#Librairie

Attention, libraires (dé)masqués

BILLET d'HUMEUR – Après une tentative — qui a fait un gros flop — de Bruno Le Maire le 18 mars de rouvrir les librairies (voir ici), la plupart des acteurs/actrices de la chaîne du livre ont admis que celles-ci resteraient fermées pour un certain temps. L’arrêté du 14 mars annonçait de toute façon une fermeture jusqu’au 15 avril. Mais les semaines passant, de plus en plus de librairies se sont mises à proposer un système de retrait à la porte de la librairie, de livraison à domicile, etc.

Le 23/04/2020 à 09:56 par Auteur invité

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23/04/2020 à 09:56

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ActuaLitté

ActuaLitté, CC BY SA 2.0 (photo d'illustration)

Et c’est au moment où une date de réouverture se précise, et que le gouvernement autorise le Click & Collect pour les librairies, sans risque pour les client·e·s d’avoir une amende de 135 euros, que la machine s’emballe. Tout le monde y va de son initiative : du distributeur qui propose de livrer directement chez eux/elles les client·e·s des librairies, au libraire qui propose de déposer le livre devant chez vous.

On peut aussi se poser la question du matériel sanitaire utilisé pour permettre ces démarches alors que les personnes qui travaillent dans les Ehpad ou dans les soins à domicile en manquent toujours.

Ceux qui ont un pistolet chargé...

Il est vrai que sans librairie, la chaîne du livre ne peut fonctionner et notamment ne peut faire rentrer de l’argent. Le ministre de la Culture n’a pas dit autre chose le 16 avril à la radio : « Les librairies sont le poumon économique de la chaîne du livre ». Pour autant on peut se poser la question des motivations ou des raisons qui poussent de plus en plus de libraires à s’activer partiellement au lieu d’agir dans le respect commun :

  • • raisons financières. Mais objectivement, ces ventes sont infimes et ne représentent qu’une toute petite partie du chiffre d’affaires habituel ;
  • • garder du lien « social » : mais en réalité, garder un lien à tout prix avec sa clientèle habituelle en lui donnant un livre vite fait via un « guichet sans contact » après une commande à distance ;
  • • problème de stock : le diminuer (un tout petit peu) en prévision des centaines de nouveautés qui vont arriver à la réouverture (celles qui étaient programmées entre mi-mars et mi-mai) ;
  • • faire concurrence à Amazon, qui continue de vendre des livres.

Si le soutien des lecteurs-lectrices et client·e·s aux libraires est touchant et sincère, la décision de réouverture ces jours-ci des librairies est désolante et démesurée : le gain est bien trop petit et le risque est trop grand. Être solidaires, c’est l’être avec tous les citoyen·ne·s, pas en premier lieu avec son comptoir.

Rien de très convainquant il me semble, pas plus que d’éventuelles pressions des maisons d’édition, des distributeurs alors qu’eux/elles aussi sont à l’arrêt.

PODCAST: Réouverture, avec patience et humilité

À noter qu’en même temps que les librairies s’activent, Amazon ferme ses entrepôts pour quelques jours (mais pas ses marketplaces…) suite non pas aux beaux discours du gouvernement ou à la mobilisation de ces mêmes libraires, mais beaucoup plus sûrement grâce à la mobilisation des salarié·e·s d’Amazon, des syndicats et des visites répétées de l’inspection du travail. Du coup, le premier des arguments mis en avant à la mi-mars — selon lequel il fallait rouvrir les librairies puisqu’Amazon continuait de vendre des livres — ne tient plus vraiment.

Cherche la main et tu auras l'échelle
Charlotte Henard (photo d'illustration)

Et ceux qui creusent...

Plongeons maintenant dans les déclarations de ceux qui appellent vertement à la réouverture des librairies. Le dénominateur commun de ces prises de position c’est le caractère vital, fondamental de leur démarche.

Ne pas rouvrir ce serait, au choix (chacun se reconnaîtra…) la mort de la librairie indépendante, la mort des petits éditeurs, et la fin de leur grandiose contribution à l’émancipation intellectuelle du genre humain.

Certains en appellent à la résistance comme à d’autres « époques sombres et difficiles » (si si), crient à l’injustice de ne pouvoir vendre de livres ni d’exercer leur métier — et insultent en passant les libraires qui pensent autrement.

La fermeture des librairies aurait ainsi empêché de « transformer ce temps difficile de confinement en une période intense et privilégiée ». Les familles endeuillées, les centaines de milliers de personnes en première ligne et/ou obligées de travailler sans protection, les personnes qui n’ont pas de quoi manger et qui font la queue par centaines devant les lieux de distribution de nourriture apprécieront ce désir de légèreté, et cette insouciance.

Comme l’a si bien dit la librairie L’Écume des pages [Facebook, 20 avril] : « Si lire c’est résister, acheter ou vendre un livre ne fait pas de nous des résistants. »

RÉSISTANCE: 39-45 à l'heure du Covid

Tout ça fleure bon la patrie en danger, qui va assez bien avec l’idée que nous sommes en guerre et qu’il faut en appeler à la mobilisation nationale. Les instits et les coiffeurs et les coiffeuses, le personnel de restauration (et aussi dans une version plus contrainte les réfugiée·e·s), mais qu’ils aillent dans les champs ramasser les fraises et les asperges ! Les libraires qui refusent de réintégrer leurs lieux de travail, ces lâches, ces couards, qu’on les soumette à la vindicte publique (de celle qui dispose de capital culturel bien entendu…) !

Embed from Getty Images

Certains disaient dès la mi-mars [Le Point, 18 mars] qu’il était évident que les librairies ne pourraient pas fermer plus de quelques jours. Ça ne vous rappelle pas un certain ministre qui disait que les écoles ne fermeraient pas, quelques heures seulement avant que ne soit annoncée leur fermeture ? Comme quoi il n’y a pas qu’au gouvernement qu’on peut dire des âneries…

Certain·e·s aussi en appellent à la liberté et osent comparer leur confinement au quotidien des détenus en prison et évoquent le risque d’infidélité de leur clientèle si la fermeture des librairies est prolongée.

On trouve ici en partie les mêmes arguments que chez Amazon qui, tout en dissimulant la part très majoritaire de ce qui est non essentiel dans les produits qu’elle expédie, justifie ses ventes comme un service rendu aux client·e·s confiné·e·s et désœuvré·e·s.

Toi... tu creuses

Il y a aussi la version « militante », qui explique qu’elle réamorce la vente par correspondance en accord avec les revendications des syndicats de la Poste, mais c’est omettre qu’une des revendications c’est justement d’arrêter l’acheminement de tout ce qui n’est véritablement pas indispensable (matériel médical, nourriture…). Ça doit faire plaisir au PDG de La Poste qui se vantait début avril qu’un nouveau record de volume de colis avait été franchi et disait qu’il fallait se fixer de nouveaux objectifs.

Sans oublier que ce triste record a été obtenu grâce à une armée d’intérimaires et de sous-traitants puisque, comme à Amazon et ailleurs, les salarié·e·s les moins précaires exercent massivement leur droit de retrait ou se mettent en arrêt maladie. [NdR : En Île-de-France plus de 80 % des colis transitant par La Poste sont sous traités au privé.]

BIBLIOTHÈQUE: des imbéciles et des livres

Épatant : personne ne parle de rouvrir les bibliothèques. Pourtant, en termes de diffusion et d’accès à la culture, y’a pas mieux ! En passant, si la réouverture des librairies était réellement une question de diffusion de la culture, (donc de) fournir des livres, il suffirait de mettre à disposition gratuitement sur les pas de portes les services de presse qui s’entassent dans les réserves…

Étonnamment le SLF, le syndicat de la librairie française, qui ne s’est jamais illustré dans la défense des petites mains qui travaillent en librairie — c’est de fait le syndicat des patrons de librairies — a durant cette crise affiché des positions correctes tout en demandant des aides financières et en accomplissant ses missions habituelles. Il s’est opposé à une réouverture à la mi-mars et demande un cadre et des moyens pour une réouverture à partir du 11 mai en n’omettant pas les questions sanitaires pour les employé·e·s et les client·e·s.

Le communiqué du président du SLF du 17 avril a d’ailleurs incité certains de ses adhérent·e·s à afficher leur désaccord. [NdR :  Voir la tribune de Georges-Marc Habib, publié sur le site de Livre Hebdo le 17 avril. Un sommet dans le genre dont un certain nombre de passages entre guillemets enrichissent ce texte !]

