#Essais

Grand atlas de l'antiquité romaine

Badel, Christophe; Inglebert, Herve

Atlas numérique optimisé pour une lecture sur tablette. Le format ePub 3 permet de profiter de toutes les fonctionnalités de la lecture interactive: zoom HD sur les cartes, indexation, recherche in texte, navigation hypertextuelle, tables des matières interactives, textes en POP-UP, environnement ergonomique personnalisable. Riche de plus de 200 cartes originales en couleurs, ce Grand Atlas raconte l’Antiquité romaine depuis la construction de l’empire jusqu’à la chute de Rome. Valorisant les apports les plus récents de l’historiographie, cet ouvrage s’attache à montrer comment les Romains ont réussi à constituer un empire aussi vaste que la quasi-totalité du monde connu d’eux au tournant de notre ère. Carte après carte, le lecteur comprend par quelles politiques administratives et territoriales ils sont parvenus à le gérer durant plusieurs siècles. Longtemps perçue comme une rupture et la conséquence d’une période de décadence, la chute de Rome face aux barbares à la fin du Ve siècle est en réalité le fruit d’un long processus militaire, politique et social, original et complexe. Véritable ouvrage de référence, le Grand Atlas de l’Antiquité romaine constitue un outil indispensable aussi bien pour les étudiants que pour les amateurs et curieux. • Plus de 200 cartes et infographies originales en couleurs ;
• Les tableaux des dynasties impériales, des principaux rois barbares et des repères chronologiques précieux ;
• Un atlas qui s’intègre dans une histoire des empires en plein renouvellement. Retrouvez également sur l'AppStore l'application gratuite La cartothèque des Atlas Autrement qui propose l'achat au chapitre pour tous les titres de la collection Atlas Autrement.

© Éditions Autrement, 2014

Par Badel, Christophe; Inglebert, Herve
Chez Autrement

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Editeur

Autrement

Genre

dictionnaires et atlas historiques

1

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24/09/2014 192 pages 29,00 €
Scannez le code barre 9782746739895
9782746739895
© Notice établie par ORB
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Introduction générale

 

Le père des empires d’Occident

 

 

 

Lorsqu’ils lancèrent l’invasion de l’Irak, les idéologues néoconservateurs de l’entourage de George W. Bush avaient un modèle en tête : l’Empire romain.

Et lorsque le philosophe italien Toni Negri, ancien penseur des Brigades rouges, rédigea un essai, L’Empire (2001, 10/18, 2004) sur les formes de domination impériale actuelles – dont l’Empire américain – il pensait aussi à l’Empire romain. C’est dire si les mutations géopolitiques récentes, liées à la mondialisation, ont redonné toute son actualité au modèle ancestral de l’empire, et spécialement de l’Empire romain. L’originalité de la forme impériale ne se comprend pleinement que par comparaison avec l’État-nation, dont le XXe siècle semblait avoir assuré la victoire totale. On peut définir l’empire comme un État de large étendue rassemblant des peuples divers, gérés de manière différenciée et hiérarchisée, à l’exact opposé de l’État-nation, fondé sur l’idée d’un peuple unique, habitant le même territoire et formant une même communauté politique. Or, en ce début du XXIe siècle, les empires font un retour en force sur la scène de l’histoire et du même coup dans la réflexion politique et historique. Dans leur récente synthèse sur l’histoire des empires, Empires in Global History (Princeton University Press, 2010), Jane Burbank et Frédérick Cooper ouvrent leur récit par la présentation de l’Empire romain en Occident et de l’Empire chinois des Han en Orient. Ils confèrent donc un rôle fondateur à l’Empire romain qui serait à l’origine de toutes les constructions impériales de l’Occident (mais aussi de l’Islam) jusqu’à la période actuelle. Cet atlas s’intègre dans cette histoire des empires en plein renouvellement. Il ne prétend pas être un atlas de plus sur Rome ni donner un panorama d’ensemble de la civilisation romaine. En revanche, il désire réfléchir sur la construction impériale romaine : sa formation, sa gestion et ses processus d’intégration. Sont ainsi proposés en filigrane des raisons de son émergence et de son apogée (première partie).

Si l’ascension, l’ampleur et la durée de l’Empire romain ont marqué les esprits, sa chute n’en a pas moins suscité la réflexion de la postérité. Pendant des siècles, le concept de « décadence », avec sa forte connotation morale, a résumé ce processus de démembrement autant qu’il en livrait la cause. Les historiens actuels ne croient plus à ce modèle explicatif et cet atlas analyse la complexité des facteurs qui ont abouti à sa disparition en Occident (seconde partie). Mais l’Empire romain a subsisté à Byzance et n’a jamais cessé de hanter les consciences européennes.

 

 

 

 

 

L’empire en cartes

 

Problèmes de cartographie antique et moderne

 

 

Un long bandeau horizontal : telle est la seule lecture cartographique du monde que les Romains nous ont transmise. La seule carte romaine à notre disposition, la Table de Peutinger, connue par une copie médiévale, présente en effet cette forme. Elle est figurée sur un rouleau de papyrus haut de 30 centimètres et long de 7 mètres. Fabriquée à la fin de l’Antiquité à partir d’éléments remontant au début de l’empire, elle appartient au genre des itinéraires, représentant le réseau routier et ses stations, sans souci de réalisme géographique, déformant l’espace à la manière des plans de métro actuels. Elle est la transcription cartographique de la mise en place de la Poste impériale à partir du règne d’Auguste (elle couvre 200 000 kilomètres de routes). À l’exception de ce document, il est difficile de savoir si les cartes jouèrent un rôle important dans la construction et la gestion de l’Empire romain.

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