#Distribution

“Une catastrophe” : la librairie d'occasion fragilisée par la crise sanitaire

Particulièrement mise en avant et évoquée pendant le confinement, la vente de livres neufs aura occulté un autre marché cher aux cœurs des lecteurs, celui de l'occasion. Pourtant, les librairies spécialisées dans les livres de seconde main sortent particulièrement fragilisées de la crise sanitaire, quand des plateformes internet, elles, auront pu profiter de la période.

Le 05/06/2020 à 16:46 par Antoine Oury

30 Réactions | 2 Partages

Publié le :

05/06/2020 à 16:46

Antoine Oury

30

Commentaires

2

Partages

linkedin mail print
ActuaLitté

« Il ne faudrait pas que cela dure, c'est certain. » Sylviane Lamerant, fondatrice et responsable de la librairie d'occasion Memoranda, véritable institution à Caen, ne cache pas son inquiétude. Après les semaines de fermeture du confinement et une première journée de réouverture, le 11 mai, « très bonne », la librairie « vivote », selon les termes de la gérante.

Pour les librairies d'occasion, qui travaillent avec des articles vendus à bas prix, la fermeture des locaux aura dans bien des cas été un véritable coup d'arrêt à l'activité, plus violent encore que pour les librairies vendant du livre neuf. « La présence physique est très importante pour une librairie d'occasion : les gens fouillent, on discute, on oriente les demandes, en passant des sciences humaines au voyage puis à la littérature », souligne Sylviane Lamerant.

Pendant le confinement, Memoranda n'a pas maintenu son activité, avec l'ensemble de l'effectif mis au chômage partiel : « Dans l'occasion, il est difficile de satisfaire les lecteurs si le stock n'est pas maintenu avec un flux constant d'achats et de reventes de livres », explique la fondatrice de la librairie. « J'ai répondu aux demandes individuelles de certains clients, mais je n'avais pas la marchandise pour les satisfaire : certains voulaient relire Proust, mais je n'avais pas assez d'exemplaires en stock. »

Depuis le 11 mai, la librairie a rouvert ses portes : très grande (environ 200 mètres carrés), elle permet la circulation des clients dans le respect de la distanciation sociale, et les libraires distribuent des masques aux clients qui n'en portent pas en arrivant. Avec le gel et des visières pour les libraires, l'aménagement est revenu à 200 € à l'enseigne. « Pour le reste, les livres ont été confinés deux mois, une bonne quarantaine, et nous limitons les achats aux petites quantités, pour l'instant, en nettoyant ou en plaçant en quarantaine les ouvrages. Mais nous comptons aussi sur les clients pour ne pas nous apporter des ouvrages s'il y a eu un malade chez eux. »

Outre la fermeture de la librairie, le confinement aura eu pour effet d'exiler une part importante de la clientèle de la librairie : « À Caen, on compte 30.000 étudiants, qui pour la plupart sont repartis chez eux, sans oublier les professeurs des grandes écoles des alentours. Dans la ville, cela fait beaucoup moins de monde. » La période estivale, importante pour la librairie en raison des visites de touristes et d'étudiants étrangers, s'annonce aussi difficile.

« Nous aurons peut-être plus de touristes français, mais l'absence de ventes pendant deux mois reste catastrophique », témoigne Sylviane Lamerant. « J'ai contracté un emprunt garanti par l'État pour payer les charges sociales, les assurances et régler les différentes factures, pour éviter un effet boule de neige, mais le remboursement dépendra du chiffre d'affaires. » Le remboursement de ce prêt commencera dans un an, avec un nombre d'échéances laissé au choix du souscripteur : la fondatrice de Memoranda espère « un taux qui ne soit pas trop élevé ». Pour l'instant, sur les 4 salariés à plein temps de la librairie, 2 restent au chômage partiel, avec un relais organisé.

Le numérique pour poursuivre l'activité

Du côté des chaines de librairies spécialisées dans l'occasion, l'activité s'est logiquement reportée sur les solutions en ligne lors du confinement. Le groupe Gibert, qui possède une trentaine de librairies en France — et dont plusieurs établissements sont menacés de fermeture —, a maintenu l'activité de vente de livres neufs et d'occasion via son site web pendant le confinement.

« Les activités de vente Gibert.com et de rachat de l’application Gibert “Je vends” dépendent toutes deux de nos entrepôts de logistique. Afin que l’activité de vente continue pendant cette période, nous avons travaillé avec des équipes réduites, en mettant en place toutes les mesures nécessaires validées en CSE afin que nos collaborateurs soient protégés durant cette période », nous explique-t-on. 

Gibert Joseph

Pour la vente de livres d'occasion, donc, pas vraiment d'arrêt, surtout face à la multiplication de la vente en ligne par des plateformes, tant françaises (Fnac, RecycLivre...) qu'étrangères (Amazon, Momox...). « Le temps de mettre en place les mesures sanitaires, nous avons décidé de notre côté de mettre en avant notre offre de livres numériques, qui, sans surprise, a très bien fonctionné. Une fois les mesures mises en place, nous avons rouvert l’activité traditionnelle eCommerce (neuf et occasion) début avril. Cette réactivation de l’activité eCommerce traditionnelle s’est accompagnée de résultats proches de nos chiffres habituels », indiquent les services du groupe Gibert.

S'il reste difficile d'obtenir des informations sur les ventes de ces différentes plateformes, eBay assure que les Français ont continué à vendre des livres, massivement, pendant le confinement. Et le retour de la plateforme Cdiscount sur le créneau de la vente et du rachat de livres d'occasion en dit long sur les échanges de ce type réalisés pendant le confinement.

Toutefois, même les grandes plateformes pratiquant le rachat, comme Gibert ou Momox, ont dû s'arrêter un moment : « Le rachat en magasin et le rachat via notre application a été stoppé [au moment du confinement, NdR]. En effet, pour ce service, nous dépendons à la fois des points relais et de nos dépôts-colis magasins », nous précise-t-on chez Gibert. « Les magasins et les points relais étant fermés, nous n’avons pas été en mesure de continuer à proposer cette activité. Elle a cependant repris depuis le 11 mai, uniquement via l’application pour l’instant [...] pour des raisons sanitaires et de mise en place de protocoles visant à rassurer nos collaborateurs. »

L'échange entre particuliers interrompu

La circulation des livres ne suppose pas nécessairement une économie, ou un marché : les outils numériques permettent depuis plusieurs années d'échanger, de donner ou de prêter plus simplement des livres avec d'autres particuliers, en dehors de tout cadre marchand.

L'application Livres de Proches fait partie de ces outils : « Dès le début du confinement, nous avons suspendu la fonctionnalité principale de Livres de Proches : le prêt de livres. Il n’était plus possible de faire des demandes d’emprunt de livre à d’autres utilisateurs », nous explique Laura Mauerhofer, chargée de communication de l’investisseur technique de startups Yaal. Dès le 16 mars, quelques heures avant le confinement, l'application avait diffusé un message incitant à reporter les prêts et à limiter les interactions sociales. De la même manière, un certain nombre de municipalités avaient fermé les boîtes à livres, autre canal d'échange.

Boite livres coronavirus

« Malgré cela, nous avons observé une forte fréquentation sur Livres de Proches. Le prêt de livres ayant été suspendu, l’utilisation de Livres de Proches s’est orientée vers les fonctions d’inventaire que permet notre outil. » En somme, un phénomène de rangement et de classement propre aux bibliophiles : on a rangé sa bibliothèque pendant le confinement. Pour le seul mois d’avril, 28.000 livres ont été enregistrés par les utilisateurs de l'application Livres de Proches. Des groupes de lecture se sont aussi créés, via les fonctionnalités de l'application.

Depuis le 11 mai, les prêts via l'application ont été réactivés : « Nous avons indiqué à nos utilisateurs que le prêt des livres devait impérativement se faire dans le respect des gestes barrière. Nous leur faisons confiance quant à l’application de ces mesures de protection de chacun », précise Laura Mauerhofer. Structure portée et développée par Yaal, investisseur technique de startups basé à Bordeaux, Livres de Proches est une application gratuite, mais disposant d'un volet payant pour les professionnels (espaces de coworking, entreprises ou écoles, par exemple). Pour le moment, la crise entrainée par la Covid « n'a pas eu d'impact direct visible à ce jour sur notre modèle économique ».

Le rare et l'ancien, moins sonnés

Dans un secteur proche de la librairie d'occasion, celui des libraires spécialisées dans les ouvrages rares et anciens, la situation est plus contrastée. « Nous avons du fermer les activités de commerce sur rue, mais nous n'avons pas totalement arrêté de travailler : beaucoup de libraires de livres anciens et d'occasion travaillent de chez eux, et sont habitués à faire des catalogues, à vendre par correspondance », indique Hervé Valentin, président du SLAM, le Syndicat de la librairie ancienne et moderne. Dans sa propre librairie, Walden, à Orléans, il a même vu le nombre de commandes augmenter sur le trimestre passé.

« Nous avons observé un phénomène un peu contradictoire, confirmé par nos partenaires : certains bibliophiles se sont éloignés de leur bibliothèque pendant la période, d'autres en ont au contraire profité pour s'en occuper, en restant très présents », nous indique Pascal Chartier, gérant de la société Livre Rare Book, qui propose des outils de vente en ligne à la profession.

Ce mouvement, qui s'observe d'habitude pendant les vacances, pourrait laisser croire à une situation étale, mais la crise sanitaire n'est pas venue aider des commerces déjà très fragiles. « De base, de nombreuses librairies étaient dans des situations difficiles, et continuent de l'être. Certains libraires n'ont pas réussi à profiter de la situation et le bilan n'est pas facile. Aujourd'hui, pour s'en sortir et rattraper, il faudrait travailler 24 heures sur 24. »

Le marché des livres rares et anciens a été et sera plus particulièrement concerné par les restrictions de déplacement : « Le simple fait de chiner s'est quand même arrêté pendant des semaines, or certains libraires font tous les salons, les marchés, et parfois à l'international, ce qui risque de ne pas reprendre de si tôt », explique Pascal Chartier.

