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L'âge de la première passe : Nono au Congo

ROMAN FRANCOPHONE – (Et être francophone, mon bon Milou, c’est se ranger « dans le camp des assassins », car le français c’est la langue des puissants, la langue d’un « alignement de pouvoirs » (politiques, culturels…), eh oui je place des parenthèses partout comme Arno Bertina qui, heureusement puisqu’il écrit, est (lui) dans le camp de Kafka, car il cite Kafka : « Écrire c’est sauter hors du rang des assassins », et même si cette citation est stupide ce n’est pas grave, c’est quand même Kafka, donc il ne sait plus trop où il se situe finalement, dans L’âge de la première passe, publié aux Éditions Horizontales, ou Verticales, je ne sais plus, en mars 2020).

Le 31/03/2020 à 12:17 par Maxime DesGranges

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Publié le :

31/03/2020 à 12:17

Maxime DesGranges

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Lecteurs et lectrices, d’emblée je dois vous faire un terrible aveu : je n’en peux plus. Je ne peux plus les voir, ces cohortes de demi-écrivains qui écrivent des demi-phrases pour auditeurs de Radio France et buveurs de frappuccinos, je n’en peux plus de cette toute petite littérature de « vibration », de « tremblement », de frisottis, de gazouillons, de gratouillis, de chuchotis et de chuchotas. Je n’en peux plus de leur façon de « dire le monde », de leur « présence au monde », de leur recherche d’un « autre rapport au monde, au vivant ». Ni de leurs blessures, de leurs fantômes du passé et de leurs démons.

J’en veux aussi ouvertement à tous ces écrivains qui se contrefichent de la langue française, leur principal matériau de travail, faut-il le rappeler. Comment pourraient-ils s’en soucier me direz-vous, puisque dans l’esprit de ces éternels repentants le français est la source de tant de maux, de tant d’injustices, de tant d’inégalités, puisque dans leur esprit encore, écrire en français est un insoutenable fardeau, une punition définitive ? J’en veux donc aux écrivains mais j’en veux tout autant, peut-être encore davantage, aux éditeurs qui se font les promoteurs de cet avilissement coupable.

Verticales à plat ventre

Que ceux qui me trouvent injuste m’autorisent cette comparaison : personne ne peut concevoir qu’un ébéniste d’art n’éprouve le moindre intérêt pour les essences de bois avec lesquelles il travaille, leur qualité, leur variété, leur texture, leur réaction au temps. Personne ne peut concevoir que notre ébéniste se permette de livrer un meuble bancal, mal verni, où les entailles des ciseaux à bois seraient visibles partout. Car notre ébéniste d’art, quand il se met à l’établi, ne veut pas viser autre chose que l’excellence, la perfection formelle. L’ébéniste d’art, au moment où il se met à l’établi, a l’ambition immédiate de créer le plus beau meuble qui n’ait jamais été conçu, en fonction bien entendu de ses capacités et des commandes qui lui sont faites.

Excellence, perfection formelle, beauté… Tous ces mots honteux, tous ces mots de droite… Arno Bertina et les Éditions Verticales, résolument du bon côté de l’Histoire, n’ont aucun scrupule, eux, à livrer au lecteur un travail bourré de coquilles, à la syntaxe hasardeuse, plein de lieux communs lancés à la truelle et de fautes de goût ramassées à coups de pelleteuse. Vous pensez sans doute que j’exagère, bande d’auditeurs de Radio France même l’après-midi, alors je vais me contenter d’en dresser la liste froidement, tel un magistrat égrenant une suite d’infractions en début d’audience, et je vous laisse faire votre avis.

« Mais je ne peux pas ne pas ignorer que ces explications magiques sont aussi convoquées parfois avec un cynisme dégeulasse [sic]. »
« Une oreille à qui se confier du bout des lèvres, un œil bizarre braqué sur ça pourquoi ? »
« trois ou quatre personnes se sont déménées » [sic]
« Alors que ces nouvelles baskets c’est sur le prix de son cul qu’il se les ait [sic] offertes... »
Tout cela en ayant le culot tout de même de nous assurer : « J’imprime, je corrige, je relis, je corrige ». Mais non, vous ne corrigez rien, bande de Verticaux tout plats, parce que vous vous moquez du lecteur, vous vous moquez de la langue, et vous vous moquez de la littérature.

Ce serait évidemment injuste et stupide de juger un livre sur ses coquilles, donc nous pardonnerons ces offenses à ceux qui nous ont offensés. Mais puisque nous sommes entrés la tête la première dans des questions de forme (rassurez-vous, le fond viendra en temps voulu), autant épuiser le sujet dès maintenant. Ou en tout cas, juste après avoir esquissé un résumé, tout de même, de ce récit.

La minute « dossier de presse »

Après avoir suivi la trajectoire parfaite de l’écrivain parisien engagé (prisonniers, SDF, ouvriers au chômage, et même « Ciné-tracts » à Nuit Debout, tout y est) Arno Bertina se lance dans un nouveau projet : accompagner pendant un certain temps une petite ONG congolaise (ASI) qui vient en aide aux prostituées mineures de Pointe-Noire et Brazzaville. Là, l’écrivain met notamment en place un atelier d’écriture destiné à recueillir les témoignages d’une trentaine de bénéficiaires, lesquelles suivent un programme de trois ans dont le but est de rendre ces jeunes filles autonomes, puis de les sortir, à terme, de la prostitution.

Le sujet de ce récit n’est évidemment pas à remettre en question – qui oserait ? – et le livre a au moins le mérite de mettre en lumière le travail de cette valeureuse ONG, ainsi que le parcours tortueux de ces jeunes filles, souvent déjà mères, abandonnées par leurs familles, victimes de viols. Leurs témoignages rendus in extenso sont souvent touchants, et le livre ne sombre jamais, c’est sa réussite, dans le misérabilisme bon teint. Tout ça est très bien, si j’ose dire. Seulement, L’âge de la première passe ne se présente pas comme un essai, ni un reportage, mais bien comme une œuvre littéraire. Elle doit donc être jugée comme telle. Et c’est là que les problèmes commencent.

Noirs sur Blancs

Par où commencer, justement… Moi-même je m’y perds, à tel point que la tentation est grande de restituer toutes mes notes dans leur jus, telles qu’elles, sans autre commentaire, afin que chacun puisse constater par lui-même la nature du délit. Prenons par exemple la description typique d’une jeune prostituée. Chez Bertina, la prostituée est systématiquement « poignante », elle est évidemment « grande, belle et curieusement souveraine », elle a forcément une « allure majestueuse », elle est décidément « fière et tranquille », « d’une douceur et d’une distinction rares... », ou encore « vive, drôle et peste (mais elle a un bon fond...) », ou encore « forte et secrètement friable ».

Sans surprise, à l’inverse, le Blanc est forcément méchant. Le seul Blanc du récit est un jeune Suisse-Allemand dont Bertina n’hésite pas à moquer l’accent de manière assez douteuse, mais là il a le droit, ce n’est que de l’allemand : « il s’énerve, il explique avec plein de gestes que ce n’est pas ça, et la différence entre « citron chaune » et « citron fert ». « Moi che feux citron chaune ! CHAUNEUH ! » Donc ce Suisse-Allemand qui arrive de nulle part en fin de livre n’est pas très souverain ni majestueux non, il est qualifié de « tête à claques, visiblement perchée, que je soupçonne de pouvoir devenir agressif », c’est un « débile », « déglingué » « affichant des airs supérieurs », etc. Et Bertina qui se défend ailleurs de caricaturer !

Nono Philosophe

Heureusement, cette pointe d’humour d’une subtilité digne des meilleurs épisodes de Papa Schultz est isolée. En revanche, l’auteur n’est pas avare de traits d’esprit et d’aphorismes d’une profondeur qui nous rappelle les plus belles dissertations de philo d’un Terminale L sous cannabis. En voici une plâtrée : « Quand tu n’as plus rien, tu as encore l’honneur ; si tu as tout, l’honneur est la première chose que tu peux vendre – très superflu. Curieuse dissymétrie du matériel et de l’immatériel. » Ou encore : « La question qui me ferait pleurer : s’il y a eu de l’amour, comment peut-il n’y avoir plus rien ? » Attention concentrons-nous, ça se complique : « La joie ne dément pas la blessure qui ne critique pas la vie. »

Une seconde. Arrêtons-nous un instant sur cette dernière phrase. Sérieusement. Détachons-en chaque élément. La joie ne dément pas la blessure. Bon, déjà, je m’accroche. Mais la joie ne dément pas la blessure qui ne critique pas la vie. Je lis. Je relis. Je ne comprends pas. La blessure qui ne critique pas la vie. Vous avez déjà entendu une blessure critiquer la vie, vous ? Ou alors c’est la joie ? Bref, tout le monde a compris que cette phrase ne veut strictement rien dire. Mais ça fait chic, ça fait écrivain. Blessure, vie, joie, tout y est. Sauf la littérature.

