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Artiste-auteur : quand il manque une case

Samantha Bailly est écrivaine, scénariste et vidéaste. Présidente de la Ligue des auteurs professionnels et vice-présidente de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse, elle prend la parole dans une tribune engagée pour formuler une demande simple : à quand une case pour les artistes-auteurs ?

Le 13/04/2020 à 09:41 par Auteur invité

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13/04/2020 à 09:41

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Depuis 10 ans que j’exerce mon métier, j’ai un rêve fou. Osé même. Vous allez voir, c’est d’une audace incroyable : je rêve que sur les formulaires administratifs existe une case qui corresponde à mon statut. Un rêve très pragmatique, mais encore plus inatteignable que de vivre de ses créations en France, si si.

Être au monde... ou pas ?

Longtemps, mon statut, j’ai cru qu’il n’existait pas, comme beaucoup de mes pairs. Parce qu’à s’entendre dire par toutes les instances possibles qu’il n’y a aucune case pour nous, on finit par l’accepter. Par se résigner. Après tout, on l’a choisi, ce métier atypique, cette forme de marginalité… c’est peut-être le prix à payer ? Mais attendez un instant… nous sommes bien dans la société, non ? 

Nous sommes des citoyens et citoyennes comme tout le monde, qui cotisons, payons nos impôts, vivons les conséquences économiques et sociales de la crise sanitaire… alors pourquoi à chaque fois qu’une situation concerne tous les Français et les Françaises, nous sommes ceux et celles pour qui ce sera… un peu différent. Pas adapté. Compliqué. IMPOSSIBLE.   

Cela fait trois ans que je suis engagée socialement pour ma profession, à la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse et maintenant aussi à la Ligue des auteurs professionnels. Ces dernières années, un certain nombre de réformes ont semé la panique dans notre profession déjà fragilisée. Tous ces changements ont jeté une lumière crue sur le traitement administratif chaotique réservé à tous les artistes-auteurs. 

Ces anecdotes, ces histoires qu’on a et qui amusent vaguement à un repas de famille, quand elles ne scandalisent pas, ne sont pas juste personnelles. Ces impossibilités sont systématiques et révélatrices d’un grave de problème de fond qui a été parfaitement analysé par le rapport Bruno Racine. Des solutions d’ailleurs, nous en avons : elles sont à portée de main et demandent simplement un arbitrage politique favorable.

Auteur, autrice : une réalité multiple

Comme beaucoup de mes pairs, j’exerce plusieurs métiers en réalité, regroupés dans ce mot « autrice » : je suis écrivaine, scénariste et vidéaste. Mon statut en revanche, c’est artiste-auteur. C’est un régime social et fiscal dans lequel on retrouve de nombreux métiers créatifs : écrivain ou écrivaine, photographe, dessinateur ou dessinatrice, scénariste, auteur compositeur, sculpteur ou sculptrice, plasticien ou plasticienne, etc.

Comme nous devons composer avec un statut bricolé depuis 1975, qui pourrait avoir ses qualités s’il ne cessait d’être complexifié, l’administration elle-même ignore souvent TOUT de ce que c’est, un artiste-auteur. Intermittent du spectacle, ça va, on connaît. Mais artistes-auteurs ? C’est quoi, ça ? Dans un régime à cheval entre salarié et indépendant, on nous donne souvent le moins bon de chaque monde. Quand on a accès à quelque chose. 

À chaque démarche administrative, il faut chercher « autre », et même dans ce cas, on peut s’être trompé de case... car on sera selon les situations et les guichets assimilés indépendant ou salarié. Ou rien. Cela explique le nombre incroyable de non-recours sociaux, souvent dramatiques. 

On parle de parents qui n’ont jamais posé un congé parental. On parle de personnes malades qui n’arrivent pas à obtenir leurs indemnités alors qu’elles cotisent. On parle aujourd’hui d’avoir « en principe » accès au fonds de solidarité de l’État. En principe, mais en pratique seulement pour ceux et celles ayant un numéro de SIRET. Et comme notre statut mixe deux types de régimes fiscaux, certains artistes-auteurs en ont un, d’autres pas. 


© Marc Lizano

On nous promet que le dispositif est en cours d’adaptation. Bientôt, sur le formulaire de la DGFIP, on verrait apparaître une CASE ARTISTES-AUTEURS. Croyez-le ou non, avoir sa case sur un formulaire administratif, ce serait une victoire incroyable. On l’attend, cette case. On attend ce jour où on pourra vraiment trouver notre place sur un bout de papier, qui nous indique que nous ne sommes pas totalement exclus de ce système.

Du faux métier aux vrais ennuis

Maintenant, je vais vous raconter une histoire que je n’avais jamais dite, même pas à mes proches. Parce que c’est le genre d’histoire, quand vous la racontez, qui fait que les gens vont répondent : « Mais tu vois, je te l’avais dit, que ce n’est pas un VRAI MÉTIER ! ». Et ça, c’est sûrement le plus douloureux à entendre, quand vous dédiez votre vie à la création. Parce que c’est une vocation, une vocation pour laquelle vous serez parfois reconnu et rémunéré, parfois pas.

Et même quand vous avez décroché le Graal, que vous avez obtenu la reconnaissance, la possibilité de vivre de vos œuvres, vous devez continuer de lutter contre le scepticisme, serrer contre vous vos idées, retourner à l’ouvrage et défier les statistiques. Les carrières créatives sont par essence incertaines. Mais ces petits riens de l’administration sont souvent ce qui vous ramène au point de départ. Il n’y a pas de case. Même quand vous avez fait de votre activité créative un véritable travail, qui s’inscrit dans des industries, dans une économie, ce métier, il n’existe pas. Il est invisibilisé. 

Il y a 6 ans environ, anomalie statistique, je vivais déjà de mes romans – je gagnais un SMIC, j’étais une jeune femme indépendante, j’affectionnais mon 14 m2 s et je vivais pleinement mon choix malgré la précarité constante. J’exerçais cette activité à plein temps, je ne manquais pas de sollicitations pour des projets. Pour envisager une évolution professionnelle mêlant créativité et recherche, j’ai pris une grande décision : reprendre des études, dans un cursus très exigeant auquel j’aspirais depuis longtemps. 

J’ai fait des dossiers, passé des entretiens, pour obtenir une équivalence et entrer directement en deuxième année. MAIS je travaillais en parallèle, c’est ainsi que je gagnais ma vie : j’écrivais et publiais des livres, je faisais des tournées, j’avais des rendus, des engagements, etc. J’avais donc aussi des impératifs professionnels incontournables, et il était hors de question d’abandonner un projet pour l’autre. J’ai démarré les cours, mon premier semestre, mais je devais être absente pour certains TD. Je me suis donc rendue au secrétariat pour demander si je pouvais avoir accès à la « dispense d’assiduité » pour les travailleurs. Enthousiasme : 

« Vous travaillez ? Évidemment, bien sûr, venez, on va faire un dossier. Qu’est-ce que vous faites dans la vie ?
– Auteur (je disais auteur à l’époque).
(SILENCE)
- Mais c’est-à-dire ?
- Auteur, j’ai publié une dizaine d’ouvrages, je fais des scénarios… »

Les secrétaires ont regardé d’un œil circonspect l’épaisse liasse de papiers que j’avais apportée, pour me prémunir. Mes contrats, mes notes de droits d’auteur, mes redditions de compte... pour me dire que non, ce n’était pas un travail. Impossible. Auteur ? Même si vous gagnez votre vie avec, ça ne peut pas être UN MÉTIER, il n’y a pas de contrat de travail. Non, vraiment… ça ne va pas être possible. Pas de case correspondant. Salarié ? Pas d’employeur ou de bulletin de salaire. Indépendant ? J’avais des contrats qui me lient pour 70 ans après ma mort avec des entreprises. 


