#Economie

“Éditeur, un vrai métier ?”

Les éditeurs sont de plus en plus nombreux à déclarer benoîtement qu'auteur « n’est pas un métier ». Qu'il est inutile de légiférer. Récemment, le président de la SGDL, Mathieu Simonet, encourageait les auteurs à devenir médiateurs culturels plutôt que de vouloir être payés pour leurs oeuvres. Les éditeurs sont pourtant les premiers à se placer dans le cadre de l’industrie culturelle, à en réclamer les avantages, à trouver naturel que chaque acteur du livre, de l’imprimeur au libraire, soit un professionnel... à l’exception de l’auteur. Mais d’où vient cette assurance selon laquelle eux-mêmes méritent de vivre de leur travail quand les auteurs ne le pourraient pas ?

Le 05/02/2020 à 10:57 par Auteur invité

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05/02/2020 à 10:57

Auteur invité

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par Christophe Arleston et Audrey Alwett

Arleston © Etienne Clotis / Audrey Alwett © 

Alors que la confiance est indispensable pour concevoir ensemble de beaux livres et les porter vers le succès, la négation du métier d’auteur sape de plus en plus la relation auteur-éditeur et biaise leurs rapports. Pire, les déclarations de quelques dirigeants répandent dans l'esprit de trop d'éditeurs salariés l'idée que les auteurs sont des denrées méprisables. « Nous prenons tous les risques ! » nous disent régulièrement des salariés qui touchent des revenus pérennes et décents, qu'ils publient des succès ou de retentissants échecs.

Il en résulte des comportements qui ne sont plus supportables, et qui nous amènent à nous poser les questions suivantes : qu'est-ce que le professionnalisme ? Est-il normal que les éditeurs remettent toujours en question celui des auteurs, mais jamais le leur ?

C'est alors que nous reviennent en mémoire quelques exemples. Tous authentiques, tous advenus dans de grandes maisons d'édition francophones...

Et éditeur, c’est un métier ?

Cet éditeur presse les auteurs, les fait travailler jour, nuit et week-end pour rendre un projet dans de très courts délais. Quand les auteurs envoient les fichiers définitifs, ils reçoivent un mail-retour automatique : l'éditeur est parti en vacances pour trois semaines et reprendra tout cela à son retour. Cela est-il professionnel ?

Cette éditrice promet tout ce qu'elle veut à une autrice qui n'a aucune difficulté à être publiée, mais qui cherche avant tout une collaboratrice solide avec qui faire de beaux livres. Cette éditrice confie le projet à une assistante incompétente qui fait un travail lamentable. Cette éditrice ne donnera plus jamais de nouvelles malgré ses engagements premiers. Cela est-il professionnel ?

Cet éditeur est ivre à toutes les soirées et tous les festivals de BD et ne perd jamais une occasion de dénigrer les auteurs absents. Cet éditeur se moque ouvertement des jeunes auteurs venus lui présenter un dossier (il les reçoit parfois un joint à la main). Cela est-il professionnel ?

Cet éditeur exige un travail documenté, précis et pointu pour un travail de commande. Les scénaristes reçoivent le livre imprimé quelques mois après. Il est truffé d'erreurs, de bulles manquantes, de fautes d'orthographe. Pire : le dessinateur a parfois mal compris et il y a plusieurs contresens. L'éditeur avait refusé de faire contrôler les fichiers aux scénaristes. Hélas, il semble qu'il ne l'ait pas fait non plus. Cela est-il professionnel ?

Cet autre éditeur envoie lui aussi un album de bandes dessinées à l’imprimerie en prétendant l’avoir contrôlé et sans avoir permis aux auteurs de voir le lettrage réalisé par ses « opérateurs » : résultat, 57 erreurs, textes manquants ou déplacés, voire répétés, queues de bulles allant vers les mauvais personnages, bulles vides... Cela est-il professionnel ?

Cette éditrice passe une commande. Elle se montre très exigeante tout en donnant des directions contradictoires. Finalement le travail est achevé. La même éditrice ne donne plus de nouvelles malgré des relances répétées. Les auteurs ne seront pas payés. Cela est-il professionnel ?

Cette éditrice demande un énorme travail de recherche à des scénaristes pour un ambitieux projet historique. Il faut rassembler toute la coûteuse documentation et rédiger un long synopsis en une semaine, pas plus. Les scénaristes y travaillent jour et nuit. Finalement, plus de nouvelles. L'éditrice relancera mollement le projet presque un an plus tard. Cela est-il professionnel ?

Cette éditrice va chercher une autrice experte sur un sujet particulier. Elle se montre enthousiaste devant les textes remis. Quand l'autrice reçoit le bon à tirer, elle saute au plafond. Dans la plus totale illégalité et avec la bénédiction de l'éditrice, la stagiaire a tout réécrit. L'autrice devra péniblement en expurger les anachronismes, légions d'adjectifs et d'adverbes lourdingues, phrases sans queue ni tête, anacoluthes qui n'étaient pas dans la version initiale. Cela est-il professionnel ?

Cet important éditeur retient parfois les droits SOFIA de ses auteurs sur leurs avances. Quand les auteurs exigent leur versement, la comptabilité leur explique, contre la loi, que cette retenue est normale. Les auteurs doivent alors faire intervenir la SOFIA pour régulariser la situation. Cela est-il professionnel ?

Cet éditeur prétend haut et fort que les auteurs sont des illettrés. Il tient son discours face à une autrice qu'il prend de haut, lui explique que ni elle ni aucun auteur ne devraient avoir le droit d'écrire puisqu'ils n'ont pour la plupart pas lu l'Odyssée. Il s'avèrera que lui-même n'a lu qu'une version abrégée pour enfants, quand l'autrice a étudié le texte en grec ancien pendant un semestre entier. Cela est-il professionnel ?

Cette autrice se marie. Elle prévient un an à l'avance qu'elle sera absente durant cinq jours pour son voyage de noces. Les fichiers sont rendus très en amont. Finalement, le département de fabrication n'a le temps de s'en occuper qu'à la date fatidique. Il exige des corrections urgentes pendant le voyage. L'autrice en sacrifie trois jours sur cinq. Le département de fabrication ne prendra la peine de reporter les corrections qu'un mois après le retour de l'autrice. Cela est-il professionnel ?

Un mépris systémique

Ces personnes au comportement plus qu'amateur ont pourtant toutes été rémunérées, grâce au travail des auteurs, comme des professionnels.
Nous allons nous arrêter là. Parmi tous les exemples que nous venons d'énumérer, ce qui ressort n'est pas uniquement l'incompétence ou le manque de sérieux de quelques salariés. Le véritable point commun de toutes ces situations, c'est un mépris des auteurs. Un mépris de ceux dont le travail permet de payer les salaires et de faire vivre toute une maison d’édition.
Ce mépris est devenu systémique.
Il est insupportable.
Il doit cesser.

Nous ne pouvons plus tolérer que se banalisent les propos selon lesquels les auteurs ne sont que des amateurs. Nous avons pour beaucoup atteint un niveau d'expertise hors du commun. Nous travaillons de cinquante à soixante-dix heures par semaine, au point que nos dos finissent brisés par de trop longues heures passées assises. Nombreux sont les dessinateurs qui doivent s'arrêter six mois, un an, pour des tendinites extrêmement graves. Nous ne prenons jamais de vraies vacances ou si peu, tout juste partons-nous travailler au vert. Si nous ne sommes pas des professionnels, alors quoi d'autre ?

