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“Le livre est en danger” : l'édition demande 500 millions € à Emmanuel Macron

Dans un texte largement signé par l’interprofession, la filière livre interpelle le président de la République. Emmanuel Macron, plongeant la France dans le confinement, avait eu cette injonction : « Lisez ! » Mais au terme de deux mois de panique et d’inquiétude, l’industrie du livre en appelle aux pouvoirs publics.

Le 23/05/2020 à 08:38 par Nicolas Gary

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Publié le :

23/05/2020 à 08:38

Nicolas Gary

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500 millions €, c’est la somme nécessaire pour « traverser cette crise, non sans dommages, mais avec l’assurance de pouvoir simplement redémarrer ». La pétition, adressée au président, souligne la nécessité de travailler communément avec les services de l’Etat à un « plan de relance d’ampleur ».

Et d’énumérer plusieurs modalités : « [U]ne politique résolue de soutien à l’offre, subventions, prêts, exonération de charges sociales et de taxes… et par une amplification ponctuelle de la demande, avec des commandes massives par les bibliothèques et des opérations d’envergure liées au Pass-Culture et au Chèque Lire. »

Le projet fédère l’ensemble de la chaîne : auteurs, éditeurs, libraires, qui depuis deux mois, sont en relation directe avec le ministère de la Culture, « dans un vrai esprit de concertation ». Mais pour que les échanges aboutissent, assurent-ils, il faudra « une aide à la hauteur des 500 millions d’euros de pertes que la filière va subir ».

La filière déplore d’ailleurs que le 6 mai, durant la présentation remarquée pour sa remarquable orientation jambon/fromage, le président n’ait choisi « de ne plus parler des livres ni de celles et de ceux qui les écrivent, les traduisent, les éditent et les vendent ». 

Comment se faisait-il que depuis l’heure d’une invitation à la lecture originelle, plus un mot ne soit adressé à l’attention de la filière ? Les chiffres sont pourtant là pour démontrer que la crise a fait de sérieux dégâts : fermeture des librairies, avec perte « de la quasi-totalité de leur chiffre d’affaires et de plus de 80 % pour les maisons d’édition ». 

Les autres métiers n’ont pas moins souffert — diffusion, distribution, imprimeurs, « lourdement impactés ». Et en première ligne, les auteurs, « privés de ventes de livres et de rencontres rémunérées, connaissent une perte de revenus sans précédent ». Illustrateurs, traducteurs, tout le monde a été frappé, avec cette conclusion : « Le monde du livre est en danger. »

«L’Etat se doit d’empêcher l’effondrement de cette filière vitale pour toute notre société ; et elle tient sa force des talents et des structures les plus divers. [...] Vous avez eu raison d’inviter les Français à lire pendant cette période de confinement. Aidez-nous maintenant à ce qu’ils puissent continuer à le faire à l’avenir, au nom des mêmes valeurs de qualité et de diversité, en maintenant en vie un secteur fragile, aujourd’hui en grand péril. »

Et la situation d'autant plus tendue qu'en milieu de semaine, le ministre de la Culture, Franck Riester, a donné chaud à toute la profession : à l'Assemblée nationale, il annonce 100 millions € « notamment pour les éditeurs », avant de se rétracter étrangement sur Twitter dans la foulée.

Et pourtant, dans les coulisses...

Sollicité par ActuaLitté, le président du Syndicat national de l’édition, Vincent Montagne, indique qu’il s’agit là d’un « appel pour faire entendre toute la filière, ses craintes et ses besoins ». Les 500 millions € estimés par les professionnels réunis au sein de France Creative seront la véritable bouffée d’oxygène pour l’industrie — bien au-delà des 5 millions € que le Centre national du livre avait voté en aide d’urgence. « L'objectif est d'apporter à nos entreprises les moyens d'être toujours présentes dans 12 ou 18 mois ! » Et d'obtenir de l'État un véritable engagement, donc.

« Se tourner vers l’État, évidemment, toutes les industries le font, c’est impératif », nous indique un membre du SNE. Et de poursuivre : « Cependant, le choix de la fermeture totale des librairies était une erreur. Et le positionnement trop ferme du Syndicat de la librairie française, regretté par Jack Lang — le ministre de la loi sur le prix unique, tout de même — n’a aidé personne. »

On reconnaît dans le même temps « le colossal travail fourni durant les jours du confinement » – une infolettre très régulière sur les évolutions, les points d'étape, l'évolutions des échanges et discussions ou encore le suivi logistique et juridique, dès le 15 mars.

D'autres ont écouté avec attention « le silence assourdissant du SNE », durant cette période. « Des discussions ouvertes pour aménager l’ouverture des librairies, leur apporter un soutien spécifique, afin de garantir une ouverture sécurisée et minimale n’ont en fait pas abouti », note avec prudence un proche du dossier. « Peut-être que le SNE aurait pu se manifester un peu plus, en effet », ajoute avec un rictus un éditeur membre du syndicat.

Les libraires eux-mêmes n’ont en effet pas tous goûté la position adoptée par le SLF — tout particulièrement après que le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a tendu la main. Soutenue par une partie des libraires adhérents, cette décision de fermeture complète n’a pour autant pas fait l’unanimité. Et même les libraires ayant soutenu la décision du Syndicat ont fini par mettre en place des solutions de repli.

librairie distanciation
ActuaLitté, CC BY SA 2.0

D’autres nuancent, en évoquant le travail de rapprochement entre le SLF et la distribution — avec des lignes rouges à ne pas franchir, « pour éviter les risques d’entente ». Exercice délicat, attendu que nombre de membres du bureau sont également aux commandes de structure de diffusion/distribution, justement. Mais comme on s’accorde à le reconnaître, « les échanges sont parfois compliqués — et peu lisible depuis l’extérieur —, même si la communication semble lisse ». Avec cette conclusion : « Nous avons vécu une période inédite et complexe, comme jamais. » 

Pour un libraire du sud de la France, « le risque véritable, c’est qu’après ce camouflet, où le Syndicat a mis un terme à toute discussion possible, l’État nous sourit gentiment, moins prompt à écouter les doléances ». Il poursuit : « La prudence était de mise, dans les premiers jours du confinement, évidemment, mais par la suite, avoir refusé un dialogue pourrait avoir des conséquences. » Non que l'État refuse la demande d'aide, mais peut-être qu'il se montrerait moins sensible.

Avant d'ajouter : « La preuve, c'est que finalement, tout le monde a tenté de se lancer dans le drive ou le click and collect, progressivement. Il n'était pas question de réouvrir comme des brutes, mais d'accepter de discuter... C’était tout de même une occasion unique – et manquée ? – pour nous, avec la fermeture des entrepôts d’Amazon, et les difficultés que l’on connaît chez Fnac. »

L’appel est désormais lancé, à l’attention de l’Élysée. Et les doigts sont croisés.

La Lettre ouverte est parue dans Le Monde, réunissant 635 auteurs, éditeurs et libraires. Pas de chance, il faudra être abonné pour la consulter.

mise à jour 12 h 57 : 

Un communiqué collectif, émanant du Conseil Permanent des Écrivains, du Syndicat national de l’édition et du Syndicat de la librairie française accompagne le texte de la pétition. Il est reproduit ci-dessous dans son intégralité.

