#Réseaux sociaux

Autant en emporte le vent : “On dirait le sud....”

Évidemment, entendre « Miss Scarlett » avec cette voix chevrotante aux accents colonialistes n’emballe personne. Mais que ce soit en version originale ou doublée, un film reste le témoignage d’une époque — et quand bien même ce témoignage dérangerait, il sert d’électrochoc intellectuel. Socrate se comparait à une raie torpille, qui aiguillonnait ses interlocuteurs : doit-on se résigner à ne plus vivre que dans l’apathie ?

Le 13/06/2020 à 11:03 par Nicolas Gary

37 Réactions | 1 Partages

Publié le :

13/06/2020 à 11:03

Nicolas Gary

37

Commentaires

1

Partages

Partager cet article sur Linkedin Partager cet article par mail Imprimer cet article
ActuaLitté

On blâmera la pudibonderie américaine, on condamnera les studios de céder à des circonstances tragiques, on se tournera vers les penseurs, vers les esprits qui savent apporter un peu de hauteur… on ne comprendra pour autant pas. Que la Warner Bros décide d’annuler la rediffusion prévue au Grand Rex du film de Victor Fleming, Autant en emporte le vent, reste un mystère.

Évidemment, les tensions raciales qui rejaillissent depuis la mort de George Floyd aux États-Unis n’y sont pas étrangères. Mais en quoi cette violence policière peut-elle influencer le choix d’un studio, quant à la projection d’une œuvre aujourd’hui majeure, inspirée d’un roman qui ne l’est pas moins ? 

D’autant que la décision de Warner suit de très près le choix de HBO Max de supprimer le film de son catalogue — temporairement au moins. Et ce, parce que le film brosse le tableau d’une Amérique raciste, dont les préjugés étaient communs à une certaine époque.

Jurisprudence Tintin... toujours non résolue

Évidemment, le monde du livre est familier de ces questionnements, qui ne trouvent que rarement la réponse juste. Faut-il condamner Hergé d’avoir présenté un Tintin colonialiste dans ses aventures au Congo ? Ou ajouter un bandeau explicatif et détaillant le contexte historique ? Faut-il prendre les lecteurs pour des perdreaux de l’année, qui ne comprendraient pas qu’il existe une nuance ? 

Fallait-il republier les aventures de Bamboula, de Marcel Turlin ? Dans certains cas, la réponse est dans l’énoncé de la question. C’est cependant plus subtil quand on a affaire à des œuvres d’envergure internationale.

Il ne viendrait à personne l’idée de nier que Scarlett O’Hara et Rhett Butler, tous deux vivant en pleine guerre de Sécession, sont les protagonistes malgré eux d’une époque raciste. D’ailleurs, si cette guerre a été romantisée à l’envi, il n’empêche qu’elle portait bien sur une idée de conflit civil et sociétal entre les États abolitionnistes de l’esclavage et ceux qui prônaient son maintien. D’un côté ceux qui voulaient exploiter des noirs sans vergogne, de l’autre ceux qui avaient quelques scrupules…

HBO retire, pour contextualiser

Même le ministre de la Culture sent d’ailleurs qu’il y a un problème : « La déprogrammation du film “Autant en emporte le vent” au Grand Rex est incompréhensible et inadmissible. La France défendra toujours la liberté de création et de diffusion des œuvres. Comme l’égalité, c’est le cœur de nos valeurs », déclare-t-il sur Twitter.

Étonnamment, personne ne s’est trop ému de la réédition, dans une version enrichie, du roman de Margaret Mitchell. HBO a promis qu’il allait recontextualiser l’œuvre, et probablement pourra-t-il s’inspirer du travail opéré par les éditions Folio pour trouver de la matière. Au moins faut-il saluer le fait qu’il n’y ait pas de censure immédiate et imbécile, mais un effort de pédagogie, fondamental. 

Ou bien le livre dispose-t-il, parfois, d’un gage de confiance supérieur, considérant que si réédition il y a, elle s’accompagnerait nécessairement de propos précis sur les relations entre l’œuvre et son époque ? Imagine-t-on que les jurés du prix Pulitzer ont décerné en 1937 leur récompense à la romancière, en bichant de ce qu’il exaltait le racisme et l’esclavagisme, et faisait l’apologie de la race blanche ? 

De fait, peut-être : après tout, Mitchell était sudiste, et elle avait manifestement à cœur de montrer que les noirs étaient inférieurs, en vertu de la doxa de l’époque. Mais n’est-ce pas là une raison supplémentaire pour maintenir une projection, quand on est la Warner Bros, et proposer un échange sur ces sujets ? Là encore, la réponse est dans la question…

Tartuffe, encore et toujours

Une autre approche, suggérée par le chroniqueur de la RTBF et écrivain, Thomas Gunzig, est celle de la mémoire. Intervenant sur le déboulonnage envisagé des statues de Leopold II en Belgique — roi peu connu pour son humanisme à l’égard des peuples réduits en esclavage, et dont il sut amplement tirer profit. 

Dans sa dernière chronique, Gunzig le rappelle avec brio : « Les amis, quelle épouvantable tendance de débarrasser l’espace public de tout ce qui nous dérange. On le sait pourtant, c’est de l’inconfort que naît la pensée, et c’est de la pensée que nait la réflexion. »

Brillant : quand cessera-t-on de vouloir tout effacer, comme si rien n’avait eu lieu ? Et pourquoi s’échiner constamment à aseptiser, amoindrir, relativiser, au lieu de livrer les détails et d’enseigner les faits ? Une humanité à la courte mémoire est-elle devenue un projet de vie ?

France, 40 ans plus tôt... 

En 1981, comme l’INA nous permet de le redécouvrir, le film sera projeté : une troisième présentation au public, depuis 1950, alors que la production hollywoodienne était sortie en France 11 ans après sa création et ses 10 Oscars . Et c’est avec un enthousiasme certain que les spectateurs se précipitent.

À l’époque, la problématique de l’esclavage n’avait manifestement pas posé plus problème que cela. Comme le soulignait l’historien du cinéma Charles Ford : « D’abord parce que le roman est un des romans les plus célèbres de la littérature américaine, que presque tout le monde a lu ce roman, et que ce roman est justement très romantique. Comme il se trouve que les acteurs correspondent exactement aux personnages, ça a donné au film une espèce d’aura qui reste et continue. »

Et fort heureusement, en 2020, la question raciale fait débat. 

Mais à enterrer sous le tapis tout ce qui dérange, intrigue, questionne et rendrait la société moins lisse, finalement, participe à alimenter le racisme latent. Comment ne pas s’étrangler devant l’image que Margaret Mitchell peut brosser du Klu Klux Klan ? 

Dans le même temps, l’histoire toujours écrite par les vainqueurs prend dans ce livre une autre tournure : loin de l’histoire officielle écrite par l’Union, ce roman introduisait quelques nuances sur la réalité vécue par les perdants confédérés. Autant d’apports pour rétablir une réalité plus globale, moins tranchée – loin de l'hémiplégie mentale actuelle qui s'empare de tout sujet potentiellement à même de créer des questions...  

37 Commentaires

 

Thierry Reboud

13/06/2020 à 16:18

Comme vous l'écrivez vous-même, la réponse est complexe.
Certes, il n'y a jamais vraiment lieu de se réjouir d'une censure, ni même de ce qu'on juge préférable de laisser les cadavres dans le placard.
Je n'ai ni lu, ni vu Autant en emporte le vent, mes remarques sont donc de portée plus générale et vaudraient probablement tout aussi bien pour Tintin au Congo ou d'autres oeuvres de ce même registre.
Il s'agit en fait d'une question de représentation : or si cette représentation est incontestablement le produit de son époque, il n'est pas moins contestable (me semble-t-il) que cette même représentation a aussi conduit à produire les époques ultérieures, ne serait-ce qu'en entérinant une mythologie passée.
S'il est sans aucun doute exagéré de soutenir que c'est Mitchell ou Hergé qui ont tué Floyd, il n'est pas forcément faux de penser que les représentations issues de ces oeuvres ont rendu possible le meurtre de Floyd... ce que, très heureusement, nous sommes nombreux à ne plus supporter.
Il faut donc se poser le problème de la maturité de celles et ceux qui liront le livre ou verront le film, ce qui est malaisé en régime démocratique (dans lequel 1 est égal à 1) : c'est donc bien une affaire de contextualisation.
Je ne suis pas certain que l'apposition d'un bandeau, ou une préface, ou un avis du type "pour lecteur averti" soit la meilleure solution. La meilleure solution passe par chacun de nous, c'est-à-dire qu'elle passe par le fait de rendre évident le racisme d'Autant en emporte le vent ou de Tintin au Congo, de telle sorte que n'importe quel lecteur en vienne à se demander ce qui a bien pu passer par la tête du producteur de ces oeuvres.
Au-delà des oeuvres culturelles, il me semble que la ville de Bordeaux a peut-être trouvé la bonne distance : elle garde le nom des rues qui portent le nom d'illustres Bordelais impliqués dans l'esclavage (ils font partie de l'histoire de la ville) mais elle appose en-dessous le rappel de cette implication. De cette manière, l'histoire esclavagiste de Bordeaux devient celle de tous les Bordelais. C'est sans doute quelque chose de ce type qu'il faut trouver pour les oeuvres de l'esprit.