©  Céline Monchoux

Je suis restée là, dans ce secrétariat, après tout ce parcours du combattant, dans ce vague sentiment d’injustice qui n’aura de cesse de décupler au fil des années en fonction de toutes ces histoires du même genre qui auront jalonné mon parcours professionnel. Ces études, il allait falloir y renoncer.

Travail. Du lat. Tripalium : torture

Parce qu’aux yeux de la société, mon travail, ce n’est pas un travail. Paradoxalement, en revanche, dans les entreprises qui vendent et exploitent mes créations, tout le monde travaille. Et dans la boîte mail, il faut vite répondre pour honorer telle ou telle deadline.

J’avais cru qu’il y avait un moyen de rentrer dans l’une des cases. De concilier travail et études, comme je l’avais fait quelques années auparavant quand j’étais en poste dans une entreprise et que je faisais mon Master 2 en même temps. 

Cette anecdote personnelle pour vous dire qu’une case, ce n’est pas anodin. Une case, c’est une place. C’est une existence. Et dans le cas du formulaire de la DGFIP, ou sur le site de la sécurité sociale, plus qu’un carré à cocher, c’est la garantie d’un accès RÉEL des artistes-auteurs à leurs droits. Des droits bien présents dans les textes de loi, mais si difficiles à obtenir dans la vie.

Aujourd’hui, nombreux sont mes collègues dans des situations de grande précarité. Avant même la crise sanitaire, la profession était déjà dans une crise sociale, administrative et économique sans précédent. Les conséquences sur nos revenus vont s’inscrire dans la durée. Nombre de mes pairs ne peuvent avoir accès au dispositif « spécifique » mis en place par la SGDL avec le soutien du CNL, du fait des critères restrictifs ou trop éloignés de nos pratiques

C’est en particulier le cas des jeunes et des femmes, pourtant la population que le Rapport Racine a pointée comme étant la plus évincée des carrières créatives. Ils ne peuvent non plus avoir accès au fonds de solidarité, faute d’un détail qui n’en est pas un : un numéro de SIRET. Pourtant, les critères du fonds de solidarité, nous venons de l’apprendre, vont enfin s’assouplir pour un accès plus grand à toutes les professions aux revenus irréguliers et aléatoires, comme les nôtres. Mais il manque encore un élément au puzzle : LA CASE.

Alors ma question est simple : à quand une case artistes-auteurs ? Qui travaille sur ce sujet en ce moment ? Peut-on les contacter directement ? Peut-on avoir des indications sur sa date de mise en place ? 

Les artistes-auteurs, c’est 270 000 personnes en France. Nous ne demandons pas la lune. Juste d’accéder à ce que le ministre de la Culture a promis comme effectif.

Donnez-nous une case.

 
 

DOSSIER - Continuité de revenus : la fin de la précarité pour autrices et auteurs

Par Auteur invité
Contact : contact@actualitte.com

21 Commentaires

 

JB

13/04/2020 à 11:16

Je ne puis que me faire l'écho des propos de Samantha Bailly. Le mépris mâtiné d'ignorance affiché par ce gouvernement pour notre situation me met dans une colère folle. Les précédents étaient tout aussi nuls, mais moins hypocrite. Ils ne commandaient pas un rapport dont ils ignoraient ensuite superbement les conclusions.

Et je ne parle pas du couteau que la SGDL a planté dans le dos de beaucoup d'auteurs en acceptant les miettes que le gouvernement a bien voulu leur jeter. Lamentable.

DiffusArtSpectacle

13/04/2020 à 14:32

Bonjour, tellement d'accord avec l'article écrit par Samantha Bailly. La précarité est la norme chez les artistes-auteurs bien avant la crise sanitaire que nous connaissons actuellement. Je suis l'agent d'un photographe qui a obtenu un numéro de Siret mais qui ne vit pas de son art de sa discipline et de son engagement.
Pour payer les cotisations sociales, tout est clair mais pour accéder à un accompagnement dans ce parcours du combattant et à un accès à ses droits
rien ...
1 an de recherche pour enfin trouver son statut !
Quel dommage, car ce sont les artistes-auteurs et les intermittents dont les statuts ne riment qu'avec précarité et difficultés, qui font de la Culture ce qu'elle est et qui font travailler plusieurs milliers de personnes tout en étant invisibilisé.es...
L'art et la culture doivent reprendre leur place fondamentale dans nos sociétés!!
Courage à nous tou.tes et à vous tou.tes Créateurs de culture et de bonheur!

Jujube

14/04/2020 à 05:14

Chère Samantha Bailly,

Votre message si clair et si poignant m'a profondément touché. Etre "casé", "mis en case" paraît rejoindre l'idée d'une mise en cage, d'être emprisonné. Et cependant c'est une case que réclame votre texte. Une case qui, paradoxalement, est une porte ouverte: celle de la justice, la reconnaissance d'un statut - combien important pour la société - et celle du droit à une vie décente. Puisse cette case - un jour inventée pour vous et vos pairs - apparaître bientôt, très bientôt dans l'imagination administrative. Car son actuelle absence nous fait honte à tous.

En attendant, continuez la lutte et, surtout, prenez grand soin de vous.

Avec toute ma sympathie,
Jujube

koinsky

14/04/2020 à 05:24

Vous voulez être pris au sérieux par l'administration ? Ben déjà, soyez pro sur votre appellation : "Artiste-auteur" franchement, c'est pas sérieux. Moi par exemple, je suis tour-à-tour sculpteur (quand j'expose en galerie), écrivain (quand je suis publié par une maison d'édition) et dessinateur ou illustrateur (quand je crée une 4e de couv d'un bouquin ou les illustrations d'un roman graphique pour un éditeur), qu'il s'agisse d'un travail de création ou de commande, que j'effectue pour une entreprise ou une industrie. Jamais je ne les confonds ou tente de les mixer dans un terme générique flatteur. Artiste, ça va de soit que je le suis dans tous les cas, car les trois activités en sont, mais pourquoi la ramener sur le sujet ! "Artiste" c'est un état, "sculpteur", "dessinateur", "auteur" ou "musicien", des métiers encadrés par des statuts, ça rentre dans des cases. L'administration gère des fonctions, des métiers, des statuts, pas des vocations. Pour être pris au sérieux il faut commencer par se prendre au sérieux. "Artiste-auteur", ça les fait juste se gondoler sur leur siège. N'oubliez jamais que l'administration est une activité sérieuse faite par des gens sérieux qui se prennent très au sérieux. Vous êtes tantôt auteur, scénariste ou vidéaste, dès lors qu'on vous paye pour ça. Un peu d'humilité, c'est les autres qui seront légitimes à vous trouver talentueux, pas vous. Allez bisous.

