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Artiste-auteur : quand il manque une case

Samantha Bailly est écrivaine, scénariste et vidéaste. Présidente de la Ligue des auteurs professionnels et vice-présidente de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse, elle prend la parole dans une tribune engagée pour formuler une demande simple : à quand une case pour les artistes-auteurs ?

Le 13/04/2020 à 09:41 par Auteur invité

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13/04/2020 à 09:41

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Depuis 10 ans que j’exerce mon métier, j’ai un rêve fou. Osé même. Vous allez voir, c’est d’une audace incroyable : je rêve que sur les formulaires administratifs existe une case qui corresponde à mon statut. Un rêve très pragmatique, mais encore plus inatteignable que de vivre de ses créations en France, si si.

Être au monde... ou pas ?

Longtemps, mon statut, j’ai cru qu’il n’existait pas, comme beaucoup de mes pairs. Parce qu’à s’entendre dire par toutes les instances possibles qu’il n’y a aucune case pour nous, on finit par l’accepter. Par se résigner. Après tout, on l’a choisi, ce métier atypique, cette forme de marginalité… c’est peut-être le prix à payer ? Mais attendez un instant… nous sommes bien dans la société, non ? 

Nous sommes des citoyens et citoyennes comme tout le monde, qui cotisons, payons nos impôts, vivons les conséquences économiques et sociales de la crise sanitaire… alors pourquoi à chaque fois qu’une situation concerne tous les Français et les Françaises, nous sommes ceux et celles pour qui ce sera… un peu différent. Pas adapté. Compliqué. IMPOSSIBLE.   

Cela fait trois ans que je suis engagée socialement pour ma profession, à la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse et maintenant aussi à la Ligue des auteurs professionnels. Ces dernières années, un certain nombre de réformes ont semé la panique dans notre profession déjà fragilisée. Tous ces changements ont jeté une lumière crue sur le traitement administratif chaotique réservé à tous les artistes-auteurs. 

Ces anecdotes, ces histoires qu’on a et qui amusent vaguement à un repas de famille, quand elles ne scandalisent pas, ne sont pas juste personnelles. Ces impossibilités sont systématiques et révélatrices d’un grave de problème de fond qui a été parfaitement analysé par le rapport Bruno Racine. Des solutions d’ailleurs, nous en avons : elles sont à portée de main et demandent simplement un arbitrage politique favorable.

Auteur, autrice : une réalité multiple

Comme beaucoup de mes pairs, j’exerce plusieurs métiers en réalité, regroupés dans ce mot « autrice » : je suis écrivaine, scénariste et vidéaste. Mon statut en revanche, c’est artiste-auteur. C’est un régime social et fiscal dans lequel on retrouve de nombreux métiers créatifs : écrivain ou écrivaine, photographe, dessinateur ou dessinatrice, scénariste, auteur compositeur, sculpteur ou sculptrice, plasticien ou plasticienne, etc.

Comme nous devons composer avec un statut bricolé depuis 1975, qui pourrait avoir ses qualités s’il ne cessait d’être complexifié, l’administration elle-même ignore souvent TOUT de ce que c’est, un artiste-auteur. Intermittent du spectacle, ça va, on connaît. Mais artistes-auteurs ? C’est quoi, ça ? Dans un régime à cheval entre salarié et indépendant, on nous donne souvent le moins bon de chaque monde. Quand on a accès à quelque chose. 

À chaque démarche administrative, il faut chercher « autre », et même dans ce cas, on peut s’être trompé de case... car on sera selon les situations et les guichets assimilés indépendant ou salarié. Ou rien. Cela explique le nombre incroyable de non-recours sociaux, souvent dramatiques. 

On parle de parents qui n’ont jamais posé un congé parental. On parle de personnes malades qui n’arrivent pas à obtenir leurs indemnités alors qu’elles cotisent. On parle aujourd’hui d’avoir « en principe » accès au fonds de solidarité de l’État. En principe, mais en pratique seulement pour ceux et celles ayant un numéro de SIRET. Et comme notre statut mixe deux types de régimes fiscaux, certains artistes-auteurs en ont un, d’autres pas. 


© Marc Lizano

On nous promet que le dispositif est en cours d’adaptation. Bientôt, sur le formulaire de la DGFIP, on verrait apparaître une CASE ARTISTES-AUTEURS. Croyez-le ou non, avoir sa case sur un formulaire administratif, ce serait une victoire incroyable. On l’attend, cette case. On attend ce jour où on pourra vraiment trouver notre place sur un bout de papier, qui nous indique que nous ne sommes pas totalement exclus de ce système.

Du faux métier aux vrais ennuis

Maintenant, je vais vous raconter une histoire que je n’avais jamais dite, même pas à mes proches. Parce que c’est le genre d’histoire, quand vous la racontez, qui fait que les gens vont répondent : « Mais tu vois, je te l’avais dit, que ce n’est pas un VRAI MÉTIER ! ». Et ça, c’est sûrement le plus douloureux à entendre, quand vous dédiez votre vie à la création. Parce que c’est une vocation, une vocation pour laquelle vous serez parfois reconnu et rémunéré, parfois pas.

Et même quand vous avez décroché le Graal, que vous avez obtenu la reconnaissance, la possibilité de vivre de vos œuvres, vous devez continuer de lutter contre le scepticisme, serrer contre vous vos idées, retourner à l’ouvrage et défier les statistiques. Les carrières créatives sont par essence incertaines. Mais ces petits riens de l’administration sont souvent ce qui vous ramène au point de départ. Il n’y a pas de case. Même quand vous avez fait de votre activité créative un véritable travail, qui s’inscrit dans des industries, dans une économie, ce métier, il n’existe pas. Il est invisibilisé. 

Il y a 6 ans environ, anomalie statistique, je vivais déjà de mes romans – je gagnais un SMIC, j’étais une jeune femme indépendante, j’affectionnais mon 14 m2 s et je vivais pleinement mon choix malgré la précarité constante. J’exerçais cette activité à plein temps, je ne manquais pas de sollicitations pour des projets. Pour envisager une évolution professionnelle mêlant créativité et recherche, j’ai pris une grande décision : reprendre des études, dans un cursus très exigeant auquel j’aspirais depuis longtemps. 