NAUWELAERS

13/06/2020 à 22:22

BRAVO à Nicolas Gary !
Et j'ai écouté en direct chez moi cette étincelante chronique radiophonique de Thomas Gunzig, peu suspect d'être un décliniste,réac ou ce qu'on veut.
Pas plus que Laurent Joffrin qui dans un édito de «Libération» s'en est pris l'an passé aux censeurs -même jeunes et bien-pensants -qui réussirent le 25 mars 2019 à faire interdire à la Sorbonne une représentation de la pièce d'Eschyle «Les Suppliantes» mise en scène par l'helléniste Philippe Brunet parce qu'elle présentait des protagonistes en «black face» !
Heureusement que l'embargo fut levé près de deux mois plus tard mais cet incident s'inscrivit dans la ligne de ce qui tend à se répandre aujourd'hui de façon inquiétante -«stalinienne» vient d'écrire Éric Naulleau: je mentionne cela et on appréciera librement.
On peut interdire tant qu'à faire le premier film parlant «The Jazz
Singer» -«Le Chanteur De Jazz» (1927) avec Al Jolson en fils de rabbin affublé d'une ou un «black face» !
Ou pourquoi pas la comédie musicale télévisée que lui consacra Jean-Christophe Averty (à Jolson) en 1971 avec Guy Marchand recréant avec maestria ce roi du music-hall qui serait jugé aujourd'hui politiquement incorrect.
Ou la série anglaise immensément populaire de la BBC (TV) «The Black And White Minstrel Show» où le ou la «black face» était omniprésent(e),qui dura de 1958 à 1978 et dont de nombreux épisodes furent visibles sur notre chaîne TV publique flamande,appelée alors la BRT,lors des lointaines années soixante moins soumises à cette fatigante hystérisation permanente...
Je me souviens d'une polémique passablement ridicule due à la traduction de
«And Then There Were None» diffusé à la TV anglaise (2015) et traduit avec le titre français de cet immense classique d'Agatha Christie: «Les Dix Petits Nègres» !
Oh le scandale...!
En 2017, le passionné de jazz Guillaume Cornut n'a pu recréer le très fameux et historique Bal Nègre,ouvert à Paris en 1924, sous son nom originel: le CRAN ne l'a pas supporté et le lieu s'appelle aujourd'hui platement et bêtement le «Bal Blomet» -sis rue Blomet.
Le nom d'époque n'a pas du tout gêné des stars noires qui firent sa gloire -outre les Chevalier et Mistinguett et autres noms illustres de Paname -comme l'immense Joséphine Baker !
La star de La Revue Nègre comme chacun sait: expurger ses bios de ce nom offensant,tant qu'à faire ?
Une enseigne du magasin de cafés «Au Nègre Joyeux» sis rue Mouffetard à Paris fut victime d'une censure du Conseil de Paris en septembre 2017.
Pourtant l'image soi-disant choquante montre un Noir en habit de gentilhomme à qui une jeune femme blanche sert une tasse de chocolat.
Le caractère raciste de l'enseigne a été contesté par un historien qui rappelait que le mot «nègre» ne comportait pas encore la connotation ultrapéjorative et injurieuse et raciste d'aujourd'hui; on ne doit pas juger une réalité d'autrefois à travers le prisme du présent.
L'enseigne confiée (honteusement ?) au musée Carnavalet était censée être réinstallée sur son mur suite à cet examen historique sérieux et rigoureux.
Avant son exil,elle avait été vandalisée plusieurs fois par des gens pleins de bonnes intentions,tout comme l'enfer qui en est pavé.
Mais rien à faire: l'adjointe du patrimoine de la Ville de Paris est plutôt la gardienne d'une certaine bien-pensance en réalité obscurantiste,révisionniste et orwellienne étouffante qui ne fait pas avancer la cause antiraciste.
L'enseigne reste bannie...
La lutte contre l'antisémitisme est-elle censée requérir la censure du film de propagande nazie «Le Juif Süss» (1940)voire les pires écrits antisémites d'un Céline ?
Et si le féminisme implique le combat -totalement justifié et prioritaire selon moi -contre les violences faites aux femmes, cela signifie-t-il qu'il faille interdire les récits parfois insoutenables de cruauté du...marquis de Sade ?
Qui semblent choquer beaucoup moins que la vue d'une demoiselle un peu dénudée servant d'apparat sexiste pour vendre une voiture ou que sais-je...
Ce qui est mercantile et vulgaire,je veux bien.
Sauf vraie inspiration artistique,ce qui peut arriver.
Mais la censure liberticide a (presque) toujours tort.
C'est un faux remède pire que le mal: non le racisme lui-même par exemple,ou la misogynie ou l'antisémitisme,mais la représentation édulcorée qui en est faite -voire sa négation.
Aujourd'hui on peut réprouver des scènes inoubliables de charme féminin au cinéma, de Bardot à Marilyn en passant par Ursula Andress ou d'autres plus contemporaines...
Avec l'expression qui condamne: «male gaze».
Le regard de désir masculin (quid des femmes éventuellement émoustillées, on les met hors jeu, on les ignore ?) devient vil et prédateur.
Il est fondateur pourtant de toute la mythologie du cinéma populaire.
Certains intégrismes religieux totalitaires fonctionnent de la même façon...
Qui s'opposent au cinéma, à la musique profane, à la danse, voire aux contacts physiques prémaritaux, sans lien avec un virus !
La censure sans frein(s) tous azimuts, exponentielle,envahissante, est indigne d'une société civilisée et elle témoigne d'un mépris total et d'une insupportable infantilisation du public.
Expliquer et contextualiser -y compris «Tntin Au Congo» -reste la seule démarche valide et saine si on ne souhaite pas laisser les choses en l'état et si on veut apporter une lecture des oeuvres conforme à notre habitus moral de notre temps, tout en les appréciant et en les admirant encore s'il y a lieu; mais dans le contexte de nos jours.
Donc avec intelligence,tact, avec un sens esthétique et une perspective historique; ce qui entraîne un rejet total de la basse et vile censure toxique,mensongère et hypocrite.
Et de la politique barbare de la table rase...
Une terre brûlée est toujours aride et infertile.
Et triste à pleurer des larmes amères comme de l'acide !
Bon dès lundi je vais mâcher un chewing-gum et ensuite, chez mon libraire,le coller entre les pages d'une inadmissible réédition que j'ai vue de «La Case De L'Oncle Tom» !

