Dossiers

Les Prix Booker

Les Prix Booker, ou Booker Prizes, sont au nombre de deux : le Booker Prize, qui récompense des romans publiés en anglais, et l'International Booker Prize, qui salue lui les romans étrangers traduits en anglais et publiés au Royaume-Uni ou en Irlande.

Le 03/09/2019

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03/09/2019

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Ces deux récompenses font partie des prix littéraires les plus prisés, outre-Manche, avec un Prix Booker remis depuis 1968. L'auteur lauréat du Booker Prize reçoit 50.000 £, tandis que le roman qui reçoit l'International Booker Prize vaut un prix dont le montant est partagé entre l'auteur et son traducteur.

Le Prix Booker a notamment été décerné à V. S. Naipaul, Nadine Gordimer, William Golding, Salman Rushdie, Kazuo Ishiguro ou encore Margaret Atwood.

Extraits

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Policiers

Lire les morts

Personne ne peut empêcher les morts de parler. Camaho, dans les Caraïbes. Hanté par le meurtre de sa mère lors des émeutes qui ont secoué l'île des années auparavant, Michael Digson survit tant bien que mal dans une cahute héritée de sa grand-mère. Jusqu'au jour où il croise la route de Chilman, un commissaire anticonformiste obsédé par une étrange affaire jamais élucidée. Intéressé par les dons d'observation du jeune homme, le vieux flic le recrute au sein des forces de police pour résoudre des cas de disparitions qui se multiplient à Camaho dans l'indifférence générale. Avec une promesse à la clé : laisser Digson enquêter sur la mort de sa mère, au risque de se faire de puissants ennemis... Luttes de pouvoir entre les communautés, sectes religieuses, tensions sociales et raciales, poids de l'histoire et de la mémoire... loin d'un simple cold case, l'enquête de Digson offre un voyage vertigineux à travers un territoire marqué par la violence, les meurtrissures et le deuil. Poète reconnu, Jacob Ross nous offre ici un roman noir aussi atypique que son héros, écrit dans une langue remarquable. PRESSE : " Si Lire les morts est bien un thriller, ses fulgurances et la qualité de son écriture en font un roman véritablement littéraire, qui impressionne par sa profondeur et sa finesse. " The Guardian " Ross, suivant la tradition de Hemingway et Morrison, affiche tout l'éclat d'un grand conteur en action. " Bernardine Evaristo - Booker Prize 2019 " Il arrive que l'amateur de polars, routinier par nature, sorte de ses séries préférées et s'aventure dans un nouvel univers. Avec, parfois, d'heureuses surprises à la clef, comme ce premier roman de Jacob Ross. " L'Express " [Ce roman] envoûte par son atmosphère lancinante et passionne par la réalité qu'il décrit, notamment l'influence des sectes et les tensions raciales. " Les Echos Week-End Camaho, une île des Caraïbes. Michael Digson survit tant bien que mal dans une cahute héritée de sa grand-mère. Jusqu'au jour où il croise la route de Chilman, vieux flic anticonformiste qui lui propose d'intégrer la brigade criminelle. Un peu réticent, Digson accepte finalement de rejoindre son équipe, y voyant l'occasion de reprendre l'enquête sur le meurtre de sa mère, jamais élucidé. Alors qu'il s'avère particulièrement efficace dans sa lecture des scènes de crime, Chilman lui confie une affaire qui le hante depuis longtemps, la disparition suspecte d'un jeune homme. Traduit de l'anglais (Grenade) par Fabrice Pointeau

11/2021

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Littérature étrangère

Mme Osmond

Dans Mme Osmond, John Banville, l'auteur de La Mer, lauréat du Booker Prize, imagine une suite au Portrait de femme de Henry James et nous livre, outre un superbe pastiche, un merveilleux roman. Fuyant Rome et un mari dont elle vient de découvrir la trahison, la jeune et vive héritière Isabel Osmond court à Londres au chevet de son cousin bien-aimé, qui gît sur son lit de mort. Elle qui menait une existence morne et silencieuse dans son palais romain renaît pourtant de ses cendres à mesure que les prétendants se pressent autour d'elle. Résolue, elle renoue avec ses vieux amis, se lance dans une quête de liberté et d'indépendance et savoure sa jeunesse retrouvée. Mais, bientôt, elle décide de retourner en Italie pour affronter son mari et se délivrer de son emprise. Réussira-t-elle à se venger ? N'est-ce pas prendre un risque démesuré que de retourner auprès de cet homme et une illusion que de penser qu'elle pourra vivre sans lui ? " John Banville est l'un des meilleurs romanciers anglophones et un ventriloque d'exception, entre autres choses. Sa façon de redonner vie au passé, notamment au Portrait de femme de Henry James. Un bijou stylistique. " The Guardian

10/2021

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Poches Littérature internation

La guitare bleue

John Banville, lauréat du Man Booker Prize, revient avec un roman au style mordant pour nous livrer l'élégante errance d'un homme aux prises avec ses démons. Oliver Orme, vous le savez sans doute, est un peintre dont le talent est reconnu dans le monde entier. Ce que vous ignorez encore, c'est qu'il a cessé de peindre, en proie à des doutes esthétiques. Et qu'il a passé sa vie à voler des choses de valeurs diverses à son entourage, non par cupidité mais par goût. Comme lorsqu'il peignait, Oliver éprouve un plaisir quasi érotique à subtiliser des objets. L'un de ces objets subtilisés à d'autres, en l'occurrence à son ami Marcus, est Polly, dont il fait sa maîtresse. Mais il finit par la fuir, tout comme sa femme Gloria, un jour où il ressent le besoin de se réfugier dans sa maison natale, aussi délabrée soit-elle. Or bientôt Polly le retrouve, et leur histoire d'amour renaît de ses cendres. Entre passion, désillusions, jalousie et manque d'empathie, Oliver, le narrateur, déverse son flux de pensées comme il brossait autrefois ses toiles, cherchant toujours le mot juste, pour être le plus vrai possible, si tant est que le vrai existe en ce monde. PRESSE : " John Banville écrit divinement. Maitre absolu de l'autodérision, il peint avec les mots et les scènes passent comme des tableaux d'une maitrise ahurissante. " Le Figaro Magazine " Le plus grand écrivain irlandais du moment. " L'Obs