JB

14/04/2020 à 09:37

Ah oui? Pourtant, les plombiers, chauffagistes, électriciens, couvreurs, maçons, etc..., ont droit à un statut vis-à-vis de l'administration.

Un machiniste, électricien, chef-opérateur, maquilleur, costumier, décorateur, etc... ont droit à un statut.

Mais nous, nous n'y aurions pas droit, sous prétexte que la choses vous conviennent? Vous croyez que c'est par désir de flatterie que nous demandons un statut? Je crois que vous n'avez pas très bien compris l'enjeu. Vous n'avez pas l'air, malgré tous les métiers artistiques, que vous cumulez, de comprendre ce que ça veut dire de ne pas exister aux yeux de l'administration. Vous avez déjà essayé d'obtenir un congé maladie? Vous avez étudié ce que le gouvernement a proposé à "tous les auteurs" pour les aider pendant la crise sanitaire, à savoir une solution totalement coupée de la réalité de nos métiers, qui en aidera au mieux 20%? Le dossier de nos retraites? Le rapport Racine, qui va complètement à l'encontre de ce que vous affirmez?

Bon sur ce, je repars me regarder dans le miroir et me répéter que je suis un génie, l 'activité favorite de nous autres auteurs, c'est bien connu.

zest

14/04/2020 à 12:58

"artiste-auteur" est un terme générique. Pas de statut, sans terme générique !
"artiste-auteur" signifie auteur d'œuvre artistique (distinguo avec "artiste-interprète"). Cette expression ne tombe pas du ciel, c'est notamment celle utilisée pour le régime social COMMUN des ... artistes-auteurs (donc un bout de leur "statut"). "Les artistes-auteurs d'œuvres littéraires et dramatiques, musicales et chorégraphiques, audiovisuelles et cinématographiques, graphiques et plastiques, ainsi que photographiques, sous réserve des dispositions suivantes, sont affiliés obligatoirement au régime général de sécurité sociale pour les assurances sociales et bénéficient des prestations familiales dans les mêmes conditions que les salariés." (article L382-1 du code de la sécurité sociale).
"artisans" est un terme générique qui regroupe divers métiers
"intermittents" est un terme générique qui regroupe divers métiers
"artistes-auteurs" est un terme générique qui regroupe divers métiers.
"artistes-auteurs" est un terme "très sérieux" et fort utile pour toutes et tous.
À chacun de prendre l'habitude de l'utiliser afin de faire avancer le shmilblick pour tous.

Zozotte mulhousienne

17/04/2020 à 20:30

Mr Koinsky, Êtes vous bien sérieux, quand vous écrivez que « artiste-auteur » n’est pas une appellation... (pardon, mais appellation s’applique aux friandises, vins et fromages, pas aux personnes) ? Êtes vous bien sérieux quand vous dites illustrer des quatrièmes de couverture, alors que celles-ci comportent la présentation du livre et de ses auteurs, mais rarement des illustrations ? Êtes vous bien sérieux quand vous répondez que les mots sont des armes létales, alors que vous venez de contester la dénomination d’ « artiste-auteur » que vous qualifiez de terme générique flatteur ? Faites attention à ce que vous écrivez Mr Koinski, car le manque de sérieux que vous reprochez à Mme Samantha Bailly (qui décrit très justement la situation kafkaïenne des artistes-auteurs), pourrait se retourner contre vous, si vous persistez dans les approximations. Sachons de quoi l’on parle, car comme vous le dites si bien les mots sont des armes létales.
Je regrette que vous ayez détourné le débat de fond (j’espère que ce n’était pas le but ?), car oui le statut, le régime fiscal, social, administratif des artistes-auteurs est un embroglio, et qu’une reconnaissance attestée par une case dans les formulaires administratifs officiels suppose une prise en compte et une révision leur accordant les mêmes droits et devoirs qu’à tous les autres citoyens de ce pays.
J’espère que vous allez chercher comment s’appelle la partie de couverture d’un livre que vous illustrez. Bonne soirée

koinsky

17/04/2020 à 21:22

1 - Oui, ça ne me dérange pas que le nom de l'illustrateur ne figure pas sur la couv d'un roman.
2 - Non, je ne reproche rien à Samantha Bailly.
3 - Et non, je ne suis pa sérieux.
4 - Et oui, je suis un provocateur, un empêcheur de tourner en rond, un lanceur d'alerte.
5 - Et oui, je suis sensible à la discrimination négative dont sont victimes les auteurs et les illustrateurs, entre autres.
6 - Mais oui, je crois que les mots ont un sens propre, et que leur association approximative peut parfois désservir la cause qu'ils sont censés servir.
Bonne soirée à vous, Zozotte ;)

Jujube

18/04/2020 à 19:22

Bref, vous avez une excellente opinion de vous.

Samantha Bailly

14/04/2020 à 10:12

Bonjour,

Simplement pour clarifier : "artiste-auteur" n'est pas une dénomination renvoyant à une forme de romantisme, contrairement à "auteur" dans le CPI. "Artiste-auteur" est la dénomination pour regrouper les différents métiers concernés par un même régime de sécurité sociale, dénomination que l'on retrouve dans le code de la sécurité sociale. C'est donc au contraire la seule désignation concrète d'un statut nous définissant comme des travailleurs. Derrière "intermittent du spectacle", on trouve de nombreuses professions différentes. C'est la même logique. Il n'y aura pas une case dans un formulaire administratif comme le fonds de solidarité pour TOUS les métiers existants, c'est cela qui serait hors sol. Une case "artiste-auteur", ce serait finalement le terme le plus pragmatique pour regrouper les différents métiers de la création appartenant au même régime.

koinsky

14/04/2020 à 12:17

C'est quand même le seul métier auto-proclamé chère Samantha dont j'apprécie le ton posé. ;)

koinsky

14/04/2020 à 11:18

C'est juste un point de vue. Je respecte les vôtres. Mais je reste convaincu que les mots sont des armes létales et que le terme "artiste-auteur" manque sérieusement d'impact, contribuant à générer de la confusion dans les esprits et de la frustration tant chez les auteurs que chez les artistes.