Indignados
- HOGRE - domaine public

Comme une évidence, les inégalités sociales (santé, économie…) resurgissent en temps de crise. Il en est de même pour cette pandémie concernant les librairies. Les petits commerces qui ont dû fermer depuis le 16 mars traversent une période très difficile, surtout ceux qui n’ont pas ou très peu de trésorerie qui permettrait de faire la transition pour payer les salaires, les loyers, les factures en attendant le versement des aides qui pour certains seront loin d’être suffisantes.

Livres Hebdo (LH) le magazine destiné aux professionnel·le·s du livre s’illustre particulièrement depuis le début de la pandémie. C’est le principal organe d’expression, via son site internet, des partisans à tout crin de la réouverture le plus tôt possible des librairies. LH, surnommé « la voix de son maître », est également réputé pour ignorer la plupart du temps les revendications et les luttes menées par les salarié·e·s dans les métiers du livre — y compris en son sein bien évidemment.

Ainsi, concernant la restructuration prévue courant 2020 et le licenciement de la moitié de la rédaction — et alors que la Société des journalistes de Livres Hebdo et la section syndicale SNJ parlaient de démantèlement — LH parle de « redéploiement » dans un article paru le 24 janvier 2020…

Malgré de beaux discours, les questions de santé publique passent après l’essentiel : les clients·e·s doivent recommencer à consommer le plus vite possible. Mais que l’on se rassure, le terminal CB est désinfecté après chaque paiement (attention au court-circuit, hein).

Essayons de réagir avec lucidité, de prioriser ce qui doit l’être en pensant aux personnes « en première ligne » et de garder le sens du collectif.

Le Bon la Brute et le Truand soit deux libraires et une éditrice

33 Commentaires

 

Arpenteurs

23/04/2020 à 12:40

1/quand on fait une tribune de ce genre, on a au moins le courage de la signer
2/venez voir si le chiffre qu’on fait en ce moment est anecdotique au regard d’une petite librairie
3/ venez voir si on ne respecte pas TOUTES les consignes de sécurité
4/venez voir si on pique des masques à ceux qui en ont le plus besoin ( non on les fabrique sur des modèles officiels d’hopitaux)
5/ venez voir si le tpe est à risque: non paiement exclusivement à distance.
On pourrait continuer la liste longtemps... juste en cohérence avec tout ce qui est dit dans cet article, ne rouvrez pas le 11 mai!!!!
Dans 15 jours rien ne sera réglé!!! Rien! Et ce sera bien plus dangereux de faire rentrer des gens que de faire du pickup sécuritaire... comme visiblement la préoccupation est la première ligne , ce sera toujours le cas pour vous. Donc attendez au moins septembre tranquillement pour ne mettre personne en danger de façon certaine!!!!

Flo des Beaux Jours

23/04/2020 à 18:14

Cette réponse de votre part illustre malheureusement à la perfection ce qui est dénoncé dans cette article qui est un coup de gueule, mais aussi une piste de réflexion sur les enjeux actuels de notre métier.
Qu'y opposez-vous ? Rien.
Seulement des considérations pratiques et économiques, rien au sujet de ce qui est ici dénoncé : le manque de cohésion, le manque de solidarité, le manque d'action collective qui nous permettraient de peser pour sauver nos librairies tout en nous préoccupant de notre place et notre responsabilité dans la société. Tout en ayant le sens de ce qui est COMMUN.
Et puis cette cerise sur le gâteau : la solution du "pickup sécuritaire" (coucou Georges Orwell !).
Si ça résume votre vision de l'avenir du métier, au secours :gulp:

PS : je n'ai pas participé à la rédaction de cet article, je ne sais pas qui s'y est collé mais peu importe. L'invalider parce qu'il n'est pas signé n'est pas un argument valable.

Arpenteurs

23/04/2020 à 20:06

Si nous n’avons pas agi plus tôt en pick up c’est certes parce que nous avons respecté l’urgence sanitaire des hôpitaux mais aussi parcequ’apres Discussion avec des confrères on avait convenu que si certains se lançaient ils risquaient de mettre à mal la profession pour les aides qui pourraient être peut être obtenues pour la librairie. On a donc bêtement fait passer l’unite Avant notre petite trésorerie à la con comme vous dites... Après avoir reçu les conditions d’octroiement de ces aides il y a 48h , ça laisse pantois... bref, on regrette presque d’avoir pensé effectivement qu’il fallait penser d’abord à ce qui était le sens commun...

Alexis Argyroglo

23/04/2020 à 13:55

Bonjour le Bon, la Brute et le Truand,
Gérant d'une petite librairie qui propose un service de retrait, ne pas rouvrir serait plus simplement l'impossibilité de verser les salaires à la fin du mois. Pas plus, pas moins. La situation n'est plaisante pour personne, quelles que soient les décisions prises pour faire face et les conditions mises en oeuvre. Que des librairies puissent différer leur réouverture, tant mieux. Mais pour votre complète information, sachez que depuis lundi le chiffre d'affaire est correct, objectivement (-20% environ de perte). Bonne journée

NestorM

23/04/2020 à 15:04

Merci pour cette tribune courageuse et donnant espoir à celles et ceux qui pensent qu'on peut être libraires sans devenir de bons petits soldats de la Cause économique.

Amis Arpenteurs, détendez-vous... Et si vous saviez qui a écrit cette tribune ça changerait quoi ?

Arpenteurs

23/04/2020 à 18:17

Totalement d’accord. Merci pour cette réponse claire et mesurée.

Arpenteurs

23/04/2020 à 18:22

Un grand merci pour ce conseil de détente car oui étrange allez savoir pourquoi on est un peu inquiet pour notre avenir...
On ne sert pas LA cause économique mais connement et humblement juste notre cause économique et accessoirement celle de nos 3 jeunes salariés libraires...
Et simplement quand on revendique des choses si haut et fort publiquement et qu’on tape sur les autres, on a juste la décence d’assumer. Et pourquoi ne pas le faire si on est aussi sûr de ce qu’on dit!?!

NestorM

23/04/2020 à 19:26

Cette tribune que je sache ne vise pas à empêcher quiconque de faire ce qui lui semble bon (donc pourquoi s'enerver comme ça ?) mais revient je trouve de manière pertinente sur un certain nombre d'arguments discutables avancés par des personnes de la profession pour reprendre rapidement une activité économique non vitale. Comme dans toute situation complexe, l'important c'est de débattre et de confronter des idées idéalement contradictoires, il en restera toujours quelque chose. En tout cas cet article me plait car il propose une position qui me touche particulièrement. Etre un.e commerçant.e en 2020 n'empêche pas de placer d'autres arguments avant celui de la reprise économique à tout prix. Cet article essaie de porter le regard sur des arguments sociaux et sanitaires qui sont parfois un peu trop vite balayés ou du moins mis au second plan devant l'urgence de sauver la trésorerie et le chiffre d'affaires. Car oui c'est super important (pour le moment) de sauver les chiffres (oui oui je suis aussi libraire et je vois bien ce qui arrive sur mon compte en banque), mais l'état actuel du monde ne peut pas ne pas nous faire aller au-delà. On n'est plus dans les années 50-60. Certaines urgences méritent qu'on modifie en profondeur certaines de nos priorités. Et réfléchir à comment faire pour qu'une vie véritablement humaine soit encore possible dans 15 ou 20 ans (ou peut-être l'an prochain), nécessite sûrement de voir au-delà du critère trésorerie de ma petite entreprise. Cette crise nous y incite. Prenons le temps d'en profiter. Car si la précipitation provoque un étalement dans le temps de la situation actuelle, on passera de "on avait une petite chance de sauver les meubles" à "c'est mort et bien mort pour longtemps". Alors oui détendons-nous et tentons de penser un peu plus loin que le bout de notre calculatrice...

Arpenteurs

23/04/2020 à 19:56

Nous allons transmettre la fin de votre message à nos 3 jeunes salariés libraires qui effectivement seront forcément détendus...
Le système du pick up n’a en rien été précipité! Nous avons eu un mois pour y réfléchir et le mettre en place efficacement en se souciant prioritairement des questions sanitaires.
Dans 15 jours rien n’aura beaucoup changé: les libraires et autres qui tiennent ces propos devraient être cohérents et ne pas réouvrir! Le système de pickup est bien moins dangereux qu’une réouverture... personnellement c’est bien ce qui nous préoccupe plus...