10/2021

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Littérature étrangère

Les corps célestes

Le marchand Suleyman n'a aucun droit sur moi, la loi fait de nous des hommes et des femmes libres. Tu entends, Zarifa ? Libres ! Ouvre les yeux, le monde a changé, mais toi tu continues d dire "monseigneur" et "mon maître". Dans le village d'Awafi, à Oman, vivent trois soeurs, toutes à marier. Maya, épouse Abdallah qui s'éprend d'elle au premier regard. Asma se marie à Khaled par sens du devoir. Quant à Khawla, l'insoumise qui lit des romans d'amour, elle décline les demandes de tous ses soupirants, espérant le retour de l'homme auquel elle a été promise depuis son enfance. Ces trois femmes, leurs ancêtres et leurs descendants, sont les témoins des mutations qui s'opèrent dans la société. Ce roman en spirale, à la construction sophistiquée, raconte l'émancipation d'un pays à travers les amours et les deuils d'une famille omanaise. Premier roman de langue arabe récompensé par le Man Booker International Prize et premier roman d'une auteure omanaise traduit en langue anglaise, Les Corps célestes révèle une auteure majeure, d'envergure internationale.

03/2021

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Poches Littérature internation

Tout ce qui nous submerge

"Nos lieux de naissance reviennent toujours. Ils sont notre moelle - ils sont inscrits en nous. Si on nous retournait la peau, leur carte apparaîtrait à l'envers de façon qu'on puisse toujours y revenir. Pourtant, incrusté à l'envers de ma peau, il n'y a ni canal, ni voie ferrée, ni bateau mais simplement : toi". Jusqu'à ses seize ans, Gretel a vécu avec sa mère, Sarah, sur une péniche le long des canaux de l'Oxfordshire. Puis un jour, Sarah a disparu. Seize ans plus tard, un coup de fil vient raviver les questions qui n'ont jamais cessé de hanter Gretel : pourquoi Sarah l'a-t-elle abandonnée ? Qu'est devenu cet étrange garçon qui a vécu un moment avec elles ? Que s'est-il réellement passé sur la rivière ? Daisy Johnson signe ici une histoire de famille et d'identité, de langage et d'amour, qui frappe par la maîtrise et la beauté de son écriture. Terreur et stupeur sont les moteurs à explosion de ce formidable roman de l'inquiétude. Gérard Lefort, Les Inrockuptibles. Un remarquable tour de force. Laëtitia Favro, Lire. On est époustouflé par la maturité de ce premier roman. Des premières lignes jusqu'au dénouement, percutant. Anne-Sophie Hache, La Voix du Nord. Finaliste du Man Booker Prize 2018. Traduit de l'anglais par Laetitia Devaux.

01/2021

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Littérature étrangère

Les lionnes

Une femme, mère au foyer, vit l'essentiel du quotidien dans sa cuisine. L'âge est venu, elle a surmonté un cancer, et dans sa tête elle rumine le monde, ses folies, ses dangers, les fusillades dans les écoles, la crise économique qui fait toujours payer les mêmes, la pauvreté, l'angoisse du lendemain, les équilibres plus que précaires, sa mère décédée d'une longue maladie. Ca se passe dans l'Ohio. Et ça nous parle, au plus profond, de tout, partout. Cette femme pense aux diverses tâches domestiques qui l'attendent, nécessaires à faire tourner le ménage. Elle s'indigne, contre Trump, ce président terrifiant, ou face au dérèglement de la planète, mais aussi contre la domination patriarcale, l'asservissement des femmes ou l'extermination des Amérindiens. Tout cela roule dans sa tête. Et c'est parti pour une formidable aventure narrative, en une coulée pleine de rebondissements, scandée par une formule litanique - " le fait que " - qui vous emporte dans une apnée littéraire exceptionnelle. Dans ce livre finaliste du Booker Prize et salué par une presse dithyrambique, Lucy Ellmann réussit le miracle de nous faire toucher à l'universel par le biais du plus intime et du plus infime. Par son humour corrosif, elle mène une charge impitoyable contre l'Amérique et le monde d'aujourd'hui, et dresse un admirable portrait de femme - de toutes les femmes.

08/2020

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Policiers

Arrêt d'urgence

Renouant avec l'inoubliable Sous les bruyères, Belinda Bauer livre un roman aux multiples nuances de noir pour conter la fin de l'innocence et la perversité infinie des hommes dans l'Angleterre des oubliés. Une pépite sélectionnée pour le prestigieux Man Booker Prize. Boucles d'Or. C'est ainsi que la police a surnommé cet insaisissable cambrioleur. Une référence à l'étrange habitude qu'il a de passer quelques heures dans la chaleur des foyers qu'il visite, avant de dévaliser leur frigo. Boucles d'Or, c'est Jack, quinze ans. Un orphelin qui fait de son mieux pour veiller sur ses deux petites soeurs sans l'aide des services sociaux. Ne laisser personne les séparer : telle est la promesse qu'il a faite devant le cadavre mutilé de leur mère, trois ans plus tôt. Jusqu'à ce qu'il s'introduise dans cette maison. Près du lit de la propriétaire, enceinte et seule, une note : "J'aurais pu vous tuer." Et un couteau effilé. Jack le sent : le tueur de sa mère est toujours à l'oeuvre. Mais qui croira les élucubrations d'un gamin ? Et, surtout, comment donner l'alerte sans se mettre lui-même, et le peu de famille qui lui reste, en danger ?

06/2020

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Littérature étrangère

Turbulences

"Un livre magistral, d'une intensité saisissante". The Washington Post Douze vols, douze voyageurs en transit à travers la planète, douze destins individuels liés les uns aux autres. Après Ce qu'est l'homme, finaliste du Man Booker Prize, l'écrivain britannique David Szalay nous emmène aux quatre coins du monde, explorant ce lieu de passage par excellence qu'est l'aéroport. De Londres à Madrid, de Dakar à São Paolo, à Toronto et à Doha, ce sont des fragments d'existence qui tissent le récit pour finalement se rejoindre. Avec une impressionnante économie de moyens et une grande subtilité, Szalay en saisit l'essence, captant chez chacun de ces êtres, en suspens à des milliers de mètres d'altitude, les zones de turbulences auxquelles la vie les expose. En offrant une vision panoramique en perpétuel mouvement, Turbulences esquisse un portrait de l'humanité en temps de crise, et nous interroge sur notre place et notre rapport aux autres dans ce vaste réseau interconnecté qu'est le monde d'aujourd'hui. Rabat bio David Szalay, né en 1974 à Montréal et élevé à Londres, vit à Budapest. Il a été sélectionné par Granta comme l'un des romanciers britanniques les plus talentueux de sa génération. Son précédent roman, Ce qu'est l'homme, traduit dans une quinzaine de langues, a été récompensé par le Plimpton Prize for Fiction et le Gordon Burn Prize. Turbulences, qui a rencontré un immense succès critique en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, confirme sa singularité sur la scène littéraire anglo-saxonne. Rabat presse "David Szalay s'impose comme le plus formidable chroniqueur des lieux sans âme et sans racines, ainsi que des vies itinérantes et désespérées de ceux qui y habitent". The Guardian "Un livre profond et étonnamment bouleversant. L'auteur confirme une fois de plus son étrange et remarquable talent lorsqu'il s'agit de se glisser dans des vies à mille lieues de la sienne". The Times "Un livre élégant et impressionnant. Page après page, le mélange de pudeur et de franchise dont fait preuve David Szalay se révèle toujours plus éblouissant". The Financial Times