À ce stade, je préfère avertir : les lecteurs et lectrices qui sont mal à l’aise avec ma méthode peuvent arrêter leur lecture immédiatement, car je ne fais que commencer, et je ne concèderai rien.

Continuons donc notre baguenaude philosophique : « La vie immensément fragile. Vivre avec ce savoir. La nuit sexuelle, punctum de la vie – l’extase et la mort. Le sida n’a pas mis cela au jour. » Je trouve ici que l’auteur s’est arrêté trop tôt. Il aurait pu poursuivre le fil de sa pensée comme ceci : « D’où venons-nous, où allons-nous, j’ignore de le savoir. Mais ce que je n’ignore pas de le savoir, c’est que le bonheur est à deux doigts de mes pieds… Et que la simplicité réside dans l'alcôve bleue, et jaune, et mauve, et insoupçonnée de nos rêveries mauves, et bleues, et jaunes et pourpres, et paraboliques… Et vice versa. »

Mais le niveau serait sans doute trop élevé, même pour un auditeur de Radio France à la retraite. Heureusement, quelques considérations nettement plus à notre portée viennent tempérer cette virtuosité conceptuelle, telle que : « si la misère était moins grande, ou si elles étaient capables de gagner de quoi vivre d’une autre façon, ou si elles bénéficiaient de tel ou tel appui, elles feraient autre chose (de leurs nuits). » Sans rire. Non mais vraiment. Cette phrase, cette évidence d’une platitude inouïe arrive quand même à la page 225, sur un total de 265 ! Si, encore, il nous la servait en entrée, vers la page 4, pour nous faire comprendre que le « narrateur » est un ahuri qui va changer de point de vue au fil de son expérience, façon récit initiatique, pourquoi pas. Mais là, s’agit-il vraiment de sa seule déduction après des semaines de maraude ? Merci Sherlock.

Et on ne peut pas ignorer, à la longue, cette manie des parenthèses qui empêchent la moindre phrase d’avoir un rythme seulement entendable. Échantillon de la phrase bertinalienne : « "Souvenir" est le mot qu’elle écrit de quantité de fois (trois). Il faut fermer les yeux et tendre l’oreille pour comprendre qu’elle amalgame (beau) souvenir avec "s’ouvrit", avec "s’ouvrir". C’est elle, donc, qui a raison, puisqu’un souvenir ne sera beau qu’à la condition d’avoir ouvert (quelque chose). » Ces parenthèses (partout), pourquoi (faire). Pour se donner (sans doute) un style ? Plus agaçant qu’autre chose (.)

Un goutte-à-goutte de lassitude

Allez, passons, ça me fatigue. Pour ne pas donner l’impression de m’acharner, j’efface de mes notes les autres passages que j’avais compilés dans le dossier « Fulgurances ». Y compris : « L’écriture est une roue. On est les hamsters », ainsi que le passage sur la « mezzanine intérieure » digne d’un manuel de développement personnel pour cadres sup’ en burn-out.

Je ne sais même pas si ça vaut le coup, à ce stade, d’ouvrir le dossier « Honteux ». Après tout, peut-être que certains lecteurs estiment qu’écrire « détestables à l’insu de leur plein gré », ça n’a rien de littérairement infamant. Sans doute y a-t-il des gens pour trouver que « un goutte-à-goutte de lassitude qui fait – mais c’est invisible à l’oeil nu – des stalagmites de désespoir », c’est une image splendide. Il est également probable que je sois seul à trouver que dans la phrase « Écrire n’est pas cette carapace mais la tentative, au contraire, une fois la tempête passée, de la rejouer "en laboratoire" », telle qu’elle est tournée, c’est la carapace qui est rejouée en laboratoire, et non la tempête, ce qui n’a strictement aucun sens, tout simplement parce que c’est mal écrit. Mais l’important, j’imagine, est qu’on voit ce qu’il veut dire. Voilà où on en est. Donc n’en parlons plus.

Touchons le fond

Prenons notre stalagmite de désespoir à deux mains et parlons plutôt du fond. Et le fond, c’est avant tout ceci : Arno Bertina est un écrivain engagé. Et il faut sans doute l’être au plus haut degré pour oser balancer, en pleine dictature macroniste, des punchlines aussi corrosives que : « Le premier jour, je suis dans la cour du Foyer des filles vaillantes comme Marlène Schiappa dans un gouvernement : je ne sers à rien. »

Cela devient nettement moins drôle quand on aborde deux questions longuement développées par Bertina : la question de l’universalisme, et celle des langues. Ces questions sont de vrais sujets de débats et je ne veux pas les aborder avec la même légèreté, bien sûr, que les problèmes de forme.

Je vais le dire ici très simplement : il y a quelque chose d’un peu indécent dans ce livre. Cela tient-il peut-être du fait que le sujet est trop lourd pour être traité dans un récit littéraire. Un reportage pour la presse, ou télévisuel, ou photographique, un documentaire, très bien. Mais un livre qui ne soit pas un essai, donc dans lequel le locuteur aurait gardé un certain recul vis-à-vis du sujet, ni un roman, qui poserait de fait une distance avec le réel, ça me pose problème.

Il y a en effet quelque chose qui me gêne dans la façon de passer, sans transition, du quotidien souvent sordide de ces jeunes prostituées aux déboires sentimentaux de Bertina, par exemple. Car il faut le dire aussi : Bertina parle beaucoup de lui-même. Il mêle des souvenirs de voyages, des considérations sur ses histoires d’amour passées (pardon : ses fantômes), des digressions sur ses travaux antérieurs. Il en a bien sûr tout à fait le droit. Seulement, pendant que Bertina nous parle de son voyage au Chili ou de la perte de son ex, on ne peut pas oublier que des gamines de 15 ans se font violer en série dans des pièces sombres et sans fenêtres qui sentent l’urine.

▶️Parution imminente de ma chronique sur le dernier livre d'Arno Bertina. C'est sans filtre, sans complaisance mais toujours honnête, et c'est évidemment sur l'excellent site @actualitte que ça se passe ! . ▶️Extrait : "J'en veux aussi ouvertement à tous ces écrivains qui se contrefichent de la langue française, leur principal matériau de travail, faut-il le rappeler. Comment pourrait-il en être autrement puisque dans l'esprit de ces éternels repentants le français est la source de tant de maux, de tant d'injustices, de tant d'inégalités, puisque dans leur esprit encore, écrire en français est un insoutenable fardeau, une punition définitive ? J'en veux donc aux écrivains mais j'en veux tout autant, peut-être encore davantage, aux éditeurs qui se font les promoteurs de cet avilissement coupable." . À demain ! . #bookstagram #instabook #bookworm #chronique #lecture #nifaitniafaire #snipercritique #litterature #nofilter

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Relativisme contre universalisme

Mais après tout, peut-être est-ce moins grave là-bas qu’ici puisque visiblement, selon le relativiste Bertina, toute violence ne se vaudrait pas.

Prenons le cas d’Ordanie, 17 ans, qui arrive un matin à la concession défigurée par son love (amant-proxénète-père de l’enfant). « Tension dans la cour, et dans ma tête, ou l’universaliste hébergé par tout Français voudrait livrer un dernier combat. » Ici, il faut bien se représenter Ordanie telle qu’elle nous est décrite : elle ne peut plus ouvrir l’œil à cause des coups reçus la veille. Elle tremble. Elle arrive avec « un sentiment d’insécurité », « à la façon d’un animal qui voit le piège des chasseurs se refermer sur lui – elle a le regard "par en-dessous" des chiens battus. » En plus de ça, les autres filles, telles des « harpies », se moquent d’elle dès son arrivée et ne la lâchent pas.