J’ai fait des dossiers, passé des entretiens, pour obtenir une équivalence et entrer directement en deuxième année. MAIS je travaillais en parallèle, c’est ainsi que je gagnais ma vie : j’écrivais et publiais des livres, je faisais des tournées, j’avais des rendus, des engagements, etc. J’avais donc aussi des impératifs professionnels incontournables, et il était hors de question d’abandonner un projet pour l’autre. J’ai démarré les cours, mon premier semestre, mais je devais être absente pour certains TD. Je me suis donc rendue au secrétariat pour demander si je pouvais avoir accès à la « dispense d’assiduité » pour les travailleurs. Enthousiasme : 

« Vous travaillez ? Évidemment, bien sûr, venez, on va faire un dossier. Qu’est-ce que vous faites dans la vie ?
– Auteur (je disais auteur à l’époque).
(SILENCE)
- Mais c’est-à-dire ?
- Auteur, j’ai publié une dizaine d’ouvrages, je fais des scénarios… »

Les secrétaires ont regardé d’un œil circonspect l’épaisse liasse de papiers que j’avais apportée, pour me prémunir. Mes contrats, mes notes de droits d’auteur, mes redditions de compte... pour me dire que non, ce n’était pas un travail. Impossible. Auteur ? Même si vous gagnez votre vie avec, ça ne peut pas être UN MÉTIER, il n’y a pas de contrat de travail. Non, vraiment… ça ne va pas être possible. Pas de case correspondant. Salarié ? Pas d’employeur ou de bulletin de salaire. Indépendant ? J’avais des contrats qui me lient pour 70 ans après ma mort avec des entreprises. 


©  Céline Monchoux

Je suis restée là, dans ce secrétariat, après tout ce parcours du combattant, dans ce vague sentiment d’injustice qui n’aura de cesse de décupler au fil des années en fonction de toutes ces histoires du même genre qui auront jalonné mon parcours professionnel. Ces études, il allait falloir y renoncer.

Travail. Du lat. Tripalium : torture

Parce qu’aux yeux de la société, mon travail, ce n’est pas un travail. Paradoxalement, en revanche, dans les entreprises qui vendent et exploitent mes créations, tout le monde travaille. Et dans la boîte mail, il faut vite répondre pour honorer telle ou telle deadline.

J’avais cru qu’il y avait un moyen de rentrer dans l’une des cases. De concilier travail et études, comme je l’avais fait quelques années auparavant quand j’étais en poste dans une entreprise et que je faisais mon Master 2 en même temps. 

Cette anecdote personnelle pour vous dire qu’une case, ce n’est pas anodin. Une case, c’est une place. C’est une existence. Et dans le cas du formulaire de la DGFIP, ou sur le site de la sécurité sociale, plus qu’un carré à cocher, c’est la garantie d’un accès RÉEL des artistes-auteurs à leurs droits. Des droits bien présents dans les textes de loi, mais si difficiles à obtenir dans la vie.

Aujourd’hui, nombreux sont mes collègues dans des situations de grande précarité. Avant même la crise sanitaire, la profession était déjà dans une crise sociale, administrative et économique sans précédent. Les conséquences sur nos revenus vont s’inscrire dans la durée. Nombre de mes pairs ne peuvent avoir accès au dispositif « spécifique » mis en place par la SGDL avec le soutien du CNL, du fait des critères restrictifs ou trop éloignés de nos pratiques

C’est en particulier le cas des jeunes et des femmes, pourtant la population que le Rapport Racine a pointée comme étant la plus évincée des carrières créatives. Ils ne peuvent non plus avoir accès au fonds de solidarité, faute d’un détail qui n’en est pas un : un numéro de SIRET. Pourtant, les critères du fonds de solidarité, nous venons de l’apprendre, vont enfin s’assouplir pour un accès plus grand à toutes les professions aux revenus irréguliers et aléatoires, comme les nôtres. Mais il manque encore un élément au puzzle : LA CASE.

Alors ma question est simple : à quand une case artistes-auteurs ? Qui travaille sur ce sujet en ce moment ? Peut-on les contacter directement ? Peut-on avoir des indications sur sa date de mise en place ? 

Les artistes-auteurs, c’est 270 000 personnes en France. Nous ne demandons pas la lune. Juste d’accéder à ce que le ministre de la Culture a promis comme effectif.

Donnez-nous une case.

 
 

DOSSIER - Continuité de revenus : la fin de la précarité pour autrices et auteurs

Par Auteur invité
Contact : contact@actualitte.com

21 Commentaires

 

JB

13/04/2020 à 11:16

Je ne puis que me faire l'écho des propos de Samantha Bailly. Le mépris mâtiné d'ignorance affiché par ce gouvernement pour notre situation me met dans une colère folle. Les précédents étaient tout aussi nuls, mais moins hypocrite. Ils ne commandaient pas un rapport dont ils ignoraient ensuite superbement les conclusions.

Et je ne parle pas du couteau que la SGDL a planté dans le dos de beaucoup d'auteurs en acceptant les miettes que le gouvernement a bien voulu leur jeter. Lamentable.

DiffusArtSpectacle

13/04/2020 à 14:32

Bonjour, tellement d'accord avec l'article écrit par Samantha Bailly. La précarité est la norme chez les artistes-auteurs bien avant la crise sanitaire que nous connaissons actuellement. Je suis l'agent d'un photographe qui a obtenu un numéro de Siret mais qui ne vit pas de son art de sa discipline et de son engagement.
Pour payer les cotisations sociales, tout est clair mais pour accéder à un accompagnement dans ce parcours du combattant et à un accès à ses droits
rien ...
1 an de recherche pour enfin trouver son statut !
Quel dommage, car ce sont les artistes-auteurs et les intermittents dont les statuts ne riment qu'avec précarité et difficultés, qui font de la Culture ce qu'elle est et qui font travailler plusieurs milliers de personnes tout en étant invisibilisé.es...
L'art et la culture doivent reprendre leur place fondamentale dans nos sociétés!!
Courage à nous tou.tes et à vous tou.tes Créateurs de culture et de bonheur!

Jujube

14/04/2020 à 05:14

Chère Samantha Bailly,

Votre message si clair et si poignant m'a profondément touché. Etre "casé", "mis en case" paraît rejoindre l'idée d'une mise en cage, d'être emprisonné. Et cependant c'est une case que réclame votre texte. Une case qui, paradoxalement, est une porte ouverte: celle de la justice, la reconnaissance d'un statut - combien important pour la société - et celle du droit à une vie décente. Puisse cette case - un jour inventée pour vous et vos pairs - apparaître bientôt, très bientôt dans l'imagination administrative. Car son actuelle absence nous fait honte à tous.

En attendant, continuez la lutte et, surtout, prenez grand soin de vous.

Avec toute ma sympathie,
Jujube

koinsky

14/04/2020 à 05:24

Vous voulez être pris au sérieux par l'administration ? Ben déjà, soyez pro sur votre appellation : "Artiste-auteur" franchement, c'est pas sérieux. Moi par exemple, je suis tour-à-tour sculpteur (quand j'expose en galerie), écrivain (quand je suis publié par une maison d'édition) et dessinateur ou illustrateur (quand je crée une 4e de couv d'un bouquin ou les illustrations d'un roman graphique pour un éditeur), qu'il s'agisse d'un travail de création ou de commande, que j'effectue pour une entreprise ou une industrie. Jamais je ne les confonds ou tente de les mixer dans un terme générique flatteur. Artiste, ça va de soit que je le suis dans tous les cas, car les trois activités en sont, mais pourquoi la ramener sur le sujet ! "Artiste" c'est un état, "sculpteur", "dessinateur", "auteur" ou "musicien", des métiers encadrés par des statuts, ça rentre dans des cases. L'administration gère des fonctions, des métiers, des statuts, pas des vocations. Pour être pris au sérieux il faut commencer par se prendre au sérieux. "Artiste-auteur", ça les fait juste se gondoler sur leur siège. N'oubliez jamais que l'administration est une activité sérieuse faite par des gens sérieux qui se prennent très au sérieux. Vous êtes tantôt auteur, scénariste ou vidéaste, dès lors qu'on vous paye pour ça. Un peu d'humilité, c'est les autres qui seront légitimes à vous trouver talentueux, pas vous. Allez bisous.