L’ensemble de la chaîne du Livre se mobilise ainsi de manière solidaire parce que c’est tout le secteur qui est en péril. Si un plan de relance ambitieux en faveur du livre et de la lecture n’est pas enclenché, de nombreux acteurs vont disparaître, d’autres vont devoir lutter pour seulement survivre. Au-delà du désastre économique, cette atteinte à la diversité et au dynamisme de la filière aura des conséquences sociales et culturelles pour tous les Français et pour longtemps.

Cet appel est le fruit d’une inquiétude largement partagée : au milieu du concert de déclarations, de promesses, d’annonces, le livre fait figure de grand oublié. Il faut prendre la mesure réelle du danger : le recours aux prêts, même garantis, est une solution, mais partielle et il faudra les rembourser. Par ailleurs, le montant prévu de cinq millions d’euros apporté par le Centre national du livre est tout à fait insuffisant.

Il est absolument indispensable de fournir au monde du livre une aide de plusieurs centaines de millions d’euros pour traverser cette crise, non sans dommages, mais avec l’assurance de pouvoir simplement redémarrer, une aide à la hauteur des pertes que la filière va subir. C’est maintenant ou jamais.

Des pistes ont été proposées, notamment les exonérations totales de charges, d’autres mesures comme le chèque Lire ou un Pass lecture sont aussi à l’étude.

Cette tribune solidaire est là pour que les déclarations et les idées se concrétisent. Elle parle d’une seule voix et elle parle fort car tous les maillons de notre chaîne sont interdépendants. Cet appel est une urgence absolue.

illustration : Emmanuel Macron, capture d'écran

13 Commentaires

 

Dominick

23/05/2020 à 15:17

La filière du livre est en danger bien avant le confinement, et les appels pour sauver certain-es, serait juste une perfusion financière sur du cours terme.
Nous avons d'autres filières de financement, mais il faudrait accepter d'être sur du renoncement d'adéquations qui n'ont plus lieu d'être.
J'ai à maintes reprises annoncer le déclin de l'édition par des facteurs qui l'amène progressivement, ce déclin.
Le premier renoncement serait le prêt gratuit en bibliothèques- j'ai déjà fait assez de commentaires sans avoir à revenir dessus, % serait pour un fonds de solidarité national, un % pour l'achat, enfin un % pour faire faire des interventions d'auteur-es, régionaux, nationaux  - Si à 'encontre les médiathèques devaient d'être la bouffé d'oxygène en achetant massivement, les principaux bénéficiaires seraient  (encore ) les entreprises gérées par des consortiums. Par l'impact de cet investissement, seraient bénéficiaires, les auteur-es de ces maisons sachant que peu sont des vrais professionnels vivants de leur littérature, que sont les écrivain-es, les Bédéistes, les illustrateur-trices.
Ce plan de restructuration n'incluant pas forcement tous les indépendants, qui sont eux, plus fragilisés par cette crise, alors que c'est peut-être vers eux et en priorité, que devrait se tourner le gvt, car l'emploi dans ce secteur est primordial pour l'économie locale et nationale.
Hors ces achats massifs pour ces entreprises via des subventions, reviendraient à différencier les contributeurs à l'impôt en fonction de leur importance. L'abolition du prêt gratuit serait une solution, car il devient urgent d'arrêter cette mascarade du fameux argu qui indiquerait que la culture doit être accessible à tous - Cependant  n'écartant la probabilité que les plus démunis auraient une garantie de prêt gratuit- , l'autre plus complexe, c'est d'envisager une meilleur régulation du marché de l'occasion géré par des sociétés.
Envisager d'obliger ces sociétés à reverser un % à un organisme tel le CNL, SNL SOFIA, qui serait garant d'un fonds de solidarité pour tous les éditeurs, auteur-es France. Ce fonds solidaire alimenté par un % sur du prêt payant et du marché de l'occasion, serait là une meilleure condition équitable que de puiser dans ces subventions alimentées par l'impôt.
Un seul facteur restant la régularisation de l'édition, le flux important de parutions fait qu'à ce jour, nous avons plus de livres que nous pourrons avoir de lecteurs pour les lire.
Je défie quiconque d'interdire à un auteur, une maison d'édition, de faire le ménage pour que cette masse importante qui étouffe le marché du livre, ne devienne qu'un petit tas de livres, désengorgeant ce marché.
Des auteur-es préconisent cette solution, mais nous pourrions rétorquer : Pourquoi ne seriez vous pas par celui que cette régularisation se fasse ?
Bref, ce débat des sujets récurrents, mais où chacun ne veut s'impliquer.
Il est vrai qu'il est plus facile de demander un chèque que de balayer devant les écuries d'Augias, afin de nettoyer les besoins d'une seule mouvance éditoriale qui déjà règne, maîtresse du marché.N'oublions que l'après-confinement qui s'annonce en pas feutrés, va pour l'instant, être bénéfique pour ces maisons d'éditions et par ricochet, à leurs auteur-es, tandis que les faillites sont en train de se prononcer pour nombre d'entre nous.L'espèce de l'édition de région est bien en voie de disparition, mais ne sera pas un vecteur régulant le marché, mais en sera l'un des tranchants du couteau.Ce tranchant sera celui qui coupera la veine de l'édition inondant encore plus abondamment l'auto-édition sauvage et l'éclosion de toutes ces sociétés qui sont déjà pléthore et à l'affut de bonnes affaires livresques.Donc, je crois que cet appel, n'étant que pour une seule filière, sera peut-être la mise à mort de la nôtre.
  
"Le livre,la plus belle conquête du lecteur. "