02/2020

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Littérature étrangère

La prière des oiseaux

FINALISTE DU MAN BOOKER PRIZE 2019 Chinonso, un éleveur de volailles du Nigeria, croise une jeune femme sur le point de se précipiter du haut d'un pont. Terrifié, il tente d'empêcher le drame et sauve la malheureuse Ndali. Cet épisode va les lier indéfectiblement. Mais leur union est impossible : Ndali vient d'une riche famille et fréquente l'université, alors que Chinonso n'est qu'un modeste fermier... De l'Afrique à l'Europe, La Prière des oiseaux est une épopée bouleversante sur la question du destin et de la possibilité d'y échapper.

01/2020

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Littérature étrangère

Le dernier loup

Kaszló Krasznahorkai, né à Gyula, en 1954, est l'un des écrivains hongrois contemporains les plus importants, auteur d'une dizaine de romans, nouvelles et essais. Il a également collaboré avec le cinéaste hongrois Béla Tarr, pour lequel il a adapté certains de ses romans (Le Tango de Satan ; Les Harmonies Werckmeister), mais aussi rédigé des scénarios originaux (Le Cheval de Turin). Son oeuvre été primée de nombreuses fois dans son pays et à l'étranger ; en 2004, il a ainsi obtenu le prix Kossuth, la plus haute distinction littéraire de Hongrie et en 2015, le Man Booker International Prize. Son dernier roman, Baro Wenckheim hazater, est paru en Hongrie en 2016.

09/2019

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Littérature étrangère

Ce qu'est l'homme

Neuf hommes, âgés de 17 à 73 ans, tous à une étape différente de leur vie et dispersés aux quatre coins de l'Europe, essayent de comprendre ce que signifie être vivant. Tels sont les personnages mis en scène par David Szalay à la façon d'un arc de cercle chronologique illustrant tous les âges de la vie. En juxtaposant ces existences singulières au cours d'une seule et même année, l'auteur montre les hommes tels qu'ils sont : tantôt incapables d'exprimer leurs émotions, provocateurs ou méprisables, tantôt hilarants, touchants, riches d'envies et de désirs face au temps qui passe. Et le paysage qu'il nous invite à explorer, multiple et kaléidoscopique, apparaît alors au fil des pages dans sa plus troublante évidence : il déroule le roman de notre vie. Avec ce livre, finaliste du Man Booker Prize, le jeune auteur britannique offre un portrait saisissant des hommes du XXIe siècle et réussit, en disséquant ainsi la masculinité d'aujourd'hui, à dépeindre avec force le désarroi et l'inquiétude qui habitent l'Europe moderne. "La démonstration d'une puissance littéraire hors du commun. Magnifique". The New York Times

02/2018

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Poches Littérature internation

Possession

La destinée du jeune chercheur Roland Michell paraît étrangement liée à celle du poète victorien Randolph Henry Ash, dont il est un des plus grands spécialistes. Le jour où, d'un livre poussiéreux, il exhume deux lettres d'amour de l'illustre écrivain adressées à une inconnue, cette découverte bouleverse le cours de ses travaux... et de sa vie. Sur les traces d'Ash, le jeu de piste est ouvert : documents volés, amours clandestines, suicide romantique peuplent l'aventure qui dépasse bientôt le simple cadre d'une recherche universitaire. Couronné en 1990 par le prestigieux Booker Prize, adapté en 2002 au cinéma par Neil LaBute avec Gwyneth Paltrow et Aaron Eckhart, Possession est un récit haletant, subtil mélange d'érudition, de romance et de suspense, qui a été traduit dans de nombreux pays et a rencontré un succès mondial. Possession est un tour de force. The New York Times.

01/2018

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Poches Littérature internation

Le tueur aveugle

1945. Dix jours après la fin de la guerre, Laura se jette d'un pont au volant d'une voiture. Elle laisse à sa soeur aînée, Iris, un roman posthume au parfum de soufre, " Le Tueur aveugle ". Cinquante ans plus tard, Iris égrène ses souvenirs et raconte leur histoire... Avec en toile de fond la saga de notre siècle, le destin bouleversant de deux soeurs liées par des secrets de famille et des mensonges assassins. En se remémorant sa vie - et quelques morts mystérieuses -, Iris n'évoque pas seulement un passé complexe. Elle fait naître un lumineux univers romanesque que composent les couleurs vives et poignantes de la cruauté humaine, de l'amour et du péché. Margaret Atwood nous offre ici un de ses plus beaux romans, lauréat du Booker Prize 2000. " Le portrait bouleversant d'une femme en avance sur son temps. " Isabelle Lortholary, ELLE Traduit de l'anglais (Canada) par Michèle Albaret-Maatsch Booker Prize 2000

10/2017

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Poches Littérature internation

Mort en lisière

Un jour, insidieusement, leur quotidien dérape. Sur un souvenir, un incident, une rupture, une prise de conscience. Le constat qu'ils dressent alors de leur propre existence a un goût doux-amer, lucide et ironique. Voilà le lien secret qui unit tous les protagonistes – hommes et femmes, femmes surtout – de chacune de ces dix nouvelles. Du Canada urbain à celui des grandes étendues sauvages, d'une disparition en montagne au microcosme d'une colonie de vacances, d'une traîtrise amicale à une exquise vengeance amoureuse, Margaret Atwood, l'auteur de La Servante écarlate et de tant d'autres chefs-d'oeuvre (Captive, OEil-de-chat et Le Tueur aveugle, Booker Prize 2000), nous offre dix récits tendres et incisifs qui confirment son intelligence aiguë de la condition humaine, cette sensibilité qui lui vaut une formidable reconnaissance de la part des nombreux lecteurs qu'elle a conquis à travers le monde. " Diva des lettres à l'humour décapant, la Canadienne Margaret Atwood a tissé au fil des ans une oeuvre magistrale, mêlant polar, fantastique, SF et critique sociale, avec une imagination débordante et une grande inventivité d'écriture. " Le Point.