JB

14/04/2020 à 09:37

Ah oui? Pourtant, les plombiers, chauffagistes, électriciens, couvreurs, maçons, etc..., ont droit à un statut vis-à-vis de l'administration.

Un machiniste, électricien, chef-opérateur, maquilleur, costumier, décorateur, etc... ont droit à un statut.

Mais nous, nous n'y aurions pas droit, sous prétexte que la choses vous conviennent? Vous croyez que c'est par désir de flatterie que nous demandons un statut? Je crois que vous n'avez pas très bien compris l'enjeu. Vous n'avez pas l'air, malgré tous les métiers artistiques, que vous cumulez, de comprendre ce que ça veut dire de ne pas exister aux yeux de l'administration. Vous avez déjà essayé d'obtenir un congé maladie? Vous avez étudié ce que le gouvernement a proposé à "tous les auteurs" pour les aider pendant la crise sanitaire, à savoir une solution totalement coupée de la réalité de nos métiers, qui en aidera au mieux 20%? Le dossier de nos retraites? Le rapport Racine, qui va complètement à l'encontre de ce que vous affirmez?

Bon sur ce, je repars me regarder dans le miroir et me répéter que je suis un génie, l 'activité favorite de nous autres auteurs, c'est bien connu.

zest

14/04/2020 à 12:58

"artiste-auteur" est un terme générique. Pas de statut, sans terme générique !
"artiste-auteur" signifie auteur d'œuvre artistique (distinguo avec "artiste-interprète"). Cette expression ne tombe pas du ciel, c'est notamment celle utilisée pour le régime social COMMUN des ... artistes-auteurs (donc un bout de leur "statut"). "Les artistes-auteurs d'œuvres littéraires et dramatiques, musicales et chorégraphiques, audiovisuelles et cinématographiques, graphiques et plastiques, ainsi que photographiques, sous réserve des dispositions suivantes, sont affiliés obligatoirement au régime général de sécurité sociale pour les assurances sociales et bénéficient des prestations familiales dans les mêmes conditions que les salariés." (article L382-1 du code de la sécurité sociale).
"artisans" est un terme générique qui regroupe divers métiers
"intermittents" est un terme générique qui regroupe divers métiers
"artistes-auteurs" est un terme générique qui regroupe divers métiers.
"artistes-auteurs" est un terme "très sérieux" et fort utile pour toutes et tous.
À chacun de prendre l'habitude de l'utiliser afin de faire avancer le shmilblick pour tous.

Zozotte mulhousienne

17/04/2020 à 20:30

Mr Koinsky, Êtes vous bien sérieux, quand vous écrivez que « artiste-auteur » n’est pas une appellation... (pardon, mais appellation s’applique aux friandises, vins et fromages, pas aux personnes) ? Êtes vous bien sérieux quand vous dites illustrer des quatrièmes de couverture, alors que celles-ci comportent la présentation du livre et de ses auteurs, mais rarement des illustrations ? Êtes vous bien sérieux quand vous répondez que les mots sont des armes létales, alors que vous venez de contester la dénomination d’ « artiste-auteur » que vous qualifiez de terme générique flatteur ? Faites attention à ce que vous écrivez Mr Koinski, car le manque de sérieux que vous reprochez à Mme Samantha Bailly (qui décrit très justement la situation kafkaïenne des artistes-auteurs), pourrait se retourner contre vous, si vous persistez dans les approximations. Sachons de quoi l’on parle, car comme vous le dites si bien les mots sont des armes létales.
Je regrette que vous ayez détourné le débat de fond (j’espère que ce n’était pas le but ?), car oui le statut, le régime fiscal, social, administratif des artistes-auteurs est un embroglio, et qu’une reconnaissance attestée par une case dans les formulaires administratifs officiels suppose une prise en compte et une révision leur accordant les mêmes droits et devoirs qu’à tous les autres citoyens de ce pays.
J’espère que vous allez chercher comment s’appelle la partie de couverture d’un livre que vous illustrez. Bonne soirée

koinsky

17/04/2020 à 21:22

1 - Oui, ça ne me dérange pas que le nom de l'illustrateur ne figure pas sur la couv d'un roman.
2 - Non, je ne reproche rien à Samantha Bailly.
3 - Et non, je ne suis pa sérieux.
4 - Et oui, je suis un provocateur, un empêcheur de tourner en rond, un lanceur d'alerte.
5 - Et oui, je suis sensible à la discrimination négative dont sont victimes les auteurs et les illustrateurs, entre autres.
6 - Mais oui, je crois que les mots ont un sens propre, et que leur association approximative peut parfois désservir la cause qu'ils sont censés servir.
Bonne soirée à vous, Zozotte ;)

Jujube

18/04/2020 à 19:22

Bref, vous avez une excellente opinion de vous.

Samantha Bailly

14/04/2020 à 10:12

Bonjour,

Simplement pour clarifier : "artiste-auteur" n'est pas une dénomination renvoyant à une forme de romantisme, contrairement à "auteur" dans le CPI. "Artiste-auteur" est la dénomination pour regrouper les différents métiers concernés par un même régime de sécurité sociale, dénomination que l'on retrouve dans le code de la sécurité sociale. C'est donc au contraire la seule désignation concrète d'un statut nous définissant comme des travailleurs. Derrière "intermittent du spectacle", on trouve de nombreuses professions différentes. C'est la même logique. Il n'y aura pas une case dans un formulaire administratif comme le fonds de solidarité pour TOUS les métiers existants, c'est cela qui serait hors sol. Une case "artiste-auteur", ce serait finalement le terme le plus pragmatique pour regrouper les différents métiers de la création appartenant au même régime.

koinsky

14/04/2020 à 12:17

C'est quand même le seul métier auto-proclamé chère Samantha dont j'apprécie le ton posé. ;)

koinsky

14/04/2020 à 11:18

C'est juste un point de vue. Je respecte les vôtres. Mais je reste convaincu que les mots sont des armes létales et que le terme "artiste-auteur" manque sérieusement d'impact, contribuant à générer de la confusion dans les esprits et de la frustration tant chez les auteurs que chez les artistes.

