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“Le livre est en danger” : l'édition demande 500 millions € à Emmanuel Macron

Dans un texte largement signé par l’interprofession, la filière livre interpelle le président de la République. Emmanuel Macron, plongeant la France dans le confinement, avait eu cette injonction : « Lisez ! » Mais au terme de deux mois de panique et d’inquiétude, l’industrie du livre en appelle aux pouvoirs publics.

Le 23/05/2020 à 08:38 par Nicolas Gary

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Publié le :

23/05/2020 à 08:38

Nicolas Gary

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500 millions €, c’est la somme nécessaire pour « traverser cette crise, non sans dommages, mais avec l’assurance de pouvoir simplement redémarrer ». La pétition, adressée au président, souligne la nécessité de travailler communément avec les services de l’Etat à un « plan de relance d’ampleur ».

Et d’énumérer plusieurs modalités : « [U]ne politique résolue de soutien à l’offre, subventions, prêts, exonération de charges sociales et de taxes… et par une amplification ponctuelle de la demande, avec des commandes massives par les bibliothèques et des opérations d’envergure liées au Pass-Culture et au Chèque Lire. »

Le projet fédère l’ensemble de la chaîne : auteurs, éditeurs, libraires, qui depuis deux mois, sont en relation directe avec le ministère de la Culture, « dans un vrai esprit de concertation ». Mais pour que les échanges aboutissent, assurent-ils, il faudra « une aide à la hauteur des 500 millions d’euros de pertes que la filière va subir ».

La filière déplore d’ailleurs que le 6 mai, durant la présentation remarquée pour sa remarquable orientation jambon/fromage, le président n’ait choisi « de ne plus parler des livres ni de celles et de ceux qui les écrivent, les traduisent, les éditent et les vendent ». 

Comment se faisait-il que depuis l’heure d’une invitation à la lecture originelle, plus un mot ne soit adressé à l’attention de la filière ? Les chiffres sont pourtant là pour démontrer que la crise a fait de sérieux dégâts : fermeture des librairies, avec perte « de la quasi-totalité de leur chiffre d’affaires et de plus de 80 % pour les maisons d’édition ». 

Les autres métiers n’ont pas moins souffert — diffusion, distribution, imprimeurs, « lourdement impactés ». Et en première ligne, les auteurs, « privés de ventes de livres et de rencontres rémunérées, connaissent une perte de revenus sans précédent ». Illustrateurs, traducteurs, tout le monde a été frappé, avec cette conclusion : « Le monde du livre est en danger. »

«L’Etat se doit d’empêcher l’effondrement de cette filière vitale pour toute notre société ; et elle tient sa force des talents et des structures les plus divers. [...] Vous avez eu raison d’inviter les Français à lire pendant cette période de confinement. Aidez-nous maintenant à ce qu’ils puissent continuer à le faire à l’avenir, au nom des mêmes valeurs de qualité et de diversité, en maintenant en vie un secteur fragile, aujourd’hui en grand péril. »

Et la situation d'autant plus tendue qu'en milieu de semaine, le ministre de la Culture, Franck Riester, a donné chaud à toute la profession : à l'Assemblée nationale, il annonce 100 millions € « notamment pour les éditeurs », avant de se rétracter étrangement sur Twitter dans la foulée.

Et pourtant, dans les coulisses...

Sollicité par ActuaLitté, le président du Syndicat national de l’édition, Vincent Montagne, indique qu’il s’agit là d’un « appel pour faire entendre toute la filière, ses craintes et ses besoins ». Les 500 millions € estimés par les professionnels réunis au sein de France Creative seront la véritable bouffée d’oxygène pour l’industrie — bien au-delà des 5 millions € que le Centre national du livre avait voté en aide d’urgence. « L'objectif est d'apporter à nos entreprises les moyens d'être toujours présentes dans 12 ou 18 mois ! » Et d'obtenir de l'État un véritable engagement, donc.

« Se tourner vers l’État, évidemment, toutes les industries le font, c’est impératif », nous indique un membre du SNE. Et de poursuivre : « Cependant, le choix de la fermeture totale des librairies était une erreur. Et le positionnement trop ferme du Syndicat de la librairie française, regretté par Jack Lang — le ministre de la loi sur le prix unique, tout de même — n’a aidé personne. »

On reconnaît dans le même temps « le colossal travail fourni durant les jours du confinement » – une infolettre très régulière sur les évolutions, les points d'étape, l'évolutions des échanges et discussions ou encore le suivi logistique et juridique, dès le 15 mars.

D'autres ont écouté avec attention « le silence assourdissant du SNE », durant cette période. « Des discussions ouvertes pour aménager l’ouverture des librairies, leur apporter un soutien spécifique, afin de garantir une ouverture sécurisée et minimale n’ont en fait pas abouti », note avec prudence un proche du dossier. « Peut-être que le SNE aurait pu se manifester un peu plus, en effet », ajoute avec un rictus un éditeur membre du syndicat.

Les libraires eux-mêmes n’ont en effet pas tous goûté la position adoptée par le SLF — tout particulièrement après que le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a tendu la main. Soutenue par une partie des libraires adhérents, cette décision de fermeture complète n’a pour autant pas fait l’unanimité. Et même les libraires ayant soutenu la décision du Syndicat ont fini par mettre en place des solutions de repli.

librairie distanciation
ActuaLitté, CC BY SA 2.0

D’autres nuancent, en évoquant le travail de rapprochement entre le SLF et la distribution — avec des lignes rouges à ne pas franchir, « pour éviter les risques d’entente ». Exercice délicat, attendu que nombre de membres du bureau sont également aux commandes de structure de diffusion/distribution, justement. Mais comme on s’accorde à le reconnaître, « les échanges sont parfois compliqués — et peu lisible depuis l’extérieur —, même si la communication semble lisse ». Avec cette conclusion : « Nous avons vécu une période inédite et complexe, comme jamais. » 

Pour un libraire du sud de la France, « le risque véritable, c’est qu’après ce camouflet, où le Syndicat a mis un terme à toute discussion possible, l’État nous sourit gentiment, moins prompt à écouter les doléances ». Il poursuit : « La prudence était de mise, dans les premiers jours du confinement, évidemment, mais par la suite, avoir refusé un dialogue pourrait avoir des conséquences. » Non que l'État refuse la demande d'aide, mais peut-être qu'il se montrerait moins sensible.

Avant d'ajouter : « La preuve, c'est que finalement, tout le monde a tenté de se lancer dans le drive ou le click and collect, progressivement. Il n'était pas question de réouvrir comme des brutes, mais d'accepter de discuter... C’était tout de même une occasion unique – et manquée ? – pour nous, avec la fermeture des entrepôts d’Amazon, et les difficultés que l’on connaît chez Fnac. »

L’appel est désormais lancé, à l’attention de l’Élysée. Et les doigts sont croisés.

La Lettre ouverte est parue dans Le Monde, réunissant 635 auteurs, éditeurs et libraires. Pas de chance, il faudra être abonné pour la consulter.

mise à jour 12 h 57 : 

Un communiqué collectif, émanant du Conseil Permanent des Écrivains, du Syndicat national de l’édition et du Syndicat de la librairie française accompagne le texte de la pétition. Il est reproduit ci-dessous dans son intégralité.

