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Livres, actualités : tout sur James Baldwin

Livres, actualités : tout sur James Baldwin

Le 28/01/2019

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28/01/2019

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Né le 2 août 1924 à Harlem, New York, James Baldwin est l'un des écrivains américains les plus importants du XXe siècle : engagé dans la lutte pour les droits civiques aux États-Unis, Baldwin a exploré la question dans Chronique d'un pays natal (1955) et La Prochaine Fois, le feu (1963). Élevé au sein d'une famille pauvre, à New York, Baldwin a lui-même eu affaire au racisme institutionnel, et fut notamment victime des préjugés de la police de la ville.

Après un exil en France dès l'âge de 24 ans, James Baldwin écrit plus régulièrement et publie ses premiers livres, dont Go Tell It on the Mountain (1953), traduit en La Conversation en français, d'inspiration largement autobiographique. Auteur de romans, nouvelles, essais et poèmes, Baldwin est un auteur complet, qui signera également des pièces de théâtre.

Baldwin a longtemps résidé en France, notamment à Saint-Paul-de-Vence, dans les Alpes-Maritimes.

Photographie : Don Barrett, CC BY-NC-ND 2.0

Extraits

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Littérature étrangère

White Girls

Gay, noir, américain : on a toutes les chances de se tromper en définissant ainsi Hilton Als. Car, en dépit de leur exactitude, l'auteur de White Girls n'a de cesse d'interroger la pertinence de ces catégories censées fonder une identité. Mêlant récits autobiographiques, fiction, critique littéraire, musicale et artistique, les essais qui composent ce livre tracent les contours d'un imaginaire collectif dont l'idéal serait la "fille blanche" . Truman Capote, Michael Jackson, Flannery O'Connor, André Leon Talley, Basquiat, ou encore la mère de Malcolm X, sont autant de white girls radiographiées par le regard de cet écrivain sensible et impitoyable qui se reconnaît pour seuls maîtres Proust, Joan Didion et James Baldwin.

04/2022

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Sociologie

Après le Black Power, la libération des femmes et Comment j'ai commencé à écrire

Gloria Steinem raconte dans ces deux textes ce qui l'anime : l'écriture et l'activisme. I- Comment je suis devenue écrivaine - Pour la 1ere fois traduit en français. A 86 ans, Gloria Steinem est désormais une figure incontournable de l'histoire du fémi- nisme, mille fois récompensée pour son travail, elle est aussi le sujet du film, The Glorias, incarnée par Julianne Moore, et un des personnages principaux de la série America. Ce que l'on connait moins est sa conviction que l'écriture est son moyen d'action le plus puissant pour faire changer les mentalités et obtenir l'égalité entre femmes et hommes : "Trouver les mots qui permettront aux gens d'agir ensemble tout en appréciant leurs individualités respectives est sans doute la fonction la plus féministe et la plus profondément révolutionnaire de l'écrivain(e)" écrit-elle dans Actions scandaleuses et rébellions quotidiennes (Texte pour la première fois traduit en fran- çais aux Editions du Portrait - 2018-). Dans Comment je suis devenue écrivaine paru en 1965 dans Glamour, Gloria Steinem remonte le chemin qui l'a mené à comprendre que les mots, lorsqu'ils sont justes, participent à changer le monde pour le rendre plus égalitaire. Elle raconte son enfance passée dans une caravane, avec ses parents et sa soeur où ses seuls amis sont Wonder Woman, Autant en Emporte le Vent et Les 4 filles du docteur March. Sédentarisée, vers l'âge de 11 ans, elle suivra un excellent cursus et décroche le diplôme de sciences politiques à Smith College, l'une des seven sisters. Elle part alors en Inde, devient correspondante pour la presse et fondera plus tard Ms Magazine. L'écriture et l'activisme donnent le sens à sa vie et cela lui permet de signer des textes sensibles qui mettent à jour des constructions sociales à changer lorsqu'on rêve d'un monde plus juste. II- Suivi de Après le Black Power, la libération des femmes. Pour la 1ere fois traduit en français. Pour Gloria Steinem, le "sexisme est un racisme" . Dans ce texte paru dans le New York Magazine en 1971, elle établit des parallèles entre l'histoire du mouvement des femmes et celui des droits civiques. Les Afro-américains et les femmes partagent le fait d'être rabaissés, discriminés, réduits au statut de l'en- fant, ou de soutien à l'homme, de soutien à l'homme blanc. Ils partagent aussi une même dynamique dans leur mouvement d'émancipation : l'obtention de droit est toujours suivi d'un retour de bâton ; l'obtention du droit de vote des Noirs est suivie par l'instauration des lois Jim Crow et de la ségrégation. Les femmes, depuis l'obtention du leur et de nouvelles libertés, sont plus oppressées. Les deux mouvements sont protéi- formés et divisés. Mais ces réalités n'ont pas empêché les concernés de se rassembler, de créer des alliances et de voir leurs luttes monter en puissance. Elle rappelle toutefois (comme James Baldwin et donc Eddie Glaude) qu'il faut impérativement recon- naitre les oppressions pour aller de l'avant.

03/2022

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Poésie

Et pourtant je m'élève

" Vous entendrez la femme royale, la fille de la rue espiègle ; vous entendrez le prix de la survie de la femme noire et vous entendrez sa générosité. " James Baldwin Longtemps, Maya Angelou a été méconnue du public français, avant d'être célébrée à sa juste mesure depuis 2008 pour ses romans autobiographiques, dont le célèbre Je sais pourquoi chante l'oiseau en cage. Activiste et écrivaine, Angelou l'était bien sûr, mais elle se considérait aussi comme une poète. Au début de sa carrière, elle alternait la publication de chaque texte autobiographique avec un recueil. Et pourtant je m'élève, son troisième opus publié en 1978, demeure l'un de ses plus emblématiques. Composé de 32 poèmes, divisés en trois parties, il révèle une Maya Angelou dans sa pleine maturité poétique, tour à tour sentimentale ou engagée, évoquant aussi bien des motifs intimes (l'amour, la maternité, la famille), que les thèmes ouvertement politiques (les difficultés de la vie urbaine, la maltraitance, la drogue, le racisme du vieux Sud). Ce qui caractérise sa voix est une détermination sans faille à surmonter les épreuves, quelle qu'elles soient, et la confiance, la force, la fierté qu'elle puise dans son identité de femme noire. Si Maya Angelou réjouit le lecteur d'aujourd'hui, c'est parce que son sens de la provocation et de la formule ne se départit jamais d'humour et ne verse jamais ni dans le désespoir, ni le communautarisme ou la haine de l'autre. Elle est cette femme phénoménale dont le poème éponyme brosse le portrait, et nous enjoint de le devenir à notre tour : Je dis / C'est dans le feu de mon regard / Et l'éclat de mes dents / Le balancement de ma taille / Et la joie de mes pieds. / Je suis une femme / In-cro-ya-blement. / La femme phénoménale / C'est moi.