CHRISTIAN NAUWELAERS

Itikar

14/06/2020 à 02:55

Pourquoi Autant en emporte le vent devrait être au contraire porté comme un étendard par tous les manifestants combattant actuellement pour défendre les droits des noir(e)s, de l'Homme et des citoyen(ne)s quels que soit la couleur de leur peau, toutes belles? Autant en emporte le vent est un des plus grand film au monde un chef d œuvre absolu aux huit oscars qui est incontestablement un des plus grands succès populaire de l histoire. Est il raciste ce film qui a décerné un oscar a la femme noire qui joue la nourrice de Scarlett Hattie McDaniel première femme noire a obtenir cette distinction ? Tout autant que la liste de Schindler est antisémite. Après tout on y voit des juifs exterminés comme des chiens ! Alors pourquoi Warner a décidé de le sortir du catalogue de HBO Max et en a interdit la rediffusion au Grand Rex le 23 juin pour célébrer la réouverture historique des cinémas ? Parce que ceux qui prennent ce genre de décision n ont visiblement rien compris au film et même aux films ou pire estiment que les spectateurs qui iront le voir n en auront rien compris. Quelle honte. Voudrais je nier que ce film présente des esclaves noirs brimés par la population américaine de cette époque ? Pas plus que je souhaiterais nier que des juifs meurent sous les bottes malodorantes des ss nazis dans la liste de Schindler. Alors recontextualisons un petit peu tout ça. Autant en emporte le vent raconte la destinée romantico dramatique d une riche héritière du sud des Usa au temps de la guerre de sécession l inoubliable Scarlett O Harah interprétée par la non moins inoubliable Vivien Leigh. En quoi est ce un drame pour elle? Parce qu' elle va s opposer de tout son corps et de son énergie - et c est peu de le dire ! - à la fermeture de sa plantation ou au durcissement de son règlement au détriment des esclaves qui y survivent et y travaillent et cela serait immanquablement la fin de tout pour tous ses employés esclaves qu'elle aime et traite au risque de faire jaser ou pire de se faire arrêtée autant qu'elle le peut comme ses égaux se montrant de fait à elle seule bien plus civilisée que l'Amérique du Sud toute entière. Scarlett se sacrifierait volontiers pour défendre sa Terre et les gens qui la travaillent et elle les préfère même à celui qu'alors elle aime Rhett Butler un aventurier sudiste opportuniste sans foi ni loi campé de manière formidablement nuancée par Clarck Gable. D ailleurs dans le film des esclaves travaillant encore avec Scarlett préfèrent rester avec elle pour tenter de l aider a se battre seule contre tous pour conserver leurs droits après qu'elle se rende compte qu'elle n a plus ni argent ni nourriture pour s occuper de ses gens et qu'elle décide donc de les affranchir pour leur rendre leur liberté. Ce film a l intelligence de ne pas en avoir trop fait et c est peut être aussi là la raison de son succès. Il a certainement en son temps contribué à ouvrir les consciences notamment celles des américains et avec d'autres voix s'est mêlé à celle de Martin Luther King; toute proportion gardée, son dream est celui de Scarlett. Nombreux sont les allemands et même les français des années 30-40 et bien sur ceux des années 1900 pour qui l injustice qui frappait les juifs tziganes ou les populations coloniales de ces époques ou bien avant elle tous les noirs forcés a devenir des esclaves il y a de cela plusieurs siècles... hiers... nombreux étions nous - de ceux qui vivaient à Leidenstadt en 1917 ou à l époque des rois d Europe ... nombreux étions nous à comme Scarlett et Brett trouver la totale injustice et la totale inhumanité quasiment banale... c'est la triste logique de la grande Histoire... Et malgré ça Scarlett défendait avec emphase et panache (et quelle panache !) a une époque où c'était transgressif de le faire et les Noirs et les femmes. Par ce fait Vivien Leigh est devenue pour toujours et encore plus aujourd'hui ou d'aucuns souhaiteraient la voir bâillonnée une des voix immortelle de toutes les populations brimées et une apôtre de la voix des femmes. Puisque on veut interdire Autant en Emporte le Vent alors interdisons La liste de Schindler ou encore Lawrence Arabie et pourquoi pas Ben Hur Quo Vadis ou Les Dix Commandements et pour quoi pas le cinéma des lors qu'il souhaite dénoncer le pire des vices de l'Homme : sa bêtise. Qui elle n a pas d époque ni de couleur. Moi a la place du Grand Rex et bien je le diffuserai quand même malgré le retrait de Warner et certainement pas pour rendre hommage à l esclavage et aux brimades et autres crimes raciaux mais pour rendre hommage à Scarlett qui s est battue cinématographiquement contre son époque abjecte de tout son corps et de toute son âme. Et encore plus pour le cinéma sa force et sa voie,qui transcende toujours avec intelligence les âges les âmes et les lois. Aujourd’hui, évidemment, je veux plus que jamais célébrer et vous parler d Autant en emporte le vent ce chef d'œuvre absolu du 7eme art aujourd'hui trainé dans la boue de l'oubli, du déni et du mépris. Pour ce qu'elle vaut et une fois n'est pas coutume ma voix rejoint aujourd'hui celle de notre ministre de la culture qui déjà s'en insurge. Respect pour toutes et tous. Et regardez ou reregardez Autant en emporte le vent tant qu'il en est encore temps car le vent se lève mais il est encore temps de vivre, de penser, et de rêver à un monde meilleur.Ce que le cinéma peut. Et doit.

Michel BLAISE

14/06/2020 à 05:33

...Autrefois à Colomb-Béchar,
J'avais plein de serviteurs noirs
Et quatre filles dans mon lit,
Au temps béni des colonies.
On pense encore à toi, oh Bwana...(Jacques Abel Jules Revaud / Michel Charles Sardou / Pierre Delanoe)

Ça sent la "recontextualisation"

"Dieu est peut-être éternel, mais pas autant que la connerie humaine " (Desprogres).

Jujube

14/06/2020 à 06:47

C'est une illusion de croire que tout un chacun n'a pas un petit quelque chose de salopard caché dans la manche ou sous le chapeau. Petite ordure muée parfois en idéologie propre aux contextes et moments variables de la très étonnante histoire humaine. La politique du lèche-culs est universelle envers les puissants de ce monde
- qu'ils soient de fieffés salauds ou d'apparents angelots - à qui, bien entendu, il se doit d'ériger des statues. En guise de remerciement et promesse d'immortalité, sans doute.
Malgré le relooking , ces images de pierre ou de bronze ne parviennent à effacer "la tache originelle" du destinataire. Les statues seraient en fait des faux jetons et il faudrait alors s'attaquer à toutes. C'est beaucoup de boulot et parfois un attentat contre l'art. Pour épouiller quelqu'un, faut-il nécessairement lui couper la tête?

Robin

14/06/2020 à 09:22

Il n'a jamais été question de censure, mais de contextualisation, et je pense que c'est une bonne chose. Le film comme le livre mettent en scène des personnages noirs - esclaves- contents de leur condition et "tristes" à l'idée qu'on les sépare de leur maître si la guerre venait à être perdue. C'est du révisionnisme et une forme de propagande si contexte il n'y a pas. On peut défendre que, comme l'œuvre est centrée sur Scarlett, c'est son point de vue blanc qui crée cette narrative et que n'importe quel lecteur pas trop imbécile s'en rendrait compte, mais le livre est à la troisième personne, son narrateur est externe et agit en observateur, ce qu'il présente semble être une vérité historique supplémentaire. Quiconque ne serait pas bien éduqué sur cette guerre ressortirait du livre en ayant ces terribles réflexions révisionistes à la "mais ils étaient heureux les esclaves dans le Sud", c'est très grave et ça pourrait causer un préjudice terrible à la communauté noire américaine et noire tout-court.
Et les imbéciles dans les commentaires qui pensent que le film "Autant en emporte le vent" est une fierté pour la communauté noire parce qu'il a décerné un Oscar noir, renseignez-vous un peu sur cette victoire et le contexte qui l'a entouré, et essayé de vous mettre à la place des personnes concernées au lieu de débiter de telles idioties.

Michel BLAISE

14/06/2020 à 13:24

Le meilleur moyen d'être efficace pour convaincre et de pas ruiner toute crédibilité à son argumentation est d'éviter les insultes ; tout ce qui est excessif ne compte pas, votre commentaire fait à peine l'effet d'un zephir dans l'azur.

Mais, au fond, votre attitude est à l'image de tout les extrémistes désirant imposer ex cathedra leur volonté. Non, ça nest pas ainsi.

Cdlt.

Liger

14/06/2020 à 10:22

Vite, interdisons la diffusion, la réédition et la vente des " Commentaires " de Jules César, odieuse apologie de l'invasion de la Gaule, des exterminations d'indigènes et de la vente comme esclaves de dizaines, voire de centaines, de milliers d'entre eux.

Rasons tous les immeubles du XVIIIe à Bordeaux, à Nantes et partout ailleurs qui furent construits avec l'argent de la traite et déboulonnons toutes les statues des complices de cette pratique : ainsi, on ne peut pardonner à Colbert (1619-1683) d'avoir à ce point bafoué les valeurs énoncés dans la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen (1789).

Inspirons nous de " 1984 " en réécrivant constamment le passé sous la férule d'une Commission de la Bien-Pensence d'Aujourd'hui. L'Histoire est une chose trop sérieuse pour être laissée aux historiens, ces fruits secs qui se cachent derrière leurs années d'étude : remplaçons-les par des associations (dont le budget est constitué de subventions publiques à 90 %) qui sauront traquer le vice à travers le passé, etc.

Vite, créons une police de la promotion de la vertu et de la répression du vice pour faire règner la vérité militante et interdire tout ce qui la contredit.