Pour limiter la casse, le SLAM a organisé un Salon international du livre rare et de l'autographe en ligne, pour compenser le report en septembre de l'événement annuel, au Grand Palais, où « certains libraires font parfois 10, 20 voire 30 % de leur chiffre d'affaires », selon Hervé Valentin. 20.000 visiteurs uniques ont participé à ce salon en ligne, qui a enregistré 80.000 téléchargements de catalogues, déposés par les 160 exposants participants.

Salon des livres rares et des objets d'art

Cet événement en ligne aura prouvé l'utilité du numérique dans le maintien et l'approfondissement de l'activité des libraires spécialisés, avec des ventes atteignant jusqu'à 30 ou 40 % du catalogue pour certains. Après cette réussite, le SLAM organise tout de même le report de son salon, du 17 au 20 septembre 2020, au Grand Palais, et a entamé des discussions avec le ministère de la Culture pour obtenir un soutien financier. « À titre organisationnel, c'est très difficile pour le SLAM, car nous avons dû payer deux fois certaines choses, en raison de l'annulation de l'événement initial », témoigne le président du syndicat.

La librairie d'occasion, isolée et fragile

Selon Pascal Chartier, les libraires d'occasion travaillant avec des livres à bas prix, où il est nécessaire de « faire du volume », sortent particulièrement affaiblis du confinement, sans compter la crise sanitaire et économique qui s'annonce. Pour les libraires de livres rares et anciens, où les prix s'envolent parfois très haut, il sera peut-être plus simple de compenser l'arrêt de l'activité, en palliant avec les échanges à distance, déjà développés.

Pendant la phase de confinement, le numérique est devenu le seul moyen de s'acheter des livres : logiquement, les libraires qui pratiquent la vente en ligne ont pu maintenir un semblant d'activité, mais les plateformes en ligne ont tiré leur épingle du jeu. « L'expertise et la reconnaissance d'une librairie jouent à plein dans ce type de situation, tout comme la fidélité », note Hervé Valentin. « Le marché de l'occasion à bas prix ne facilite pas cet effet de fidélité : le lecteur va plutôt chercher l'exemplaire le moins cher, ou le meilleur rapport qualité-prix, plutôt que l'enseigne. »

IMG_2598/Paris City/Bouquinistes sur les quais de Seine

La grande crainte porte donc sur les librairies d'occasion indépendantes, qui auraient à pâtir d'une habitude d'achat en ligne prise pendant le confinement, et désormais ancrée au sein d'une plus grande partie de la population. « La situation est devenue extrêmement difficile pour les libraires qui ont des employés, avec des indépendants qui sont confrontés au paiement des charges et ont déclenché les aides de l'URSSAF », analyse le président du SLAM. Exactement la situation de Sylviane Lamerant, à Memoranda.

Si la vente en ligne a pu représenter pour certains libraires d'occasion un moyen de faire leur travail, ces derniers font face à une difficulté supplémentaire, qu'Amazon et consorts évitent sans peine : les tarifs postaux. Demande récurrente du secteur du livre, une adaptation des tarifs postaux aux envois de livres — pour l'instant facturés au tarif Colissimo dès 3 cms d'épaisseur — apparait indispensable pour préserver la librairie d'occasion. « Bien souvent, les frais d'expédition peuvent dépasser le prix d'un livre d'occasion, ce qui dissuade l'acheteur et le vendeur. C'est une difficulté par rapport à des mastodontes comme Amazon », reconnait Hervé Valentin.

La situation de la librairie d'occasion reste d'autant plus difficile que le lobby du secteur n'est pas du tout affirmé, et que la librairie de livres neufs a tendance à focaliser l'attention. « Il n'existe pas de fédération de libraires d'occasion, on ne les entend pratiquement jamais », déplore Hervé Valentin : le SLAM, lui, compte 230 membres, mais essentiellement des libraires spécialisés dans les livres rares et anciens. Preuve de cette absence de représentation, le Syndicat de la Librairie française, qui évoque parfois la vente de livres d'occasion, n'a pas répondu à notre demande de commentaires pour cet article.

Absence de législation protectrice comme le prix unique du livre, faible représentation, marges faibles et loyers élevés, forte concurrence des plateformes aux moyens importants comme Momox, Amazon ou RecycLivre, et arrêt de l'activité due au coronavirus : la librairie d'occasion semble plus que jamais menacée.

Photographies : livres d'occasion à la librairie Boulinier, Paris (ActuaLitté, CC BY SA 2.0)
livre d'occasion chez Gibert (ActuaLitté, CC BY SA 2.0)
une boite à livres fermée pour cause de Covid à Orléans (ActuaLitté, CC BY SA 2.0)
le Salon du Livre rare et de l'Autographe au Grand Palais (ActuaLitté, CC BY SA 2.0)
des bouquinistes sur le quai de Seine (dany13, CC BY 2.0)

30 Commentaires

 

f*Parme

06/06/2020 à 08:52

Les auteurs ne touchent pas un centime sur les exemplaires de leurs ouvrages vendus d'occasion. Pourtant, qu'un exemplaire soit neuf ou d'occasion, le lecteur lit le même livre. Un livre n'est pas une marchandise comme une autre.
Un pourcentage sur une vente d'occasion devrait légitimement revenir à son auteur. Le droit d'auteur reste à inventer.
f*

Toto

08/06/2020 à 08:02

Je ne suis pas d'accord (en tant qu'écrivain). Un livre d'occasion a déjà rapporté à l'auteur (et le vrai combat est là : le livre neuf DOIT rapporter à son auteur...).
Un livre ensuite doit vivre... C'est comme tous les achats : vous en êtes propriétaires, vous le prêtez, le donnez ou le vendez. Plus votre lire circulera, et plus votre lectorat augmentera et un jour vos ventes de livres NEUFS... donc vos bénéfices.
Vouloir tout taxer est une vision éminemment socialiste, qui ne fait que créer des marchés noirs (donc parallèles) et du piratage à haute dose dus à un sentiment d'injustice (réelle !) : on est propriétaire de son bien après un achat (sauf en France où l'on paye des taxes sur des taxes après avoir gagné de l'argent ! puis des impôts et enfin plein d'autres taxes et nouveaux impôts !).
Le cas des bibliothèques est différent, puisqu'il s'agit d'une économie basée sur de la location (même à très bas prix). Il est donc juste que l'auteur touche sa part (d'ailleurs, un combat serait qu'on ait une vision globale des achats par bibliothèques de nos ouvrages, un décompte annuel a minima sur l'année en cours : recevoir un papier avec juste un chiffre (souvent ridicule et invérifiable) 3 ans après n'est pas légal à mon avis (et s'il est légal d'une tartuferie sans nom).

f*Parme

08/06/2020 à 09:00

Bonjour Toto l’écrivain,

1 / Le livre n'est pas seulement un bien matériel. Il y a le support (matériel) et son contenu (immatériel). Immatériel puisqu'une production de l’esprit : vous pouvez lire Les Misérables dans diverses éditions, divers formats (l'objet) mais ce livre reste la même œuvre (le contenu).
L'objet livre a été vendu une fois à une personne ou à une bibliothèque. Mais il peut être lu plusieurs fois. L'auteur n'est pas rémunéré en fonction du nombre de ses lecteurs mais uniquement en fonction du nombre d'exemplaires vendus. Lorsque vous allez au théâtre ou au cinéma, chacun loue sa place et personne ne trouve à redire. C’est normal au sens de la norme. Mais pour un livre, la rémunération n'est jamais proportionnelle au nombre de lecteurs. Le livre a été vendu une fois mais est revendu une seconde fois. Deux marchands ont tiré leur bénéfice d'une œuvre mais l'auteur, lui, n'a pas de droit de suite sur ce dont il est pourtant plus propriétaire qu’eux. Le livre pourra être revendu plusieurs fois, ce qui fera plus de lecteurs mais pour l’auteur, aucun bénéfice supplémentaire. Si l’œuvre est de plus en plus lue gratuitement, elle se fait peut-être mieux connaître mais le bénéfice financier qu’en tire son auteur est nul. En revanche, pour les vendeurs et revendeurs, c’est rentable. Est-ce la votre vision du socialisme ? La culture gratuite pour tous, rentable pour les marchands et la paupérisation des auteurs ?

2 / Le droit d'auteur n'est pas une taxe. La TVA sur le droit d'auteur, oui. Et d’ailleurs, c’est une absurdité. Que l’éditeur reverse une TVA se justifie, mais que l’auteur soit redevable de cette taxe, qui plus est sur son avance, ça ne tient pas debout. La TVA sur le droit d’auteur est une invention de technocrates qui confondent les œuvres littéraires et audiovisuelles avec des objets d’art vendus par des antiquaires.
Le droit d’auteur est un droit de propriété. Le commerce du livre a été construit de manière libérale plutôt que socialiste. Que je sache, Beaumarchais puis les romantiques étaient des libéraux et nous héritons de leur vision du droit de la propriété intellectuelle. Nous restons d’indécrottables romantiques. Il n’y a donc rien de socialiste à ce au’n auteur réclame un nouveau droit de propriété sur son œuvre.

