#Réseaux sociaux

L'âge de la première passe : Nono au Congo

ROMAN FRANCOPHONE – (Et être francophone, mon bon Milou, c’est se ranger « dans le camp des assassins », car le français c’est la langue des puissants, la langue d’un « alignement de pouvoirs » (politiques, culturels…), eh oui je place des parenthèses partout comme Arno Bertina qui, heureusement puisqu’il écrit, est (lui) dans le camp de Kafka, car il cite Kafka : « Écrire c’est sauter hors du rang des assassins », et même si cette citation est stupide ce n’est pas grave, c’est quand même Kafka, donc il ne sait plus trop où il se situe finalement, dans L’âge de la première passe, publié aux Éditions Horizontales, ou Verticales, je ne sais plus, en mars 2020).

Le 31/03/2020 à 12:17 par Maxime DesGranges

8 Réactions | 0 Partages

Publié le :

31/03/2020 à 12:17

Maxime DesGranges

8

Commentaires

0

Partages

linkedin mail print
ActuaLitté

Lecteurs et lectrices, d’emblée je dois vous faire un terrible aveu : je n’en peux plus. Je ne peux plus les voir, ces cohortes de demi-écrivains qui écrivent des demi-phrases pour auditeurs de Radio France et buveurs de frappuccinos, je n’en peux plus de cette toute petite littérature de « vibration », de « tremblement », de frisottis, de gazouillons, de gratouillis, de chuchotis et de chuchotas. Je n’en peux plus de leur façon de « dire le monde », de leur « présence au monde », de leur recherche d’un « autre rapport au monde, au vivant ». Ni de leurs blessures, de leurs fantômes du passé et de leurs démons.

J’en veux aussi ouvertement à tous ces écrivains qui se contrefichent de la langue française, leur principal matériau de travail, faut-il le rappeler. Comment pourraient-ils s’en soucier me direz-vous, puisque dans l’esprit de ces éternels repentants le français est la source de tant de maux, de tant d’injustices, de tant d’inégalités, puisque dans leur esprit encore, écrire en français est un insoutenable fardeau, une punition définitive ? J’en veux donc aux écrivains mais j’en veux tout autant, peut-être encore davantage, aux éditeurs qui se font les promoteurs de cet avilissement coupable.

Verticales à plat ventre

Que ceux qui me trouvent injuste m’autorisent cette comparaison : personne ne peut concevoir qu’un ébéniste d’art n’éprouve le moindre intérêt pour les essences de bois avec lesquelles il travaille, leur qualité, leur variété, leur texture, leur réaction au temps. Personne ne peut concevoir que notre ébéniste se permette de livrer un meuble bancal, mal verni, où les entailles des ciseaux à bois seraient visibles partout. Car notre ébéniste d’art, quand il se met à l’établi, ne veut pas viser autre chose que l’excellence, la perfection formelle. L’ébéniste d’art, au moment où il se met à l’établi, a l’ambition immédiate de créer le plus beau meuble qui n’ait jamais été conçu, en fonction bien entendu de ses capacités et des commandes qui lui sont faites.

Excellence, perfection formelle, beauté… Tous ces mots honteux, tous ces mots de droite… Arno Bertina et les Éditions Verticales, résolument du bon côté de l’Histoire, n’ont aucun scrupule, eux, à livrer au lecteur un travail bourré de coquilles, à la syntaxe hasardeuse, plein de lieux communs lancés à la truelle et de fautes de goût ramassées à coups de pelleteuse. Vous pensez sans doute que j’exagère, bande d’auditeurs de Radio France même l’après-midi, alors je vais me contenter d’en dresser la liste froidement, tel un magistrat égrenant une suite d’infractions en début d’audience, et je vous laisse faire votre avis.

« Mais je ne peux pas ne pas ignorer que ces explications magiques sont aussi convoquées parfois avec un cynisme dégeulasse [sic]. »
« Une oreille à qui se confier du bout des lèvres, un œil bizarre braqué sur ça pourquoi ? »
« trois ou quatre personnes se sont déménées » [sic]
« Alors que ces nouvelles baskets c’est sur le prix de son cul qu’il se les ait [sic] offertes... »
Tout cela en ayant le culot tout de même de nous assurer : « J’imprime, je corrige, je relis, je corrige ». Mais non, vous ne corrigez rien, bande de Verticaux tout plats, parce que vous vous moquez du lecteur, vous vous moquez de la langue, et vous vous moquez de la littérature.

Ce serait évidemment injuste et stupide de juger un livre sur ses coquilles, donc nous pardonnerons ces offenses à ceux qui nous ont offensés. Mais puisque nous sommes entrés la tête la première dans des questions de forme (rassurez-vous, le fond viendra en temps voulu), autant épuiser le sujet dès maintenant. Ou en tout cas, juste après avoir esquissé un résumé, tout de même, de ce récit.

La minute « dossier de presse »

Après avoir suivi la trajectoire parfaite de l’écrivain parisien engagé (prisonniers, SDF, ouvriers au chômage, et même « Ciné-tracts » à Nuit Debout, tout y est) Arno Bertina se lance dans un nouveau projet : accompagner pendant un certain temps une petite ONG congolaise (ASI) qui vient en aide aux prostituées mineures de Pointe-Noire et Brazzaville. Là, l’écrivain met notamment en place un atelier d’écriture destiné à recueillir les témoignages d’une trentaine de bénéficiaires, lesquelles suivent un programme de trois ans dont le but est de rendre ces jeunes filles autonomes, puis de les sortir, à terme, de la prostitution.

Le sujet de ce récit n’est évidemment pas à remettre en question – qui oserait ? – et le livre a au moins le mérite de mettre en lumière le travail de cette valeureuse ONG, ainsi que le parcours tortueux de ces jeunes filles, souvent déjà mères, abandonnées par leurs familles, victimes de viols. Leurs témoignages rendus in extenso sont souvent touchants, et le livre ne sombre jamais, c’est sa réussite, dans le misérabilisme bon teint. Tout ça est très bien, si j’ose dire. Seulement, L’âge de la première passe ne se présente pas comme un essai, ni un reportage, mais bien comme une œuvre littéraire. Elle doit donc être jugée comme telle. Et c’est là que les problèmes commencent.

Noirs sur Blancs

Par où commencer, justement… Moi-même je m’y perds, à tel point que la tentation est grande de restituer toutes mes notes dans leur jus, telles qu’elles, sans autre commentaire, afin que chacun puisse constater par lui-même la nature du délit. Prenons par exemple la description typique d’une jeune prostituée. Chez Bertina, la prostituée est systématiquement « poignante », elle est évidemment « grande, belle et curieusement souveraine », elle a forcément une « allure majestueuse », elle est décidément « fière et tranquille », « d’une douceur et d’une distinction rares... », ou encore « vive, drôle et peste (mais elle a un bon fond...) », ou encore « forte et secrètement friable ».

Sans surprise, à l’inverse, le Blanc est forcément méchant. Le seul Blanc du récit est un jeune Suisse-Allemand dont Bertina n’hésite pas à moquer l’accent de manière assez douteuse, mais là il a le droit, ce n’est que de l’allemand : « il s’énerve, il explique avec plein de gestes que ce n’est pas ça, et la différence entre « citron chaune » et « citron fert ». « Moi che feux citron chaune ! CHAUNEUH ! » Donc ce Suisse-Allemand qui arrive de nulle part en fin de livre n’est pas très souverain ni majestueux non, il est qualifié de « tête à claques, visiblement perchée, que je soupçonne de pouvoir devenir agressif », c’est un « débile », « déglingué » « affichant des airs supérieurs », etc. Et Bertina qui se défend ailleurs de caricaturer !

Nono Philosophe

Heureusement, cette pointe d’humour d’une subtilité digne des meilleurs épisodes de Papa Schultz est isolée. En revanche, l’auteur n’est pas avare de traits d’esprit et d’aphorismes d’une profondeur qui nous rappelle les plus belles dissertations de philo d’un Terminale L sous cannabis. En voici une plâtrée : « Quand tu n’as plus rien, tu as encore l’honneur ; si tu as tout, l’honneur est la première chose que tu peux vendre – très superflu. Curieuse dissymétrie du matériel et de l’immatériel. » Ou encore : « La question qui me ferait pleurer : s’il y a eu de l’amour, comment peut-il n’y avoir plus rien ? » Attention concentrons-nous, ça se complique : « La joie ne dément pas la blessure qui ne critique pas la vie. »

Une seconde. Arrêtons-nous un instant sur cette dernière phrase. Sérieusement. Détachons-en chaque élément. La joie ne dément pas la blessure. Bon, déjà, je m’accroche. Mais la joie ne dément pas la blessure qui ne critique pas la vie. Je lis. Je relis. Je ne comprends pas. La blessure qui ne critique pas la vie. Vous avez déjà entendu une blessure critiquer la vie, vous ? Ou alors c’est la joie ? Bref, tout le monde a compris que cette phrase ne veut strictement rien dire. Mais ça fait chic, ça fait écrivain. Blessure, vie, joie, tout y est. Sauf la littérature.