Sophie Poirier

14/04/2020 à 11:25

Il y a aussi un statut qui existe (mais qui n'a pas encore sa case non plus) qui est entrepreneure-salariée au sein d'une coopérative d'activité et d'emploi (issu de la loi Hamon Économie sociale et solidaire). Aujourd'hui pour gagner ma vie j'écris tout un tas de choses en plus de livres (qui ne me font pas vivre) et donc avec ce statut je facture et je vends de l'écriture. Il n'est pas complètement adapter à la vie d'autrice (par exemple je n'ai pas droit aux formations agessa/afdas) mais il me protège comme un salarié tout en me laissant la liberté de développer mon activité d'écriture.
La piste à réfléchir, ce serait peut-être de créer des coopératives d'auteurs/autrices ?

koinsky

14/04/2020 à 12:25

Juste "auteur" ou "artiste". Un musicien on l'appelle bien musicien et pas artiste-musicien, un sculpteur, sculpteur et pas artiste-sculpteur, ... parce que ça coule de source qu'il est artiste et pas plombier ou boulanger, non ? Moi je trouve que ça suffit à désigner un mot.

JB

14/04/2020 à 11:29

Pardon, mais je ne vois pas en quoi le terme "artiste-auteur" aurait moins d'impact que "intermittent du spectacle", que j'ai été aussi. Je peux vous dire qu'avoir un statut, une case, comme le dit Samantha Bailly, fait une grande différence.

Nous sommes artistes, nous sommes auteurs, comment devons-nous nous appeler? "Mineurs de formes", "Apnéistes du verbe" ,"Pommes de terre", "Invisibles", "Sans-case"? Moi je suis ouvert, mais "artiste-auteur" a le mérite d'une certaine simplicité et d'appeler un chat un chat.

koinsky

14/04/2020 à 14:06

Ok, je rends les armes et me range à l'avis général. De toutes façon je suis les 2. Portez-vous bien. Bises ;)

JB

14/04/2020 à 15:45

J'avais répondu mais mon post est passé à la trappe. En fait je crois que vous avez mal interprété le nom "artiste-auteur", en prenant "artiste" pour une qualification du mot "auteur". Or, "artiste-auteur" signifie "artistes et auteurs". L'idée est de regrouper sous une même bannière, au-delà des seuls écrivains, tous les professionnels des métiers artistiques tombant en dehors des statuts existants: sculpteurs, peintes, écrivains, etc...
Le terme devrait mieux vous convenir maintenant. :)

koinsky

14/04/2020 à 16:37

Ok, merci, c'est plus clair pour moi ;-)

Jujube

14/04/2020 à 20:26

Et revoici la guéguerre des mots, tombée plouf! dans la mare-au-virus. Quelle chance que l'attaquant-chamailleur a enfin pris des vacances. Merci à lui. Beaucoup!

Gilbert Bouchard

20/04/2020 à 17:30

Bonjour Samantha. Vous donnez le point de vue de quelqu'un en début de carrière, moi, je peux compléter avec la fin de carrière, voire par exemple constituer un dossier de retraite même si je compte bien continuer d'être auteur tant que je tiendrai debout, voire assis! Eh bien, demande ses droits à la retraite n'est pas simple non plus. L'AGESSA vous mentionne que vous avez plusieurs années où vous n'avez rien gagné, zéro euro. Où sont passées les cotisations? J'apprends donc avoir vécu avec ma famille en ne gagnant pas le moindre euro! C'est alors à vous de rechercher des documents qu'ils ont perdus, d'affronter des répondeurs téléphoniques, de réexpliquer votre affaire à celle qui a remplacé la précédente. Il y a une seul bureau de l'AGESSA qui est à Paris. Comment fait-on quand on habite à 500 km? L'autre jour j'étais à Paris et en profite pour aller à l'AGESSA. Porte close et interphone. On me répond, deux mois d'attente pour un rendez-vous. Repassez dans deux mois!

Jean

20/04/2020 à 18:16

J'attends toujours la réponse à un courriel que je leur ai envoyé en janvier...

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27/04/2026, 16:41

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La crise chez Grasset “révèle des déséquilibres structurels anciens”

Le licenciement d'Olivier Nora par Vincent Bolloré et le mouvement de départ de plusieurs centaines d'auteurs de la maison d'édition Grasset, en guise de protestation, a jeté la lumière sur la fragilité de l'indépendance éditoriale. La Ligue des auteurs professionnels et la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse rappellent, dans un texte publié ci-dessous, que les créateurs restent bien peu protégés face à la puissance des groupes éditoriaux.

27/04/2026, 16:02

ActuaLitté

“Défendre le livre c’est défendre la liberté de penser et de créer”

L'industrie du livre deviendra-t-elle enfin un échosystème ? Un espace collectif, commun, en mesure de faire corps pour assurer sa pérennité. Jérôme Sion, président de L'Agence Unique, Occitanie Culture adresse à ActuaLitté une tribune exhortant les professionnels à « garantir leur liberté collective ». Une adresse autant qu'un espoir.

24/04/2026, 20:32

ActuaLitté

Le 23 avril, journée mondiale du livre : il faut célébrer “le droit d’y accéder”

Ce 23 avril marque la journée mondiale du livre, l'occasion d'en ouvrir un et de profiter des bienfaits de la lecture. Mais cette activité reste très limitée pour les personnes atteintes d'une déficience visuelle, qui ne peuvent pas lire des ouvrages imprimés d'une manière standardisée. La Fédération des Aveugles et Amblyopes de France rappelle, dans un texte reproduit ci-dessous, les obstacles auxquels ils font face, ainsi que le manque de volonté politique pour lever ces barrières.

23/04/2026, 15:56

ActuaLitté

Après Grasset, où aller ? 4000 éditeurs indépendants prêts à accueillir les auteurs

Partir, oui, mais où ? La Fédération interrégionale du livre et de la lecture (Fill) annonce son soutien aux nombreux auteurs et autrices souhaitant quitter leur maison pour rejoindre les « 4000 maisons d’édition indépendantes » et faire vivre autrement le livre et la création. Quitter les grandes maisons pour une édition plus indépendante : tel est le pari de la Fill.

22/04/2026, 12:08

ActuaLitté

Artistes-auteurs : le ministère de la Culture “dénature le sens” du vote de l’Assemblée nationale

En janvier, l’intersyndicale réunissant une trentaine d’organisations réagissait déjà à un courrier de l’URSSAF : « Artistes-auteurs : ce qui change pour votre protection sociale en 2026 ! ». Quelques mois plus tard, le ministère de la Culture présente un projet de décret d’application de la réforme, vivement contesté par les organisations, qui y voient un détournement du vote des députés. Le texte de l'organisation est reproduit en intégralité ci-dessous.

22/04/2026, 11:06

ActuaLitté

Contrats d’auteur : les écrivains réclament une réforme face à la concentration

Le Conseil permanent des écrivains (CPE) alerte sur les effets de la concentration croissante dans l’édition, relancée par l’éviction d’Olivier Nora chez Grasset. Dans une tribune reproduite ci-dessous, l’organisation appelle à adapter le cadre légal et à rouvrir les discussions avec les éditeurs, notamment sur les contrats d’auteur, la durée des cessions de droits et le respect du droit moral.