NetsorM

24/04/2020 à 12:10

Bien volontiers pour le transfert, étant moi même "jeune libraire salarié" je suppose que d'autres que moi peuvent comprendre qu'appartenir à une profession commerçante d'empêche pas de penser au-delà des strictes nécessités comptables et économiques. La critique ne vous empêche en rien de pratiquer ce que vous êtes en train de faire, d'autres choisissent d'autres voies et s'en défendent, pourquoi s'en priver ? En outre, certain.e.s libraires considèrent que devenir un comptoir à emporter n'a plus grand chose à voir avec le métier qu'ils ou elles souhaitent exercer, quel mal à ça ? Bon courage !

Tramendon

23/04/2020 à 17:44

Il est amusant de constater une fois de plus que chacun crois systématiquement que son point de vue est moins relayé que celui des autres. Moi-même, il n'y a pas si longtemps, je trouvais qu'on laissait beaucoup la parole à ceux qui défendait une fermeture stricte des librairies, jugeant irresponsables les libraires qui préféraient tenter de faire un peu leur travail.
Tout comme Arpenteurs, j'estime que si l'on veut avoir un tant soit peu de crédibilité lorsque l'on rédige une tribune qui entend faire la morale a une partie de ses confrères, on a le courage de ses actes en signant.
Mais quand je lis "la décision de réouverture ces jours-ci des librairies est désolante et démesurée", je comprends que nous avons de toute façon affaire à des gens si persuadés de détenir LA vérité, qu'il ne sert à rien d'essayer de dialoguer.
Et bien sûr on n'est jamais bien loin du point Godwin, avec une bonne petite culpabilisation des familles ("Les familles endeuillées, les centaines de milliers de personnes en première ligne et/ou obligées de travailler sans protection, les personnes qui n’ont pas de quoi manger et qui font la queue par centaines devant les lieux de distribution de nourriture apprécieront ce désir de légèreté, et cette insouciance." : il est tellement facile de faire pleurer dans les chaumières, pourquoi ne pas s'en donner à cœur joie ?).
Le débat ne vole pas bien haut…

Aurele

23/04/2020 à 19:54

Je ne comprends pas cette tribune qui est totalement déconnectée de la réalité : les librairies independantes risquent juste de ne pas survivre à cette crise....donc elles essaient juste d'éviter cela et ce n est pas gagné. Les bibliotheques n'ont pas ce probleme. Il ne faut pas tout mélanger.

Cyrano

23/04/2020 à 19:54

J'ai bien essayé de vous lire mais l'écriture inclusive est une telle horreur que je vous quitte

Illisible

24/04/2020 à 07:40

Oui.C'.e.e.s.tT. TeRR.i.ble.e cette manie d'ajouter n'importe quoi, n'importe où...
Et venant d'un éditeur, ça explique sans doute une des raisons des difficultés de l'édition...

Sissi

23/04/2020 à 21:58

C'est marrant, le texte donne l'impression de voir des gens n'ayant pas de choix pourri à faire reprocher à d'autres gens n'ayant la lattitude qu'entre deux choix vraiment pourri d'avoir fait un choix vraiment pourri.
Mais bon, on se fait plaisir comme on peut.

Remi

23/04/2020 à 22:03

Je suis libraire et j'ai choisi de suivre le mouvement de click ans collect avec toute la sécurité sanitaire possible.
Ça marche très bien, les clients sont très prudents et nous aussi, comme chez la plupart des confrères je crois.

Je suis assez sidéré par cette agressivité malvenue je trouve, à nous faire passer pour des requins que nous ne sommes pas.
Jouez à être les plus purs si ça vous amuse. C'est bien dommage, moi je comprends tout à fait votre position, essayez de comprendre la mienne avec davantage de tolérance.

Après, si le commerce vous révulse, ne faites pas commerçant.

NAUWELAERS

23/04/2020 à 22:03

Quand on écrit une tribune, on signe de son nom.
Et soit on trouve que les librairies indépendantes peuvent crever, soit on pense qu'il faut tout faire pour qu'elles survivent !
Toutes mes excuses si je caricature...
Il s'agit de confronter les points de vue opposés en présence.
Réouverture: en prenant certes toutes les précautions possibles pour préserver le personnel et la clientèle.
Et puis bon Dieu...ne pas attendre une vie et un fonctionnement socioéconomique à risque zéro !
Pas possible !
Et une fois de plus...
Personne ne pipe mot au sujet des nombreux Relay restés ouverts, avec tabac (indispensable !), journaux et périodiques...et même livres ?
Pourtant cela en fait des lieux ouverts, des gens au boulot et des clients et clientes !
CHRISTIAN NAUWELAERS (oui mon vrai nom, j'assume)

NAUWELAERS

23/04/2020 à 23:12

Sissi impératrice du charabia ?
Je n'ai rien compris à son intervention !

Tsiane

23/04/2020 à 23:59

Attristée d un tel forum. Un libraire est aussi un commerçant. Préférer du chômage partiel et geindre sur le manque à gagner ou offrir un collect et click en toute sécurité non au dépens des soignants. J'ai attendu pour acheter des livres en collect et click(pas à amazon) comme d autres vont courir. J en suis heureuse.

tsiane

24/04/2020 à 00:21

Chocking : réponse de monsieur gallimard dans l émission c est à vous..Nous avons un réseau de distribution dans les gdes surfaces alimentaires et les distributeurs des gdes enseignes (il s est visiblement retenu de citer amazon). Pas larmoyant sur les librairies. ..

Mehdi

24/04/2020 à 00:42

Merci Remi, merci les arpenteurs et Christian Nauwelaers et les autres.
Cette fronde virulente est détestable...
J ai mis en place un système de retrait et de livraison depuis le 6 avril. Et je l assume.
Je voudrais juste signaler à ces râleurs de relire l art. 8 du décret numéro 2020-293 du 23 mars 2020
Ce décret autorise ce que nous faisons.
Je respecte votre décision de ne pas ouvrir, respectez la notre. Il n y a rien à dire, rien à contester, rien à critiquer.
Je ne suis qu un petit libraire d une ville moyenne et je ne suis pas hors la loi.

NestorM

24/04/2020 à 00:54

CQFD je crois. Vus les discours qui s'étalent sous cette tribune, elle n'est que plus pertinente.

Et Tramendon, pourquoi le registre de l'émotion et le rappel de tragédies humaines en cours ferait voler le débat moins haut que sa sainteté comptable ?

Sur l'écriture inclusive, pareil, ça fait souvent un tri salvateur.

Et sur l'obsession de la transparence du nom comme souvent dans pareil environnement, donnons la parole à Michel Foucault : « Ne me demandez pas qui je suis et ne me dites pas de rester le même : c’est une morale d’état civil ; elle régit nos papiers. Qu’elle nous laisse libre quand il s’agit d’écrire. » L’Archéologie du savoir, 1969

Courage à tou.te.s :-), la fin du vieux monde sera longue et difficile... surtout si le débat est aussi vite clos.

Tramendon

24/04/2020 à 18:51

Vous m'avez bien mal lu cher NestorM.
En quoi dénoncé-je l'émotion ? Il n'est absolument pas question, dans le passage que de cite, d'émotion, mais de recours éhonté, provocateur et caricatural à une culpabilisation idiote.
Je suis certain que la personne qui ose écrire ça n'a jamais été léger ni insouciant de sa vie. Parce qu'il ne faudrait peut-être pas oublier que des "familles endeuillées", les "centaines de milliers de personnes en première ligne et/ou obligées de travailler sans protection" et les "personnes qui n’ont pas de quoi manger et qui font la queue par centaines devant les lieux de distribution de nourriture", il y en a eu avant et il y en aura après le Covid-19, partout dans le monde, et ça n'est pas systématiquement dû aux libraires qui proposent à leurs clients fidèles de venir retirer leurs maigres commandes.

TIBI/RIVOLI

24/04/2020 à 02:26

Defendre les livres et utiliser l'écriture inclusive est antinomique : soit les livres, soit le charabia.

Michel L.

24/04/2020 à 09:41

"Si nous n’avons pas agi plus tôt en pick up c’est certes parce que nous avons respecté l’urgence sanitaire des hôpitaux mais aussi parcequ’apres Discussion avec des confrères on avait convenu que si certains se lançaient ils risquaient de mettre à mal la profession pour les aides qui pourraient être peut être obtenues pour la librairie."

Ce n'est plus un métier, c'est Walking Dead simulator.