Mais voilà : comme Ordanie ne s’effondre pas devant tout le monde et tâche de rester digne malgré la douleur, Bertina, tout étonné, écrit : « En moi le relativiste sent qu’il va gagner, et il invite l’universaliste à redevenir un simple observateur. Manifestement les gnons ne font pas mal partout pareil. » Il ajoute : « L’universaliste croit que cette mineure qui se prostitue a aussi mal que sa propre fille francilienne appartenant à la toute petite bourgeoisie ; il ne sait que fusionner, rabattre les vies les unes sur les autres. Il voit de l’humain partout, et jamais la culture, l’histoire, la question sociale… En fait il ne respecte rien là où il se croit, au contraire, en résonance… Je ne peux pas dire "Je voudrais qu’elles s’insurgent mieux contre les poings des hommes" car cela reviendrait à espérer qu’elles les sentent mieux, qu’elles soient plus blessées, mais c’est l’idée, ou l’aporie. »

Eh bien je vais le dire, Bertina, quitte à passer pour l’universaliste de service, expression qui deviendra bientôt, j’imagine, l’injure à la mode dans les facs de Sciences sociales studies of cultural bullshit : oui, les « gnons », c’est-à-dire en l’espèce, les multiples coups de poings d’un homme portés au visage d’une femme, d’un enfant ou de n’importe qui d’autre, font mal « partout pareil », au Congo comme en Ile-de-France ou au Japon ou en Inde ou au Canada, et si c’est être universaliste que de rappeler cette triste évidence, autant porter le terme bien haut comme un étendard. Et ce n’est pas faire de « grandes phrases » que de dire cela, ni « mettre en scène son émotion », c’est simplement poser un principe clair, calmement mais fermement.

Et tant qu’à faire, autant ajouter que oui, tu peux très bien dire et vouloir que ces mineures congolaises, comme n’importe où dans le monde, bon sang de bois, ne se résignent pas à recevoir des coups de poing en plein visage quotidiennement, sans avoir à te perdre dans des tarabiscotages et circonvolutions grotesques qui ne justifient rien. Oui mais vous comprenez, là-bas, c’est pas la même culture, il faut respecter les différences culturelles et sociales, nous dirait-il en substance. Mais comment peux-tu te prétendre de gauche et te regarder dans un miroir sans rougir de honte après avoir balancé des ignominies pareilles, Bertina ? Ressaisis-toi, Bertina. Change de fréquentations, change de lectures, Bertina. Mais fais quelque chose.

Pour faire passer la pilule relativiste, voilà qu’il nous sert une louchée de gloubi-boulga pseudo-marxiste frelaté : « l’universalisme est une pensée marchande, c’est l’impérialisme et le commerce qui ont réduit les distances plutôt que la sympathie et la curiosité et c’est pour n’être pas vendus à toutes les multinationales que nous devons critiquer l’universalisme et sa façon d’écraser les différences, c’est-à-dire l’humain, les cultures, l’environnement. Reconnaître aux femmes l’intelligence de leur situation – contre l’hystérie universaliste qui voit du même partout –, c’est respecter les processus, les devenirs, leur lenteur parfois (on ne se libère pas en une journée de ce qui oppresse depuis l’enfance). »

J’en conviens tout à fait : on peut faire passer tout un tas de saloperies humaines sous un prétexte universaliste ; seulement, le relativisme permet exactement la même chose, et c’est un moyen bien lâche de justifier tout un tas d’exactions, de mutilations et de privations de droits fondamentaux. Et le problème, c’est que « reconnaître aux femmes l’intelligence de leur situation », c’est sans doute très bien, mais cela conduit précisément à mettre de côté, voire à occulter les mécanismes systémiques (culturels, politiques, sociaux… comme il aime le dire) qui perpétuent l’oppression des femmes, et que respecter les processus et leur lenteur revient à ne pas reconnaître l’urgence de leur situation.

Et peu importe qu’il s’agisse de la question du port du voile en France, puisque c’est de cela qu’il s’agit dans le passage cité, ou de la prostitution en Afrique : l’universalisme consiste à ne jamais se résoudre, ne jamais accepter, même symboliquement, même théoriquement, même quand on est impuissant comme nous le sommes, depuis notre position d’occidental privilégié, à ce qu’une personne soit honteusement exploitée, avilie par une autre, quelle que soit sa position dans le monde, et quelle que soit sa culture d’origine.

Oui, il y a quelque chose d’indécent dans le fait que Bertina écrive : « Juliana trime, ou danse, ou bavarde quelque part dans Brazzaville au moment où j’écris ces lignes (dans un bar de la rue Olivier de serres [...]) ». Rappelons que Juliana-la-majestueuse n’a pas 18 ans et que non, elle n’est probablement pas en train de bavarder ou de danser, elle est très certainement en train de tailler des pipes pour quelques francs CFA dans une backroom de Brazzaville pendant que Bertina sirote un verre de Chablis dans un bar du XVe arrondissement de Paris, avant d’aller faire la promo du bouquin à la Grande librairie et d’en lire des extraits à la Maison de la Poésie.

Comme Marlène Schiappa dans un gouvernement

À aucun moment Bertina, convaincu de sa propre importance, n’évoque le caractère tout à fait dérisoire de son projet, ni la vacuité de l’écriture face à la dureté du réel, ni la honte que l’on ressentirait tous de ne pouvoir faire que ça : un atelier d’écriture dans une langue que les jeunes filles ne maîtrisent même pas. Bien au contraire, il écrit : « Justesse est très proche de justice. Avec mon livre je ne rends pas justice à ces jeunes femmes, leur quotidien n’en sera pas changé, mais la justesse ce n’est pas rien. Elle creuse en nous une place pour elles, quand les grandes phrases ne font que mettre en scène notre émotion… »

Sans aucun doute, entre deux passes, Juliana-la-souveraine ou Ordanie-la-défigurée penseront-elles à la notion de justesse et au fait de pouvoir dire « je suis violée » plutôt que « un viol m’est imposé », et ce n’est pas rien, dire « je », ça permet d’exister dans un récit, « dans le langage aussi, dans le langage déjà. » Sans doute.

« Un peu trop de notes »

En fait je me rends compte d’une chose, après avoir écrit tout ça : ce que j’ai fait jusque-là ne sert strictement à rien. J’aurais pu y penser avant, crétin, me direz-vous. Certes, mais j’y pense maintenant, en consultant mes dernières notes et en sentant le découragement me gagner devant l’ampleur de la tâche qui me reste à accomplir. Il y a tellement de choses qui m’énervent, dans ce livre. Même en essayant d’en faire une synthèse comme je l’ai fait jusqu’à maintenant (croyez-le ou non), c’est encore trop long. Mais si je persiste à vouloir aller au bout, c’est aussi par respect pour le travail de l’auteur (croyez-le ou non), et surtout pour le lecteur.

Seulement, quand un chanteur nous casse les oreilles du début à la fin, ça ne sert à rien de relever chaque fausse note. On s’en détourne et on passe à autre chose.

Pourquoi perdre son temps, en effet, à contester des affirmations aussi bêtes, tout simplement bêtes, excusez-moi mais je n’ai pas d’autre mot, que : « [La langue française] est de toute façon, aussi, une langue qui casse dès qu’on cherche à la bricoler ; une langue qui ne fait aucune place aux variables, aux jeux, aux inventions ; une langue qui n’a pas de forge à mots comme certaines maisons n’ont pas de four à pain... » Doit-on vraiment citer Céline, Perec, Queneau, Vian, Beckett et tous les autres, et rappeler que l’invention et la plasticité ne se trouvent pas seulement dans la création mais dans l’agencement de la langue ?

[Premières pages] Arno Bertina
L'âge de la première passe : récit

Que dire encore de l’affirmation de Bertina selon laquelle la langue française « ne véhicule pas les battements du cœur, les sentiments, les expériences capables de renverser le dégueulasse ordre social » ? Elle le permettrait justement si ces jeunes filles avaient pu continuer d’apprendre la langue des « assassins » à l’école, cette affreuse survivance de l’époque coloniale.