Sincèrement,
f*

Toto

09/06/2020 à 07:44

Vous confondez deux choses : la rémunération et le droit d'auteur.
La rémunération dépend de deux choses : se faire payer le travail amont qui consiste à réaliser une œuvre. Aujourd'hui, c'est peau de balle ! Ensuite, se faire payer à chaque exemplaire vendu. Aujourd'hui, les pourcentages sont misérabilistes. Donc l'auteur est doublement lésé.
Ensuite, le droit d'auteur. En échange d'être (misérablement) payé à la vente, l'auteur signe un contrat du diable, c'est-à-dire que peu ou prou, il vend tout ses droits pendant des siècles (j'exagère, mais c'est le principe) en échange d'une somme misérabiliste. Là encore, il y aurait bien des choses à dire, et des progrès à faire : ce n'est même pas du Moyen Âge : sans doute de la Haute Préhistoire !
Vous ne pouvez comparer ensuite le visionnage d'une œuvre cinématographique avec la lecture d'un livre. Pour le cinéma, vous ne payez pas tant la « place » de cinéma que le complexe et les gens pour le faire tourner : ça coûte bonbon ! Un livre, vous le lisez chez vous, comme un DVD d'ailleurs : le visionnage ne coûte plus rien ! Quand vous revendez une affaire d'occasion, c'est du même ordre...
Qu'un marché existe de l'occasion, c'est une chose SAINE. Ça montre surtout une chose : que le prix du neuf est exorbitant. Tout le monde n'a pas les moyens de payer 20 € pour livre neuf, surtout quand on n'est même pas sûr de sa qualité (étant donné qu'aujourd'hui, en plus, la qualité n'est pas ce que recherche les éditeurs !).
Encore une fois, personne n'est lésé quand un livre est revendu, pas plus qu'un slip, une voiture ou un DVD. Vouloir s’immiscer dans ces affaires, c'est vouloir mettre en place une taxe sur une taxe : je sais bien que l'État le fait déjà : il n'est nullement nécessaire de l'imiter sur ce point !
Vous vous trompez de combat : dépendez votre énergie contre ceux qui vous arnaquent vraiment : pas contre les lecteurs. Ils sont vos alliés, pas vos ennemis !

f*Parme

09/06/2020 à 11:25

Cher Toto,
je ne confonds rien. Le droit d'auteur est aussi une rémunération. En revanche, vous confondez propriété matérielle avec propriété immatérielle. Vous confondez le support avec l'œuvre. Que vous lisiez un roman paru récemment avec un exemplaire neuf ou d'occasion, vous lisez le même roman. Si l'auteur ne touche pas de droit sur la deuxième vente, pourquoi quelqu'un d'autre aurait le droit d'en tirer seul un bénéfice ? Un livre qui n'est pas vendu neuf devrait être gratuit
Seul le support est une marchandise. L'œuvre est une production de l'esprit qui peut-être reproduite à l'infini et dans de multiples formats. La forme change mais pas le fond. Le droit d'auteur, c'est le fond. Le lecteur n'achète jamais qu'une copie d'un original, et c'est cet original qui ouvre le droit à rémunération. En revanche, l'éditeur et l'imprimeur, eux, fabriquent et distribuent le support, c'est la forme. Et que l'éditeur puisse percevoir un bénéfice sur un ouvrage d'occasion, ce ne serait pas logique.
Le droit d'auteur est encore à construire. Il n'est pas seulement moral, il est aussi financier.
Il y a quelques années, des personnes trouvaient absurdes que les auteurs puissent prétendre à percevoir des droits sur les prêts en bibliothèques et sur les photocopies. C'est maintenant admis et percevoir un droit d'auteur sur le bénéfice qu'engendre une revente d'un exemplaire ne serait pas plus absurde.
Je ne me trompe pas de combat. La rémunération des auteurs sur l'occasion fait partie d'un ensemble de conditions à revoir.
Sincèrement,
f*

Mathias Lair

09/06/2020 à 12:24

Merci pour votre clarification, cher Parme !
En effet l’œuvre est une propriété immatérielle, on dit même : une « propriété incorporelle », comme si l’auteur s’était ajouté un bras ou une jambe immatérielle en écrivant… C’est pourquoi, selon le droit moral reconnu par la loi (le CPI), il ne peut la céder (en ce point le droit d’auteur s’oppose au copyright anglo-saxon), l’auteur peut contrôler son exploitation et s’opposer à tout ce qui dénature l’œuvre (comme le titre, de la pub, la couverture, des coupures dans le texte comme a tenté Google, etc.). Son autorité morale est si pleine et entière qu’il n’a pas besoin de justifier sa décision. Il ne cède que L’EXPLOITATION de son œuvre, pas son œuvre, charge aux entrepreneurs exploiteurs de lui verser une rémunération – revendeur compris.
Sincerly

Toto

11/06/2020 à 07:47

Cher f*Parme

Votre argumentaire a porté. Je vais sans doute réviser un peu mon opinion sur le sujet. Merci d'avoir pris le temps d'argumenter
En revanche, je pense qu'il faut bien différentier le professionnel de l'amateur. Un amateur doit pouvoir vendre de l'occasion, tout, y compris ses livres, sans taxe ni impôts. Un professionnel qui vivrait de la vente de livres devrait sans doute verser, au moins symboliquement, une part de ses revenus. Ça risque d'être une machine à gaz à mettre en œuvre malheureusement !

Livres-anciens.fr

06/06/2020 à 09:43

Sauf que si un livre se retrouve sur le marché de l'occasion c'est qu'il a été vendu à un premier lecteur et que les droits d'auteurs ont déjà été payés. Frederic Douin, libraire et éditeur www.editions-douin.com & www.livres-anciens.fr

Mathias Lair

06/06/2020 à 10:21

Le droit d'auteur correspond à la vente de l'ouvrage à une personne privée et son entourage. C'est pourquoi les auteurs touchent une redevance des bibliothèques pour la lecture de leurs œuvres (qui diminue d'autant les ventes). Ils devraient donc toucher des droits pour la vente d'occasion.

f*Parme

06/06/2020 à 11:53

Et les auteurs devraient aussi toucher des droits sur les exemplaires soldés.
f*

www.livres-anciens.fr

06/06/2020 à 19:53

J'ai réédité la première version illustrée de Notre Dame de Paris publiée en 1844 et illustrée par 12 artistes différents. Donc il faudrait que je paie des droits aux descendants de Victor Hugo et à ceux des 10 artistes. La vie d'une libraire est déjà compliquée mais on peut faire encore mieux en lui demandant de payer des droits sur tout ce qu'il vend ! Vous n'avez pas une meilleure idée ? Allez passez voir la démo en video ;-) https://fdouin-editions.com/acatalog/Premiere-reedition-de-Notre-dame-de-paris.html#SID=16

f*Parme

07/06/2020 à 09:37

Victor Hugo a joué un rôle important dans la défense et l'évolution du droit d'auteur (SGDL de son époque, droit moral…).
Lui et ces illustrateurs sont dans le domaine public depuis un petit bout de temps déjà. Libre à vous de les rééditer sans verser un centime à leurs ayants droits qui sont tours morts il y a un petit bout de temps déjà aussi. La réédition n'est pas de l'occasion. Je vous parle d'ouvrages d'occasion d'auteurs vivants ou morts il y a moins de soixante-dix ans.
"La vie d'une libraire est déjà compliquée"… je n'en doute pas mais la vie de la majorité des auteurs vivants ne l'est pas moins.
f*

Morena

07/06/2020 à 17:23

Petite précision : ce ne sont pas les bibliothèques qui payent la redevance aux auteurs mais les librairies qui leur vendent les livres. Ça ne change pas le fond de votre propos mais ça change la donne pour les librairies ?

f*Parme

06/06/2020 à 11:34

Sauf que s'il est revendu à un autre lecteur, il ne lui est pas donné gratuitement. Il serait donc légitime qu'une part du bénéfice de l'ouvrage soit reversé à l'auteur.
f*

Poulardos

06/06/2020 à 09:52

Merci pour cet excellent article ! Un topo très complet sur un sujet peu médiatisé. Chapeau !

Michel BLAISE

07/06/2020 à 07:09

Aussi longtemps que les gens ne sauront rien faire sans dire "ok gogol" (Google pour les puristes), le livre neuf ou d'occasion a peu de chance de panser ses plaies ..

Michel BLAISE

07/06/2020 à 11:30

En complément de mon billet d'humeur précédent, à propos des "gogoliens" voici les références du podcast fort intéressant du magazine "Le point" :

Dis Siri...» «OK Google...» Les assistants vocaux sont parmi nous. Mais qui les fait parler ? Romain Gonzalez est parti à la rencontre de Zoé, UX voice designer pour le dernier épisode de son podcast Mon métier (d'auteur, d'écrivain...note personnelle) n'existe pas".

Daniel Cased

07/06/2020 à 20:43

Avant de vendre la peau de l ours
Il est déjà urgent de tous travailler
À sauver le livre
Pour la répartition voir après

Mahtias Lair

07/06/2020 à 21:05

"Tous" cela n'existe pas, c'est tout et rien. Sauf chez les bisounours.

livres-anciens.fr

07/06/2020 à 21:13

Pour nous sauver, il faut commencer par au moins passer sur les sites pour découvrir. Il y a tant de livres qui méritent mieux que l'oubli !
www.livres-anciens.fr et www.editions-douin.com
Je suis surement le seul au monde à rééditer des livres comme :
- Coquelet. Eloge de rien dédié à personne précédé d'une introduction superflue avec préface, postface et paulopostface non moins inutiles. 6eme édition, enrichie de quelques rien et diminuée de beaucoup d'autres. Réédition de l'édition Renard de 1861.
- Albert Robida. La vie electrique (1890)
- 1897. Les socialistes au pouvoir d'Hippolyte Verly
- Londres. Illustrations de Gustave Doré
- Les fleurs du mal. Illustrations de Rochegrosse - 1917
- Histoire pittoresque dramatique et caricaturale de la Sainte Russie par Gustave Doré
- Albert ROBIDA - Louis Vossion - 3 femmes pour un époux
Et plus d'une centaine d'autres.
su www.editions-douin.com

Jujube

08/06/2020 à 20:08

J'assiste d'assez loin au déroulé de cette suite (pour lecteurs, auteurs, libraires, éditeurs, cornemuse et harmonica) et souhaite vous féliciter, Livres-anciens.fr, pour vos commentaires sensés et originaux.
De plus, votre dernière liste d'ouvrages réédités m'a fait rêver. J'aimerais pouvoir vous rendre visite la prochaine fois que je me rendrai en Europe. Etes-vous à Paris?