Évidemment, nous ne prétendons pas qu'il n'y ait jamais aucun comportement regrettable du côté des auteurs, et nous ne voulons pas non plus stigmatiser les éditeurs dans leur ensemble. Il en existe qui travaillent merveilleusement et sont de véritables alliés, qui ont compris que c’est en respectant les auteurs qu’on obtient les plus grands succès. Ils se reconnaîtront, nous leur manifestons notre reconnaissance, notre respect et nos remerciements sincères. Avec ceux-là, nous nous sentons en confiance et donnons le meilleur de nous-mêmes. Ils sont d'ailleurs la raison pour laquelle, de notre côté, nous n'aurions jamais l'arrogance de stigmatiser leur profession dans son entièreté, en la taxant d’amateurisme.

Que ces éditeurs-là soient remerciés du respect avec lequel ils nous traitent. Toutefois, nous aimerions qu'ils soient conscients des difficultés que nous rencontrons et qu'ils ne permettent plus que de tels propos contre les auteurs se répandent dans leurs rangs. Ce n'est dans l'intérêt de personne. Nous ne sommes pas deux camps qui s'affrontent. Nous voulons être des alliés qui regardent ensemble dans la même direction.

69 Commentaires

 

Paul P.

05/02/2020 à 20:27

De l’intérêt peut-être de passer par un agent littéraire, souvent plus armé et plus expérimenté face au monde de l'édition qu'un auteur qui n'en connait pas forcement tous les rouages ni les pièges?

o'zanna

06/02/2020 à 08:17

Paul P. : "De l’intérêt peut-être de passer par un agent littéraire, "
Certes. Mais il ne suffit pas de vouloir passer par un agent pour en trouver un qui accepte de vous représenter. Surtout que, m'a-t-on dit, que les éditeurs n'aiment pas trop les agents (du moins pour les auteurs français). Sans doute pour cette même raison.

Lindingre

05/02/2020 à 22:34

Je suis d’accord avec ce que dit Ismael. Un moment j’ai pensé raconter mon périple dans l’edition. Auteur, red chef, éditeur, puis de nouveau auteur. Bon déjà, je ne suis pas persuadé que ça passionne les foules. Même si j’ai plein de trucs à raconter. Et en effet, j’en autant sur les auteurs que les autres. Parce que j’ai rencontré de fameux abrutis parmi les auteurs. Et de célèbres abrutis! Dans les deux camps aussi, des gens magnifiques. Bref, quand on bosse dans une boîte dont la diffusion dénigre les nouveaux auteurs dont toi éditeur, tu leur dit qu’ils sont vraiment bons... que les mêmes auteurs partent ensuite faire un carton ailleurs, et que la même diffusion te demande pourquoi tu n’as pas publié le best-seller chez toi. Tu leur mets leur mise en place sous le nez, (genre 1000 ex), tu leur expliques comment ils ont sapé tout le travail de l’auteur, de l'éditeur... parce qu’ils n’en ont rien à branler. Parce qu’ils ne regardent que les GFK, ne lisent rien, ne comprennent rien... bref, l’incompétence Crasse, je l’ai subie des années. Jusqu’au dégoût.
Citer les gens? Moi j’ai compris de qui il était question plus haut. Enfin pour certains. Mais bref, citer c’est se griller. Pour finir sur les éditeurs, j’ai été témoin d’un truc : un à-valoir de 500 euros pour un 48 cc. Du genre « hé, jeune, c’est au tome 2 que tu vas te rattraper ». Je parle là de boîtes qui gagnent beaucoup d’argent en vendant de la grosse merde. Ce qui semble devenir le modèle dominant.

o'zanna

06/02/2020 à 08:22

Lindingre : "Un moment j’ai pensé raconter mon périple dans l’edition. Auteur, red chef, éditeur, puis de nouveau auteur. Bon déjà, je ne suis pas persuadé que ça passionne les foules. Même si j’ai plein de trucs à raconter."
... Faites un blog. Vous y publiez régulièrement "une anecdote", ça demande moins de travail qu'écrire un livre entier. Et vous pouvez toujours laisser tomber si vous avez l'impression que ça ne passionne pas les foules. Moi, je vous lirais. ;)

"Citer les gens? Moi j’ai compris de qui il était question plus haut. Enfin pour certains. Mais bref, citer c’est se griller."
... et/ou s'exposer à des poursuites en justice pour diffamation. Il y a intérêt à se blinder (avoir des témoins prêts à témoigner, par exemple).

Arleston

06/02/2020 à 15:19

... et si nous n'avons pas donné de noms, ce n'est pas tant pour ne pas se griller, mais parce qu'il ne s'agit pas à travers cette liste d'exemples de stigmatiser untel ou untel, mais bien un système global.