« Il y a des temps où l'on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux : ... »
(François-René de CHATEAUBRIAND)

NAUWELAERS

14/06/2020 à 11:44

En réponse à Itikar: les manifestants de la cause noire et antiracistes ne portent surtout ce film -un chef-d'oeuvre à contextualiser -comme un «étandard»: grossier contresens !
En réponse à Michel Blaise: la connerie humaine est hermétique au second degré.
Même si j'admets que «Le Temps Des Colonies»,pour mentionner le titre exact,n'est vraimeznt pas du meilleur goût(1976).
Vite accusons Sardou -dont je ne suis pas fan- d'être un violeur («J'ai envie de violer les femmes» dans «Les Villes De Grande Solitude»)ou Orelsan d'être un macho bas de gamme («Sale Pute»)...
Monsieur Blaise, ne citons pas l'immense Desproges à mauvais escient...
La face B de cette chanson de Sardou, Revaux,Delanoë s'appelle «J'Accuse».
Elle est chantée par un écolo bobo,cette gauchiasse de Sardou !
On y trouve des paroles telles que celles-ci:
«J'accuse les hommes de salir les torrents
D'empoisonner le sable des enfants
(...)
De pétroler l'aile des goélands
De nécroser le fond des océans»
(...)
La fin est un cri de révolte

«J'accuse les hommes d'être bêtes et méchants
Bêtes à marcher au pas des régiments
De n'être pas des hommes
Tout simplement !»
Oui le même vocaliste emphatique et tonitruant -cela dit il sait chanter -et qui a mis ces deux chansons en faces A et B d'un même 45 tours !
Il a dû le faire exprès, comme un filtre...
Donc Desproges, on le laisse tranquille et alors qu'on nous harcèle avec la distanciation sociale ou physique (dans le dernier cas,de façon judicieuse même si frustrante et lassante puisqu'elle n'est pas sociale !), j'ai une suggestion valable pour Monsieur Blaise et quiconque.
Et je m'inclus dans le lot.
Un peu d'intelligence,de second degré et de...distanciation artistique svp, les indignés perpétuels ?
Gardez donc votre indignation pour des causes qui en valent la peine.
Elles grouillent hélas dans cette vallée de larmes...
CHRISTIAN NAUWELAERS

LeBison

14/06/2020 à 12:17

Cher Robin, votre point de vue est intéressant et défendable, mais pourquoi diable vous sentir obligé d'insulter, en les traitant d'imbéciles et d'idiots, ceux qui ne pensent pas exactement comme vous ? Vous rendez-vous compte qu'au lieu de faire avancer vos idées, vous tombez dans le piège que vous croyez dénoncer ?
Vous vous placez dans la position détestable de "moi je suis celui qui sait, moi je suis capable de faire la différence, mais vous, vous n'êtes qu'une bande d'ignares dont je vais faire l'éducation, que ça vous plaise ou non".
Au lieu de faire la leçon, apprenez à respecter vos interlocuteurs, apprenez à débattre sereinement, et vous serez surpris des résultats.

NAUWELAERS

14/06/2020 à 12:27

RECTIFICATION,j'ai écrit n'importe quoi pour Itikar,désolé !
Il pense que le film «devrait être au contraire porté comme un étendard...» donc dans cette acception, il n'y a aucun contresens !
Il serait intéressant d'exhumer les réactions d'époque de la communauté noire -et blanche d'ailleurs -quant à l'attribution d'un oscar à Hattie McDaniel, qui fut certes oscarisée mais également ostracisée en tant que Noire lors de la remise officielle du prix.
Sur la «lobby card» qui illustre l'article de Nicolas Gary, on constate,outre une petite erreur (Vivian au lieu de Vivien), l'absence de mention du nom de l'actrice noire qui passa un temps fou devant les caméras à jouer des rôles de domestique...
Cela dit la beauté formelle du film doit encore pouvoir être admirée hors tout contexte idéologique: après explications nécessaires.
La «censure imbécile», pour citer l'auteur de la chronique,c'est une périssologie !
CHRISTIAN NAUWELAERS

NAUWELAERS

14/06/2020 à 12:33

100% d'accord avec Liger !
CHRISTIAN NAUWELAERS

todike

14/06/2020 à 13:07

Vite, censurons le livre le plus lu de tous les temps, paraît-il... la Bible ! Avec ses patriarches suivis de colonnes d'esclaves, qu'il fait circoncire quand il décide de le faire pour lui-même : Tous les hommes de sa maison, nés dans la maison ou acquis d’un étranger à prix d’argent, furent circoncis avec lui. (Genèse 17-27). Avec son apologie de la colonialisation : L'Éternel dit à Moïse "Va, pars d'ici avec le peuple... et allez au pays que j'ai promis par serment à Abraham, à Isaac et à Jacob, disant : Je le donnerai à votre postérité" [...] Vous conquerrez ainsi le pays et vous vous y établirez; car c'est à vous que je le donne à titre de possession

etc.

Je pense que les fondamentalistes de tous bords vont se précipiter pour établir cette contextualisation !

Et pendant ce temps, l'esclavagisme, le vrai, perdure tranquillement. Sur de vrais hommes, des gens qui seraient heureux dès demain si on les libérait aujourd'hui. Mais ces pauvres types, qui s'en soucie ?

tictactoc

14/06/2020 à 14:05

Pourquoi ça m'énerve ? parcequ'on essaie de plus en plus de rendre le monde unidimensionnel Oui, il y a du racisme dans autant en emporte le vent, ùmais les féministes pourraient aussi s'énerver du personnage de Sacrlett, qui use de ses charmes en égoïste , et dela "bonne" femme dévouée , digen, et qui meurt en couches : tout pour plaire ! Du coup on oublie l'histoire d'amour, l'image du père, l'attachement à la terr, le contexte historique, le déir de vivre même au milieu du drame, bref tout ce qui frend l'histoire attachante .. pour moi l'image du film c'est Scarlett, veuve, qui meurt d'envie de danser derrière son comptoir
et elle a beau jouer un personnage de garce et de femme fatale, c'est toute l'opression des femmes qu'elle exprime dans cette scène . Je crois que je vais acheter le DVD !

Liger

14/06/2020 à 15:28

Complément destiné à montrer qu'il s'agit d'une question complexe à laquelle le " Yakafaucon " ne peut apporter que de mauvaises " réponses " :


Au-delà de ce sujet, cela pose pour la enième fois la question du rapport entre l’art et la morale : pour ma part, tout en condamnant totalement les idées politiques qui y sont promues, je continue d’apprécier esthétiquement « La ligne générale » (Eisenstein, 1929) et « Le triomphe de la volonté » (Riefenstahl, 1935).

Par principe, je suis totalement hostile à la réécriture du passé et très peu favorable à la censure en général. Mais il peut y avoir des cas complexes : ainsi, pourrait-on autoriser la diffusion d’une oeuvre, mettons un film pour rester dans le contexte, qui vise à convaincre de la nécessité de discriminer une catégorie de personnes sur une base arbitraire (critère raciste, par exemple) en les présentant systématiquement comme des individus néfastes ? Exemple concret, peut-on accepter que « Le Juif Süss » (Harlan, 1940) soit diffusé, librement ou non ? À mon avis, non, du moins pas sans un avertissement exposant clairement qu’il s’agit d’une oeuvre antisémite du IIIe Reich, lequel avait alors commencé à mettre en oeuvre le génocide des Juifs. Toujours à propos du nazisme, j'ai toujours regretté que " Mein Kampf " ne soit pas en vente libre... à la condition IMPÉRATIVE que ce soit une édition critique avec notes nombreuses et détaillées en bas de page et pas seulement un avertissement au début de l'ouvrage : il a été et reste contre-productif de créer une aura d'ouvrage maudit parce qu'interdit car cela créée un attrait classique pour le " fruit défendu ". Il serait bien préférable que les propos monstrueux d'Hitler soient accessibles à tous, ne serait-ce que pour ruiner les efforts des apologues falsificateurs qui publient en ligne des éditions ou des passages de " Mein Kampf " dans lesquels les passages les plus " gênants " n'apparaissent jamais : par exemple, il doit être compliqué pour certains néonazis d'assumer publiquement le passage suivant : " On pèche contre la volonté du Créateur quand on laisse les hommes les mieux doués étouffer par centaines de milliers dans le marais du prolétariat actuel, tandis qu'on dresse des Hottentots et des Cafres à exercer des professions libérales. Car il ne s'agit là que d'un dressage, comme pour un caniche, et non d'une « culture » scientifique. " [Mein Kampf, chap. 2 - L'État - Éd. de 1926]

Cela pose la question des critères de censure (pour appeler la chose par son nom), mesure gravissime, à laquelle il faut mettre des garde-fous très rigoureux pour la limiter au strict nécessaire… et éviter les positions délirantes comme celles prises récemment sur « Autant en emporte le vent ».

Certains vont affirmer qu’aucune restriction n’est acceptable : intellectuellement, c’est simple ou, plutôt, simpliste ; mais ce n’est pas applicable et il ne faut donc pas fuir la réflexion sur le sujet.

NAUWELAERS

14/06/2020 à 20:30

Je ne sais pas à qui Michel Blaise répond mais si c'est aux censeurs qu'il s'en prend,alors j'adhère.
La censure imbécile fustigée par Nicolas Gary,je maintiens.
C'est de l'abus,du déni de démocratie et parfois une preuve d'inculture totale sur le plan historique.
CHRISTIAN NAUWELAERS

NAUWELAERS

14/06/2020 à 20:50

Tout à fait d'accord avec les messages de ce 14 juin de todike, tictactoc et Liger.
Pour ce dernier: bien entendu,certaines oeuvres appellent un appareillage critique indispensable.
La censure,me semble-t-il, ne peut s'appliquer que dans un nombre ultraréduit de cas: des textes qui feraient l'apologie des meurtres ou de crimes, mais au premier degré, par exemple.
Pas comme un acteur,écrivain ou chanteur se mettant dans la peau d'un salopard et déclenchant l'ire de ceux qui sont incapables de détecter un second degré artistique quel qu'il soit: des gens pénibles.
Qui en général veulent imposer leur volonté moralisante erronée en tentant de faire disparaître ce qui les gêne.
Ou en réécrivant les oeuvres dans un sens qui leur convient.
Comme des dames patronnesses intolérantes...
N'oublions pas qu'une censure peut apporter une aura de martyr à quiconque en est victime !
Que la personne soit un grand créateur ou un triste individu...
Je ne mentionne aucun nom: on pensera à qui on voudra.
Moins de censure et plus de pédagogie: miser sur l'intelligence du public.
Dont tout le monde n'est pas également pourvu, d'après certaines aberrations qui polluent le débat public et le rendent délétère et hystérique: tant pis, il faut avancer tout de même.
CHRISTIAN NAUWELAERS

Liger

15/06/2020 à 02:14

@ Chirstian Nauvelaerts : je suis tout à fait d'accord avec vos différents messages.