09/2017

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Policiers

Vengeance

Un roman aussi noir qu'élégant, par le maître du genre, John Banville, alias Benjamin Black. Victor Delahaye, patron d'une très prospère société dublinoise, emmène le fils de son associé faire un tour en mer. Une fois au large, le jeune Davy Clancy assiste, impuissant, au suicide de Delahaye, qui se tire une balle dans le coeur. Ce drame attire l'attention de l'inspecteur Hackett et de son ami, le médecin légiste Quirke. Les Delahaye et les Clancy sont rivaux depuis des générations et, lorsque tombe une seconde victime, Quirke ne doute plus que de terribles secrets se cachent au sein de ces deux familles. Dans un monde hanté par la jalousie, l'orgueil et l'ambition, les apparences peuvent être trompeuses... Avec Vengeance, le Booker Prize 2005, styliste hors pair, poursuit en virtuose son hommage au roman noir.

04/2017

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Littérature étrangère

Une année dans la vie de Johnsey Cunliffe

Finaliste du Man Booker Prize et lauréat du Guardian First Book Award pour Le Coeur qui tourne, l'écrivain irlandais Donal Ryan confirme son talent avec ce second roman grave et singulier, portrait de l'Irlande d'aujourd'hui et récit bouleversant d'un homme qui ne trouve pas sa place. Jeune paysan naïf et solitaire, Johnsey vit à l'écart du monde. Il travaille à la coopérative du village, avec sa famille pour seul lien. à la mort de ses parents, il hérite de leur ferme, éveillant aussitôt la jalousie de la communauté. Et lorsqu'un consortium promet la prospérité au village en échange du rachat de ses terres, Johnsey refuse. Il devient dès lors un ennemi aux yeux des villageois, qui lui déclarent la guerre... Une année dans la vie de Johnsey Cunliffe raconte, au jour le jour, le combat d'un homme seul qui tente par tous les moyens de trouver un sens à sa vie dans un monde qui en est dénué. Donal Ryan livre au passage une formidable critique de la société moderne et du matérialisme qui vient à bout de toutes les valeurs et de tous les idéaux. " Donal Ryan apporte une nouvelle fois la preuve de son incroyable talent. " The Independent

01/2017

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Poches Littérature internation

Paddy Clarke ha ha ha

Paddy Clarke est un garnement de dix ans à l'imagination débordante qui n'adore rien tant que jouer des tours pendables à ceux qui l'entourent. Il relève d'innombrables défis dans les chantiers, les terrains vagues et les boutiques de Barrytown. En compagnie de ses complices de toujours, il fait les quatre cents coups. Toutefois, ses jeux ne peuvent le protéger indéfiniment des disputes de ses parents... Avec pour toile de fond le Dublin des années 1960, ce petit garçon grandit, mais surtout mûrit, au coeur d'une famille qui se déchire. Les aventures de Paddy Clarke, digne successeur de Huck Finn et Holden Caulfield, ont valu à Roddy Doyle le prestigieux Booker Prize.

10/2016

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Littérature étrangère

Brève histoire de sept meurtres

Kingston, 3 décembre 1976. Deux jours avant un concert en faveur de la paix organisé par le parti au pouvoir, dans un climat d'extrême tension politique, sept hommes armés font irruption au domicile de Bob Marley. Le chanteur est touché à la poitrine et au bras. Pourtant, à la date prévue, il réunit 80 000 personnes lors d'un concert historique Construit comme une vaste fresque épique abritant plusieurs voix et des dizaines de personnages, ce livre monumental, couronné par le Man Booker Prize 2015, nous entraîne en Jamaïque et aux Etats-Unis, des années 1970 à nos jours. Convoquant hommes politiques, journalistes, agents de la CIA, barons de la drogue et membres de gangs, il s'interroge avec force sur les éternelles questions du pouvoir, de l'argent, de la politique et de la violence du monde. S'affirmant ici comme le fils spirituel de Toni Morrison et James Ellroy, Marlon James signe un livre hors normes, tour à tour sombre, drôle, cru, et toujours passionnant, signe d'une rare ambition littéraire et d'un talent prodigieux.

08/2016

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Littérature étrangère

Corps conducteurs. Où je cherche le coeur de Clara Rockmore, mon seul et unique amour, la plus grande joueuse de thérémine que le monde connaîtra jamais

C’est un premier roman comme on en lit peu, qui donne les pleins pouvoirs à l’imaginaire. Corps conducteurs retrace la vie d’un personnage réel, Lev Theremin, musicien et inventeur de génie. Tel Wes Anderson dans Grand Budapest Hotel, Michaels narre chaque événement en technicolor : Lev traverse les rutilantes années 20 à New York, donne des concerts à guichets fermés, rencontre Gerschwin, adule Lénine, joue les espions pour le régime et atterrit au Goulag. Michaels nous offre du plaisir à l’état pur, celui de l’aventure, de la fiction sans limites, de l’amour fou pour une femme à jamais perdue. Triomphe en Amérique du Nord, ce livre a reçu le Giller Prize en 2014 (équivalent canadien du Booker Prize).

01/2016

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Littérature étrangère

G.