À ce stade, je préfère avertir : les lecteurs et lectrices qui sont mal à l’aise avec ma méthode peuvent arrêter leur lecture immédiatement, car je ne fais que commencer, et je ne concèderai rien.

Continuons donc notre baguenaude philosophique : « La vie immensément fragile. Vivre avec ce savoir. La nuit sexuelle, punctum de la vie – l’extase et la mort. Le sida n’a pas mis cela au jour. » Je trouve ici que l’auteur s’est arrêté trop tôt. Il aurait pu poursuivre le fil de sa pensée comme ceci : « D’où venons-nous, où allons-nous, j’ignore de le savoir. Mais ce que je n’ignore pas de le savoir, c’est que le bonheur est à deux doigts de mes pieds… Et que la simplicité réside dans l'alcôve bleue, et jaune, et mauve, et insoupçonnée de nos rêveries mauves, et bleues, et jaunes et pourpres, et paraboliques… Et vice versa. »

Mais le niveau serait sans doute trop élevé, même pour un auditeur de Radio France à la retraite. Heureusement, quelques considérations nettement plus à notre portée viennent tempérer cette virtuosité conceptuelle, telle que : « si la misère était moins grande, ou si elles étaient capables de gagner de quoi vivre d’une autre façon, ou si elles bénéficiaient de tel ou tel appui, elles feraient autre chose (de leurs nuits). » Sans rire. Non mais vraiment. Cette phrase, cette évidence d’une platitude inouïe arrive quand même à la page 225, sur un total de 265 ! Si, encore, il nous la servait en entrée, vers la page 4, pour nous faire comprendre que le « narrateur » est un ahuri qui va changer de point de vue au fil de son expérience, façon récit initiatique, pourquoi pas. Mais là, s’agit-il vraiment de sa seule déduction après des semaines de maraude ? Merci Sherlock.

Et on ne peut pas ignorer, à la longue, cette manie des parenthèses qui empêchent la moindre phrase d’avoir un rythme seulement entendable. Échantillon de la phrase bertinalienne : « "Souvenir" est le mot qu’elle écrit de quantité de fois (trois). Il faut fermer les yeux et tendre l’oreille pour comprendre qu’elle amalgame (beau) souvenir avec "s’ouvrit", avec "s’ouvrir". C’est elle, donc, qui a raison, puisqu’un souvenir ne sera beau qu’à la condition d’avoir ouvert (quelque chose). » Ces parenthèses (partout), pourquoi (faire). Pour se donner (sans doute) un style ? Plus agaçant qu’autre chose (.)

Un goutte-à-goutte de lassitude

Allez, passons, ça me fatigue. Pour ne pas donner l’impression de m’acharner, j’efface de mes notes les autres passages que j’avais compilés dans le dossier « Fulgurances ». Y compris : « L’écriture est une roue. On est les hamsters », ainsi que le passage sur la « mezzanine intérieure » digne d’un manuel de développement personnel pour cadres sup’ en burn-out.

Je ne sais même pas si ça vaut le coup, à ce stade, d’ouvrir le dossier « Honteux ». Après tout, peut-être que certains lecteurs estiment qu’écrire « détestables à l’insu de leur plein gré », ça n’a rien de littérairement infamant. Sans doute y a-t-il des gens pour trouver que « un goutte-à-goutte de lassitude qui fait – mais c’est invisible à l’oeil nu – des stalagmites de désespoir », c’est une image splendide. Il est également probable que je sois seul à trouver que dans la phrase « Écrire n’est pas cette carapace mais la tentative, au contraire, une fois la tempête passée, de la rejouer "en laboratoire" », telle qu’elle est tournée, c’est la carapace qui est rejouée en laboratoire, et non la tempête, ce qui n’a strictement aucun sens, tout simplement parce que c’est mal écrit. Mais l’important, j’imagine, est qu’on voit ce qu’il veut dire. Voilà où on en est. Donc n’en parlons plus.

Touchons le fond

Prenons notre stalagmite de désespoir à deux mains et parlons plutôt du fond. Et le fond, c’est avant tout ceci : Arno Bertina est un écrivain engagé. Et il faut sans doute l’être au plus haut degré pour oser balancer, en pleine dictature macroniste, des punchlines aussi corrosives que : « Le premier jour, je suis dans la cour du Foyer des filles vaillantes comme Marlène Schiappa dans un gouvernement : je ne sers à rien. »

Cela devient nettement moins drôle quand on aborde deux questions longuement développées par Bertina : la question de l’universalisme, et celle des langues. Ces questions sont de vrais sujets de débats et je ne veux pas les aborder avec la même légèreté, bien sûr, que les problèmes de forme.

Je vais le dire ici très simplement : il y a quelque chose d’un peu indécent dans ce livre. Cela tient-il peut-être du fait que le sujet est trop lourd pour être traité dans un récit littéraire. Un reportage pour la presse, ou télévisuel, ou photographique, un documentaire, très bien. Mais un livre qui ne soit pas un essai, donc dans lequel le locuteur aurait gardé un certain recul vis-à-vis du sujet, ni un roman, qui poserait de fait une distance avec le réel, ça me pose problème.

Il y a en effet quelque chose qui me gêne dans la façon de passer, sans transition, du quotidien souvent sordide de ces jeunes prostituées aux déboires sentimentaux de Bertina, par exemple. Car il faut le dire aussi : Bertina parle beaucoup de lui-même. Il mêle des souvenirs de voyages, des considérations sur ses histoires d’amour passées (pardon : ses fantômes), des digressions sur ses travaux antérieurs. Il en a bien sûr tout à fait le droit. Seulement, pendant que Bertina nous parle de son voyage au Chili ou de la perte de son ex, on ne peut pas oublier que des gamines de 15 ans se font violer en série dans des pièces sombres et sans fenêtres qui sentent l’urine.

▶️Parution imminente de ma chronique sur le dernier livre d'Arno Bertina. C'est sans filtre, sans complaisance mais toujours honnête, et c'est évidemment sur l'excellent site @actualitte que ça se passe ! . ▶️Extrait : "J'en veux aussi ouvertement à tous ces écrivains qui se contrefichent de la langue française, leur principal matériau de travail, faut-il le rappeler. Comment pourrait-il en être autrement puisque dans l'esprit de ces éternels repentants le français est la source de tant de maux, de tant d'injustices, de tant d'inégalités, puisque dans leur esprit encore, écrire en français est un insoutenable fardeau, une punition définitive ? J'en veux donc aux écrivains mais j'en veux tout autant, peut-être encore davantage, aux éditeurs qui se font les promoteurs de cet avilissement coupable." . À demain ! . #bookstagram #instabook #bookworm #chronique #lecture #nifaitniafaire #snipercritique #litterature #nofilter

Une publication partagée par MaD CritiCs (@mad_critics) le

Relativisme contre universalisme

Mais après tout, peut-être est-ce moins grave là-bas qu’ici puisque visiblement, selon le relativiste Bertina, toute violence ne se vaudrait pas.

Prenons le cas d’Ordanie, 17 ans, qui arrive un matin à la concession défigurée par son love (amant-proxénète-père de l’enfant). « Tension dans la cour, et dans ma tête, ou l’universaliste hébergé par tout Français voudrait livrer un dernier combat. » Ici, il faut bien se représenter Ordanie telle qu’elle nous est décrite : elle ne peut plus ouvrir l’œil à cause des coups reçus la veille. Elle tremble. Elle arrive avec « un sentiment d’insécurité », « à la façon d’un animal qui voit le piège des chasseurs se refermer sur lui – elle a le regard "par en-dessous" des chiens battus. » En plus de ça, les autres filles, telles des « harpies », se moquent d’elle dès son arrivée et ne la lâchent pas.