Que penser enfin de ce passage dans lequel la caricature du chômeur frise le mépris de classe : « C’est un peu comme si des chômeurs étaient invités au Ritz pour dire leur situation devant un parterre de patrons du CAC 40 : beaucoup seraient écrasés par le décor, et ne pourraient plus que balbutier leur expérience, leur ressenti, et ça leur semblerait encore trop plouc pour le décor ». Mais oui, Bertina, un chômeur, c’est-à-dire tout simplement quelqu’un qui n’a pas de travail, donc forcément un péquenaud mal dégrossi, triturera sa vieille casquette rapiécée et bafouillera forcément devant not’ bon maître, il est ben aimab’, ma foi, not’ seigneur, et pis tout d’même, c’décor, crévindieu !

Bref. Chose promise chose due : j’envoie dans la corbeille le reste de mes notes et je m’arrête là. « Je me tais, c’est mieux », comme dit Bertina. Excellente idée, tiens. Ça en fait au moins une.

Arno Bertina - L'âge de la première passe : récit – Verticales – 9782072851605 – 20€

8 Commentaires

 

Miss Parakletos

31/03/2020 à 17:23

Magnificent.

ANA

07/04/2020 à 14:15

Eh bien, voilà enfin une critique et une analyse dignes de ce nom sur un de ces putassiers "littéraires" débiles dont la littérature française regorge malheureusement, et que, avoue-le, nous vomissions au point de ne plus rien lire de ces romans dits "contemporains" qui sont de la pure soupe. Un conseil ou deux de lecture parce que vous cherchez quand même à lire des romans contemporains et qu'il en existe un poignée à sauver : "La 7e fonction du langage" de Binet, "Les Emigrants" de Sebald, "La Face cachée du Soleil" de Ballard, "Urbs" de Meltz, "Ombre chinoise" de Ling, "Le Contrat Salinger" de Langer, "Frontières" de Benyahya, "Avant l'aube" de Boissel, "Roman fleuve" de Piazza...

Solaris

07/04/2020 à 14:47

Quelle plume vitriolée ! Implacable et réjouissant ! Rhabillé pour le printemps, l’été, l’automne l’hiver, le Nono.

bob

10/04/2020 à 10:12

De la gonzo-critique pour vendre un profil instagram. C'est à peu près ce qu'il me reste de la (trop longue) lecture de ces commentaires dans lesquels la seule fonction de l'outrage est d'exorciser la frustration d'un nombril orgueilleux. Keep on vomit, little wannabe...

Maxime

10/04/2020 à 16:45

Merci Bob pour ce retour encourageant, je me suis permis de le relayer sur mon Insta, j'espère que vous n'y voyez pas d'inconvénient. Bien à vous.

Kurtz

11/04/2020 à 11:10

C'est mignon, Maxime DesGranges, de se prendre pour un critique acerbe à la plume acide, un pamphlétaire des temps nouveaux à l'image d'un Huysmans contemporain et c'est bien essayé. Mais au-delà de la verve satisfaite d'elle-même cela demande aussi des capacités de compréhension d'un texte que l'existence vous a manifestement refusées. Si vous voulez un conseil et un avis - mais vu votre prose vous ne devez pas être le genre de personne à tendre vers l'enrichissement mutuel des parties - prenez le temps de lire. De comprendre. D'analyser. Produisez ensuite votre critique à mille pieds de hauteur, dans la grandeur crépusculaire qui semble vous seoir si bien, mais ensuite seulement.

Maxime

11/04/2020 à 14:41

Cher Colonel A., merci pour votre retour mais vous vous méprenez sur mon compte : je ne me prends pour personne, car je ne suis personne et ne cherche pas à être qui que ce soit. Je n'ai jamais prétendu être autre chose ici qu'un simple lecteur de base, ne revendique aucun talent particulier, et ne nourris aucune autre ambition que de rendre compte de ma lecture, à ma façon, sur un site ayant un lectorat très diversifié. Voilà tout. J'ai même peur que vous vous mépreniez doublement pour le coup : je suis preneur de tout conseil et de tout avis, d'où qu'il vienne, dans la mesure où celui-ci m'apporte quelque chose. Pour l'instant, injures et sarcasmes mis à part, ils sont peu nombreux malheureusement. Je vais tâcher de suivre le vôtre comme je l'ai toujours fait, et comme je suis pour l'enrichissement mutuel des parties, je ne peux que vous suggérer de prendre le temps de lire le livre de Bertina comme je l'ai fait, et vous verrez que le grand lecteur que vous êtes, et je le dis bien sûr sans ironie, arrivera au même constat que celui que je pose dans cette chronique.

Bletch

11/04/2020 à 15:52

J'ose donc espérer que pour écrire une critique pareille, vous avez lu ce livre très cher Kurtz ? Et dans ce cas, puisque je n'ai moi même pas eu la chance d’être doté de "capacités de compréhension", rien ne me ferait plus plaisir que de connaitre votre avis sur un tel ouvrage. Car en effet, vous semblez l'estimer et penser qu'il y a des choses profondes que mes qualités d'analyse n'ont pas perçues. Iriez-vous jusqu'à dire que cet ouvrage pourrait être qualifié d'oeuvre littéraire ? Ou sans aller jusque-là : de littérature tout court ?
Peut-être que Guillaume Musso est votre auteur préféré après tout, et que vous passez outre les fautes d'orthographe pour vous concentrer sur la profondeur du message de ces auteurs... Merci pour eux, vous avez raison, ils ont besoin de soutien comme tout le monde finalement.

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René Crevel, à la recherche de Paul Klee

Les éditions de la variation publient dans leur collection « regard(s) » des petits carnets contenant de grands écrits. Vient ainsi de paraître une critique d’art sur Paul Klee signée René Crevel et publiée pour la première fois en 1930 à la NRF ; un essai poétique qui s’inspire du parcours des sœurs Brontë et de leur frère Patrick Branwell, toujours signé René Crevel, et enfin un texte d’Antonin Artaud qui déplore l’arrivée du cinéma parlant. Des petits délices. 

27/07/2021, 10:20

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  La Mala Vida : six petites histoires qui déstabilisent l’Argentine

Que s'est-il passé en Argentine en juillet 1930, un an après la terrible crise de 1929 ? Des mouvements au sommet de l'état, des manifestations dans la rue et... un parcours formidable pour l'équipe nationale de football à l'occasion de la toute première coupe du monde. Un contexte de poudrière qui menace d'exploser à tout instant. Et au cœur de ces événements collectifs, la trajectoire de six personnages qui, en coulisse, vont avoir une influence majeure sur la situation. 

26/07/2021, 08:54

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Gabriel : en week-end, loin de la ville 

ALBUM JEUNESSE – Ce vendredi, après l'école, la maman de Gabriel l'accompagne chez ses grand-parents. Nous accompagnons l'enfant dans ce moment de vie, découvrant ce qu'il révèle de plus banal et précieux à la fois. Maylis Daufresne et Juliette Lagrange racontent une histoire pleine de douceur qui s'intéresse moins à la péripétie qu'à l'évocation de sensations.

22/07/2021, 09:00

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Spécimens : virtuels fantasmatiques 

BANDES DESSINEES – Alors que l’on pensait le programme Immersion passé au « broyeur », Monica X, cadre en vue de l’« Agence », y envoie ses deux fils afin d’en explorer les décombres. Ils découvrent alors que cet univers virtuel est loin d’être anéanti et que ses différents protagonistes, Esperen et ses clones en tête, continuent d’y vivre.

21/07/2021, 16:37

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Émotions, tolérance et cacas carrés : 6 albums jeunesse à découvrir

ALBUM JEUNESSE – Six albums pour accompagner les vacances, voilà six bonnes raisons d’ouvrir un livre avec ses enfants, neveux, nièces, petits-cousins et cousines, ou tout autre forme de progéniture de votre entourage. Au menu, tolérance, documentaire et d’autres choses. Même si tous n’ont pas également plu aux jeunes lecteurs que nous avons sollicités. Des livres à partir de 3 ans, et jusqu'à un peu plus...

20/07/2021, 09:15

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Les Ensablés – La Rédemption de Mars de Pierre Nothomb (1887-1966)

Au sortir de la Première Guerre mondiale, durant laquelle il a travaillé pour le Gouvernement belge en exil au Havre (Sainte-Adresse) et publié des essais défendant et illustrant les positions de son pays, Pierre Nothomb (1887-1966) mène une vie littéraire entre la Belgique et la France et fait notamment paraître à Paris le roman La Rédemption de Mars (Paris, Plon, 1922). Par Louis Morès.