NAUWELAERS

24/04/2020 à 10:32

Nestor M. termine son message du 23 avril par: «...penser un peu plus loin que le bout de notre calculatrice».
Moi je suis du côté des professionnels intègres et passionnés qui espèrent continuer à exercer leur métier et à payer leurs collaborateurs quand c'est le cas.
Sans s'enrichir du tout...
Quels mots méprisants.
Et le 24 avril,Nestor M. évoque un «tri salvateur» (?).
De quel «tri salvateur» (on trie qui ou quoi pour sauver qui, monsieur M. je vous prie ?)s'agit-il ?
Moi ce tri,je pense qu'il vaut mieux ne pas le classer mais le déclasser...
Et je signe de mon nom,n'en déplaise aux mânes de Michel (Foucault), monsieur M.
Bon déconfinement...et on se détend ?
CHRISTIAN NAUWELAERS

NestorM

24/04/2020 à 12:27

Etant si fier de votre nom, je me suis dit qu'il fallait vraiment que je m'intéresse à vous. C'est ce qui semble vous tenir à cœur. J'ai donc eu le plaisir de faire l'enquête que permet le fait de vivre dans une société panoptique. Et cela m'a confirmé votre besoin de reconnaissance, et le temps dont vous disposer pour chasser toute tentative de critique de vos valeurs, dans plusieurs domaines : la francophilie supposée, doublée d'une croisade assidue contre tout écart à la norme académicienne, l'amour pour l'Etat de droit (souvent euphémisme d'une idéologie disons rigoriste), la haine des féminismes... Bref, tout ça n'augure rien de bon quant à la teneur de nos échanges à venir. Mieux vaut s'en tenir là et vous épargner l'occasion de nouvelles saillies "intègres et passionnées". Bon vent. Et concernant mon nom, vous trouverez aisément ma biographie : Nestor Makhno pour vous servir :coolgrin:. (révérence)

Snoofie

24/04/2020 à 10:42

Sur ce « billet d’humeur » (un peu long pour un billet) : comment l’idéologie peut conduire à prôner la mort du petit commerce en prétendant lutter contre l’affreuse domination de l’économie.

NAUWELAERS

24/04/2020 à 16:03

Une double réponse...
MERCI à Snoofie !
Je suis d'accord avec vous.
Monsieur M, vous devriez écrire des romans.
N'importe quoi !
Allez-vous accuser Nicolas Gary ou Antoine Oury ou d'autres qui signent leurs écrits de leur nom d'être des egomanes ?
Vous êtes monsieur l'inspecteur M ?
Société panoptique ou non, vos allégations sont débiles,monsieur.
Je ne suis sur aucun réseau social et n'importe qui peut techniquement prendre mon adresse courriel comme pseudo.
J'en ai déjà été victime sur Facebook,monsieur l'inspecteur !
Je n'ai aucune -lisez bien,M: AUCUNE,c'est clair- haine du féminisme mais les idéologues extrémistes -terme épicène -désolé,je ne peux pas.
Votre ton comminatoire et sournois: «Ah je sais des choses sur vous» alors que vous ne savez RIEN et que vous avez tout faux n'est qu'un signe de malveillance de votre part.
Et peut-être de susceptibilité (hypertrophiée) blessée...
Je n'ai pas le plaisir de vous saluer: je salue les personnes que je connais...et au fait méfiez-vous des impostures du web...et des homonymes mêmement !
Et évitez de salir ce forum avec votre négativité agressive.
Là je ne suis pas très courtois,c'est vrai, mais je me défends contre les attaques gratuites et sournoises d'un inconnu qui semble avoir la passion triste de nuire.
Confinez vos errements et cela ira mieux, monsieur l'inspecteur M !

NAUWELAERS

24/04/2020 à 16:15

Suite et fin de ma réponse au sieur Makhno, qui dévoile son nom.
Oui je suis francophile.
Oui j'aime l'État de droit: sur ces deux points,je ne vous contredis pas.
L'État de droit est une honte,vive l'arbitraire, la dictature ?
Vive le fait du prince ?
La Justice bafouée par l'«émocratie» ?
Et moi je n'ai pas le droit selon l'inspecteur Makhno d'aimer la France,la francophilie et la culture française en général ?
Mais pas seulement cela: pour le reste,je suis un inconnu pour vous.
Je n'étale pas ma vie partout avec un narcissisme imbécile (périssologie),
Monsieur Makhno.
Je déteste cela...tout comme les accusations fausses,mensongères,calomnieuses proférées même par écrit pour nuire et se pousser du col.
Faute d'autre talent sans doute ?
Et votre «tri» (un message précédent qui ne s'adressait pas encore à moi), on attend des explications.
Puisque vous êtes libraire mais également inspecteur (raté,désolé) et trieur de je ne sais qui et quoi !
Avec une légitimité en béton armé j'imagine.
Voilà c'est exprimé et ce qui est écrit ici est correct et authentique.
CHRISTIAN NAUWELAERS (le vrai,méfiez-vous des imposteurs)

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Droit de réponse d'Emmanuel Pierrat : “J'ai choisi de ne pas briguer un second mandat" au PEN

Suite à la publication d'un article, le 14 janvier dernier, consacré aux accusations du PEN Club français portées à l'encontre de Me Emmanuel Pierrat, ancien président de l'organisation de défense de la liberté d'expression des auteurs, ce dernier a fait parvenir à ActuaLitté un droit de réponse. Il est publié ci-dessous en intégralité.

19/01/2021, 09:37

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Prix des livres : avertissement sans frais des libraires belges aux groupes français

Au 1er janvier 2021, le prix unique du livre arrivait enfin en Belgique. Des années de combats, avant d'obtenir un texte de loi, et un échelonnement au terme duquel la tabelle allait disparaître. Finie, donc, cette excroissance économique, qui conduisait un livre vendu à Bruxelles à se retrouver plus cher qu'à Lille. Pourtant, quelques problèmes tarifaires demeurent...

14/01/2021, 16:57

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Culture : “La logique et la cohérence des décisions nous échappent”

Ouvertes au public depuis le 28 novembre, au même titre que les librairies, les bibliothèques et médiathèques font partie des équipements culturels qui ont échappé à la prolongation de la fermeture sanitaire jusqu'au 7 janvier prochain, au moins. Une exception que questionne l'Association des Bibliothécaires de France (ABF), dans un texte publié ici dans son intégralité.

17/12/2020, 11:39

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Les artistes-auteurs appellent le gouvernement à l'aide

Dans cette crise sans précédent du secteur de la culture, la quasi-totalité des organisations d’auteurs, toutes disciplines confondues, s’unit pour parler d’une même voix sur les questions essentielles qui les rassemblent. « La culture pèse plus lourd dans notre PIB que l’industrie automobile. C’est l’un des moteurs de l’économie française et il repose en premier lieu sur le travail des créateurs », rappellent ainsi 36 organismes, dans un appel global.

15/12/2020, 15:34

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Auteurs : pour en finir avec les outils de facturation sans existence légale

Les artistes seraient-ils·elles au-dessus des lois ? Formeraient-ils·elles une catégorie de citoyens et citoyennes à part, trop créatifs et créatives pour s’accommoder des règles ou s’acquitter de leurs tâches administratives ? C’est ce que semble vouloir démontrer une tribune signée par le président de la Société des gens de lettres, et publiée ce mercredi dans les colonnes de Livre Hebdo. La Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse réagit vivement à cette publication. 

14/12/2020, 10:13

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“Le CSPLA a-t-il oublié que le droit d’auteur est avant tout le droit des auteurs ?”

Auteur-illustrateur œuvrant en littérature jeunesse, Henri Fellner se présente volontiers comme n’étant « pas le plus énervé des énervés ». Au contraire même. Pourtant, à la découverte des organismes chargés de représenter les professionnels au sein du CSPLA, un doute l’a envahi. 

Comme un sentiment de fermeture du système, et d’asphyxie, alors que ce Conseil est supposé éclairer les décisions et orientations du ministère de la Culture, et de sa locataire, Roselyne Bachelot. Alors, il a décidé d’écrire une lettre, qu’il a également confiée à ActuaLitté.

 

10/12/2020, 10:46

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“Ouverture immédiate, non négociable et radicale des lieux de culture”

Dans l’urgence et suite à la décision gouvernementale d’ouvrir les lieux de culte avant ceux de culture, dans un contexte de répressions policières et de régression des libertés publiques et sociales, la Cave Poésie, haut lieu du théâtre vivant fondé par René Gouzenne, a décidé de demander l’ouverture immédiate, non négociable et radicale des lieux de culture. 