Mais voilà : comme Ordanie ne s’effondre pas devant tout le monde et tâche de rester digne malgré la douleur, Bertina, tout étonné, écrit : « En moi le relativiste sent qu’il va gagner, et il invite l’universaliste à redevenir un simple observateur. Manifestement les gnons ne font pas mal partout pareil. » Il ajoute : « L’universaliste croit que cette mineure qui se prostitue a aussi mal que sa propre fille francilienne appartenant à la toute petite bourgeoisie ; il ne sait que fusionner, rabattre les vies les unes sur les autres. Il voit de l’humain partout, et jamais la culture, l’histoire, la question sociale… En fait il ne respecte rien là où il se croit, au contraire, en résonance… Je ne peux pas dire "Je voudrais qu’elles s’insurgent mieux contre les poings des hommes" car cela reviendrait à espérer qu’elles les sentent mieux, qu’elles soient plus blessées, mais c’est l’idée, ou l’aporie. »

Eh bien je vais le dire, Bertina, quitte à passer pour l’universaliste de service, expression qui deviendra bientôt, j’imagine, l’injure à la mode dans les facs de Sciences sociales studies of cultural bullshit : oui, les « gnons », c’est-à-dire en l’espèce, les multiples coups de poings d’un homme portés au visage d’une femme, d’un enfant ou de n’importe qui d’autre, font mal « partout pareil », au Congo comme en Ile-de-France ou au Japon ou en Inde ou au Canada, et si c’est être universaliste que de rappeler cette triste évidence, autant porter le terme bien haut comme un étendard. Et ce n’est pas faire de « grandes phrases » que de dire cela, ni « mettre en scène son émotion », c’est simplement poser un principe clair, calmement mais fermement.

Et tant qu’à faire, autant ajouter que oui, tu peux très bien dire et vouloir que ces mineures congolaises, comme n’importe où dans le monde, bon sang de bois, ne se résignent pas à recevoir des coups de poing en plein visage quotidiennement, sans avoir à te perdre dans des tarabiscotages et circonvolutions grotesques qui ne justifient rien. Oui mais vous comprenez, là-bas, c’est pas la même culture, il faut respecter les différences culturelles et sociales, nous dirait-il en substance. Mais comment peux-tu te prétendre de gauche et te regarder dans un miroir sans rougir de honte après avoir balancé des ignominies pareilles, Bertina ? Ressaisis-toi, Bertina. Change de fréquentations, change de lectures, Bertina. Mais fais quelque chose.

Pour faire passer la pilule relativiste, voilà qu’il nous sert une louchée de gloubi-boulga pseudo-marxiste frelaté : « l’universalisme est une pensée marchande, c’est l’impérialisme et le commerce qui ont réduit les distances plutôt que la sympathie et la curiosité et c’est pour n’être pas vendus à toutes les multinationales que nous devons critiquer l’universalisme et sa façon d’écraser les différences, c’est-à-dire l’humain, les cultures, l’environnement. Reconnaître aux femmes l’intelligence de leur situation – contre l’hystérie universaliste qui voit du même partout –, c’est respecter les processus, les devenirs, leur lenteur parfois (on ne se libère pas en une journée de ce qui oppresse depuis l’enfance). »

J’en conviens tout à fait : on peut faire passer tout un tas de saloperies humaines sous un prétexte universaliste ; seulement, le relativisme permet exactement la même chose, et c’est un moyen bien lâche de justifier tout un tas d’exactions, de mutilations et de privations de droits fondamentaux. Et le problème, c’est que « reconnaître aux femmes l’intelligence de leur situation », c’est sans doute très bien, mais cela conduit précisément à mettre de côté, voire à occulter les mécanismes systémiques (culturels, politiques, sociaux… comme il aime le dire) qui perpétuent l’oppression des femmes, et que respecter les processus et leur lenteur revient à ne pas reconnaître l’urgence de leur situation.

Et peu importe qu’il s’agisse de la question du port du voile en France, puisque c’est de cela qu’il s’agit dans le passage cité, ou de la prostitution en Afrique : l’universalisme consiste à ne jamais se résoudre, ne jamais accepter, même symboliquement, même théoriquement, même quand on est impuissant comme nous le sommes, depuis notre position d’occidental privilégié, à ce qu’une personne soit honteusement exploitée, avilie par une autre, quelle que soit sa position dans le monde, et quelle que soit sa culture d’origine.

Oui, il y a quelque chose d’indécent dans le fait que Bertina écrive : « Juliana trime, ou danse, ou bavarde quelque part dans Brazzaville au moment où j’écris ces lignes (dans un bar de la rue Olivier de serres [...]) ». Rappelons que Juliana-la-majestueuse n’a pas 18 ans et que non, elle n’est probablement pas en train de bavarder ou de danser, elle est très certainement en train de tailler des pipes pour quelques francs CFA dans une backroom de Brazzaville pendant que Bertina sirote un verre de Chablis dans un bar du XVe arrondissement de Paris, avant d’aller faire la promo du bouquin à la Grande librairie et d’en lire des extraits à la Maison de la Poésie.

Comme Marlène Schiappa dans un gouvernement

À aucun moment Bertina, convaincu de sa propre importance, n’évoque le caractère tout à fait dérisoire de son projet, ni la vacuité de l’écriture face à la dureté du réel, ni la honte que l’on ressentirait tous de ne pouvoir faire que ça : un atelier d’écriture dans une langue que les jeunes filles ne maîtrisent même pas. Bien au contraire, il écrit : « Justesse est très proche de justice. Avec mon livre je ne rends pas justice à ces jeunes femmes, leur quotidien n’en sera pas changé, mais la justesse ce n’est pas rien. Elle creuse en nous une place pour elles, quand les grandes phrases ne font que mettre en scène notre émotion… »

Sans aucun doute, entre deux passes, Juliana-la-souveraine ou Ordanie-la-défigurée penseront-elles à la notion de justesse et au fait de pouvoir dire « je suis violée » plutôt que « un viol m’est imposé », et ce n’est pas rien, dire « je », ça permet d’exister dans un récit, « dans le langage aussi, dans le langage déjà. » Sans doute.

« Un peu trop de notes »

En fait je me rends compte d’une chose, après avoir écrit tout ça : ce que j’ai fait jusque-là ne sert strictement à rien. J’aurais pu y penser avant, crétin, me direz-vous. Certes, mais j’y pense maintenant, en consultant mes dernières notes et en sentant le découragement me gagner devant l’ampleur de la tâche qui me reste à accomplir. Il y a tellement de choses qui m’énervent, dans ce livre. Même en essayant d’en faire une synthèse comme je l’ai fait jusqu’à maintenant (croyez-le ou non), c’est encore trop long. Mais si je persiste à vouloir aller au bout, c’est aussi par respect pour le travail de l’auteur (croyez-le ou non), et surtout pour le lecteur.

Seulement, quand un chanteur nous casse les oreilles du début à la fin, ça ne sert à rien de relever chaque fausse note. On s’en détourne et on passe à autre chose.

Pourquoi perdre son temps, en effet, à contester des affirmations aussi bêtes, tout simplement bêtes, excusez-moi mais je n’ai pas d’autre mot, que : « [La langue française] est de toute façon, aussi, une langue qui casse dès qu’on cherche à la bricoler ; une langue qui ne fait aucune place aux variables, aux jeux, aux inventions ; une langue qui n’a pas de forge à mots comme certaines maisons n’ont pas de four à pain... » Doit-on vraiment citer Céline, Perec, Queneau, Vian, Beckett et tous les autres, et rappeler que l’invention et la plasticité ne se trouvent pas seulement dans la création mais dans l’agencement de la langue ?

[Premières pages] Arno Bertina
L'âge de la première passe : récit

Que dire encore de l’affirmation de Bertina selon laquelle la langue française « ne véhicule pas les battements du cœur, les sentiments, les expériences capables de renverser le dégueulasse ordre social » ? Elle le permettrait justement si ces jeunes filles avaient pu continuer d’apprendre la langue des « assassins » à l’école, cette affreuse survivance de l’époque coloniale.

Que penser enfin de ce passage dans lequel la caricature du chômeur frise le mépris de classe : « C’est un peu comme si des chômeurs étaient invités au Ritz pour dire leur situation devant un parterre de patrons du CAC 40 : beaucoup seraient écrasés par le décor, et ne pourraient plus que balbutier leur expérience, leur ressenti, et ça leur semblerait encore trop plouc pour le décor ». Mais oui, Bertina, un chômeur, c’est-à-dire tout simplement quelqu’un qui n’a pas de travail, donc forcément un péquenaud mal dégrossi, triturera sa vieille casquette rapiécée et bafouillera forcément devant not’ bon maître, il est ben aimab’, ma foi, not’ seigneur, et pis tout d’même, c’décor, crévindieu !

Bref. Chose promise chose due : j’envoie dans la corbeille le reste de mes notes et je m’arrête là. « Je me tais, c’est mieux », comme dit Bertina. Excellente idée, tiens. Ça en fait au moins une.