18/07/2021, 10:00

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 Mister Cerveau : les explorations cérébrales de Jean-Yves Duhoo

BANDES DESSINEES - La science est loin d'avoir exploré le fonctionnement du cerveau : la manière dont nos pensées, notre mémoire ou nos raisonnement s'organisent constituent autant de champs d'investigation en perpétuel défrichage. Les découvertes se suivent et lèvent un coin du voile qui recouvre la matière grise. Mais le grand public n'est pas toujours bien informé de ces avancées des connaissances. Les cours de biologie divulgués par l'Education nationale sont bien loin et le savoir a avancé depuis que la dernière heure de cours s'est achevée : Mister cerveau propose de faire le point et de dresser un état des lieux, encyclopédique et amusant, sur les connaissances scientifiques concernant le fonctionnement non pas de notre boîte crânienne, mais de la masse spongieuse qu'elle protège.

15/07/2021, 09:11

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Laura Antonelli n'existe plus : un destin fracassé 

L’Automobile Club de France a récemment remis à Philippe Brunel le Prix de l’Homme pressé 2021, pour son roman Laura Antonella n’existe plus, publié chez Grasset. Au cours de la cérémonie, le secrétaire du Prix de l’Homme pressé, Bertrand de Saint-Vincent, a rendu un hommage appuyé à ce texte. Et avec son autorisation, nous le publions dans nos colonnes.

15/07/2021, 08:30

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Emplettes : courses graphiques 

ALBUM JEUNESSE - Une personne se rend dans une supérette et demande divers produits. C'était sans compter la surdité de l'épicier.ère. Dans Emplettes, Jérémy Fischer dessine un dialogue court et absurde qui émerge progressivement en fonction des pages que l'on tourne. 

14/07/2021, 15:26

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L’imagier des fleurs du jardin : éducation poétique 

ALBUM JEUNESSE – Cet imagier présente, à raison d'un dessin par page, des fleurs ordinaires que l'on peut trouver dans n'importe quel jardin. Ainsi se succèdent une jonquille, une tulipe, un oeillet ou une glycine. Avec ce livre, Marie-Noëlle Horvath livre un bel exemple de la poésie de ce qu'elle nomme des illustrations textiles, c'est-à-dire des images qui sont réalisées à partir de tissus découpés.

13/07/2021, 10:21

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Voyage en train / C'est chez moi : Pop-ups en perspective 

POP UP JEUNESSE – En l’espace de quelques mois sont sortis en librairies deux beaux pop-ups très différents mais donnant à penser, à manipuler et à admirer, chacun à leur manière. D’un côté, nous avons Voyage en train réalisé par Gérard Lo Monaco, auteur chevronné à cette technique depuis de nombreuses années et qui a travaillé avec des éditeurs historiques tels que Jean-Jacques Pauvert et Robert Delpire. De l’autre, C’est chez moi, imaginé et dessiné par Aurore Petit, illustratrice jeunesse qui a notamment publié des albums chez Thierry Magnier ou Le Rouergue et dont c’est ici le premier ouvrage en volume.

12/07/2021, 17:19

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Books by Women : chaos et liberté

Si vous les suivez un peu sur les réseaux sociaux et dans nos colonnes, vous avez peut-être dû voir la raison de leur longue absence : Elsa et Elura ont ouvert leur librairie ! Elles s'y attendaientt forcément, mais pas à ce point-là, et le projet prend tout leur temps et leur énergie, au point que Books by Women s'est retrouvée sur le carreau... Et pourtant ce n'est pas faute de lire et d'avoir de beaux coups de cœur ! 

12/07/2021, 15:30

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Le secret très secret du maitre des secrets : alors, alors, alors? 

ALBUM JEUNESSE – C'est la fin de l'année scolaire et tes parents t'ont inscrit dans une super colonie de vacances où de nombreuses activités sont organisées chaque jour. Mais toi, plus malin, plus curieux aussi, te donnes un autre objectif : trouver le maître du secret afin qu'il te révèle quel est son secret si secret.

09/07/2021, 15:01

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La Fontaine l'Immortel a tout de même 400 ans

FABLES - Pour célébrer les 400 ans de la naissance de Jean de La Fontaine, les éditions Gallimard sortent dans la prestigieuse Bibliothèque de la Pléiade un tirage spécial des Fables de ce dernier. Elles y sont accompagnées pour la première fois des célèbres gravures et dessins préparatoires du non moins célèbre illustrateur Jean-Jacques Grandville. « La présente édition reproduit 192 de ces dessins, c’est-à-dire la sélection la plus importante jamais proposée. » On y trouve aussi la présentation de Grandville sur son travail et où il souhaitait déjà la réunion des gravures et études dans une seule et même publication. 

07/07/2021, 17:28

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Mais où est Momo? : cache-cache et grandes vacances 

ALBUM JEUNESSE - Ce second opus des aventures de Momo voit l'arrivée d'un second canidé, le fier Boo. Tous deux accompagnent leur maître en vacances, l'occasion de clichés caractéristiques de balades et flâneries au contact de la nature. Dans chacune de ces compositions se cachent des objets que le photographe nous met au défi de trouver !

07/07/2021, 16:34

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Laure Moulin, sœur courage

BIOGRAPHIE - « Longtemps j’ai repoussé cette idée que le 8 juillet pourrait être un anniversaire, et maintenant je commence à m’y résigner. » Laure Moulin, 1946.

Thomas Rabino, historien et journaliste, publie chez Perrin une biographie qui fera date et qui met en lumière l’action méconnue, bien que primordiale, de Laure Moulin comme fille de, comme sœur de, comme enseignante, comme résistante, comme enquêtrice, comme mémorialiste !

07/07/2021, 16:26

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Traverser la nuit, Hervé Le Corre : le noir, définitive couleur 

POLAR - Un matin crachin et froid de mars, à une station de tram d'un quartier populaire à Bordeaux : quelques personnes attendent une rame qui ne vient pas et regardent obstinément ailleurs que sous le banc où, malgré la température, gît un homme immense en tee-shirt maculé de ce qui pourrait bien être du sang. Mort ?

 

30/06/2021, 16:05

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Prix Mieux comprendre l'Europe #5 : La merveilleuse histoire du Parlement européen

ESSAI - Le Prix Mieux comprendre l'Europe récompense, depuis 2009, les auteurs dont les ouvrages sont de véritables outils pédagogiques, notamment pour les jeunes, pour mieux appréhender les fondements de l’Europe. En partenariat avec l’Institut Jacques Delors et ActuaLitté, le jury prend la parole dans nos colonnes et défend les titres sélectionnés. Aujourd'hui, La merveilleuse histoire du Parlement européen et des institutions européennes de Jean-Louis de Valmigère , paru chez les éditions Hervé Chopin. 

30/06/2021, 15:35

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Prix Mieux comprendre l'Europe # 4 : La merveilleuse histoire de l’Europe

ESSAI - Le Prix Mieux comprendre l'Europe récompense, depuis 2009, les auteurs dont les ouvrages sont de véritables outils pédagogiques, notamment pour les jeunes, pour mieux appréhender les fondements de l’Europe. En partenariat avec l’Institut Jacques Delors et ActuaLitté, le jury prend la parole dans nos colonnes et défend les titres sélectionnés. Aujourd'hui, La merveilleuse histoire de l’Europe, sous la direction de Jean-Louis de Valmigère, paru chez les éditions Hervé Chopin. 

29/06/2021, 17:34

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Le livre des nombres de Florina Ilis : archéologie de la mémoire

ROMAN ETRANGER - Le livre des nombres de Florina Ilis est la chronique de deux familles transylvaines, tout au long du XXe siècle. Mais raconter la vie d’une famille sur quelques générations peut provoquer le vertige : toute l’humanité s’y télescope, les lignées se ramifient « jusqu’au bienheureux premier jour ». Si les premiers mots du roman semblent instaurer la Bible comme modèle (éditorial, culturel et philosophique) de récupération immémoriale et immémorielle, la romancière roumaine refait ensuite le monde à sa manière littéraire propre, en véritable démiurge, maître de ses moyens.  