Lou

06/02/2020 à 03:05

"Avec ce genre de généralité absurde (parce que c'est précisément le cas) on peut tout aussi bien dire que les auteurs sont tous millionnaires" > je ne comprends pas l'agressivité de vos propos et tiens à préciser que l'auteur et l'autrice de l'article sont eux-mêmes auteur et autrice, et que leurs généralités sont fondées et justifiées de par leur expérience et surtout leurs fréquentations. "74 % éditeurs français sont en situation financière critique. 80 % éditeurs ne se payent pas de salaire, et une partie non négligeable y va de sa poche pour financer sa maison d'édition et ses ouvrages, pour beaucoup déficitaires" > quelles sont vos sources ? De plus, certes 74s éditeurs sont en situation critique (selon vos chiffres), mais ils ont un statut professionnel (ils sont salariés), ce qui n'est pas le cas des auteurs. Ce n'est pas faux de dire que les auteurs aujourd'hui, face à la surproduction, doivent se battre pour se faire une place dans les catalogues, et quand ils y parviennent, ne sont pas respectés parce que "oh, y en aura d'autres". C'est de respect et de reconnaissance dont il est question, de considération, et les éditeurs, en endossant ce rôle (qu'ils ont choisi et qu'ils assument, dont ils ne doivent pas tenir rigueur à l'auteur), n'ont pas à ce comporter de cette manière, en se cachant derrière leur statut. Ce sont des comportements à bannir, peu importe la grosseur de la maison d'édition : il est complètement légitime de la part des auteurs d'exiger le respect et la reconnaissance. Si les éditeurs ont du mal à gérer leur entreprise, ça les regarde : les auteurs ne doivent pas en faire les frais. "La majeure partie des éditeurs sont POUR une reconnaissance des droits des auteurs. La majeure partie des éditeurs font d'ailleurs déjà de leur mieux pour répartir autant que possible les droits pour que tout le monde s'y retrouve." > vous critiquiez les généralités: il me semble que ça en sont... Bref : il ne faut pas oublier qu'en haut de la chaîne du livre, y a les éditeurs, et qu'ils récupèrent la plus grosse part sur la vente d'un ouvrage. En revanche, ce n'est pas le cas des auteurs, alors qu'ils sont à l'origine des projets : la moindre des choses serait peut-être de davantage les considérer, non ? Vous parlez des librairies, etc : c'est le maillon de la chaîne du livre qui permet la vente des livres (faits par les éditeurs, créés par les auteurs), et qui, pourtant, fonctionne comme une banque pour les éditeurs. Les librairies achètent en avance des livres dont ils ne sont pas certains de la vente, et lorsqu'ils les retournent, perçoivent des avoirs. En attendant, les éditeurs sont alimentés par cet argent que les librairies ne récupèrent pas. Il n'est pas légitime de la part de l'éditeur de jouer de son statut lorsque ça l'arrange parce qu'il sait qu'il a "le pouvoir" : avoir le statut professionnel ne signifie pas avoir une conscience professionnelle. Alors pourquoi est-ce que les éditeurs seraient plus légitimes à posséder ce statut que les auteurs ? "Rappelons au passage que les aides du CNL & co sont totalement trustées par les grands groupes, et pas par les éditeurs indépendants qui ne touchent rien et qui font pourtant les frais de vos propos inconséquents" > pour avoir travaillé dans une micro maison d'édition, je vous arrête de suite : le CNL ne finance pas uniquement les grands groupes, c'est faux. Ils aident également les très petites structures à partir du moment où le projet est intéressant. Nous avons souvent été aidés et sans eux, certains ouvrages de niche n'auraient pas pu voir le jour. Pour une généralité, c'en est une, et pas la plus vraie. "Et au lieu de cracher au visage de la profession, il serait aussi bon de prendre une réalité en compte : Aucun auteur ne découvre a posteriori le pourcentage de droits qu'il va toucher. " > outre l'agressivité de vos propos, il faut souligner que la question de l'article n'est pas seulement le salaire, mais le statut général des auteurs : savez-vous combien on rémunère à coup de "oh mais ça vous fait de la visibilité" lorsqu'ils viennent faire des séances de dédicaces ? Ou des conférences parce qu'ils habitent le même village et puis "vous êtes dans le coin, c'est votre bouquin, vous pouvez faire ça gracieusement" ? Ce n'est pas normal, les auteurs travaillent, sauf qu'ils n'ont pas le statut d'employé, donc ils rendent souvent "des services" : donc oui, ils sont précaires, ils ne vivent pas de leur travail, alors que les éditeurs, oui. "Si cela ne lui convient pas, le meilleur moyen de changer les choses reste encore de ne pas publier dans cette maison d'édition, ou à renégocier son contrat pour avoir un montant plus raisonnable ! Mais voilà, être publié par les grands de ce monde fait briller l'oeil de beaucoup [...]" > les éditeurs, et tous les éditeurs, pratiquent du 6-8 % droits d'auteurs, ce ne sont pas que les gros éditeurs qui font ça, ça n'a rien à voir. C'est une répartition globale : les auteurs à succès parviennent parfois à négocier jusqu'à 13%, et de gros à-valoir, mais pas plus. 6-8% c'est la rémunération d'un auteur dans n'importe quelle maison d'édition, et encore : quand ce n'est pas "à partir du 500e exemplaire vendu"... Donc vous pouvez aller chez le petit éditeur du village ou chez Gallimard, quand on commence, c'est entre 6-8% : ne cherchez pas ailleurs. Vous vous rendez compte qu'un éditeur ne va pas négocier un contrat à 10% alors qu'il n'est pas assuré de la vente de l'ouvrage ? N'incitez pas les auteurs à aller voir ailleurs parce qu'il ne trouvera pas plus raisonnable, comme vous dites. "écrits par des gens qui n'y connaissent rien ou qui se contentent de vouloir apparaître sous un bon jour" > si vous aviez bien lu, vous auriez vu que l'article a été écrit par Arleston et Audrey Alwett, qui ne sont pas des "auteurs inconnus dans la BD", et qui défendent leurs compères qu'ils fréquentent depuis tant d'années et qui galèrent. Donc si, ils s'y connaissent, et je pense, mieux que vous (au vu de votre commentaire). "les "ventes moyennes" d'un livre sont de 2000 exemplaires" > le principe d'une moyenne, c'est d'intégrer les plus hauts chiffres et les plus bas, d'où ce chiffre... il n'empêche pas que certains livres se vendent à 10000 exemplaires au contraire d'autres qui tapent dans les 30 ventes... "Si les auteurs avaient une vision plus réaliste du marché, probablement qu'ils seraient moins enclins à signer n'importe quoi comme contrat. " > ça m'exaspère de lire ça parce que vous croyez qu'ils ont le choix, qu'ils croulent sous les propositions et que les différences de contrat sont importantes. Mais pas du tout ! ça ne fonctionne pas comme ça ! Vous croyez qu'on peut arriver dans une boîte, avec un premier roman, et dire "je vous cède les droits pour 10%" et que l'éditeur en face va acquiescer ? Non mais vraiment, il vaut mieux se renseigner avant d'affirmer des choses pareilles et en plus, de s'en prendre de manière si agressive à l'article, au site et aux auteurs de l'article. Et le "si les auteurs avaient une vision plus réaliste du marché", est juste une grosse blague : si y en a qui s'y connaissent pour parler de leur statut, c'est bien eux. Ils sont pas dupes, je crois qu'avec la parole qui se libère ils comprennent qu'ils ne sont plus seuls dans leur coin à se faire entuber : vous vous plaignez que l'article crache sur les éditeurs, mais vous crachez sur les auteurs comme s'ils étaient naifs et stupides, c'est vexant pour eux. "nous cherchons tous à exister et à vivre ensemble" > j'ai plutôt l'impression que vous passez un message aux auteurs, "arrêtez d'être bêtes et réfléchissez davantage", et pour moi, ça sent plus la division que l'union. Vos propos sont erronés et plein d'amertume, et je suis soulagée que des articles comme celui-ci sont publiés, pour faire entendre la cause des auteurs et éclairer des esprits comme vous, qui pensent que les auteurs "n'ont qu'à mieux choisir".

koinsky

06/02/2020 à 06:57

Bref, le serpent se mord la queue, on en revient toujours au même point : droits d'auteur à 20% + augmentation progressive en fonction du volume de vente et tout rentre dans l'ordre, c'est aussi simple que ça.

GAUTIER Gérard

06/02/2020 à 07:46

Après avoir lu ce qui précède je pense qu'il ne faut pas faire d'amalgames Il y a de bons et mauvais éditeurs et de bons auteurs. Le problème aujourd'hui me semble plus large que cela. Cela a été souligné par le fait que 89 % la production littéraires est réalisée par 10% d'éditeurs. C'est un problème qui met en cause la manière dont est financée réellement la "rémunération des auteurs" 0 la fin du compte ce sont "tous les contribuables qui vont se substituer aux responsabilités de sus nommés". Quels relais donnés à ce grave problème dans les médias régionaux?

