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500 000 enregistrements musicaux sauvés par la bibliothèque du web

Antoine Oury - 18.05.2020

Patrimoine et éducation - A l'international - internet archive - enregistrements musicaux patrimoine - Bop Street Records


Que se passe-t-il lorsqu'une institution culturelle disparaît du paysage ? Le plus souvent, elle emporte avec elle un héritage primordial, privant les générations futures de précieux témoignages. Cette situation se profilait pour le stock de la boutique Bop Street Records de Seattle, victime collatérale de l'épidémie de Covid-19. 500.000 enregistrements musicaux échapperont toutefois à un funeste destin, grâce à l'intervention de la plateforme Internet Archive.

i can hear it now
Chez Bop Street Records, à Seattle (Todd Gehman, CC BY-NC 2.0)


La « bibliothèque du web » a encore frappé : la plateforme Internet Archive, dédiée à la numérisation et à la mise en ligne de ressources patrimoniales culturelles, s'est manifestée pour le rachat d'un stock de 500.000 vinyles et autres supports d'enregistrements musicaux. 

Ces derniers constituaient le stock de la boutique Bop Street Records, une adresse particulièrement connue de la ville de Seattle, dans l'État de Washington aux États-Unis. Le montant total de l'achat de la collection n'a pas été dévoilé, étant donné que l'ensemble des enregistrements n'a pas encore été évalué.

Dave Voorhees, le propriétaire du magasin, avait annoncé en avril dernier que l'enseigne fermerait ses portes à la fin du mois de juin, incapable de passer la période de confinement et de baisse d'activité liée à l'épidémie de Covid-19. Le stock de quelque 500.000 références était alors menacé, en l'absence d'un repreneur et d'une possibilité d'entreposer l'ensemble.

Brewster Kahle, fondateur de la plateforme Internet Archive, a expliqué au Seattle Times qu'il était particulièrement intéressé par les enregistrements les plus obscurs de la boutique : « Les fanfares de lycées, les bandes originales de films étrangers méconnus... Voilà ce que j'appelle des trésors. »
 
Pour le moment, l'avenir du stock au sein d'Internet Archive n'est pas arrêté. Mais il semble évident que la plateforme va s'atteler à la numérisation des enregistrements, puis à leur mise en ligne. Ce qui pourrait soulever de nouvelles questions vis-à-vis de son respect des droits d'auteur : le site a été pointé du doigt à plusieurs reprises, notamment pendant la crise du Covid, pour sa mise à disposition de contenus culturels sous droits au public.


Commentaires
Je suppose toutefois que tous ces disques ont connu au départ un dépôt légal en phonothèque / bibliothèque nationale...

Ce qui ne veut peut-être pas dire qu'ils soient pour autant accessibles en streaming.
Alors déja le dépot legal ça change suivant les pays et de plus n'est pas obligatoire. Concernant la musique en france par exemple ne sont pris en compte que les partitions (exit les enregistrements), la bibliothèque du Congrès américain ne prends en compte que certains type de musique, etc...
Le dépôt légal des enregistrements sonores (78tours, 33 tours, K7, CD) existe en France depuis 1938 : https://www.bnf.fr/fr/depot-legal-pour-quels-documents
Pour Refuznik : le dépôt légal est obligatoire et gratuit en France, et les enregistrements sont bien entendus acceptés, pas seulement les partitions. 2 erreurs en 4 lignes, ca fait beaucoup.
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