Sophie Poirier

14/04/2020 à 11:25

Il y a aussi un statut qui existe (mais qui n'a pas encore sa case non plus) qui est entrepreneure-salariée au sein d'une coopérative d'activité et d'emploi (issu de la loi Hamon Économie sociale et solidaire). Aujourd'hui pour gagner ma vie j'écris tout un tas de choses en plus de livres (qui ne me font pas vivre) et donc avec ce statut je facture et je vends de l'écriture. Il n'est pas complètement adapter à la vie d'autrice (par exemple je n'ai pas droit aux formations agessa/afdas) mais il me protège comme un salarié tout en me laissant la liberté de développer mon activité d'écriture.
La piste à réfléchir, ce serait peut-être de créer des coopératives d'auteurs/autrices ?

koinsky

14/04/2020 à 12:25

Juste "auteur" ou "artiste". Un musicien on l'appelle bien musicien et pas artiste-musicien, un sculpteur, sculpteur et pas artiste-sculpteur, ... parce que ça coule de source qu'il est artiste et pas plombier ou boulanger, non ? Moi je trouve que ça suffit à désigner un mot.

JB

14/04/2020 à 11:29

Pardon, mais je ne vois pas en quoi le terme "artiste-auteur" aurait moins d'impact que "intermittent du spectacle", que j'ai été aussi. Je peux vous dire qu'avoir un statut, une case, comme le dit Samantha Bailly, fait une grande différence.

Nous sommes artistes, nous sommes auteurs, comment devons-nous nous appeler? "Mineurs de formes", "Apnéistes du verbe" ,"Pommes de terre", "Invisibles", "Sans-case"? Moi je suis ouvert, mais "artiste-auteur" a le mérite d'une certaine simplicité et d'appeler un chat un chat.

koinsky

14/04/2020 à 14:06

Ok, je rends les armes et me range à l'avis général. De toutes façon je suis les 2. Portez-vous bien. Bises ;)

JB

14/04/2020 à 15:45

J'avais répondu mais mon post est passé à la trappe. En fait je crois que vous avez mal interprété le nom "artiste-auteur", en prenant "artiste" pour une qualification du mot "auteur". Or, "artiste-auteur" signifie "artistes et auteurs". L'idée est de regrouper sous une même bannière, au-delà des seuls écrivains, tous les professionnels des métiers artistiques tombant en dehors des statuts existants: sculpteurs, peintes, écrivains, etc...
Le terme devrait mieux vous convenir maintenant. :)

koinsky

14/04/2020 à 16:37

Ok, merci, c'est plus clair pour moi ;-)

Jujube

14/04/2020 à 20:26

Et revoici la guéguerre des mots, tombée plouf! dans la mare-au-virus. Quelle chance que l'attaquant-chamailleur a enfin pris des vacances. Merci à lui. Beaucoup!

Gilbert Bouchard

20/04/2020 à 17:30

Bonjour Samantha. Vous donnez le point de vue de quelqu'un en début de carrière, moi, je peux compléter avec la fin de carrière, voire par exemple constituer un dossier de retraite même si je compte bien continuer d'être auteur tant que je tiendrai debout, voire assis! Eh bien, demande ses droits à la retraite n'est pas simple non plus. L'AGESSA vous mentionne que vous avez plusieurs années où vous n'avez rien gagné, zéro euro. Où sont passées les cotisations? J'apprends donc avoir vécu avec ma famille en ne gagnant pas le moindre euro! C'est alors à vous de rechercher des documents qu'ils ont perdus, d'affronter des répondeurs téléphoniques, de réexpliquer votre affaire à celle qui a remplacé la précédente. Il y a une seul bureau de l'AGESSA qui est à Paris. Comment fait-on quand on habite à 500 km? L'autre jour j'étais à Paris et en profite pour aller à l'AGESSA. Porte close et interphone. On me répond, deux mois d'attente pour un rendez-vous. Repassez dans deux mois!

Jean

20/04/2020 à 18:16

J'attends toujours la réponse à un courriel que je leur ai envoyé en janvier...

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04/06/2026, 11:47

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“Le libraire ne reste peut-être qu’un commerçant”

Tout le secteur du livre s'interroge aujourd'hui sur la place des librairies indépendantes face à la montée de l’extrême droite, le poids du groupe Bolloré dans l’édition et la responsabilité des libraires dans la défense du pluralisme démocratique. Dans ce texte proposé par Christophe Marie, co-gérant de la librairie Au saut du livre, à Joigny, dans l’Yonne, tout un pan de l'industrie du livre est questionné. Et ses clients avec lui.

21/05/2026, 10:21

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“Pour que la pensée demeure libre, il faut que l'édition soit libre” - Jean-Yves Mollier

Les auteurs Grasset ont initié ce 13 mai les Etats généraux de l'édition, devenus Etats généreux – s'inscrivant dans le sillage des actions menées par les auteurs de Fayard pour la récupération de leurs droits. A ce titre, l'universitaire Jean-Yves Mollier intervenait au théâtre de la Concorde où nom de 87 autres écrivains de la maison, mais également pour présenter son propre combat.

14/05/2026, 09:03

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Gibert Joseph : “La routine a anesthésié l’esprit commerçant des libraires”

Après l’« affaire Nora » et le placement en redressement judiciaire de Gibert Joseph, Francis Kapétanovic, fondateur des éditions Abak, interroge l’effet ciseaux qui frappe les librairies indépendantes — baisse des ventes de livres neufs, hausse des coûts fixes — et les pistes possibles pour sortir de l’ornière. ActuaLitté lui donne la parole.

13/05/2026, 17:18

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Au Maroc, le chantier qui scandalise archéologues et défenseurs du patrimoine

Le sociologue Mustapha Saha et l'archéologue Youssef Bokbot alertent sur le devenir de Sijilmassa, ancienne cité caravanière du Tafilalet et haut lieu de la mémoire maghrébine. Face à un projet d’aménagement touristique et muséal jugé destructeur, ils dénoncent une atteinte irréversible aux vestiges encore enfouis. Le texte plaide pour l’arrêt du chantier, la poursuite des fouilles archéologiques et une approche respectueuse des équilibres historiques, écologiques et humains du site.

11/05/2026, 14:44

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“Pas de liberté de création sans indépendance éditoriale”

La fronde des auteurs et autrices des éditions Grasset choqués par le limogeage du PDG Olivier Nora, ordonné par l'actionnaire Vincent Bolloré, a ouvert tout un champ de réflexion et d'interrogations quant au manque de protections des écrivains face aux maisons d'édition et leurs propriétaires. Les membres de la Scam et les lauréats et lauréates du Prix Albert Londres affirment leur solidarité, dans un texte reproduit ci-dessous.

07/05/2026, 13:13

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Éditeur “référent”, cession de 10 ans maximum... Comment éviter une nouvelle affaire Grasset

Le limogeage d'Olivier Nora, ex-PDG de Grasset, par Vincent Bolloré a mis en lumière la puissance de l'actionnaire, mais aussi la faiblesse de l'auteur dans la relation contractuelle avec une maison ou un groupe d'édition. Dans un texte reproduit ci-dessous, le Conseil Permanent des Écrivains (CPE) appelle les pouvoirs publics à agir pour renforcer le droit d'auteur, via plusieurs mesures.

05/05/2026, 12:14

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IA : “Un secteur économique se construit sur le pillage généralisé” des oeuvres

Après l’adoption unanime, le 8 avril, d’une proposition de loi instaurant une présomption d’utilisation des contenus culturels par les fournisseurs d’IA, 81 organisations de la culture, de la presse et de la création interpellent les députés. Elles défendent un marché de licences volontaires, fondé sur l’autorisation, la transparence et la rémunération, face à ce qu’elles décrivent comme un pillage généralisé des œuvres protégées.