Sunsette Bouvard

06/02/2020 à 09:01

On oublie de signaler que certaines Maisons dEditions qui se montrent tres interessees par l'ouvrage d'un auteur exigent, pour l'editer, un paiement plutot consequent, de sa part. Où est le risque pour cet Editeur ? Et, bien entendu, en retour, aucun droit d'auteur n'est versé. Pour ma part, j'ai meme ete retenue, par une ste d'Ediions tres connue, lorsque j'ai présenté un ouvrage, sur fond historique. Le patron me suppliait de lui confier mon ouvrage car "il y croyait". Ses arguments etaient convaincants jusqu'au moment où il a exigé que je regle 4.000 € pour tout le travail qui sera necessaire pour faire connaitre mon roman. J'ai d'abord refusé en lui rappelant que c'est a lui de prendre les risques. Il a ete tres fort pour me persuader que c'est un procédé qui existe dans toutes les Maisons d'Editions pour le lancement d'un premier ouvrage d'un auteur. J'ai paye par tranches de 1000 € a chaque bon a tirer.
Apres le 1er BAT, il m'a proposé de faure appel a une correctrice pour reperer toutes les fautes parce qu'a force de relire, on ne les voit plus.
Je lui ai repondu que les 4000€ demandés pouvait quand meme inlure cette prestation. La encore il a ete fort en argumentation, en jouant sur la flatterie dont je n'etais pas dupe, mais encore là "il croyait trop" en ce livre pour ne pas en retarder l'impression et le lancement. Me voyant reticente, il m'a proposé un prix exceptionnel de 350 €, en precisant que sa correctrice etait une grande professionnelle et qu'elle faisait de l'excellent travail.
Ce roman me tenant à coeur car il narrait une belle histoire romantique sur fond historique, alors là encore j'ai cédé et envoyé un cheque de 350 € sur facture qui prouve ce fait.
Au fur et à mesure des BAT je ne recevais aucune proposition de corrections et pourtant des fautes de toutes sortes, j'en trouvais encore.
Silence complet de l'editeur lorsque je lui faisais la remarque de ce manquement.
Je suis personnellement venue dans les locaux de l'Editeur pour retirer les exemplaires offerts . J'ai ete tres mal reçue. Je me suis trouvée face a un monsieur que, visiblement je derangeais quand, en verfiant quelques pages je decouvre une faute d'orthographe qu'aucun correcteur (trice) n'aurait laissé passer. Je la lui montre et là, je tombe des nues. Il me repond "tiens, celle-là je ne l'ai pas vue ".
Je decouvre l'escroquerie et je m'en offusque. Il met un terme à ma visite et je reviens a Grenoble, tres dépitée.
Je vais voir plusieurs avocats, mais tous me disent qu'il faut que je fzsse appel a un confrere spécialisé.
Au fil des mois je decouvre, grâce aux ledizts que mon livre se vend bien. Je reclame mes droits d'auteur. Je recois un livre pour... 9 ventes et ensuite plus jamais rien, alirs que l'ouvrage est toujours vendu jusqu'a fin de stock. Rnsuite il apparait comme "plus dusponible".
Le hic est qu'un jour, je vois un nom anglais dans une annonce qui propose mon livre en lots.
Tres vite, l'annonce disparait lorsque qu'une jeune auteur demande des renseignements sur cette ste d'editions. Je lui reponds en lui expliquant ce qui l'attend. Et, comme par hasard, l'annonce de l'anglais, n'est plus visible.
Donc, j'invite les auteurs à refuser toute demande de paiement. Oui votre livre sortira, mais c'est vous qui continuerez a vous battre pour le faire connaitre, et ce dans l'etat où il sera. Ne revez pas.
Ce genre de ste d'Editions fleurit en quantités enormes. Donc assurez-vous d'abord du serieux. Attention aussi à celles qui se disent Editeurs. En fait, ce ne sont que des intermediaires imprimeurs. Les prestations annexes sont payantes et Tres chères.

Michèle Abramoff

06/02/2020 à 10:45

Il y a quelques années, j'ai auto-édité un roman policier satirique sur la question : "L'Édition est un métier de chien". Connaissant le sens de l'humour et de l'autodérision des éditeurs, je ne m'étais pas risquée à le leur proposer, mais il a quand même fait rire beaucoup de monde.
Il est disponible en version papier sur LULU.COM

Frédéric Métailié

06/02/2020 à 11:44

"Bref : il ne faut pas oublier qu'en haut de la chaîne du livre, y a les éditeurs, et qu'ils récupèrent la plus grosse part sur la vente d'un ouvrage. "

Lisez cet article qui a le mérite d'être clair sur la répartition de la valeur au sein de la chaîne du livre.
https://www.actualitte.com/article/monde-edition/prix-du-livre-toute-la-verite-sur-l-economie-de-l-edition/61634

Par ailleurs Hachette ne représente pas 90 % la diffusion en France, tant s'en faut. Un vrai éditeur ne demandera jamais d'argent à un auteur. Jamais. Ou alors on est dans l'édition à compte d'auteur mais, de mon point de vue, ce n'est plus de l'édition à proprement parler. La diffusion/distribution devrait être bien plus impliquée dans les débats sur le Livre qui sont trop souvent réduits à une opposition auteur/éditeur. Comme le disait un commentateur plus haut, un travail de diffusion mal fait peut tuer n'importe quel chef d'oeuvre. Il me semble que le rapport Racine ouvre des pistes intéressantes comme la mise en place d'une organisation représentative des auteurs qui ne soit pas adossée à des organismes de gestion collective dont les intérêts ne sont pas exactement ceux des auteurs.

Manurêva

06/02/2020 à 12:32

Les choses changent, les auteurs ne peuvent pas négocier (ou difficilement) leur pourcentage, en revanche ils peuvent devenir "autonomes". Nul besoin d'un éditeur pour sortir un livre de nos jours, un peu de recherche d'informations, de tutos permet d'obtenir une mise en page digne de certains éditeurs, un correcteur et un graphiste pour une couverture se trouve sans peine et pour la diffusion, le numérique reste une arme efficace à moindre coût.
Je ne dis pas que devoir gérer sa micro-entreprise est facile, c'est chronophage, mais de la présentation à la publicité en passant par les chiffres de vente, tout est clair, représentant assez fidèlement le travail effectué et la qualité du roman final. Certes nous dépendons encore de grand groupe (Amazon et Fnac en tête) mais nous choisissons nos prix de vente, notre "rentabilité" dépend de notre investissement personnel en temps pour faire de la pub, se déplacer sur des salons.
Certes, il y a peu de chance de passer un jour au 20 h ou d'être traduit en 25 langues, voire d'envisager une adaptation sur grand écran, toutefois, il est possible d'en tirer un "salaire" plus important que celui reçu par une maison d'édition de petite ou moyenne importance qui bâcle les corrections, fait des fautes sur la couverture (j'en ai été victime), envoie des SP au pif (pas le genre du livre) et compte simplement sur le bouche à oreille pour obtenir des ventes… ou plus vraisemblablement sur la pub que l'auteur mettra en place tout seul.
Bref un jour l'auteur lassé s'émancipe, le dit et cela finit par faire boule de neige, donc seul les éditeurs respectueux de leurs auteurs résisteront.
(Je parle de roman, pour des ouvrages plus visuel, BD, jeunesse, etc, cela reste plus compliqué, bien que possible.)

Dominique L.

06/02/2020 à 12:38

Article à charge gratuit, sans réel argument concret qui dessert le propos de cet auteur.
Comme le disent certains commentaires, il est des auteurs prétentieux qui ne veulent surtout pas changer une virgule de leur manuscrit et confondent éditeur et imprimeur.
C'est avec des généralités aussi banales que celles déversées dans cet article qu'on alimente les conflits sur les réseaux : telle corporation est pourrie, oh, la, la, les méchants.
La sémantique du "tous pourris" ne fait pas avancer les débats. J'irais même jusqu'à dire que certains frustrés en abusent.
Ce texte ne précise rien.
Éditeur indépendant ou directeur de collection d'un groupe d'édition?
Dans les deux profils, nous trouvons du meilleur au pire.
Je lis des inepties à ce propos, l'éditeur proxénète, l'éditeur véreux, l'éditeur inculte, etc.
Certains opposent l'éditeur à la solution Amazon… bravo pour la complicité d'une forme de détournement de biens publics, d'exploitation négrière du personnel et d'un mépris total de l'environnement professionnel et naturel!