 

29/06/2021, 16:04

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Prix Mieux comprendre l'Europe #3 : Good Bye Britannia - Le Royaume-Uni au défi du Brexit

ESSAI - Le Prix Mieux comprendre l'Europe récompense, depuis 2009, les auteurs dont les ouvrages sont de véritables outils pédagogiques, notamment pour les jeunes, pour mieux appréhender les fondements de l’Europe. En partenariat avec l’Institut Jacques Delors et ActuaLitté, le jury prend la parole dans nos colonnes et défend les titres sélectionnés. Aujourd'hui, Good Bye Britannia - Le Royaume-Uni au défi du Brexit de Sylvie Bermann, paru chez Stock. 

28/06/2021, 17:31

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La baleine bibliothèque : c'est la mer qui prend le lecteur... 

BANDES DESSINEES JEUNESSE - Je ne l’avais pas vu arriver dans les colis, il était sur les tablettes albums jeunesse. De loin, depuis mon bureau, la couverture, forte, belle, l’œil incroyable de cette baleine, tendre, curieux, avide, attentif. Et puis Zidrou, ce scénariste (Tamara, Ducobu, Les Brulûres) envers qui j’ai une infinie tendresse, depuis très longtemps. Alors, 5 minutes pour moi, ma curiosité, mes goûts, mes a priori. 

 

27/06/2021, 12:20

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Prix Mieux comprendre l'Europe #2 : Le Continent de la douceur

Le Prix Mieux comprendre l'Europe récompense, depuis 2009, les auteurs dont les ouvrages sont de véritables outils pédagogiques, notamment pour les jeunes, pour mieux appréhender les fondements de l’Europe. En partenariat avec l’Institut Jacques Delors et ActuaLitté, le jury prend la parole dans nos colonnes et défend les titres sélectionnés. Aujourd'hui, Le Continent de la douceur de Aurélien Bellanger, paru chez les éditions Gallimard. 

25/06/2021, 15:16

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Prix mieux comprendre l'Europe #1  : Europe, rallumer les étoiles 

ESSAI - Le Prix Mieux comprendre l'Europe récompense, depuis 2009, les auteurs dont les ouvrages sont de véritables outils pédagogiques, notamment pour les jeunes, pour mieux appréhender les fondements de l’Europe. En partenariat avec l’Institut Jacques Delors et ActuaLitté, le jury prend la parole dans nos colonnes et défend les titres sélectionnés. Aujourd'hui, Europe : rallumer les étoiles de André Gattolin et Richard Werly, paru chez les éditions Nevicata (Belgique). 

24/06/2021, 17:12

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Rent-a-girlfriend : louer la petite amie parfaite

MANGA - L'arrivée à la fac s'annonce plutôt bien pour Kazuya : la liberté, et déjà une petite amie ! Sauf que l'heureuse élue le largue... Kazuya remet ses espoirs déçus entre les mains d'une compagnie qui propose des petites amies à louer à l'heure. Il est loin de savoir dans quoi il s'embarque.

24/06/2021, 13:41

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Et l'évolution créa la femme de Pascal Picq : l'homme, son pire ennemi 

ESSAI — Partant du « la femme est l'avenir de l'homme » d'Aragon, magnifié en chanson par Ferrat, Pascal Picq présente la synthèse imposante d'études relatives à la place de la femme dans les sociétés humaines. Et, dès son préambule, il affiche la couleur en s'appuyant sur une « actualité brûlante » qui donne une tout autre orientation à ses questionnements en affirmant que « si la femme est, peut-être, l'avenir de l'homme, dans le présent, en tous cas, elle est souvent son souffre-douleur » !

24/06/2021, 13:15

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Vatel - Les fastes de la table sous Louis XIV : de l'importance d'être ponctuel, même pour les poissons  

BEAUX LIVRES - À l’occasion du 350e anniversaire de la mort de Vatel, In fine éditions d’art et le Château de Chantilly se sont associés pour publier un livre qui mêle Histoire et gastronomie : Vatel. Les fastes de la table sous Louis XIV. (Re)découvrez le célèbre organisateur des plus belles fêtes du XVIIe siècle pour vous projeter dans les fastes de la cour de Louis XIV, et plus particulièrement à celui donné en 1671 par Le Grand Condé, prince de Chantilly, en l’honneur de son cousin le Roi.

23/06/2021, 16:20

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Sam et le pouvoir des mots de Marjorie Danna et Nicolas Haverland : une aide fantastique pour affronter le quotidien 

DOCUMENTAIRE JEUNESSE - Grâce à Sam et le pouvoir des mots, votre enfant pourra se questionner sur les réactions à adopter face aux tracas du quotidien auxquels les plus petits sont aussi confrontés. La collaboration de Marjorie Danna et Nicolas Haverland a réalisé un roman graphique où science-fiction et réalité se mêlent pour leur apprendre à survivre sans empiéter sur leur imagination.  

23/06/2021, 16:19

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Et la vigne se mit à pleurer de Élisabeth Bourgois : réapprendre à vivre

ROMAN FRANCOPHONE — Et la vigne se mit à pleurer est le vingt-cinquième roman d’Élisabeth Bourgois qui est également scénariste. Ici, un professeur de philosophie perd, en novembre 2015, dans les attentats du Bataclan, sa femme et ses deux adolescents. Comment fait-on pour survivre à un tel drame ? C’est l’histoire d’un deuil inconsolable et d’une renaissance.

23/06/2021, 16:17

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Archives détective de Nancy Guilbert et Anna Griot : une chasse au trésor dans la mémoire de papier

ALBUM JEUNESSE —  « Aujourd’hui est un jour particulier » pour le petit narrateur de l’album Archives détective - Enquête dans le mystère des archives. En compagnie de ses parents, il se rend pour la première fois dans un service d’archives afin d’y faire quelques recherches sur ses origines. À peine a-t-il commencé à consulter les documents qu’il est happé par le monde nouveau qui s’offre à lui. « L’Histoire m’ouvre les bras et m’appelle. Devant mes yeux défilent les siècles, au bout du monde. » 

23/06/2021, 16:16

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Les gens qui luttent : objet-bijou poétique

POÉSIE — On le prend bien en main, il se loge au creux de la paume et on tourne ses pages avec plaisir, attention et gourmandise… On caresse le papier, on regarde comment il est fait, on mesure, probablement mal le temps qu’il a fallu pour le réaliser et on se dit, quel bel objet que ce livre signé Jean-Marc Flahaut en dialogue avec les dessins de Fannie Loget. 10x12 cm, c’est la taille de cet opuscule fait à la main par les éditions Les Venterniers dont l’atelier se trouve à Saint-Omer.

23/06/2021, 16:13

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Mal Dominant de Fabrice Erre : l'homme blanc a-t-il le droit de rire de tout ?

Exercice périlleux que de donner la parole à un gringalet représentant du sexe fort en cette période où les féministes et les figures de proue des minorités donnent de la voix et rappellent que, même s'il n'est ni costaud ni éduqué ni riche, un mâle occidental blanc bénéficie tout de même d'un bon nombre de privilèges enviables ! Avec Mal Dominant, Fabrice Erre nous embarque dans un one man show dessiné et parvient à pagayer entre les nombreux récifs et poncifs contre lesquels son frêle esquif pourrait aisément s'encastrer. Risqué, mais réussi...

21/06/2021, 07:17

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Trois nuits dans la vie de Berthe Morisot : virtuoses miniatures  

ROMAN FRANCOPHONE - Tout a l’air minuscule dans ce texte. La taille : à peine une centaine de pages. Le sujet : quelques heures de l’existence d’une peintre parfois injustement jugée mineure. Le style : asséché. Et, paradoxalement, c’est cette petitesse qui fait la grandeur de ce livre. Trois nuits dans la vie de Berthe Morisot de Mika Biermann est en lice pour le Prix de l'Instant.  