05/05/2026, 10:38

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IA : la présomption d’utilisation des oeuvres attendue à l’Assemblée nationale

Une proposition de loi visant à instaurer une présomption d’utilisation des œuvres par les systèmes d’intelligence artificielle, dans un contexte de débats sur l’entraînement des IA à partir de contenus culturels protégés, doit encore être inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. Le Syndicat national de l’édition (SNE) souscrit à une tribune collective appelant les députés à examiner sans délai ce texte, déjà adopté par le Sénat. 

28/04/2026, 10:27

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Témoignage : le démantèlement d'une librairie, vu de l'intérieur

Au cœur d'une époque particulièrement anxiogène, la fermeture d'une librairie pourrait passer inaperçue. L'événement n'est toutefois pas anodin, parce que la librairie n'est pas un commerce comme les autres. À l'heure où les difficultés s'accumulent pour le secteur, le témoignage publié ci-dessous vient rappeler ce que ces commerces ont de si spécial, et ce que l'on perd, collectivement, avec l'abaissement définitif du rideau.

28/04/2026, 09:39

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La coopérative éditoriale, réponse à la déferlante Bolloré

La crise ouverte chez Éditions Grasset, après l’éviction d’Olivier Nora dans un contexte de reprise par Vincent Bolloré, suscite une riposte politique et intellectuelle. Trois acteurs liés aux Éditions Syllepse et au Réseau Bastille avancent une hypothèse radicale : transformer l’éditeur en coopérative pour préserver le pluralisme.

27/04/2026, 16:41

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La crise chez Grasset “révèle des déséquilibres structurels anciens”

Le licenciement d'Olivier Nora par Vincent Bolloré et le mouvement de départ de plusieurs centaines d'auteurs de la maison d'édition Grasset, en guise de protestation, a jeté la lumière sur la fragilité de l'indépendance éditoriale. La Ligue des auteurs professionnels et la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse rappellent, dans un texte publié ci-dessous, que les créateurs restent bien peu protégés face à la puissance des groupes éditoriaux.

27/04/2026, 16:02

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“Défendre le livre c’est défendre la liberté de penser et de créer”

L'industrie du livre deviendra-t-elle enfin un échosystème ? Un espace collectif, commun, en mesure de faire corps pour assurer sa pérennité. Jérôme Sion, président de L'Agence Unique, Occitanie Culture adresse à ActuaLitté une tribune exhortant les professionnels à « garantir leur liberté collective ». Une adresse autant qu'un espoir.

24/04/2026, 20:32

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Le 23 avril, journée mondiale du livre : il faut célébrer “le droit d’y accéder”

Ce 23 avril marque la journée mondiale du livre, l'occasion d'en ouvrir un et de profiter des bienfaits de la lecture. Mais cette activité reste très limitée pour les personnes atteintes d'une déficience visuelle, qui ne peuvent pas lire des ouvrages imprimés d'une manière standardisée. La Fédération des Aveugles et Amblyopes de France rappelle, dans un texte reproduit ci-dessous, les obstacles auxquels ils font face, ainsi que le manque de volonté politique pour lever ces barrières.

23/04/2026, 15:56

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Après Grasset, où aller ? 4000 éditeurs indépendants prêts à accueillir les auteurs

Partir, oui, mais où ? La Fédération interrégionale du livre et de la lecture (Fill) annonce son soutien aux nombreux auteurs et autrices souhaitant quitter leur maison pour rejoindre les « 4000 maisons d’édition indépendantes » et faire vivre autrement le livre et la création. Quitter les grandes maisons pour une édition plus indépendante : tel est le pari de la Fill.

22/04/2026, 12:08

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Artistes-auteurs : le ministère de la Culture “dénature le sens” du vote de l’Assemblée nationale

En janvier, l’intersyndicale réunissant une trentaine d’organisations réagissait déjà à un courrier de l’URSSAF : « Artistes-auteurs : ce qui change pour votre protection sociale en 2026 ! ». Quelques mois plus tard, le ministère de la Culture présente un projet de décret d’application de la réforme, vivement contesté par les organisations, qui y voient un détournement du vote des députés. Le texte de l'organisation est reproduit en intégralité ci-dessous.

22/04/2026, 11:06

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Contrats d’auteur : les écrivains réclament une réforme face à la concentration

Le Conseil permanent des écrivains (CPE) alerte sur les effets de la concentration croissante dans l’édition, relancée par l’éviction d’Olivier Nora chez Grasset. Dans une tribune reproduite ci-dessous, l’organisation appelle à adapter le cadre légal et à rouvrir les discussions avec les éditeurs, notamment sur les contrats d’auteur, la durée des cessions de droits et le respect du droit moral.

21/04/2026, 16:03

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“L’enfance est précieuse et fragile, la littérature essentielle” : les auteurs Grasset Jeunesse inquiets

Un collectif d'auteurs des éditions Grasset Jeunesses se mobilise à travers une tribune pour soutenir « la liberté de création [qui] est indispensable aux bons livres ». Alors que la maison fait l'objet d'une attention médiatique à la hauteur de ce qu'elle traverse, ActuaLitté publie leur texte en intégralité.

21/04/2026, 15:31

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Clause de conscience : “Il s’avère impératif que le gouvernement s'engage”

Exclusif – Vice-présidente du Sénat, membre de la commission culture, éducation et communication, la sénatrice Sylvie Robert (Ille-et-Vilaine, groupe Socialiste, Écologiste et Républicain) appelle aussi de ses vœux, après les événements au sein du groupe Hachette, à la création d'une clause de conscience pour les auteurs. Mais cet ajout au contrat d'édition ne pourra se faire rapidement qu'avec le soutien du gouvernement, qu'elle interpelle par un courrier à Catherine Pégard, ministre de la Culture. Il est reproduit ci-dessous, en intégralité.

21/04/2026, 08:35

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Les festivals littéraires montent au créneau après le départ d’Olivier Nora

Les responsables de festivals et manifestations littéraires réunis au sein du réseau RELIEF prennent la parole après l’éviction d’Olivier Nora. Dans un texte collectif, ils expriment leur attachement au rôle des éditeurs dans la chaîne du livre et leur inquiétude face aux conséquences pour les équipes. Ils rappellent l’importance du lien construit avec les auteurs et le public, dans un contexte de fragilisation de la lecture. Une prise de position qui souligne aussi les équilibres du monde éditorial contemporain.

20/04/2026, 16:12

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Grasset : face à “la mise au pas”, la CFDT réclame des “garanties d'indépendance éditoriale”

L'interventionnisme de Vincent Bolloré dans les entreprises dont il est le propriétaire n'est pas une nouveauté. Mais, en limogeant le PDG des éditions Grasset, le milliardaire réactionnaire a rendu plus visibles les risques que fait courir la financiarisation de l'édition sur l'organisation des maisons et leur production. Dans un texte reproduit ci-dessous, la CFDT Livre-Édition appelle le Syndicat national de l'Édition et les pouvoirs publics à agir, sans tarder.