30/11/2020, 14:30

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Des festivals de BD menacés, en 2021, par Livre Paris et le FIBD

L'année 2021 sera encore marquée, pour les événements publics, par la crise du coronavirus et les mesures sanitaires. Deux festivals importants, Livre Paris et le Festival international de la bande dessinée d'Angoulême, se sont adaptés en déplaçant leurs événements en juin 2021. Mais ils menacent d'autres festivals, notamment Lyon BD et les Rendez-Vous de la Bande Dessinée d’Amiens. Les directeurs de ces événements, Mathieu Diez et Pascal Mériaux, signent une tribune adressée aux pouvoirs publics.

27/11/2020, 10:39

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Le fonds de formation continue des auteurs en état de “paralysie financière”

Plusieurs organisations représentant les auteurs s'alarment de l'état préoccupant du fonds destiné à financer la formation continue des auteurs. Depuis la mi-novembre, ce fonds, géré par l'AFDAS, ne serait plus en capacité de financer des formations, à une période où les auteurs sont pourtant amenés à acquérir de nouvelles compétences pour assurer l'avenir de la création. Nous reproduisons ci-dessous l'intégralité du message des organisations.

26/11/2020, 16:18

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Carl Norac : “ L’exception culturelle française est morte”

Une lettre ouverte sur les librairies fermées en France. Et une triste annonce de décès : l’exception culturelle française est morte. 

Pendant vingt ans en France, j’ai vécu souvent grâce aux Salons du livre, deux en moyenne par mois, bonheur non confiné qui me manque du contact avec lecteurs, adolescents, enfants, enseignants, bibliothécaires et libraires. 

16/11/2020, 14:35

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Bye bye Amazon : “Il en va de la responsabilité de chaque éditeur”

Zones sensibles est une maison d’édition belge de taille modeste, qui publie des ouvrages de sciences humaines. Elle a décidé de ne plus vendre ses ouvrages chez Amazon à partir de novembre 2020, et s’en explique dans cette tribune qui détaille par ailleurs quelques chiffres clefs sur l’économie du livre et sur l’importance des librairies indépendantes qui soutiennent la maison d’édition.

10/11/2020, 14:45

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Le livre et La Poste : 12 années de lutte pour des frais postaux décents

« Tarif postal pour le livre. Les petits éditeurs : premiers concernés, encore oubliés. » Le constat semble évident, alors que les libraires mêmes doutent désormais du bien-fondé de la mesure. Initiée par Roselyne Bachelot pour favoriser la vente à distance, la réduction des frais postaux n’intervient que sous la forme d'un remboursement — dont on ignore combien de temps il prendra. 

09/11/2020, 10:23

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“Eux qui n’avaient que les livres pour scier les barreaux de leurs cellules”

Alexandre Galien est auteur de polars. Comme d’autres, il ne comprend pas la fermeture imposée des librairies à l’occasion de ce nouveau confinement bien étrange. Il a opté pour une forme de non fiction, dans une lettre adressée à Emmanuel Macron. Peut-être parce que l’injonction « Lisez » s’applique à tous…

04/11/2020, 09:21

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“Abracadabra Librairies !”, lettre d'un poète à Emmanuel Macron

Un nouveau round dans la lutte anti-Covid est enclenché, avec le retour de chacun dans ses pénates. Ou une assignation à résidence plus ou moins totale, suivant les corps de métiers — ou la présence d’enfants scolarisés au sein de la cellule familiale. Dans un texte adressé au président de la République, un poète tente d’y voir plus clair. 

03/11/2020, 15:51

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Soutien aux libraires : “Nous, éditeurs indépendants, arrêtons la vente directe”

Depuis l'entrée dans le deuxième confinement, l'inquiétude est grande pour les librairies, en particulier les librairies indépendantes. Se contenter du système clique et collecte, accueillir le public dans les locaux ou reporter ses commandes à plus tard, les solutions ne sont pas vraiment satisfaisantes. Martin de Halleux, fondateur des éditions Martin de Halleux, appelle les éditeurs indépendants à manifester leur soutien aux libraires en s'engageant concrètement, dans un texte que nous publions ci-dessous.

03/11/2020, 14:41

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A l'heure du confinement-2, 7 mesures d'urgence pour les artistes-auteurs

Confinement ou non, les artistes auteurs ne cèdent rien sur le terrain administratif. Les errances sur les questions de sécurité sociale, les obstacles nombreux et le manque de réponses fatiguent… mais ne découragent pas.

02/11/2020, 12:46

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Monsieur le Président, je suis libraire et je m'en vais déserter : Lettre à Emmanuel Macron

Florence Kammermann a ouvert sa librairie à Cannes voilà quelques années. Comme ses consœurs et confrères, elle a pris connaissance des mesures sanitaires de ce Confinement-2. Et de la fermeture contrainte et forcée qui s’annonce. Dans un courrier au président de la République, elle explique comment et pourquoi, elle s’apprête à déserter…

02/11/2020, 09:03

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“Condamner les livres au silence, une bien mince et équivoque victoire" (Christian Thorel)

Le débat agite presse, réseaux sociaux et conversations à distance : après avoir sommé les librairies de fermer à l'annonce du confinement, et autorisé grandes surfaces et Fnac à rester ouverts, le gouvernement est revenu sur ses décisions : Fnac et grandes surfaces ont désormais obligation de fermer, pendant que les librairies sont cantonnées au "clique et collecte" et livraisons. Christian Thorel (Librairie Ombres blanches - Toulouse) lance un vibrant plaidoyer pour ce commerce unique en son genre, que nous publions dans son intégralité. 

01/11/2020, 10:45

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“Laissons les librairies ouvertes, c’est plus qu’essentiel !”

MANIFESTE – Ceci est un cri du cœur, lancé par des libraires de France, soutenu par des auteurs, des éditeurs, des lecteurs, des amoureux des livres. Un cri adressé à notre président, aux membres de notre gouvernement, aux parlementaires, au conseil scientifique, à nos concitoyens, et résumé en quelques mots. Nous espérons que vous l’entendrez : les librairies doivent survivre à cette pandémie.

31/10/2020, 09:29

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Le Chef de l'État et le gouvernement doivent faire le choix de la culture en rouvrant les librairies

Dans un communiqué, le Syndicat de la Librairie Française enjoint le chef de l'Etat et le gouvernement de reconsidérer les décisions prises hier, dont la fermeture des librairies, jugées commerces non essentiels. 

29/10/2020, 13:42

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Annulation du Marché de la Poésie : “une grave injustice, [un] véritable fait du prince”

Pour la première fois de son histoire, et malgré un report, le Marché de la Poésie n'aura finalement pas eu lieu en 2020. Une année exceptionnelle, bien sûr, bouleversée par la crise sanitaire liée au coronavirus. Mais les organisateurs de l'événement dénoncent, dans une lettre ouverte au Préfet de Paris reproduite ci-dessous, « une incohérence décisionnelle patente », qui dénote « un insupportable mépris pour nos activités ».

28/10/2020, 09:43

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Décapiter un homme sur la base de “messages de haine des réseaux”

Le PEN Club français a tenu à saluer la mémoire de Samuel Paty, professeur d’Histoire Géographie, assassiné, puis décapité pour avoir enseigné la liberté d’expression. Nous transmettons leur tribune dans son intégralité. 

22/10/2020, 15:00

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Verlaine et Rimbaud : “Pas de Panthéon aux ordres du Pouvoir”

L’affaire Rimbaud/Verlaine, et l’idée d’un accès au Panthéon des deux hommes, continue de faire couler de l’encre. Gérard Cherbonnier, des éditions du Petit Pavé, membre fondateur et président d’honneur de l’autre Livre, signe ici un texte engagé. Et engageant…

15/10/2020, 12:15

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Madame la ministre, “un Marché culturel présenterait-il des dangers particuliers ?”

La 38e édition du Marché de la Poésie, prévue du 21 au 25 octobre prochain, n'investira finalement pas la Place Saint-Sulpice, à Paris. L'organisation déplore des « décisions prises à la légère » par la préfecture de police de Paris, qui ont poussé à l'annulation. Dans une lettre ouverte à Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Culture, Yves Boudier, président, et Vincent Gimeno-Pons, délégué général de la manifestation, sollicitent son intervention.