02/2022

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Littérature étrangère

Mr Loverman

A soixante-quatorze ans, Barrington Jedidiah Walker est plus que jamais le séducteur que Carmel a connu à Antigua, avant d'émigrer à Londres avec lui. Dandy, noceur, artiste de la conversation, ce gentleman des Caraïbes est un autodidacte. Il cite William Shakespeare et James Baldwin et partage ses idées – nombreuses – sur la politique, l'art et ses racines familiales. Carmel et Barry sont mariés depuis un demi-siècle et Barry est toujours très épris de son amour de jeunesse. Mais ce n'est pas Carmel. Le corps musclé de Morris Courtney de la Roux rend Barry fou depuis soixante ans. Son âme soeur devine sa moindre pensée, sa bouche termine ses phrases. Toute sa vie, Morris a supplié Barry de venir vivre avec lui, en vain. Pourquoi ? Crainte de ne pas avoir la force d'affronter les conséquences sociales d'un coming out si tardif ? Respect pour une épouse pieuse qui le croit coureur de jupons ? A l'aube de sa vie, Barry sent que s'apprête à passer sa dernière chance d'être enfin heureux... Lauréate du Booker Prize 2019, Bernardine Evaristo fait du récit de la libération de son héros un festival de bonne humeur, d'esprit et de fierté assumée.

02/2022

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Poches Littérature internation

Lettre à ma fille

" Contre la société, contre les préjugés d'un temps pas si lointain, elle a pris tous les risques " (Dinaw Mengestu). Dédié à la fille qu'elle n'a jamais eue, cet ouvrage est une succession de courts textes décrivant les souvenirs qui ont façonné la vie exceptionnelle de Maya Angelou (1928-2014). Féministe avant l'heure, après une enfance et une adolescence marquées par la violence, elle fréquentera le milieu intellectuel noir-américain et défendra sans relâche la condition des femmes noires. C'est grâce à l'écrivain James Baldwin qu'elle se mettra à écrire, après la mort de Martin Luther King, pour devenir l'auteure que l'on connaît aujourd'hui. Un récit captivant, dans lequel elle partage ses combats et les épreuves qui ont forgé son caractère dans la compassion et le courage

01/2022

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Critique littéraire

La dernière interview de James Baldwin. Saint-Paul-de-Vence, novembre 1987

Cet entretien se déroule à Saint Paul de Vence, un mois avant le décès de James Baldwin. Ce sont les derniers mots publiés de l'écrivain. Quincy Troupe connaissait l'état avancé du cancer de son ami. Ce contexte rend leur échange encore plus profond et essentiel. L'un et l'autre n'avait rien à perdre et ils le savaient. Quincy Troupe a su, peut- être, mieux que quiconque rendre compte du lien entre écriture et engagement, si cher à James Baldwin. Troupe interroge Baldwin sur sa relation à Miles Davis. Il confie ressentir avec le mu- sicien une fraternité, un sentiment qui s'inscrit presque dans l'histoire des afro-améri- cains. Baldwin s'exprime aussi sur le travail de Le Roi Jones, Toni Morrison et Ralph Ellison. Ils abordent également la relation de l'auteur à la France comme la remise de sa légion d'honneur par François Mitterand. Dans cet entretien, Baldwin continue de mettre des mots sur la façon dont l'Amérique met au banc de la société la communauté noire et de défendre, malgré tout, la nécessité d'adopter un comportement de solidarité entre tous. Il insiste sur le pouvoir que cha- cun possède pour changer le cours des choses. Pouvait-on rêver meilleur texte pour accompagner Ici recommence l'Amérique, conseils de James Baldwin - à suivre d'urgence d'Eddie S. Glaude Jr, qui, sans surprise, se réfère aussi à Quincy Troupe dans son livre.

10/2021

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Critique littéraire

Ici recommence l’Amérique. Conseils de James Baldwin à suivre d’urgence

La mise au pouvoir d'un homme raciste à la tête des Etats-Unis a révélé une réalité américaine, ancienne, qui traverse l'oeuvre de James Baldwin : l'idéal américain, une société multiculturelle où les individus sont tous égaux, a été, sans cesse, détourné pour toujours favoriser le profit et donc créer une société dominés | dominants Le mouvement des droits civiques avec la promesse de ses lendemains heureux a laissé place à l'élection de Ronald Reagan et à son conservatisme. Cette réalité n'a pourtant jamais ébranlé la certitude de James Baldwin que chacun porte en soi, le désir de vivre en paix, de vivre avec l'autre. C'est cette confiance de Baldwin dans l'être humain, malgré sa grande colère, qu'Eddie Glaude S. Junior a eu besoin de comprendre pour affronter l'Amérique de Trump et imaginer, grâce aux savoirs laissés par Baldwin, une façon de faire vivre l'idéal américain. Une nouvelle occasion se présente aujourd'hui pour retourner aux fondamentaux qui ont présidé au projet américain. Mais pour se faire, il est nécessaire, comme n'a cessé de le dire et de l'écrire James Baldwin, de reconnaître les faits, de les nommer, de nommer le racisme, l'injustice, l'inégalité, et d'endosser les responsabilités qui en découlent. "Ici recommence l'Amérique, conseils de James Baldwin - à suivre d'urgence" mêle éléments de la vie de James Baldwin, dont beaucoup proviennent d'interviews inédites, événements historiques et le questionnement d'Eddie S. Glaude Jr sur comment vivre dans une société raciste et la changer.

10/2021

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Poches Littérature internation

La source de l'amour-propre

" Au fil de la quarantaine de textes réunis dans ce magnifique recueil, c'est la Morrison militante, philosophe et professeure qui se dévoile. " Elle La Source de l'amour-propre réunit une quarantaine de textes écrits par Toni Morrison au cours des dernières décennies et qui, chacun à sa façon, attestent de sa généreuse intelligence. Elle s'implique, débat, ou analyse des thèmes aussi variés que le rôle de l'artiste dans la société, la question de l'imagination en littérature, la présence des Afro-Américains dans la culture américaine ou encore les pouvoirs du langage. On retrouve dans ces essais ce qui fait également la puissance de ses romans : l'examen des dynamiques raciales et sociales, sa grande empathie, et son pragmatisme politique. Toni Morrison s'interroge : " Comment faire en sorte que personne ne soit plus perçu comme un étranger en son propre pays ? ". Elle s'emploie, pour répondre à cette question, à rendre hommage à ses prédécesseurs : James Baldwin, Martin Luther King, ou plusieurs peintres noirs qui, tous, ont théorisé ou incarnés les tiraillements identitaires de l'Amérique. La Source de l'amour-propre est à la fois une porte d'entrée dans l'oeuvre de Toni Morrison et une somme où se donne à lire l'acuité combative de son autrice. C'est aussi, dans un style dont la vigueur ne cesse de nous éblouir, un puissant appel à l'action, au rêve, à l'espoir. PRESSE : " [U]n cadeau posthume ... " Le Monde " Au fil de la quarantaine de textes réunis dans ce magnifique recueil, c'est la Morrison militante, philosophe et professeure qui se dévoile. Erudite, passionnée, formidablement engagée dans son époque, l'auteure de Beloved, Jazz et Tar Baby ne s'arrête jamais au diagnostic. " Elle " Un legs essentiel ... [Toni Morrison] restera comme artiste et une femme de convictions qui a su appeler à l'engagement, autoriser le rêve, instiller l'espoir. " Lire " [La Source de l'amour-propre] n'est pas moins intense, pas moins prenant, pas moins exigeant et puissant que les plus beaux de ses romans - souvent, il les éclaire, en souligne la richesse, et offre d'en mesurer l'insaisissable profondeur. " Télérama