20/04/2026, 11:52

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Grasset, ou la “prédation” des actionnaires

Après l’éviction d’Olivier Nora de la tête de Grasset, la Société des Gens de Lettres dénonce une emprise croissante des actionnaires sur les orientations éditoriales. Dans un communiqué offensif, l’organisation alerte sur un risque systémique pour la liberté de création et appelle à des mesures d’urgence, de la clause de conscience à une régulation accrue du secteur.

18/04/2026, 10:26

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Fayard, Grasset : les libraires dénoncent la “mise au pas” d'Hachette par Vincent Bolloré

Après Fayard, Grasset : le limogeage d’Olivier Nora cristallise les inquiétudes d’une profession confrontée à une transformation brutale du groupe Hachette. Dans cette tribune, le syndicat des libraires dénoncent une reprise en main idéologique et ses effets sur l’équilibre du secteur. Au-delà d’un départ, c’est toute la chaîne du livre qui se dit fragilisée.

16/04/2026, 18:13

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“Entre grands groupes et précarité, le choix est devenu impossible”

La branche Métiers du livre de SUD Culture Solidaires publie une tribune offensive dans le contexte de la crise chez Grasset. Le syndicat y dénonce une concentration accrue du secteur, qu’il associe à un « tournant politique et économique » depuis la prise de contrôle d’Hachette par Vincent Bolloré. Évoquant une dégradation des conditions de travail et une évolution des lignes éditoriales, il appelle l’ensemble des professionnels du livre à se mobiliser collectivement.

16/04/2026, 18:05

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Sur les traces de Pierre Loti dans l’Istanbul qu’il aimait

Il existe, entre certaines âmes et certains rivages, une affinité qui tient moins du hasard que d'une secrète géographie du cœur. Celle de Pierre Loti avec Istanbul fut de cette nature : une reconnaissance sans raison, un coup de foudre qui précède l'amour ; une vérité intime que l’écrivain passera sa vie à explorer, à célébrer et à défendre, jusqu’à en faire le pivot secret de son œuvre et de son existence. Par Amel Aït-Hamouda.

13/08/2026, 15:45

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Quand Carl Jung descendait dans ses propres ténèbres

Manuscrit médiéval au siècle de l’acier et du béton, Le Livre rouge est une anomalie. Un Carl Jung en crise y confia visions, dialogues intérieurs, peintures et mythes, prélude à ses concepts les plus importants. Allons à la découverte de cet objet fascinant, où un homme tente de donner une forme à ce qui, sans elle, risquait de le posséder.

12/08/2026, 18:08

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Un devoir rendu suffit-il encore à prouver qu’on l’a écrit ?

Au Danemark, le gouvernement répond à la triche par IA en déplaçant la preuve : les examens rédigés à domicile devront être défendus oralement, tandis que surveillance et travaux sous contrôle seront renforcés. Une mesure scolaire qui réveille une vieille question littéraire : signer suffit-il à être l’auteur, ou faut-il encore pouvoir répondre personnellement de ce qui est écrit ?

 

10/08/2026, 07:30

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Et si la nouvelle censure culturelle était celle qu’on ne voit plus ?

Une œuvre interdite, une exposition vandalisée, un concert annulé : la censure possède encore des images faciles à reconnaître. Le Rapport annuel 2025 pour la liberté de création du ministère de la Culture décrit pourtant un déplacement plus discret. Projets modifiés avant la polémique, programmation ajustée par anticipation, financement devenu levier, décisions administratives difficiles à qualifier : l’atteinte la plus efficace pourrait être celle qui évite d’avoir à se montrer.

08/08/2026, 13:36

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Des groupes anti-liberté d’expression identifiés et suivis par le renseignement

Le Rapport annuel 2025 pour la liberté de création contient une drôle de discrétion. Plusieurs « groupements formellement constitués », à l’origine d’actions organisées contre des acteurs culturels, seraient « pour la plupart identifiés par les services de renseignement territorial ». Voilà pour ce que l’État sait. Pour savoir qui ils sont, en revanche, le lecteur repassera : ni noms, ni nombre précis, ni famille politique ou religieuse. Le renseignement est là. L’information, beaucoup moins.

08/08/2026, 13:25

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Livres brûlés, vitrines brisées : librairies et bibliothèques sous pression en France

Entre mars 2025 et mars 2026, le ministère de la Culture a recensé 76 incidents affectant les libertés de création, correspondant à 91 mécanismes d’atteinte. Douze situations sont explicitement rattachées au livre : six pour « livre et lecture publique », six pour les librairies. Acquisitions sous pression, ouvrages détruits, rencontres déprogrammées, vitrines attaquées ou mesures de saisie : le premier bilan annuel montre surtout ce qui demeure difficile à compter. 

08/08/2026, 12:19

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Chère Élise : entre charge mentale et déclaration d'amour, l'art de réparer un seau

Depuis quelque temps, ma fille de 17 mois enrichit son répertoire. Après Il était un petit navire, Frère Jacques et Meunier, tu dors puis récemment Le Bon Roi Dagobert, voici Chère Élise. À cet âge, on écoute, on répète, on mime. Puis les adultes prêtent attention aux paroles. C’est généralement là que les ennuis commencent.

08/08/2026, 08:01

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Comment la souffrance a forgé le jeune Antonin Artaud

De 1915 à 1919, Antonin Artaud passe de cliniques en stations thermales, de Marseille à Neuchâtel, dans une tentative presque continue d’apaiser des troubles nerveux qui marqueront durablement son existence. Ilios Chailly reconstitue cette « géographie de la souffrance » à partir d’archives, de sources médicales et de documents parfois inédits, et montre combien ces années de cures, de diagnostics et de traitements ont participé à façonner l’homme, l’artiste et la pensée d’Artaud.

07/08/2026, 16:20

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Lunettes connectées : comment encore rester hors champ ?

En Australie, la commissaire à la vie privée Carly Kind s’interroge sur la nécessité de nouvelles règles face aux lunettes connectées. En France, la CNIL redoute déjà une surveillance mobile et presque invisible. Mais ces mêmes appareils peuvent accroître l’autonomie des personnes aveugles ou malvoyantes. De Robbe-Grillet à Samanta Schweblin, les livres posent alors la vraie question : peut-on encore choisir de rester hors champ ?

07/08/2026, 15:51

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Du papier au numérique, la révolution qui bouleverse le manga japonais

Le Weekly Shonen Jump, berceau de Dragon Ball, One Piece ou Naruto, est tombé à un plus bas historique depuis 1971 : son tirage moyen n’était plus que de 985.000 exemplaires entre avril et juin 2026. C’est la première fois en 55 ans que la revue repasse sous le seuil symbolique du million d’exemplaires. Plus qu’un simple mauvais chiffre, ce recul illustre l’effacement progressif d’un modèle longtemps central au Japon : celui du grand magazine imprimé de prépublication.