Prenez soin de vous.
Cordialement.

livres-anciens.fr

08/06/2020 à 21:34

Bonsoir Jujube, merci pour votre commentaire qui m'encourage à continuer malgré les difficultés. Pas facile de simplement vivre de cette passion. Je suis dans les yvelines mais une partie de mon stock est chez mon distributeur qui a un bureau sur Paris 5e. On pourrait donc s'y rencontrer que je vous montre mes rééditions. En regardant su mon site editions douin je mets des videos. Cela donne déjà une bonne idée. Et si je pouvais travailler 15h par jours au lieu de 12, j'en aurais encore des centaines à faire. Il suffit d'acheter quelques bibliothèques anciennes et vous tomber toujours sur des livres insolites ou bien illustrés. Bien à vous. Frédéric Douin

Jujube

09/06/2020 à 07:02

Merci pour votre si gentille réponse, cher Monsieur Frédéric Doin. Je vais essayer de joindre et consulter votre site. A peine se rouvrent les frontières et s'amadouent les vols internationaux, je traverse l'Atlantique et tente d'atterrir à Paris, dans le cinquième, en plein milieu de votre "partie de stock" où somnolent ces petites merveilles, insolites et rares, dont vous parliez plus haut.

Racheter des bibliothèques anciennes, y découvrir des pépites, ressusciter ses préférées, les partager ensuite tient de l'archéologie, la passion des vieux trucs, la poésie, la loufoquerie et pas mal de courage. Je parie même que vous vendiez à regret certains ouvrages...avant l'outrage du coronavirus.

J'ai de l'admiration pour votre travail, votre lutte quotidienne et une grande sympathie pour la personne passionnée qui se bat contre la mort du livre et ses auteurs.
Tenez bon, continuez si vous aimez ça, si c'est le rêve de votre vie. Ne vous stressez pas, malgré le monde tordu d'aujourd'hui, la maladie qui fait rage et les ventes dérisoires. Demain est un autre jour...et vous restez le même, avec ces qualités qui vous feront survivre, malgré tout.

Je suis très honoré et ravi d'avoir pu - par mon message précédent - vous apporter un peu de chaleur humaine pour, peut-être, "(r) allumer le feu" (comme chantait si bien Johnny) de votre enthousiasme et persévérance.

Je vous souhaite le meilleur.
Prenez grand soin de vous.
Et foncez, coûte que coûte.

La vie est courte, qu'elle soit belle!

Quel joli nom, n'est-ce pas, les Yvelines...

Cordialement,
Jujube

livres-anciens.fr

09/06/2020 à 08:00

Bonjour Jujube, moi c'est frédéric et mon email est fred.douin arobas gmail.com
Vous ne pouvez imaginer comment votre dernier message fait du bien. Ma dernière IRM cérébrale n'est pas aussi bonne qu'espérer et je saurais demain si je dois redémarrer une séquence de 18 mois de chimio. Alors j'avoue que le moral était un peu en baisse complémentaire, alors qu'avec ces 3 derniers mois, il était déjà particulièrement peu élevé. Mais ca va aller !
Comme il est possible d'envoyer un livre à l'autre bout du monde pour moins cher que de l'expédier à 20 km de chez moi (l'incohérence de l'administration Française), pourriez vous choisir un livre sur mon site www.editions-douin.com ? Je vous l'offre et vous l'envoie en livres & brochure, le mode d'expédition préféré des bouquinistes et libraires en livres anciens. N'hésitez pas à m'écrire directement pour me communiquer votre adresse postale. Ps : je cherches toujours qq bénévoles (que je paie en livres eufs ou anciens) pour relire et corriger l'ocr des textes anciens que je numérise pour réédition ;-) Bien à vous. Frédéric

Jullien

11/06/2020 à 00:15

Dans de très nombreux territoires, nous sauvons purement et simplement de la poubelle, de très nombreux livres, poubelle qui, il me semble, ne paie pas de droits d'auteur.

f*Parme

12/06/2020 à 10:08

Bonjour Julien,

mais les librairies d'occasion ne sont pas des poubelles. La matière première d'un livre n'est ni l'encre, ni le papier mais la production intellectuelle de son auteur. La preuve, la version numérique d'un livre n'utilise pas l'imprimerie et pourtant, c'est le même texte à lire.
Vous récupérez des livres dans des poubelles comme des chiffoniers ou des ferrailleurs pour les revendre, pas pour les offrir. Vous tirez bénéfice de ce recyclage. Mais l'œuvre qui est contenue dans cet objet recyclé demeure identique.
Le recyclage, la location d'ouvrages, peuvent être des solutions futures pour la diffusion des livres. Le futur du livre n'est pas nécessairement lié au capitalisme el qu'il est pratiqué aujourd'hui. On pourrait imaginer produire moins d'exemplaires et encourager la location et l'occasion pour éviter de gaspiller des matières premières matérielles (papier, encre, datas) tout en respectant le droit d'auteur.
Je n'ai rien contre les poubelles. On pourrait même imaginer des containers pour recycler des livres. Les gens y déposeraient les ouvrages dont ils ne veulent plus. Ces ouvrages seraient ensuite triés et référencés avant d'être mis sur le marché d'occasion.
Sincèrement,
f*

Paul Jullien

13/06/2020 à 00:15

Nous tirons bénéfice non pas des livres mais d'un travail. Cela s'appelle un travail. Je pense qu'avant d'avoir ce genre de discours, il va vous falloir vous confronter à notre réalité. Le livre ne nous tombe pas tout crû dans les mains. Bref. Vous êtes très très loin de la réalité du monde du livre d'occasion, vous n'en avez pas saisi la substance, ne percevant dans le livre que la valeur économique. Nous sauvons simplement des auteurs, nous les mettons en avant. Nos bouquineries sont des pièces d'art, tenues, conçues, choisies. Nous ne vendons des pièces que tirées d'un ensemble. La masse de livres qui aujourd'hui sort est absolument critique. Elle noierait les grains sous l'ivraie. Nous mettons la main dans la merde, oui, et nous en sommes fier. Nous faisons des propositions. Et nous sommes payés pour cela. Et nous sommes mal payés. Notre fonctionnement, du moins pour les petits bouquinistes, n'a rien avoir avec le système capitaliste, rien. De plus, nous sommes loin de Blanchot avec vos idées. Je crois que les auteurs en réalité sont irresponsables de ce qu'ils écrivent, et que la propriété intellectuelle une vaste fumisterie qui a tout simplement tué la valeur artistique d'un livre pour en placer son contenu dans la simple valeur économique. Sur ce, allez chez le bouquiniste et demandez lui s'il s'enrichit en ce moment. Et par la même occasion, demandez lui comment il travaille.

f*Parme

13/06/2020 à 09:57

Vous avez raison sur un seul point : je suis loin des idées de Maurice Blanchot.
f*

Jujube

13/06/2020 à 22:55

Bonjour Paul Julien,

J'ai beaucoup apprécié votre texte de défense d'idées et de droits. Il provient d'une personne qui refuse net d'accepter l'identité que d'autres lui inventent et, impudemment, lui refilent. Les théoriciens font trop souvent fausse route, ignorent le goût et la pratique de l'empathie, se gargarisent en vain avec de soit disant mots-clés (tout mous d'être remâchés par les adeptes) sans savoir si ces clés conviennent aux portes idoines ou celles qui s'ouvrent sur le vide.

Ce n'est pas facile de se mettre à la place de l'autre quand on ne partage pas ses idées. Ou l'on crache sur elles et dénigre qui les produit. Ou l'on s'essaie à la conversion ou la séduction du producteur. C'est fou, cette passion pour "c'est moi qui ai raison".

Malheureusement, le capitalisme sauvage domine toujours le monde mais n'est toujours pas génétique, que je sache.

odiletakvorian@laposte.net

20/12/2020 à 19:05

Commentaire très intéressant , très utile pour les adeptes , les " très attachés à Joseph Gilbert ; nous sommes très frustrés de ne pouvoir venir fouiner les rayons , cherchant un ouvrage, repartant avec d'autres , tant nous sommes libres de pouvoir feuilleter les livres; LE PERSONNEL EST EXTRA, nous renseignant , nous incitant à regarder tel ou tel livre , sans jamais nous harceler, comme dans certaines librairies...
Mon mari a pu, il y a , quelques années acheter livres d'occasion en math 4ieme et 3ième, étant dans une école d'apprentissage, passer les épreuves d'entrée en seconde ... et devenir professeur.
En ce moment nous regroupons, autour de la cagnotte de ma fille- qui se débrouille bien avec sa carte bancaire- nos achats neufs ou occasions ( dans un état neuf) et revendre..
QUE GILBERT VIVE LONGTEMPS . C est français et à ma connaissance unique en Europe... UN GRAND MERCI A VOUS TOUS

Plus d'articles sur le même thème

ActuaLitté

“Je voudrais que l’oral fasse suer l’écrit”, Gilles Defacque

Voilà maintenant un mois que le ministère de la Culture a annoncé le départ de Gilles Defacque de la direction du Prato, pôle national du cirque de Lille. Remplacé par Célia Deliau, directrice du Cirque Jules Verne, pôle national du cirque d’Amiens, depuis 2016, c’est une page qui se tourne. Départ dans cette bibliothèque peu commune, celle du metteur en scène, clown, poète, Gilles Defacque.

26/07/2021, 12:18

ActuaLitté

Brewster Kahle, archiviste ultra

PORTRAIT – Bientôt au cœur d'un tonitruant procès intenté par quatre grands groupes d'édition américains, la plateforme Internet Archive célèbre, en 2021, ses 25 ans. Depuis 1996, elle abrite des sauvegardes du web mondial, mais aussi des exemplaires numériques de films, enregistrements audio, jeux vidéo, journaux ou encore livres. Portrait du bâtisseur de cette bibliothèque d'Alexandrie, Brewster Kahle.

14/07/2021, 14:53

ActuaLitté

Le livre numérique, 50 ans d'existence et de lectures

Il fut le compagnon des lecteurs, au cours de cette année pandémique 2020, certains en ont découvert les vertus, par l’offre gratuite et libre de droit, d’autres le coût avec des titres plus récents. Mais le livre numérique, ou ebook, n’est pas ce jeune premier que la presse présente depuis quelques années. Voilà désormais 50 ans que ce format se construit, évolue, à travers les progrès technologiques et les investissements d’entreprises. Bon anniversaire, petit cinquantenaire.