14/10/2020, 12:10

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Paul de Brancion : “La parole des écrivains de poésie a été comme absentée”

Paul de Brancion, président de l’Union des Poètes & Cie, et Directeur de la publication, vient de réagir à l’annulation du 38e Marché de la poésie. Si les événements de sa périphérie sont maintenus, afin de préserver une existence, cette année de Covid devient délétère. « Il faut soutenir la poésie », clame ainsi Paul de Brancion.

14/10/2020, 09:15

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Le syndrome totalitaire vietnamien : pire que le virus Covid-19 de Wu Han

Le Centre Pen Suisse Romand prend position suite à l'arrestation de Pham Doan Trang, dans une tribune que nous reproduisons dans son intégralité.

09/10/2020, 11:06

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URSSAF : l'insupportable légèreté de l'être

La promesse du gouvernement ? Améliorer la condition des artistes-auteurs ! Pourtant, nous vivons un enfer sur tous les fronts. L’un de nos nombreux problèmes actuels est notre régime de sécurité sociale. D’une part en raison des graves dysfonctionnements imputés à l’Agessa ces 40 dernières années, d’autre part dans un souci de simplification administrative, début 2020, le recouvrement des cotisations sociales des artistes-auteurs a basculé vers l’Urssaf Limousin. À cause de cette transition mal gérée, notre situation déjà difficile est devenue cauchemardesque. 

05/10/2020, 11:02

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Deux décennies de problèmes avec la Sécurité sociale des artistes-auteurs

Je suis autrice professionnelle de Bande Dessinée depuis vingt ans. Ce n’est un secret pour personne sauf pour l’Urssaf apparemment. En tout cas, elle m’a oubliée jusqu’ici. Heureusement, je vis bien de mon métier et je suis très informée sur les limites des réformes en cours. J’arrive donc à dormir tranquillement.Mais j’imagine l’inquiétude de tous les autres laissés-pour-compte de la bascule de l’Agessa vers l’Urssaf. C’est pour eux que j’écris cette tribune. Vous allez voir, mon parcours avec la Sécurité sociale des artistes-auteurs a été épique.

30/09/2020, 13:20

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Élections professionnelles : les auteurs jeunesse entrent dans le débat

Lancé par le ministère de la Culture dans la foulée de la publication du Rapport Racine, le cycle de concertations sur la représentativité des organisations d'artistes-auteur·rices a démarré jeudi 24 septembre. La Charte répond présent, dans une tribune publiée ici dans son intégralité, avec la volonté d'accompagner la mise en place d'élections professionnelles à court terme.

29/09/2020, 15:56

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Terry Goodkind : la cruauté au service d'une “efficacité dramatique extraordinaire”

C’est en tant que lecteur que j’ai découvert Terry Goodkind, bien avant de le publier chez Bragelonne. La lecture de Wizard’s First Rule (qui allait devenir La première leçon du sorcier en français) m’a passionné et ébloui. Je me souviens l’avoir refermé en me disant « c’est l’un des trois meilleurs romans de Fantasy que j’ai lus de ma vie ». Une éditrice britannique m’a raconté qu’aussitôt après en avoir fini la dernière page, elle l’avait recommencé et l’avait ainsi lu deux fois d’affilée, et je la comprends.

21/09/2020, 10:38

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“ Culture gratuite à portée de main ” : réponse des bibliothécaires à Stéphane Bern

Il faut imaginer Sisyphe heureux, mais les bibliothécaires contrariés. Leur association professionnelle vient de sortir une lettre ouverte adressée à Stephane Bern, le Monsieur Patrimoine. Cette réponse suit l’intervention de l’animateur et organisateur du Loto du Patrimoine, qui dans ses propos semblait opposer rénovation « d’églises qui tombent en ruine » et ouverture d’une « médiathèque où il n’y a personne ».

20/09/2020, 13:33

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Des femmes et de la force de vente dans l'industrie du livre

Dans un dossier paru au printemps dernier dans l’Express et signé Jérôme Dupuis et Marianne Payot, il y est question de la légitime place des femmes dans l’édition. Les métiers du livre, de tout temps, sont incarnés en grande majorité par la gent féminine, puisque 75 % des salarié(e)s de l’édition sont des femmes et 2/3 en librairies. Sans compter les forces de ventes, les représentant(e)s, qui opèrent sur le terrain.

10/09/2020, 12:07

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Le jeune poète Mohamed Tadjadit kidnappé dans la banlieue d'Alger

Le Pen Club français vient de diffuser un appel, attirant l’attention internationale sur le sort du poète Mohamed Tadjadit. Contestataire, il avait déjà écopé d’une peine de prison. Mais fin août, il a été enlevé dans la ville de Ain taya. ActuaLitté relaye cet appel, dans son intégralité.

01/09/2020, 18:16

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Martyr et multiple : “Le Liban que je connais”, en mémoire de Georges

Georges (1), je le connaissais peu. De temps en temps, nous nous croisions dans l’ascenseur. Bonjour, bonsoir, il fait chaud, il fait froid aujourd’hui. Il avait trente ans, un visage basané, de grands yeux clairs. Mince. Il me souriait chaque fois. Je savais qu’il vivait encore avec ses parents au 26e étage de la tour où je me suis installé. Au Liban, on reste longtemps dans sa famille, dans l’attente de se marier ou faute de moyens financiers. Il travaillait depuis quatre ans dans la communication, d’après ce que j’ai pu apprendre.

Ce jour-là justement, le 4 août, il devait être heureux : il allait visiter un appartement à Gemmayze où il avait l’intention de s’installer.

17/08/2020, 08:55

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Le contrôle du grand capital sur la liberté de la parole, drame de l'édition

« Alors que nous sommes entrés dans le XXIe siècle, il est difficile de dissocier la fin des moyens : que dire, et où le dire ? » Dans cette lettre ouverte, les membres de l’Alliance internationale des éditeurs indépendants proposent à l’ensemble des acteurs du livre de réfléchir avec elles et eux à leurs pratiques, et aux impacts qui en découlent. 

03/08/2020, 15:04

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L’homme devant l’incertain : Elémentaire mon cher Watson !

Le conservatisme politique semble désormais apparemment révolu. Il n’est plus compensable dans les faits. (Mais gare au miroir aux alouettes !) « L’adaptation à une nature instable s’accorde mal au premier abord avec une culture qui assume au contraire une stratégie de fidélité à la tradition » (Luigi Zanzi). 

21/07/2020, 09:59

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Conspiration des imbéciles ? Amazon, accusé à son tour : Apple s'esclaffe

Amazon paierait-il enfin sa position dominante sur le marché du livre – numérique, papier ou audio ? En tout cas, l’histoire semble vilainement se répéter alors que le vendeur et cinq groupes éditoriaux américains sont accusés d’entente. La même procédure que celle endurée en 2013 par Apple entraînera-t-elle les mêmes effets ? Ou dévoile-t-elle une vaste fumisterie en matière de droit ?

18/01/2021, 12:16

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Lisimachio, le PDG de Hachette Livre qui voulut racheter Amazon

Jean-Louis Lisimachio a laissé une profonde empreinte sur le groupe Hachette Livre, qu’il quitta brutalement en mai 2003. Depuis, il vit quelque part entre les massifs alpins et Nice, « désintéressé de ce qui concerne l’édition et au courant de tout ». Ses anciens collaborateurs décrivent une personnalité fascinante, admirée ou haïe. Incontestablement, l’ex-PDG de Hachette filiale de Lagardère, avant qu’elle ne soit renommée Lagardère Publishing, a marqué plus que son époque. Une figure d’autant plus intrigante qu’elle ne frayait pas avec le gotha littéraire, bien au contraire.

14/01/2021, 14:20

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Auteurs : “Si vous n’êtes pas à la table, c’est que vous êtes au menu.”

Début décembre, l’auteur et illustrateur Henri Fellner faisait parvenir à ActuaLitté et au CSPLA (ou inversement), un courrier passablement désabusé. Le Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique, organisme chargé d’éclairer le ministère de la Culture sur des points de droit, venait de renouveler la liste des membres de sa commission consultative. Et au grand dam de l’écrivain, les représentants directs des auteurs faisaient défaut. Voici donc une seconde missive, plus claire peut-être...

12/01/2021, 12:13

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Hélène Gaudy : une écriture, un abri

PORTRAIT – Chaque année, l’association de libraires Initiales édite un texte inédit d’un écrivain, dont le travail est suivi pas à pas. Avec le projet de mieux le ou la faire connaître à leurs lectrices et lecteurs. Hélène Gaudy a trouvé sa place naturellement et a offert le texte Névés. Née en 1979 à Paris, elle a étudié à l’École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg. Autrice de divers articles et nouvelles parus dans des ouvrages et albums collectifs ou des revues, elle a également publié des romans et albums pour la jeunesse et des livres d’art. Elle est membre du collectif Inculte et vit à Paris. 