M, l'éditeur

Dominick

23/05/2020 à 15:29

Il est dommage que je laissa passer quelques fautes d'orthographe, parfois le geste est plus rapide que la pensée et je n'ai pensé que j'ai trop vite poseter mon commentaire. Mais l'idée est postée. Merci
Donc relu :
La filière du livre est en danger bien avant le confinement, et les appels pour sauver certain-es, serait juste une perfusion financière sur du cours terme.
Nous avons d'autres filières de financement, mais il faudrait accepter d'être sur du renoncement d'adéquations qui n'ont plus lieu d'être.
J'ai à maintes reprises annoncer le déclin de l'édition par des facteurs qui l'amène progressivement, ce déclin.
Le premier renoncement serait le prêt gratuit en bibliothèques- j'ai déjà fait assez de commentaires sans avoir à revenir dessus, % serait pour un fonds de solidarité national, un % pour l'achat, enfin un % pour faire faire des interventions d'auteur-es, régionaux, nationaux  - Si à 'encontre les médiathèques devaient d'être la bouffé d'oxygène en achetant massivement, les principaux bénéficiaires seraient  (encore ) les entreprises gérées par des consortiums. Par l'impact de cet investissement, seraient bénéficiaires, les auteur-es de ces maisons sachant que peu sont des vrais professionnels vivants de leur littérature, que sont les écrivain-es, les Bédéistes, les illustrateur-trices.
Ce plan de restructuration n'incluant pas forcement tous les indépendants, qui sont eux, plus fragilisés par cette crise, alors que c'est peut-être vers eux et en priorité, que devrait se tourner le gvt, car l'emploi dans ce secteur est primordial pour l'économie locale et nationale.
Hors ces achats massifs pour ces entreprises via des subventions, reviendraient à différencier les contributeurs à l'impôt en fonction de leur importance. L'abolition du prêt gratuit serait une solution, car il devient urgent d'arrêter cette mascarade du fameux argu qui indiquerait que la culture doit être accessible à tous - Cependant  n'écartant la probabilité que les plus démunis auraient une garantie de prêt gratuit- , l'autre plus complexe, c'est d'envisager une meilleur régulation du marché de l'occasion géré par des sociétés.
Envisager d'obliger ces sociétés à reverser un % à un organisme tel le CNL, SNL SOFIA, qui serait garant d'un fonds de solidarité pour tous les éditeurs, auteur-es France. Ce fonds solidaire alimenté par un % sur du prêt payant et du marché de l'occasion, serait là une meilleure condition équitable que de puiser dans ces subventions alimentées par l'impôt.
Un seul facteur restant la régularisation de l'édition, le flux important de parutions fait qu'à ce jour, nous avons plus de livres que nous pourrons avoir de lecteurs pour les lire.
Je défie quiconque d'interdire à un auteur, une maison d'édition, de faire le ménage pour que cette masse importante qui étouffe le marché du livre, ne devienne qu'un petit tas de livres, désengorgeant ce marché.
Des auteur-es préconisent cette solution, mais nous pourrions rétorquer : Pourquoi ne seriez vous pas par celui que cette régularisation se fasse ?
Bref, ce débat des sujets récurrents, mais où chacun ne veut s'impliquer.
Il est vrai qu'il est plus facile de demander un chèque que de balayer devant les écuries d'Augias, afin de nettoyer les besoins d'une seule mouvance éditoriale qui déjà règne, maîtresse du marché.N'oublions que l'après-confinement qui s'annonce en pas feutrés, va pour l'instant, être bénéfique pour ces maisons d'éditions et par ricochet, à leurs auteur-es, tandis que les faillites sont en train de se prononcer pour nombre d'entre nous.L'espèce de l'édition de région est bien en voie de disparition, mais ne sera pas un vecteur régulant le marché, mais en sera l'un des tranchants du couteau.Ce tranchant sera celui qui coupera la veine de l'édition inondant encore plus abondamment l'auto-édition sauvage et l'éclosion de toutes ces sociétés qui sont déjà pléthore et à l'affut de bonnes affaires livresques.Donc, je crois que cet appel, n'étant que pour une seule filière, sera peut-être la mise à mort de la nôtre.
  
"Le livre,la plus belle conquête du lecteur. "

M, l'éditeur

Marc Georges

24/05/2020 à 15:13

Bonjour,

Je partage une grande partie de vos propos.

Mais je pense qu'avant de demander (plutôt de quémander) une aide publique, peut-etre serait-il plus efficace de réfléchir sur le partage de la valeur ajoutée entre les auteurs, les éditeurs et les libraires. Peut-etre serait-il temps de reformer la loi Lang, pour que son principal bénéficiaire ne soit pas Amazon. "Un prix de vente imposé et unique avec des marges d'achat négociables", tous les jours le boss d'Amazon France doit mettre un cierge à l'église en disant "pourvu que cela dure". Peut-etre faut-il réfléchir au métier de libraire, pour que celui-ci cesse de glisser vers l'uniformisation de l'offre et la prépondérance de la logistique. A itre d'exemple, je suis effaré par les discours élogieux de certains confrères sur Le "click and collect" (mesure d'urgence dont je comprends les raisons face la situation). Ce systéme est la mort assurée du libraire, ou au mieux la transformation des librairies en "librairies-garage". En réalité, tous ces discours pour sauver le soldat librairie et sa chaîne, ne vise qu'à défendre une rente "un livre s’achète dans une librairie". L'Amazon bashing est plus destructeur que constructif. Tous les clients d'Amazon se sentent montrer du doigts et donc fuient les librairies. Mais ce bashing est plus aisé qu'une remise en cause de notre mode de fonctionnement.

Ce qui me désole dans tous les propos des différents représentants de la chaîne du livre, c'est qu'il y a beaucoup de pleurs, de quémandes, de torts distribués aux autres (La Poste, Amazon, les collectivités publiques, ...), mais jamais de remise en cause du mode de fonctionnement de cette chaîne du livre et de ses métiers.

Marc Georges
La Demeure du Livre

Michel

23/05/2020 à 16:12

Que Monsieur Gallimard et cie commencent par reverser aux associations de lutte contre la pédocriminalité les millions d'euros touchés grâce à la vente du Journal de M. le grand pédophile, j'ai nommé Matzneff !!! Après vous pourrez quémander...

R. Raynal

23/05/2020 à 18:38

"Le livre est en danger" ou "Galligrasseuil est en danger" ?

Les auteurs, modulo la poignée de happy few qui vivent exclusivement de leur plume, ont tous, grâce à la pingrerie des gros de l'édition, un autre travail, et c'est heureux (pour une fois la touchante avarice des gros éditeurs qui, avec une unanimité confondante digne d'un cartel, accordent tous à leurs auteurs un généreux 8% avec force rictus douloureux aura servi à quelque chose).

Les petits éditeurs, à l'espérance de vie d'une Ephémère, ont toujours dansé sur le fil du rasoir. Ce sont eux qui sont habitués à vivre sous la pression du risque, ce qui explique que la grande majorité de nos amis libraires les évitent soigneusement.

Les auto-édités, eux, dont tous les vrais, les purs, les bons, les fous du zen et les marquis à bleu cordon savent qu'ils ne constituent qu'une masse grouillante de plébéiens incultes incapables d'aligner trois mots, ne sont de toute façon pas concerné par l'éventuelle chute de la maison Madrigal.

Bon, évidemment, les copains journalistes, politiciens, Star du petit et grand écran, les fils & filles de, les rejetons d'ambassadeurs ou de barons adeptes des fêtes (toujours un succès!) où s'empilent les Ferreros, les "ex" au carnet d'adresse bien rempli ou aux tontons bien en cours inonderont peut-être moins les officines survivantes de leurs indispensables proses germanopratines. Beaucoup de noms ("dont pas un ne mourra !") y perdront ce que la littérature, si tant est qu'elle ait jamais existé, y gagnera peut-être.

Peut-être assistera t'on à quelques "légers" ajustements, comme par exemple le développement de l'impression à la demande ("Adieu, Pilon, je t'aimais bien..."), parfois même dans la librairie elle même (et donc la fin du transport physique de livres imprimés sur place en quelques minutes devant le client-lecteur, qui pourrait même — la population vieillissant — choisir sa taille de caractère et sa pagination ; tiens, une idée que je lance comme ça, hein...) Mince, les libraires échapperaient à la gestion des retours et auraient plus de temps pour lire et sélectionner leurs produits, et ce serait la fin de la diffusion contrôlée par... Hem, Hum... Quelque chose me dit que les Grands éditeurs ont sentit le vent du boulet...

Pour l'énorme majorité des auteurs méprisés et sous payés par de grandes structures au fonctionnement archaïque qui jamais n'ont voulu se remettre en cause (qui, de nos jours, paye ses "fournisseurs" une fois l'an, sans aucune visibilité sur la progression de leurs ventes et donc sans aucune information sur leur éventuel revenu ?), nous allons vivre de très riches heures qui viendront enluminer les rudes et mornes journées de nos existences...