03/07/2021, 11:35

ActuaLitté

Des éditions collector de mangas victimes de la spéculation

Depuis le début de l'année 2021, le manga bat tous les records de vente dans les librairies françaises. Pour entretenir l'engouement et s'assurer la fidélité d'un public qui pourrait se contenter de versions numériques, voire de scans illégaux, les éditeurs n'hésitent pas à publier des versions collector, en quantité limitée. Maisons d'édition et libraires ne peuvent toutefois que constater le développement d'un marché parallèle, où la revente se fait au prix d'une intense spéculation.

02/07/2021, 13:23

ActuaLitté

Histoire de l’ebook #17 - Les grandes dates du Projet Gutenberg

« Nous considérons le texte électronique comme un nouveau médium, sans véritable relation avec le papier. Le seul point commun est que nous diffusons les mêmes œuvres, mais je ne vois pas comment le papier peut concurrencer le texte électronique une fois que les gens y sont habitués, particulièrement dans les établissements d’enseignement. » (Michael Hart, fondateur du Projet Gutenberg et père de l’ebook)

02/07/2021, 09:21

ActuaLitté

Histoire de l’ebook #15 - Un hommage aux bibliothécaires

Le/la bibliothécaire a toujours eu un rôle charnière dans le monde du livre, y compris numérique. Les bibliothèques sont largement couvertes par les médias, mais qu’en est-il de ceux et celles qui les font fonctionner ? Une première version de ce texte fut publiée dans ActuaLitté en 2016. Voici aujourd'hui une version revue et actualisée pour inclure les ultimes développements de la profession. L’auteure fut elle-même bibliothécaire avant d’être traductrice.

30/06/2021, 10:29

ActuaLitté

Histoire de l’ebook #14 - L’ebook vu par quelques pionniers

Voici le sentiment de plusieurs pionniers du livre numérique interviewés par courriel au fil des ans pour mes articles et livres sur le sujet: Michael Hart (Projet Gutenberg), John Mark Ockerbloom (The Online Book Page), Robert Beard (A Web of Online Dictionaries), Jean-Paul (Cotres.net), Nicolas Pewny (Le Choucas), Marc Autret (Indiscripts), Pierre Schweitzer (@folio), Denis Zwirn (Numilog) et Henri “Henk” Slettenhaar (Silicon Valley Association).

29/06/2021, 09:23

ActuaLitté

Histoire de l’ebook #13 - L'Internet Archive, une bibliothèque planétaire

L’Internet Archive est fondée en avril 1996 par Brewster Kahle à San Francisco (Californie) pour préserver un historique de l’internet. D'abord « bibliothèque de l’internet » avec la Wayback Machine, qui permet de voir l’évolution d’un site web depuis 1996, elle devient ensuite « une bibliothèque numérique à but non lucratif destinée à procurer un accès universel au savoir humain ». Elle propose deux millions de livres numérisés en mars 2010. Dix ans plus tard, elle est la plus grande bibliothèque numérique publique mondiale.

28/06/2021, 09:32

ActuaLitté

Histoire de l’ebook #12 - De Google Print à Google Books

Google lance Google Print en mai 2005 en partenariat avec des éditeurs et des bibliothèques, puis le suspend trois mois plus tard suite à un conflit avec les associations américaines d'auteurs et d'éditeurs. Le programme reprend en août 2006 sous le nom de Google Books (Google Livres) et numérise les milliers de livres de bibliothèques partenaires. Mais Google continue de numériser des livres sous droits sans l'autorisation préalable des ayants droit, et le conflit se poursuit. Après une longue saga judiciaire de près de dix ans, la justice américaine tranche en octobre 2015 en faveur de Google.

27/06/2021, 10:34

ActuaLitté

Histoire de l’ebook #11 - La licence Creative Commons

Créée en 2001 à l'initiative de Lawrence “Larry” Lessig, la licence Creative Commons a pour but de favoriser la diffusion et la réutilisation d'œuvres numériques tout en protégeant le droit d'auteur. De nombreux auteurs et autres créateurs souhaitent en effet utiliser le réseau de diffusion qu’offre l’internet tout en contrôlant les droits sur leurs œuvres, mais le copyright traditionnel leur semble trop restrictif. Creative Commons fête ses 20 ans en juin 2021 avec 2 milliards d’œuvres sous licence Creative Commons.

25/06/2021, 09:58

ActuaLitté

Histoire de l'ebook #10 - Wikipédia, une encyclopédie planétaire

Lancée en janvier 2001 par Jimmy Wales et Larry Sanger, Wikipédia est une encyclopédie gratuite en ligne écrite collectivement et dont le contenu est librement réutilisable. Rédigés par des milliers de volontaires dans des dizaines de langues, les articles et les illustrations restent la propriété de leurs auteurs. Leur libre utilisation est régie par la licence GFDL puis par la licence Creative Commons. Wikipédia comprend 17 millions d’articles dans 270 langues en 2011, avec 400 millions de visiteurs par mois. D'autres encyclopédies collaboratives suivent, par exemple l’Encyclopedia of Life.

24/06/2021, 09:42

ActuaLitté

Histoire de l’ebook #9 - L’EPUB devient le format standard

Le format EPUB succède au format OeB (Open eBook) en avril 2005 en tant que standard du livre numérique et supplante peu à peu le format pionnier PDF. « Totalement différent du PDF, le format EPUB permet d’afficher un texte ajusté au tout dernier moment en fonction de l’écran et des choix du lecteur au moment précis de la lecture. Plusieurs applications permettent de créer un fichier EPUB directement, dont des logiciels libres. La plupart des liseuses sont compatibles avec le format EPUB. » (Nicolas Pewny, consultant en édition électronique)

23/06/2021, 09:27

ActuaLitté

Histoire de l’ebook #8 - Premières expériences d’auteurs de best-sellers

Le maître du suspense américain Stephen King est le premier auteur de best-sellers à se lancer dans l’aventure numérique en 2000, malgré les risques commerciaux encourus. Il autopublie un roman épistolaire inédit en plusieurs épisodes sur un site web créé à cet effet, avec un résultat mitigé, avant de nouvelles expériences avec son éditeur. D'autres auteurs de best-sellers tentent eux aussi l’aventure numérique avec leurs éditeurs, par exemple Frederick Forsyth en Grande-Bretagne, Arturo Pérez-Reverte en Espagne et Paulo Coelho au Brésil.

22/06/2021, 10:05

ActuaLitté

Queenie, histoire d'une gangster venue de Martinique, pour conquérir Harlem

Stephanie Saint-Clair. Avec un nom pareil, elle aurait pu faire du music-hall. Et d’une certaine manière, elle fut la reine de la nuit. Au cœur de Harlem, elle devint Queenie, cheffe de gang respectée au sein de Harlem : protectrice d’une communauté noire contre les policiers — déjà ! —, elle mena tambour battant une carrière dans la loterie clandestine. Nous sommes en 1933, la prohibition a pris fin, et cette Martiniquaise, ayant migré une vingtaine d’années plus tôt à New York affronte la mafia italienne, regardant les hommes droit dans les yeux. Queenie, plus qu’une gangster généreuse : un symbole.

22/06/2021, 08:05

ActuaLitté

Histoire de l’ebook #7 - Premiers dictionnaires et encyclopédies en ligne

Disponibles en ligne au tournant du millénaire, les premiers dictionnaires et encyclopédies de référence émanent de versions imprimées, par exemple le Dictionnaire universel francophone (Hachette), WebEncyclo (Atlas) ou encore le site de l’Encyclopaedia Universalis. Suivent des outils de référence conçus directement pour le web, par exemple le Grand dictionnaire terminologique (GDT) du Québec et WordReference.com. Wikipédia fera l’objet d’un article spécifique.

21/06/2021, 09:28

ActuaLitté

Histoire de l’ebook #6  - E Ink, une technologie d'encre électronique

Les recherches sur l’encre électronique débutent à la fin des années 1990 au sein de la société E Ink pour offrir un meilleur écran aux liseuses en attendant le papier électronique. E Ink présente le prototype de son écran en 2002 et le commercialise en 2004. Un projet un peu différent est la technologie Gyricon développée par Xerox. Radicalement novateur lui aussi dans un domaine connexe, le projet @folio voit le jour en France dès 1996 mais reste malheureusement à l’état de prototype faute de soutien financier.

19/06/2021, 11:19

ActuaLitté

Histoire de l'ebook #5 - Les premières liseuses    

Sans surprise, les premières liseuses voient le jour dans la Silicon Valley, terre des projets technologiques les plus fous, avec les fonds nécessaires pour les développer. Ces liseuses sont le Rocket eBook (de NuvoMedia) et le SoftBook Reader (de SoftBook Press), qui virent le jour en 1998. D'autres modèles suivent, par exemple le Gemstar eBook (de Gemstar) en 2000, le LIBRIe (de Sony) en 2004, le Cybook Gen2 (de Bookeen) à la même date, le Sony Reader (de Sony) en 2006, le Kindle (d'Amazon) en 2007, le Nook (de Barnes & Noble) en 2009 et l'iPad (d'Apple) en 2010. 

 

18/06/2021, 11:31

ActuaLitté

Histoire de l'ebook #4 - Du PDA au smartphone

En 2001, la liseuse n’a pas encore gagné son pari. On compte 17 millions de PDA (Personal Digital Assistants) dans le monde pour seulement 100.000 liseuses, d'après un Seybold Report publié en avril 2001. 13,2 millions de PDA sont vendus en 2001, dont le Palm Pilot (lancé en mars 1996) et le Pocket PC de Microsoft (lancé en mars 2000). En 2005, le PDA laisse progressivement la place au smartphone. L’iPhone d’Apple (lancé en juin 2007) devient le produit phare de toute une génération.

17/06/2021, 09:43

ActuaLitté

Histoire de l’ebook #3 - Les débuts de Gallica, bibliothèque numérique de la BnF

Gallica est inauguré en octobre 1997 avec des textes et des images du XIXe siècle francophone, « siècle de l’édition et de la presse moderne, siècle du roman mais aussi des grandes synthèses historiques et philosophiques, siècle scientifique et technique ». Gallica élargit ensuite son champ d’action et devient rapidement l’une des grandes bibliothèques numériques mondiales.