09/2021

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Décoration

Dapper Dan. Ma vie made in Harlem

Styliste autodidacte, pionnier du streetwear et légende vivante, Dapper Dan a tout vu et presque tout vécu. Retour sur une success story made in Harlem. S'il est peu connu du grand public, Dapper Dan est une figure mythique du New York des années 1980. Pendant plus d'une décennie, ce tailleur a attiré à Harlem stars du hip-hop et sportifs, dealers et gangsters. Sa marque de fabrique ? Une mode extravagante mêlant les codes de la rue et du luxe à grand renfort de motifs et logos " empruntés " aux plus grandes marques. Un détournement qui lui vaudra d'ailleurs plusieurs procès et la fermeture de sa boutique. Mais comment cet homme ayant grandi après guerre dans un des ghettos noirs les plus pauvres de la ville est-il devenu le styliste fétiche des célébrités avant de collaborer avec Gucci ? Cette autobiographie raconte les années de jeunesse et de formation de celui qui n'est encore que Daniel R. Day. Cireur de chaussures, joueur de dés et roi de l'arnaque : Harlem est pour lui le royaume de la débrouille. Il devient toxicomane, fait plusieurs séjours en prison, rejoint les Black Panthers et découvre l'Afrique. Au fil des pages, son histoire se confond avec celle de l'Amérique, des luttes pour les droits civiques, des années crack et sida. L'histoire d'une ascension, d'une chute et d'une rédemption, mais aussi celle d'un quartier, d'une ville et d'une époque. " Dapper Dan est à la mode ce que James Baldwin est à la littérature de notre pays. " Vogue

09/2021

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Philosophie

La honte est un sentiment révolutionnaire

"La honte est l'affect majeur de notre temps. On ne crie plus à l'injustice, à l'arbitraire, à l'inégalité. On hurle à la honte". Frédéric Gros On peut avoir honte du monde tel qu'il est, honte de ses propres richesses face à ceux qui n'ont rien, honte de la fortune des puissants lorsqu'elle devient indécente, honte de l'état d'une planète que l'humanité asphyxie, honte des comportements sexistes ou des relents racistes. Ce sentiment témoigne de notre responsabilité. Il n'est pas seulement tristesse et repli sur soi, il porte en lui de la colère, une énergie transformatrice. C'est pourquoi Marx proclame que la honte est révolutionnaire. Dans cet essai qui prolonge la réflexion de son livre Désobéir, Frédéric Gros, convoquant notamment Primo Levi et Annie Ernaux, Virgine Despentes et James Baldwin, explore les profondeurs d'un sentiment trop oublié de la philosophie morale et politique.

09/2021

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Littérature étrangère

Happy Family

"C'est une écrivaine exceptionnelle" Zadie Smith Après "Journal d'une femme noire", réimprimé un mois à peine après sa sortie en juin 2020, les Editions du Portrait publient un nouveau livre de Kathleen Collins : Happy Family, un recueil de nouvelles, composé de douze fictions. On y retrouve l'ambiance exaltée et bouillonnante des années 60-70 dans une Amérique qui vient à peine de s'affranchir de ses lois racistes. L'émancipation, la liberté d'être et la conscience de soi en tant qu'individu promettent, aux relations entre les Noirs et les Blancs, des lendemains qui chantent. Mais l'avènement des droits civiques ne va pas effacer, en un jour, les schémas de domination, les préjugés et les peurs. Kathleen Collins le sait ; en plongeant le lecteur dans les relations amoureuses, amicales et filiales de ses personnages, elle dévoile la charge politique portée par l'intime. On retrouve aussi le regard affuté, intègre et le second degré, pénétré d'un redoutable bon sens, de l'autrice ainsi que son écriture, resserrée, sincère qui aiment tant jouer avec la multiplication des points de vue. Lire Kathleen Collins est une énorme chance et peut-être encore plus aujourd'hui où l'on réhabilite le travail des femmes dans l'Histoire et où les communautarismes resurgissent. Les convictions littéraires et politiques de Kathleen Collins s'inscrivent dans celles de Toni Morrison, James Baldwin et Ralph Ellison. Ecrivaine célébrée par le Women Prize for fiction en 2019,

02/2021

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Sociologie

Afropéens. Carnets de voyage au coeur de l'Europe noire

Le premier livre sur l'identité afro européenne ! Comment les Européens d'origine africaine jonglent-ils avec leurs multiples identités ? C'est avec cette question que Johny Pitts, né d'une mère européenne et d'un père afro-américain, parcourt Paris, Bruxelles, Amsterdam, Berlin, Stockholm, Moscou, Marseille, Lisbonne... Dans cette Europe des invisibles, il interroge des Afropéens pour savoir comment ils vivent au quotidien leur double identité - noire et européenne. Son essai fait entendre leurs voix auxquelles s'ajoute celles des écrivains Noirs dont il suit les traces (comme James Baldwin, Frantz Fanon...). Johny Pitts démontre la nécessité de sortir des clichés du " nigga " (l'homme Noir du ghetto) et du " king " (hipster, rappeur, footballeur Noir qui a réussi). Il montre avec brio qui sont les afro-européens d'aujourd'hui et comment ils se forgent de nouvelles identités. Un document inédit, illustré de nombreuses photographies prises par l'auteur, et qui s'inscrit dans un projet plus vaste (www. afropean. com). Ce livre a reçu le Prix Jhalak 2020, un prix prestigieux britannique.

01/2021

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Critique littéraire

Ils ont fait un rêve. Richard Wright, Ralph Ellison et James Baldwin : trois grands écrivains contre le racisme

"Wright, Ellison, Baldwin : trois êtres aux veines irriguées par le sang de l'Afrique, trois maîtres du Verbe qui vont secouer l'Amérique en témoignant de leurs parcours, désireux de faire entendre leur révolte et de revendiquer leurs qualités de penseurs, d'écrivains, de militants. Trois hommes de couleur qui haranguent, qui publient pour se libérer d'un sentiment d'injustice et de peur, et qui portent les cicatrices de leurs rapports tendus avec l'Amérique blanche, dans le Sud comme dans le Nord". Entremêlant le destin de ces trois écrivains noirs américains de premier plan, dont les vies couvrent l'intégralité du XXe siècle, Liliane Kerjan, spécialiste de littérature américaine, réalise un triptyque aux couleurs fortes et brosse le portrait d'une Amérique tourmentée qui n'a toujours pas réussi à guérir des blessures héritées du temps de l'esclavage. Alors qu'aujourd'hui le pays tout entier s'embrase face à l'injustice et aux violences policières endémiques qui se multiplient à l'encontre des Noirs, ce livre fait résonner de manière inédite les mots de trois figures majeures de la littérature et du combat pour l'égalité de tous, porteurs d'un grand rêve inachevé.

11/2020

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Théâtre

Blues pour l'homme blanc

James Baldwin a écrit cette pièce en 1964 en réaction à l'assassinat de son ami Medgar Evers, militant des droits civiques, abattu devant son domicile du Mississippi le 12 juin 1963 par un suprémaciste blanc. L'accumulation des meurtres racistes aux Etats-Unis (dont celui de quatre jeunes filles noires dans un attentat à la bombe contre une église baptiste de Birmingham, Alabama, le 15 septembre 1963) constitue l'arrière-plan de ce cri de révolte scénique. La quasi-impunité qui suit ces actes sera l'élément déclencheur de ce travail. C'est aussi le meurtre atroce en 1955 de l'adolescent Emmett Till qu'il décide d'évoquer : "Dans ma pièce, écrit-il, il est question d'un jeune homme qui est mort ; tout, en fait, tourne autour de ce mort. Toute l'action de la pièce s'articule autour de la volonté de découvrir comment cette mort est survenue et qui, véritablement, à part l'homme qui a physiquement commis l'acte, est responsable de sa mort. L'action de la pièce implique l'effroyable découverte que personne n'est innocent (...). Tous y ont participé, comme nous tous y participons."