Son titre - G. - est le nom de son principal protagoniste, un homme qui entre 1889 et 1915 va traverser, comme un acteur, la scène de l'histoire. Fils bâtard d'une aristocrate anglaise et d'un négociant italien, il est tôt séparé de ses parents. C'est en orphelin qu'il se construit. Plusieurs expériences vont développer en lui une passion pour le corps singulier des femmes, et celui, collectif, des masses en lutte dans l'histoire. Cette double passion en font un étrange libertin, produit hybride de Garibaldi et de Don Giovanni. Rien en lui d'un séducteur, pourtant ; G. est plutôt laid, et s'il fascine, c'est par la force dérangeante de son regard. G. est un des grands romans européens de la deuxième moitié du XXe siècle. Epique, il est traversé par le grondement des masses en révolte, le souffle des guerres, mais aussi le sillage des premiers héros de l'aviation. Intimiste, il reconstruit le monde perdu de l'enfance, explore celui du désir et du sentiment amoureux. Expérimental, il pousse le langage jusqu'à ses limites. Matérialiste, il doit beaucoup à Marx, mais surtout à Diderot - le Diderot du Neveu de Rameau - et aux écrivains érotiques du XVIIIe, dont il retourne le propos : avec G., Don Juan ne vient plus asservir les femmes à son désir, mais les libérer. En 1972, John Berger recevait le Booker Prize pour son roman, G., et décidait de partager la somme qui lui était allouée avec le mouvement des Black Panthers ! Publié pour la première fois en France en 1978 aux éditions Maspéro, il a paru en 2002 dans une nouvelle traduction aux éditions de l'Olivier.

10/2015

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Littérature étrangère

Si tard, il était si tard

Un dimanche matin à Glasgow, Sammy un ancien détenu pour vol à l'étalage, se réveille dans une ruelle, chaussé de souliers qui ne lui appartiennent pas, et tente de se rappeler ses deux dernières journées de beuverie. Sauvagement battu par la police il se retrouve à nouveau en prison et, petit à petit, il se découvre complètement aveugle. Les choses empirent encore : sa petite amie disparaît, la police l'interroge pour un crime mystérieux, il erre dans les rues pluvieuses de Glasgow, en tentant vainement de donner un sens au cauchemar qu'est devenue sa vie. Le médecin qu'il finit par consulter refuse d'admettre qu'il est aveugle et sa tentative d'obtenir des indemnités d'invalidité l'amène à se confronter à la bureaucratie kafkaïenne de l'Etat providence. Le livre est un long flux de conscience où Sammy essaye d'accepter sa cécité, de trouver un secours médical, de comprendre où a disparu sa petite amie et d'échapper à la police qui le croit lié à un type qu'ils soupçonnent de terrorisme politique. Le protagoniste navigue avec un curieux détachement entre ingénuité et acceptation, avec une combinaison de courage et de méfiance qui sonne vrai de même que certains dialogues dans les scènes avec les diverses autorités, les flics et plus tard son fils adolescent, modèles de rudesse, de tension et d'humour. Ce récit fait d'une prose torrentielle qui ne faiblit jamais, dans le langage non censuré du prolétariat écossais, est une parabole politique subtile et noire sur la lutte et la survie, riche d'ironie et d'humour noir. Ce roman a reçu le Booker Prize 1994.

09/2015

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Littérature étrangère

Un homme sur la plage. Edition bilingue français-anglais

Ecrivain, essayiste, scénariste, dramaturge et critique, John Berger est, à l'échelle mondiale, un des auteurs majeurs de ces cinquante dernières années. Parmi ses oeuvres principales, on citera, Ways of seeing, le roman G (1972, lauréat du Booker Prize), et D'ici là (2005). Le Temps des Cerises a publié plusieurs livres de John Berger : Ecrits des blessures (2007), Tiens-les dans tes bras (2009), La louche et autres poèmes (2012) et Cataracte (2013). Il vit en France, dans un village de Haute-Savoie. Un homme assis à son bureau rêve de la plage... Il regarde au-delà du rivage, la mer, l'horizon : main dans la main avec les étoiles, il dessine sur le ciel. Depuis son appartement rempli de livres, il tente d'atteindre le monde des rêves... Selçuk Demirel invite le lecteur dans son monde imaginaire, flottant comme un poème. Et la narration de John Berger le transforme en un conte mémorable.

05/2015

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Littérature étrangère

Parapluie

"Un frère s'oublie aussi facilement qu'un parapluie." - James Joyce En 1971, le psychiatre Zachary Busner se penche sur le cas d'Audrey Death, vieille femme internée depuis cinquante ans. Tics, balbutiements, état comateux... son état l'intrigue. En lui injectant une drogue proche du LSD, Busner arrive enfin à éveiller sa patiente, qui nous emporte avec elle dans le récit tourbillonnant de sa vie : c'est le Londres de 1915, des usines de parapluies, de munitions, des Suffragettes et du socialisme. Et de la Grande Guerre, dans laquelle se perdent les frères d'Audrey, Stanley et Albert. Fasciné par cette histoire qui se dévoile peu à peu, Busner ne reconstituera le puzzle Death que dans les années 2000. En une jubilatoire collision de récits et d'époques, Parapluie déploie un siècle d'histoire populaire et intime, dans un style ébouriffant dont Will Self a le secret. Ce grand roman joycien a été finaliste du prestigieux Man Booker Prize 2012.

02/2015

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Poches Littérature internation

Snapshots. Nouvelles voix du Caine Prize

Cette sélection de six longues nouvelles saluées par le Caine Prize pour la littérature anglophone d'Afrique - émanation du fameux Booker Prize-long, l'auteur interpelle son héroïne. Une petite fille au départ d'une vie déshéritée, entre un père bronchiteux qui fume sa mort, une mère esclave colérique, ses frères et soeurs qui iront l'un après l'autre tenter la malchance funeste de l'autre côté de la frontière, en Afrique du Sud. La fillette grandit comme un brin d'ivraie épargnée par la faux, vend des oeufs durs au chaland quand naissent ses petits seins "à la coque à l'amour". "Tu as quatorze ans et demi quand tu rencontres Givemore sur Main Street." Celle que Givemore appelle Sunrise au matin de leur rencontre et Sunset le soir venu ne connaîtra pas l'âge adulte. Mais irrésistiblement contée dans une langue parlée des plus accomplies, son histoire lamentable devient pour nous emblématique du désastre humanitaire au Zimbabwe comme dans tout le "Tiers-Monde", alors que l'immense énergie opprimée de la jeunesse ne demande qu'à inventer l'avenir. Tous ces auteurs ont en partage des thématiques les plus actuelles, dans des zones d'urbanisation éruptives où règnent violence, misère et corruption, mais aussi les plus folles espérances. Trempée dans les réalités mutantes des grandes cités, cette langue anglaise postcoloniale devient un extraordinaire espace de métamorphose des imaginaires et des sensibilités. On notera la remarquable performance de Sika Fakambi, la traductrice (Prix Baudelaire de traduction de la SGDL 2014 pour Notre quelque part de Nii Ayikwey Parkes) qui, une fois de plus, a su mettre tout son talent, et un véritable génie de la transposition du ton et du rythme, dans ces six traductions.