[Maj 17/06 : Le titre de Mika Biermann est lauréat du Prix de l'Instant 2021 ] 

18/06/2021, 08:54

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Un été avec Albert de Marie Pavlenko : racines, ne pas oublier 

YOUNG ADULT - Après son apparition dans le recueil Elle est le vent furieux et son dernier roman Et le désert disparaîtra, Marie Pavlenko revient avec Un été avec Albert aux éditions Flammarion. La quatrième de couverture, à l’image du roman, dissimule bien plus qu'elle ne révèle l’été que Soledad s’apprête à vivre aux côtés de sa grand-mère… Un récit court et addictif aux frontières du fantastique, porteur de messages forts sur les liens entre humains ainsi que notre dépendance à la Terre.

15/06/2021, 13:16

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Insoumission française de Sonia Mabrouk : malaise et déclin français 

ESSAIS - Ce que l’on sait d’elle : Sonia Mabrouk est née le 17 décembre 1977 à Tunis. Nationalisée française en 2010. Très jeune elle baigne dans les hautes sphères de la politique tunisienne, son grand-père n’est autre que Mongi Mabrouk, Ministre du commerce et compagnon de route de Habid Ben Ali Bourguiba, Président de la République tunisienne de 1957 à 1987, fer-de-lance du mouvement pour l’indépendance de la Tunisie. 

11/06/2021, 13:32

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Le saut d’Aaron, de Magdaléna Platzová : une fresque politique et artistique

BONNES FEUILLES – Pour cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Agullo publient le prochain livre de l’autrice tchèque Magdaléna Platzová, traduit du tchèque par Barbora Faure. Le destin tragique d'une artiste fauchée par l'Histoire, assassinée à Auschwitz en 1944.

29/07/2021, 08:53

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Les Bourgeois de Calais, de Michel Bernard : découvrir Rodin, passionnément

BONNES FEUILLES – Pour cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions de la Table Ronde publient le prochain roman de Michel Bernard. Le monument des Bourgeois de Calais – hommage à l’héroïsme de six riches habitants qui se livrèrent au roi d’Angleterre à l’issue d’un long siège, au début de la guerre de Cent Ans, pour que soient épargnés leurs concitoyens – exerce une fascination universelle.

29/07/2021, 08:35

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Six pieds sur terre, de Antoine Dole : et l’amour ?

BONNES FEUILLES – Pour cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Robert Laffont publient le premier roman de Antoine Dole, alias Mr Tan, auteur de la série jeunesse Mortelle Adèle. Sans le savoir, Camille et Jérémy marchent l'un vers l'autre depuis leur naissance…

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La maison des solitudes de Constance Rivière : lorsque la ritournelle accélère 

BONNES FEUILLES - « Au jeu des Sept familles, je demande la famille silence. Le grand-père secret. La grand-mère mystère. La mère mutique. Le père motus. La fille bouche cousue. Une seule règle du jeu : pas de question. » La maison des solitudes de Constance Rivière, à paraître lors de la prochaine rentrée littéraire chez Stock, se lit d’une traite, et porte avec délicatesse les questions de la transmission, du secret et de la réconciliation dans un style d’une grande maturité.

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Madame, de Gisèle Berman : entre folie et émancipation

BONNES FEUILLES – A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditons arléa vous proposent de découvrir le premier roman de Gisèle Berkman, Madame. L’autrice donne ici un premier roman vertigineux. Le style, la maîtrise de l’écriture et de l’émotion, la gravité du sujet changée en grâce, tout cela fait de Madame un grand texte.

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La Vie interrompue de Sergueï Alexandrovich Essenine, de Jean de Boishue : traque politique, littéraire et historique 

Pour la rentrée littéraire, les éditions Bartillat publie le premier roman de Jean de Boishue : La Vie interrompue de Sergueï Alexandrovich Essenine. Ce dernier retrace l’enquête, menée par l’officier du KGB, Alexis Kars, sur les circonstances de la mort de l’un des plus grands poètes russes. 

28/07/2021, 14:38

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Les oracles de Teresa, de Arianna Cecconi : secrets de famille

BONNES FEUILLES – « Grand-mère rêvait tout en nous écoutant, elle dormait tout en veillant sur nous. Ses paupières étaient closes, mais dessous, ses yeux étaient grands ouverts. » A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditons la Belle étoile vous proposent de découvrir le premier roman de Arianna Cecconi, Les oracles de Teresa., traduit de l’italien par Marianne Faurobert.

28/07/2021, 14:37

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Sous le ciel immense selon O'Keeffe, de Catherine Guennec : histoire d'un chef d'oeuvre

Pour la rentrée littéraire, les éditions Ateliers Henry Dougier publient le nouveau roman de Catherine Guennec : Sous le ciel immense selon O’Keeffe. Basé sur la vie de la peintre américaine, l’histoire raconte celle d’un tableau de manière romancée et historique. Un livre à découvrir en parallèle de l’exposition sur O’Keeffe à Pompidou.

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Jeu-concours 2022 : entre écologie et territoires 

Les éditions Terre Urbaine, qui sensibilisent aux questions écologiques et territoriales, proposent aux jeunes de 18 à 36 ans de participer à leur jeu-concours. Celui-ci consistera à la rédaction d’un manuscrit sur le thème imposé par la maison. Vous avez jusqu’au 31 décembre 2021 pour participer !

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34 centimes la minute, de Sophie Boursat : avenir, que seras-tu ?

BONNES FEUILLES – A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions du Canoë vous proposent de découvrir le prochain roman de Sophie Boursat. Un récit qui suit le quotidien d'Olivia...

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BONNES FEUILLES – Quand la violence du présent convoque celle du passé : Jeanne, harcelée et frappée par son mari, va devoir affronter, pour pouvoir revivre, le bourreau de son enfance… A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Michel Lafon vous proposent de découvrir le premier roman d’Isabelle Le Nouvel. « On ne guérit pas d’être morte. »

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Traverser la foule de Dorothée Caratini : un appel à vivre

BONNES FEUILLES – Pour cette rentrée littéraire, les éditions Bouquins donnent la parole à Dorothée Caratini à travers son premier roman Traverser la foule. Un livre qui souligne la force des émotions et la vivacité d’un besoin de vivre. Traverser la foule comme on traverse la vie, avec un but, un horizon ; traverser, au plus vite, pour ne pas se perdre ou perdre des morceaux de soi.

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Bébé, d'Olivier Rasimi : privilèges de l'étrange 

BONNES FEUILLES — Pour cette rentrée littéraire, les éditions Arléa publient le prochain livre de Olivier Rasimi. À dix-sept ans, Bébé mesure tout juste soixante-dix centimètres et a conservé son apparence enfantine dont il possède l’esprit, l’inconstance, l’indolence, la bouffonnerie… Guidé par une sorte de sixième sens qui lui fait considérer les choses sous un angle étrange, inapproprié, qu’il exprime alors d’une façon qu’on pourrait juger poétique si elle n’était involontaire.

22/07/2021, 11:00

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Une folie de rêves, de Jean-Daniel Baltassat : écouter battre le coeur

BONNES FEUILLES — « Depuis qu'il menait la plus grande partie de sa vie ici dans le Dessous, dans sa Chapelle, des rencontres, il en avait fait de tous les acabits. Mais ceux-là, c'était autre chose. » Pour cette rentrée littéraire, les Editions Calmann Lévy publient le prochain roman de l’auteur et scénariste Jean-Daniel Baltassat. 

22/07/2021, 09:18

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A un détail près de François Cérésa : dans les miroirs, la diablesse 

BONNES FEUILLES - Voyage sentimental à travers la France et l’italie, le nouveau roman de François Cérésa, A un détail près, nous plonge au coeur d’une histoire entre deux amants, rencontre hasardeuse qui les plonge dans un jeu passionnel.

21/07/2021, 17:30

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Choco-Boys : Lucky Luke convoyeur de chocolat suisse dans le Far West

BONNES FEUILLES – Décédé en 2001, le dessinateur Morris a laissé derrière lui le renommé cow-boy Lucky Luke, capable de tirer plus vite que son ombre. L’auteur des plus célèbres bandes dessinées allemandes, Ralf König, et les éditions Dargaud rendent hommage à l’auteur belge dans la bande dessinée Choco-Boys. Cette dernière met en scène notre cow-boy préféré dans un cadre tout nouveau, loin des stéréotypes du Far West traditionnel.