08/2020

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Littérature étrangère

Rassemblez-vous en mon nom

Silhouette imposante, port de tête altier, elle fait résonner la voix d'une femme noire, fière et volontaire, qui va devoir survivre dans un monde d'une extrême dureté, dominé par les Blancs. Une voix riche et drôle, passionnée et douce qui, malgré les discriminations, porte l'espoir et la joie, l'accomplissement et la reconnaissance, et défend farouchement son droit à la liberté. Après l'inoubliablement beau Je sais pourquoi chante l'oiseau en cage, Maya Angelou poursuit ici son cycle autobiographique. Maya Angelou fut poétesse, écrivaine, actrice, militante, enseignante et réalisatrice. Elle a mené de nombreux combats avant de devenir une icône contemporaine qui a inspiré la vie de millions de personnes. Elle a côtoyé Nelson Mandela, Martin Luther King, Malcolm X et James Baldwin. A sa mort, Michelle Obama, Rihanna, Oprah Winfrey, Emma Watson, J. K. Rowling et beaucoup d'autres encore lui ont rendu hommage.

08/2020

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Littérature étrangère

Journal d'une femme noire. Edition

"Journal d'une femme noire" de Kathleen Collins réunit 4 nouvelles emblématiques de l'autrice, des lettres, des mini fiction et des extraits de journaux. A travers ses fictions construites sur la relation à l'autre et à l'amour (filial ou pas), Kathleen Collins donne à entendre, avec élégance et sincérité, la vie d'une femme noire américaine dans une société récemment affranchie de ses lois racistes. L'émancipation, la liberté d'être, la conscience de soi en tant qu'individu, la relation à l'autre et à la création traversent ses écrits. Mais se dessinent, en filigrane, les réactions les plus infimes provoquées par une peau noire ou blanche et le poids de l'Histoire sur l'amour entre personnes à la couleur de peau différente. Ces textes ont été écrits, il y a 40 ans, et pourtant ils sont d'une actualité redoutable. On entend James Baldwin dans cette appréhension du racisme mais aussi Peter Farelly avec son film "Greenbook : sur les routes du sud". Le racisme ne s'exprime pas qu'à l'extrême droite, il existe aussi - et peut-être surtout- dés lors qu'un individu est confronté à la différence : chaque groupe de personnes avec des couleurs de peau différentes nourrit les mêmes appréhensions. Cette réalité humaine continue de traverser nos sociétés et alimente bien des discours politiques. Kathleen Collins aborde ce sujet, éminemment politique et intime, avec un style qui se réinvente sans cesse pour le traiter de la manière la plus sensible et la plus vivante qui soit : multiplication des points de vue, second degré, sincérité, technique d'écriture issue du cinéma et des arts des années 60... La poésie et la cinématographie des nouvelles trouvent un écho profond dans les extraits de journaux, les pensées et les lettres. Ce mélange de fiction et non fiction permet d'introduire l'oeuvre de cette autrice majeure au public francophone. Une oeuvre qui raisonne profondément avec les revendications identitaires qui traversent notre société. Nous avons une chance énorme de pouvoir lire Kathleen Collins et peut-être encore plus aujourd'hui où l'on réhabilite le travail des femme dans l'Histoire. En 2021 les Editions du Portrait publierons les nouvelles non publiés en 2020 Kathleen Collins est mise en avant par le Women Prize for fiction 2020.

06/2020

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Littérature étrangère

Meurtres à Atlanta

Entre 1979 et 1981, vingt-huit enfants, tous âgés entre 7 et 16 ans, tous noirs, tous issus de familles pauvres sont assassinés à Atlanta, Géorgie, dans le Sud profond des Etats-Unis. En juin 1981, un Noir de 23 ans, Wayne Williams, est arrêté pour le meurtre de deux hommes. C'est le suspect idéal. Et c'est lui qui sera jugé, puis condamné à la prison à vie pour le meurtre des vingt-huit enfants, sans aucune preuve tangible. Quand James Baldwin, qui s'est toujours senti du côté des plus faibles, est invité à écrire un livre sur les meurtres de ces enfants, il accepte. Après une enquête menée sur place, quatre ans après les événements, Baldwin ne conclut ni à la culpabilité de Williams, ni à son innocence. L'essentiel est ailleurs. Le drame d'Atlanta agit en effet à la manière d'un révélateur et montre la limite des conquêtes du mouvement des droits civiques. Baldwin décrit une société déchirée par la haine et la peur, par la hantise raciale. Trente-cinq ans après sa première publication, ce texte n'a rien perdu de sa force ni de sa modernité. Ni, tragiquement, de son actualité.

02/2020

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Littérature étrangère

Il est temps que je te dise. Lettre à ma fille sur le racisme

David Chariandy a beau être né au Canada, une femme dans un restaurant éthique lui fait comprendre qu'il n'est pas ici chez lui. Même s'il a grandi dans ce pays pourtant réputé plus tolérant que les Etats-Unis, il y a été souvent traité de nègre. Dans cette lettre ouverte qu'il adresse à sa fille de treize ans, il est question d'appartenance ; de ses ancêtres à lui, d'origines afro-asiatiques ; de son identité à elle, dont la mère est issue de la grande bourgeoisie canadienne blanche. Pas de hargne pour parler de la profonde blessure du racisme, mais une lucidité, une pudeur et une tendresse qui font de ce texte important une invitation à se déterminer librement : un véritable manifeste dans la continuité de James Baldwin.

02/2020

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Poches Littérature internation

La conversion

Au soir de ses quatorze ans, au milieu des prières cadencées de ses frères, John Grimes traverse un moment essentiel, entre crise spirituelle et épiphanie. Son destin est scellé d'avance selon sa famille : il sera prédicateur. Mais John veut mener sa vie comme il l'entend. Le libre arbitre existe-t-il pour un jeune Noir en Amérique ? Dans ce premier roman autobiographique, James Baldwin raconte à la fois son expérience et une odyssée collective, celle d'un peuple marqué à jamais par la ségrégation et le racisme.

10/2019

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Littérature étrangère

Un autre tambour

Juin 1957. Un après-midi, dans une petite ville du Sud profond des Etats-Unis, Tucker Caliban, un jeune fermier noir, recouvre de sel son champ, abat sa vache et son cheval, met le feu à sa maison, puis quitte la ville. Le jour suivant, toute la population noire déserte la ville à son tour. Quel sens donner à cet exode spontané? Quelles conséquences pour la ville, soudain vidée d'un tiers de ses habitants ? L'histoire est racontée par ceux qui restent : les Blancs. Des enfants, hommes et femmes, libéraux ou conservateurs. Une histoire alternative et audacieuse, un roman choc, tant par sa qualité littéraire que sa vision politique. La redécouverte d'un roman radical et saisissant sur la question raciale qui, à sa publication en 1962, a valu à son auteur d'être comparé à James Baldwin et William Faulkner.