21/04/2026, 16:03

ActuaLitté

“L’enfance est précieuse et fragile, la littérature essentielle” : les auteurs Grasset Jeunesse inquiets

Un collectif d'auteurs des éditions Grasset Jeunesses se mobilise à travers une tribune pour soutenir « la liberté de création [qui] est indispensable aux bons livres ». Alors que la maison fait l'objet d'une attention médiatique à la hauteur de ce qu'elle traverse, ActuaLitté publie leur texte en intégralité.

21/04/2026, 15:31

ActuaLitté

Clause de conscience : “Il s’avère impératif que le gouvernement s'engage”

Exclusif – Vice-présidente du Sénat, membre de la commission culture, éducation et communication, la sénatrice Sylvie Robert (Ille-et-Vilaine, groupe Socialiste, Écologiste et Républicain) appelle aussi de ses vœux, après les événements au sein du groupe Hachette, à la création d'une clause de conscience pour les auteurs. Mais cet ajout au contrat d'édition ne pourra se faire rapidement qu'avec le soutien du gouvernement, qu'elle interpelle par un courrier à Catherine Pégard, ministre de la Culture. Il est reproduit ci-dessous, en intégralité.

21/04/2026, 08:35

ActuaLitté

Les festivals littéraires montent au créneau après le départ d’Olivier Nora

Les responsables de festivals et manifestations littéraires réunis au sein du réseau RELIEF prennent la parole après l’éviction d’Olivier Nora. Dans un texte collectif, ils expriment leur attachement au rôle des éditeurs dans la chaîne du livre et leur inquiétude face aux conséquences pour les équipes. Ils rappellent l’importance du lien construit avec les auteurs et le public, dans un contexte de fragilisation de la lecture. Une prise de position qui souligne aussi les équilibres du monde éditorial contemporain.

20/04/2026, 16:12

ActuaLitté

Grasset : face à “la mise au pas”, la CFDT réclame des “garanties d'indépendance éditoriale”

L'interventionnisme de Vincent Bolloré dans les entreprises dont il est le propriétaire n'est pas une nouveauté. Mais, en limogeant le PDG des éditions Grasset, le milliardaire réactionnaire a rendu plus visibles les risques que fait courir la financiarisation de l'édition sur l'organisation des maisons et leur production. Dans un texte reproduit ci-dessous, la CFDT Livre-Édition appelle le Syndicat national de l'Édition et les pouvoirs publics à agir, sans tarder.

20/04/2026, 11:52

ActuaLitté

Grasset, ou la “prédation” des actionnaires

Après l’éviction d’Olivier Nora de la tête de Grasset, la Société des Gens de Lettres dénonce une emprise croissante des actionnaires sur les orientations éditoriales. Dans un communiqué offensif, l’organisation alerte sur un risque systémique pour la liberté de création et appelle à des mesures d’urgence, de la clause de conscience à une régulation accrue du secteur.

18/04/2026, 10:26

ActuaLitté

Fayard, Grasset : les libraires dénoncent la “mise au pas” d'Hachette par Vincent Bolloré

Après Fayard, Grasset : le limogeage d’Olivier Nora cristallise les inquiétudes d’une profession confrontée à une transformation brutale du groupe Hachette. Dans cette tribune, le syndicat des libraires dénoncent une reprise en main idéologique et ses effets sur l’équilibre du secteur. Au-delà d’un départ, c’est toute la chaîne du livre qui se dit fragilisée.

16/04/2026, 18:13

ActuaLitté

“Entre grands groupes et précarité, le choix est devenu impossible”

La branche Métiers du livre de SUD Culture Solidaires publie une tribune offensive dans le contexte de la crise chez Grasset. Le syndicat y dénonce une concentration accrue du secteur, qu’il associe à un « tournant politique et économique » depuis la prise de contrôle d’Hachette par Vincent Bolloré. Évoquant une dégradation des conditions de travail et une évolution des lignes éditoriales, il appelle l’ensemble des professionnels du livre à se mobiliser collectivement.

16/04/2026, 18:05

ActuaLitté

Vous qui quittez les maisons du groupe Bolloré, “réservez vos écrits à des éditeurs indépendants”

Alors que les réactions d’auteurs et d’éditeurs se multiplient dans le secteur après l'éviction d'Olivier Nora par le groupe Bolloré, Étienne Galliand, éditeur indépendant, prend la plume. Il revient sur sa rencontre avec André Schiffrin, figure majeure de la critique de la financiarisation de l’édition, et livre un texte à la fois personnel et engagé en faveur de l’édition indépendante. L'éditeur alerte sur les dérives actuelles et invite les auteurs à soutenir concrètement le monde de l'édition.

16/04/2026, 15:48

ActuaLitté

Francophonie : le braille devient un enjeu mondial d’accès à la lecture

La francophonie affiche une croissance soutenue à l’échelle mondiale, mais se confronte à un défi majeur : garantir un accès réel à la lecture et à l’écriture pour tous. Portée par des initiatives internationales autour du braille et de l’inclusion, une nouvelle dynamique s’organise. Institutions, enseignants et réseaux émergents redéfinissent les conditions d’une langue véritablement accessible.

14/04/2026, 09:43

ActuaLitté

“Les auteurs sont en économie de guerre toute l’année”

Face à la précarité structurelle des auteurs, revient l'idée de créer un statut d’« intermittents de l’écrit », inspiré de celui du spectacle, afin de garantir un revenu stable et une reconnaissance professionnelle. Cette tribune met en lumière une économie fragilisée où les écrivains, pourtant au cœur de la chaîne du livre, peinent à vivre de leur activité. Par Mathias de Breyne. 

11/04/2026, 09:47

ActuaLitté

Entretien caviardé : Livres Hebdo juge “irrecevable” le droit de réponse de Jean-Yves Mollier

Après la modification d'un entretien sans l'accord du principal intéressé, l’historien Jean-Yves Mollier, la revue Livres Hebdo refuse à présent la publication d'un droit de réponse, selon l'avocat du professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université Paris-Saclay/Versailles-Saint-Quentin. 

13/03/2026, 16:35

ActuaLitté

Pour une politique commune du jeu en tant que pratique culturelle

Le domaine du jeu, qu'il soit de société ou vidéo, accueille aujourd'hui de nouveaux publics, et se trouve de plus en plus légitimé au sein des pratiques culturelles. Ludothèques et médiathèques le rendent plus accessible, tandis que les professionnels assurent une indispensable médiation. L'Association des Bibliothécaires de France (ABF) et l'Association des Ludothèques Françaises (ALF) appellent, dans un texte reproduit ci-dessous, à une politique publique ambitieuse pour affirmer la place du jeu dans les lieux culturels.

11/03/2026, 11:29

ActuaLitté

Un Cultura à Forbach : “Pourquoi faire ?”

L'enseigne de produits culturels et créatifs Cultura pourrait s'inviter prochainement à Forbach, en Moselle, après la cession d'une parcelle à Valimmo, la société foncière du groupe. La Librairie-Pâtisserie Autonome, installée dans la ville depuis juillet 2025, interpelle les candidats à la mairie sur les conséquences d'une telle installation pour le tissu commercial du centre-ville. Nous reproduisons ci-dessous, en intégralité, la tribune adressée par les libraires aux six candidats et candidates.

