Dossiers

Double peine : les prisonniers condamnés à un accès limité aux livres

L’accès à la littérature ou à la documentation dans les établissements pénitentiaires s’avère difficile. Outre la censure de nombreux titres dans les bibliothèques des prisons, les détenus se voient également souvent interdire de recevoir des livres, sous prétexte que ces expéditions alimentent le trafic de drogue ou la livraison d’armes.

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Et si le format numérique pouvait alors se positionner comme une solution, nombreuses sont les prisons qui ont décidé de faire payer la lecture des ebooks ou les livres audio. Des titres lourdement facturés qu’il est presque impossible d’acquérir pour les détenus.

Le droit des prisonniers à la lecture se retrouve ainsi régulièrement bafoué, alors même qu’il s’agit d’une pratique souvent considérée comme essentielle pour la réinsertion postcarcérale. Propice à raviver l’imaginaire et la réflexion, le livre représente à la fois un moyen de s’évader, tout en gardant un lien avec le monde. Une sorte de bouée de sauvetage, derrière les barreaux. « Toutes les privations de la vie moderne en prison sont atroces... mais elles ne sont rien comparé à privation totale de littérature » écrivait Oscar Wilde, lors de son séjour à la prison de Reading, près de Londres.

Face à l’accès limité aux livres dans les centres pénitentiaires, l’interprofession se mobilise régulièrement à travers la planète pour offrir de la lecture. Des initiatives comme « Aux oubliées » ont ainsi vu le jour. Cette opération de solidarité consiste à récolter des ouvrages auprès de lecteurs, avant de les envoyer, dédicacés par leur soin, à des centres pénitentiaires français accueillant des femmes. Des associations comme l’Appalachian Prison Book Project offrent également des livres aux détenus et luttent pour faciliter l’accès aux ouvrages dans les prisons.

Photographie : pixabay license

Extraits

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histoire du 20Ème siecle a nos jours

1914, une guerre par accident

Ce livre fait froid dans le dos !rnPourquoi les hommes d'Etat européens, politiques et têtes couronnées, n¿ont-ils pas empêché la guerre monstrueuse de 1914, pourtant si souvent annoncée ? rnCertes, il existait parmi eux des hommes d'Etat à la forte stature, tels Churchill, Poincaré et Clemenceau. Mais il y avait aussi des empereurs et des princes consternants de frivolité, des politiciens à courte vue, susceptibles et égocentriques, des officiers bornés, n'envisageant les problèmes internationaux qu'à travers la logique militaire. Certains furent prisonniers de leurs obsessions ou de leurs propres limites. D¿autres se montrèrent paralysés par leur passivité ou leur prudence même. Tous, ou presque, péchèrent par l¿inconscience du péril.rnEn suivant les événements qui se sont succédé pendant trente-sept jours de crise, de l'attentat de Sarajevo aux déclarations de guerre, Georges Ayache nous plonge dans un drame effrayant. Il met en scène ses protagonistes et les ressuscite dans le secret des chancelleries diplomatiques et des antichambres du pouvoir. Il exhume leurs passions et leurs doutes, leurs arrière-pensées et leur logique. Il décrit enfin les coups de théâtre, les rebondissements et les affrontements dramatiques qui animèrent une spirale meurtrière sans précédent. De la lecture de ce livre, on sort épouvanté par les défaillances des gouvernants d'alors.

01/2012

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