09/2019

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Musique, danse

Nina Simone. Love me or leave me

Caroline du Nord, 1936. A 3 ans, Eunice Waymon, petite fille noire infiniment douée, donne son premier concert dans une église. Elle a su jouer du piano avant même de marcher. A 10 ans, elle lutte déjà contre la ségrégation : lors d'un récital, elle refuse de jouer si ses parents ne sont pas assis au premier rang, comme les Blancs. A 18 ans, elle veut devenir la plus grande concertiste classique noire, mais - à cause de la couleur de sa peau ? - son rêve se brise. Alors elle se rebaptise Nina Simone et, des bars crasseux jusqu'au Carnegie Hall, elle va connaître la gloire. De sa voix puissante, chaude et mystique, elle invente un langage unique, entre jazz, classique, soul et gospel. Amie de James Baldwin, elle chante pour défendre les droits des Noirs aux côtés de Martin Luther King. Mais la vie est violente avec cette écorchée vive : déboires sentimentaux, cupidité de l'industrie du disque, mort de ses frères de combat, difficulté à être une bonne mère... Nina flambe son argent et sombre dans les troubles psychiques. Des Etats-Unis jusqu'au Sud de la France, en passant par Londres, l'Afrique et les Pays-Bas, les auteures, mère et fille à la vie, sont parties sur ses traces. Elles nous offrent le portrait inédit d'une artiste magistrale en quête d'absolu et de liberté.

05/2019

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Littérature étrangère

Si Beale Street pouvait parler [EDITION EN GROS CARACTERES

Si Beale Street pouvait parler, elle raconterait à peu près ceci : Tish, 19 ans, est amoureuse de Fonny, un jeune sculpteur noir. Accusé d'avoir violé une Portoricaine, ce dernier est jeté en prison. Quand Tish découvre qu'elle est enceinte, les deux familles se mettent en campagne, à la recherche de preuves qui le disculperont. Pendant ce temps, Tish et Fonny ne peuvent qu'attendre, portés par leur amour, un amour qui transcende le désespoir, la colère et la haine. Une histoire saisissante et profondément émouvante.

04/2019

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Littérature étrangère

Chroniques d’un enfant du pays

Dans ces essais des années 1940 et 1950, James Baldwin s'interroge sur ce que signifie être noir aux Etats-Unis. Ses réflexions sur la vie à Harlem, la politique, la religion, la presse, la littérature ou le cinéma, écrites dans une prose riche, dense et percutante, sont d'une profonde et vibrante actualité. La force de ce recueil réside dans la virtuosité avec laquelle Baldwin entremêle sa critique d'une société injuste et clivante et le récit très personnel de son expérience et de ses souvenirs. Avec une justesse incomparable et une franchise désarmante, il explore les méandres des relations entre les Noirs et les Blancs et donne à voir une société en prise avec ses contradictions. Cette nouvelle traduction rend admirablement justice à l'intensité, la finesse et la perspicacité de l'oeuvre de Baldwin.

04/2019

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Poches Littérature internation

Un autre pays

Rufus Scott n'en pouvait plus de vivre dans le monde cruel et implacable des Blancs, humilié, abandonné de tous, écrasé par le poids d'une cité inhumaine. Par une nuit froide de novembre, il est allé s'engloutir à jamais dans l'eau glacée du fleuve. Ce drame est le point de départ d'une oeuvre émouvante, violente et passionnée dont les personnages, à la recherche d'eux-mêmes et du bonheur, tentent désespérément de renverser les barrières de la ségrégation raciale et des conventions bourgeoises.

02/2019

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Littérature étrangère

L'étreinte de glace. Et autre histoires surnaturelles écrites par des Victoriennes

La période dite victorienne correspond à l'apogée de la Ghost story au Royaume-Uni, comme aux Etats-Unis. Jacques Finné dans le prolongement du choix opéré dans Les Fantômes des Victoriennes, que nous rééditons simultanément, a retenu huit récits qui montreront, une fois encore, que durant le règne de Victoria les femmes écrivains n'avaient rien à envier à leurs homologues masculins. Les auteures retenues ont été plus ou moins célèbres, Gertrude Atherton, La femme et la Mort, (56 livres publiés), Gertrude Bacon, La grotte, (première en de nombreux domaines), Mrs. Alfred (Louisa) Baldwin, Sérénade muette, (dont les " aurait pu " jalonnent la vie), Mary Elizabeth Braddon, L'étreinte de glace, (romancière à succès, auteure de 90 romans et 150 nouvelles), Amelia B. Edwards, Une nuit dans la Forêt noire, (touche à tout de génie), Edith Nesbit, Le pavillon, (pionnière de la littérature pour enfants, où on la cantonne toujours), Margaret Oliphant, Le portrait, (pilier du Blackwood magazine et romancière reconnue), Mrs. Henry (Ellen) Wood, Dormir... peut-être rêver... (l'une des auteures les plus vendues et traduites de sa génération : cinq millions d'exemplaires). Si un bon nombre d'entre elles ont été très célèbres ou populaires, saluées par leurs confrères (Wilkie Collins, Henry James et bien d'autres) toutes mériteraient d'être tirées de l'oubli où elles sont tombées, et tout particulièrement Margaret Oliphant qui dans Le portrait retrouve la grâce dont La fenêtre de la bibliothèque témoignait déjà.

02/2019

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Policiers

Les fantômes de la Louisiane. Trois enquêtes de Dave Robicheaux : La Pluie de néon ; Priosnniers du ciel ; Balck Cherry Blues

Avant de passer sur la chaise électrique, un condamné rapporte au lieutenant Dave Robicheaux les rumeurs qui courent sur lui dans le milieu : sa tête serait mise à prix par des Colombiens... Un petit bimoteur s'écrase dans les marais de Louisiane. A son bord, deux femmes venues clandestinement du Salvador, un prêtre, l'homme de main d'un caïd de La Nouvelle-Orléans et une petite fille. En sauvant l'enfant de la noyade, Dave Robicheaux ne sait pas qu'il va déchaîner les forces du mal... Sous la réserve indienne des Pieds Noirs se trouvent des gisements de gaz naturel que l'on estime à plusieurs millions de dollars. La compagnie de forage qui les convoite n'hésite pas à éliminer les militants qui se dressent contre elle. Dave Robicheaux s'en mêle... Héros d'une vingtaine de romans, hanté par la question du mal et de l'injustice, Dave Robicheaux est l'un des personnages les plus charismatiques du polar contemporain. Il a été incarné au cinéma par Alec Baldwin et surtout par Tommy Lee Jones dans l'inoubliable Dans la brume électrique.

10/2018

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Histoire internationale

I am not your negro

Dans ses dernières années, le grand écrivain américain James Baldwin a commencé la rédaction d'un livre sur l'Amérique à partir des portraits de ses trois amis assassinés, figures de la lutte pour les droits civiques : Medgar Evers, Malcolm X et Martin Luther King Jr. Partant de ce livre inachevé, Raoul Peck a reconstitué la pensée de Baldwin en s'aidant des notes prises par l'écrivain, ses discours et ses lettres. Il en a fait un documentaire – salué dans le monde entier, sélectionné aux Oscars et remportant le César 2018 – aujourd'hui devenu un livre, formidable introduction à l'oeuvre de James Baldwin. Un voyage kaléidoscopique qui révèle sa vision tragique, profonde et pleine d'humanité de l'histoire des Noirs aux Etats-Unis et de l'aveuglement de l'Occident.

10/2018

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Littérature française (poches)

Lettre à Jimmy

Comme James Baldwin, qu'il tutoie dans cette lettre en forme d'hommage, Alain Mabanckou est noir et écrivain. En découvrant Greenwich village et le Paris Jazz, Baldwin a forgé une identité au-delà des communautarismes. L'acuité de son regard sur la société américaine est remarquablement mise en lumière par cet "expéditeur" complice, admiratif, et jamais complaisant.