Je suis surtout surpris que le site ait publié ce texte que je n'ose qualifier d'article.

Une majorité d'auteurs ignore totalement la réalité du monde de l'édition, la chaîne du livre, les rouages de la réussite liée à l'argent, la promotion, l'entre soi, les carnets d'adresse.
OUI, il y a des éditeurs tels que décrits, mais il y en a d'autres, honnêtes, consciencieux, courageux, utopistes, engagés… et PAUVRES !

o'zanna

06/02/2020 à 12:48

Dominique L. : "Je suis surtout surpris que le site ait publié ce texte que je n'ose qualifier d'article."
Je suis surpris que vous ne sachiez pas lire. C'est indiqué "Tribune".

Dominique L. : "Article à charge gratuit, sans réel argument concret qui dessert le propos de cet auteur."
Je suis surpris que vous ne sachiez pas lire : ce n'est pas un article d'un auteur, mais une tribune de deux auteurs.

Dominique L. : "OUI, il y a des éditeurs tels que décrits, mais il y en a d'autres, honnêtes, consciencieux, courageux, utopistes, engagé"
Je suis surpris que vous ne sachiez pas lire, les deux auteurs de la tribune disent la même chose en fin de leur papier.

Dominique L.

06/02/2020 à 12:57

Vous jouez sur les mots. Oui, tribune, vous avez raison. Restons sur la forme et oublions le fond, on ne se remet pas en question…
le nombre de signataires, ah, oui, deux. à deux pour écrire ça… ça doit ruminer dans les coursives…
En fin de papier… trop tard, j'ai décroché, comme une majorité de lecteurs, je préfère garder mon temps pour du constructif, de l'innovant, du positif, pas du fiel.
Mais vous avez raison, je ne sais pas lire.
Au fait, vous ne m'avez repris que sur des détails… creusez un peu, ça peut servir le débat.

o'zanna

06/02/2020 à 14:01

Dominique L. "Au fait, vous ne m'avez repris que sur des détails… "
Lire votre fond ? Constatant que vous ne savez pas lire, trop tard pour le fond, j'ai décroché. Le peu qui en surnage est du genre "La sémantique du "tous pourris" ne fait pas avancer les débats"... et ce n'est pas ce que dit cette tribune.

Liz

06/02/2020 à 15:07

Voilà une succession d'anecdotes d'éditeurs se comportant comme des c***ards. On pourrait en faire de même pour les bouchers, jardiniers, les agents immobilliers, les profs, les boulangers, les conducteurs de bus... je suis moi-même éditrice et je ne compte plus les auteurs qui m'assurent à plusieurs reprises être dans les délais jusqu'à une semaine avant la remise du manuscrit puis me plantent au dernier moment sans justification et sans possibilité de me retourner car le livre a déjà été annoncé partout et les frais engagés... Il y a des boulets, des abrutis et des incompétents partout et je ne vois pas en quoi cette tribune serait signifiante pour alimenter des revendications ou dépeindre le monde de l'édition...

Gautier Gérard

06/02/2020 à 16:59

Bonjour,

Je suis d'accord avec Liz. De toutes manières le problème se situe à un autre niveau. Ce que je dénonce est en fait, étant conscient que les auteurs doivent être rémunérés à la hauteur de ce qu'ils considèrent devoir l'être. Pour autant cela, pour moi, doit être consigné dans leur contrat signé mutuellement et librement consenti.

Cela en fonction de l'importance des moyens financiers de l'éditeur et des exigences de l'auteur. Pour que ce dernier puisse vivre!

Ceci ne doit pas être une obligation d'un "administration parisienne"

Pour êtgre "un Homme libre" je suis

Liz

06/02/2020 à 18:20

Par ailleurs dans ce texte il y a confusion totale entre l'éditeur à proprement parler, entrepreneur qui engage les frais, dirige une entreprise etc. et donc non salarié, et par ailleurs le poste d'éditeur, chargé de projet salarié qui s'occupe du suivi d'un livre.
De plus si vous souhaitez les avantages du salariat pour les auteurs il faut accepter ce qui va avec : objectifs annuels, petits chefs, pointeuse, subordination, etc. Est ce compatible avec un travail de création de qualité ?
Tout à fait ok pour mieux payer les auteurs mais il faut arrêter de tout mélanger !!!

Aline

17/10/2021 à 03:57

Les éditeurs travaillent dans une société, mais pas les auteurs. Les éditeurs leur proposent des contrats alors qu'ils sont à leur compte et non salariés des éditeurs, donc avec l'URSSAF et leurs charges à payer (tout comme l'éditeur avec l'ensemble de sa société).

Domangel

06/02/2020 à 18:43

Bon sang... j'ai lu tout... tribune et commentaires et pour moi une chose ressort de tout ça, c'est la guerre ! Enfin, moins dans la tribune d'ailleurs que dans les commentaires. Bon, je passe, moi aussi je suis romancière, et non, je n'ai pas trouvé d'éditeur valable. Mais je pense que oui, les auteurs, peu importe leur style, genre ou autre, devraient pouvoir obtenir une vraie reconnaissance de statut. Peu importe quel pourcentage elle prendra finalement, mais une vraie professionnalisation de la branche est nécessaire pour tout. D'abord, ça permettra d'y voir plus clair pour tout le monde, mais aussi de fixer les limites de l'acceptable ou non. Parce qu'aujourd'hui, même si vous êtes extrêment doué, vous ne serez pas forcément publié, et connu et reconnu. il ne faut pas se leurrer. Ah si vous vous appellez... X ou Machin, que vous êtes passé à la télé et qu'on connait votre nom, même si vous êtes une quiche, vous pourrez faire paraître ce que vous voudrez sans le moindre problème par contre. Et on vous fera de la pub, et le pauvre nègre qui aura écrit pour vous, sera loin dans les oubliettes, et à Machin la gloire et le pourcentage. Mais le nègre lui, ne sera pas pour autant considéré comme un auteur... Cherchez l'erreur là.

Mike Donati

06/02/2020 à 20:43

je suis editeur de livres numeriques et je recrute de jeunes auteurs. Ce n'est facile pour personnes. Mais creer des contact c'est important. C'est piur cela que j'expose au Play Azur festival ce week end du 8-9 fevrier :coolsmile:

Jujube

07/02/2020 à 04:19

Ben les gars, faut bien du courage pour lire tout çà. J'espère que tout le monde est content de son apport au débat. J'ai bien aimé la numération en bas de page: 4, c'est un exploit et ça rappelle les petites choses qu'on peut croquer parfois sur Google.
Puissent auteurs, éditeurs et lecteurs couler des jours meilleurs; tel est pour eux mon souhait (tardif) en 2020.