16/06/2021, 13:19

ActuaLitté

Histoire de l’ebook #2 - Gabriel, portail des bibliothèques nationales européennes

Mis en ligne en janvier 1997, Gabriel est un portail trilingue (anglais, allemand, français) offrant un point d’accès unique aux services internet des bibliothèques nationales européennes. Sans les patients efforts de Gabriel (et de l’European Library), la bibliothèque numérique européenne Europeana n’aurait peut-être jamais vu le jour dix ans plus tard.

15/06/2021, 09:29

ActuaLitté

Librairie Les mots à la bouche : transmettre culture et héritage LGBT+, inlassablement

Nouvellement installée dans le XIe arrondissement de Paris, la librairie LGBT+ Les mots à la bouche lançait ce 31 mai un crowdfunding pour changer son modèle économique et devenir une société coopérative. Avec 40.000 euros réunis en à peine trois jours, les membres de la SCOP sont aujourd’hui assurés de pouvoir reprendre l'entreprise. Une façon pour le lieu de continuer à vivre dans les mains d’une nouvelle génération de libraires engagés, ayant à cœur de prolonger l’héritage LBGT. Mais aussi de proposer une littérature qui raconte ses luttes et son histoire.

14/06/2021, 18:01

ActuaLitté

Histoire de l’ebook #1 - Le PDF, format pionnier lancé par Adobe

L’ebook aura bientôt 50 ans. Non, il ne fait pas son âge. Mais pour mieux contextualiser son existence, ActuaLitté vous propose de retrouver une série d’articles, rédigés par Marie Lebert, pour bien mener les célébrations. Peu après les débuts du web en 1990, la société Adobe lance en juin 1993 le format PDF (Portable Document Format), tout comme l’Acrobat Reader (gratuit, pour lire les PDF) et l’Adobe Acrobat (payant, pour créer les PDF).

14/06/2021, 09:51

ActuaLitté

Des dessins inédits de Milan Kundera exposés à Paris

« Par mes expériences et mes goûts je suis centre-européen […], mais au milieu de ma vie, ma femme et moi avons émigré en France. Cet événement est le plus décisif de toute mon existence : il est la clef de ma vie et de mon travail », écrivait Milan Kundera. Français, Tchèque, et Centre-européen, l’écrivain est au cœur d’une exposition organisée par le Centre tchèque de Paris, offrant un regard inédit sur les dessins de l’auteur.

21/05/2021, 10:25

ActuaLitté

Marcel Proust devenu auteur de science-fiction

Chercher, Pierre-Carl Langlais adore : il s’est lancé dans des études en histoire de la presse, mobilisant les ressources de l’Intelligence Artificielle pour analyser des corpus entiers. Et au fil des morceaux de code, s’est intéressé à l’outil GPT-2 – logiciel de traitement automatique du langage, produit par OpenAI (société de Elon Musk). « À partir d’un corpus, on propose à la machine un début de phrase, et elle génère le texte qui suit. On peut ainsi croiser deux types de textes, pour emprunter un style à l’un et un univers à l’autre », nous explique le post-doctorant.

13/05/2021, 16:24

ActuaLitté

Covid : fatigue et inquiétude gagnent des bibliothèques

Depuis le 28 novembre, les bibliothèques, aux côtés des services d'archives et centres de documentation, font partie des seuls lieux culturels de proximité à être ouverts au public, malgré le contexte sanitaire. Ce sort réservé aux établissements de lecture publique, qui reconnaît leur caractère essentiel, en vient toutefois à peser sur certains professionnels des bibliothèques, qui craignent pour leur santé et soulignent une fatigue générale. À ce contexte viennent souvent s'ajouter des revendications plus larges, sur les conditions de travail.

09/04/2021, 16:32

ActuaLitté

Avec ou sans pandémie, le difficile accès aux livres des détenus français

La pandémie de Covid-19 aura fait vivre à l'ensemble de la population l'expérience du confinement, de la privation de liberté et des difficultés qui les accompagnent. Parmi ces dernières, l'accès aux livres et à la lecture. Pour les détenus des prisons françaises, ce droit reste très difficile à faire appliquer, les progrès sont timides et le statu quo souvent de mise. La crise sanitaire, évidemment, n'améliore pas les conditions.

02/04/2021, 11:53

ActuaLitté

Antonio Tabucchi, “le plus italien des écrivains portugais”

Écrivain, certes, mais aussi traducteur de Fernando Pessoa en italien, Antonio Tabucchi a lié avec le Portugal une relation particulière. Enseignant tout à la fois la langue et la littérature lusophone, à Sienne, il est décédé à Lisbonne en mars 2012. Comme si quelque chose devait s’écrire ainsi. Clelia Bettini, de l’université de Coimbra, faculté de Lettres, nous en offre un portrait inédit.

01/04/2021, 16:33

ActuaLitté

Québec : dix ans après, revient l'idée d'un prix unique du livre

La sortie de la députée Ruba Ghazal (Québec solidaire) a pris de court bien des observateurs et acteurs de l’industrie québécoise du livre. Pour autant, sa demande, « est pleinement pertinente », assure Katherine Fafard, directrice générale de l’Association des Libraires du Québec. Et pour cause, un prix réglementé sur la vente de livres intéresse. Et le Québec, de par sa position au sein du Canada, aurait toutes les armes pour se lancer dans la procédure législative.

02/03/2021, 09:12

ActuaLitté

Le Pass Culture et la lecture : et si ça fonctionnait ?

Toujours en phase d'expérimentation, le Pass Culture doit prochainement révéler les conditions de sa généralisation à tous les jeunes Français et Françaises de 18 ans, doté de 300 € et non 500 € comme prévu. Dans les librairies, les niveaux des réservations sont généralement très bons, malgré certaines réserves sur les effets concrets du Pass dans la promotion de la lecture.

26/02/2021, 13:00

ActuaLitté

Ankama, c’est aussi de la bande dessinée

RENCONTRE – Ankama Éditions fête ses quinze ans cette année. Occasion de revenir sur une initiative éditoriale née un peu par hasard. Ankama, c’est avant tout des jeux vidéo en ligne, mais aussi des livres. Si la société roubaisienne est toujours associée à Dofus, elle s’est aussi fait une place dans le monde de l’édition, et plus particulièrement de la bande dessinée, en une quinzaine d’années. 

09/02/2021, 13:06

ActuaLitté

Hélène Gaudy : une écriture, un abri

PORTRAIT – Chaque année, l’association de libraires Initiales édite un texte inédit d’un écrivain, dont le travail est suivi pas à pas. Avec le projet de mieux le ou la faire connaître à leurs lectrices et lecteurs. Hélène Gaudy a trouvé sa place naturellement et a offert le texte Névés. Née en 1979 à Paris, elle a étudié à l’École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg. Autrice de divers articles et nouvelles parus dans des ouvrages et albums collectifs ou des revues, elle a également publié des romans et albums pour la jeunesse et des livres d’art. Elle est membre du collectif Inculte et vit à Paris. 

12/01/2021, 11:07

ActuaLitté

Utopia, Mauvais Livres et FVE : trois éditeurs nés pendant la pandémie

Ouvrir une maison d’édition pendant la pandémie ? Ce qui pourrait sembler un pari complètement fou est devenu une réalité pour trois maisons d’édition italiennes. Et la surprise… c’est que ça marche. Utopia, Mauvais Livres et FVE : voici les noms de trois maisons d’édition, situées dans deux villes différentes — Milan et Rome — et qui, malgré des identités très spécifiques, ont beaucoup de choses en commun : toutes les trois indépendantes, elles ont débuté leur activité pendant le confinement, et, depuis leurs premières parutions, ont rencontré un bon succès auprès du public.

30/12/2020, 16:15

ActuaLitté

Les Yeux qui pétillent : la jolie promesse d’une librairie valenciennoise

En septembre dernier, Céline Dereims a ouvert une librairie généraliste et indépendante, en plein cœur de Valenciennes. Baptisée Les Yeux qui pétillent, celle-ci a vu le jour dans le cadre d’une reconversion professionnelle, savamment conjuguée avec une passion de longue date pour la lecture.

28/12/2020, 10:04

ActuaLitté

Book d’Oreille, une nouvelle voie pour le livre

PORTRAIT – Passionné par le son, par la voix et par la littérature, Olivier Carpentier poursuit depuis 2009 une entreprise de développement du livre audio. Le Lillois se considère comme un libraire indépendant. Sa société Book d’Oreille propose aujourd’hui une nouvelle solution pour le prêt numérique de livres audio, à destination des bibliothèques et médiathèques.

24/12/2020, 11:08

ActuaLitté

Olivier Tallec : c'est MON auteur !

PORTRAIT – Olivier Tallec est breton d’origine et, après l’École supérieure des arts appliqués Duperré, il a beaucoup voyagé, notamment en Asie, au Brésil ou au Chili.Si aujourd’hui, il agrémente de ses dessins la presse nationale (Libération, Elle, Les Inrockuptibles), il est également l’auteur de nombreux livres pour la jeunesse ainsi que de livres d’illustration pour adultes aux éditions Rue de Sèvres comme

04/12/2020, 15:35

ActuaLitté

Dropshipping : ces intermédiaires qui vendent les livres à des prix prohibitifs

Présenté par ses promoteurs comme le moyen simple de devenir riche grâce à internet, le dropshipping flirte de très près avec l'arnaque, et pose des questions morales évidentes. Un « dropshipper » s'impose comme un intermédiaire entre un fournisseur et un acheteur, et s'attache à collecter la plus importante commission possible pour assurer le lien entre les deux. Le livre et les libraires ne sont pas épargnés, loin de là.

18/11/2020, 12:35

Autres articles de la rubrique À la loupe

ActuaLitté

BD 20-21 : “La bande dessinée vit une crise de croissance particulièrement aiguë”

L'année de la bande dessinée, imaginée pour l'année 2020 et finalement étendue sur une partie de 2021 en raison de la crise sanitaire, s'est terminée en juin dernier. Voulue par le ministère de la Culture, organisée par le Centre national du livre et la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image, l'opération s'organisait parallèlement à la remise du rapport Racine, très attendue par les auteurs et autrices. Pierre Lungheretti, directeur général de la Cité de la BD, estime que l'année de la BD a permis de mettre en avant la situation des créateurs et de lancer le processus de réformes.

