Paris : une autre bibliothèque victime d'injures racistes et homophobes

Clément Solym - 01.10.2020

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« Après la bibliothèque Colette Vivier, c’est maintenant au tour de la bibliothèque Rostand d’être victime de dégradations racistes, sexistes, homophobes. » Le constat est désolant, et la vague de graffitis qui sévit dans le XVIIe arrondissement se poursuit, dans l’incompréhension générale. 


 

La bibliothèque Colette Vivier, après des mois d'injures répétées sur ses murs, avait décidé de fermer ses portes le 22 septembre. Un “directrice sale pute” de trop, apprenait ActuaLitté, qui faisait surtout craindre chez les personnels que des attaques spécifiques contre les femmes ne soient portées.

L’établissement était manifestement le plus ciblé, mais pas le seul. Edmond Rostand et la Bibliothèque-Discothèque des Batignolles, toutes deux dans le XVIIe, avaient déjà été victimes de ces insultes. Sauf que les inscriptions sont apparues sans récidive. « Et chez nous, il semble évident que les femmes sont particulièrement ciblées », nous expliquait-on chez Colette Vivier.

La présence d’un vigile de jour n’allait pas nécessairement arranger la situation, d’autant que les forces de police avouaient une certaine impuissance. « On les comprend : intervenir, de nuit, pour empêcher le bonhomme de sévir, sans savoir quand il surgira, n’a rien d’une sinécure », reprend aujourd’hui un proche du dossier.
 

Une propagation ?


Or, si Edmond Rostand avait déploré par le passé de pareilles dégradations, occasionnellement, celles de Colette Vivier se sont étendues à la bibliothèque, située non loin. Interpellé, le maire d’arrondissement, également vice-président de la métropole Grand Paris, Geoffroy Boulard, assurait avoir alors « saisi à nouveau la DPSP de la Ville de Paris et le commissariat de la préfecture de police pour une action coordonnée afin que les agissements de cet individu cessent ».

Et d’apporter tout son soutien aux équipes. Mais quand Edmond Rostand annonce avec une photo que des injures à caractère raciste, sexiste et homophobe sont apparues, l’élu du XVIIe a dû se sentir un peu seul.
 


« Blanc = pédophiles » ou encore « Arabes = tous des voleurs », ou le délicieux « Bande de chienne » (sic et sic sur l’orthographe…) se succèdent, sans motif apparent autre que la dégradation et l’insulte gratuite. 

L’établissement, sollicité, reste extrêmement discret et ne souhaite pas apporter de précisions sur ce phénomène. Mais ce qui étonne dans l’interprofession, « c’est le silence de la mairie : d’ordinaire, ce genre de dégradations, accompagné qui plus est d’injures, fait rapidement réagir. On ne s’attend pas nécessairement à ce qu’Anne Hidalgo intervienne, mais son adjointe à la culture, Carine Rolland, n’a toujours pas réagi. »

Et en effet, pas même un tweet circonstanciel. ActuaLitté a tenté d'interroger l'adjointe à la Culture, dans l'attente d'une réponse. Cet article sera mis à jour le cas échéant.


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