Antoine

23/05/2020 à 18:49

L'ensemble de la filière ? Signé par le CPE qui ne représente rien ? Et quoi pour les auteurs ?

koinsky

24/05/2020 à 06:27

La pandémie aura eu au moins le mérite de faire sortir du bois les loups de la chaîne du livre qui avaient pris la fâcheuse habitude de se servir grassement sur la bête. Désormais ils sont à découvert. Vulnérables, ils vont devoir réduire leur part scandaleuse du gâteau s'ils veulent survivre.

Pounon

24/05/2020 à 07:50

Je fais partie dela masse "grouillante et inculte" des auto-édités depuis plus de 13 ans et je me vois mal aller proposer mes titres aux libraires que je connais, sensibles peut-être aux 30 % ma remise sans avance sans gestion de stock et retours,.Je me contenterai des petits salons de campagne où l'on s'embrasse, casse la croute, sans couvrir les frais de route et d'inscription. La plèbe vous salue avec son masque. PS: je lis plus de 2,5 livres par an pour ma culture personnelle et par amitié avec les auteurs "les vrais". LOL

R. Raynal

24/05/2020 à 13:52

Attention, ami Pounon, frère en noircissement de pages, n'aurais-je pas été assez obscur ?
Je fais moi aussi parti du même panier de crabes toisé de haut par la haute noblesse de la rive gauche de l'écriture... À Plébéien, plébéien et demi !

pounon

24/05/2020 à 15:58

J'avais compris l'ironie du propos mais foin de jérémiades, nous assumons notre statut pour la postérité,
je travaille sur mon dix-huitième livre pour cet hiver peut-être ?

Dominick

24/05/2020 à 18:41

Réponse à ce Collectif d'éditeurs, auteurs et libraires qui lance une alerte sur la filière du livre, réclamant 500 millions d'€ à M.Macron -

Avant de vouloir sauver la filière du livre,
il faudrait d'abord penser à sauver le livre !

Perdu dans la bourrasque d'une édition démembrée,
le livre sombre dans le marasme de ces turpitudes du tout édité.

L'hémorragie devient impossible à juguler.

Avant de réclamer sur du court terme, ne serait-il pas possible d'apporter des réponses pour le long terme ?

La filière du livre est à un tournant de son histoire, se trouvant à la croisée de plusieurs chemins, pris par d'autres filières qui vont faire exploser le monde du livre, en ces morceaux que jamais nous ne pourront recoller.

Je reste persuadé que certains se gaussent de ces commentaires qui, pourtant, reposent sur du prévisionnel basé sur de l'analytique écrite, lorsque je faisais parti de la Charte, puis ensuite de la Ligue.

Vous riiez alors,
mais qui commencent à pleurer maintenant ?

Non que je veuille m'en réjouir, cela serait déplaisant, mais à la différence envers les rieurs, je n'eus l'égotisme qui me fit un rempart sur la clairvoyance des faits.

Sauvez le livre, avant de vouloir vous sauver,
cela siérait mieux à nos métiers.

Merci
Cordialement

baba

25/05/2020 à 08:30

ourquoi n'y a-t-il pas de ministère de la Culture aux États-Unis Comment peut-on reprocher à la gris aux Américains leur impérialisme culturel et leur absence de culture ? Pour comprendre ces paradoxes, Frédéric Martel a entrepris une grande enquête, sans précédent. À partir des archives inédites et de sept cents entretiens dans trente-cinq États, il reconstitue la politique culturelle américaine, de, John F Kennedy à Barack Obama. Ce faisant, il décrypte aussi le fonctionnement de la philanthropie, des fondations, du mécénat et met au jour le rôle central du gouvernement, la mission artistique des universités et la diversité culturelle américaine. Un système global et complexe apparaît alors, particulièrement efficace et totalement méconnu : si le Ministère de la Culture n'est nulle part, la vie culturelle est partout. Ce tableau, riche en nuances, ébranle nos certitudes; il reflète, en miroir, les contradictions, entre mythes et réalités, de notre propre système culturel. Depuis sa parution, De la culture en Amérique est devenu un ouvrage de référence sur les politiques culturelles en général et sur les États-Unis en particulier. Il a été traduit et discuté dans de nombreux pays

Droit biblio

25/05/2020 à 08:34

Et si l'on commençait à appliquer correctement les droits de bibliothèque ?
Un auteur n'est pas capable de connaître quelle biblio achète ou possède son ou ses livres, reçoit un décompte de droit des années après les achats (en vrac, bien entendu, sans possibilité de vérifier)... quand il le reçoit, car en général, il faut relancer bien des éditeurs qui « oublie » de vous envoyer une lettre (il faut les comprendre : envoyer une lettre à 3€ pour verser 90 centimes (sic) à un auteur a de quoi décourager bien des capitalistes acharnés !)
Avant de réformer un système, commençons par élaguer et y voir clair. Paiement dans l'année (trop dur avec l'informatique, comme les droits d'auteurs... mensuels !), décompte par biblio et département, etc.
C'est sûr que ce serait une révolution... qui ne coûterait pas 500 millions mais qui permettrait d'éclaircir le marigot dans lequel baigne les auteurs !

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Données bibliographiques : la BTLF s’associe à Booknet Canada

Désireuse d’offrir à ses abonnés un outil de recherche et de gestion de l’information répondant plus adéquatement aux besoins spécifiques de la chaîne du livre, la BTLF est heureuse d’annoncer son association avec BookNet Canada pour l’hébergement de Memento 3, qui sera lancé en janvier 2022.

02/02/2021, 09:38

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Nadine Perreault nommée directrice générale de Diffusion Dimedia

Le conseil d'administration de Diffusion Dimedia, société de distribution et de diffusion de livres en langue française au Québec et au Canada, annonce la nomination de Nadine Perreault au poste de directrice générale. Celle-ci fait suite au départ à la retraite de Serge Théroux le 31 décembre dernier, après 45 ans au service de Dimedia.

26/01/2021, 15:52

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Dilibel reste en Belgique pour “privilégier la qualité de service de proximité“

L’instauration du prix unique du livre en Belgique n’allait pas sans poser quelques interrogations aux libraires. Si la majorité des groupes français officiant outre-Quiévrain ont appliqué une tarification unique entre France et Belgique, le groupe Hachette Livre faisait de la résistance. Et le Syndicat des Libraires francophones de Belgique faisait les gros yeux, menaçant même de boycott, à demi-mot. 

21/01/2021, 18:35

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En 2019, Amazon France enregistrait près de 3 accidents du travail par jour

Depuis son ouvrage de 2013, En Amazonie. Infiltré dans le “meilleur des mondes”, le journaliste Jean-Baptiste Malet détaille le fonctionnement de la société de Jeff Bezos en France. Et ailleurs. Il vient de publier dans L’Humanité un nouvel article, faisant état de révélations sur les « données statistiques pourtant élémentaires concernant les conditions de travail dans les entrepôts français ». Un véritable choc. 

21/01/2021, 10:26

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En conflit avec Cyber Scribe, Dilicom renonce à facturer les éditeurs en 2021

La structure Dilicom, pointée par son partenaire CyberScribe, n’avait pas encore pris officiellement la parole. Pourtant mise en cause, la directrice générale, Véronique Backert vient d’adresser aux éditeurs un email apportant plusieurs précisions sur le conflit ouvert. Précisant par ailleurs que la rupture qui intervient entre les sociétés n’a « pas à être mise selon moi sur la place publique ».