L’ensemble de la chaîne du Livre se mobilise ainsi de manière solidaire parce que c’est tout le secteur qui est en péril. Si un plan de relance ambitieux en faveur du livre et de la lecture n’est pas enclenché, de nombreux acteurs vont disparaître, d’autres vont devoir lutter pour seulement survivre. Au-delà du désastre économique, cette atteinte à la diversité et au dynamisme de la filière aura des conséquences sociales et culturelles pour tous les Français et pour longtemps.

Cet appel est le fruit d’une inquiétude largement partagée : au milieu du concert de déclarations, de promesses, d’annonces, le livre fait figure de grand oublié. Il faut prendre la mesure réelle du danger : le recours aux prêts, même garantis, est une solution, mais partielle et il faudra les rembourser. Par ailleurs, le montant prévu de cinq millions d’euros apporté par le Centre national du livre est tout à fait insuffisant.

Il est absolument indispensable de fournir au monde du livre une aide de plusieurs centaines de millions d’euros pour traverser cette crise, non sans dommages, mais avec l’assurance de pouvoir simplement redémarrer, une aide à la hauteur des pertes que la filière va subir. C’est maintenant ou jamais.

Des pistes ont été proposées, notamment les exonérations totales de charges, d’autres mesures comme le chèque Lire ou un Pass lecture sont aussi à l’étude.

Cette tribune solidaire est là pour que les déclarations et les idées se concrétisent. Elle parle d’une seule voix et elle parle fort car tous les maillons de notre chaîne sont interdépendants. Cet appel est une urgence absolue.

illustration : Emmanuel Macron, capture d'écran

Par Nicolas Gary
Contact : ng@actualitte.com

13 Commentaires

 

Dominick

23/05/2020 à 15:17

La filière du livre est en danger bien avant le confinement, et les appels pour sauver certain-es, serait juste une perfusion financière sur du cours terme.
Nous avons d'autres filières de financement, mais il faudrait accepter d'être sur du renoncement d'adéquations qui n'ont plus lieu d'être.
J'ai à maintes reprises annoncer le déclin de l'édition par des facteurs qui l'amène progressivement, ce déclin.
Le premier renoncement serait le prêt gratuit en bibliothèques- j'ai déjà fait assez de commentaires sans avoir à revenir dessus, % serait pour un fonds de solidarité national, un % pour l'achat, enfin un % pour faire faire des interventions d'auteur-es, régionaux, nationaux  - Si à 'encontre les médiathèques devaient d'être la bouffé d'oxygène en achetant massivement, les principaux bénéficiaires seraient  (encore ) les entreprises gérées par des consortiums. Par l'impact de cet investissement, seraient bénéficiaires, les auteur-es de ces maisons sachant que peu sont des vrais professionnels vivants de leur littérature, que sont les écrivain-es, les Bédéistes, les illustrateur-trices.
Ce plan de restructuration n'incluant pas forcement tous les indépendants, qui sont eux, plus fragilisés par cette crise, alors que c'est peut-être vers eux et en priorité, que devrait se tourner le gvt, car l'emploi dans ce secteur est primordial pour l'économie locale et nationale.
Hors ces achats massifs pour ces entreprises via des subventions, reviendraient à différencier les contributeurs à l'impôt en fonction de leur importance. L'abolition du prêt gratuit serait une solution, car il devient urgent d'arrêter cette mascarade du fameux argu qui indiquerait que la culture doit être accessible à tous - Cependant  n'écartant la probabilité que les plus démunis auraient une garantie de prêt gratuit- , l'autre plus complexe, c'est d'envisager une meilleur régulation du marché de l'occasion géré par des sociétés.
Envisager d'obliger ces sociétés à reverser un % à un organisme tel le CNL, SNL SOFIA, qui serait garant d'un fonds de solidarité pour tous les éditeurs, auteur-es France. Ce fonds solidaire alimenté par un % sur du prêt payant et du marché de l'occasion, serait là une meilleure condition équitable que de puiser dans ces subventions alimentées par l'impôt.
Un seul facteur restant la régularisation de l'édition, le flux important de parutions fait qu'à ce jour, nous avons plus de livres que nous pourrons avoir de lecteurs pour les lire.
Je défie quiconque d'interdire à un auteur, une maison d'édition, de faire le ménage pour que cette masse importante qui étouffe le marché du livre, ne devienne qu'un petit tas de livres, désengorgeant ce marché.
Des auteur-es préconisent cette solution, mais nous pourrions rétorquer : Pourquoi ne seriez vous pas par celui que cette régularisation se fasse ?
Bref, ce débat des sujets récurrents, mais où chacun ne veut s'impliquer.
Il est vrai qu'il est plus facile de demander un chèque que de balayer devant les écuries d'Augias, afin de nettoyer les besoins d'une seule mouvance éditoriale qui déjà règne, maîtresse du marché.N'oublions que l'après-confinement qui s'annonce en pas feutrés, va pour l'instant, être bénéfique pour ces maisons d'éditions et par ricochet, à leurs auteur-es, tandis que les faillites sont en train de se prononcer pour nombre d'entre nous.L'espèce de l'édition de région est bien en voie de disparition, mais ne sera pas un vecteur régulant le marché, mais en sera l'un des tranchants du couteau.Ce tranchant sera celui qui coupera la veine de l'édition inondant encore plus abondamment l'auto-édition sauvage et l'éclosion de toutes ces sociétés qui sont déjà pléthore et à l'affut de bonnes affaires livresques.Donc, je crois que cet appel, n'étant que pour une seule filière, sera peut-être la mise à mort de la nôtre.
  
"Le livre,la plus belle conquête du lecteur. "

