Créé en 1933 en réaction à un prix Goncourt jugé trop académique, le Prix des Deux Magots s’est construit autour d’une idée simple : défendre une littérature moins attendue, portée par des voix singulières et parfois encore peu reconnues. Dès sa première édition, il couronnait Raymond Queneau pour Le Chiendent. Depuis 2023, le prix a renoué avec une proclamation à l’automne, au cœur de la rentrée littéraire.
Pour sa 93e édition, en 2026, le jury présidé par Étienne de Montety a d’abord retenu dix ouvrages avant de ramener la sélection à quatre finalistes. Le nom du lauréat ou de la lauréate sera dévoilé le 5 octobre. ActuaLitté.com
Le jury a par ailleurs indiqué qu’il n’entendait pas récompenser les ouvrages dont l’IA aurait participé à « la composition ou l’écriture », estimant que ce recours modifie « la paternité et la nature de l’œuvre ». Une manière de réaffirmer son attachement à la création littéraire humaine au moment où l’usage de ces outils s’installe dans le débat éditorial.
Doté de 7700 €, auxquels s’ajoute une table ouverte aux Deux Magots pendant un an, le prix reste attaché au café de Saint-Germain-des-Prés qui lui a donné son nom. Le futur lauréat succédera à Joseph Incardona, récompensé en 2025 pour Le monde est fatigué (Finitude), après Jean-Pierre Montal en 2024 et Guy Boley en 2023.
Crédits photo : Deux Magots