08/2018

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Critique littéraire

La république de l'imagination. Comment les livres forgent une nation

Avec légèreté et passion, Azar Nafisi associe ses souvenirs de lecture des grandes oeuvres américaines à son itinéraire d'exilée qui, ayant dû quitter l'Iran, a choisi de devenir citoyenne des Etats-Unis, pays qu'elle a découvert grâce à ses romans. En relisant avec elle Huckleberry Finn ou Le coeur est un chasseur solitaire, le lecteur est amené à porter un regard neuf sur ces oeuvres fondatrices. Très inspirée par l'écrivain James Baldwin, elle nous engage à lire partout, en toutes circonstances, à la rejoindre dans cette République de l'imagination, pays sans frontières ni restrictions, où le seul passeport requis est un esprit libre et le désir de rêver.

05/2018

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Poches Littérature internation

Le grand combat

A West Baltimore, dans les années 1980, les gangs et le crack sont le seul horizon des jeunes du quartier. Ta-Nehisi Coates est voué lui aussi à suivre ce chemin dévastateur, mais son père, Paul, ancien Black Panther passionné de littérature, lui fait découvrir Malcolm X et James Baldwin. C'est une révélation. L'adolescent rêveur, égaré dans les frasques d'une famille hors norme, se jure d'échapper à son destin. Epopée lyrique aux accents hip-hop portée par l'amour et l'ambition, Le grand combat est l'histoire magnifique d'un éveil au monde, un formidable message d'espoir.

05/2018

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Poches Littérature internation

La prochaine fois, le feu

En dépit des bouleversements psychologiques et sociaux qu'il exige, cet ouvrage ne veut que proposer la solution de bon sens au problème de la place des Noirs dans la société américaine. Malgré le ton parfois menaçant, malgré la satire souvent mordante, La prochaine fois, le feu est avant tout un appel à la modération, une ultime tentative de compromis (en 1963) entre les extrémistes des deux bords aveuglés par la passion. Tant par l'actualité des phénomènes dont il présente l'analyse irréfutable que par le mélange de douleur contenue et d'ironie cinglante qui lui donne ce ton si particulier, ce témoignage ne manquera pas d'attirer l'attention du lecteur qui en retiendra les qualités littéraires autant que l'importance politique.

03/2018

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Photographie

Sans allusion

L'odyssée américaine de Richard Avedon et James BaldwinL'ouvrage magistral de Baldwin et Avedon publié en 1964 enfin rééditéCette réédition soignée de l'ouvrage Nothing Personal signé Richard Avedon et James Baldwin explore les problématiques et les contradictions qui n'ont cessé d'être au coeur de l'histoire américaine, et se révèlent particulièrement d'actualité aujourd'hui, à l'ère de Donald Trump. Utilisant à la fois l'image et le texte, Avedon et Baldwin interrogent la formation de l'identité et les liens qui sous-tendent autant qu'ils ébranlent les rapports humains. Un livret complémentaire de 72 pages présente un essai inédit de Hilton Als, critique et lauréat du prix Pulitzer, ainsi que de nombreuses photos supprimées d'Avedon et jamais montrées auparavant, des lettres, des prototypes de maquettes et des documents d'époque. En 1963 et 1964, Richard Avedon, l'un des photographes de mode les plus célèbres au monde à l'époque, s'associe à James Baldwin, son ancien ami de lycée devenu un romancier reconnu, un essayiste et une plume importante dans le combat pour les droits civiques aux Etats-Unis, pour réaliser Nothing Personal, un livre sur les conditions de vie en Amérique. Les sujets photographiés par Avedon - des icônes de la lutte pour les droits civiques, des intellectuels, des politiciens, des chanteurs pop, les patients d'un asile psychiatrique et des Américains ordinaires - sont soigneusement juxtaposés, recadrés et rigoureusement ordonnés. Ainsi, le parti nazi américain est placé en regard du poète juif et homosexuel Allen Ginsberg et un général Eisenhower usé cède la place à un Malcom X en mouvement. Les patients diminués d'un asile psychiatrique en appellent à la chaleur humaine, et sont suivis par une mère enlaçant son enfant. L'essai polémique en 4 parties de Baldwin renvoie la critique d'une société déconnectée, injuste et clivante, prise dans une crise existentielle. Dans ce témoignage extrêmement personnel et pertinent, l'écrivain raconte sa propre expérience de harcèlement par un policier raciste dans les rues de New York, sa ville d'origine. Pourtant Baldwin, comme Avedon, clôt son oeuvre sur l'incontournable besoin d'amour, et son pouvoir. Mis en page par le légendaire directeur artistique Marvin Israel, Nothing Personal représente le triomphe du minimalisme. Le format "surdimensionné" du livre présenté dans son coffret blanc ainsi que le placement saisissant des images et du texte ont révolutionné la mise en page et la forme des livres de photos. Cette réédition soignée de l'original, épuisé depuis des décennies, a été produite en étroite collaboration avec la fondation Richard Avedon. Ancien collègue d'Avedon au New Yorker et spécialiste de l'oeuvre de Baldwin, Hilton Als raconte la fabrication de Nothing Personal et la relation personnelle et créative entre Avedon et Baldwin. Als témoigne aussi avec émotion de son amitié avec Avedon et de l'impact que ce livre a eu sur sa propre vie. A sa sortie en 1964, cette vision de l'Amérique selon Avedon et Baldwin a inévitablement divisé la critique, et les deux hommes ont essuyé les attaques les plus rudes, certainsles accusant de parler au nom de l'élite libérale, d'être des "moralistes de Hollywood" et de ne représenter en rien le sentiment "réel" des "vrais" Américains. Ceci vous rappelle quelque chose ?La sortie du livre coïncide avec l'exposition organisée à la Pace/MacGill Gallery de New York, première exploration exhaustive du travail d'Avedon pour Nothing Personal.

11/2017

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Littérature française

La bataille des mouches à feu

Avec ce deuxième roman, Michel Lecorre a écrit une oeuvre magnifique qui ne se calque sur aucune autre, ne rentre pas dans un genre particulier, se situe sur son propre terrain d'influence : l'aventure, la découverte de l'autre, la présence de l'intime. L'auteur nous livre une histoire à la fois extraordinaire, par les mouvements de rencontre entre les personnages, puis par la fascination du jeune Ben pour une nature grandiose qui se prêtera à sa découverte de la chasse et plus particulièrement du piégeage. Roman métaphysique qui retranscrit, au sein des grands espaces sauvages, toute la vie intérieure du héros aux prises en parallèle avec sa passion pour la boxe thaï et ses questionnements autour de sa virilité. Les scènes de désir sont magnifiques. Jamais cela n'a été exprimé avec à la fois autant de tendresse et de violence en littérature. Sur les pas de James Baldwin, l'auteur explose le vieil idéal américain paralysant, celui d'un modèle simpliste d'une masculinité symbolisée par le cowboy et l'indien, le bon et le méchant, le Blanc et le Noir, le viril et le pédé. Benoît, jeune Franco-Américain, se voit donc confronté au monde, à travers la nature et son initiation au piégeage avec des compagnons qui revêtent tous leur importance. Autre sujet qui va de pair avec les lieux, celui de la quête d'amour du père lui-même en proie à un secret lié au drame de la perte d'un premier fils. Une nouvelle séquence rapprochera Benoît de son père : la mort de ce dernier, en tant que policier, tout près de son fils lors d'une fusillade comme seuls en connaissent les Etats-Unis. OEuvre magistrale qui décrit une Amérique aux prises avec ses démons. Benoît se rendra aussi au Québec et reviendra un moment en France pour chasser, aimer, découvrir en lui ce qu'il a de plus fort. On pourrait parler ici d'une oeuvre complexe au sens philosophique puisqu'elle met en jeu des faits, des sentiments, des émotions qui tout en étant opposés se complètent pour créer du sens en nous. Un roman d'intensité, de profondeur et de sublimation...