M, l'éditeur

Dominick

23/05/2020 à 15:29

Il est dommage que je laissa passer quelques fautes d'orthographe, parfois le geste est plus rapide que la pensée et je n'ai pensé que j'ai trop vite poseter mon commentaire. Mais l'idée est postée. Merci
Donc relu :
La filière du livre est en danger bien avant le confinement, et les appels pour sauver certain-es, serait juste une perfusion financière sur du cours terme.
Nous avons d'autres filières de financement, mais il faudrait accepter d'être sur du renoncement d'adéquations qui n'ont plus lieu d'être.
J'ai à maintes reprises annoncer le déclin de l'édition par des facteurs qui l'amène progressivement, ce déclin.
Le premier renoncement serait le prêt gratuit en bibliothèques- j'ai déjà fait assez de commentaires sans avoir à revenir dessus, % serait pour un fonds de solidarité national, un % pour l'achat, enfin un % pour faire faire des interventions d'auteur-es, régionaux, nationaux  - Si à 'encontre les médiathèques devaient d'être la bouffé d'oxygène en achetant massivement, les principaux bénéficiaires seraient  (encore ) les entreprises gérées par des consortiums. Par l'impact de cet investissement, seraient bénéficiaires, les auteur-es de ces maisons sachant que peu sont des vrais professionnels vivants de leur littérature, que sont les écrivain-es, les Bédéistes, les illustrateur-trices.
Ce plan de restructuration n'incluant pas forcement tous les indépendants, qui sont eux, plus fragilisés par cette crise, alors que c'est peut-être vers eux et en priorité, que devrait se tourner le gvt, car l'emploi dans ce secteur est primordial pour l'économie locale et nationale.
Hors ces achats massifs pour ces entreprises via des subventions, reviendraient à différencier les contributeurs à l'impôt en fonction de leur importance. L'abolition du prêt gratuit serait une solution, car il devient urgent d'arrêter cette mascarade du fameux argu qui indiquerait que la culture doit être accessible à tous - Cependant  n'écartant la probabilité que les plus démunis auraient une garantie de prêt gratuit- , l'autre plus complexe, c'est d'envisager une meilleur régulation du marché de l'occasion géré par des sociétés.
Envisager d'obliger ces sociétés à reverser un % à un organisme tel le CNL, SNL SOFIA, qui serait garant d'un fonds de solidarité pour tous les éditeurs, auteur-es France. Ce fonds solidaire alimenté par un % sur du prêt payant et du marché de l'occasion, serait là une meilleure condition équitable que de puiser dans ces subventions alimentées par l'impôt.
Un seul facteur restant la régularisation de l'édition, le flux important de parutions fait qu'à ce jour, nous avons plus de livres que nous pourrons avoir de lecteurs pour les lire.
Je défie quiconque d'interdire à un auteur, une maison d'édition, de faire le ménage pour que cette masse importante qui étouffe le marché du livre, ne devienne qu'un petit tas de livres, désengorgeant ce marché.
Des auteur-es préconisent cette solution, mais nous pourrions rétorquer : Pourquoi ne seriez vous pas par celui que cette régularisation se fasse ?
Bref, ce débat des sujets récurrents, mais où chacun ne veut s'impliquer.
Il est vrai qu'il est plus facile de demander un chèque que de balayer devant les écuries d'Augias, afin de nettoyer les besoins d'une seule mouvance éditoriale qui déjà règne, maîtresse du marché.N'oublions que l'après-confinement qui s'annonce en pas feutrés, va pour l'instant, être bénéfique pour ces maisons d'éditions et par ricochet, à leurs auteur-es, tandis que les faillites sont en train de se prononcer pour nombre d'entre nous.L'espèce de l'édition de région est bien en voie de disparition, mais ne sera pas un vecteur régulant le marché, mais en sera l'un des tranchants du couteau.Ce tranchant sera celui qui coupera la veine de l'édition inondant encore plus abondamment l'auto-édition sauvage et l'éclosion de toutes ces sociétés qui sont déjà pléthore et à l'affut de bonnes affaires livresques.Donc, je crois que cet appel, n'étant que pour une seule filière, sera peut-être la mise à mort de la nôtre.
  
"Le livre,la plus belle conquête du lecteur. "

M, l'éditeur

Marc Georges

24/05/2020 à 15:13

Bonjour,

Je partage une grande partie de vos propos.

Mais je pense qu'avant de demander (plutôt de quémander) une aide publique, peut-etre serait-il plus efficace de réfléchir sur le partage de la valeur ajoutée entre les auteurs, les éditeurs et les libraires. Peut-etre serait-il temps de reformer la loi Lang, pour que son principal bénéficiaire ne soit pas Amazon. "Un prix de vente imposé et unique avec des marges d'achat négociables", tous les jours le boss d'Amazon France doit mettre un cierge à l'église en disant "pourvu que cela dure". Peut-etre faut-il réfléchir au métier de libraire, pour que celui-ci cesse de glisser vers l'uniformisation de l'offre et la prépondérance de la logistique. A itre d'exemple, je suis effaré par les discours élogieux de certains confrères sur Le "click and collect" (mesure d'urgence dont je comprends les raisons face la situation). Ce systéme est la mort assurée du libraire, ou au mieux la transformation des librairies en "librairies-garage". En réalité, tous ces discours pour sauver le soldat librairie et sa chaîne, ne vise qu'à défendre une rente "un livre s’achète dans une librairie". L'Amazon bashing est plus destructeur que constructif. Tous les clients d'Amazon se sentent montrer du doigts et donc fuient les librairies. Mais ce bashing est plus aisé qu'une remise en cause de notre mode de fonctionnement.

Ce qui me désole dans tous les propos des différents représentants de la chaîne du livre, c'est qu'il y a beaucoup de pleurs, de quémandes, de torts distribués aux autres (La Poste, Amazon, les collectivités publiques, ...), mais jamais de remise en cause du mode de fonctionnement de cette chaîne du livre et de ses métiers.

Marc Georges
La Demeure du Livre

Michel

23/05/2020 à 16:12

Que Monsieur Gallimard et cie commencent par reverser aux associations de lutte contre la pédocriminalité les millions d'euros touchés grâce à la vente du Journal de M. le grand pédophile, j'ai nommé Matzneff !!! Après vous pourrez quémander...

R. Raynal

23/05/2020 à 18:38

"Le livre est en danger" ou "Galligrasseuil est en danger" ?

Les auteurs, modulo la poignée de happy few qui vivent exclusivement de leur plume, ont tous, grâce à la pingrerie des gros de l'édition, un autre travail, et c'est heureux (pour une fois la touchante avarice des gros éditeurs qui, avec une unanimité confondante digne d'un cartel, accordent tous à leurs auteurs un généreux 8% avec force rictus douloureux aura servi à quelque chose).

Les petits éditeurs, à l'espérance de vie d'une Ephémère, ont toujours dansé sur le fil du rasoir. Ce sont eux qui sont habitués à vivre sous la pression du risque, ce qui explique que la grande majorité de nos amis libraires les évitent soigneusement.

Les auto-édités, eux, dont tous les vrais, les purs, les bons, les fous du zen et les marquis à bleu cordon savent qu'ils ne constituent qu'une masse grouillante de plébéiens incultes incapables d'aligner trois mots, ne sont de toute façon pas concerné par l'éventuelle chute de la maison Madrigal.

Bon, évidemment, les copains journalistes, politiciens, Star du petit et grand écran, les fils & filles de, les rejetons d'ambassadeurs ou de barons adeptes des fêtes (toujours un succès!) où s'empilent les Ferreros, les "ex" au carnet d'adresse bien rempli ou aux tontons bien en cours inonderont peut-être moins les officines survivantes de leurs indispensables proses germanopratines. Beaucoup de noms ("dont pas un ne mourra !") y perdront ce que la littérature, si tant est qu'elle ait jamais existé, y gagnera peut-être.

Peut-être assistera t'on à quelques "légers" ajustements, comme par exemple le développement de l'impression à la demande ("Adieu, Pilon, je t'aimais bien..."), parfois même dans la librairie elle même (et donc la fin du transport physique de livres imprimés sur place en quelques minutes devant le client-lecteur, qui pourrait même — la population vieillissant — choisir sa taille de caractère et sa pagination ; tiens, une idée que je lance comme ça, hein...) Mince, les libraires échapperaient à la gestion des retours et auraient plus de temps pour lire et sélectionner leurs produits, et ce serait la fin de la diffusion contrôlée par... Hem, Hum... Quelque chose me dit que les Grands éditeurs ont sentit le vent du boulet...