20/01/2021, 13:14

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Interforum fournira les librairies belges depuis la France 

La semaine passée, les libraires de Belgique adressaient un message sans ménagement au groupe Hachette Livre, et sa filiale Dilibel. Cette dernière, accusée de maintenir une surtaxe sur le coût des livres importés de France, est menacée de boycott, tout bonnement. En effet, Hachette maintient un delta entre le prix France et le prix Belgique — alors que les ouvrages devraient être commercialisés à un prix unique. 

18/01/2021, 10:28

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France : libraires et éditeurs en première ligne d'une prise d'otage

Bisbille dans l’interprofession ? De toute évidence : la société Cyber Scribe, connue par ses services de référencements d’ouvrages pour les petites maisons et éditeurs autodistribués, fait les frais d’une colère de Dilicom. Dans un courrier émanant de la directrice générale, Véronique Backert, les clients découvrent un changement contractuel majeur : l’obligation de passer par Dilicom pour assurer « le référencement de vos titres dans le FEL et pour la transmission des commandes ». 

14/01/2021, 08:51

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Editis : “Toutes les branches d'Interforum n’ont pas une santé financière égale”

Les changements qui se profilent pour 2021 au sein de la filiale diffusion-distribution d’Editis ont provoqué de vives réactions. Certains, inéluctables, d’autres laissant les partenaires sociaux interrogatifs. D’un côté, le départ des maisons Le Seuil et La Martinière, qui ne devait intervenir qu’en 2024. De l'autre, la fermeture des trois salles de ventes, lieux d’accueil privilégiés pour les libraires.

06/01/2021, 15:02

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Interforum ferme trois salles de vente, MDS diffusera Seuil/ La Martinière en janvier 2022

L’année commence fort pour la filiale diffusion-distribution Interforum. Au terme d’une série de réunions survenues ce 5 janvier, plusieurs lignes de force se dégagent… à commencer par un Plan de Sauvegarde de l’Emploi. En cause, les mouvements qui sont à venir, avec le départ des fonds La Martinière groupe, incluant Le Seuil. Si les maisons d’édition avaient rejoint le giron de Média Participations en 2017, la diffusion-distribution restait chez Interforum, théoriquement jusqu’au terme du contrat de 2024. Mais plus pour longtemps.

05/01/2021, 18:06

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Des mangas érotiques, retirés de la vente chez Amazon ?

Apparemment, tous les mangas ne sont pas bons à vendre chez Amazon. Le géant en ligne a expulsé de ses étagères des titres avec un genre en commun, le ecchi. Autrement dit, tout ce qui a une connotation sexuelle. Cachez-moi ce sein que je ne saurais voir ? Pour le moment, personne ne se prononce officiellement.

18/12/2020, 12:40

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Des livres plus facilement pour les commerces de proximité

Le groupe de distribution NAP, qui anime le réseau Maison de la Presse, dispose de 1350 points de vente en France. Et revendique quelque 800.000 clients chaque jour. Il annonce avoir mis en place « une solution d’approvisionnement inédite » permettant aux commerçants de proximité de commander 38 000 références de livres, expédiées sous 24 à 48 heures partout en France.

11/12/2020, 17:22

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Les éditeurs demandent à Apple une meilleure remise sur les ebooks

Janvier 2021 marquera un grand tournant dans le monde de l’application : en effet, Apple va baisser le montant de la commission prise sur toutes les ventes réalisées via l’App Store. Passant de 30 % à 15 %, l’entreprise espère ainsi calmer la grogne ambiante, qui accuse la firme à la Pomme de croquer à trop grandes dents dans le business des développeurs. La remarque a été entendue… et suivie.

07/12/2020, 17:18

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20 millions € pour Relay@ADP, avec un prêt garanti par l'État

La société Relay@ADP, détenue à 49 % par Aéroports de Paris, à 49 % par Lagardère Travel Retail et à 2 % par Société de Distribution Aéroportuaire, responsable des activités de presse et de librairie dans les aéroports de Paris, contractera un prêt de 20 millions € auprès de BNP Paribas. La garantie de l'État est assurée, par un arrêté du 1er décembre dernier.

04/12/2020, 09:54

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Livr&co, la librairie en ligne qui assure une traçabilité des livres

S'il devient de plus en plus simple de s'informer pour consommer de manière écoresponsable, le lecteur se trouve parfois assez dépourvu. Les livres signalent généralement où leur impression a été réalisée, mais la librairie en ligne Livr&co souhaite faciliter les choix écoresponsables des lecteurs. Pour ce faire, la plateforme propose une traçabilité complète des livres...

02/12/2020, 12:36

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Black Friday : des employés d'Amazon en grève dans plusieurs pays

Derrière le slogan-hashtag #MakeAmazonPay, des travailleurs employés par Amazon dans plusieurs pays vont coordonner des actions de grève pour le Black Friday, jour de promotions organisé ce 27 novembre 2020 dans plusieurs pays et le 4 décembre prochain en France. Cette journée, traditionnellement très profitable pour Amazon, sera marquée par des actions aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Belgique, au Mexique ou encore au Bangladesh. Et peut-être en France...

27/11/2020, 10:23

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Liz et Grimm, des contes défaits, sous les voix de Féfé et Mélodie Orru

Destinée aux enfants à partir de 7 ans, portée par la petite Liz et son grand copain, le chat Grimm, la série les emmène dans le monde revisité des contes de fées, pour les aider à surmonter leurs grandes peurs et leurs petits tracas. Une collection inédite de livres audio jeunesse aux éditions Lizzie : les contes de fées remis au goût du jour.

25/11/2020, 17:03

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Les éditions Leduc rachètent la marque de papeterie Le Papier fait de la Résistance

Les éditions Leduc (groupe Albin Michel) annoncent l'acquisition de la marque de papeterie lyonnaise Le Papier fait de la Résistance, fondée en 2013 par Nicolas Guillemot. Calepins, cahiers, pochettes sont conçus par cette marque, qui s'est fait une spécialité des collaborations avec des maisons de haute couture comme Kenzo, Chanel ou le groupe LVMH.

24/11/2020, 11:50

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Anticiper les achats de livres pour Noël : la Belgique se mobilise

À compter du 30 octobre, la Belgique est entrée dans une nouvelle phase de confinement, déclarée par le Premier ministre, Alexander De Croo. Pour une durée de six semaines au moins, nos voisins d’outre-Quiévrain allaient vivre à domicile. Avec quelques aménagements toutefois en regard de la situation française.

23/11/2020, 13:55

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Macron : assouplir, ou la valse Covid en trois temps

Pas de déclarations fracassantes avant son allocution du 24 novembre : Emmanuel Macron prépare les Français à plusieurs scénarios. Mais un seul reste assuré : pas de déconfinement précipité, comme le confirme le ministre de la Santé, Olivier Véran. 

22/11/2020, 13:07

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Les Jeux olympiques de Paris 2024 recherchent des éditeurs, pour différents projets

Bon an mal an, les Jeux olympiques de Paris 2024 se préparent : un grand événement sportif, qui suppose aussi l'investissement de sommes démesurées, dans l'organisation et diverses opérations. Le Comité d’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 lance un appel à manifestation d'intérêt auprès des éditeurs, pour l'exploitation de la licence Paris 2024 dans plusieurs catégories éditoriales.