10/2017

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Littérature étrangère

Harlem Quartet

Dans le Harlem des années cinquante, se nouent les destins de quatre adolescents : Julia l'enfant évangéliste qui enflamme les foules, Jimmy son jeune frère, Arthur le talentueux chanteur de gospel et Hall son frère aîné. Trente ans plus tard, Hall tente de faire le deuil d'Arthur et revient sur leur jeunesse pour comprendre la folle logique qui a guidé leur vie. Pourquoi Julia a-t-elle subitement cessé de prêcher ? Pourquoi le quartet s'est-il dispersé ? Pourquoi Arthur n'a-t-il jamais trouvé le bonheur ? Ce roman magistral, où la violence et l'érotisme sont constamment maîtrisés par la tendresse et l'humour du poète, est, comme l'écrit Alain Mabanckou, "l'un des plus beaux chants de fraternité, d'amour, d'espérance et d'expiation" . Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Christiane Besse. Préface d'Alain Mabanckou.

09/2017

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Littérature française

Mythologies américaines

"L'aube est arrivée, comme toujours, à mon insu. Gracile. Des rayons de soleil à fleurets mouchetés. Comme des pattes de saint-bernard. Le roman me regarde, là, sur la table, à côté de la vieille Remington, dans un classeur rouge. Il est dodu comme un dogue, mon roman. Ma seule chance. Va." Ce sont les dernières lignes de mon premier roman, écrites il y a tout juste trente ans. J'avais l'impression que tout se jouait là. Je ne voulais écrire, à l'époque, qu'un seul livre. Un livre qui raconterait l'Amérique et ses dévorantes mythologies : la vitesse qui permet de traverser un paysage sans fin, le désir tenu en laisse comme un chien enragé par une Lolita d'un bled perdu, le succès toujours inattendu et hors de proportion, et toute cette bondieuserie qui dégouline de la bouche des pasteurs noirs et des politiciens blancs. La caméra lentement se déplace des paysages vers les visages et l'on voit, dansant la java new-yorkaise, ce cocktail de violence et de sexe colorés : Martin Luther King et Norman Mailer, Spike Lee et Calvin Klein, James Baldwin et Madonna, Truman Capote et Naomi Campbell. Le bruit de la Remington 22, unique chant de cette aube.

01/2016

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Littérature étrangère

Retour dans l'oeil du cyclone

Les quatorze essais regroupés dans ce volume, publiés à l'origine dans divers journaux et revues, couvrent une période allant de 1960 à 1985. James Baldwin y évoque les marches pour les droits civiques, les raisons de son exil en France, ses rencontres avec Martin Luther King, sa critique de l'éducation aux Etats-Unis ou encore sa célébration de la langue noire. Explorant les tensions et non-dits qui touchent son pays, Baldwin offre une analyse pertinente, sévère et subtile de la société américaine qui n'a rien perdu de son actualité ni de sa nécessité. Ces textes dressent le portrait d'un homme dont la perspicacité, l'engagement et l'écriture ont ouvert la voie à de futurs grands écrivains noirs américains. "Je suis entièrement redevable à la prose de James Baldwin". Toni Morrison

03/2015

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Littérature étrangère

Chassés de la lumière. 1967-1971

Considéré comme un roman autobiographique en France et comme un essai aux Etats-Unis, Chassés de la lumière (No Name in the Street - les deux titres, le français aussi bien que l'anglais, sont extraits d'une citation du Livre de Job qui figure en exergue dans l'édition originale américaine) est un livre à part dans l'oeuvre de James Baldwin. Temporairement et géographiquement des faits lointains sont tissés ensemble, la question raciale est le fil rouge. Ecrit, comme l'auteur tient à le noter à la fin du livre, entre New York-San Francisco- Hollywood-Istambul-Saint-Paul-de-Vence, entre 1967-1971, grâce au point de vue du voyageur, à la distance qu'il a pu prendre quant aux faits vécus et connus, ce livre tient un discours (aux tons parfois de prêche) intime et historique car Baldwin fait référence à son enfance et aux événements de la fin des années 60, notamment aux assassinats de Evers, Malcolm X et Martin Luther King, pour témoigner et dénoncer la violence et l'injustice qui naissent et grandissent dans la haine raciale. Traduit et paru en France aux éditions Stock dès 1972, année de la parution de l'édition anglaise et de l'édition américaine, ce livre reste d'une grande actualité, la question raciale continuant à être l'un des problèmes les plus importants et urgents dans le monde occidental.

02/2015

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Littérature française (poches)

Nina Simone, roman

"J'étais célèbre, on me reconnaissait dans la rue, on m'offrait des concerts dans tout le pays, mes disques sortaient en Europe... Les télévisions me demandaient, les stars de cinéma aussi me réclamaient à leur table, Lauren Bacall, Frank Sinatra, la minuscule Natalie Wood... Mes amis étaient écrivains, Langston Hughes, James Baldwin, Lorraine Hansberry. Ma vie pourrait-elle jamais être plus belle ? J'étais la coqueluche du moment et une petite voix en moi susurrait : Profite, Eunice, ça n'aura peut-être qu'un temps". Comment Eunice Kathleen Waymon, la petite fille noire née dans une famille pauvre à Tryon, Caroline du Nord, en 1933, est-elle devenue l'immense Nina Simone, la diva à la voix unique et au toucher de piano inoubliable ? Le destin de Nina Simone ressemble à un roman : c'est ce roman que Gilles Leroy recompose, livrant avec tendresse l'histoire totalement vraie et totalement romancée d'une artiste adulée dans le monde entier - mais si seule dans la vie. Avec cet émouvant portrait d'une femme blessée, Gilles Leroy nous offre, après Alabama Song et Zola Jackson, le troisième volet de sa trilogie américaine.

12/2014

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Littérature étrangère

Le Messager

"On dévore ce livre avec une halte d'autant plus douloureuse qu'il est à la Ibis si mesuré et si tendu. Parfois on n'a plus l'impression de lire un roman, on jurerait que quelque chose vous arrive. Je croyais entendre la musique. sentir les odeurs, découvrir toutes ces rues et rencontrer tous ces gens et j'étais assailli sans cesse par l'étonnement même qui nous assaille si souvent dans la vie (...). Peu importe ce que peuvent dire les sages de la Cité. Telle est New York...", James Baldwin.

01/2014

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Critique littéraire

Anges batailleurs. Les écrivains gay en Amérique, de Tennessee Williams à Armistead Maupin

"La révolution gay fut d'abord et avant tout une révolution littéraire". Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, aux Etats-Unis, une nouvelle génération d'écrivains s'est imposée et a durablement laissé son empreinte sur le paysage artistique, culturel et social, non seulement de l'Amérique mais du monde entier. Leurs noms? Truman Capote - l'enfant terrible, pourfendeur "de sang froid" de la société mondaine. Gore Vidal - chroniqueur affûté de la vie politique et sexuelle de ses contemporains. Tennessee Williams - le damné magnifique qui, presque à lui seul, redéfinit les contours du théâtre américain. Mais encore James Baldwin, Christopher Isherwood, Allen Ginsberg ou, plus près de nous, Edmund White et Tony Kushner... Point commun de tous ces écrivains, outre l'insolence de leur talent ? Leur homosexualité assumée, sinon affichée, en un temps où l'on n'appréciait guère ce genre de revendications... Loin des cortèges de manifestants, c'est par le verbe que ces "éminents hors-la-loi" brisèrent le tabou et ouvrirent la brêche qui allait mener à l'un des bouleversements les plus importants de ce dernier demi-siècle dans nos sociétés modernes.