Pour l'énorme majorité des auteurs méprisés et sous payés par de grandes structures au fonctionnement archaïque qui jamais n'ont voulu se remettre en cause (qui, de nos jours, paye ses "fournisseurs" une fois l'an, sans aucune visibilité sur la progression de leurs ventes et donc sans aucune information sur leur éventuel revenu ?), nous allons vivre de très riches heures qui viendront enluminer les rudes et mornes journées de nos existences...

Antoine

23/05/2020 à 18:49

L'ensemble de la filière ? Signé par le CPE qui ne représente rien ? Et quoi pour les auteurs ?

koinsky

24/05/2020 à 06:27

La pandémie aura eu au moins le mérite de faire sortir du bois les loups de la chaîne du livre qui avaient pris la fâcheuse habitude de se servir grassement sur la bête. Désormais ils sont à découvert. Vulnérables, ils vont devoir réduire leur part scandaleuse du gâteau s'ils veulent survivre.

Pounon

24/05/2020 à 07:50

Je fais partie dela masse "grouillante et inculte" des auto-édités depuis plus de 13 ans et je me vois mal aller proposer mes titres aux libraires que je connais, sensibles peut-être aux 30 % ma remise sans avance sans gestion de stock et retours,.Je me contenterai des petits salons de campagne où l'on s'embrasse, casse la croute, sans couvrir les frais de route et d'inscription. La plèbe vous salue avec son masque. PS: je lis plus de 2,5 livres par an pour ma culture personnelle et par amitié avec les auteurs "les vrais". LOL

R. Raynal

24/05/2020 à 13:52

Attention, ami Pounon, frère en noircissement de pages, n'aurais-je pas été assez obscur ?
Je fais moi aussi parti du même panier de crabes toisé de haut par la haute noblesse de la rive gauche de l'écriture... À Plébéien, plébéien et demi !

pounon

24/05/2020 à 15:58

J'avais compris l'ironie du propos mais foin de jérémiades, nous assumons notre statut pour la postérité,
je travaille sur mon dix-huitième livre pour cet hiver peut-être ?

Dominick

24/05/2020 à 18:41

Réponse à ce Collectif d'éditeurs, auteurs et libraires qui lance une alerte sur la filière du livre, réclamant 500 millions d'€ à M.Macron -

Avant de vouloir sauver la filière du livre,
il faudrait d'abord penser à sauver le livre !

Perdu dans la bourrasque d'une édition démembrée,
le livre sombre dans le marasme de ces turpitudes du tout édité.

L'hémorragie devient impossible à juguler.

Avant de réclamer sur du court terme, ne serait-il pas possible d'apporter des réponses pour le long terme ?

La filière du livre est à un tournant de son histoire, se trouvant à la croisée de plusieurs chemins, pris par d'autres filières qui vont faire exploser le monde du livre, en ces morceaux que jamais nous ne pourront recoller.

Je reste persuadé que certains se gaussent de ces commentaires qui, pourtant, reposent sur du prévisionnel basé sur de l'analytique écrite, lorsque je faisais parti de la Charte, puis ensuite de la Ligue.

Vous riiez alors,
mais qui commencent à pleurer maintenant ?

Non que je veuille m'en réjouir, cela serait déplaisant, mais à la différence envers les rieurs, je n'eus l'égotisme qui me fit un rempart sur la clairvoyance des faits.

Sauvez le livre, avant de vouloir vous sauver,
cela siérait mieux à nos métiers.

Merci
Cordialement

baba

25/05/2020 à 08:30

ourquoi n'y a-t-il pas de ministère de la Culture aux États-Unis Comment peut-on reprocher à la gris aux Américains leur impérialisme culturel et leur absence de culture ? Pour comprendre ces paradoxes, Frédéric Martel a entrepris une grande enquête, sans précédent. À partir des archives inédites et de sept cents entretiens dans trente-cinq États, il reconstitue la politique culturelle américaine, de, John F Kennedy à Barack Obama. Ce faisant, il décrypte aussi le fonctionnement de la philanthropie, des fondations, du mécénat et met au jour le rôle central du gouvernement, la mission artistique des universités et la diversité culturelle américaine. Un système global et complexe apparaît alors, particulièrement efficace et totalement méconnu : si le Ministère de la Culture n'est nulle part, la vie culturelle est partout. Ce tableau, riche en nuances, ébranle nos certitudes; il reflète, en miroir, les contradictions, entre mythes et réalités, de notre propre système culturel. Depuis sa parution, De la culture en Amérique est devenu un ouvrage de référence sur les politiques culturelles en général et sur les États-Unis en particulier. Il a été traduit et discuté dans de nombreux pays

Droit biblio

25/05/2020 à 08:34

Et si l'on commençait à appliquer correctement les droits de bibliothèque ?
Un auteur n'est pas capable de connaître quelle biblio achète ou possède son ou ses livres, reçoit un décompte de droit des années après les achats (en vrac, bien entendu, sans possibilité de vérifier)... quand il le reçoit, car en général, il faut relancer bien des éditeurs qui « oublie » de vous envoyer une lettre (il faut les comprendre : envoyer une lettre à 3€ pour verser 90 centimes (sic) à un auteur a de quoi décourager bien des capitalistes acharnés !)
Avant de réformer un système, commençons par élaguer et y voir clair. Paiement dans l'année (trop dur avec l'informatique, comme les droits d'auteurs... mensuels !), décompte par biblio et département, etc.
C'est sûr que ce serait une révolution... qui ne coûterait pas 500 millions mais qui permettrait d'éclaircir le marigot dans lequel baigne les auteurs !

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L’offre publique d’achat d’EP Group sur Fnac Darty s’ouvre ce 12 mai, après déclaration de conformité de l’AMF. Portée par EP FR HoldCo, contrôlée par Daniel Křetínský, elle propose 36 € par action, 35 € après dividende, et 81,12 € par OCEANE. Pour l’édition, le dossier touche un acteur majeur : la Fnac revendique près de 50 millions de livres vendus en 2025, dans un groupe où les produits éditoriaux pèsent 1,373 milliard d’euros.

12/05/2026, 10:54

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Hachette UK acquiert Kogan Page, spécialiste britannique des livres professionnels

Hachette UK a annoncé l’acquisition de Kogan Page, éditeur britannique spécialisé dans les ouvrages professionnels. La transaction fait suite à une convention entre actionnaires signée le 30 avril 2026. Kogan Page rejoindra John Murray Group (maison d'édition), tout en conservant une identité éditoriale distincte.

04/05/2026, 17:04

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Dans un entrepôt Amazon, un employé meurt, le travail continue autour du corps

Un drame survenu dans un centre de tri de l’Oregon met en lumière la brutalité des méthodes managériales du leader mondial du e-commerce. Alors qu’un collaborateur succombait à un arrêt cardiaque, l’activité s'est poursuivie sans interruption, illustrant une déshumanisation dénoncée tant aux États-Unis qu'en France. 