07/08/2026, 15:45

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L’AFDAS suspend les formations pour artistes-auteurs centrées sur l’IA

L’AFDAS a instauré un moratoire sur le financement des formations principalement consacrées à l’intelligence artificielle générative. Limitée au fonds de formation des artistes-auteurs, la mesure s’appliquera jusqu’au 31 décembre 2026. Les enseignements professionnels dans lesquels ces outils n’interviennent qu’à titre secondaire restent éligibles.

06/08/2026, 10:06

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Les premières traductions françaises de L’Odyssée : une odyssée littéraire

On parle beaucoup de la sortie du film de Christopher Nolan. Mais quelles sont les premières éditions françaises de ce poème épique ? Publiée en 1716, la plus célèbre est la traduction en prose de la philologue Anne Dacier, qui sert de base à une autre traduction en vers suivie d’une polémique entre les deux traducteurs se terminant par un bon repas. La traductrice d’Homère sera plus tard immortalisée dans le comics américain Wonder Woman.

06/08/2026, 10:02

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À Ceuta, 72 000 migrants et des vies laissées hors compte

À Ceuta, Madrid estime que 72 000 personnes ont franchi la frontière et que 70 000 sont reparties ou ont été reconduites. Le bilan humain reste disputé, tandis qu’environ un millier de mineurs non accompagnés demeurent dans l’enclave et que des familles cherchent leurs proches. Sept récits, romans, albums et essais rouvrent ce que les mots « flux », « retour » et « sécurisation » voudraient déjà refermer.

05/08/2026, 17:34

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“Face à des mégafeux incontrôlables, la Grèce n’en finit plus“

Tout brûle en Grèce, pas seulement la nature éprouvée par la sécheresse et l’incivilité de ses habitants, elle brûle parce que la police est corrompue, l’environnement est bafoué et les hommes politiques sont malhonnêtes. Et pourtant, la Grèce est un pays attachant, plein de ressources et de bonnes volontés. Cependant, la sincérité n’est pas un gage suffisant d’honnêteté, Nikos Nikolopoulos le démontre au fil de ce polar passionnant, efficace dans lequel s’entremêlent plusieurs histoires, passées ou récentes, qui finissent toujours par converger vers un drame.

04/08/2026, 15:33

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Lipœdème : “Aucun régime ni aucun sport ne le fera disparaître“

Comment expliquer qu’une maladie touchant des centaines de milliers de femmes demeure si souvent confondue avec un simple surpoids ? « Il faut perdre du poids » : c’est probablement la réponse que les patientes atteintes de lipœdème entendent le plus souvent. Et pourtant… aucun régime ni aucune activité sportive ne suffisent à faire disparaître cette pathologie chronique. Dans Le Guide complet du lipœdème (éditions Dangles), Manon Chavaudrey entend briser l’invisibilité qui entoure encore la maladie et donner aux femmes les moyens de mieux comprendre leur corps.

04/08/2026, 14:59

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“Un réseau de librairies plus fort et plus moderne” : l’ambition de l’ALIM au Maroc

Hassan El Kamoun est partout. Il porte la voix des libraires du Maroc et celle de l’ALIM. On le voit sur le terrain, dans son pays, mais aussi en France, en Belgique ou aux Émirats arabes unis, inlassablement mobiliser, convaincre et attirer l’attention sur les enjeux de la librairie. Propos recueillis par Agnès Debiage (ADCF Africa).

03/08/2026, 16:07

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Splendeur et misère de Donald Trump, raconté en huit livres

À 80 ans, Donald Trump a transformé la pelouse de la Maison-Blanche en arène. Pour retracer l’héritier, le promoteur, la vedette, le candidat, le président défait, le condamné puis le revenant, nous avons retenu huit œuvres qui composent une biographie oblique. Romans, manga, théâtre, tragédie et philosophie mettent au jour les mécanismes d’une ascension que les chutes n’ont jamais interrompue.

03/08/2026, 11:13

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Comptine Le Bon Roi Dagobert : une histoire d'organisation et de management toxique

Alors que ma progéniture jubile d'avoir en boucle l'histoire d'une culotte mise à l'envers, j'endure le supplice du pal, version musicale. Elle rit d'une distraction, quand son père est effrayé par ce monarque prompt à dépouiller qui vole à son secours. Au fil de 24 couplets, « le bon saint Éloi » perdra ses vêtements, son argent, ses cheveux, sa dignité – et sa vie ne tient qu'à un fil. Que les enfants s'égosillent, fort bien : l'inspection du travail a du pain sur la planche

01/08/2026, 08:41

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Quand les États tournent le dos à la justice mondiale : la crise du CPI

Le Niger, le Burkina Faso, le Mali, le Venezuela et le Tchad ont annoncé ou engagé leur retrait de la Cour pénale internationale, tandis que son procureur Karim Khan vient d’être destitué. Les procédures ouvertes ne s’éteignent pas, mais leur exécution dépend des États. De Philippe Claudel à Svetlana Alexievitch, huit livres rappellent ce que cette fragilisation menace : des preuves, des voix et des noms.

31/07/2026, 09:30

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Pourquoi ChatGPT refuse d’imiter Stephen King, Houellebecq ou Agatha Christie

Donc ChatGPT refuse d’imiter les écrivains célèbres — sauf un peu. Lors de tests menés fin juillet, la machine n'a pas accepté de rédaction de texte reproduisant la voix précise de divers écrivains célèbres, vivants ou disparus. OpenAI n’a pourtant annoncé aucune nouvelle règle. Et le verrou laisse une porte entrouverte : le service accepte encore d’en reprendre l’atmosphère, le rythme ou les procédés généraux. C'est que chacun des assistants actuels garde sa propre définition du pastiche acceptable.

 

30/07/2026, 17:04

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Dans les ruelles hantées de Casablanca

J’aborde la lecture de Galerie marocaine de Jamal Eddine Naji à travers une grille psychopathologique. La ville est traversée de syndromes névrotiques. La société paradoxale marocaine s’y prête parfaitement. L’ouvrage est une psyché collective. Les portraits, les souvenirs sont autant de vignettes mnésiques. Il ne s’agit pas d’un récit continu, mais d’une juxtaposition de scènes, de figures, de visages, de voix. 

29/07/2026, 18:25

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“L'emprise est invisible. Elle ne fait pas de bruit.”

Comment comprendre les mécanismes invisibles de l'emprise. « Pourquoi est-ce que tu ne pars pas ? » C'est probablement la question que l'on pose le plus souvent aux personnes sous emprise. Et pourtant… c'est peut-être la plus mauvaise. Christel Bringia publie aux Editions Jacques Grancher L'Emprise, où elle tente d'expliquer cet enfer.

28/07/2026, 10:58

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Oser Joyce : deux années avec Ulysse

Pendant deux ans à plein temps, Michel et Michela Gribinski ont vécu au rythme de Leopold Bloom, traversé six fois Dublin et remis chaque phrase sur le métier. De cette immersion naît une nouvelle traduction d’Ulysse, guidée par un pari : retrouver, sous le monument à la réputation si intimidante, le roman, ses corps, ses voix, son burlesque et sa mélancolie.