Bien cordialement,

Saga Africa

15/06/2020 à 08:12

«Évidemment, entendre « Miss Scarlett » avec cette voix chevrotante aux accents colonialistes »

Cher Nicolas : l'excès de précautions oratoires, bien qu'écrites, vous font écrire des bêtises ;-)
Un accent colonialiste pourrait s'appliquer au fond du texte, lorsque l'on ferait l'apologie du « colonialisme ». En l'occurrence, la façon de s'exprimer de l'esclave est juste une façon avec l'accent... africain.
On pourrait s'amuser à dénoncer tous les films qui utilisent des noirs (des gens de couleurs ?) avec cet accent comme horreur raciste à relent colonialiste aussi... Ainsi qu'un certain Michel Leeb...
Bref, tout ceci fait beaucoup de bruit parce qu'on cherche à réécrire l'histoire avec une vision actuelle du passé. C'était le boulot du héros d'Orwell dans 1984 : réécrire tous les anciens articles de journaux pour les mettre en phase avec la vision du jour.
1984 est juste en retard de 36 ans... Orwell aurait dû titrer son œuvre 2020.

Zelda

15/06/2020 à 09:33

Petite rectification de votre excellent article. La nouvelle traduction d'autant en emporte le vent dans une version plus juste du texte original est le fait des Éditions Gallmeister et non Folio comme vous en faites mention.(gros travail de traduction où les dialogues des personnages noirs notamment apparaissent moins simplistes et caricaturaux) Folio Gallimard qui détenait les droits justement du roman depuis 1939 est d'ailleurs parti en guerre mesquine d'éditeur en ressortant le roman dans version initiale augmentée le même jour que la sortie de la nouvelle version.

Nicolas Gary

15/06/2020 à 09:59

Bonjour
L'article ne mentionne pas du tout la nouvelle traduction, mais bien la réédition enrichie chez Folio.
Bien à vous

NAUWELAERS

15/06/2020 à 10:57

En réponse à Saga Africa: non le roman «1984» n'aurait pas dû s'appeler «2020»!
On atteint ces temps-ci un pic que j'espère provisoire d'intolérance bien-pensante -qui je l'espère va décroître -mais cela n'a pas commencé maintenant bien entendu.

N'ayons pas le nez dans le guidon en niant de telles dérives plus anciennes allant déjà dans le droit fil (tordu ) de ce qui se passe aujourd'hui.
On attend les dénonciations de l'accent africain ou simili-africain que prenait Henri Salvador dans certaines ds ses chansons comiques...
Le même Salvador que l'on a pu voir à la télévision avec une «black face».
Et avec une perruque noire et des bananes pour son irrésistible «Juanita Banana» dont l'original américain,même titre, était dû à un groupe fictif: The Peels (!) (qui eurent l'honneur de se faire massacrer par la critique dans leur passage au premier Olympia d'Antoine en 1966).
Pourquoi ces détails ?
Pour situer cette irrésistible pochade des années soixante dans son contexte.
On rigolait très fort sans couper les cheveux en huit dans le sens de la longueur en s'assurant que la couleur des ciseaux (d'Anastasie ?) n'offense personne...
Imagine-t-on de sinistres redresseurs voire redresseuses de torts qui viendraient se plaindre, par rapport à un tel titre,d'une image dégradante de la femme,etc.?
Mais alors,autant s'en prendre à la mémoire de l'immense Joséphine Baker qui jouit d'une aura immense dans les milieux culturels dominants: à juste titre,je m'empresse de l'ajouter.
En poussant les délires de rééducation des masses non évoluées encore plus loin -par toute une clique de despotes se croyant éclairés et légitimes-on pourrait reprocher à Baker d'avoir,elle aussi,contribué à renforcer dans l'esprit des gens des clichés etc.etc.en se produisant à la fameuse Revue Nègre (désolé) avec une ceinture de bananes autour de son corps quasi dénudé !
Ce qui fit scandale et sensation de tellurique façon.
Quand on connaît la vie et l'action de cette fabuleuse artiste et grande dame, on conçoit sans peine l'absurde de cette situation de révisionnisme potentiel de tout,d'épuration sauvage qui bien sûr s'autojustifie toujours..
Bref en étant un vrai progressiste aussi éclairé que possible, on admettra que tout cela devient vraiment imbuvable.
Insignifiant car excessif mais avec parfois des conséquences négatives inadmissibles.
CHRISTIAN NAUWELAERS

Natali

15/06/2020 à 23:36

Autant en emporte la censure et les censeurs.
Autant en emporte la connerie et les connards
Autant en emporte le vent,
Qui dénonce, bien avant l'heure, l'esclavagisme, la guerre, la lâcheté des hommes,la condition féminine, dresse le portrait d'un vieux monde finissant, arrivé au bout de son idéologie suprémaciste et fait l'apologie de la terre, mère nature, seul bien commun qu'il nous reste à tou.te.s et qu'il convient de protéger et de respecter, sous peine d'assister à notre disparition ... Ah! Encore un roman écrit par une femme ? Brrrrrrr .... j'en ai des frissons ... pas vous messieurs ?
Hahaha !!!

Plus d'articles sur le même thème

ActuaLitté

#ActuaLittéAime : un mille-feuille révolutionnaire

On est en 1792, et Célénie est une jeune fille de la noblesse traquée. Au cours d’un trajet en voiture, sa mère est tuée par des sans-culottes... C'est la Révolution ! Ici, elle est violente, chez Martine Delerm, elle est plus intérieure, mais non moins puissante : il s'agit de devenir soi, enfin presque...

03/06/2023, 10:00

ActuaLitté

Livres et créateurs à l'honneur : TikTok lance ses Book Awards

On ne présente plus le réseau social TikTok et son mot-dièse #BookTok. Dans la continuité du succès autoproclamé, la plateforme se lance dans l’aventure des prix littéraires pour le Royaume-Uni et l’Irlande. De quoi mettre encore plus en avant les titres, auteurs, contenus et créateurs de la communauté.

23/05/2023, 11:54

ActuaLitté

#ActuaLittéAime : un mille-feuille féminin

Cette semaine, quatre filles et femmes : Astra l'imprévisible, passée de petite fille manipulatrice et manipulée à femme bienveillante et indépendante, pour le meilleur et pour le pire... Mais aussi Elsa, ancienne révolutionnaire désormais considérée comme une terroriste...

20/05/2023, 10:00

ActuaLitté

#ActuaLittéAime : un mille-feuille cinéphile

Le festival de Cannes cuvée 2023 s’en vient, et il n’est plus nécessaire de rappeler en quoi la littérature est une des grandes sources du 7e art. En France, le plus virtuose d’entre tous fut peut-être Jean-Luc Godard. Il nous a quittés en septembre dernier, mais il vit encore par l’entremise du crayon de Philippe Dupuy. Avec le réalisateur d'Une femme est une femme, il est toujours question de langage, et de cinéma.

13/05/2023, 10:00

ActuaLitté

#ActuaLittéAime : un mille-feuille de souvenirs

La mémoire d’hier, d’une famille, d’une nation, comme Jordan Mechner qui raconte trois exils : le sien, celui de son père de l’Autriche juste avant l’Anschluss, et du grand-père, chassé durant la guerre de 14... Sakura, 8 ans, se souvient de sa mère disparue trois ans plus tôt. Avec sa grand-mère maternelle, le temps d’un printemps, elle en apprend plus sur ses aînés, entre douceur et douleur.

06/05/2023, 10:00

ActuaLitté

#ActuaLittéAime : un mille-feuille pour fêter le travail bien fait

Au fil de la semaine, les journalistes de la rédaction effeuille la marguerite et les ouvrages reçus, proposant sur leurs comptes sociaux des lectures du moment. Chaque samedi (même si c'est un dimanche aujourd'hui), ces propositions de lectures, garanties sans engagement, sont proposées dans nos colonnes, dans une chronique bien particulière : #ActuaLittéAime. Ne nous privons pas des bonnes choses.