10/2014

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Poches Littérature internation

Chaleur et poussière

Dans les années soixante-dix, une jeune femme arrive à Bombay, attirée par l'histoire d'Olivia, la première épouse de son grand-père. En 1923, celle-ci avait bravé toutes les conventions et ses propres peurs pour rejoindre un prince indien, nawab décadent d'une province musulmane. Cette aventure trouve une étrange résonance dans la vie de la voyageuse ; se dessinent alors les portraits croisés de deux femmes qu'un demi-siècle sépare, mais que semble animer une même soif de liberté. Par petites touches intimistes, la grande Ruth Prawer Jhabvala nous livre l'histoire d'une passion qui tend à se confondre avec une quête spirituelle. Avec comme toile de fond l'Inde éternelle, à la fois sombre et flamboyante, cette terre d'accueil où les Occidentaux désenchantés tentent de panser leurs plaies. Couronnée par le Booker Prize en 1975, adaptée au cinéma en 1982 par l'auteur et James Ivory, Chaleur et poussière est une oeuvre forte qui entremêle le passé et le présent de manière émouvante. Les livres de la cosmopolite Ruth Prawer Jhabvala traitent souvent de l'Inde et du "choc des civilisations" . Scénariste de cinéma, elle a gagné deux oscars, l'un en 1987 pour Chambre avec vue, et l'autre en 1993 pour Retour à Howards End de James Ivory.

04/2013

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Littérature étrangère

Clair. Un roman transparent

Septembre 2003. En restant suspendu au-dessus de la Tamise dans un cube de plexiglas transparent pendant quarante-quatre jours sans nourriture, l’artiste-illusionniste-performeur David Blaine suscite de violentes réactions. Dans le chaos qu’il a provoqué sous lui, un homme est déterminé à tirer le meilleur parti de la situation. Adair Graham Mackenny, vingt-huit ans et fashion victim de son état, croit y avoir trouvé “le” spot pour lever les filles. Malgré un grave complexe d’infériorité qu’il doit à son logeur, tout semble se dérouler comme prévu, jusqu’à ce qu’une femme armée d’un sac rempli de boites Tupperware le traite ouvertement de maquereau. En prenant pour sujet David Blaine et les interrogations qu’il suscite, Nicola Barker dépeint une société rongée par l’illusion, la célébrité et la faim. Elle livre aussi une puissante réflexion sur le roman, cette boîte transparente dans laquelle se débattent des personnages pour des lecteurs pornographes. Salué par la critique à sa sortie et sélectionné pour le Man Booker Prize, porté par des personnages délicieusement excentriques et une exubérance linguistique où se manifeste un rare génie de l’écriture, Clair est un roman peep-show délirant et profond.

02/2013

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Littérature étrangère

La valse oubliée

Avec la verve et l'insolence qu'on lui connaît, Anne Enright, l'auteur de Retrouvailles (Booker Prize 2007), raconte la passion extraconjugale du point de vue d'une jeune Dublinoise à la recherche de repères. Ecrire tout, faire le bilan d'une double crise — celle de la prospérité matérielle de l'Irlande et celle de l'amour —, lui permet de s'approcher de sa vérité et de ses véritables ambitions.

09/2012

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Poches Littérature internation

Retrouvailles

Veronica croit connaître son frère, et pourtant, le jour où elle apprend qu'il s'est jeté dans l'océan, elle s'aperçoit qu'elle en sait très peu sur lui. Dans de fébriles nuits d'écriture, elle capte et recompose les images du passé pour comprendre. Dans leur famille nombreuse, il n'est pas le premier à souffrir. Quel rôle Eros joue-t-il dans ces destins de pertes et de retrouvailles ? Parlant d'amour et de déception, de désirs forts et de frustration, ce roman a été distingué, en 2007, par le prestigieux Booker Prize. Il appartient à cette tradition irlandaise qui marie savoir-faire littéraire et franc-parler fougueux.

09/2012

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Littérature étrangère

C'est ainsi

Mécanicien de son état, Patrick Oxtoby, jeune homme taciturne et solitaire, profite d’une douloureuse rupture amoureuse pour fuir enfin un étouffant environnement familial, sa précieuse boîte à outils sous le bras. Invité par un lointain cousin garagiste à venir le seconder dans une petite ville côtière d’Irlande, il a pris une chambre avec vue sur la mer dans une pension tenue par Bridget, une jeune veuve qui entretient, avec les deux autres hommes qu’elle loge, des relations placées sous le signe d’une bonne humeur et d’un marivaudage gentiment frivoles qui suscitent chez le nouveau pensionnaire autant de jalousie que de silencieux mépris. Au garage, Patrick se montre sérieux et appliqué, donnant toute satisfaction à son cousin, un homme bienveillant quoique prompt à le mettre souvent au “chômage technique”, sans plus d’explications. Dès lors, perplexe et frustré, le jeune homme se retrouve à errer, solitaire dans un trou perdu et sinistre totalement dépourvu de distractions, à l’exception du café minable où il noue peu à peu une vague relation d’amitié avec Georgia, la jeune serveuse. C’est ce moment (de doute, d’inquiétude et, bientôt, de silencieuse déréliction) que choisit sa mère pour venir lui rendre, impromptue, une “petite visite”. Tétanisé par l’irruption dans sa nouvelle existence, tout décevante soit-elle, d’une figure maternelle dont il a honte, mais incapable d’exprimer les sentiments qui l’agitent, Oxtoby s’efforce de supporter cette intrusion du mieux qu’il peut cependant que la mère, indiscrète, encombrante, caquète et monologue, retraçant les grandes lignes d’un roman familial sur lequel on comprend aisément que le jeune homme ait désiré tirer un trait aussi définitif que possible. Sa mère enfin partie, Patrick espère retrouver ses marques mais une petite soirée festive organisée un soir par Bridget à la pension sous la pression des deux autres locataires déclenche la catastrophe : heurté dans ses sentiments inconscients pour la jeune femme, écœuré par l’horreur de la vulgarité masculine et l’accablante veulerie féminine dont il croit découvrir un édifiant aperçu ce soir-là, le mutique exilé opère un tragique passage à l’acte. Dans la cellule où il attend son procès, il a pour compagnon un certain Gardam, criminel endurci qui, se sachant “condamné à tuer”, se laisse obséder par l’idée du suicide. Gardam, le dur, considère “Ox” comme un assassin-amateur et se moque des craintes que celui-ci exprime quant au verdict qui va être prononcé à son encontre, incitant le jeune homme à mettre sa foi dans une relative et probable clémence des jurés. Mais, au moment du procès, le jeune homme se voit lâché par ses parents (notamment par son père) qui portent contre lui le plus accablant des témoignages et l’abandonnent à sa descente aux enfers dans l’univers carcéral. Récit bouleversant de l’échec infligé à un individu dans sa tentative désespérée pour changer de vie, C’est ainsi est un roman aussi puissant que perturbant où M. J. Hyland, dans le style épuré et percutant qui caractérise son écriture, met brillamment à contribution l’expérience de juriste et d’avocate qui a été la sienne. Fidèle à l’exploration des territoires de la solitude et de l’inadaptation déjà à l’œuvre dans ses deux premiers romans (Le Voyage de Lou et Dans tes yeux, finaliste du Man Booker Prize 2006) également publiés chez Actes Sud, M.J. Hyland brosse, à travers son protagoniste, le portrait d’une société impitoyable à l’égard des individus dont une longue indigence affective a rendu le langage inaudible, et qu’elle a durablement privés de toute possibilité de rencontrer enfin l’Autre, d’assouvir quelque aspiration que ce soit à faire communauté faute de savoir créer un lien avec leurs semblables.