15/04/2026, 12:41

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“Un enfant éveillé aujourd’hui deviendra un adulte éclairé demain”

Basées en Belgique, les Éditions Marmottons développent un catalogue jeunesse où l’imaginaire, l’humour et l’expression des émotions avancent de pair. En rejoignant DG Diffusion pour leur diffusion et leur distribution, elles franchissent une étape décisive. L’enjeu : élargir leur présence en librairie et auprès des prescripteurs, sans renoncer à une ligne éditoriale sensible, engagée et pensée à hauteur d’enfant.

13/04/2026, 15:49

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“Un livre jeunesse doit divertir et éveiller la réflexion”, le pari des Rêves d’Ily

Dans le cadre du développement de ses éditeurs jeunesse, DG Diffusion poursuit l’élargissement de son réseau de partenaires. Depuis janvier 2026, les éditions Les Rêves d’Ily ont rejoint DG pour sa diffusion et sa distribution. Basée à Paris, cette maison d’éditions propose des albums qui mêlent humour, imaginaire et sujets de société, avec l’ambition de divertir les jeunes lecteurs tout en éveillant leur réflexion.

06/04/2026, 10:02

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Diffusion Dimedia : Jean-François Bouchard prend la présidence

Diffusion Dimedia annonce la nomination de Jean-François Bouchard à la présidence de son conseil d’administration. L’acteur majeur de la diffusion et de la distribution de livres en langue française au Québec et au Canada confie ainsi cette fonction à une figure bien connue du secteur.

01/04/2026, 18:06

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Harmonia Mundi Livre accueille les éditions du Layeur en distribution

À compter du 1er avril 2026, Harmonia Mundi Livre intégrera à son réseau de distribution les éditions du Layeur. Une arrivée qui renforce la présence de l’acteur de la distribution sur le segment des beaux livres, avec un catalogue centré sur les musiques populaires et les arts visuels.

27/03/2026, 18:33

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“Engagés, sans être militants” : la ligne éditoriale de Red’Active

DG Diffusion poursuit l’élargissement de son catalogue littéraire. Depuis janvier 2026, le diffuseur accueille les Éditions Red’Active, renforçant ainsi un positionnement tourné vers l’accompagnement de maisons indépendantes à forte identité éditoriale.

19/03/2026, 09:15

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Madrigall lance un vaste plan pour moderniser sa distribution

Le groupe Madrigall engage un projet de transformation et de modernisation de son activité de distribution, présenté en début de semaine aux Comités sociaux et économiques de ses filiales concernées, Sodis et Union Distribution.

18/03/2026, 17:20

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DG Diffusion poursuit sa dynamique de developpement et renforce son equipe commerciale

Avec quatre nouveaux commerciaux déployés sur le territoire, DG Diffusion accompagne l’évolution de son catalogue vers des univers éditoriaux plus transversaux.

12/03/2026, 11:20

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“On s’est plantés il y a dix ans“ : pourquoi Pollen revient à la diffusion

Dix ans après une première tentative restée sans suite, Pollen annonce le redémarrage d’une activité de diffusion à partir du 1er mai. Le projet s’appuie sur une équipe commerciale de six représentants, un catalogue limité à 60 à 80 éditeurs, et une volonté affichée de se concentrer sur ses rayons forts, avec un centre de gravité qui se déplace vers la librairie indépendante. En filigrane : l’idée qu’il faut adapter l’outil commercial à un marché qui se contracte, plutôt que de courir après des volumes impossibles à retrouver.

13/02/2026, 17:41

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Les éditions du Tiroir passent de Makassar à DOD & Cie

À partir du 1er avril 2026, les Éditions du Tiroir confieront leur diffusion-distribution à DOD & Cie, mettant fin à leur collaboration avec Makassar. Ce changement intervient alors que l’éditeur belge prépare plusieurs parutions marquantes pour le printemps, en bande dessinée patrimoniale comme en docu-BD.

26/01/2026, 14:24

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Les éditions Rouquemoute changent de diffuseur-distributeur

La maison d’édition indépendante de bande dessinée Rouquemoute, basée à Nantes, change de diffuseur-distributeur. À compter du 1er février 2026, l’éditeur rejoint le catalogue de Dod&Cie, après dix années de collaboration avec BLDD Images. Ce changement intervient alors que Rouquemoute s’apprête à célébrer ses dix ans d’existence en 2026.

16/01/2026, 17:58

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Hachette : Diff Diffusion recrute un nouveau responsable des ventes

Diff Diffusion, filiale du groupe Hachette, confie la responsabilité de ses ventes à Pierre Marie Dubreucq. 

16/01/2026, 12:09

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Anne Grégoire nommée directrice générale adjointe chez Harmonia Mundi

Anne Grégoire occupe désormais le poste de Directrice générale adjointe chez Harmonia Mundi Livre. Elle indique avoir pris ces fonctions en janvier 2026, à Arles.

07/01/2026, 11:38

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DG Diffusion crée sa branche DG Distribution

Acteur indépendant du marché du livre depuis 1987, le Groupe DG Diffusion annonce la création de DG Distribution, une nouvelle branche dédiée à la distribution d’ouvrages pour les éditeurs indépendants. Une solution pour renforcer l'engagement de l'entreprise auprès de ces maisons.

12/11/2025, 12:39

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Les Rêves d'Ily confie sa diffusion-distribution à DG Diffusion

La maison d'édition jeunesse Les Rêves d'Ily annonce qu'elle confie sa diffusion et sa distribution à DG Diffusion, renforçant ainsi l'accès de son catalogue jeunesse dans les librairies partout en France.

07/11/2025, 11:38

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Sans éditeur, pas sans filet : Lena Situations quitte Editis pour Média Participations

Elle avait quitté sans faire trop de bruit la maison qui l’avait propulsée en star des ventes — plus de 400.000 exemplaires. Lena Situations se séparait de Robert Laffont, pour ouvrir sa propre maison, Lena éditions. Mais pour le groupe Editis, le coup est un peu plus dur encore. 

03/10/2025, 11:20

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“Les enfants s’interrogent sur notre monde et nous devons y répondre”

Nées en 2013 autour d’un projet artistique et littéraire porté par la passion de leur fondateur, les éditions Lansdalls se sont imposées en quelques années comme une maison curieuse et exigeante, attachée à conjuguer plaisir de lecture et ouverture au monde. De la jeunesse à la littérature adulte, leur catalogue reflète un goût affirmé pour les histoires qui font vibrer, réfléchir et rêver. Entretien.

29/09/2025, 09:00

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Harmonia Mundi accueille deux nouveaux éditeurs tournés vers l’image

À compter du 1er octobre 2025, Harmonia Mundi Livre assurera la diffusion et la distribution de deux maisons aux identités fortes, où l’image occupe une place centrale : Les Baladeurs Éditions et Les éditions de la Cerise. Deux trajectoires différentes, mais un même goût pour l’exploration et la singularité graphique.

27/09/2025, 09:34

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Distribution scolaire : Ellipses étend son catalogue avec Black Cat – Cideb

Les éditions Ellipses annoncent un partenariat avec les éditions Black Cat – Cideb (qui appartiennent au groupe Mondadori), actives sur le marché scolaire international. Cette collaboration marque une nouvelle étape dans le développement de l’activité de diffusion et distribution d’Ellipses, qui intègre dans son réseau un acteur spécialisé dans l’édition multilingue. 