20/11/2020, 09:51

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Des livres en Ehpad : Korian, partenaire trop particulier pour les libraires ?

Toutes les librairies se valent-elles ? À l’heure du second confinement français, où le conseil de libraire a laissé place au retrait en magasin, on s’interroge. Amazon, l’épouvantail habituel, reste brandi comme il se doit, et la France est parvenue à empêcher la vente de livres dans les supermarchés et autres Fnac, pour ne pas concurrencer le click and collect des établissements. Mais ensuite, quoi ?

19/11/2020, 16:08

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Un nouveau cadre légal pour accompagner l'industrie du livre en Italie

À l’occasion de la conférence de presse de #ioleggoperché — le principal événement de promotion de la lecture en Italie — le ministre de la Culture annonce qu’il travaille à une loi pour réglementer la filière italienne du livre. L’AIE (Association des éditeurs italiens) s’en réjouit et confirme son soutien. 

19/11/2020, 11:31

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La fronde française : Pour un Noël sans Amazon

Passera-t-on Noël au balcon, mais sans Amazon ? Par une pétition adressée au Père Noël, sous la forme d’une lettre assez classique, un collectif en appelle à boycotter la firme américaine. Initiée par Matthieu Orphelin, député du Maine-et-Loire (ex-LREM), elle entend réaffirmer la nécessité d’un commerce de proximité, plus que d’un géant du net…

17/11/2020, 16:49

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Pour une littérature qui a la frite : “Lisez-vous le belge ?”

C’est inédit dans le monde du livre belge : des éditeurs et éditrices aux auteurs et autrices, en passant par les libraires et les bibliothécaires, l’ensemble du secteur se mobilise à l’occasion d’une campagne de promotion du livre belge francophone. Celle-ci s’étendra du 16 novembre au 25 décembre et posera à tous et toutes une question simple, mais primordiale : « Lisez-vous le belge ? ».

17/11/2020, 12:53

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Italie : faillite du plus ancien éditeur de dictionnaires et d'encyclopédies

UTET Grandi Opere (Grandes Œuvres) — la branche de la maison d’édition UTET, fondée en 1791 à Turin – spécialisée dans les dictionnaires, les encyclopédies et les beaux livres — a fait faillite. Une conséquence de la crise sanitaire et économique due à la pandémie de Covid-19 ?

17/11/2020, 11:07

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Amertume et inquiétude : l'occasion manquée pour les librairies

Après les annonces de Jean Castex, Premier ministre, le Syndicat de la librairie française fait état d'une déception non feinte. Quinze jours de lobbying intense n'auront abouti qu'à l'interdiction de vente de livres dans d'autres espaces – grandes surfaces et enseignes type Fnac. Mais pas à la réouverture des librairies ni l'accueil des clients. Leur message est ici proposé dans son intégralité.

13/11/2020, 21:09

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Travailleurs noirs et latinos “intentionnellement” mis en danger chez Amazon

Pour effarant que soit le terme de “minorités” il pointe dans une procédure contre le géant du commerce les victimes toutes désignées. Le recours collectif pour discrimination présumée, porté devant le tribunal fédéral de New York, ce 12 novembre en fait amplement état.

13/11/2020, 12:28

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Confinement : l'édition soutient la librairie, à bonne distance sanitaire

Dès l'hypothèse d'un deuxième confinement posée, accompagnée par la fermeture des commerces, le Syndicat national de l'édition s'est manifesté aux côtés du Syndicat de la librairie française pour réclamer une dérogation pour les libraires. Mais la mobilisation conjointe des deux syndicats patronaux n'aura pas suffi, et voilà les librairies fermées au public pour deux semaines supplémentaires, au moins.

13/11/2020, 12:07

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Centres commerciaux fermés : Furet du Nord et Decitre très concernés

Ce vendredi soir, ce sont près de 130 centres commerciaux supplémentaires qui fermeront — leur superficie excède les 10.000 m2, norme désormais imposée par le gouvernement. Nouvelle mesure sanitaire sévère, qui concernait déjà les espaces de plus de 20.000 m2. Soit désormais plus de 500 centres en France. Pour autant, le groupe Furet Decitre s’inquiète d’une essentialité des librairies, à géométrie variable.

05/03/2021, 16:14

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Traducteurs littéraires : aujourd’hui et demain

En s’appuyant sur La condition socio-économique des traducteurs littéraires, une enquête réalisée auprès des adhérents de l’ATLF en décembre 2019 dans le sillage des États généraux du livre et du rapport Racine, les intervenants parleront des conditions de travail des traducteurs littéraires, avant, pendant et après la crise sanitaire.

05/03/2021, 15:05

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Culture : les inégalités entre les femmes et les hommes persistent

À l'occasion de la journée internationale des droits des femmes, le ministère de la Culture publie l'édition 2021 de l'Observatoire de l'égalité entre femmes et hommes dans le domaine de la culture et de la communication. « De l’entrée dans la vie active à la reconnaissance de leur talent, la déperdition reste forte », indique encore ce rapport annuel.

05/03/2021, 12:15

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Les livres du Dr. Seuss jugés racistes resteront disponibles dans des bibliothèques

En annonçant la fin de la vente de 6 ouvrages du Dr. Seuss, pour cause d'imagerie raciste, la société Dr. Seuss Enterprises, qui gère le patrimoine de l'auteur, a relancé le débat autour du poids de la représentation et de la mémoire littéraire. Plusieurs bibliothèques américaines, dont le réseau new-yorkais, ont assuré que les titres seront toujours disponibles au prêt.

05/03/2021, 11:26

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Lire des livres au téléphone : l’initiative d’une libraire pour combattre la solitude

Lire des livres au téléphone : voici comment peut évoluer la profession du libraire et instaurer une nouvelle relation avec les lecteurs. Plus proche, plus chaleureuse, même dans une période où la proximité ne semble pas être à l’ordre du jour… Une initiative mise en place par une libraire italienne de Trieste pendant la deuxième vague de la pandémie a suscité nombre d’adhésions. Et en France, avec L’école des loisirs, un projet similaire dans le secteur jeunesse a vu le jour. 

05/03/2021, 09:46

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Inde : une ancienne prison abrite des manuscrits sur feuilles de palmier

Une des plus anciennes prisons de l'État indien du Kerala, au Sud-Ouest du pays, accueillera bientôt les Archives centrales, et une collection inestimable de manuscrits sur ôles, les feuilles de palmier. Ces documents retracent l'histoire Travancore, ancien État princier des Indes britanniques.

05/03/2021, 09:11

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La complainte de Superman, un poème inédit de Nabokov

Quelques années avant la publication de son Lolita, Vladimir Nabokov s’était aventuré dans le monde de la poésie. Et pas n’importe comment : un texte, composé en juin 1942, vient d’être retrouvé. The Man of To-morrow’s Lament se présente comme un monologue, dont le personnage n’est autre que Superman. Une figure éminemment américaine, pour cet émigré arrivé le 28 mai 1940 à New York.  