10/03/2026, 16:20

ActuaLitté

Jean-Yves Mollier : “Cette censure a entraîné une déformation complète de mon entretien”

Nous publions ci-dessous le texte d’un droit de réponse adressé le 2 mars 2026 au directeur de la publication du magazine Livres Hebdo par l’historien Jean-Yves Mollier, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université Paris-Saclay / Versailles-Saint-Quentin. Ce document a été transmis par l’intermédiaire de son conseil, Me Stephan Alamowitch, avocat à la Cour.  

09/03/2026, 14:06

ActuaLitté

Face au “modèle économique planétaire mortifère” d'Amazon, “unissons-nous”

L'épisode polémique autour du partenariat noué entre Amazon et le Festival du Livre de Paris, avec l'assentiment du Syndicat national de l'édition, laissera des traces dans la chaine du livre. Il témoigne d'une présence de plus en plus banalisée de la multinationale américaine au sein de cette dernière, un constat contre lequel le collectif lyonnais TENIR ! appelle à se mobiliser, dans une tribune.

06/03/2026, 10:50

ActuaLitté

“Les pratiques d’Amazon fragilisent les librairies en France comme à l’étranger”

Suite à la polémique qu'a déclenchée la présence d'Amazon au Festival du livre de Paris, édition 2026, l’association internationale des libraires francophone (AILF) a fait parvenir à ActuaLitté un communiqué. Par ce texte, l'organisation se tient solidaire du Syndicat de la Librairie française dans la dénonciation du partenariat entre le Festival du Livre de Paris et Amazon. Leur texte est proposé dans son intégralité.

04/03/2026, 10:38

ActuaLitté

Un maire peut-il interdire un livre ? Les bibliothécaires rappellent la loi

L’Association des bibliothécaires de France réaffirme que la censure n’a pas sa place en bibliothèque, à la suite de l’intervention d’un maire auprès d’une professionnelle pour empêcher l’acquisition d’un roman. S’appuyant sur le cadre légal, l’ABF rappelle que les collections doivent être pluralistes et exemptes de toute pression idéologique, politique ou religieuse. 

03/03/2026, 13:20

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ActuaLitté

La Goutte créative : une maison indépendante mise sur le livre vivant

Fondée par Charlotte Cruz et Chilly Charly, La Goutte Créative rejoint le réseau de diffusion et de distribution de DG Diffusion. La jeune maison indépendante défend un catalogue à la croisée des sagesses du monde, de l’imaginaire, de la transmission et du développement personnel. Charlotte Cruz y voit surtout un moyen d’élargir la portée d’un projet éditorial fondé sur l’éthique, l’écologie et le lien direct avec les lecteurs.

08/06/2026, 17:01

ActuaLitté

Mineurs, nudité, algorithmes : Apple et Google sommés de protéger l'enfance

Lors de la London Tech Week, le Premier ministre du Royaume-Uni a sommé les entreprises technologiques de bloquer, sur les appareils utilisés par des mineurs, l’envoi et la réception d’images sexuellement explicites. Derrière l’urgence de protection, les livres déplacent le débat : consentement, honte, cyberviolence, économie de l’image, surveillance et responsabilité des adultes.

08/06/2026, 14:36

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Une taxe pour aider l'édition : le blanc-sain très sélectif du SNE

Le Syndicat national de l’édition n’a rien contre les prélèvements. Il a simplement ses pudeurs. Quand l’argent remonte vers les auteurs et les éditeurs, le vocabulaire se fait noble : rémunération, compensation, gestion collective, partage de la valeur. Quand il risque de redescendre vers les librairies indépendantes, les éditeurs fragiles ou les auteurs, le ton change. Le même geste devient un « réflexe » qui ne serait « pas forcément sain ». Mais alors, à quel sain se vouer ?

08/06/2026, 12:28

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Hiro Mashima à l’honneur : Amiens célèbre les 20 ans de Fairy Tail

Un arbre suspendu au-dessus d’un îlot rocheux, la guilde de Fairy Tail reconstituée à taille réelle, des fac-similés de planches et des croquis de travail : aux Rendez-vous de la BD d’Amiens, l’exposition Fairy Tail, une épopée draconique propose une traversée de l’univers créé par Hiro Mashima. Un parcours qui s’intéresse autant à l’imaginaire de la série qu’à sa fabrication.

 

07/06/2026, 19:26

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“Je suis plus français que toi, parce que moi, j’ai choisi” : dans les allées de Passeurs de Livres

Au festival Passeurs de Livres, il y a les grands rendez-vous annoncés, les conférences, les auteurs attendus, les maisons mises à l’honneur. Et puis il y a les allées. Les tables serrées sous le chapiteau, les livres empilés, les affiches accrochées aux grilles, les auteurs qui se lèvent pour présenter un roman, un témoignage, une vie. C’est là aussi que se raconte une partie de cette édition 2026, consacrée aux « Difficiles libertés ».

07/06/2026, 09:30

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Emil Ferris : les monstres ont pris leurs quartiers à Amiens

Aux Rendez-vous de la BD d’Amiens, Les Monstres d’Emil Ferris fait dialoguer Moi, ce que j’aime, c’est les monstres avec la collection du Frac Picardie. Le parcours explore le journal intime, le polar, le gothique, Chicago, la Shoah ou encore la puissance féministe d’une œuvre où les monstres deviennent une façon de lire le monde.

06/06/2026, 19:46

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Richard Sebag et Patrick Aurignac, anciens du grand banditisme, se racontent

Deux anciens détenus témoignent qu’une autre vie reste possible, même après les foyers, les braquages, les centrales, les années de prison et les retours presque impossibles. Au festival Passeurs de Livres, à Alès, Richard Sebag et Patrick Aurignac présentent chacun un récit autobiographique : Quelques lumières sur le chemin pour le premier, Mes chemins de travers pour le second, tous deux publiés par la maison nîmoise Nombre7. Ils parlent sans fard de leurs parcours, de leurs erreurs, de la violence, mais aussi des mains tendues qui ont permis la sortie.

06/06/2026, 13:00

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Tom Gauld à Amiens : les bibliothécaires n’ont pas dit leur dernier mot

À la bibliothèque Louis Aragon, dans le cadre des RDVBD 2026, La Revanche des bibliothécaires déploie l’univers de Tom Gauld avec une élégance rare. Le dessinateur écossais y confirme ce talent singulier : faire rire avec trois traits, un sens parfait du décalage et une culture graphique qui ne pèse jamais. Une exposition vive, malicieuse et profondément réjouissante.

05/06/2026, 18:41

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Mickey à Amiens : la souris de Walt Disney sort de sa boîte

À la Maison de la Culture d’Amiens, les 30es Rendez-Vous de la Bande Dessinée accueillent « Mickey, tout a commencé par une souris ». L’exposition du Fonds Glénat, visible du 5 juin au 14 septembre 2026, remonte le fil d’une icône née au cinéma, passée par la presse et devenue, vitrine après vitrine, une petite machine à souvenirs.