Mike Donati

07/02/2020 à 09:40

Pour revenir sur les echanges entre Auteurs et éditeurs, c'est vrai que l'auteur a tendance à se la "jouer" Star. Perso, je suis en contact avec 2 jeunes auteurs dessinateurs de Bds et une illustratrice pour les covers. Et pour une meilleur comorehension de chacun, je leur ai envoyé mon relevé Urssaf et la taxe USA que je paie pour mes webcomics :coolsmile:

Jujube

08/02/2020 à 03:10

N'appartenant pas au cercle des initiés, mais lecteur lambda (de bonne volonté), j'aimerais que M.Mike Donati veuille bien expliquer ce que signifient les mots suivants:le relevé "Urssaf" et "la comorehension".
Merci pour l'éclaircissement.

o'zanna

08/02/2020 à 10:46

A priorio, comorehension est une faute de frappe pour "compréhension"...
Sinon, la contribution de Mike Donati est le type de généralisation qui transparaît davantage chez certains éditeurs (les plus gros ?) ou leurs représentants (SNE) depuis le rapport Racine, généralisation qui est, je pense, exactement l'origine du coup de gueule des deux auteurs de cette tribune.
Selon moi (mais je ne suis pas eux), ils ont voulu montrer par leurs témoignages que sur le sujet du manque de professionnalisme, de sérieux, ils pourraient balayer devant leur porte.
Ce qui n'empêche pas, comme ils le reconnaissent eux-mêmes, qu'il y a des éditeurs très sérieux, professionnels et respectables. Comme il y en a chez les auteurs. Sauf que le discours dominant dans les médias est plutôt sur le manque de sérieux/professionnalisme/"je me la joue star" des auteurs.

Flash

18/02/2020 à 00:43

Ahaha la bonne blague ce monsieur voulait que je lui donne mes planches gratuitement + une couverture , pour qu'il envoie a son éditeur Oo et je devais aussi publier gratuitement mes planches sur kobo. Pas de contrat, pas de site et j'ai toujours pas vu d'autres auteur édité. Et non je fais pas ma star puisque je lui ai dit clairement que je préfère continuer la voie de l’auto édition. Mais Monsieur insiste pour que je donne mes planches gratos.

mike donati

09/02/2020 à 21:05

Je suis d'accord avec l'intro de cette discussion: l'auteur doit evoluer vers un travail de mediateur-auteur. Ce n'est pas dejà le cas?
Perso, j'ai recruté 2 jeunes auteurs avec un autre metier en main...tout comme moi, je suis soudeur. Le premier auteur Maxime Botallico a travaillė 6 mois avec moi sur le "projet" Blanche neige. Et je l'ai mené au Fantastikon à la Garde, mediateur-auteur. Les jeunes adorent! Fini le temps de l'auteur enfermé chez lui à boire, se droguer et exercé des activités sexuelles douteuses pour s'en vanter chez Pivot. Terminer.

o'zanna

10/02/2020 à 08:11

"Je suis d'accord avec l'intro de cette discussion: l'auteur doit evoluer vers un travail de mediateur-auteur."
On en revient donc encore et toujours au fait que le métier d'auteur (auteur, pas médiateur-auteur ou auteur-qqch) n'est pas reconnu. Alors que sans leur travail, des dizaines de milliers de personnes n'auraient pas de métier.
Pourquoi ne pas enjoindre par exemple aux éditeurs de mieux reconnaître/traiter les auteurs ? Non, c'est une fois encore l'auteur la variable d'ajustement.

mike donati

10/02/2020 à 11:39

Je ne suis pas sur que l'auteur est une variable. Je dirais plutôt un flux. Pour moi la variable se situe au niveau de la ligne editoriale, le catalogue de l'éditeur qui est toujours en recherche des meilleurs tendances..et non de meilleurs auteurs. C'est souvent ce que l'on me repond lorsque j'envoie un manuscrit en tant qu'auteur: Sorry, vous ne vous inscrivez pas dans notre ligne editoriale. :coolsmile: :coolsmile:

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Médiation animale : nos amis les bêtes s’invitent en bibliothèque  

Il existe des chiens guides pour les personnes malvoyantes, d’autres apportent assistance aux personnes épileptiques : C’est connu, le chien est le meilleur ami de l’Homme. Un constat qui ne date pas d'hier mais tarde à s'accompagner de nouvelles synergies. Ainsi, la présence d'animaux, encore problématique dans certains établissements de culture, mériterait amplement d'être réévaluée.

07/01/2022, 10:36

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Saint-Paul-Trois-Châteaux : la Fête du livre jeunesse 2022 annulée, le calvaire reprend

Nouveau coup dur pour l’association du Sou des écoles laïques, porteuse de la Fête du livre jeunesse de Saint-Paul-Trois-Châteaux. Serpentant entre les divers protocoles, arrêtés, obligations et craintes, l’équipe s’épuise à force de révisions, d’adaptation et de projections malmenées. La manifestation (dont l’organisation commence 10 mois plus tôt) est une nouvelle fois menacée par la reprise épidémique et ses conséquences lourdes.

06/01/2022, 15:50

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Pour un réveillon anti-Covid, restez seul avec un livre (bon, mauvais, qu'importe)

Dans les bibliothèques fut instauré un régime drastique de nettoyage et de quarantaine pour le retour des documents : on redoutait que le Covid soit transmissible par les livres. Toute une littérature a fleuri pour indiquer comment désinfecter ses ouvrages, le temps d’infectiosité des couvertures. L’une des rares certitudes en la matière fut que passer un livre au micro-ondes n’était pas la meilleure des options.

31/12/2021, 17:37

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Inflation sur les mangas d'occasion : les algorithmes devenus fous ?

La crise du papier entraînera une hausse de prix de vente des mangas. Plusieurs éditeurs ont déjà averti de cette situation — les matières premières, ainsi que l’encre ou encore les coûts du transport se répercutent logiquement sur le consommateur. Mais une autre inflation surgit, cette fois régie par les algorithmes, et concerne strictement les ventes d’occasion. Ou comment la machine produit des bulles spéculatives totalement hors de contrôle…

29/12/2021, 14:31

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Belgique : “La Culture, victime expiatoire des errances d’un gouvernement”

Ce 27 décembre, des milliers de personnes occupaient les rues de Bruxelles. Une protestation organisée contre un décret imposant la fermeture des salles de spectacle. La mesure, prise par les autorités devant la recrudescence du variant Omicron, semble avoir péché par excès de zèle. Jean-Yves Delitte, dessinateur, nous livre le fond de sa pensée…

28/12/2021, 12:09

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Pour Noël, visiter la librairie qui a presque inspiré Rowling et Harry Potter (Porto)

Pour avoir vécu dans le début des années 90 à Porto, quelques années avant de publier le premier tome des aventures d’Harry Potter, JK Rowling se vit prêter un lien entre l’œuvre et la librairie Lello. Située non loin de la Tour des Clercs — fascinant édifice, gorgée d’une histoire, elle, tout à fait vérifiée — la librairie fait recette depuis des années. Établissement historique de la ville portugaise, elle a célébré son 115e anniversaire en 2021, après un sauvetage in extremis.

23/12/2021, 12:38

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David Ferré, Actualités Éditions : Le théâtre se lit aussi

Si un modèle économique peut être difficile à trouver pour nombres d'éditeurs indépendants, cette affirmation n’est que plus juste lorsqu’on est un éditeur indépendant de théâtre. Actualités Éditions, porté par son fondateur, David Ferré, également traducteur, membre du comité directeur du Pen Club, et depuis peu, Président du Réseau européen de traduction théâtrale, Eurodram, propose des collections de théâtre hispanophones organisées par pays. L'esprit du projet éditorial de cette maison d'édition : « Le théâtre doit se lire dans le livre ». Sur quel modèle économique peut-on s'appuyer pour faire vivre un tel projet ?