05/08/2021, 17:16

ActuaLitté

Alessio Forgione : un dialecte napolitain qui “s’étend bien au-delà des mots”

Le dernier livre d’Alessio Forgione, Napoli mon amour, est paru en début d’année chez Denoël. Traduit par Lise Caillat, ce roman parcourt une ville où désespoir et solitude s’entremêlent, pour Amoresano. Jusqu’à l’arrivée de Nina. Et soudainement, les rues napolitaines n’ont plus la même saveur. Entretien avec la traductrice.

05/08/2021, 11:54

ActuaLitté

Bob Morane, ou l'ombre jaune de Roselyne Bachelot

Une nouvelle fois, le cabinet de la ministre fait grincer des dents. Ou bien faut-il considérer que l’année de la BD étant close, tout ce qui touche au 9e art se relaie à l’arrière-plan ? Henri Vernes ne méritait pas même un tweet, service de communication ministérielle a minima ? Non, manifestement non. Parce qu’en effet, Bob Morane n’a pas vraiment l’ampleur ni la présence justifiant que l’on se fende d’un hommage, même concis. Et puis, ce sont les vacances, pas question de faire du zèle ?

28/07/2021, 12:27

ActuaLitté

Le Pass sanitaire : “Bombe à fragmentation pour la lecture publique”

Déjà préoccupés depuis la publication du décret d’application, les établissements de lecture publique s’inquiètent plus encore de voir la législation poindre. L’accord trouvé par la Commission mixte paritaire sur le projet de loi sanitaire laisse planer plus d’inquiétudes encore. L’interassociation des bibliothèques et bibliothécaires diffuse un message d’alerte, ici reproduit dans son intégralité.

26/07/2021, 18:44

ActuaLitté

La loi Climat et résilience briderait inutilement “l’activité de l’industrie papetière”

La « Convention citoyenne pour le climat » est, depuis sa création, présentée comme un moyen pour accélérer la lutte contre le changement climatique. LObjectif premier : réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40 % d’ici 2030, partout en France. Bien qu’engagée dans cet effort vers une industrie plus « verte », l’Union Française des Industries des Cartons, Papiers et Celluloses a exprimé ses inquiétudes. Nous publions ici leur réaction dans son intégralité.

22/07/2021, 13:17

ActuaLitté

Un procès insensé : “L’Internet Archive a un cœur, et sait s’en servir”

Lorsque j'ai entendu parler des poursuites judiciaires pour non-respect du droit d’auteur intentées le 1er juin 2020 aux États-Unis par quatre grands éditeurs (Hachette, Penguin Random House, Wiley, HarperCollins) à l’Internet Archive pour son Open Library, et ce en pleine pandémie, je n’arrivais pas à y croire. Et ce mauvais rêve se transforme en cauchemar puisqu'un procès retentissant doit débuter le 12 novembre 2021.

22/07/2021, 10:42

ActuaLitté

Maroc : le procès Radi et Stitou dévoile “une gouvernance par la terreur”

Reporters Sans Frontières parlent d’un « procès de la honte » après que le verdict ait été rendu : la justice marocaine condamne Omar Radi et Imad Stitou au terme d’une « procédure entachée d’irrégularité ». Accusés de viol, d’espionnage ou encore de non-dénonciation d’un crime, la cour de Casablanca n’a pas fait dans la demi-mesure. Jean-Philippe Domecq, Président au PEN Club français du Comité des écrivains persécutés livre ici un texte pétri d’indignation.

21/07/2021, 14:53

ActuaLitté

Aux auteurs biélorusses, “nous redisons notre admiration” (Pen Club français)

Les citoyens, militants de la démocratie et auteurs biélorusses viennent de subir une nouvelle vague répressive, en Biélorussie. Sur ordre du président Alexandre Loukachenko, plusieurs centaines d'organisations non gouvernementales ont été visées par des perquisitions, le 14 juillet dernier. Parmi celles-ci, l'Union des écrivains biélorusses et le Pen Club local. Le Pen Club français exprime sa solidarité, dans nos colonnes.

19/07/2021, 09:47

ActuaLitté

Luca di Fulvio : “Mes personnages veulent suivre leur propre chemin”

Son sourire enjôleur et lutin fascine : rencontrer Luca Di Fulvio, c’est plonger dans le charme d’une autre langue, et dans une littérature d’un autre monde. Les lecteurs qui l’ont découvert avec Le Gang des rêves auront le bonheur de le retrouver dans un roman plus italien cette fois. Conversation avec un dilettante particulièrement attaché à son art…

15/07/2021, 16:46

ActuaLitté

Les auteurs existent-ils vraiment ?

Avons-nous réellement progressé depuis le bureau de législation dramatique par Beaumarchais, précurseur de la Sacd ou de la Sacem ? Nous en sommes toujours à « Compose Le Boléro ou Born to be alive… scénarise un block-buster… Sois téléchargé un million de fois ou tais-toi ! » ! par Olivier Cohen, membre du conseil syndical de la Ligue des auteurs professionnels.

15/07/2021, 12:23

ActuaLitté

“Nous sommes des centaines, chaque année, à rencontrer élèves et étudiants”

La Maison des écrivains est soutenue par les auteurs et les autrices qui la font vivre, qui travaillent avec son équipe au quotidien, et qui rencontrent, avec elle, leurs lecteurs, notamment grâce aux actions importantes, uniques au plan national, que conduit la Maison pour l'éducation artistique et culturelle. Une lettre ouverte au Président de la République le rappelle au moment où celui-ci vient, ce 17 juin, de déclarer vouloir faire de la lecture une grande cause nationale.

14/07/2021, 09:23

ActuaLitté

“40 ans après la loi Lang, c’est toute la chaîne du livre qu’il faut securiser”

Parce qu'un peu d'histoire ne fait jamais de mal, surtout à une époque de contre-vérités rapidement disséminées, Gilles Kujawski, ancien commercial d’Editis, militant à La France Insoumise nous propose un retour dans le temps. Et de ramener de ce voyage quelques éléments pour éclairer le présent. Voire, qui sait : trouver des perspectives pour consolider la chaîne du livre dans son ensemble.  

10/07/2021, 10:14

ActuaLitté

“En réalité, Milan Kundera écrivait déjà en français dans ses romans tchèques”

Paru en italien en 2013, puis aux éditions Gallimard en avril 2014, La fête de l’insignifiance fait désormais l’objet d’une édition en tchèque. Anna Kareninová — traductrice éminente et reconnue — a la responsabilité de rendre les textes de Milan Kundera en tchèque. Elle signe également la postface de cette édition (dans une traduction opérée par Anna Kubišta). Les éditions Atlantis, qui ont publié ce livre en 2020, nous offrent ainsi un regard inédit, personnel et complexe sur le travail même de traduction.

06/07/2021, 13:50

ActuaLitté

La littérature, cet outil de connaissance

Le PEN Club, au carrefour international des cultures, est de ce fait bien placé pour constater que la littérature est au croisement de la création et de la connaissance. Ayant pour mission fondatrice la défense de la liberté d’expression et celle-ci n’étant pas divisible, le réseau solidaire des PEN Clubs nationaux a à connaître et faire connaître toute forme d’expression qui est opprimée parce qu’elle porte l’émancipation, la pensée mobile, donc critique, et les mutations de la sensibilité — autant dire : la littérature. Par Jean-Philippe Domecq.

06/07/2021, 10:07

ActuaLitté

Philipp Weiss : “Nous n’avons pas de langue pour décrire le temps présent”

Pour la rentrée littéraire, certains se satisfont d’un roman. Avec Le grand rire des hommes assis au bord du monde, dans une traduction de l'allemand par Olivier Mannoni, Philipp Weiss s'aventure dans une oeuvre totale : cinq livres, dont un manga, à travers les 1200 pages d'une épopée rare. Rencontre avec cet auteur à l'oeuvre hors norme. 

05/07/2021, 10:38

ActuaLitté

Feel good books ? “Est-ce que Sagan, Duras, écrivaient pour faire du bien ?”

Écrire ne m'a jamais fait manger.J'ai fait ce que l'on appelle délicatement des "succès d'estime", ce qui veut dire que je n'ai eu aucune critique négative - quelle chance !-  mais que mes livres se sont vendus au mieux à 2000 ex. Tout cela en étant publiée par de belles maisons. Par Cathy Galliegue.

01/07/2021, 09:09

ActuaLitté

Amis auteurs, “ne nous trompons pas de combat”

Avant même le rapport Racine, remis en janvier 2020 au ministre de la Culture, qui reconnaissait la paupérisation des artistes-auteurs, ces derniers alertaient sur une baisse de leurs revenus et une dégradation de leurs conditions de travail et de vie. Selon Paola Appelius, traductrice littéraire et présidente de l'Association des traducteurs littéraires de France, les préoccupations ont été entendues, et le travail d'amélioration a bel et bien commencé. Nous reproduisons ci-dessous sa lettre ouverte aux auteurs.

29/06/2021, 09:04

ActuaLitté

Rentrée littéraire : la critique, le lecteur, le libraire et le quatre-quart

Encore deux mois de patience avant de trouver sur les tables de librairies, dans les dossiers ventrus de la presse, les titres de la prochaine rentrée littéraire. Alors parleront auteurs, éditeurs, journalistes, parfois quelques lecteurs dont la notoriété médiatique fera croire à une influence réelle sur les envies mouvantes des lecteurs. Qui mieux qu'un libraire, artisan besogneux de cette grand'messe dont il ne retirera lui-même ni lauriers ni couronne, pour poser un regard distancié, frondeur, amusé, bienveillant sur ce rituel que d'aucuns conspuent à loisir, avant que de s'y sacrifier ?