02/2012

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Littérature étrangère

Granny webster

Caroline Blackwood affirmait que la majorité de ses écrits n’étaient pas particulièrement autobiographiques, à l’exception de Granny Webster, dans lequel elle s’inspire de sa famille. Ce livre, publié en 1977, a été sélectionné pour le prestigieux Booker Prize. La jeune narratrice orpheline de père s’installe chez son arrière-grand-mère, l’avare et glaciale Granny Webster, dans une grande demeure sombre de la banlieue de Brighton, à Hove. Son regard impitoyable d’adolescente révèle la folie noire qui se dissimule derrière les décors des grandes demeures de l’aristocratie. Le personnage de Granny Webster est inspiré par l’arrière-grand-mère de Caroline Blackwood, une héritière écossaise pingre nommée Woodhouse. Le portrait qu’en dresse l’auteur est à la fois drôle et effrayant. La seule chose qui intéresse Granny Webster, c’est son coeur. Elle ménage ce dernier autant qu’elle le peut, jusqu’à l’absurde. De fait, la vieille dame évite toute émotion, toute parole inutile et toute nourriture qui pourrait être appétissante. Granny Webster n’a jamais tenté de nouer des liens avec d’autres personnes, préférant vivre seule dans sa demeure glaciale. Granny Webster a été le premier livre de Caroline Blackwood dans lequel elle condamna l’égoïsme absolu d’une matriarche riche et mesquine, d’une sorcière diabolique qui observe sans bouger la ruine de son enfant. Car, la narratrice s’interroge sur sa grand-mère, la fille de Granny Webster, que son arrière-grand-mère n’évoque jamais. C’est Tommy Redcliffe, un ami de la famille, qui dévoile à la jeune fille l’histoire de sa grand-mère. On apprend que, une fois mariée, cette femme frêle était incapable de tenir la maison, qu’elle passait ses journées cachée dans sa chambre, et ses nuits à errer aux abords de la demeure familiale de Dunmartin Hall. Elle ne semblait même plus reconnaître les membres de sa famille. Puis, elle donna libre cours à sa passion pour les fées sans se soucier de personne et se mit à apprendre leur langage. La folie de la grand-mère allant grandissante, la maisonnée tomba dans la décadence. Granny Webster finit par agir, uniquement pour ne pas salir le nom de la famille, et se déplaça pour faire interner sa fille, laissant son beau-fils nourrir une tristesse sans égale. D’autres personnages, tout aussi truculents et affligeants, complètent cette galerie de portraits. Tante Lavinia est un personnage inoubliable. Blackwood s’est inspirée de sa propre tante, Veronica Blackwood. Lavinia est une « jolie-laide » qui raconte des histoires scandaleuses, qui vit au-dessus de ses moyens et est connue pour ses nombreux mariages. Piégée dans l’inexorable vie de plaisirs de la haute société délurée de Londres, elle tente de se suicider dans sa baignoire de marbre. Cette scène devient comique sous la plume de Blackwood, de même que le devient la tentative de viol par le psychiatre à l’hôpital où on emmène Lavinia après qu’elle se soit taillé les veines. Le livre se clôt sur les funérailles de Granny Webster. Les seules pleureuses qui y assistent sont la narratrice (qui revient à Hove pour la première fois depuis quinze ans) et l’ancienne domestique borgne de son arrière-grand-mère, Richards. Le coup de grâce, à la fois comique et horrible, vient lorsqu’un flocon de cendre, tout ce qui reste de la vieille dame , s’engouffre dans l’oeil valide de sa servante dévouée.

05/2011

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Les enfants de minuit

Saleem Sinai, le héros de cet extraordinaire roman picaresque, est né à Bombay le 15 août 1947, à minuit sonnant, au moment où l'Inde accède à l'indépendance. Comme les mille et un enfants nés lors de ce minuit exceptionnel, il est doté de pouvoirs magiques et va se retrouver mystérieusement enchaîné à l'histoire de son pays. " J'ai été un avaleur de vies, dit-il, et pour me connaître, moi seul, il va vous falloir avaler également l'ensemble. " Alors se déroule sous nos yeux l'étonnante et incroyable histoire de la famille Sinai : disputes familiales, aventures amoureuses, maladies terribles, guérisons miraculeuses - un tourbillon de désastres et de triomphes... Ce récit baroque et burlesque est aussi un pamphlet politique impitoyable. Élu en 2008 meilleur Booker Prize de l'histoire du prestigieux prix anglais, ce roman paru en 1980 a profondément influencé la littérature anglo-saxonne des trente dernières années.

01/2010

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Littérature étrangère

Cette nuit-là

Dès la première page du roman d'Indra Sinha, finaliste du Booker Prize 2007, la voix du narrateur prend le lecteur à la gorge. Tour à tour truculente, enragée, crue ou cynique, c'est celle d'Animal, un Indien de dix-neuf ans réduit à marcher à quatre pattes depuis " cette nuit-là " : l'explosion de la Kampani, une usine américaine de pesticides, qui fera 20 000 victimes. Quand s'ouvre le récit, la mort hante toujours la ville, le lait des jeunes mères est empoisonné, les femmes donnent naissance à des enfants difformes. Mais la Kampani refuse de reconnaître sa responsabilité. A travers le regard d'Animal, et son langage d'une puissance unique, Indra Sinha noue les fils imaginaires de la résistance de toute une ville confrontée à l'une des plus terribles catastrophes industrielles du xxe siècle, restée à ce jour impunie.