04/03/2021, 16:13

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Accusé d'agression sexuelle, PPDA se défend : “Il ne s'est rien passé”

Invité sur TMC, chaîne du groupe TF1, qui l’avait dégagé, Patrick Poivre d’Arvor a officiellement pris la parole pour répondre aux accusations qui pèsent. Lancées par Florence Porcel, dans une plainte pour viol, elles mettent lourdement en cause l’ancien présentateur, dépeint comme un homme ayant eu une emprise sur elle. Le tout doublé par la parution en janvier dernier d’un ouvrage à clefs, Pandorini.

04/03/2021, 15:00

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L'année 2020 s'achève moins mal que redouté chez Editis

Les tractations entre les groupes Lagardère et Vivendi n’ont pas fait parler d’eux depuis près d’un mois. Pour autant, les entités affichent des résultats assez nuancés. Ceux de Vivendi, incluant la maison Editis, sont ensoleillés, avec 1,2 % de croissance, à 16,09 milliards €, et un résultat opérationnel de 1,468 milliard €, à 6,3 % de hausse. En somme, tout va plutôt bien, dans l’ensemble.

04/03/2021, 14:58

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200.000 € en trois jours pour le documentaire consacré à Mike Mignola, créateur d’Hellboy

Le documentaire Mike Mignola : Drawing Monsters reviendra sur la carrière de l’auteur et sur l’influence de son diable alcoolique au sein de la pop culture. Lancé le 2 mars dernier, le kick-starter finançant le projet a atteint son objectif de 50.000 $ en moins de 24 h, et continue depuis de grimper. Il faut dire que le film à venir a de quoi intéresser les fans : on y apprendrait notamment le rôle de Neil Gaiman sur le scénario du film HellBoy 2 de Guillermo Del Toro. 

04/03/2021, 13:08

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Bibliothèque Sainte-Barbe : “semi-victoire” pour les étudiants, mais la grève se poursuit

Mobilisés depuis la fin de l'année 2020 pour défendre leurs droits, les moniteurs-étudiants de la bibliothèque Sainte-Barbe se réjouissent de nouvelles garanties d'activité en cas de confinement et de fermeture de l'établissement. Pour autant, la mobilisation du personnel de la bibliothèque ne s'interrompt pas, après l'annonce de la suppression de deux postes de contractuels.

04/03/2021, 12:38

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Allemagne : les librairies du pays ouvertes à partir du 8 mars

La chancelière Angela Merkel a annoncé ce mercredi 3 mars un plan de sortie de confinement et d'allégement des contraintes sanitaires dans le pays. Celui-ci inclut une réouverture des librairies allemandes à partir du 8 mars. Les commerces du livre étaient fermés depuis le 16 décembre dernier, avec quelques exceptions au sein des Länder.

04/03/2021, 10:25

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Géorgie : la crise politique avive les craintes pour la liberté d'expression

Une crise politique de forte ampleur s'est déclarée en Géorgie, après l'arrestation, le 23 février, de l'opposant au pouvoir Nika Melia, député et président du Mouvement national uni. Des manifestations ont eu lieu dans la capitale Tbilissi, avant un fragile retour au calme provoqué par une rencontre entre la présidente, Salomé Zourabichvili, et le président du Conseil européen, Charles Michel.

04/03/2021, 09:55

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Niala, une BD érotique chez Glénat taxée de racisme 

Encore un coup de la Cinquième colonne ? Les éditions Glénat ont dû affronter une tornade, doublée — ô misère ! — d’une pétition, alors que s’avançait la publication de Niala. Cette bande dessinée érotique devait sortir le 10 mars. Mais, revirement, l’éditeur s'est retrouvé au milieu d'une vilaine polémique. Selon ses détracteurs, elle reprendrait « les principes des bandes dessinées racistes des années 50 ».

03/03/2021, 18:02

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MeFu : première association d'auteurs de BD professionnels en Italie

Né comme groupe de recherche au printemps dernier, MeFu – Mestieri del Fumetto – est aujourd’hui la première association de professionnels (scénaristes, illustrateurs, coloristes…) de la bande dessinée en Italie, dans une période où ce genre semble être de plus en plus apprécié par les lecteurs. 

03/03/2021, 16:21

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L'UNESCO recherche sa Capitale mondiale du livre pour 2023

L'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) a lancé un appel à candidatures pour désigner la Capitale mondiale du livre pour l'année 2023, qui succédera à Guadalajara (Mexique). Pour rappel, les villes candidates devront présenter un projet global pour la promotion du livre et de la lecture, avec des effets à long terme.

03/03/2021, 12:07

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Recherche : Google et Sci-Hub, plus pratiques que les accès des bibliothèques ?

Le consortium Couperin publie une étude consacrée aux pratiques de recherche documentaire des chercheurs français en 2020, réalisée auprès de 5600 répondants environ sur une période de plusieurs mois. L'objectif était de cerner au mieux les pratiques et les besoins des chercheurs en matière de documentation, dans la perspective du renouvellement des marchés d’outils bibliographiques et bibliométriques. Il semble en tout cas que les accès à la documentation via les bibliothèques restent problématiques...

03/03/2021, 10:55

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Joel Dicker quitte son éditeur et Hachette pour créer sa maison

Le plus grand vendeur de romans de l’année 2020, Joël Dicker, annonce un nouveau départ. Une nouvelle carrière, qui le pousse à quitter sa maison originelle, les éditions De Fallois, où il a publié ses précédents romans. L’aventure sera plus personnelle encore, puisqu’il envisage de monter sa propre structure, dont il confie la responsabilité au groupe Editis.

03/03/2021, 08:29

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Jacques Henri Lartigue : 100 photos pour la liberté de la presse

Depuis bientôt trente ans, Reporters sans frontières met à l’honneur les photographes les plus marquants du XXe siècle. C’est tout naturellement que Jacques Henri Lartigue et ses images iconiques et joyeuses trouvent aujourd’hui leur place aux côtés de celles de Cartier-Bresson, Doisneau et tous les autres. Une ode à la joie de vivre ! 

03/03/2021, 00:07

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La médiathèque de Verdun, L'Æncre, sort de terre... sur Minecraft

Ils partirent, ils étaient une vingtaine. Et par un prompt renfort, ils se virent des centaines quand la médiathèque surgit des entrailles de Minecraft. Pour concevoir la nouvelle médiathèque de Verdun, la ville a en effet sollicité l’aide de citoyens. Avec le concours de Michaël George, chef de projet, ils ont dessiné et modélisé L’Æncre, le futur bâtiment.

02/03/2021, 16:44

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Valèria Gaillard Francesch et Željka Somun accueillies au Chalet Mauriac

Ce lundi 1er mars a marqué l'ouverture d'une nouvelle saison au Chalet Mauriac, à Saint-Symphorien, en Gironde. Deux traductrices, l'une venant d'Espagne et l'autre de Croatie, sont accueillies, pour ouvrir l'année. Pour la première fois, les résidences cinéma du Chalet Mauriac seront dotées de bourses de création.

02/03/2021, 16:06

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“Pluralisme”, “neutralité du service public” : une loi pour les bibliothèques

Particulièrement attendue par la profession depuis son dépôt au Sénat le 3 février dernier, la proposition de loi de la sénatrice d'Ille-et-Vilaine Sylvie Robert, relative aux bibliothèques et au développement de la lecture publique, est désormais publique. Elle insiste notamment sur les notions de « pluralisme » et de « neutralité du service public » pour définir les principes fondamentaux des bibliothèques.