Arno Bertina - L'âge de la première passe : récit – Verticales – 9782072851605 – 20€

8 Commentaires

 

Miss Parakletos

31/03/2020 à 17:23

Magnificent.

ANA

07/04/2020 à 14:15

Eh bien, voilà enfin une critique et une analyse dignes de ce nom sur un de ces putassiers "littéraires" débiles dont la littérature française regorge malheureusement, et que, avoue-le, nous vomissions au point de ne plus rien lire de ces romans dits "contemporains" qui sont de la pure soupe. Un conseil ou deux de lecture parce que vous cherchez quand même à lire des romans contemporains et qu'il en existe un poignée à sauver : "La 7e fonction du langage" de Binet, "Les Emigrants" de Sebald, "La Face cachée du Soleil" de Ballard, "Urbs" de Meltz, "Ombre chinoise" de Ling, "Le Contrat Salinger" de Langer, "Frontières" de Benyahya, "Avant l'aube" de Boissel, "Roman fleuve" de Piazza...

Solaris

07/04/2020 à 14:47

Quelle plume vitriolée ! Implacable et réjouissant ! Rhabillé pour le printemps, l’été, l’automne l’hiver, le Nono.

bob

10/04/2020 à 10:12

De la gonzo-critique pour vendre un profil instagram. C'est à peu près ce qu'il me reste de la (trop longue) lecture de ces commentaires dans lesquels la seule fonction de l'outrage est d'exorciser la frustration d'un nombril orgueilleux. Keep on vomit, little wannabe...

Maxime

10/04/2020 à 16:45

Merci Bob pour ce retour encourageant, je me suis permis de le relayer sur mon Insta, j'espère que vous n'y voyez pas d'inconvénient. Bien à vous.

Kurtz

11/04/2020 à 11:10

C'est mignon, Maxime DesGranges, de se prendre pour un critique acerbe à la plume acide, un pamphlétaire des temps nouveaux à l'image d'un Huysmans contemporain et c'est bien essayé. Mais au-delà de la verve satisfaite d'elle-même cela demande aussi des capacités de compréhension d'un texte que l'existence vous a manifestement refusées. Si vous voulez un conseil et un avis - mais vu votre prose vous ne devez pas être le genre de personne à tendre vers l'enrichissement mutuel des parties - prenez le temps de lire. De comprendre. D'analyser. Produisez ensuite votre critique à mille pieds de hauteur, dans la grandeur crépusculaire qui semble vous seoir si bien, mais ensuite seulement.

Maxime

11/04/2020 à 14:41

Cher Colonel A., merci pour votre retour mais vous vous méprenez sur mon compte : je ne me prends pour personne, car je ne suis personne et ne cherche pas à être qui que ce soit. Je n'ai jamais prétendu être autre chose ici qu'un simple lecteur de base, ne revendique aucun talent particulier, et ne nourris aucune autre ambition que de rendre compte de ma lecture, à ma façon, sur un site ayant un lectorat très diversifié. Voilà tout. J'ai même peur que vous vous mépreniez doublement pour le coup : je suis preneur de tout conseil et de tout avis, d'où qu'il vienne, dans la mesure où celui-ci m'apporte quelque chose. Pour l'instant, injures et sarcasmes mis à part, ils sont peu nombreux malheureusement. Je vais tâcher de suivre le vôtre comme je l'ai toujours fait, et comme je suis pour l'enrichissement mutuel des parties, je ne peux que vous suggérer de prendre le temps de lire le livre de Bertina comme je l'ai fait, et vous verrez que le grand lecteur que vous êtes, et je le dis bien sûr sans ironie, arrivera au même constat que celui que je pose dans cette chronique.

Bletch

11/04/2020 à 15:52

J'ose donc espérer que pour écrire une critique pareille, vous avez lu ce livre très cher Kurtz ? Et dans ce cas, puisque je n'ai moi même pas eu la chance d’être doté de "capacités de compréhension", rien ne me ferait plus plaisir que de connaitre votre avis sur un tel ouvrage. Car en effet, vous semblez l'estimer et penser qu'il y a des choses profondes que mes qualités d'analyse n'ont pas perçues. Iriez-vous jusqu'à dire que cet ouvrage pourrait être qualifié d'oeuvre littéraire ? Ou sans aller jusque-là : de littérature tout court ?
Peut-être que Guillaume Musso est votre auteur préféré après tout, et que vous passez outre les fautes d'orthographe pour vous concentrer sur la profondeur du message de ces auteurs... Merci pour eux, vous avez raison, ils ont besoin de soutien comme tout le monde finalement.

Plus d'articles sur le même thème

ActuaLitté

Mon père et ma mère : la beauté cristalline de l'hommage d'Aharon Appelfeld

ROMAN ETRANGER - Le roman est l’expression de cette idée ancestrale que la mère et le père sont l’origine, le terreau biologique, culturel et émotionnel de l’enfant : ils couvent et ils couvrent de leurs ailes l’être en évolution. L’hommage que leur rend, dans Mon père et ma mère, Aharon Apelfeld, est ici d’une beauté cristalline.

01/03/2021, 14:42

ActuaLitté

Ce genre de petites choses, rendre ce que l'on a reçu

ROMAN ETRANGER - Bill Furlong est né le 1er avril 1947. Ce n'est pas une blague et, dans son malheur, il a eu beaucoup de chance. Sa mère n'avait que seize ans à sa naissance. Et pas de mari. Pas terrible comme entrée dans la vie dans ces années-là, en terres d'Irlande. Toute son enfance, il sera poursuivi par les lazzis des autres enfants du village tant dans la rue qu'à l'école.

01/03/2021, 12:36

ActuaLitté

Books by Women : Abby Geni et Louise Mey

Le printemps semble pointer le bout de son nez, on n'a qu’une envie, c’est de lire dans un parc non ? Foutu virus. En attendant, Elsa et Elura vous présentent aujourd’hui 2 romans/thrillers qui, le temps de leur lecture, feront oublier le reste du monde. D'ailleurs, les deux libraires entrent dans la dernière semaine de leur projet de crowdfunding : il reste à peine 2000 € à récolter, et elles ont besoin de soutien plus que jamais ! Le lien vers la cagnotte se trouve en fin d'article.

01/03/2021, 09:29

ActuaLitté

Peintres femmes : exceptions en marche 

BEAUX ARTS - Les carnets d’expo de la collection Découvertes Gallimard sont toujours un réel plaisir ! Ils le sont d’autant plus en ce moment puisque les musées restent fermés aux publics. Le dernier en date, Peintres femmes – 1780 -1830, à paraître ce 25 février et signé de la docteure en histoire et théorie de l’art, Martine Lacas, sort à l’occasion de l’exposition Peintres femmes -1780-1830 – Naissance d’un combat qui doit se tenir au musée du Luxembourg du 3 mars au 4 juillet. S’il semble exclu que nous puissions y aller dès le 3 mars peut-être nous est-il permis d’espérer de nous y rendre d’ici le 4 juillet. 

26/02/2021, 09:00

ActuaLitté

Naoto, le gardien de Fukushima : la vie avant tout le reste

BANDES DESSINEES - Qu'avons-nous retenu de Fukushima ? Un nom de lieu, des images glaçantes, des mensonges officiels à la chaîne et l'idée, terrible, qu'une fois de plus la Nature a été plus forte que le pari des hommes. Contre les discours prétendant que l'énergie nucléaire est sûre et que les accidents du passé ne peuvent plus se reproduire, la réalité s'est imposée, forçant peu à peu les autorités à perdre la face et à admettre que le cœur de trois réacteurs de la centrale de Fukushima-Daiichi étaient entrés en fusion. Et qu'il faudra probablement attendre trente ou quarante ans pour en finir avec les conséquences de la catastrophe. À partir de l'histoire vraie de Naoto Matsumura, Fabien Grolleau et Ewen Blain revisitent les événements du côté non pas de la mort, mais de la vie qui suit son cours par-delà l'effondrement.

24/02/2021, 09:02

ActuaLitté

Patagonie route 203 : un road trip comme un tango

ROMAN ETRANGER - L’Argentin Eduardo Fernando Varela a attendu l’âge de soixante ans pour écrire son premier roman, et c’est un chef-d’oeuvre ! La sidération admirative si savoureuse que suscite sa lecture et que je peine à quitter rend le partage hasardeux. Je vais, par conséquent, vous en parler de façon très simple, pressée par la peur de trahir un tant soit peu ce merveilleux roman qui va forcément faire date dans la production littéraire contemporaine latino-américaine.