11/2009

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Poches Littérature internation

Le conservateur

Le début du Conservateur (le cadavre d'un Noir trouvé dans la propriété agricole d'un industriel blanc nommé Mehring) ressemble à un fait divers, mais c'est encore l'occasion pour Nadine Gordimer, prix Nobel de littérature en 1991, de développer une analyse spectrale de l'histoire et des mentalités de son pays. Mehring est un pur produit de la société blanche sud-africaine des années 60-70, un homme par qui la politique de l'apartheid se perpétue, à bout de souffle. A l'image d'un système schizophrénique, Mehring va sombrer sous le poids de sa propre histoire, de ses contradictions, de sa vacuité. Il verra son fils rebelle et sa maîtresse gauchiste s'éloigner de lui et le laisser avec ses fantômes. Ce roman, parmi les plus élaborés et les plus poétiques de Nadine Gordimer, a obtenu le Booker Prize en 1974. On y retrouve l'un de ses thèmes favoris : la bonne conscience, les mensonges qui aident certains à vivre et qui forcent d'autres à mourir.

02/2009

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Littérature étrangère

A la Voltaire. Roman à l'ancienne

A la Voltaire repose sur un canevas historique : Catherine II, tsarine libérale, amie des lumières, a subi l'influence de Voltaire et a entretenu avec lui une correspondance qui a duré, après son accession au trône, jusqu'à la mort de l'écrivain. De cette situation, Vassili Axionov a tiré une oeuvre fantasmagorique où la correspondance assidue débouche sur une rencontre entre les deux prestigieux interlocuteurs, et nous convie à un vrai feu d'artifice dont Voltaire est l'astre central. Dans ce roman picaresque, très XVIIIe siècle, on apprend tout des amours malheureuses du grand homme, la vérité sur l'affaire Calas, l'importance des pigeons voyageurs en temps de guerre, l'acuité des réflexions sur le servage en Russie dans les plus hautes sphères du pouvoir, etc. Sans oublier les deux jeunes godelureaux, agents secrets de la Souveraine, suivis depuis les premières pages et qu'on retrouve à la fin, "pleins d'usage et raison", retirés sur leurs terres comme le père du prince André, héros d'un des romans-monuments de la littérature russe. A travers cette mascarade court un fil conducteur grave, toujours présent, jamais pesant, un infini respect pour l'idée voltairienne de la tolérance et avec elle le refus des idées toutes faites, de la superstition, de toutes les contraintes, où se rejoignent la foi en la nature humaine de Voltaire et la recherche de "l'Homme Bon" axionovien. S'il faut en croire la critique unanime et le Booker Prize du meilleur roman russe 2004 décerné à l'auteur, Voltaire n'aurait pas tout à fait quitté la Russie. Déjà, en 1812, à Moscou avec Napoléon, Stendhal s'étonnait et se réjouissait de trouver les oeuvres complètes du grand écrivain dans tant de belles demeures... promises aux flammes.

03/2005

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Littérature étrangère

La route de la faim

Au Nigeria naît Azaro, un enfant-esprit. Ces enfants viennent au monde et en repartent selon un cycle régulier qui leur permet de fuir la dureté de la vie. Fils unique d'un père orgueilleux qui survit en portant des sacs de ciment et d'une mère marchande ambulante, Azaro décide de rester sur terre. Il veut affronter la tragique mais fascinante réalité du monde. Un photographe lui apprend à voir, une petite fille l'obsède, des esprits tentent de l'empêcher d'avancer... Il découvre un pays où la misère gagne sur la brousse, où les politiciens, qu'ils soient du Parti des Riches ou du Parti des Pauvres, méprisent les populations. Un univers aussi où la réalité, le rêve et la magie s'entremêlent en permanence jusque dans le bar de Madame Koto où vin de palme, esprits et sorcellerie peuvent conduire à la mort. La Route de la faim décrit une Afrique inquiétante mais aussi d'une beauté merveilleuse. Pour ce premier roman exceptionnel, Ben Okri reçut le Booker Prize en 1991.

04/2004

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Sciences politiques

L'écrivain-militant

Ce recueil regroupe l'intégralité des essais et articles politiques, pour la plupart inédits en langue française, que l'écrivain d'origine indienne Arundhati Roy a écrits depuis 1998. Dans un style clair et passionné, l'auteur du Dieu des Petits Riens - Booker Prize 1997 - prend position sur les grandes questions qui, selon elle, façonneront le visage du XXIe siècle naissant : le risque d'un conflit nucléaire entre l'Inde et le Pakistan ; la dégradation de l'environnement ; les dangers d'une mondialisation incontrôlée ; la politique du gouvernement américain face au terrorisme international... Essentiel pour comprendre le monde dans lequel nous vivons et les enjeux qui détermineront notre avenir collectif, L'écrivain-militant est un recueil remarquable, souvent provocateur, toujours engagé, par l'un des auteurs les plus importants de notre temps.

10/2003

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Littérature étrangère

Possession. Le film

La destinée du jeune professeur Roland Mitchell paraît étrangement liée à celle du grand poète victorien Randolph Henry Ash dont il est un des plus grands spécialistes. Le jour où, d'un livre poussiéreux, il exhume deux lettres d'amour que le poète adresse à une tendre inconnue, cette découverte bouleverse le cours de ses travaux... et de sa vie. Sur les traces du grand homme, le jeu de piste est ouvert : documents volés, amours clandestines, suicide romantique peuplent l'aventure qui dépassera bientôt le simple cadre d'une recherche universitaire. Possession, couronné en 1990 par le prestigieux Booker Prize, est un récit haletant, subtil mélange d'érudition, de romance et de suspense, qui a été traduit dans vingt-deux pays et a rencontré un succès mondial. L'adaptation de ce chef-d'œuvre au cinéma est signée par Neil LaBute (En compagnie des hommes, 1999 et Nurse Betty, 2001), avec Gwyneth Paltrow et Aaron Eckhart dans les rôles principaux.

08/2002

Articles

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