse, la gloutonnerie et la luxure sont les causes d’un embonpoint trop important.

Après la Révolution, on observe un petit regain positif des rondeurs, le retour au naturel : la femme doit être bien en chair et simple mais pas obèse. Une légère corpulence est le signe d’une maternité satisfaite, et les corsets mettent simplement la poitrine en avant.

C’est à la fin du XIXe siècle que les femmes se dévoilent comme ont pu les peindre Henri de Toulouse-Lautrec ou Edgar Degas, et la minceur devient peu à peu synonyme de beauté et de bonne santé.

Dans les Années folles (1920), avec la mode de la garçonne – cheveux courts, légère et court vêtue –, la nouvelle beauté est androgyne. Les fesses et le ventre s’aplatissent, les robes sont courtes, sans manches, et laissent apparaître les bras musclés et les jambes fines. La Seconde Guerre mondiale engendre, comme une explosion, une vision de la minceur un peu moins sympathique : elle devient synonyme de mauvaise santé. Et pour changer les idées de tous, Hollywood crée un idéal féminin sensuel. Marilyn fait rêver, même si, dans la réalité, les codes sont un peu différents. Au XXIe siècle, on se rend compte que la mode et les médias véhiculent des images truquées et retravaillées dans le dessein de faire perdurer cet idéal de minceur totalement irréaliste.

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