Roselyne Bachelot : des Etats ”généreux“ pour les festivals

Victor De Sepausy - 03.10.2020

Edition - Economie - Bachelot festivals aides - crise sanitaire aides - manifestions millions euros


Quelques-unes des grandes dates de la rentrée littéraire se sont maintenues, mais les manifestations endurent encore et encore des restrictions sanitaires. Les annulations continuent de se succéder, et le ministère de la Culture est appelé en renfort. Lors d’une intervention à Avignon, Roselyne Bachelot a présenté un nouveau plan de soutien pour les festivals.



La Sofia et le Centre national du livre, premiers soutiens des événements littéraires, avaient confirmé le maintien de leurs aides aux salons et festivals — sous conditions. Une réponse aux « preuves de solidarité » réclamées par les organisateurs, dès la fin du mois de mars. Après une vingtaine de jours de confinement, l’événementiel culturel avait souffert, et le monde littéraire avec lui.
 

Avignon, on y danse


Organisant les premiers États généraux des festivals, le ministère de la Culture réunissait les professionnels ces 2 et 3 octobre à Avignon. Et Roselyne Bachelot ouvrait les débats, avec deux annonces fortes pour le secteur.

Des organisateurs, elle disait attendre qu’ils définissent « le programme comme la méthode, car les états généraux s’ouvrent aujourd’hui il ne se termineront pas lors de cette première session ». 

Considérant les bouleversements occasionnés par la crise sanitaire, la ministre de la Culture rappelait la volonté du président de la République que de mobiliser un fonds de 10 millions € confié aux DRAC pour apporter une première réponse. Lequel sera prolongé en 2021. 
 

Ce dernier « bénéficiera d’une nouvelle enveloppe avec une première dotation de 5 millions d’euros qui permettra d’accompagner les organisateurs des festivals les plus touchés par la crise sanitaire et les accompagner dans la mise en œuvre des événements 2021 », assurait-elle. 
 

Moratoire sur la sécurité


Au-delà, sera évalué le besoin d’ajouter des sommes supplémentaires, « au-delà de cette mesure d’urgence ». Et d’ajouter que « la crise a révélé des insuffisances qui existent dans ce domaine : je veux travailler à une meilleure prise en compte des festivals, compte tenu notamment de leur rôle dans les carrières artistiques et de leur contribution à la diffusion de la culture auprès de nos concitoyens ». 

De même, une collaboration entre le ministère de la Culture et celui de l’Intérieur est en cours, pour évaluer les difficultés de l’application de la « circulaire relative aux services d’ordre indemnisés ». Un moratoire décidé jusqu’au 30 décembre 2020 a été conclu à ce titre : les coûts engendrés seraient donc pris en charge par l’État. 

Voilà deux ans, en effet, même Jack Lang était intervenu pour dénoncer les frais de sécurité « de plus en plus hallucinants en termes de montants », qui étaient imposés aux événements. Le président du CNL avait plaidé pour que les festivals littéraires puissent accéder au fonds de soutien mis en place après les attentats du 13 novembre « ou à défaut qu’ils bénéficient de leur fonds propre : la sécurité n’est pas moins importante dans les salles de concert qu’à l’occasion d’un salon du livre ». La question devenait donc urgente.
 

Maintenir le lien avec les organismes


Enfin, déclarait la ministre, « je souhaite également maintenir dans les prochains mois des échanges réguliers avec les organisations professionnelles et les artistes; ils seront réunis dans le cadre de réflexions transversales, mais aussi pour définir nos actions sectorielles ». 



Avec un volume de 3000 à 6000 festivals sur le territoire français, rappelons que l’activité partielle a été maintenue à 100 % pour le secteur culturel. De même, pour les manifestations fonctionnant à la billetterie — on peut penser au festival de la BD d’Angoulême, entre autres — un fonds d’aide de 100 millions € devrait aider à compenser les effets de jauge. 

Une étude de 2018, menée par le CNL, avait démontré que les questions de financements étaient les plus délicates, dans un contexte de budgets restreints, pour les manifestations de la filière livre. Et ce, alors que 84 % des organisateurs font appel à des bénévoles pour organiser ou dynamiser leurs manifestations, et 77 % des personnes mobilisées dans l’organisation des manifestations sont bénévoles.


Commentaires
 sécurité :"la crise a révélé des insuffisances qui existent dans ce domaine", après le contrôle de la santé, le contrôle de l'instruction, le contrôle de la liberté d'expression, maintenant ce sera aussi le contrôle de la vie culturelle?!

où allons nous svp? je suis atterrée.

"l’activité partielle a été maintenue à 100 % " = pouvez-vous m'expliquer (en français svp) ce que veut dire cette phrase? sommes nous pris non seulement pour des imbéciles, des incultes, mais aussi pour des illettrés?
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