02/03/2021, 15:44

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Pour cause d'imagerie raciste, 6 titres du Dr. Seuss retirés des librairies

Aux États-Unis, le Dr. Seuss, Theodor Seuss Geisel (1904-1991) de son vrai nom, est une véritable institution de la littérature pour la jeunesse. Mais même les institutions évoluent : la société Dr. Seuss Enterprises, qui gère le patrimoine de l'écrivain décédé, annonce ainsi la fin des ventes de 6 ouvrages, dont And to Think That I Saw It on Mulberry Street (1937) et If I Ran the Zoo (1950), qui véhiculent une imagerie raciste.

02/03/2021, 13:22

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Malgré la pandémie, 426 livres traduits du français publiés aux États-Unis en 2021

Pour l'instant, les effets de la pandémie ne se font pas encore ressentir sur l'appétence des éditeurs américains pour des ouvrages français : 426 titres seront en effet traduits et publiés en 2021, aux États-Unis, selon le relevé des services culturels de l'ambassade française.

02/03/2021, 12:24

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Mort du poète jordanien Tayseer Al-Najjar, emprisonné aux Émirats arabes unis

Le poète et journaliste jordanien Tayseer Al-Najjar est décédé le jeudi 18 février dernier à l'âge de 46 ans d'une défaillance cardiaque. Selon sa famille et ses proches, la peine de prison qu'il avait effectuée entre 2016 et 2019 à Alwathba, non loin de la capitale des Émirats arabes unis, Abou Dabi, serait à l'origine des dégradations de ses conditions de santé.

02/03/2021, 11:25

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Au Bangladesh, la mort de l'écrivain Mushtaq Ahmed en prison enflamme la population

Emprisonné depuis le mois de mai 2020, reconnu coupable de « diffusion de fausses informations » sur les réseaux sociaux, l'écrivain bangladais Mushtaq Ahmed est décédé le jeudi 25 février dernier dans sa cellule, à l'âge de 53 ans. Depuis l'annonce de sa mort, une partie de la population est descendue dans la rue, pour critiquer la loi à l'origine de son emprisonnement, qui restreint considérablement les libertés sur internet.

02/03/2021, 10:50

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La poésie d'Amanda Gorman doit-elle être seulement traduite par une personne noire ?

Depuis ses interventions à l'investiture de Joe Biden, puis au Super Bowl, la poétesse afro-américaine Amanda Gorman jouit d'une popularité exceptionnelle, entraînant un intérêt de l'édition mondiale pour ses textes. Aux Pays-Bas, la traduction d'un recueil de ses poèmes a toutefois créé une polémique : l'éditeur a choisi de confier la traduction à une personne blanche, l'auteur·e Marieke Lucas Rijneveld, une décision critiquée.

02/03/2021, 10:00

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Ce 8 mars, que “le génie des femmes vous accompagne au quotidien” 

L’appel est moins formel que celui du 18 juin, mais tout aussi enthousiaste : « Transmettons la force et l’énergie créatrice des femmes en célébrant la Journée internationale des droits des femmes avec nos Box du 8 Mars ! » Les éditions des femmes — Antoinette Fouque ont concocté des box de livres, pour cette occasion toute particulière, déclinées à travers 7 thématiques à découvrir.

01/03/2021, 17:44

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Leïla Slimani, marraine de la 26e édition de la Semaine de la langue française

Rendez-vous de tous les amoureux de la langue française, en France et dans le monde, la Semaine de la langue française et de la Francophonie se tiendra du 13 au 21 mars 2021, prenant cette année un tournant résolument numérique. L’écrivaine et journaliste Leïla Slimani, prix Goncourt en 2016 pour son roman Chanson douce, sera la marraine de cette édition particulière, placée sous le thème d’« Un bol d’air ! »

01/03/2021, 17:42

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Jonathan Coe, Alessandro Baricco, Umberto Eco : La compagnie des géants

La Compagnie des Géants. Un nom prédestiné pour une nouvelle collection qui s’ouvre avec de tels auteurs. Les trois premiers titres de ces ouvrages, destinés aux 8/12 ans donnent le ton : faire appel à des auteurs d’aujourd’hui pour raconter aux enfants des histoires de leur choix. Dans ce volet jeunesse, l’éditeur revendique une qualité et une ouverture aux ailleurs…

01/03/2021, 17:06

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Afghanistan : des bibliothèques en mémoire des femmes victimes du terrorisme

En Afghanistan, alors que des négociations sont ouvertes depuis plusieurs mois entre le gouvernement et les talibans, les attentats et autres actes de violence revendiqués ou non par ces derniers, ainsi que les représailles des autorités, font de plus en plus de victimes au sein de la population. Si ces attaques laissent derrière elles des morts et des vies brisées, elles ont motivé l'ouverture de plusieurs bibliothèques, en hommage aux femmes victimes des attentats.

01/03/2021, 16:57

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Accessibilité des livres : quelles obligations pour les éditeurs ?

L'Acte législatif européen sur l'accessibilité, voté en mars 2019, rendra prochainement obligatoires un certain nombre de points garantissant l'accessibilité aux livres. Il doit entrer en vigueur en 2025, mais les acteurs de la chaine du livre se préparent déjà aux conséquences, dont les éditeurs.

01/03/2021, 15:54

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E.L. James (Cinquante nuances de Grey) chez Sourcebooks pour valoriser les autrices 

L'autrice E.L. James s'essaye (un peu) à l'édition, à travers un partenariat avec la société Sourcebooks. L'autrice de Cinquante nuances de Grey a confié l'exploitation de l'intégralité de son catalogue à la maison d'édition, qui ouvre à cette occasion une nouvelle filiale dédiée aux récits écrits par des femmes. James ne s'éloigne pas trop de Penguin Random House, puisque le groupe possède 45 % de Sourcebooks.

01/03/2021, 15:11

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Hachette acquiert un nouvel éditeur de jeux de société, Le Scorpion Masqué

Dans un communiqué, le groupe Hachette annonce l'acquisition de l’éditeur québécois de création de jeux de société Le Scorpion Masqué. Ce rachat intervient quelques semaines après celui de Sorry We Are French, autre studio de création de jeux de société, et Le Scorpion Masqué devient le 4e studio de création et de développement de jeux de société du groupe, avec Studio H et Funnyfox.

01/03/2021, 12:48

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Des araignées dans la bibliothèque, recluses et... lectrices ?

Plusieurs bâtiments du campus Ann Arbor de l'université du Michigan ont abrité des hôtes légèrement indésirables. Assez peu dangereux, en fin de compte, mais suffisamment pour fermer la bibliothèque, notamment, le temps de la rendre à nouveau sûre. En effet, plusieurs Loxosceles rufescens, ou araignées violonistes, s'étaient installées dans les lieux...

01/03/2021, 11:03

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L’intervention des bêta-lecteurs dans l’apprentissage de l’écriture créative en ligne

Sur le modèle anglo-saxon sont apparues des plateformes d’écriture en ligne françaises. À la fois outils numériques et réseaux sociaux, elles se sont particulièrement développées depuis les années 2010. Elles proposent un apprentissage de l’écriture créative en plaçant au cœur de leur fonctionnement les bêta-lecteurs. Quel est leur rôle ? Comment s'intègrent-ils dans la chaîne du livre ?

01/03/2021, 10:51