22/12/2021, 12:37

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Collections des bibliothèques : “Nul bord n’a le monopole de la censure”

Aux États-Unis, les bibliothèques, notamment celles des établissements et districts scolaires, connaissent une recrudescence inédite des tentatives de censure à l'égard de leurs collections. Les ouvrages visés, qui évoquent surtout les expériences LGBTQIA+ ou le racisme, sont parfois retirés des étagères, sous une importante pression politique... Une telle situation est-elle envisageable en France ? L'Association des bibliothécaires de France (ABF) apporte quelques éléments.

20/12/2021, 11:05

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Harcèlement, éviction et représailles : ce qui se trame vraiment chez Plon

Quand on en vient aux sujets connexes à Vincent Bolloré, tout prend des allures de trames ourdies sur un indéchiffrable métier. Au tisserand avisé de saisir jusqu’aux fils secrets, pour donner forme à la tapisserie. Justement, chez Plon, filiale d’Editis, on rejoue La Dame à la Licorne, avec pour fil conducteur comme sur l’oeuvre authentique, « Mon seul désir ». Or, en la matière, on sait combien les passions s’emmêlent

17/12/2021, 11:04

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Censure de livres aux États-Unis : “Nous faisons face à une plus grande mobilisation”

Les États-Unis connaissent depuis plusieurs mois une vague de tentatives de censure sans précédent, qui implique désormais des personnalités politiques, en campagne ou non. Accusés d'être immoraux ou pornographiques, des livres sont pointés du doigt, et parfois retirés des collections de bibliothèques scolaires : nombre d'entre eux évoquent les expériences de personnes issues de la diversité ou se rattachant à la communauté LGBTQIA+. Deborah Caldwell-Stone, directrice du bureau de la liberté intellectuelle de l'Association des bibliothèques américaines (American Library Association, ALA) revient avec nous sur cette inquiétante situation.

17/12/2021, 10:40

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Abonnement, liseuses, audiolivres : Kobo, “un club de lecture 2.0”

En novembre, Fnac et Rakuten-Kobo ont lancé leur abonnement ebooks, Kobo Plus by Fnac. L’idée : s’inscrire dans le développement, de tous les secteurs des industries culturelles, de l'abonnement catalogue. Marc Sarfati, manager Marketing chez Rakuten-Kobo et Agnès Panquiault, directrice du développement catalogue Europe de l'enseigne canadienne, nous présentent les spécificités de cet abonnement, mais également la stratégie de l'entreprise pour se faire une place entre l’abonnement Kindle porté par le mastodonte Amazon, et l’abonnement Youboox, porté par le suédois Nextory. Une présentation qui s'étend aux deux nouvelles liseuses de la marque, les Kobo Libra 2 et Kobo Sage.

16/12/2021, 11:34

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Julie Doucet for president !

Chaque année, le festival international de la bande dessinée (FIBD) d’Angoulême remet un Grand Prix, longtemps contesté pour son aspect quasi uniquement français et masculin. Il a été régulièrement réformé et, après divers psychodrames, est depuis plusieurs années laissé au vote des auteurs. Par Maël Rannou.

13/12/2021, 09:32

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Bûche glacée, dinde de Noël : à qui appartiennent les recettes de cuisine ?

Les fêtes de fin d’année — toute une histoire ! Il ne faut rien laisser au hasard : les décorations, la musique, les boissons, les cadeaux… et le dîner – voire les dîners ! Plus que tout, l’objectif est que les convives repartent le ventre plein, sourire aux lèvres. Mais que faire lorsque l’inspiration manque ? Un tour sur internet, dénicher « la recette de Noël pour les éblouir » et le tour est joué… Oui, mais à qui donc est cette recette ? Monté en neige ou non, voler un oeuf serait voler un émincé de boeuf ?

11/12/2021, 13:40

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Des oniomanes et des livres : bande de malades...

Battre le fer tant qu’il est chaud ? Chez un forgeron, ou un maréchal-ferrand, l’expression s’entend sans peine. Généralement, cette invitation à rejeter la procrastination se comprend sans difficulté : le risque est d’accumuler les tâches, au point de se trouver fort dépourvu quand la bise pointera son nez. Dans l’édition, on tarde encore à adopter le terme japonais, tsundoku – qui, littéralement, désigne l’empilation de livres non lus. 

26/11/2021, 17:50

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L'écrivain face aux censures et violences de la société civile

Dans le cadre de la célébration du Centenaire du PEN Club français, un colloque s’est tenu à la Bibliothèque nationale de France, le 12 octobre 2021, sur le thème Censures et autocensures : les littératures aujourd’hui. L’ensemble de cette demi-journée, ouverte par Laurence Engel et Antoine Spire, a fait l’objet d’une captation par les services de la BnF. Nous reproduisons avec son aimable autorisation l'intervention d’Antoine Spire, président du PEN Club français.

26/11/2021, 09:34

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Des retards de livraison en librairie et la chaîne du livre menace d'exploser

La crise du papier et de son approvisionnement continue d’angoisser, à raison. Car avec elle, une autre pénurie sévit : celle des recrutements pour les entrepôts. Emplois mal payés, éprouvants… les candidats ne se bousculent pas au portillon. Et depuis des semaines, les transporteurs ne suivent plus : une carence de chauffeurs routiers est partout observée.

24/11/2021, 15:58

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Gisèle Sapiro : “La question des sensibilités se pose depuis que l’édition existe”

Le monde du livre n'échappe pas à des rapports de force, qui s'expriment aussi bien dans des choix éditoriaux que dans des logiques de concentration, ou encore dans la réception publique de certains livres. La sociologue Gisèle Sapiro, directrice d'études à l'EHESS et directrice de recherche au CNRS, autrice de Peut-on dissocier l'œuvre de l'auteur ? (Seuil, 2020), revient avec nous sur quelques questionnements récents de l'édition, avant son intervention aux Assises internationales de l'édition indépendante, ce mercredi 24 novembre.

23/11/2021, 16:50

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Bubble Tea raffinés, patisseries japonaises et mangas : bienvenue au Renard Café

L’épidémie Covid a vu naître de splendides collaborations — certaines aboutissant même à des créations d’entreprises. Tout commence quand, durant le Confinement 2, Romain Gaia, propriétaire de Tomo, maison de dorayaki (les succulentes pâtisseries japonaises) contacte Mickaël Brun-Arnaud, propriétaire de la librairie Le Renard doré, spécialisée dans les manga et la culture japonaise. Un dénominateur commun qui, près d’un an et demi plus tard, débouche sur Le Renard Café… Rencontre avec ces entrepreneurs, sur les lieux du crime.

22/11/2021, 15:19

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Samar Haddad : “Les éditrices en Syrie se comptent sur les doigts d'une main”

Du 23 au 26 novembre 2021, l'Alliance internationale des éditeurs indépendants organise les Assises internationales de l'édition indépendante à Pampelune. Liberté d'expression, bibliodiversité, place accordée aux langues « minorées » font notamment partie des sujets abordés au cours de tables rondes, tout comme la place des femmes dans l'édition. Sur ce dernier sujet, Samar Haddad, directrice de la maison d'édition Atlas Publishing, nous livre son expérience en Syrie.