30/04/2023, 16:22

ActuaLitté

#ActuaLittéAime : un mille-feuille électrique

Pas de cybernétique sans très grosses têtes, sans électricité non plus... Au musée d’Orsay, pas besoin de câble et de prise pour animer un tableau, suffit de le regarder longtemps... Mais quand les fusibles sautent là-haut, psychose, paranoïa, TOC ? Ou est-ce que le N. de Stephen King aurait malencontreusement ouvert le portail d’un autre univers...

22/04/2023, 10:00

ActuaLitté

#ActuaLittéAime : le mille-feuille rouge, jaune, blanc, bleu...

Les cloches se sont calmées, les estomacs ont retrouvé une digestion régulière : foin du chocolat, le samedi, c'est mille-feuille ! Les lectures du moment, par nos journalistes et partenaires, collectées et rapatriées chaque semaine depuis les réseaux vers notre magazine, c'est #ActuaLittéAime.

15/04/2023, 10:47

ActuaLitté

#ActuaLittéAime : un mille-feuille dégoûtant

« Une vieille dégoûtante », des noms vous viennent, vous vous trompez, personne n’est visé : il s’agit d’une nouvelle inédite d’un certain Louis Ferdinand Céline... Écoeurant les gaunas, ces créatures qui se nourriraient d’êtres humains, autant que l’humiliation. Alors, la colère monte : « Faudrait pas me prendre pour un meuble… »

08/04/2023, 10:00

ActuaLitté

#ActuaLittéAime : un mille-feuille animal

Des oiseaux en quête d'infini, une taupe, un renard et un cheval qui font découvrir le monde à un enfant, un dromadaire qui transporte des encyclopédies... Il y a l'animal avec sa chaleur et les métaphores animales pour s'initier à la philosophie... Enfin, l'animal dans tout un chacun peut se réveiller quand les sens sont en éveil.

01/04/2023, 10:00

ActuaLitté

#ActuaLittéAime : un mille-feuille criminel

Pas de plus grand narcotrafiquant du siècle dernier, en la personne de Pablo Escobar, sans crimes... Pas de grands fondateurs d'empire comme Alexandre le Grand non plus. Des univers très masculins que certaines et certains qualifieront de toxiques, comme celui de l'extraction du pétrole dans les sables bitumineux... Tuer, c'est enfin donner naissance à des fantômes...

25/03/2023, 10:00

ActuaLitté

#ActuaLittéaime : un mille-feuille indocile

Indociles les auteurs et leurs personnages dans ce #ActuaLittéAime de la semaine : Dana Spiotta met en scène Samantha Raymond, 52 ans, qui expérimente la pré-ménopause et l’effritement d’une famille. Elle décide alors de partir... Un autre rebelle tout en subtilité, Walter Benjamin, mais d’une radicalité absolue : « Reviens, tout est pardonné ! » Un indocile, c’est encore Kleos, celui qui rêvait de gloire…

11/03/2023, 11:00

ActuaLitté

#ActualitteAime : un mille-feuille ombrageux

Kae Tempest raconte cette jeunesse londonienne en proie aux désenchantements et à la solitude. Ombrageuse, elle a des raisons de l'être, comme Jack Devereaux qui doit porter le poids de la mort de son frère Calvis. Une affaire non résolue... Comme une autre grande question : 40 ans jour pour jour après la disparition d'Hergé, peut-on encore, en toute bonne conscience, inciter ses enfants à lire les aventures de Tintin ?

04/03/2023, 10:18

ActuaLitté

#ActualitteAime : un mille-feuille triolet (façon Les yeux d’Elsa)

Un #ActuaLittéAime en petit comité : trois titres cette semaine, entre géopolitique des produits de première nécessité, un auteur au milieu du totalitarisme et de « La Grande Guerre patriotique », et le monde des rêves. Il y est une créature, maître des lieux : un certain Morpheus, alias The Sandman...

25/02/2023, 11:00

ActuaLitté

#Actualitteaime : un mille-feuille sans frontières

Le grand reporter devenu écrivain, Jean-Paul Kauffmann, nous embarque direction ces zones limites qui nous transforment. Quand ce n'est pas si loin et exigeant, c'est simplement traverser la rue que nous propose Éric Faye, derrière Emmanuel Macron... Passer les frontières de la littérature, c'est encore tenter de retrouver le roman d'un certain Torquemada dans le désordre des pages...

18/02/2023, 11:00

ActuaLitté

#ActualitteAime : un mille-feuille impudique

Mon papa dessine des femmes nues, Vulva Vulgaris... Cette nouvelle semaine d'#ActuaLittéAime se présente sous le signe du dépouillement. La belle impudeur encore quand un poète alcoolique raconte ses peines et sa révolte, ou quand, sous la direction de German Arce Ross, on évoque, sans tabou, mais non sans colère, la question de l'inceste dans la famille occidentale.

11/02/2023, 10:37

ActuaLitté

#ActuaLittéAime : le mille feuille qui surgit presque avant la nuit...

Le samedi, à toute heure du jour ou de la nuit, surgit #ActuaLitteAime, notre mille-feuille de chroniques diffusées sur les réseaux de toute la rédaction. Aucune retenue, aucune limite, que du plaisir, le tout dans un article concocté avec amour, évidemment.

 

04/02/2023, 17:34

ActuaLitté

#Actualitteaime : un mille-feuille bédéiste

La 50e édition du Festival de la bande dessinée d’Angoulême a ouvert ses portes ce jeudi 26 janvier. Pour l’occasion, on retrouve Vincent de BDFugue après plusieurs semaines à vaquer à d’autres occupations. C’est pourquoi, en cette semaine d’#ActualitteAime, beaucoup de BD et un peu de psychanalyse lacanienne...

28/01/2023, 12:00

ActuaLitté

#Actualitteaime : un bien curieux mille-feuille

Ce curieux d'Albert-Edgar Yersin, fils d'un père suisse et d'une mère américaine, la plume, le crayon ou le burin à la main, allie l'infiniment grand à la complexité d'un monde microscopique. Un autre zig bien curieux, Richard III, mais quid de la réalité de sa vie face à la légende noire shakespearienne ? L'étrange et le fascinant enfin, avec le grand auteur du simulacre, Philip K. Dick.

21/01/2023, 10:51

ActuaLitté

#Actualitteaime : un mille-feuille féministe

« On ne naît pas féministe, alors comment le devient-on ? » C’est la question qu’on se pose en cette semaine d’#ActuaLittéaime, avec Michelle Perrot, première universitaire à enseigner l’histoire des femmes en France. Féminisme encore avec l’auteure du Chant d’Achille, Madeline Miller, et sa nouvelle, Galatée. Quand ce n’est pas un certain militantisme, et une réflexion sur la notion, ce sont simplement des femmes qui écrivent bien et juste.

14/01/2023, 10:00

ActuaLitté

#Actualitteaime : un mille-feuille philosophe

La nature, plus facile d’en parler quand se révèlent à perte de vue les immensités de l’Amérique. Le chef de file du transcendantalisme, Ralph Waldo Emerson, qui influença des auteurs aussi importants qu’Henry David Thoreau, en sait quelque chose. Il y a l’autonomie de la philosophie américaine et la Vacuité d’un grand moine indien, Nāgārjuna. Jean Cocteau ne fut pas philosophe, mais ses écrits sur l’art sont empreints de clairvoyance.

07/01/2023, 12:00

ActuaLitté

#Actualitteaime : un mille-feuille du réveillon

#ActuaLittéAime de réveillon, et logiquement plus riche que d’habitude. Pas de livre de Noël, qui vieillit mal comme une fleur dès qu’il fait plus froid. Du solide à la place, avec une double ration d’Histoire, entre l’Incorruptible et les mondes mystérieux de l’islam médiéval. Mais également un beau livre de photographie qui raconte le XXe siècle et ses femmes géniales fortes ou coquettes. Ou encore du dessin avec les nouvelles aventures de Doctor Strange et le premier tome d’un shojo au titre évocateur...

24/12/2022, 13:18

ActuaLitté

#Actualitteaime : un mille-feuille voyageur

Nouvelle semaine d’#ActuaLittéAime, et Noël se révèle à l’horizon. La froidure nous enserre comme nos doudounes et autres manteaux longs, alors certains s’imaginent aux Seychelles ou aux Maldives. D’autres s’évadent de chez eux, au chaud. Le voyage sur les mers du prince Takaoka vous mènera des frimas japonais aux montagnes du Tibet, jusqu’au surchauffé pays de Tagore.

17/12/2022, 11:00

ActuaLitté

#Actualitteaime : un mille-feuille enchanteur

Beaucoup d’Histoire et d’histoires en cette nouvelle semaine d'#ActuaLittéAime. Le XIXe siècle et ses grandes convulsions, par l’entremise d’une famille suisse, ou le passé plus ancien avec les reines de France. Le XXe à la droite du Père, ou cette lune de miel des catholiques avec les conservateurs à partir de l’après-Seconde Guerre mondiale... Ou dans les yeux d’un des plus cruels dictateurs de l’Afrique postcoloniale. Avec Benjamin Lacombe, on sort du réel, avec enchantement.