27/06/2021, 11:04

ActuaLitté

Le livre, bien essentiel : “L’une des plus importantes victoires” de 2020

Près de soixante-dix maisons françaises et italiennes auront pris part aux journées d’échanges organisées à l’initiative de l’Association des éditeurs italiens. Engagé à la tête de cette organisation depuis 2017, Ricardo Franco Levi intervient régulièrement dans nos colonnes, apportant éclairages et interventions sur le marché italien. Depuis Milan, il revient sur ces trois jours, manifestement riches.

24/06/2021, 15:36

ActuaLitté

Chris Ware : “Aux États-Unis, la BD n'est même pas considérée comme un art”

Grand Prix de la ville d'Angoulême 2021, l'auteur américain Chris Ware rejoint un panthéon qui réunit déjà Emmanuel Guibert, Rumiko Takahashi, Katsuhiro Ōtomo, Art Spiegelman ou encore François Schuiten. Dans une lettre reproduite ci-dessous, il salue l'affection et la déférence que la France consacre au 9e art.

23/06/2021, 10:28

ActuaLitté

Entretien avec Emanuela Canali, responsable des droits étrangers de Mondadori Libri

Le site NewItalianBooks, qui promeut les maisons d'édition et la culture italiennes à l'étranger, a réalisé un entretien avec Emanuela Canali, responsable des droits étrangers chez Mondadori Libri. Ce dernier est le groupe de presse le plus influent en Italie. Interrogée par Paolo Grossi, directeur du site, elle revient sur l'influence du livre italien à l'étranger. Par Paolo Grossi.

22/06/2021, 12:25

ActuaLitté

Italie et France : le livre en partage

Les liens qui rattachent la France et l’Italie se mesurent autant à la passion dévorante dont témoignait Stendhal qu’aux centaines de lecteurs venus à Turin, en 2017, assister à une rencontre avec Daniel Pennac. Dans les allées du Salon du livre, une file d’attente colossale, impatiente, témoignait d’une authentique ferveur.

21/06/2021, 09:00

ActuaLitté

La lecture dans les établissements de santé, “espace d’intimité, d’évasion, de liberté”

La Fédération interrégionale du livre et de la lecture (Fill) s'engage dans une vaste opération de rapprochement entre les professionnels de la santé et ceux de la lecture publique, pour multiplier les projets culturels autour du livre et de la lecture dans les établissements de santé. Nous reproduisons ci-dessous le plaidoyer de la fédération, destiné à convaincre de l'importance cruciale de la lecture dans le parcours de soins.

18/06/2021, 15:06

ActuaLitté

La justice pardonne-t-elle les critiques élogieuses de livres dangereux pour la santé ?

La justice nous porte souvent vers les confins du sublime, dans une langue magique. La Cour de Justice de l’Union européenne, régulièrement évoquée dans nos colonnes, donne l’occasion d’un petit sourire, voire d’un clin d’œil, facétieux. En effet, l’arrêt dans l’affaire C-65/20 autoriserait, selon un de nos lecteurs, que les mauvais livres — indigestes pour l’esprit — puissent malgré tout être encensés. Attention, mauvaise foi et bonne humeur exigées…

10/06/2021, 12:52

ActuaLitté

FIBD : les Autrices et Auteurs en Action “demandent maintenant des actes”

Le collectif AAA (Autrices et Auteurs en Action) entend attirer l'attention des pouvoirs publics sur les suites données au rapport Racine sur la condition des auteurs, qu'il estime « enterré ». Après une proposition de boycott du Festival international de la bande dessinée d'Angoulême 2021, le collectif a proposé un vote pour Bruno Racine, pour le Grand Prix. Vote qui ne sera pas comptabilisé, a confirmé l'organisation. Le collectif prend acte, mais demande à présent au festival de démontrer son soutien aux auteurs, lors de la prochaine édition. Nous reproduisons le courrier de réponse au FIBD ci-dessous.

09/06/2021, 14:49

ActuaLitté

D'Amélie à Mademoiselle Nothomb : “Tu es encore là toi ?!’

Amélie Nothomb rencontrera pour la première fois depuis très longtemps son public ce samedi 12 juin, dans le cadre du Festival Les mots libres à Courbevoie. On sait combien elle entretient un rapport très particulier, dans tous les sens du terme, avec ses lecteurs, et son impatience à l’idée de les revoir n’était pas feinte. En attendant la rentrée littéraire et son prochain titre, Premier Sang, discussion autour de son dernier roman paru, Les aérostats, des monstres et de l’écriture, et de ses lecteurs.

04/06/2021, 11:47

ActuaLitté

Les auteurs de Suisse s'expriment en faveur de la loi Covid-19 

La Suisse doit prochainement s’exprimer sur une législation et les débats vont bon train. Le secteur de la Culture touché au même titre que d’autres reste en demande d’actions. Et le collectif Suisse Culture, dont l’association des auteurs partage le message, demande donc que la loi Covid-19 fasse l’unanimité. « Qui dit non à la loi Covid-19 rend impossible tout soutien aux branches les plus durement touchées : la culture, l’événementiel, la gastronomie et le sport. » Leur appel est ici reproduit dans son intégralité.

31/05/2021, 17:01

ActuaLitté

Voutch : “Un dessin d’humour, c’est un rébus, entre le texte et le visuel”

Avec une exposition en trois parties, Voutch régalera le public des Mots libres, festival qui s’ouvre ce 1er juin à Courbevoie. Une composition réunissant ses dessins réalisés pour un livre sur les Fables de La Fontaine en 2018, ainsi que des dessins de son dernier album De surprise en surprise. Et puis, des strips, ces petites BD commencées en 2016 sur un blog du Monde, avant de devenir deux livres au Cherche midi.

31/05/2021, 09:13

ActuaLitté

Affaire Marsan : huit autrices de Bragelonne “rappellent la société à ses obligations”

Une enquête de Mediapart, en avril dernier, a fait état des témoignages d'une vingtaine de femmes, qui pointaient le comportement « déplacé » de l'éditeur Stéphane Marsan, directeur du groupe Bragelonne, dans un cadre professionnel, à l'occasion de réunions ou lors de festivals. Depuis, la société n'a pas réagi publiquement, et aucune mesure ne semble avoir suivi ces révélations. Huit autrices de livres publiés par le groupe rappellent la société à ses obligations, menaçant de reprendre leurs droits sur leurs créations. Nous reproduisons ci-dessous, en intégralité, leurs revendications et leur lettre ouverte.

28/05/2021, 09:00

ActuaLitté

En Biélorussie, la liberté d'expression et l'opposition en danger

Le détournement d'un avion de ligne par un appareil militaire, pour arrêter l'opposant et journaliste Roman Protassevitch, constitue le dernier « coup d'éclat » du régime autoritaire d'Alexandre Loukachenko. Depuis les résultats des élections présidentielles de 2020, contestés par une partie de la population, la répression s'intensifie. Le PEN Club français fait part de son inquiétude pour la liberté d'expression, dans un texte que nous reproduisons ci-dessous.

27/05/2021, 09:26

ActuaLitté

Pass Culture : unique réussite d'un Emmanuel Macron tout schuss ?

L’éducation et la culture étaient les pans prioritaires du programme d’Emmanuel Macron candidat à la présidence. Et sur le second point, la mesure probablement la plus novatrice consistait à copier le Bonus Cultura mis en place par Matteo Renzi, Premier ministre italien, en octobre 2016. Baptisé par les équipes Macron Pass Culture, il promettait un bifton numérique de 500 € aux jeunes atteint de majorité, pour des dépenses folles en biens culturels…

21/05/2021, 17:05

ActuaLitté

Perdue en mer de Chine ? Roselyne Bachelot face à ses contradictions

Voilà quelques jours, la ministre de la Culture se lançait dans d’hasardeuses comparaisons : d’un côté les tensions en mer de Chine, de l’autre celles entre organisations représentatives des artistes-auteurs, qui seraient plus ardues à résoudre que les premières. Les intéressés — les artistes-auteurs, pas les Chinois… — ont décidé de répondre à Roselyne Bachelot, considérant que le mépris avait des limites… Leur texte est ici proposé dans son intégralité. 

17/05/2021, 15:21

ActuaLitté

HoomBand : lectures et ambiances pour les angoissés du sommeil

TEST – Le soleil revient, repart, les terrasses restent vides, les pro et anti-vaccins s’empoignent… tout cela donne envie de faire une belle sieste. Mais difficile de s’endormir avec un tel vacarme en bruit de fond ? Taratata, ActuaLitté vous a dégoté un petit gadget presque sexy, qui aide à l’endormissement. Une sorte d’assistant-conteur, capable de vous plonger dans une ambiance sonore, ou une œuvre, afin de favoriser le sommeil. En avant.

10/05/2021, 16:40

ActuaLitté

Karl Zéro : l'absence de pub “donne une indépendance éditoriale”

À 59 ans, le journaliste Karl Zéro se lance dans une nouvelle aventure : il vient de lancer avec les éditions Télémaque L’Envers des affaires, un trimestriel décidé à prendre son temps. Une revue consacrée aux grandes enquêtes de notre époque, entre décryptages, analyses et théories. Et qu’il nous présente, avec élégance et sourires.

10/05/2021, 09:10

ActuaLitté

“Essentiel c’est-à-dire absolument nécessaire” : des libraires privés d'activité

Malgré les menaces de la crise sanitaire, le retour des beaux jours ouvre des perspectives plus heureuses, avec une reprise d'activité. Certains libraires, notamment ceux proposant des livres d'occasion, se trouvent toutefois privés de participation aux marchés en extérieur. Une situation incompréhensible, portée à la connaissance de la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, par Frédéric Mignon et Pascale Chassang, libraires à la Librairie Sans Nom, au Mans, dans une lettre ouverte publiée dans nos colonnes, en intégralité.

07/05/2021, 14:56

ActuaLitté

Une loi sur les bibliothèques, “un marqueur fort et une opportunité”

Déposée au Sénat le 3 février dernier, la proposition de loi de Sylvie Robert (Ille-et-Vilaine), relative aux bibliothèques et au développement de la lecture publique, a bien sûr attiré l'attention des professionnels du secteur. Trois associations professionnelles saluent cette proposition de loi dans un communiqué, reproduit intégralement ci-dessous.

07/05/2021, 11:29