22/11/2021, 13:01

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Profession : petites (et grandes) mains d'un festival littéraire

Débarquer à la gare, trouver un sosie de George RR Martin qui attend, panneau dans les mains, béret vissé sur la tête et longue barbe débordant sous le masque. « Je suis votre chauffeur », assure-t-il avec le sourire que l’on devine. Marc* est l’un des cinquante bénévoles qui mèneront durant six jours les navettes, l’installation des tables, des décorations et tant d’autres détails. Profession : bénévoles. Option : passionnés.

18/11/2021, 16:25

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Devenir une femme auteur, “c'est s'exposer à une grande violence sociale” (Titiou Lecoq)

Titiou Lecoq, qui a récemment publié Les grandes oubliées — Pourquoi l’Histoire a effacé les femmes (L’iconoclaste), a pu constater l'invisibilisation des autrices de l'histoire littéraire, malgré des parutions et des succès multiples. Alors qu'elle signe la préface pour les éditions Talents hauts de La femme auteur (1802), roman de Félicité de Genlis, qui incitait les femmes à prendre la plume, elle revient avec nous sur les multiples obstacles à une reconnaissance littéraire des autrices.

18/11/2021, 16:08

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“La littérature est imaginaire”

A Paris, dans le 14ème arrondissement, il existe une librairie appelée La petite Lumière. Le nom vient d’un livre de l’auteur italien Antonio Moresco, qui a tardé à s’affirmer dans le panorama littéraire italien. En France, depuis 2014, il est accueilli avec un grand enthousiasme, de la part de tout le monde : libraires, critiques, lecteurs. Verdier, son éditeur, a sorti en septembre 2021 Les ouvertures, son dernier livre traduit en français. Entretien avec l’auteur et son traducteur Laurent Lombard. 

17/11/2021, 11:15

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Maison du dessin satirique : “S’il te plaît, dessine-moi un serpent de mer…”

Le 15 janvier 2020, à l’occasion de ses vœux à la presse, le Président Macron annonçait la création d’une maison du dessin satirique et du dessin de presse. Depuis, rien, ou presque. L’annonce du lieu choisi pour cette maison devait être faite en janvier 2021, puis au printemps, puis à l’automne et… rien. ActuaLitté mène l’enquête, à la recherche du dessin perdu.

16/11/2021, 11:34

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Suisse : Gaston Lagaffe, ou la clownerie des antivax (avec un L pour être poli)

EDITO – Révélation : pour le plus grand bonheur des amateurs, le président de la Confédération suisse, Guy Parmelin, compte parmi les Gastonophiles avisés et autres adeptes de la Franquintescence. Et il le démontre. Durant une conférence de presse, le président helvète a employé les grands moyens, ayant recours à l’unique argument audible (et salvateur) quand toute forme d’intelligence a déserté : Gaston Lagaffe. M'enfin ?

11/11/2021, 18:28

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De Léna Situations à Beigbeder : les nouveaux critères de la qualité littéraire

Vous souvenez-vous ? Il y a un an, la YouTubeuse Lena Situations publiait Toujours plus + = +. Son livre connut un grand succès (355.308 exemplaires, donnée Edistat) et Frédéric Beigbeder écrivit une chronique épicée qui indigna les fans de la jeune plume. Pendant quelques jours, le chroniqueur fut moqué, considéré comme un homme de l’Ancien Monde qui ne supportait pas qu’une influenceuse puisse être n° 1 des ventes. Une interprétation facile, simple variation sur le thème du vieux con contre le jeune con. Par Arthur Constance.

11/11/2021, 10:20

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En Occitanie, une agence pour librairies vise proximité et digital

« Avec la librairie, j’ai repensé mon activité et ma formation première, de graphiste. J’avais quitté mon travail et entamé une formation pour devenir libraire », commence Flore Cutuli Lebertre. Aujourd’hui, après des stages, arrivé post-confinement, elle se lance dans une autre aventure : la communication digitale, pour les librairies d’Occitanie. « J’avais des rêves en tête, sans savoir où j’allais : maintenant, cela se dessine », sourit-elle.

02/11/2021, 11:54

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“Le petit monde schizophrène de l'Imaginaire“

Auteurs et éditeurs de l’imaginaire — francophones — vivent dans une dimension parallèle au commun des mortels. Une dimension qu’ils sont les seuls à connaître. Par Guilhem Meric. 

29/10/2021, 12:08

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Ken Follett : “L’histoire la plus réaliste que j’aie jamais écrite”

Ken Follett est aujourd’hui considéré comme l’écrivain le plus populaire du monde. Les romans de sa saga, Kingsbridge se sont vendus à 47 millions d’exemplaires. Avec son dernier roman, Pour rien au monde (trad. Odile Demange, Jean-Daniel Brèque, Nathalie Gouyé-Guilbert, Dominique Haas et Christel Gaillard-Paris), il explore une nouvelle voie : celle d’un chaos qui menace, et il ne faudrait pour rien au monde que ce qu’il a imaginé prenne forme…

26/10/2021, 06:45

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Des livres traduits par des robots : "Quid de la sensibilité ?"

L'éditeur scientifique Springer met désormais à disposition de ses auteurs un outil de traduction automatique, DeepL AI, permettant de traduire articles scientifiques et manuscrits depuis différentes langues vers l'anglais. Plus encore, il devrait traduire des livres en intégralité, qui seront ensuite commercialisés par l'éditeur. Pour le Conseil européen des associations de traducteurs littéraires (CEATL), une telle confiance dans l'intelligence artificielle dénote « un manque flagrant de professionnalisme ».

25/10/2021, 10:31

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Ma toute première page, toute, toute première page 

Elles se ressemblent, passé le carton de la couverture, dont le dos gémit dans un mouvement inconnu encore. Ces premières pages passées distraitement, avant de parvenir au sésame : le premier chapitre d’une nouvelle histoire. Ces premières pages, à peine regardées, dégagées du pouce, dans un feuilletage méthodique : une, deux, trois peut-être, quatre rarement, recto-verso méticuleusement évacuées… Ah, ces toutes premières pages.

22/10/2021, 16:31

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Sexisme, harcèlement : “Moi aussi, j'aurais dû être protégée.”

Institution dans le milieu de l’Imaginaire, le festival d’Épinal représente un moment précieux pour les professionnels. Au point de parvenir à faire la pluie et le beau temps sur des carrières, suivant que l’on soit accepté ou blacklisté. Nombre de livres s’y sont décidés lors de rencontres informelles, tandis qu’au cours de ses quatre journées, la manifestation rassemble une véritable communauté – le Fandom. L’édition 2021, elle, aura marqué un tournant.

21/10/2021, 15:06

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Rencontres avec ces libraires qui s’en foutent de la rentrée littéraire

REPORTAGE – Avec ses chiffres clinquants, ses stars qui pavoisent, ses nouveautés « jubilatoires » et ses jurys qui polémiquent, la rentrée littéraire devrait tous nous passionner. Et quand on dit “tous”, on pense en premier lieu, bien évidemment, aux libraires. Et pourtant… ActuaLitté est allé à la rencontre de plusieurs commerçants du livre, à Strasbourg. Il s'en dégage comme une odeur d'indifférence pugnace.

18/10/2021, 10:35