24/02/2021, 09:01

ActuaLitté

Diplomates et espions français, héros oubliés : les ombres des Balkans

HISTOIRE - Expropriations, humiliations, privations, spoliations, travail forcé, tortures, fusillades massives, trains de la mort, sous-alimentation dans les camps de concentration, et dans les chambres à gaz des camps d’extermination, fours crématoires… Tel fut le triste sort de millions de Juifs d’Europe au cours de la Seconde Guerre mondiale, avec environ six millions de personnes, femmes, hommes, vieillards, enfants, éradiqués dans le cadre de la solution finale promulguée par les nazis à partir du 31 juillet 1941. 

 

24/02/2021, 09:00

ActuaLitté

Shy : 14 ans et timide à en mourir, pourra-t-elle sauver le monde ?

MANGA SHONEN - Au milieu du 21e siècle, des héros sont apparus sur Terre, et y maintiennent la paix depuis. Chaque pays a le sien, sauvant les citoyens des dangers du quotidien. Mais l’héroïne du Japon est plutôt mal taillée pour son rôle : réservée et solitaire, elle est surtout bien frêle du haut de ses 14 ans. Quand une mystérieuse menace surgit de l’ombre, sera-t-elle à la hauteur ?

24/02/2021, 09:00

ActuaLitté

Permafrost : au final, apprendre ce qui compte

RÉCIT ÉTRANGER - Permafrost, un mot avec lequel se définit Eva Baltasar. Comme gelée à l’extérieur, elle s’est construit une carapace et plus rien ne l’atteint. Elle fait pourtant preuve d’une grande sensibilité dans ce récit intimiste écrit à la première personne.

24/02/2021, 08:58

ActuaLitté

Eliete, la vie normale, et bousculer les contours du monde 

ROMAN ETRANGER - Dulce Maria Cardoso m’était inconnue avant que Valério Romão (écrivain portugais magistral, également publié chez Chandeigne) me glisse son nom alors qu’il regardait le rayon lusophone de la librairie. Du genre : « Ah ? Vous n’avez pas Dulce Maria Cardoso en rayon ? » Il n’en fallait pas beaucoup plus pour que le libraire (un peu vexé) que je suis se jette sur Eliete, la vie normale, de cette romancière mystérieuse et adulée.

24/02/2021, 08:57

ActuaLitté

Les Ensablés - Vache tachetée et concombre fugitif d'Octave Mirbeau

Octave Mirbeau (1848-1917) n'est pas un ensablé, ne serait-ce que par le film tiré de son roman, Journal d'une femme de chambre, avec Jeanne Moreau et Michel Piccoli, et sa pièce célèbre Les Affaires sont les affaires. Mais c'est peu au regard de la masse d'écrits qu'il a laissée à la postérité. Et notamment, trop oubliés, ses contes publiés dans la presse, et qu'il considérait comme alimentaires... À tort. Je puis l'affirmer après avoir lu la réédition d'une partie d'entre eux par l'Arbre Vengeur dans sa collection "L'exhumérante". Par Hervé Bel.

21/02/2021, 07:31

ActuaLitté

Quand la mémoire flanche, le combat de Clémence contre Alzheimer

ROMAN GRAPHIQUE - Premier roman graphique d’Alix Garin, Ne m’oublie pas aux éditions Le Lombard, aborde avec douceur un sujet lourd, la maladie d’Alzheimer et ses retentissements. Envers et contre tout Clémence emmènera Marie-Louise, atteinte d’Alzheimer, réaliser la dernière volonté de sa propre mère : aller embrasser la mer. Courir après le passé pour rattraper sa mémoire, voilà le projet de la jeune femme pour sa grand-mère, seulement tout ne passera pas comme prévu.

17/02/2021, 16:48

ActuaLitté

Le Chien noir : les princesses ne s'en laissent plus conter 

ROMAN FRANCOPHONE - Il était une fois une jeune autrice, très inspirée par Angela Carter, par les écrits des Précieuses, par la littérature en général et féminine en particulier. Après avoir réalisé divers ouvrages en microédition, elle se mit en quête d’une maison qui pourrait accueillir son premier roman, un conte gothique intitulé Le Chien noir. Et c’est ainsi qu’elle rencontra les singulières éditions du Typhon, qui publièrent grâce à ce texte leur première autrice « vivante »… Vous aimez cette histoire ? Elle ne fait que commencer.

17/02/2021, 16:47

ActuaLitté

Dans le silence du vent, les crimes d'Etat 

ROMAN ETRANGER - Au moment des faits, Antoine Bazil Courts vivait avec son père, juge au Tribunal Tribal de la Réserve, et sa mère, Géraldine, spécialiste des appartenances tribales, dans une petite maison de la réserve indienne Ojibwé (Dakota du Nord). Mais, même si c'étaient bien ses nom et prénoms, il les détestait, détestait s'appeler comme son père, détestait qu'on puisse un instant envisager de l'appeler Junior, et avait décidé, une bonne fois pour toutes, qu'il devait être appelé Joe, ce qui n'était pas dénué de sens car, bien involontairement, c'était le prénom de son grand-père !

17/02/2021, 16:46

ActuaLitté

L'enfant céleste : en Baltique, sur les traces de l'astronome au nez d'or

ROMAN ETRANGER - Avec L’Enfant Céleste, Maud Simonnot signe son premier roman. L’auteure nous offre une grande respiration, une parenthèse enchantée inspirée de ses années en Norvège. Ce récit est avant tout celui d’une guérison, celle de Mary et de son fils Célian. La jeune femme fuit l’étouffante grisaille parisienne sur les traces de Tycho Brahe, astronome danois dont la destinée rocambolesque nourrit l’imagination et les fantasmes de nos deux protagonistes.

17/02/2021, 16:45

ActuaLitté

Corps Solitaires : que faire quand votre mari ne veut plus de vous ?

MANGA - Michi est mariée depuis quatre ans. Ça en fait deux qu'elle n'a plus couché avec son mari. Elle veut des enfants, mais surtout, elle veut se sentir complète et aimée. Plus elle essaie, et plus il lui semble que tout lui échappe... Corps solitaires met le doigt dans une faille de la société japonaise, mais aussi dans celle des couples qui ne se comprennent plus. Une plongée dans des sentiments dont on a du mal à parler.

17/02/2021, 16:44

ActuaLitté

La belle lumière : la mère solaire d'Helen Keller 

ROMAN FRANCOPHONE - Helen Keller est la première femme sourde, aveugle et muette à obtenir un diplôme universitaire et connaître un destin hors du commun. Toute sa vie, elle a milité pour la défense du droit des femmes et des handicapés. Comment un tel parcours a-t-il été possible ? Angélique Villeneuve met toute la lumière, la belle lumière, sur sa mère.

17/02/2021, 16:44

ActuaLitté

Books by Women : Clémence Michallon et Deb Caletti

Nous espérons que le couvre-feu ne vous démoralise pas trop, que les conditions de vie actuelles ne pèsent pas trop sur votre moral. De notre côté, nous faisons tout ce que nous pouvons pour ouvrir notre librairie à temps et qu’elle soit la plus belle possible. Vous trouverez le lien vers notre campagne de financement en fin d’infolettre, nous avons plus que jamais besoin de vous ! En attendant, voici des idées de lectures qui vous changeront les idées ! À bientôt ! Elsa et Elura

12/02/2021, 09:25

ActuaLitté

Blanc Autour : Black Schools Matter

BANDE-DESSINÉE – Quand l'école de Canterbury au Connecticut accepte en 1832 une jeune fille noire parmi ses élèves, la directrice ne se rend pas compte qu'elle vient de franchir une limite invisible et que ce geste va faire basculer le destin de son établissement à tout jamais. Loin de reculer face aux protestations qui s'élèvent de toutes parts, Prudence Crandall fait au contraire le choix de réserver son enseignement aux seules élèves de couleur et de remercier sans délai toutes les autres jeunes filles. Une décision qui n'est pas de nature à apaiser les esprits, bien au contraire.

09/02/2021, 17:18

ActuaLitté

Des diables et des saints, de Jean-Baptiste Andréa : les destins sidérés 

ROMAN FRANCOPHONE - Foudroyé par un destin cruel, Joseph Marty est propulsé martyr. Devenu orphelin il est recueilli aux Confins, un orphelinat dirigé d'une main de fer par l'abbé Sénac, un homme aux allures de vautour sincèrement dévoué au salut des âmes pécheresses de ces enfants seuls. 

09/02/2021, 13:39

ActuaLitté

Une bête aux aguets : troublants territoires de l'enfance 

ROMAN FRANCOPHONE - Une bête aux aguets, troublant et envoûtant, échappe à toute tentative de définition – c’est à la fois un récit initiatique, un conte noir, un roman gothique. Comme dans ses livres précédents, Florence Seyvos y observe avec une précision d’entomologiste le territoire de l’enfance, ses jeux et ses cauchemars, ses secrets et sa cruauté.