21/07/2021, 15:52

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Mort d'Henri Deluy, directeur d'Action poétique

Fondée en 1950, Action poétique est une des plus anciennes revues de poésie française publiées. Elle a également publié des recueils. Pendant plus de cinquante ans, Henri Deluy dirigea cette revue qu’il ouvrit à tous les débats et à toutes les formes de poésies. Il s’est éteint le 20 juillet, à l’âge de 90 ans.

20/07/2021, 19:52

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La pratique de la divine présence avec le divin verbe créateur - L’Ascension, unique véritable But

Bien que, entre les lignes du livre de l’Apocalypse, le leitmotiv soit « la victoire », ce qui doit être vaincu n’est pas explicitement évoqué. Et Saint Paul, dans ses épîtres, emploie maintes fois « homme intérieur », une manière sans doute de désigner la partie spirituelle en chacun de nous. 

20/07/2021, 14:43

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Thanatos - Le retour des dieux, de Gabriel Zallas

Gien, petite ville provinciale célèbre pour sa faïencerie et son musée de la chasse ; sa cathédrale eut l’honneur de recevoir Jeanne d’Arc à deux reprises au XVe siècle après la libération d’Orléans ; sa plage de sable sur le fleuve pendant la période estivale, la première cité partant d’un circuit de la visite des châteaux de la Loire dans une région où il n’en compte pas moins de quarante-cinq, tous plus magnifiques les uns que les autres ; mais c’est aussi la porte de la Sologne pour les amateurs de pure nature sauvage.

20/07/2021, 14:38

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La danse de l’eau, de Ta-Nehesi Coates : le pouvoir de l'homme libre 

BONNES FEUILLES – Pour cette rentrée littéraire, les éditions Fayard nous font découvrir le premier roman de l’auteur américain Ta-Nehesi Coates. Il livre ici un récit profondément habité, plein de fougue et d’exaltation, qui rend leur humanité à tous ceux dont l’existence fut confisquée, leurs familles brisées, et qui trouvèrent le courage de se soulever au nom de la liberté.

20/07/2021, 13:16

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Les P'tites poules : du poulailler à la cuisine, grosse rentrée chez les gallinacés

Les deux Christian, Heinrich et Jolibois, ont séduit les lecteurs depuis une vingtaine d’années avec leurs P’tites poules : plus de 5 millions d’exemplaires vendus, le succès est colossal. Et poursuivant sur cette belle lancée, deux nouveaux ouvrages sont attendus pour la rentrée : un 19e tome des poulardes débarque, suivi d’un ouvrage de recettes… garanties sans poule au pot !

19/07/2021, 11:45

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Le second souffle, de Gilles Marchand et Jennifer Murzeau : planète haletante

BONNES FEUILLES —  Intoxiquée, empoisonnée, la Terre respire avec peine. Ulysse et Ava aussi. Trouveront-ils leur second souffle ? Pour cette rentrée littéraire, les éditions Rageot publient un roman à quatre mains, signé Gilles Marchand et Jennifer Murzeau. Cette publication marque l’entrée au catalogue Rageot de deux auteurs de littérature générale aussi talentueux qu’engagés.

16/07/2021, 17:52

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Les villages de Dieu d'Emmelie prophète : Port-au-Prince, coeur battant d'un État voyou 

BONNES FEUILLES - « J’ai grandi dans cette cité où jamais il n’y avait eu de trêves, où la mort circulait à midi comme à minuit. » Publié aux éditions Mémoire d'encrier, Les villages de Dieu, écrit par Emmelie Prophète se présente comme un roman extrême, qui puise sa substance au milieu des agitations des bidonvilles. Un ouvrage sur la puissance des gangs à Port-au-Prince. La mise en scène d’un État voyou, qui résonne longuement avec l'actualité d'Haïti. 

 

15/07/2021, 12:12

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Paternoster d’Adrien Girard : dernière déclaration 

BONNES FEUILLES – Un père est dans le coma et son fils se rend à son chevet, au rythme de tout un service de réanimation, d’une folie pandémique mondiale et d’un deuil qui, coupablement, se fait attendre. Un père solaire autrefois adoré, mais un père irrémédiablement absent, une ombre dans laquelle le fils a dû grandir. Pour cette rentrée littéraire, les éditions Au Diable Vauvert publient le premier roman, Paternoster, du plus jeune lauréat du Prix d'Hemingway : Adrien Girard. Ce dernier y narre la veillée funèbre d’un fils auprès de son père, au seuil de la mort.  

14/07/2021, 15:56

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Feu de Maria Pourchet : la passion et ses menaces 

BONNES FEUILLES - Edité par Fayard, Feu, le sixième roman de l'écrivaine et scénariste Maria Pourchet, sera disponible en librairie dès le 18 août 2021. Rongés par la monotonie de leurs vies respectives, Laure et Clément seront bientôt consumés par leur passion mutuelle naissante. Loin du classique des romans d'amour, Feu en propose une vision mêlant puissance sentimentale et humour. 

13/07/2021, 17:55

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Tableau final de l’amour, de Larry Tremblay : Francis Bacon, radical 

BONNES FEUILLES – Pour cette rentrée littéraire, les éditions La Peuplade publient le prochain roman de l’auteur québécois Larry Tremblay. Librement inspiré de la vie du peintre Francis Bacon, Tableau final de l’amour fait le récit d’une quête artistique sans compromis, viscérale, voire dangereuse. Un roman humblement cruel sur l’amour et la création…

13/07/2021, 09:38

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Philipp Weiss : Le grand rire des hommes assis au bord du monde

BONNES FEUILLES - 1200 pages, une œuvre en quatre romans et un manga, qui, à travers cinq histoires personnelles toutes liées les unes aux autres, tourne autour d’un seul et même thème, la fin de notre monde : un projet romanesque hors norme qui nous conduit du XIXe siècle français au Japon du XXIe siècle, de la Commune à Fukushima, des premiers pas de la libération de la femme à la réalité virtuelle et à l’humain augmenté. 

12/07/2021, 16:02

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La trilogie de Licanius de James Islington : la saga des prophéties 

BONNES FEUILLES - Vingt ans se sont écoulés depuis la fin de la guerre. Les Augures, autrefois considérés comme des dieux - devenus dictateurs - ont été renversés et anéantis, leurs pouvoirs mystérieusement disparus. Leurs représentants, hommes et femmes dotés d'une capacité moindre, les Talentés, n'ont évité le sort des Augures qu'en se soumettant au Pacte qui les lie à quatre Préceptes, les marque de manière indélébile et protège les humains. Davian, élève des Talentés, en subit les conséquences. Le premier tome de la Trilogie de Licanius de James Islington est annoncé pour cette rentrée aux éditions Leha. 

12/07/2021, 16:00

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Disparition de Robson Rocha, illustrateur chez DC Comics

Dimanche 11 juillet, Robson Rocha, illustrateur, est décédé à 41 ans suite à des complications liées à la COVID-19. Après une entrée dans le monde de la bande dessinée en 2010, Rocha avait signé un contrat exclusif avec DC Comics en 2016, où il a fait carrière depuis. Il s’est principalement fait connaître pour son travail de reprise d’illustrations pour Aquaman, d’après le script de Kelly Sue DeConnick.

12/07/2021, 12:12

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Uchronie biographique : Rimbaud en 2021, poète dans un monde sans poésie ?

Aujourd’hui, Raphaël Gariépy, à la suite d'un entretien avec Adrien Cavallaro, maître de conférences à l’université Grenoble Alpes, auteur de Rimbaud et le rimbaldisme. XIXe-XXe siècles, et codirecteur, avec Yann Frémy et Alain Vaillant, d'un récent Dictionnaire Rimbaud, imagine une rencontre avec le jeune Arthur, auteur de polar, sympathisant des Gilets jaunes et futur transhumaniste. 

09/07/2021, 16:14

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La langue du pic vert de Chantal Dupuy-Dunier : de vos folies faites vos rêves

BONNES FEUILLES - « Le pic vert enroule sa langue autour de son cerveau pour le protéger contre les trépidations quand il fore les arbres. » Cette phrase, prononcée par un guide de musée, est une révélation pour Sylvain Breuil, le point de départ d’une quête de l’invulnérabilité, puis de l’immortalité. Premier roman mystérieux et original, La langue du pic vert de Chantal Dupuy-Dunier, publié chez La Déviation, est dédié à tous ceux dont le rêve est appelé folie.

09/07/2021, 09:00