29/07/2025, 17:45

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DOD&Cie muscle son catalogue BD avec Komics Initiative

Le groupe de diffusion DOD&Cie poursuit sa stratégie de renforcement dans l’univers de la bande dessinée. Depuis le 1er juillet, il accueille au sein de son portefeuille l’éditeur Komics Initiative, figure indépendante du secteur. Et d'autres signatures approchent.

25/07/2025, 10:37

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Chefclub rejoint Interforum : un partenariat stratégique pour ses livres jeunesse

À compter de juillet 2025, Chefclub confiera la distribution de ses ouvrages à Interforum, tandis que la diffusion sera assurée par les équipes d’Editis Éducation.

22/07/2025, 17:54

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Interforum Canada se dote d'une équipe spécialisée BD et manga

Interforum Canada renforce son organisation avec la création d’un quatrième pôle dédié à la bande dessinée et aux mangas. Cette nouvelle équipe aura pour objectif de valoriser davantage ce segment éditorial en pleine croissance, à travers une approche spécialisée et experte.

21/07/2025, 11:09

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Distribution du livre : MDS mise sur l’IA et un entrepôt géant

Avec un nouvel entrepôt de 6000 m² et un futur CRM (outil de gestion de la relation client) enrichi par l’intelligence artificielle, MDS - distributeur de livres, filiale du groupe Media Participations - amorce une nouvelle phase de sa transformation pour répondre toujours mieux aux besoins des acteurs de la chaîne du livre, des éditeurs aux points de vente, explique la structure.

15/07/2025, 12:40

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Mangas : consommation illicite et IA, l’Arcom alerte sur les défis qui secouent le secteur

Le manga et l’anime, piliers de la culture japonaise, occupent aujourd’hui une place majeure dans le paysage culturel et audiovisuel français. C’est ce que confirme un rapport publié par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom), qui dresse un état des lieux complet d'un secteur en pleine mutation.

07/07/2025, 17:24

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Comment allier respect du droit d'auteur et transition écologique ?

Face aux défis environnementaux croissants, le droit d’auteur peut-il devenir un levier pour accompagner la transition écologique des industries culturelles ? C’est à cette question que s’est attelée la Commission spécialisée du Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique (CSPLA), qui vient de remettre son rapport officiel, fruit de deux années de travaux, à l’issue d’une réflexion nourrie associant experts et professionnels du secteur.

07/07/2025, 14:06

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Harmonia Mundi Livre : après la grève, les salariés obtiennent gain de cause

Après une journée de grève le 26 juin dernier, la direction a accepté — quasiment — telles quelles les revendications portées par la délégation syndicale. L'accord, signé ce mardi matin à 10h après consultation des équipes, est salué comme « une vraie victoire, pas seulement symbolique ».

01/07/2025, 17:19

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Puritanisme et censure : reserver des livres pour ados aux adultes

Un livre « Young Adult » est-il encore destiné aux adolescents quand l’administration définit le « jeune adulte » comme une personne de plus de 18 ans ? Dans le comté de Somerset, au Maryland, une nouvelle politique scolaire produit précisément ce télescopage. Adoptée le 18 août, aussitôt suspendue pour 60 jours par l’État, elle fait désormais l’objet d’un recours au nom du Freedom to Read Act et du Premier amendement.

12/09/2026, 13:00

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Après Bragelonne, Alain Névant parie sur les “grands anciens” de l’édition

Il a participé à faire de la fantasy un marché en France, accompagné l’essor de Milady, de la romance, du numérique, puis vu Bragelonne passer d’une aventure de quelques passionnés à un groupe de plusieurs milliers de titres avant son rachat par Hachette. Alain Névant pensait ensuite s’éloigner de l’édition. Il y revient aujourd’hui par Delnoch Publishing.

12/09/2026, 10:00

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À Saumur, Violet’s Bookshop veut faire de la librairie un lieu où l’on reste

À la mi-octobre, Loane Hardel, 24 ans en décembre, ouvrira Violet’s Bookshop rue Saint-Jean, à Saumur. Pensée comme une librairie-café spécialisée en romance, fantasy, manga et lectures en anglais, l’adresse veut surtout devenir un lieu où l’on reste, entre ateliers, rencontres et créations artisanales. Derrière cet univers soigneusement imaginé se joue aussi un véritable pari entrepreneurial, financé entre apport personnel, emprunts et campagne participative.

11/09/2026, 18:11

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François Maspero, l’éditeur qui publiait les livres que la France voulait interdire

François Maspero aurait pu vendre de la barbe à papa. Il deviendra finalement libraire, puis l’un des éditeurs les plus singuliers de l’après-guerre. Avec Histoire (de) La Découverte, la maison qui lui a succédé en 1983 préfère ces bifurcations, ces livres et ces crises à une chronologie solennelle. Vidéos et dossiers documentaires racontent plus de 40 ans de La Découverte et, avec elle, une certaine histoire politique et intellectuelle de l’édition française.

11/09/2026, 16:52

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Féministe, antiraciste, abolitionniste : Olympe de Gouges, “aux antipodes des idées du RN”

Le Rassemblement national s'investit dans une nouvelle entreprise de mystification : le député d'extrême droite Jean-Philippe Tanguy (Somme) a ainsi proposé de faire entrer Olympe de Gouges au Panthéon. Mais les combats de la femme de lettres et figure féministe restent radicalement contraires aux idées portées par le parti d'extrême droite.

11/09/2026, 16:20

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Günter Grass : les droits mondiaux passent chez S. Fischer

Après plus de trois décennies durant lesquelles Steidl a administré les droits mondiaux de Günter Grass, son œuvre littéraire et essayistique change de maison. S. Fischer en reprend l’exploitation internationale avec effet immédiat, aux termes d’un accord conclu avec la fondation Günter und Ute Grass. Un transfert majeur, annoncé quelques mois après une rupture que la fondation dit avoir motivée par des retards de paiement répétés.

11/09/2026, 13:13

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Femmes de résonance : quand la photographie raconte les luthières

Femmes de résonance : portraits de luthières est un projet photographique artistique et documentaire qui donne à voir 8 femmes et leur rapport singulier à la lutherie. Dans leur atelier, une envie : photographier les gestes, les lieux et les personnalités pour raconter un métier de précision, de patience et de transmission, où chaque instrument porte une part de l’histoire de celles qui le façonnent. La série rassemble 24 photographies organisées en 8 triptyques. Quatre triptyques seront présentés au Festival Photo de Vic-sur-Seille en octobre 2026. Un projet porté par Florence Sortelle.

11/09/2026, 11:48

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Mexique : 50 millions de pesos pour les livres en bibliothèque

Dix ans, selon le directeur du Fondo de Cultura Económica, que les bibliothèques publiques mexicaines n’avaient plus acheté de livres. Le gouvernement engage 50 millions de pesos de son budget 2026 pour renouveler leurs fonds, en privilégiant les éditeurs indépendants, petits et moyens. En parallèle, une TVA à taux zéro pour certaines librairies arrive devant le Congrès.