09/02/2021, 13:37

ActuaLitté

Le lièvre d'Amérique :  Kafka à l’ère des open-spaces. 

ROMAN FRANCOPHONE - Le lièvre d'Amérique de Mireille Gagné fait partie des 36 titres de la dernière rentrée littéraire sélectionnés par les Libraires en Seine 2021. Un roman étonnant et très fort, La Métamorphose de Kafka à l'ère des openspaces, mâtinée de grandes marées et de sous-bois. 

09/02/2021, 13:36

ActuaLitté

Un bonheur parfait de James Salter et Désert solitaire, d'Edward Abbey

Toute la semaine, la librairie La Cour des grands propose de redécouvrir l’un de ses livres phares, « plus qu’une bibliothèque idéale, des titres emblématiques ». Le parcours se poursuit avec Un bonheur parfait de James Salter et Désert solitaire, d'Edward Abbey.

09/02/2021, 12:58

ActuaLitté

Erri de Luca, Le poids du papillon : minuscules importances 

ROMAN ETRANGER – Si Le poids du papillon est le titre éditorial du roman d’Erri de Luca, il est aussi le titre de la plus importante des deux nouvelles qui sont rassemblées dans ce petit opuscule. Il ne faut pas entendre le mot « importante » de manière erronée : en fait, c'est la nouvelle la plus longue. Et tous les écrits d'Erri de Luca sont importants !

09/02/2021, 10:38

ActuaLitté

Naufrages, d'Akira Yoshimura, “texte subtil nourri d’une tradition orale”

Toute la semaine, la librairie La Cour des grands propose de redécouvrir l’un de ses livres phares, « plus qu’une bibliothèque idéale, des titres emblématiques ». Nous débutons aujourd’hui avec Akira Yoshimura et Naufrages.

08/02/2021, 15:19

ActuaLitté

Le Pont de Bezons : Jean Rolin en terrain connu

ROMAN FRANCOPHONE – Avant, quand la production éditoriale ne nous inondait pas encore de « témoignages nécessaires » (= sordides) ou de « vibrants hommages » (= chiants) à je ne sais quel énième père résistant ou quelle mère courage ou ta grand-mère sur la commode aux tiroirs de couleur,  goudronnés bien sûr d’une « écriture sublime » (= pauvre comme un étudiant sous Covid), il y avait la littérature, et Jean Rolin, avec son délicat et poétique Pont de Bezons (POL, 2020), se promène tranquillement, à part, sur ses berges.

 

01/02/2021, 15:07

ActuaLitté

L'homme qui plantait des arbres : Giono le visionnaire 

NOUVELLE – Retour sur l’un des immenses classiques français du XXe siècle, dont l’actualité résonne encore longuement. Au cours d'une randonnée « dans cette très vieille région des Alpes qui pénètre en Provence », le narrateur croise sur son chemin un vieux berger avec son chien et son troupeau de quelques brebis.

 

01/02/2021, 14:40

ActuaLitté

Kukum, récit poignant à hauteur de femme

ROMAN FRANCOPHONE - Voici l’histoire simple d’Almanda Siméon, Innue du Québec, qui vécut presque centenaire sur les rives du lac Pekuakami. Malgré l’éloignement géographique, temporel et culturel, on vibre à l’unisson de cette femme courageuse, éprise de liberté, qui jamais ne baissa les bras.

01/02/2021, 12:27

ActuaLitté

Les Graciées : polaire chasse aux sorcières

ROMAN ETRANGER - Les Graciées de Kiran Millwood Hargrave fait partie des 36 titres de la dernière rentrée littéraire sélectionnés par les libraires pour le Prix Libraires en Seine 2021. Une merveilleuse saga historique pleine de poésie, de fougue et d'exaltation.

29/01/2021, 13:45

ActuaLitté

Ce qu'il faut de nuit, ce qu'ils doivent aux jours

ROMAN FRANCOPHONE - Ce qu'il faut de nuit de Laurent Petit Mangin fait partie des 36 titres de la dernière rentrée littéraire sélectionnés par les libraires pour le Prix Libraires en Seine 2021. Multi-récompensé, ce premier roman trouve auprès des libraires un écho très particulier. 

29/01/2021, 13:45

ActuaLitté

Chavirer de Lola Lafon : la grande leçon 

ROMAN FRANCOPHONE – Chavirer de Lola Lafon fait partie des 36 titres de la dernière rentrée littéraire sélectionnés par les libraires pour le Prix Libraires en Seine 2021. Un grand roman sensible et juste, physique et social, efficace et bouleversant.

29/01/2021, 13:45

ActuaLitté

Apeirogon de Colum McCann : rhapsodie littéraire 

ROMAN ETRANGER - Apeirogon de Colum Mc Cann fait partie des 36 titres de la dernière rentrée littéraire sélectionnés par les libraires pour le Prix Libraires en Seine 2021. Un roman brillant inspiré de personnes réelles, un livre nécessaire. 

29/01/2021, 13:45

ActuaLitté

Un jour ce sera vide : On est très sérieux quand on a 10 ans

ROMAN FRANCOPHONE - Un jour ce sera vide d'Hugo Lindenberg faisait partie des 36 titres de la dernière rentrée littéraire sélectionnés par les libraires pour le Prix Libraires en Seine 2021, qui vient d'annoncer sa sélection finale. Un premier roman étonnant de grâce et de maîtrise.

29/01/2021, 08:44

ActuaLitté

Jazz à l'âme : calvaire et rédemption, les prix à payer 

ROMAN ETRANGER - A Drop of Patience : comme l’indique son titre original Jazz à l'âme de William Melvin Kelley sera un long chemin de patience, au fil des confessions de Ludlow, à la fois édifiantes et bouleversantes. L'évocation de sa vie est certes une peinture de ce que peut être la vie d'un Afro-américain. Il est littéralement abandonné à un institut qui pourvoie à son éducation. Mais un autre handicap (si l'on veut bien considérer que le fait d'être noir aux États-Unis en est un) caractérise Ludlow : il est aveugle.

27/01/2021, 11:13

ActuaLitté

La montagne blessée : « notre passé, et notre futur probablement »

RECIT LITTERAIRE FRANCOPHONE - Existe-t-il, en France, d'autres histoires de villages similaires à celle de Chaudun, un petit hameau riche d'un peu plus d'une centaine d'âmes vers la fin du XIXe siècle ? Je l'ignore. En tous cas, les recherches que fait Luc Bronner autour de ce village et qu'il rapporte dans ce livre méritent qu'on s'y attarde : le 6 août 1895, le village de Chaudun s'est vendu pour moins de 200.000 Francs d'alors (de l'ordre de 100F/ha) à l'Administration des Eaux et Forêts, autrement dit à l’État.

27/01/2021, 11:01

ActuaLitté

Les lettres d'Esther : écrire, juste écrire 

ROMAN FRANCOPHONE - Les lettres d'Esther de Cécile Pivot fait partie des 36 titres de la dernière rentrée littéraire sélectionnés par les libraires pour le Prix Libraires en Seine 2021 dont ActuaLitté est partenaire. Un roman vrai et surprenant abordant des sujets profonds sous une apparente légèreté, avec délicatesse et subtilité.

26/01/2021, 11:21

Autres articles de la rubrique Livres

ActuaLitté

Décès de l'archiviste paléographe Benoît Van Reeth, père de la philosophe

L’École nationale des Chartes vient de communiquer l’information : Benoît Van Reeth, archiviste paléographe, de la promotion 1984 est décédé ce 28 février. Né le 17 février 1956 à Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), il était conservateur général du patrimoine, ancien directeur des Archives nationales d’outre-mer. Françoise Banat-Berger Cheffe du Service interministériel des Archives de France vient de lui rendre hommage.

01/03/2021, 17:24

ActuaLitté

François Cusset, Le Génie du confinement : on ne pense Covid qui s'impose

AVANT-PREMIÈRE – Pendant ce moment où tout s’est arrêté, quelque chose a commencé, qui n’a pas de forme. Pendant ce moment où rien n’avait lieu, quelque chose s’est passé, dont on n’a pas de trace. Ce moment d’involution sur soi a eu quelque chose de révolutionnaire. Un ouvrage qui s'inscrit dans la nouvelle collection Trans, dirigée par Raphaël Liogier et Dominique Quessada.