09/2013

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Littérature étrangère

Des havanes à la Maison-Blanche

Voici rassemblés quatorze textes de William Styron, aussi variés que personnels. Tantôt il raconte son amitié avec des personnalités politiques, tel John F. Kennedy, qu'on voit ici fumer des havanes, officiellement prohibés, ou François Mitterrand, entouré de pompe et d'honneurs lors de la cérémonie d'investiture. Ou bien il évoque des amis écrivains : Truman Capote, James Baldwin, Terry Southern... Il médite sur un glorieux prédécesseur, Mark Twain, décrit ses promenades avec son chien, détaille les charmes de la vie quotidienne dans sa maison d'été de Martha's Vineyard... Ces textes dessinent l'autoportrait attachant et émouvant d'un homme hanté par d'éternelles obsessions à la fois intimes, comme la sexualité, et historiques : l'esclavage en tant qu'héritage sudiste, ou encore la Seconde Guerre mondiale. L'écriture dans sa précision vise à sauver le passé de l'oubli et à le retranscrire avec une franchise absolue. Cette dimension élégiaque donne à ce volume non seulement son unité mais sa beauté : celle d'un adieu à la vie, mais où celle-ci a toujours le dernier mot.

11/2011

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Poches Littérature internation

Tant que je serai noire

Figure emblématique de l'histoire des Etats-Unis, Maya Angelou s'est engagée corps et âme dans le XXe siècle américain. Tant que je serai noire débute en 1957 lorsque, décidée à devenir écrivain, elle part avec son fils, Guy, pour rejoindre Harlem, épicentre de l'activité intellectuelle des Noirs américains. Elle participe aux bouleversements de l'époque et rencontre des artistes comme Billie Holiday et James Baldwin, et les leaders du mouvement des droits civiques, Malcolm X et Martin Luther King. Enfin, conquise par Vusumzi Make, qui se bat pour la liberté des Noirs d'Afrique du Sud, elle part vivre en Afrique, théâtre des luttes anticolonialistes, où elle devient journaliste. Ce récit autobiographique dessine le portrait d'une femme exceptionnelle qui a intégré, jusqu'au coeur de sa vie intime, une véritable révolution mondiale, culturelle et politique.

09/2009

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Littérature étrangère

Paris en noir et black

Paris vu d'Amérique : on rêve de l'approcher, pour un jour ou pour la vie. Surtout si l'on est noir et qu'on a vécu enfant la "venimeuse brutalité de la ségrégation ". Dans le sillage de James Baldwin, Richard Wright et tant d'autres, célèbres ou anonymes, Eddy Harris a choisi Paris. Observateur sagace, il savoure la magie des lieux, des rencontres, une liberté toute neuve. Mais même ici, selon qu'elle est américaine ou africaine, la peau noire prend une nuance différente au regard de certains : être black ne signifie pas tout à fait être noir. Au fil du récit se dégagent des thèmes aussi essentiels que les raisons de l'exil, le sentiment d'appartenance, les ambiguïtés du modèle français d'intégration, le racisme... "La vie est un voyage, mieux je la décris, mieux je la vis ", aime à dire Eddy Harris. Un voyage dont il est le touriste permanent.

05/2009

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Littérature française

Lettre à Jimmy. A l'occasion du vingtième anniversaire de ta mort

Né à Harlem en 1924, mort à Saint-Paul de Vence en 1987, noir, bâtard, homosexuel, écrivain, James Baldwin a combattu sans relâche la ségrégation raciale. Mais ce n'est pas à ce titre que l'admire Alain Mabanckou. Dans cette longue lettre qu'il lui adresse post-mortem, il salue en Baldwin l'esprit libre qui refusa, en littérature comme en politique, que sa lutte mène au repli communautaire. L'hommage épistolaire se mue alors en échange complice ; citations de l'œuvre du maître et commentaires se confondant presque pour rappeler qu'il n'est d'homme qu'universel. Alain Mabanckou et James Baldwin avaient bien des choses à se dire. L'un comme l'autre, ils n'acceptent que deux identités : celle d'écrivain, et celle d'être humain.

08/2007

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Poches Littérature internation

La chambre de Giovanni

Dans le Paris de l'après-guerre, David, un jeune Américain, s'éprend de Giovanni tandis que sa fiancée est en Espagne. La sincérité et l'audace avec lesquelles James Baldwin décrit le trouble émotionnel de David, déchiré entre Giovanni et Hella, font de ce livre un classique. Publié en 1956 aux Etats-Unis, "La Chambre de Giovanni" est un récit bouleversant sur la confrontation culturelle, l'identité sexuelle et l'amour.

08/2005

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Théâtre

Le Coin des "amen". Pièce en 3 actes

Harlem. Sœur Margaret, séparée de son mari Luke, trompettiste de jazz, et vivant avec leur jeune fils David, célèbre le culte dans l'église d'une communauté noire. Mourant d'alcoolisme, Luke revient vers sa femme, tandis que David, au contraire s'en va, révolté par le milieu étroit et dévot où il a vécu. Qu'enseigne souverainement le Seigneur ? Une loi unique triomphe de tous les hommes et de tous les cantiques, celle de l'amour absolu entre les hommes. La préface écrite par Baldwin pour présenter son texte donne au lecteur un étonnant tableau autobiographique de ce très grand écrivain noir.

10/1983

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Littérature étrangère

Chronique d'un pays natal. Essais

Ce recueil groupe de courts essais parus dans la presse et réunis en 1955. Baldwin y décrit avec franchise et simplicité la condition des Noirs aux Etats-Unis et explique ce qui l'a gêné, à chaque moment de sa vie, pour devenir " un honnête homme et un bon écrivain ". Le récit de la mort de son père, suivi de la description d'une émeute dans Harlem, est des plus révélateurs de la constante menace d'explosion qui pèse sur les Etats-Unis. En Europe où Baldwin a éprouvé le sentiment d'irresponsabilité du touriste, il a également découvert que son sort était lié à celui de ses compatriotes blancs. Problème noir ou problème blanc, c'est une histoire d'amour et de haine.

01/1973

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Littérature étrangère

L'homme qui meurt

L'Homme qui meurt est le premier roman de James Baldwin depuis Un autre pays, publié en France en 1964. Avec l'intensité qui caractérise ses oeuvres, Baldwin conte l'histoire d'un célèbre acteur noir américain, Leo Proudhammer. Terrassé par une crise cardiaque à l'âge de trente-neuf ans, celui-ci se voit imposer une période d'immobilité : il revit alors en pensée son enfance à Harlem, sa jeunesse parmi la bohème de Greenwich Village, son existence avec sa maîtresse blanche, Barbara, qui est aussi sa partenaire sur scène, avec son frère, un raté... Leo doit aussi affronter l'avenir : atteint au sommet de sa carrière, saura-t-il entrer dans l'ombre et en supporter les conséquences ? Mais la chance est de son côté, et nous assistons, fascinés, à son inévitable montée vers le succès. D'autres thèmes se retrouvent dans ce roman : peut-on être noir et se battre pour l'Amérique ? Le Dieu des chrétiens est-il une création de l 'homme blanc ? Avec toute sa sensibilité, James Baldwin décrit l'enfance de Leo à Harlem, la vénération qu'il porte à son frère aîné, la violence des affrontements avec les Blancs et la police. Il nous donne l'image d'une société déchirée par la haine et la peur.

09/1970

Articles

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