10/12/2022, 11:00

ActuaLitté

#ActuaLittéAime : un mille-feuille historique

Nouvelle semaine pour notre rendez-vous #ActuaLittéAime : entre romans, biographie de jeunesse, pires expériences de cul et autres rencontres, voici du lourd. Mais aussi, deux inédits du controversé et brillant philosophe, Martin Heidegger, ou encore les aventures de Caius Maximus Claudius, centurion aux faits d’armes connus de tous, détracteur d’un certain empereur Caligula...

 

03/12/2022, 09:00

ActuaLitté

#Actualitteaime : un mille-feuille tentateur

Dans cette semaine d'#ActuaLittéAime, on est tenté : par la puissance financière d’une monarchie et ses ressources gazières, d'anciens jeunes rockstars qui chantaient et chantent encore, Sympathy for the devil, ou par le plus séduisant des personnages du roman mondial, Dorian Gray. Son créateur, le flamboyant Oscar Wilde, disait : « Le seul moyen de se délivrer d’une tentation, c’est d’y céder... »

26/11/2022, 09:00

ActuaLitté

Au Royaume-Uni, un lien établi entre BookTok et les visites en librairies

Sur le réseau social chinois TikTok, le succès de la communauté BookTok, réunie autour des livres et de la lecture, est indéniable. Mais des questions subsistent quant à l'efficacité de l'activité en ligne pour promouvoir des ouvrages diversifiés, ou encore des points de vente qui ne se trouvent pas uniquement en ligne. Une étude britannique révèle des résultats prometteurs.

24/11/2022, 16:34

ActuaLitté

#Actualitteaime : un mille-feuille infernal

L’Enfer, dans la représentation commune, rime avec chaleur extrême, sévices, tortures, et plus généralement, avec le rouge. Serait-elle fausse ? Car, au contraire, l’Enfer serait glacé... Beaucoup le pensent en ce mois de novembre de plus en plus froid. Heureusement, personne n’a à veiller sur les fraîches brumes du ciel…

19/11/2022, 11:54

ActuaLitté

#ActuaLittéAime : un mille-feuille nostalgique

La fin d’année pointe à l’horizon et avec elle ses baisses de température. Raison de plus pour s’installer chez soi et lire ce que la rédaction, et notre invité Vincent de BDFugue, conseillent sous le hashtag, #ActuaLittéAime. Retrouver son personnage favori né il y a plus d’un demi-siècle, Corto Maltese, rappeler aux peintres importantes des XIXe et XXe siècles, ou raviver le ton féroce et brillant d’une figure de Hara-Kiri, cette semaine, le passé fait de la résistance.

12/11/2022, 09:00

ActuaLitté

#ActuaLittéAime : un mille feuille mortel

Cette semaine, Vincent de la librairie BDfugue, poursuit l'aventure, et une certaine Mortelle Adèle nous rejoint sous le hashtag #ActuaLittéAime. La bande dessinée est à nouveau à l'honneur en ces temps de refroidissement général. Bastien Vivès, les turpitudes de Passer P. Malta, deux sorties par L'étagère du bas à découvrir, ou encore un beau livre de l’auteure Maylis de Kerangal et du peintre et écrivain Jean-Philippe Delhomme…

 

 

05/11/2022, 09:00

ActuaLitté

#ActuaLittéAime : un mille-feuille d'amour

Nouvelle session, et pas n'importe laquelle, puisqu'on accueille pour la première fois, sous le hashtag #ActuaLittéAime, Vincent de la librairie BDfugue. Une sélection partagée entre la bande dessinée qui tient la part belle, deux romans, un beau livre, et même un dictionnaire amoureux... de la Coupe du Monde. Un ouvrage bien à propos alors que se profile la prochaine édition au Qatar, qui fait couler beaucoup d'encre et pixel...

29/10/2022, 09:00

ActuaLitté

Le phénomène BookTok : entre tendance, recommandation et promotion

Après Facebook, Snapchat ou Instagram, il semblait à peu près logique que l'édition s'intéresse à TikTok, dont les utilisateurs ont rapidement créé la tendance #BookTok, pour évoquer leurs lectures. Mais la rapidité avec laquelle l'industrie s'est jetée sur l'outil n'est pas sans soulever quelques questions...

26/10/2022, 11:38

ActuaLitté

Kurokawa éjecté de Twitter

Kurokawa, qui signifie en japonais Fleuve Noir, appartient au groupe de maisons d’Univers poche. Spécialisé dans le manga, cet éditeur a récemment connu un délicat déboire, démontrant comme toujours la fragilité des outils sociaux — et le manque de maîtrise pour leurs utilisateurs sur ces solutions de communication.

22/10/2022, 10:48

ActuaLitté

#ActuaLittéAime : le mille-feuille opère son tour du monde

Les semaines se suivent, mais les lectures ne se ressemblent pas forcément. La preuve avec ces nouveaux coups de cœur de la rédaction, rassemblés sous le hashtag #ActuaLittéAime. En ce samedi matin, nous vous proposons un voyage basculant de la prose d’un important auteur marocain, à la poésie enfantine et désespérée d’un russe absurde, en passant par l’Écosse et la Norvège, pour rien de moins que sauver l’humanité…

22/10/2022, 09:23

ActuaLitté

#ActuaLittéAime, un mille-feuille cosmique et graphique

Cette semaine encore, la rédaction partage ses coups de coeur et autres conseils de lecture sur les réseaux, avec le hashtag, #ActuaLittéAime. Retour dans le plus cauchemardesque des parcs d'attractions, voyage dans un pays merveilleux où les insectes sont rois et la reine pas commode, ou plongée dans l'univers par l'entremise d'un des plus importants couples de scientifiques du XXe siècle, avant de le mettre à l'envers...

15/10/2022, 08:00

ActuaLitté

#ActuaLittéAime, un mille feuille spécial pour tous les goûts

Chaque semaine, toute la rédaction se retrousse les manches et publie sur ses réseaux des petites lectures du moment. Ces posts, le samedi matin, sont repris dans nos colonnes pour offrir un éventail de possibilités nouvelles, outre les chroniques et avant-critiques que nous publions. Il s’agit de #ActuaLittéAime.

08/10/2022, 10:14

Autres articles de la rubrique Médias

ActuaLitté

Attaquer des Titans, casque VR sur la tête

Le 1er juin, Mark Zuckerberg a fait une brève présentation sur son compte Facebook de Meta Quest 3, le tout dernier casque de réalité virtuelle du groupe Meta. Ce dernier en a profité pour annoncer que le jeu en réalité virtuelle Attack on Titan VR: Unbreakable sera bientôt disponible sur cet appareil. La célèbre série d'Hajime Isayama pourra être vécue, casque sur la tête, dès cet hiver, via Meta Quest 2, Meta Quest 3 et Meta Quest Pro.

02/06/2023, 16:05

ActuaLitté

Et on tuera tous les affreux : le roman de Boris Vian devient jeu vidéo

Boris Vian était un grand féru de littérature américaine. Son livre, Et on tuera tous les affreux, vision fantasmée d’un Los Angeles des années 50, a été adapté, non en cinéma ou en série, mais en jeu vidéo. On y retrouvera l’esprit du pastiche de roman noir américain : mystère, humour et l’atmosphère d'une Cité des Anges sublimée par des auteurs comme James Ellroy.

30/05/2023, 18:40

ActuaLitté

Fantasmer la bibliothèque de ses rêves avec La Grande Librairie

Pour la dernière Grande Librairie de la saison, l'équipe propose de créer collectivement la bibliothèque idéale, remplie des classiques de chacune et chacun. Cet échange se déroulera avec une myriade d'autrices et d'auteurs, sur les livres qui les bouleversent, changent, ennuient, interpellent... Ces débats qui promettent d'être houleux et passionnés, seront diffusés le mercredi 31 mai à partir de 21h sur France 5. 

30/05/2023, 16:11

ActuaLitté

Rebecca Manzoni reprendra Le Masque et la Plume

Après 34 ans de bons et loyaux services, Jérôme Garcin est prêt à poser le masque et rendre la plume. L’animateur de l’émission culturelle de France Inter quittera son siège en fin d’année 2023. On connaît désormais le nom de celle qui lui succédera : Rebecca Manzoni.

26/05/2023, 10:50

ActuaLitté

Dan Sommerdahl, personnage d'Anna Grue, de retour sur France 3

Les enquêtes de Dan Sommerdahl reprennent pour une saison 2. Le premier épisode Illusions perdues (Lost Dreams) sera diffusé le dimanche 11 juin à 21h10. La série est une adaptation des romans de l’écrivaine danoise d’Anna Grue, qui racontent la vie d'un « détective chauve » nommé Sommerdahl.

