Attentat à Conflans-Sainte-Honorine : les auteurs jeunesse solidaires des enseignants

Dépêche - 19.10.2020

Edition - Conflans Sainte Honorine - attentats terrorisme caricatures - auteurs jeunesse enseignants


La Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse vient de réagir d'un seul bloc après les attentat de Conflans-Sainte-Honorine. Ils souhaitent exprimer leur totale solidarité vis-à-vis du corps enseignant. Leur texte est ici communiqué dans son intégralité.


 

Après l’assassinat de Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie au collège du Bois d’Aulne de Conflans-Sainte-Honorine, nous, auteurs et autrices de littérature jeunesse, souhaitons exprimer à la fois notre immense tristesse, notre stupéfaction et notre indignation. 

Nous tenons à adresser un message de solidarité aux enseignants et enseignantes, aux chefs d’établissements, aux élèves et parents d’élèves ainsi qu’à tous ceux et à toutes celles qui travaillent et interviennent dans les écoles, collèges et lycées. 
 
En tant qu’auteurs et autrices de littérature jeunesse, nous sommes régulièrement invité·es dans les établissements scolaires pour présenter nos livres, romans, bandes dessinées, documentaires ou albums illustrés, et animer des ateliers d’écriture et d’illustration. 
 


La liberté d’expression est au cœur de ces rencontres. C’est à l’école que les enfants et les adolescent·es apprennent à débattre, à forger leur esprit critique, à s’ouvrir à d’autres points de vue et à les respecter. 

Nous pouvons témoigner de l’engagement des enseignants et de la difficulté de leur tâche. C’est pourquoi, aujourd’hui, à l’heure où elle est attaquée dans sa chair, nous appelons tous les citoyens et citoyennes de notre pays à réaffirmer leur attachement à une école qui instruit et qui forme des citoyens et des citoyennes éclairés.

Les auteurs et autrices jeunesse.


illustration : Free-Photos CC 0


Commentaires
« nous appelons tous les citoyens et citoyennes de notre pays à réaffirmer leur attachement à une école qui instruit et qui forme des citoyens et des citoyennes éclairés. »

L'école est une vaste garderie où les profs qui le veulent encore ne peuvent plus enseigner, ou alors seulement enseigner le « programme de l'académie », fabriqués par des gens qui n'ont jamais enseigné ou n'enseignent plus depuis des lustres et bien sûr inspectés par ces mêmes censeurs.

Au final, les élèves reçoivent une bouillie qui leur met dans la tête que tout se vaut, que l'enseignant ne sait rien de plus qu'eux et qu'ils peuvent tout remettre en cause;

Il ne faut pas venir pleurer ensuite que certains partent en vrille : on fait tout pour !

L'école n'instruit plus personne depuis des décennies : d'ailleurs, aujourd'hui et depuis longtemps, il suffit de naître pour avoir le bac !
Très juste : voilà les fruits amers de la renonciation à promouvoir et défendre nos valeurs d'ouverture, de tolérance et de laïcité : un sondage IFOP de janvier ou février 2020 montrait que la moitié des jeunes considèrent la critique d'une religion comme une atteinte offensant les convictions des croyants concernés et désapprouvent donc de telles critiques : les pires plantes de l'ignorance, voire de l'approbation de certaines censures, poussent dans des cervelles laissées en friche.



Et, bien entendu, il n'est toujours pas question d'opposer un refus ferme, en paroles et en actes, vis-à-vis des idées ou des comportements obscurantistes voire fanatiques parce que trop de responsables, enseignants, hommes politiques, journalistes, intellectuels ou soi-disant tels sont toujours enfermés dans la honte de soi, la repentance postcoloniale et autres sanglots de l'homme blanc (cf. le livre magistral de Pascal Bruckner, toujours d'actualité) et s’interdisent donc toute critique sérieuse, constante et se traduisant dans les faits visant les toujours plus nombreuses et violentes dérives islamistes.



Pourtant, cette « vilaine » France et ses « horribles » valeurs réactionnaires n'ont pas posé problèmes aux Italiens, Espagnols, Portugais, Polonais, Vietnamiens, Chinois et autres Laotiens : le problème vient donc d'abord de l'islam parce que, chez beaucoup de musulmans, cette croyance se matérialise par un système de valeurs ossifié et arriéré qui rejette de plus en plus ouvertement et haineusement nos valeurs communes, de la liberté d'expression à l'égalité entre hommes et femmes. Le comportement d'autres musulmans, notamment de femmes, montre pourtant qu'il est possible de pratiquer cette religion – ou de cesser d’y croire – en conformité avec les principes fondamentaux qui régissent notre société. Mais tant qu'on fera preuve de faiblesse à l'égard des fanatiques, ce sont eux, hurlant à l'islamophobie dès qu'on les contrarie, qui donneront de plus en plus le ton, diffuseront de plus en plus leurs idées mortifères et intimideront les musulmans modernistes.
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