01/03/2021, 16:11

ActuaLitté

L'hommage de Joseph Ponthus à Henri Calet, illustre “maître oublié”

Les Presses universitaires de Lyon publient ce 11 mars un ouvrage d’Henri Calet, Je ne sais écrire que ma vie. Ce texte avait été préfacé par Joseph Ponthus, mettant en lumière l’admiration qu’il portait à l’œuvre de Calet, autant que les liens entrevus entre son propre travail et celui de l’écrivain. La diffusion de cette préface se fait en hommage des PUL à Joseph Ponthus.

01/03/2021, 14:44

ActuaLitté

De Rome à Angoulême : une résidence consacrée à la bande dessinée

Un appel à projets a été lancé par l'Académie de France à Rome-Villa Médicis et la Cité Internationale de la bande dessinée et de l'image avec l'ADAGP pour une résidence de bande dessinée. Cette résidence de quatre mois se déroulera sur deux temps, l’un à Rome à la Villa Médicis du 2 novembre 2021 au 2 janvier 2022 et le second à la Maison des auteurs de la Cité, à Angoulême, du 3 janvier au 1er mars 2022.

01/03/2021, 14:40

ActuaLitté

Wendy Delorme : “Toutes brisées et pourtant incassables”

AVANT-PREMIÈRE – « Parce que son texte est magnifique, parce qu’elle a le cœur pur et le feu, parce que Wendy Delorme est une grande autrice. » C'est Ovidie qui a ces mots pour Wendy Delorme. Avec Viendra le temps du feu, l'autrice nous démontre que l'on peut lui faire confiance pour surprendre, prendre de court, et bien plus encore.

27/02/2021, 10:00

ActuaLitté

Dernier tour lancé d'Antonin Varenne : à n'importe quel prix

Julien Perrault a tout perdu en percutant deux de ses concurrents sur le circuit du Mans. Lui qui avait été le prodige du Grand Prix Moto est devenu le paria, « l’assassin ». Mais un sponsor sulfureux propose au jeune homme de revenir sur le devant de la scène. Courir de nouveau. Pour son retour à la manufacture de livres, Antonin Varenne signe avec Dernier tour lancé un roman plein de fureur. 

26/02/2021, 14:58

ActuaLitté

Gianrico Carofiglio : L’Été froid, une nouvelle saison en enfer

AVANT-PREMIÈRE – Nous sommes en 1992, entre mai et juillet. À Bari, comme ailleurs, tirs en embuscade et meurtres sont monnaie courante. Quand la nouvelle arrive qu’un enfant, fils d’un chef de clan, a été enlevé, le maréchal Pietro Fenoglio se rend compte que le point de non-retour a été atteint. Maintenant tout peut arriver.

25/02/2021, 14:09

ActuaLitté

Mon livre à malaxer Le chemin du lapin, pour stimuler la motricité

Un livre-tissu original pour stimuler la motricité fine des plus petits, avec un lapin à guider à travers le tissu pour rejoindre le potager.  L'enfant doit aider un petit lapin à rejoindre un tas de carottes, en manipulant un galet en bois (représentant l'animal) à travers un labyrinthe en tissu. 

25/02/2021, 14:08

ActuaLitté

J'aime mon corps : apprendre aux enfants que leur corps leur appartient

« J’aime mon corps, je le protège. Il est à moi, personne n’a le droit d’y toucher si je ne veux pas », affirme une petite fille. Il n'est jamais trop tôt pour apprendre aux enfants que leur corps leur appartient. Un livre coup de coeur. 

25/02/2021, 14:07

ActuaLitté

Wild Child : Neil Connelly embarque la littérature jeunesse sur le ring

Quand Wild Child entre sur le ring, c’est son futur qu’il gagne à coups de poing. Ce roman de Neil Connelly s'inscrit dans la lignée des plus grandes œuvres sur le thème de la boxe, tels que Fight Club et Raging Bull. Une magnifique histoire d’amitié, de vengeance et de repentir : un texte intense qui ne prend pas de détour.

25/02/2021, 14:06

ActuaLitté

Ballerines et voyages dans le temps :  Elisa Villebrun, Les voyageurs de la danse

AVANT-PREMIÈRE – Voici une nouvelle série Passion qui mêle danse, aventure et magie, pour un voyage dans le temps à la découverte des grands danseurs de l’histoire ! La danse, une activité pratiquée par 18 % des enfants français et un univers qui les passionne, revisité sous l’angle original du voyage dans le temps : chaque tome nous transporte dans un moment clé de l’histoire de la danse.

25/02/2021, 14:05

ActuaLitté

Le petit livre pour parler des enfants migrants : en parler, en bande dessinée

AVANT-PREMIÈRE – Sur Internet, à la télé ou dans la rue, les enfants sont exposés aux problématiques des migrations. Ce sujet fort d'actualité se retrouve dans la collection des Petits livres : les enfants migrants, abordé par le biais de vraies questions d'enfants traitées sous forme de petites BD. Le livre répond ainsi aux questions des enfants, faisant écho à des situations de leur quotidien. 

25/02/2021, 14:04

ActuaLitté

Le Numérique pas bête : décrypter le web et ses régles

AVANT-PREMIÈRE – Dans la collection à succès Pas bêtes, des spécialistes répondent à de vraies questions d'enfants pour mieux comprendre le monde numérique dans lequel ils grandissent. Voici un livre qui décrypte le monde du web, son histoire, ses possibilités infinies, et liste les comportements responsables à adopter, et les règles à suivre.

25/02/2021, 14:02

ActuaLitté

Le Petit Ogre à l'aventure : un jeu de mémoire coopératif

Le Petit Ogre a soif de découvertes : il veut partir à l’aventure autour du monde et se faire des amis. Le but du jeu : chacun son tour, déplacer Petit Ogre sur le plateau de jeu grâce à des cartes déplacement, afin de retrouver les six tuiles spéciales cachées. La partie est gagnée si les tuiles spéciales sont découvertes avant la fin de la pioche.

24/02/2021, 16:17

ActuaLitté

Les Traqueurs de cauchemars : si la forêt chuchote, gare à qui l'écoute

La série frisson de Marie-Hélène Delval ressort avec de nouvelles couvertures ! Quatre copains découvrent le moyen d’entrer dans les cauchemars pour en délivrer leurs amis et forment l’équipe des Traqueurs de cauchemars. Bienvenue dans La forêt qui chuchote, premier tome de l'aventure.

24/02/2021, 15:35

ActuaLitté

Un conte-randonnée de Suzanne Strasser : En voiture Renard ! 

Le renard conduit sa voiture. « Tip tap tip tap » font ses pieds sur le sol. Petit à petit, des passagers s’invitent au voyage, et le renard ne remarque rien. Mais jusqu’à quand ? Un conte-randonnée hilarant ! Un nouvel album de Susanne Strasser, 5e album dans sa série à succès, vendue à plus de 34.500 exemplaires.

24/02/2021, 15:32

ActuaLitté

Monstres et frissons avec Le Collège Lovecraft de Charles Gilman 

AVANT-PARUTION – Mattéo fait sa rentrée au collège Lovecraft, un bâtiment ultramoderne construit quelques mois plus tôt. Il ne connaît personne, excepté Glenn Torkells, sa bête noire depuis l’école primaire... Bienvenue au collège Lovecraft, un établissement affreusement pas comme les autres... La série à succès, avec plus de 50.000 exemplaires vendus, fait son passage en poche…

24/02/2021, 15:30

ActuaLitté

Je veille sur ma planète : ces jeunes qui oeuvrent pour l'écologie intégrale 

AVANT-PREMIÈRE – Un guide avec des ateliers brico, des quizz, des pages à remplir, des portraits de précurseurs (François d’Assise, Mohamed Yunus), des citations du Pape François, des témoignages de jeunes qui œuvrent pour la planète, des prières, des réflexions et des infos pour te convertir à l’écologie intégrale. 

24/02/2021, 15:28

ActuaLitté

Niko, de Paco Sordo : catastrophe et rigolade...

AVANT-PREMIÈRE – Niko a des parents inventeurs et ça tombe bien, car il a beaucoup d'imagination lui aussi. Mais quand il leur "emprunte" leurs machines, la vie déraille très vite. Résultat ? Des catastrophes en cascade, et une bonne dose de rigolade!

24/02/2021, 15:26

ActuaLitté

Mort de l'écrivain Joseph Ponthus, emporté par un cancer

Les éditions de la Table ronde annoncent dans un bref communiqué le décès de l’écrivain Joseph Ponthus. Né en 1978, il avait bouclé des études de littérature à Reims et de travail social à Nancy. Durant plus de dix ans, il a exercé le métier d'éducateur spécialisé en banlieue parisienne où il a notamment dirigé et publié Nous... La Cité (Editions Zones, 2012) et le multi-récompensé À la ligne (Editions La Table ronde).  