12/01/2021, 11:07

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La chaîne du livre face à la crise sanitaire, dans neuf régions françaises

Dès le début de la pandémie, les agences régionales du livre ont conseillé les acteurs concernés, mais se sont aussi lancées dans des consultations, pour rester au plus près des besoins. La Fédération interrégionale du livre et de la lecture propose une synthèse des actions et réactions du monde du livre, dans neuf régions françaises, au cours de la tumultueuse année 2020.

11/01/2021, 16:50

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Résonances de femmes : trilogie en poche du postféminisme

PORTRAIT – Pourquoi le post-féminisme en poche sous la forme d’une trilogie embrassant plusieurs décennies de combats ? Parce qu’une édition ramassée révèle la densité d’un déploiement, l’intensité d’un engagement indéfectible au fil des années, la concision d’un message doté de la force d’un mouvement : le MLF, mouvement de libération des femmes, dont Antoinette Fouque a été la cofondatrice en 1968.

11/01/2021, 09:58

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Pour 2021, on peut aussi croiser les doigts

« J’ai accompli de délicieux voyages, embarqué sur un mot… » Peut-être notre époque nécessite-t-elle un peu plus d’un mot unique pour accomplir de fantastiques périples. Parce que les sollicitations ne manquent pas, dès lors qu’internet propose un foisonnement d’œuvres, autant qu’une multitude de raisons de faire autre chose que lire. Pour autant, que cette année 2021 soit placée sous des augures de Balzac ne fera de mal à personne… Sauf qu'il n'est pas seul à prophétiser.

01/01/2021, 18:42

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Utopia, Mauvais Livres et FVE : trois éditeurs nés pendant la pandémie

Ouvrir une maison d’édition pendant la pandémie ? Ce qui pourrait sembler un pari complètement fou est devenu une réalité pour trois maisons d’édition italiennes. Et la surprise… c’est que ça marche. Utopia, Mauvais Livres et FVE : voici les noms de trois maisons d’édition, situées dans deux villes différentes — Milan et Rome — et qui, malgré des identités très spécifiques, ont beaucoup de choses en commun : toutes les trois indépendantes, elles ont débuté leur activité pendant le confinement, et, depuis leurs premières parutions, ont rencontré un bon succès auprès du public.

30/12/2020, 16:15

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Les voeux du Syndicat des éditeurs passent des chocolats à la soupe

L’année 2021 commencera avec la traditionnelle présentation des vœux du Syndicat national de l’édition. Mais, contraintes sanitaires obligent, ils se dérouleront par internet — et en visioconférence avec l’interview réorganisée de son président, Vincent Montagne. Pour nombre de librairies, subitement invitées à cette Grand-Messe, quelque chose cloche. Simple : un télescopage entre le syndicat patronal et le média le moins indépendant de la profession.

28/12/2020, 17:55

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Les Yeux qui pétillent : la jolie promesse d’une librairie valenciennoise

En septembre dernier, Céline Dereims a ouvert une librairie généraliste et indépendante, en plein cœur de Valenciennes. Baptisée Les Yeux qui pétillent, celle-ci a vu le jour dans le cadre d’une reconversion professionnelle, savamment conjuguée avec une passion de longue date pour la lecture.

28/12/2020, 10:04

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“S'emparer des jouets laissés par Lovecraft était très plaisant” (Alex Nikolavitch)

Arkham, 1941. Le corps déchiqueté du détective Mike Danjer est retrouvé au milieu d'un monceau de papiers. Il pourrait s'agir à première vue d'un banal meurtre en chambre close. L'examen des feuillets souillés, un dossier qu'il avait constitué au fil d'une très longue enquête, démontre qu'il avait mis au jour un indicible complot. Dans le Dossier Arkham, Alex Nikolavitch nous embarque dans une aventure lovecraftienne passionnante. Et nous en dévoile ici les arcanes.

28/12/2020, 09:41

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“Une petite page pour l’Homme, une grande page pour l’Humanité” : Joyeux Noël 

Au terme d’une année pas vraiment conciliante, les fêtes vécues sous contrainte, à l’image des mois passés, apportent un petit souffle. L’occasion pour toute la rédaction de vous les souhaiter excellentes – autant que faire se pourra. En tout cas, de partager avec chacune et chacun un moment pour remercier nos lecteurs de leur présence, à nos côtés.

24/12/2020, 23:59

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Book d’Oreille, une nouvelle voie pour le livre

PORTRAIT – Passionné par le son, par la voix et par la littérature, Olivier Carpentier poursuit depuis 2009 une entreprise de développement du livre audio. Le Lillois se considère comme un libraire indépendant. Sa société Book d’Oreille propose aujourd’hui une nouvelle solution pour le prêt numérique de livres audio, à destination des bibliothèques et médiathèques.

24/12/2020, 11:08

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L'Iconopop, pour plus de poésie : “Nous sommes l’allumette”

L’Iconopop est la nouvelle collection de L’Iconoclaste. Plus que de poésie, il y est question d’une parole qui vibre, qu’on lit et qui se vit à la scène, dans la rue, dans un pré, sur la toile... qu’importe ! Juste des mots sans tabou à déguster, à crier, à partager. Partout et surtout pas dans les sages cercles d’initiés. Un duo éditorial de choc se charge de coucher sur papier l’électricité contenue dans ces rumeurs éclatantes : Cécile Coulon, romancière, poète, et Alexandre Bord, ancien camarade libraire.

22/12/2020, 08:00

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Corona Papers : Écriture virale

Je m’appelle Corona Typewriters. Et je m’apprête à subir Noël. Un de plus dans la longue liste des années déjà encaissées sur ma tôle toute cabossée. Pour l’heure, mon maître-écrivain est sorti de sa quarantaine. Rassurons-nous. Il n’est pas question de virologie en l’espèce. Plutôt d’une léthargie éditoriale. D’une quarantaine littéraire. 

21/12/2020, 08:00

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Noël coquin : 4 BD érotiques à mettre sous le sapin

Cette année, beaucoup ne fêteront pas Noël en famille en raison du COVID-19. C’est l’occasion d’offrir une BD sexy à son amoureux ou son amoureuse ! Voici notre sélection des bandes dessinées pour adultes à mettre sous le sapin. Comics, mangas, romans graphiques, la BD érotique conjugue fantasmes et divertissement. A travers un dessin les auteurs et autrices font monter la température. Il y en a pour tous les goûts : BD historiques, de science-fiction, sadomasochistes ou sur l’intimité des couples.

18/12/2020, 09:55

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Marseille : Actes Sud cédera la librairie du MuCEM à Arteum, “une perspective adaptée”

En janvier 2013, le groupe Actes Sud remportait l’appel d’offres concernant le MuCEM — Musée des civilisations de l’Europe et de la méditerranée de Marseille. En juin de cette même année, la boutique-librairie allait être associée à la librairie Maupetit, propriété du groupe depuis 1998. Mais la concession changerait prochainement de mains, dans le cadre d’un AOT qui bénéficierait à la société Arteum, spécialisée dans les boutiques de musées. 

17/12/2020, 15:45

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Étude : les Français et la lecture pendant le premier confinement

Trois organismes du secteur du livre, la Sofia, le SNE et la SGDL, ont commandé à l'institut Médiamétrie une étude consacrée aux pratiques des Français en matière de lecture pendant le premier confinement, celui du printemps 2020. Il en ressort un attachement certain pour l'activité, avec une volonté de tester d'autres manières de lire.

14/12/2020, 16:43

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Les impôts contre les papillons : auteur, contribuable comme un autre

Récemment, Christophe Hardy, président de la Société des Gens de lettres, élu en mai dernier, a fait vrombir. Fin novembre, le ministère de la Culture exposait les conclusions de la mission Fiscalité, touchant aux revenus des artistes-auteurs. Pour les facturations qu’un auteur peut effectuer, une zone grise manifestement confortable existe — arrangeant certains, en dérangeant beaucoup d’autres. Frédéric Maupomé, écrivain et scénariste intervient ici en réponse à la tribune et aux étonnants propos du président de la SGDL dans Livres Hebdo.