05/06/2026, 15:32

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Pompier volontaire, autrice, éditrice : l’incroyable trajectoire de Fanny Destenay

Il y a des parcours qui avancent par bifurcations successives, mais toujours dans la même direction. Chez Fanny Destenay, l’énergie frappe d’abord : ancienne professionnelle de l’hôtellerie, passée, entre autres, par les pompiers volontaires, puis par la politique, l’écriture, les réseaux sociaux, les livres jeunesse et désormais l’édition, elle donne l’impression de transformer chaque expérience en terrain d’action.

05/06/2026, 15:10

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“Les Grecs et les Romains nous apprennent l’esprit critique”

Marraine de la 5e édition de Passeurs de Livres, à Alès, Laure de Chantal y revient avec un attachement particulier. Normalienne, agrégée de lettres classiques, directrice de plusieurs collections aux Belles Lettres, autrice de nombreux ouvrages sur l’Antiquité, la mythologie et la langue française, elle voit dans ce festival un lieu où se rejoignent deux fidélités : les livres et les Cévennes.

04/06/2026, 18:11

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Librairie indépendante : derrière le récit héroïque, une brutale réalité économique

En 2024, David Piovesan proposait une analyse des Rencontres nationales de la librairie, qui s'étaient déroulées à Strasbourg : désormais, le marché de la librairie se relit sous un jour plus politique. Les libraires ont bâti un récit collectif puissant face aux plateformes. Reste une épreuve plus rude : convertir cette identité professionnelle en modèle économique durable.

04/06/2026, 16:55

ActuaLitté

Passeurs de Livres : le pari des sciences humaines au cœur des Cévennes

Jeudi 4 juin au matin, avenue Carnot, le festival n’a pas encore ouvert officiellement au public. Les stands achèvent de se monter, certains exposants prennent leurs marques, l’équipe règle les derniers détails techniques - jusqu’à ce compteur de visiteurs qu’il faut encore retrouver pour suivre au plus juste la fréquentation du salon. Malgré l’effervescence des derniers préparatifs, Franck Belloir, directeur du festival Passeurs de Livres, a pris le temps de nous répondre.

04/06/2026, 16:30

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Face aux grands groupes, l’édition indépendante n’a plus le luxe de jouer seule

La réponse de l’édition indépendante à la concentration doit passer par le collectif. Car, pour ne rien arranger, le plus important parmi ces groupes la double d’une offensive idéologique délétère. La coopérative OPlibris nous adresse un texte, affirmant ses valeurs, autant que ses objectifs.

02/06/2026, 17:37

ActuaLitté

Darwin et les bas-bleus : entretien avec Françoise Lavocat

Paru en mai 2026 aux éditions Station Zapata, Darwin et les bas-bleus, de Françoise Lavocat, nous plonge dans le monde politique et littéraire de la première moitié du XIXe siècle.

02/06/2026, 15:44

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Le livre se meurt, lancez-le plus fort

Voici un petit texte, rafraîchissant – ce qui ne manque déjà pas d'à-propos quand il pleut. Il est extrait d'une suite théâtrale que Christophe Esnault est en train de constituer. Et qui s'autorise pensée critique et humour. « Comme toujours je suis très mignon avec ce microcosme éditorial et simili culturel », nous explique-t-il. Et on le croit sur parole, bien entendu. Jugez sur pièce.

02/06/2026, 12:24

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Rochefort et les tristesses de l’enfance de Pierre Loti

Les petites poupées, collées sur des morceaux de carton, sont si minuscules, si délicates, qu’elles semblent n’exister que par la fantaisie d’un enfant : des nuages soufflés par le rêve, fragiles comme les bateaux des pêcheurs bretons qui naviguaient pendant des mois dans la brume, autour de l’Islande.

02/06/2026, 11:10

ActuaLitté

“Je ne regrette aucun message” : Tommaso Debenedetti, 15 ans à inventer la mort d'écrivains

Il affirme être Tommaso Debenedetti, faussaire médiatique passé des fausses interviews littéraires aux fausses annonces de décès d’écrivains. Dans cet entretien (réalisé par email), où l’identité même de l’interlocuteur impose une prudente réserve, il revendique ses canulars comme une enquête permanente sur la crédulité des médias, l’autorité des institutions et la puissance émotionnelle de la mort à l’ère des réseaux sociaux.

02/06/2026, 10:39

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Le “don” en voyance : de quoi parle-t-on vraiment ?

Malgré une meilleure visibilité sur les réseaux sociaux ou dans les médias, le sujet de la voyance reste encore tabou. Toutefois, je peux accorder aux sceptiques que leur méfiance n’est pas toujours sans objet, car tout dépend de quel type de voyance on parle. Il règne effectivement une grande confusion dans ce monde mystérieux et inquiétant, mais, cependant, très attirant de la voyance. Alors vous êtes en droit de vous demander : illusion, arnaque ou don réel ? Par Sabrina Depraz, autrice de La voyance : mode d'emploi.

02/06/2026, 06:25

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Gilles Francescano veut “offrir au monde de l’imaginaire le plus beau des festivals”

Directeur artistique des Imaginales depuis quatre ans, et acteur de l'événement depuis toujours, Gilles Francescano dresse un premier bilan de cette édition consacrée au thème « Alter ego ». Entre affluence, chaleur exceptionnelle, place de l’autre, relation gémellaire, accessibilité et avenir du festival, il défend une ambition claire : faire des Imaginales un lieu de pensée libre, d’accueil et de circulation entre les auteurs, les publics et la ville.

01/06/2026, 16:07

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Uranium, spectres et totalitarisme : le roman tchèque qui secoue les Imaginales 

Aux Imaginales, la Tchèque Lenka Elbe présentait Uranova, son premier roman, publié en français aux Forges de Vulcain dans une traduction d’Eurydice Antolin. Un livre ambitieux, impressionnant, difficile à ranger dans une seule case : enquête, roman d’amour endeuillé, récit politique, horreur, fantastique, humour noir, mémoire familiale et histoire tchèque s’y contaminent sans cesse. Au centre, une ville réelle : Jáchymov.

31/05/2026, 18:45

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Christopher Bouix, coup de coeur 2026 : “La littérature doit mordre ou griffer”

Coup de cœur des Imaginales 2026, Christopher Bouix arrive à Épinal avec une œuvre déjà multiple : un triptyque d’anticipation sur l’intelligence artificielle et les futurs déshumanisés, un roman d’horreur où les enfants massacrent les adultes, un passé d’auteur jeunesse repéré par Netflix, mais aussi un détour plus ancien par l’Antiquité, les textes grecs et latins, Socrate, la démocratie et les sorcières. Rencontre avec un écrivain qui aime les livres noirs, drôles, mordants, et les questions que le futur pose au présent.

31/05/2026, 14:00

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Les catalogues de bibliothèque ont-ils déjà perdu face à l’IA ?