24/02/2021, 12:59

ActuaLitté

Serena Giuliano : “Ne jamais se précipiter, au risque de tout foutre en l’air”

AVANT-PREMIÈRE – Mamma Maria sortira en poche ce 18 mars (Pocket), mais Serena Giuliano réserve à ses lecteurs une belle surprise : Luna, son nouveau roman prévu également le 18 mars — le hasard fait bien les choses. Même quand il n’existe pas.

24/02/2021, 12:09

ActuaLitté

Si mes souvenirs sont bons : l'impossible amour de Delphine Benattar

AVANT-PREMIÈRE – Lola et Lenny se retrouvent à Ibiza, où leurs parents passent les vacances chaque été. Elle a huit ans. Il en a quinze. Au fil du temps, un lien invisible et singulier se tisse entre eux, dont Lola ignore encore toute la portée, jusqu’à ce qu’elle tombe éperdument amoureuse. Cet adolescent devient son obsession. 

24/02/2021, 11:55

ActuaLitté

Les Déraisonnables, d'Olivier Auroy : désapprendre à raison garder

AVANT-PREMIÈRE – Ce qu’il faut d’audace pour changer le cours de son existence ! Comment Madeleine, paisible sexagénaire brutalement licenciée, et Camille, une jeune geek un peu paumée, un peu rebelle, vont-elles nouer une amitié improbable et s’offrir un nouvel élan ? Jusqu’où Pietro, retraité, est-il prêt à aller pour ranimer la mémoire défaillante de sa femme ? Ce voyage sur les traces d’un fantôme dans le sud de l’Italie ne risque-t-il pas de lui faire perdre son grand amour s’il parvient à ses fins ? 

23/02/2021, 15:23

ActuaLitté

Des Zigues et des Âmes : banlieue, immigration et autres découvertes

AVANT-PREMIÈRE – Husayn a treize ans lorsqu’il est emporté par son cerf-volant bien au-delà de Jalaland, son pays natal. Un voyage initiatique qui le conduira de la rivière des Perles à Cergy dans le Val-d’Oise. En France, le garçon découvre la banlieue, ses cités, ses jeunes, ses migrants, ses barbus. Rattrapé par les autorités, il fait connaissance avec les mystères de l’administration, explore la capitale, se lie d’amitié avec des femmes et des hommes de tous horizons.

23/02/2021, 14:56

ActuaLitté

Sexuellement vôtre, de Murielle Lévêque

Sexuellement Vôtre est un ensemble de petites histoires pornographiques que j'écrivais chaque jour à mon ex-compagnon. Au départ il s'agissait d'un petit jeu pour pimenter notre relation à distance. Pour tout avouer, il n'était pas dédié à être publié, mais les aléas de la vie ont fait que nous nous sommes séparés et après avoir mûrement réfléchis et en avoir parlé à ma famille, j'ai pris la décision de le publier.

23/02/2021, 14:49

ActuaLitté

Quid du stress ? Quid du bien-être ?,  Denise Perigault    

Le stress est un concept à la mode : tout le monde en parle car chacun peut en ressentir les effets, plutôt négatifs d'ailleurs. En effet, nous n'entendons pas ou peu les gens parler de stress lorsqu'il est question de bon stress.
Qu'est-ce en fait que le stress ? Pourquoi le stress ? Comment réagir au stress ? Comment éviter un très mauvais stress ? Autant de questions auxquelles on ne prend pas le temps de réfléchir.

 

23/02/2021, 12:38

ActuaLitté

Un timbre pour célébrer les 200 ans de l'École nationale des Chartes

Le 23 février 2021, La Poste émetra un timbre représentant la célèbre institution. Au cours de ses deux cents ans d’existence, l’École a participé à tous les mouvements politiques, sociaux et culturels de l’histoire de France. Au service des archives, des bibliothèques, des musées, de la recherche et de l’université, des entreprises, ses anciens élèves et étudiants ont accompagné le développement d’une prise de conscience patrimoniale, en France et hors des frontières.

22/02/2021, 10:30

ActuaLitté

Drogue, sexe, vie en marge : L'histoire du Velvet Underground

AVANT-PREMIÈRE – Long Island, années 1960. Le jeune Lewis Alan Reed en a marre de vivre chez ses parents. Il ne supporte plus les séances d’électrochocs censés le guérir de ses « tendances ». Il veut aussi qu’on l’appelle « Lou ». Bref, il décide de partir pour New York. C’est là qu’il rencontre John Cale, un Gallois venu aux États-Unis pour jouer de la musique concrète. Ensemble, ils vont former un groupe, TheVelvet Underground, et imaginer un rock « radicalement différent »...

20/02/2021, 10:47

ActuaLitté

La Casa de Papel : la série Netflix arrive en bande dessinée

Depuis ses premiers pas sur le site de streaming en 2017, La Casa de Papel, réalisée par Alex Pina a conquis les spectateurs. Pour preuve de ce succès, les chiffres remontés par Netlflix — ou encore l’International Emmy Award de 2018 pour la meilleure série dramatique. Avant de découvrir les 10 épisodes qui composeront la saison 5, les éditions Robinson proposeront une adaptation en BD, signée José Fonollosa, en mai prochain. Una mattina… mi son’ svegliato… O bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao….

19/02/2021, 17:00

ActuaLitté

Voyelles, certes et consonnes aussi : le Dictionnaire Rimbaud 

Arthur Rimbaud (1854-1891) fut ce « météore » littéraire, devenu le symbole de toutes les révoltes. Au-delà de l’itinéraire personnel, il reste une œuvre à tout jamais exceptionnelle, dont l’ombre portée sur tous les poètes à venir est immense.

18/02/2021, 15:47

ActuaLitté

La Villa du Temps retrouvé : un musée-maison de Marcel Proust, à Cabourg

Musée de collections multiples, machine à remonter le temps, maison d'œuvres en villégiature... À Cabourg, le 14 avril prochain, le public découvrira un nouveau lieu culturel inédit dédié à l'épopée de la Belle Époque sur la Côte Fleurie, racontée par Marcel Proust. Véritable expérience immersive, cet espace muséal érigé dans une villa historique convoquera tous les sens des visiteurs et les transportera dans un monde de beauté et de grande créativité.

18/02/2021, 15:12

ActuaLitté

Les alternatives. Écologie, économie sociale et solidaire : l’avenir du livre ?

AVANT-PREMIÈRE – À l’heure où les préoccupations environnementales prennent de plus en plus d’importance et où les schémas de production classiques sont questionnés de façon croissante, le livre écologique, responsable et solidaire existe-t-il ? 

17/02/2021, 14:38

ActuaLitté

De Pékin à Nice : La chair du tigre, de Zoltán Mayer

AVANT-PREMIÈRE – À douze ans, Luxi Ming quitte Pékin avec sa famille pour s’installer à Nice. Son père est absent ; sa mère, prompte à la mélancolie, aime à jouer les enfants délaissées avec sa propre fille. Mais Luxi est à part, surdouée et éprise de la langue française. Dans son collège, elle espère échapper aux lourdeurs familiales.

16/02/2021, 11:00

ActuaLitté

Agnès Martin-Lugand de retour en mars, avec La Datcha

Le 25 mars, Agnès Martin-Lugand publiera son neuvième roman, La Datcha, aux éditions Michel Lafon. Le premier tirage est de 170.000 exemplaires. Psychologue clinicienne qui n’a pas son pareil pour décrypter les émotions, elle a su en huit romans imposer son univers délicat peuplé de personnages attachants auxquels il est difficile de ne pas s’identifier.

16/02/2021, 10:21

ActuaLitté

Baby Farmer : Amaury Da Cunha, terreurs d'enfants et folies d'adultes

AVANT-PREMIÈRE – Minnie Dean est, en Nouvelle-Zélande, l’équivalent du Croque-mitaine, une héroïne de comptines qui fait peur aux enfants. Pour les adultes, elle a été, en 1895, l’unique femme condamnée à mort et pendue dans ce pays si éloigné de son Écosse natale.

15/02/2021, 16:05

ActuaLitté

Pour les 75 ans du Petit Prince, timbre et monnaies en hommage

Depuis sa première publication en France en 1946, Le Petit Prince est devenu un phénomène d'édition (200 millions d'exemplaires vendus et plus de 400 traductions) qui traverse les frontières et les époques, porteur du message universel d'Antoine de Saint-Exupéry. Deux des plus grandes institutions françaises participent à la célébration de cet anniversaire historique : La Monnaie de Paris, avec une nouvelle collection de monnaies or et argent, et La Poste, avec un timbre officiel.

15/02/2021, 10:50