12/12/2020, 10:33

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ActuaLitté, un nouveau média pour le livre

Penser/Classer. Inutile d’avoir lu Georges Perec pour imaginer les difficultés qu’implique une tentative pour ordonner le monde autour de soi. Ces derniers mois, du fait de la pandémie et malgré le cocooning à domicile, la rédaction n’a pas chômé. Dans une délicate exaltation, nous avons mené à bien un des projets qui nous tenait à cœur. 

11/12/2020, 07:12

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Elena Ferrante et les 40 coups de bâton pour 20 Minutes, Figaro, RTBF

Les cons d’Audiard avaient cela pour eux qu’on les reconnaissait à leur audace sans borne : il en apparaît une espèce plus sournoise, celle dont le sentiment d’impunité, — doublé d’un « on sait jamais sur un malentendu ça peut passer » — sévit sur la toile. On l’appelle également la race des « vas-y on s’en fout », au prétexte que sur internet, personne ne vous entend crier.

10/12/2020, 09:46

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Michèle Benbunan : avec Vivendi, Editis “est présent dans tous les univers médias”

« Voilà un an, Editis était place d’Italie, avec une fin d’année marquée en France par de nombreux évènements, très perturbants pour l’activité... » Michèle Benbunan, directrice générale du groupe aux 49 maisons d’édition, boucle une première année dense. Elle revient avec nous sur ces 12 mois passés.

07/12/2020, 11:27

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La lecture, loisir le plus pratiqué par les enfants de 9 ans durant le confinement

Dans quelques années, on se souviendra de cette étrange période avec quelques souvenirs flous : avions-nous réellement été enfermés, durant un confinement mondial ? Pour les enfants, dont 98 % restèrent chez eux, cette période eut des répercussions sur le travail et les loisirs. Le ministère de la Culture a procédé à une enquête, portant sur les jeunes de 9 ans.

07/12/2020, 09:38

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Olivier Tallec : c'est MON auteur !

PORTRAIT – Olivier Tallec est breton d’origine et, après l’École supérieure des arts appliqués Duperré, il a beaucoup voyagé, notamment en Asie, au Brésil ou au Chili.Si aujourd’hui, il agrémente de ses dessins la presse nationale (Libération, Elle, Les Inrockuptibles), il est également l’auteur de nombreux livres pour la jeunesse ainsi que de livres d’illustration pour adultes aux éditions Rue de Sèvres comme

04/12/2020, 15:35

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Dans quelle France empêche-t-on des enfants hospitalisés de lire ?

Lors de son allocution du 28 octobre, Emmanuel Macron indiquait que le pays replongeait : d’abord dans la pandémie, ensuite dans les contaminations, enfin dans le confinement. Triple peine. Une nouvelle salve douloureuse pour les citoyens, après l’accalmie estivale. Mais il fallait préserver le milieu hospitalier d’une crise approchant.

18/11/2020, 16:48

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Dropshipping : ces intermédiaires qui vendent les livres à des prix prohibitifs

Présenté par ses promoteurs comme le moyen simple de devenir riche grâce à internet, le dropshipping flirte de très près avec l'arnaque, et pose des questions morales évidentes. Un « dropshipper » s'impose comme un intermédiaire entre un fournisseur et un acheteur, et s'attache à collecter la plus importante commission possible pour assurer le lien entre les deux. Le livre et les libraires ne sont pas épargnés, loin de là.

18/11/2020, 12:35

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Les libraires des Pays de la Loire prennent le virage de la vente en ligne

ENTRETIEN – Les librairies des Pays de la Loire opèrent une transition numérique majeure, avec ce second confinement. L’association au service des librairies indépendantes des Pays de la Loire, ALIP, a observé un envol des chiffres de vente liés au click and collect.

17/11/2020, 16:32

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Pigeon Pigeon : plus drôle qu'un dîner de cons

JEU DE SOCIÉTÉ – Ça roucoule sec dans les chaumières : Pigeon Pigeon, jeu autoédité avec brio, propose d’exercer son imaginaire et de lui lâcher totalement la bride. Entre mises effrénées et bluff façon poker face, voici de quoi contenter votre penchant pour les fake news. Et les gros bobards, plus généralement.

14/11/2020, 14:20

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Librairie : Riad Sattouf, Houellebecq, stars des marchés parisiens

REPORTAGE – « Mettez m’en un kilo, si elles ont de belles feuilles. » Un maraîcher, un poissonnier, quelques fromages alléchants, cet enfant qui pleure dans les bras de son père, sans plus vraiment se souvenir pourquoi… et un libraire. Sur les marchés parisiens, on en attendait des dizaines, pour ce week-end des 7 et 8 novembre. Ils ne seront que cinq à prendre part à l’initiative de la mairie de Paris.

07/11/2020, 14:36

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“L'univers de Pagnol représente la vie normale, celle qu'on ne peut avoir en ce moment”

Après avoir adapté en bandes dessinées les quatre ouvrages du cycle des Souvenirs d’enfance, les éditions Grand Angle poursuivent leur entreprise : en tout, 15 bandes dessinées sont déjà sorties dans la collection. C'est à présent avec la pièce Marius que la maison poursuit son travail autour de l'oeuvre de l’écrivain provençal. À l’occasion de la sortie du second volume de la série, nous nous sommes entretenus avec Nicolas Pagnol, petit-fils de Marcel, et garant des ayants droit de l’œuvre familiale. 

05/11/2020, 16:02

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Livres et librairies : tout et son contraire, pourvu que l'on parle fort

Oui nous sommes confinés. Tentons de ne pas être des cons finis. Le débat a fait rage, le lobbying fut actif. Résultat des courses ? Tout le pays a la nette impression qu’en France on ne peut plus acheter de livres. Il n’y a rien de plus faux. En revanche, ô infortune, il nous faut fournir plus d’efforts pour les obtenir. Las ! n’est-ce donc que cela ?

05/11/2020, 10:04

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“Ce n'est pas eux qui sont mis en danger” : ces libraires inquiets d'une réouverture

ENQUÊTE – Depuis l'annonce du reconfinement et la fermeture des librairies, contraintes au système click and collecte (étrangement francisé en “clique et collecte”), les injonctions au gouvernement pour l'ouverture au public de ces points de vente se multiplient. Pourtant, des libraires se disent inquiets d'une telle réouverture. Ils déplorent même une campagne qui vient brouiller les messages quant au livre, au virus et même au maintien de l'activité des librairies. Et, derrière les discours, la lutte des classes et les inégalités face au coronavirus se révèlent à nouveau... 

03/11/2020, 12:13

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“Les prix littéraires sont des éléments-clés de la vie du livre” (Olivier Bessard-Banquy)

Des prix, pour tous, et presque tout. Les jurys des grandes récompenses d’automne ont décidé de reporter leurs annonces, pour soutenir la librairie. Derrière cette décision, une stratégie économique est à l’oeuvre. L’universitaire français, Olivier Bessard-Banquy, spécialiste des lettres et de l'édition contemporaine décrypte avec nous cette position.

31/10/2020, 09:11

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Portrait de l'écrivain en partenaire publicitaire : à vos marques...

Verra-t-on demain Marc Levy prêter son image à un lunetier ? Guillaume Musso promouvoir, avec modération, des crémants de la région d’Antibes ? Après tout le best-seller Cyril Lignac s’est bien engagé dans la valorisation du foie gras… Ce dernier n’est pas ouvertement écrivain, certes, mais néanmoins. L'auteur en homme sandwich, oui : faut bien gagner sa croute pour la casser !

22/10/2020, 15:35

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Salons et festivals du livre : quand Paris méprise la province

ENQUÊTE – « Estomaqués. » « Aberrant. » « Marasme. » Les termes qui viennent à la bouche des organisateurs de salons du livre déclinent à l’envi l’exaspération. Découvrant les nouvelles dates de Livre Paris présentées en fin de semaine dernière, plusieurs d'entre eux ont fait part à ActuaLitté de leur vif mécontentement. Pour dire le moins. L'événement parisien n'a clairement pas regardé où il posait ses valises. Ni quand.

21/10/2020, 16:47

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L'agence littéraire britannique Curtis Brown se tourne vers les auteurs français

EXCLUSIF – Curtis Brown est l’une des plus anciennes agences littéraires britanniques, fondée en 1899 par Albert Curtis Brown. Depuis, la structure a amplement dépassé le cadre de la représentation d’auteurs, pour déborder sur d’autres secteurs culturels. Francophones toutes deux, Roxane Edouard et Claire Nozieres, vont lancer un pont entre la perfide Albion et l’Hexagone. 

07/10/2020, 10:06