Au début de l'année 2005, j'avais posté sur biblio-fr un vœu que le BBF reprit en ouverture de son numéro consacré à la "Mort et transfiguration des catalogues" : "Le catalogage et l'indexation prennent leur place au musée de la bibliothéconomie." Anne-Marie Bertrand y voyait une transfiguration en marche. Vingt ans plus tard, je rouvre le dossier, cette fois avec l'IA générative comme pièce à conviction.

31/05/2026, 10:48

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Canicules : quand la France étouffe sous les alertes météo

La France ne connaît pas une canicule généralisée, mais certains départements restent concernés par une vigilance canicule, après un épisode de chaleur inédit pour un mois de mai. Derrière le dôme anticyclonique, la masse d’air subtropicale et le réchauffement climatique, la question météorologique se déplace : non plus seulement combien de degrés, mais quelles vies deviennent plus fragiles sur une planète moins habitable ?

30/05/2026, 16:10

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François Richard : “Vivre est le seul vrai choix”

C’est une épiphanie littéraire. François Richard fait paraître aux éditions du Grand Souffle Division Eidola, le troisième tome de son cycle V I E, qui peut se lire indépendamment des deux précédents bien qu’il en tire les fils narratifs jusqu’au bout de la nuit. Une épiphanie dans laquelle l’auteur manifeste la réalité cachée comme fin de la quête de ses personnages. Exacerbation, comme une bombe à fragmentation, du précepte proustien dans Le Temps retrouvé : « La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c’est la littérature. » Par Olivier Stroh.

29/05/2026, 11:12

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Narbonne fait vibrer les livres, les voix et les idées

Du 29 au 31 mai 2026, le Grand Narbonne donne rendez-vous aux passionnés de lecture, aux familles et aux jeunes lecteurs pour la 12e édition de son Salon du livre. Pendant trois jours, la ville de Narbonne devient un espace de circulation des textes et des idées, entre rencontres, lectures et propositions artistiques, attirant chaque année un public toujours plus nombreux.

 

26/05/2026, 17:16

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Époque, le festival des livres qui éclairent notre temps

Cette 12e édition d’Époque, festival et salon du livre de Caen, fera la part belle au voyage et à l’ailleurs, sans se départir de son identité : éclairer les grands sujets de notre temps.

26/05/2026, 17:02

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En librairie, la profusion de nouveautés rend-elle le fonds invisible ?

La nouveauté domine-t-elle désormais trop fortement l’économie de la librairie ? Dans cette analyse, Jean-Charles Caplier, directeur commercial chez Dilisco, analyse le ralentissement du réassort du fonds, moins comme un désintérêt des libraires que comme le symptôme d’un marché sous tension, pris entre trésoreries fragilisées, rotation ralentie, surproduction et pression permanente de l’actualité éditoriale.

22/05/2026, 09:06

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IA et livres : la France protège, mais sait-elle vendre ?

En Corée du Sud, le livre ne se défend plus seulement contre l’IA : il devient une donnée qualifiée, négociable, rémunérée. En France, le législateur avance par un autre chemin, plus contentieux mais décisif : rendre prouvable l’usage des œuvres par les modèles. Entre opt-out, AI Act et présomption d’utilisation, l’industrie du livre quitte l’indignation pure pour entrer dans le dur du rapport de force.

21/05/2026, 13:00

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“Un potager résilient, c’est être prêt à devenir autonome le jour où c’est nécessaire”

Après une carrière dans l’industrie du jeu vidéo, Didier Flipo a choisi le maraîchage bio, le sol vivant et la transmission. Avec Le Potager résilient, il propose bien plus qu’un guide de jardinage : une réflexion concrète sur l’autonomie, la résilience et notre rapport au vivant. Entre écologie pratique, production de semences, soin des sols et critique des faux conseils circulant en ligne, il défend une approche patiente, pédagogique et profondément ancrée dans le réel. Un entretien où le potager devient aussi une manière de penser le monde contemporain.

20/05/2026, 14:48

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Pour une édition de proximité : Le Cercle ouvert, publier moins pour mieux lire

Avec Le Cercle ouvert, Mathieu Larnaudie et Bertrand Py défendent une maison à la production resserrée, attentive aux auteurs, aux libraires et aux lecteurs. Adossée à Terre Neuve et donc au groupe Albin Michel, elle publiera ses premiers titres le 20 août 2026 autour d’une idée presque révolutionnaire : moins publier pour mieux accompagner les livres et refaire communauté, sans céder sur le catalogue.

19/05/2026, 17:29

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“Acheter un livre dans une librairie indépendante, c’est presque militant”

À Limoges, la librairie jeunesse Rêv’en Pages, ouverte depuis plus de quarante ans, est en redressement judiciaire. Confrontée à la hausse de ses charges et à la baisse du panier moyen, sa gérante, Rachel Faure-Lencroz, cherche à adapter son fonctionnement : changement de transporteur, projet de librairie mobile, développement de la romance, du young adult et de l’occasion.

 

19/05/2026, 12:13

ActuaLitté

Xavier Coste : comment 1984 est devenu “le projet de [sa] vie”

À Palaiseau, les planches de Xavier Coste autour de 1984 et du Journal de 1985 dévoilent les coulisses d’une obsession graphique née à l’adolescence. Dans le cadre du salon Dimension, croquis, originaux et reproductions éclairent la construction d’un univers dystopique où l’adaptation devient affaire d’émotion, de fidélité intérieure et de vision.

 

18/05/2026, 17:15

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Après Grasset, Canal+ : quand la critique de Bolloré vaut liste noire

Canal+ a donné un nom à la peur qui traverse désormais l’édition : la liste noire. L'intervention de Maxime Saada, président du directoire de Canal+, qui refuse désormais de travailler avec les 600 personnes ayant signé une petition contre son patron, Vincent Bolloré, introduit une singulière logique de groupe. 

18/05/2026, 13:09

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Murielle Compère-Demarcy : Artaud, le feu du langage

Originaire de Compiègne, très active dans le milieu littéraire, Murielle Compère-Demarcy, qui signe parfois MCDem, dirige depuis 2022 la collection « Présences d’écriture » aux éditions Douro, et rédige de nombreuses chroniques pour diverses revues. Auteure d’une vingtaine de livres, Murielle Compère-Demarcy semble, entre autres, très marquée par Antonin Artaud, auquel elle consacre Alchimiste du soleil pulvérisé en 2019, recueil publié chez Z4. Par Étienne Ruhaud.

18/05/2026, 10:30

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Britannica pillé par ChatGPT : comment Umberto Eco avait prévu ce vertige

Encyclopaedia Britannica et Merriam-Webster poursuivent OpenAI, accusé d’avoir utilisé leurs contenus pour entraîner ChatGPT et de capter leurs lecteurs par des réponses proches de leurs textes. Au-delà du droit d’auteur, l’affaire pose une question qu’Umberto Eco avait placée au cœur du Nom de la rose (trad. Jean-Noël Schifano) : qui garde la bibliothèque, qui classe le savoir, qui vérifie la réponse quand la source disparaît ?

16/05/2026, 11:17