11/09/2026, 11:24

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Les Arènes et L’Iconoclaste : Gallimard entre au capital

Le groupe Margot, qui réunit Les Arènes, L’Iconoclaste et Collection Proche, recompose son capital. Sa holding familiale BSA a racheté les 49 % détenus par Editis depuis 2020, avant de céder 37 % à Madrigall. Une opération destinée à préparer la transmission aux filles de Laurent Beccaria et Sophie de Sivry, qui entraînera aussi, en 2028, le passage de la distribution d’Interforum à Sodis.

11/09/2026, 10:38

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Albin Michel : Daphné Esménard prend la tête de la direction commerciale

Albin Michel réorganise sa direction commerciale avec trois mouvements effectifs depuis le 1er septembre 2026. Daphné Esménard en prend la direction, Sébastien Rouault rejoint la maison comme directeur des ventes et Marie Navarro est promue responsable de la diffusion extérieure. 

10/09/2026, 18:22

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Antoine Bellier élu président du groupe Religion du syndicat de l’édition

Directeur éditorial des éditions Desclée de Brouwer, Antoine Bellier a été élu, jeudi 10 septembre 2026, président du groupe Religion du Syndicat national de l’édition (SNE). Il succède à Jonathan Boulet, directeur général des Éditions Bibli’O et des Éditions Scriptura, qui occupait cette fonction depuis 2022.

10/09/2026, 17:27

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Anthropic : 1,5 milliard $ à partager qui vire au casse-tête

Le règlement de 1,5 milliard de dollars conclu par Anthropic avec les titulaires de droits de centaines de milliers de livres devait transformer un contentieux sur le piratage en indemnisation. Il ouvre désormais une querelle beaucoup plus terre à terre : qui possède encore quels droits, et depuis quand ? Les avis envoyés début septembre aux demandeurs font apparaître des répartitions concurrentes entre auteurs et éditeurs, et parfois des agences littéraires parmi les réclamants.

10/09/2026, 16:28

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Manga : le Japon vise 1000 milliards de yens à l’étranger

Le manga plaît au monde entier. Tokyo aimerait désormais que la comptabilité suive. Dans sa stratégie 2026 pour les industries du divertissement et de la création, le ministère japonais de l’Économie (METI) fixe à la filière un objectif de 1000 milliards de yens de ventes internationales en 2033, contre 300 milliards en 2024. Pour y parvenir : développer l’offre légale, combattre le piratage et mieux capter au Japon les revenus générés hors de l’archipel.

10/09/2026, 14:55

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Shin’ichi Abe, maître du “manga du moi”, est mort

Figure singulière du manga alternatif japonais et l’un des grands représentants du watakushi manga, Shin’ichi Abe est mort le 4 septembre 2026, à l’âge de 76 ans. Son fils, le musicien Kôsei Abe, a annoncé sa disparition quelques jours plus tard. En France, l’œuvre du mangaka avait récemment retrouvé une nouvelle actualité avec la publication de Miyoko, humeur d’Asagaya (Cambourakis, trad. Ivan Chapuis-Belin), en février 2026.

10/09/2026, 13:34

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“On peut se battre et gagner” : un nouveau prix pour la liberté de publier

L'Union internationale des éditeurs (IPA, International Publishers Association) inaugure une nouvelle récompense, tournée vers la défense de la liberté d'expression, de publication et de choix dans ses lectures. Cinq organisations sont en lice pour cette première édition, dont le verdict sera rendu pendant la Foire du livre de Francfort.

10/09/2026, 13:14

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“Une ville de la taille de Rennes sans librairie” : 20 ans après, Les Buveurs d’Encre passe le relais

Ouverte en 2005 rue de Meaux, dans le 19e arrondissement de Paris, la librairie Les Buveurs d’Encre est à transmettre. Son fondateur, Yves Martin, souhaite, désormais, à 61 ans, passer le relais, avec l’espoir de voir un jeune libraire poursuivre l’histoire du lieu sans renoncer à son identité de commerce de proximité.

10/09/2026, 12:42

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Récupération : le RN veut faire entrer Olympe de Gouges au Panthéon

Exclusif — L'autrice de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (1791) n'a définitivement rien fait pour mériter ça. Le Rassemblement national, par une proposition de résolution du député Jean-Philippe Tanguy (Somme), propose de la faire entrer au Panthéon. Un féminisme d'affichage qui, pour le parti d'extrême droite, constitue une énième opération de dédiabolisation.

10/09/2026, 12:09

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Gründ Jeunesse généralise l’USB-C à ses livres sonores pour enfants

Le petit tournevis réclamé par les compartiments à piles pourra rester dans le tiroir. À compter de cette rentrée, Gründ Jeunesse annonce le passage au rechargeable USB-C pour l’ensemble de ses nouveautés sonores. Une évolution concrète pour les familles et un changement d’échelle pour « Mes premiers livres sonores », écoulée, selon sa direction, à plus de 11 millions d’exemplaires.

10/09/2026, 10:59

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Drooms : Quand l’Art devient une arme

Après plus de quatorze années de création, Rupert Wach, jeune auteur corse, prépare la sortie du troisième tome de sa saga Drooms. La série explore l’identité, les discriminations, l’injustice et l’introspection à travers le parcours de personnages confrontés à un monde où chacun doit trouver sa place. Profondément inspiré par la Corse, le récit fait de ses paysages un élément à part entière de son univers et interroge l’appartenance, les origines et le rapport que nous entretenons avec ce qui nous construit. Entre aventure, dark fantasy et questionnement intime, Drooms propose une écriture sombre et engagée. Projet porté par Piumaginaire éditions. 

10/09/2026, 10:29

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L’éditrice française de Ken Follett, Margaret Atwood et John Banville s'en est allée

Maggie Doyle, qui dirigea pendant plus de 20 ans la littérature étrangère des éditions Robert Laffont, est décédée au début du mois de septembre. Irlandaise installée en France depuis les années 1980, d'abord agente littéraire puis éditrice, elle aura accompagné en français Margaret Atwood, John Banville, Michael Chabon, Ken Follett ou encore Colm Tóibín, tout en veillant sur le fonds de la collection « Pavillons ».

09/09/2026, 18:22

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De Kana et Le Lombard à Vega : Nicolas Ducos prend la direction générale

Vega a nommé Nicolas Ducos au poste de directeur général à compter du 1er septembre 2026. Jusqu'ici directeur marketing et commercial des éditions Kana et Le Lombard, il prend la direction opérationnelle de la maison de mangas, coentreprise de Kadokawa et Média-Participations. Nicolas Weber-Krebs en reste président et conserve la supervision des orientations stratégiques.

09/09/2026, 18:07

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Galignani ouvre une librairie chez Sotheby’s à Paris

À partir du 10 septembre, la librairie Galignani s'installe chez Sotheby's, au 83 rue du Faubourg Saint-Honoré. Baptisé « Galignani chez Sotheby's », ce nouvel espace proposera des livres choisis en fonction de l'actualité culturelle, mais aussi des expositions, collections et œuvres appelées à passer sous le marteau de la maison de ventes. Rencontres, signatures et ateliers doivent compléter la programmation tout au long de l'année.