27/07/2026, 18:22

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#balancetonediteur VS #balancetonauteur : le monde littéraire à contre-pied

Aujourd'hui, il est tendance de balancer par des #. L'un des derniers en date est #balancetonediteur. Par des auteurices souvent en mal de reconnaissance.  Certes, l'industrie du livre n’est pas parfaite, mais à quand le délectable #balancetonauteur ? Allons-y donc et pas vraiment, gaiement. Par Auguste Feydeau, éditeur.

25/07/2026, 20:08

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Frère Jacques, Meunier tu dors : quand dormir devient une faute professionnelle

Un jeune parent finit toujours par découvrir qu’une chanson peut être répétée sans limitation légale. Trois syllabes suffisent pour transformer le foyer en résidence artistique. Après Il était un petit navire, ma progéniture a logiquement partagé les déboires de Frère Jacques et Meunier, tu dors. Deux œuvres courtes, mais répétitives. Et répétées. Encore. Et encore. Jusqu'à se souhaiter des crises de narcolepsie...

25/07/2026, 08:30

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“Le collectif doit primer sur l’ego” : la SAIF invente un prix contre la logique des prix

Comment récompenser des artistes sans renforcer la compétition qui structure déjà leur secteur ? Avec le Prix La SAIF x Ce qui nous lie, Églantine de Boissieu assume ce paradoxe : distinguer un collectif, non pour couronner une œuvre ou une carrière, mais pour lui offrir trois jours durant lesquels il pourra cesser de produire. Une manière de traiter le temps, le repos et les relations de travail comme des ressources politiques.

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“Quand un artiste affirme que son œuvre n’est pas politique, c’est déjà politique”

Marraine de la première édition du Prix La SAIF x Ce qui nous lie, l’autrice et illustratrice Cy défend une création indissociable des luttes collectives. Remise le 13 septembre, pendant le festival Les Muses, cette nouvelle récompense ne distingue pas une œuvre : elle offre à un collectif engagé trois jours pour se retrouver, réfléchir et reprendre son souffle.

22/07/2026, 15:51

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Celle qui sait : 12 000 livres imprimés, 3067 vendus… mais une rupture de stock ?

À peine paru, déjà en rupture ? Le thriller Celle qui sait, de Riley Sager, aurait donc provoqué une razzia, à en croire son éditeur, Verso, un label du Seuil. Fort d’un premier tirage de 12.000 petits pains, le roman, traduit par Dominique Haas, comptabilisait 3067 ventes au 12 juillet, d’après les données GfK communiquées par la maison. Mais alors, où sont les quelque 9000 autres volumes ? Petit exercice de mathématiques à l’usage des nostalgiques du cahier de vacances.

21/07/2026, 16:53

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“La littérature est un sport-business : bienvenue dans le mercato le plus opaque du monde”

Et si l’édition fonctionnait comme un jeu de management sportif ? Charles Garatynski compare la sélection des manuscrits au « scouting » footballistique : des milliers de candidats, quelques signatures, des filtres de plus en plus rapides et, souvent, aucun retour.

20/07/2026, 18:11

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La comptine “Il était un petit navire” : autopsie d’un cannibalisme parfaitement évitable

Mon enfant adore Il était un petit navire. Moi aussi, à son âge, j’étais censé apprécier cette histoire maritime pleine d’entrain, dans laquelle un équipage mal préparé envisage de manger un mousse avant même d’avoir vérifié s’il restait une boîte de sardines. Devenu père, me voici contraint de rouvrir le dossier. Et les conclusions sont toujours aussi accablantes. Bande de buses de marins d'eau de baignoire...

18/07/2026, 15:04

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La première librairie antiraciste de France mise sur le numérique

Ancienne ingénieure à la SNCF, Nawal Kerdougli a créé au printemps ManYaya, la première librairie exclusivement antiraciste en France. Interrogée par ActuaLitté, elle revient sur les origines de ce projet, ses choix éditoriaux et son ambition de rendre ces ouvrages accessibles partout en France, notamment dans les territoires où l’offre spécialisée est limitée.

17/07/2026, 17:27

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Réduire la lecture à un plaisir ? C'est avant tout “un instrument de liberté”

À force de vouloir sauver la lecture, on finit parfois par l’enfermer dans deux cases : le divertissement agréable ou l’effort salutaire. Dans une tribune publiée par Libération, l’avocat et éditeur Jean-Claude Zylberstein déplace le débat. Les livres lui ont permis de franchir des frontières sociales, professionnelles et intellectuelles. Le plaisir ouvre l’ouvrage ; l’émancipation commence parfois à la page suivante.

16/07/2026, 15:07

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Renaud Lefebvre (SNE) : “Les opérateurs d'IA sont en infraction permanente”

L'année 2026 n'est pas de tout repos pour l'industrie de l'édition, confrontée à un repli des ventes et à un recul apparent des pratiques de lecture. Parallèlement, la situation budgétaire de l'État entraine une contraction des soutiens publics, tandis que de puissants acteurs technologiques prennent leurs aises, afin de développer des outils d'intelligence artificielle... Renaud Lefebvre, directeur général du Syndicat national de l'édition (SNE), est revenu pour ActuaLitté sur quelques sujets de préoccupation.

16/07/2026, 11:19

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Antiquité : ce que les Anciens avaient compris bien avant Internet et l’IA

Pourquoi l’Antiquité continue-t-elle de nous fasciner ? La question mérite d’être posée car nous savons aujourd’hui que les sociétés antiques étaient loin d’être parfaites. Elles connaissaient les guerres, les inégalités, l’esclavage, les luttes de pouvoir et les violences politiques. Pourtant, plus de deux mille ans après leur disparition, elles continuent d’habiter notre imaginaire collectif. Léa Varachaud publie aux éditions Grancher un essai sur ces rites et ce qu'ils nous apporteraient aujourd'hui encore.

15/07/2026, 15:12

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On a regardé Au fil des années : Prime Video remet l’amour d’été à flot

Prime Video replonge dans les amours d’été avec Au fil des années, adaptation de Tous nos étés, le phénomène de Carley Fortune. Entre deux temporalités, un lac canadien et 10 ans de non-dits, Percy et Sam rejouent la romance de la seconde chance. Fidèle au cœur du roman mais plus libre avec ses personnages secondaires, la série séduit malgré quelques longueurs et des dialogues parfois trop appuyés. Le charme, lui, demeure jusqu’au dernier épisode.

15/07/2026, 11:50

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Yon : la BD de Camille Broutin qui fait dialoguer manga et science-fiction

Noure, libraire au Renard doré, dans le 5e arrondissement de Paris, défend Yon, de Camille Broutin, publié chez Dargaud. Entre manga, science-fiction et récit de survie, elle voit dans ce premier tome une œuvre graphique très maîtrisée, portée par des adolescentes qui existent pour elles-mêmes et par une narration assez ouverte pour accueillir de nombreux lecteurs.

14/07/2026, 15:49