09/09/2026, 17:27

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États-Unis : les revenus de l’édition bondissent de 11 % en juin

Les éditeurs américains participant au StatShot de l’Association of American Publishers ont déclaré 936,3 millions $ de recettes nettes en juin 2026, soit 11 % de plus qu’un an auparavant. Le livre grand public fait encore mieux, à +12,1 %. Sur six mois, la progression se révèle plus sage, mais s’accélère : +3,9 % tous secteurs confondus. Et cette fois, le papier a clairement pris sa part.

09/09/2026, 17:24

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Dans le Morvan, un vétérinaire voit apparaître d’étranges taches bleues

Les Hallucinés : un carnage dans un hameau, un vétérinaire qui broie du noir, un flic bien abîmé, une hackeuse en chemisier à fleurs : bienvenue dans le Morvan. Par Pierre-Olivier Capéran.

09/09/2026, 16:45

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Pour Microsoft, les IA génératives “ne se substituent pas aux livres protégés”

Microsoft, qui détient à ce jour 27 % du capital d'OpenAI, la société derrière l'outil d'intelligence artificielle générative ChatGPT, a défendu devant la justice américaine un « usage transformatif » des œuvres protégées par le droit d'auteur. Si elle était adoptée par le juge, cette analyse pourrait faire bénéficier l'entrainement des larges modèles de langage d'une exception au copyright, dans le cadre du « fair use ».

09/09/2026, 16:37

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Louis Constantin, le graphiste qui donna un visage à "Biblio”, est mort

Graphiste et illustrateur étroitement lié à l'histoire récente du livre français, Louis Constantin est mort en août, à l'âge de 66 ans. À tout juste 22 ans, il remportait en 1982 un concours international organisé pour réinventer l'identité du Livre de Poche : son projet donnera finalement naissance à celle de la nouvelle collection « Biblio ». Il travaillera ensuite pour de nombreux éditeurs, de Hachette à L'Asiathèque, et accompagnera aussi par ses images plusieurs générations de jeunes lecteurs.

09/09/2026, 13:30

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Plus de cinq millions de mots d'un prestigieux auteur Palestinien à l’abri à Édimbourg

Le 3 septembre, l’Université d’Édimbourg a célébré l’arrivée des archives de Raja Shehadeh : des dizaines de milliers de pages, plus de cinq millions de mots et les papiers de son père, Aziz. Conservé en Écosse et numérisé avec Exeter, l’ensemble couvre presque un siècle d’histoire palestinienne. Deux ans de travail auront été nécessaires pour le mettre à l’abri.

09/09/2026, 12:52

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Une société de vidéosurveillance condamnée pour le vol d'une illustration

Exclusif — La société ACVS, basée à Marseille, propose depuis sa création en 2016 des solutions de télé et de vidéosurveillance, afin de garantir la sécurité des personnes et des biens. Elle n'a pas hésité, pour autant, à s'approprier le travail d'un illustrateur, Christopher Evans, d'après un jugement du tribunal judiciaire de Marseille rendu le 27 août dernier. La société a été reconnue coupable d'actes de contrefaçon de droit d'auteur sur une période de cinq années.

09/09/2026, 12:41

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Pour 3000 couronnes, GoRead traduit un roman par IA

Trois mille couronnes suédoises — environ 270 € — pour faire passer un roman de 80.000 mots dans une autre langue. GoRead, la plateforme d’autoédition cofondée par Jonas Tellander, cofondateur de Storytel, ajoute la traduction automatique à sa chaîne de production. Neuf langues sont proposées, sans relecture humaine systématique. Un tarif qui change l’échelle économique de l’opération, sans faire disparaître les questions de droits.

09/09/2026, 12:18

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Le fil d'or de Jeanne : La BD intergénérationnelle

Le fil d'or de Jeanne est une bande dessinée destinée au grand public : de 7 à 77 ans. Elle aborde les thèmes de la résilience et la transgénérationnalité. Un projet porté par Coli, autrice de la BD. 

09/09/2026, 11:52

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Kamel Daoud relaxé en diffamation, l’affaire Houris continue

Le tribunal correctionnel de Paris a relaxé, ce mardi 8 septembre, Kamel Daoud dans le procès en diffamation engagé par Saâda Arbane. Une décision favorable au prix Goncourt 2024, mais qui ne clôt nullement l’affaire autour de Houris : cette procédure portait sur des propos tenus par l’écrivain dans Le Figaro, et non sur l’accusation centrale de la jeune femme, qui affirme que des éléments de sa vie privée ont été utilisés pour construire le personnage d’Aube.

08/09/2026, 15:57

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Avec ses “manuels libres”, la région Île-de-France aurait outrepassé ses compétences

Ce 4 septembre, la rapporteure publique a présenté ses conclusions devant la Cour administrative d'appel de Paris, saisie par la région Île-de-France, dont la politique en matière de fourniture de manuels scolaires « libres », via la plateforme numérique Pearltrees, est contestée par plusieurs éditeurs privés. Elle considère que la région n'a aucune compétence pour éditer des manuels scolaires.

08/09/2026, 13:09

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La Région Sud veut intégrer l'agence régionale du livre à Arsud

Exclusif — Confrontée à une baisse de ses ressources, l'Agence régionale du livre Provence-Alpes-Côte d'Azur a été contrainte d'annuler plusieurs journées professionnelles prévues en septembre et octobre. La Région Sud, principale financeuse, confirme que sa contribution s'élève pour l'instant à 374.000 € en 2026, soit les 2/3 du montant attribué l'année précédente. Et envisage une intégration de l'agence au sein d'Arsud, établissement public administratif tourné vers la filière culturelle.

08/09/2026, 13:05

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Fenêtres sur Noël : 24 nouvelles, 28 bénévoles et une cause solidaire

Fenêtres sur Noël est un recueil de 24 nouvelles, écrit par 24 auteurices, mais créé par 28 bénévoles de l’association littéraire Humain.e.s de Lettres. 24 histoires autour des festivités de fin d’année sont à découvrir, qui feront voyager d’une émotion à une autre, positive ou plus sombre. Un projet avec une visée philanthropique, puisqu'une partie des bénéfices de la campagne Ulule, qui a débuté le 15 août dernier, sera reversée à l'association SOS Préma.

08/09/2026, 10:40

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Le Groupe NAP rachète le grossiste Le Comptoir du Livre

Le Groupe NAP, propriétaire des enseignes Maison de la Presse et Point Plus, annonce l'acquisition du grossiste Le Comptoir du Livre, un distributeur dont la création remonte à 1969. Cette intégration, qui comprend deux plateformes logistiques à Toulouse et Bordeaux, assurera « un accès rapide, diversifié et de qualité à toute l’offre éditoriale », assure la structure.

08/09/2026, 09:43

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Chez Editis, le grand “rangement” continue : Télémaque reprend son indépendance

Les éditions Télémaque repassent sous le contrôle de leur fondateur, Stéphane Watelet, sept ans après leur entrée dans le giron d’Editis. La cession, révélée ce lundi par La Lettre, intervient au moment où le deuxième groupe français d’édition poursuit une réorganisation de son périmètre. Mais, pour Télémaque, pas de rupture commerciale : la maison continuera d’être diffusée et distribuée par Interforum. 

07/09/2026, 18:33