25/05/2023, 16:11

ActuaLitté

La vie et l'oeuvre de Balzac au coeur d'un “Doc de la Grande Librairie”

François Busnel lance sur France 5 « Les Docs de La Grande Librairie » : une nouvelle collection de documentaires autour de la vie et de l’œuvre d’un grand écrivain. 90 minutes pour découvrir, comprendre, s’inspirer, se préparer à lire ou à relire. Le premier épisode de cette nouvelle série est consacré à Balzac. Il est écrit et raconté par François Busnel, sur une réalisation d’Adrien Soland. La première diffusion aura lieu le mercredi 14 juin à 21h00.

24/05/2023, 15:52

ActuaLitté

Une nouvelle adaptation de Bonjour Tristesse, par l'autrice Durga Chew-Bose

Le premier roman de Françoise Sagan, Bonjour tristesse, paru en 1954, se retrouvera prochainement sur les écrans, à l'occasion d'une nouvelle adaptation. Il s'agira aussi du premier film de l'autrice Durga Chew-Bose, qui signe elle-même le scénario tiré du livre.

24/05/2023, 10:06

ActuaLitté

De l'écrit à l'écran, La Grande Librairie à Cannes invite Houellebecq

Cette semaine, La Grande Librairie se rend au Festival de Cannes. Au programme : un entretien exclusif avec Michel Houellebecq, une discussion sur l'adaptation de l'écrit à l'écran, et un retour sur le succès d'un classique de la littérature au cinéma. 

22/05/2023, 12:34

ActuaLitté

Le best seller de David Grann adapté par Martin Scorsese : premières images

Le 18 octobre, les amateurs de Martin Scorsese découvriront au cinéma le nouveau film du réalisateur : Killers of the Flower Moon. Cette adaptation de l’ouvrage éponyme de David Grann sera ensuite disponible sur la plateforme Apple TV+. La bande-annonce a été dévoilée le 18 mai, deux jours avant la projection du film - en avant première et hors compétition - au festival de Cannes. 

19/05/2023, 17:37

ActuaLitté

Némésis, le dernier roman de Philip Roth, bientôt sur grand écran

Abner Benaim adaptera Némésis, le dernier écrit signé par Philip Roth avant sa mort en 2018. Publié par Houghton Mifflin Harcourt en octobre 2010, l’intrigue se déroule durant l'été 1944 alors qu’une épidémie de polio frappe le New Jersey (Etats-Unis). Le cinéaste panaméen Abner Benaim portera ce roman aux thèmes actuels, dans les salles de cinéma. 

19/05/2023, 14:28

ActuaLitté

Schtroumpfs Kart, bientôt disponible sur de nouvelles consoles

Le jeu vidéo Schtroumpfs Kart sera disponible le 22 août 2023 sur PlayStation 4, PlayStation 5, Xbox One et Xbox Series X/S. Le jeu est d'ores et déjà disponible sur Nintendo Switch. 

17/05/2023, 10:36

ActuaLitté

George R.R. Martin et Miyazaki primés pour Elden Ring

Aux côtés des Hugo Awards, les Nebula Awards font partie des rendez-vous de la science-fiction et de la fantasy américaines, un moment de célébration et d'attention médiatique. La cérémonie de la 58e édition, le dimanche 14 mai, a entériné le succès public et critique du jeu vidéo Elden Ring, de FromSoftware et Bandai Namco.

17/05/2023, 09:53

ActuaLitté

Si on lisait à voix haute : un jury, deux coachs, huit finalistes… un seul vainqueur

François Busnel présentera sur France 5, la 4e édition du concours Si on lisait à voix haute, le mercredi 7 juin à 21H. La finale de ce grand concours national de lecture réunira les 8 meilleurs candidats sélectionnés parmi les 120.000 élèves (de la 6e à la Terminale) inscrits cette année.

16/05/2023, 17:37

ActuaLitté

Abysses, le thriller écologique de Frank Schätzing adapté en série

L'adaptation du roman Abysses de Frank Schätzing (trad. Danièle Darneau, Presses de la Cité) sera prochainement diffusée sur France 2, en 8 épisodes, à partir du 5 juin. Frank Doelger et Eric Welbers en sont les producteurs.

16/05/2023, 15:22

ActuaLitté

Amazon confirme son jeu de rôle Le Seigneur des Anneaux

Le groupe suédois Embracer, distributeur de jeux vidéo, ne chôme pas : moins d'un an après l'acquisition des droits d'exploitation du Seigneur des Anneaux et du Hobbit de Tolkien, cinq projets sont dans les tuyaux. L'un d'entre eux a été confirmé par Amazon : un jeu de rôle en ligne massivement multijoueur basé sur la célèbre trilogie.

16/05/2023, 10:05

ActuaLitté

La Grande Librairie questionne la morale en littérature

Quelle place pour la morale en littérature ? Jugements, procès, réécritures… Devoirs, responsabilités, offenses et libertés… Censures, réelles ou supposées, de l’œuvre ou de l’auteur… La Grande Librairie aide à y voir clair ! Et puis deux évènements, en direct et en public, au Studio Gabriel : Fred Vargas, dont le public attendait le nouveau polar depuis 6 ans, et le lauréat du Prix des Libraires 2023… qui sera révélé !

15/05/2023, 10:19

ActuaLitté

La série jeunesse Comment ratatiner adaptée en animé

La société de production Toon Factory adaptera la série Comment ratatiner. Celle-ci est composée de 15 albums publiés aux éditions Glénat jeunesse. Les 12 épisodes de 52 minutes seront diffusés sur Canal +Kids. Cette réalisation est destinée aux enfants de 5 à 7 ans.

11/05/2023, 16:10

ActuaLitté

La nouvelle La vie de Chuck, de Stephen King, portée à l'écran

La nouvelle La Vie de Chuck, tirée du recueil Si ça saigne (trad. Jean Esch), paru en 2021 en France chez Albin Michel, fera prochainement l'objet d'une adaptation. Le Loki des films Thor et Avengers, Tom Hiddleston, et Luke Skywalker himself, Mark Hamill, devraient interpréter les personnages principaux. Le réalisateur de Doctor Sleep, Mike Flanagan, est à la barre.

11/05/2023, 10:13

ActuaLitté

De cancre à “HPI et hyperactif”, Ducobu bientôt animé

Apparu pour la première fois dans les pages du journal belge Tremplin, l'élève Ducobu est devenu l'incarnation du cancre irritant, mais attachant, vêtu de son improbable pull rayé jaune et noir. Créé par Zidrou et Godi, il aura connu bien des adaptations, des romans aux albums dérivés, en passant par le théâtre et le cinéma. Une série animée inédite, La Bande à Ducobu, est désormais en vue.

11/05/2023, 09:29

ActuaLitté

Ducktoon, l'application webtoon 100% Disney

Le 12 juin prochain, un nouveau concurrent entre dans l’arène du webtoon : Ducktoon. Picsou, Donald, Mickey et tout leur univers trouveront un nouvel essor en étant numérisés dans un nouveau format, sur un nouveau support pour la toute première fois en France.

10/05/2023, 16:14

ActuaLitté

Barbara Kingsolver et Hernán Diaz, Prix Pulitzer 2023

Les lauréats 2023 des Prix Pulitzer ont été dévoilés ce lundi 8 mai. La récompense américaine n’a pas su se décider cette année et a salué deux auteurs de fictions : Barbara Kingsolver pour Demon Copperhead et Hernan Diaz pour Trust (à paraître en août prochain dans une traduction de Nicolas Richard aux éditions de l’Olivier). 

10/05/2023, 10:59

ActuaLitté

De la BnF à la maison de Sand, quel sera le monument préféré des Français ?

Infatigable promoteur du Loto du patrimoine, Stéphane Bern se lance dans une nouvelle saison du « Monument préféré des Français », émission créée en 2014. Un appel aux votes est ouvert, pour désigner le monument qui représentera chacune des régions françaises lors du concours. Plusieurs institutions et lieux littéraires notables sont en lice...

09/05/2023, 14:31

ActuaLitté

La Grande Librairie fait entendre des voix inaudibles

Comment rendre visible et donner voix à ceux qu’on ne voit et n’entend pas ? Entre récits, révoltes, poésie et politique, cette semaine, La Grande Librairie est au plus près du réel. Quatre livres pour quatre parcours, quatre cheminements intimes et collectifs qui nous obligent et qui nous engagent. Les invités de cette édition hebdomadaire sont Didier Eribon, Nicolas Mathieu, Ariane Ascaride et Mattia Filice.

09/05/2023, 10:04

ActuaLitté

Les histoires d'Anouk, une adaptation d'iLove de Marion Michau

Au carrefour de la comédie romantique, du buddy movie et du road movie, Les histoires d’Anouk nous racontent avec une énergie réjouissante les déboires d’une célibataire, à l’âge où l’on pense à tomber enceinte avant même de tomber amoureuse. Le long-métrage de 90 minutes sera diffusé le mardi 9 mai à 18 h sur France TV.

04/05/2023, 11:41

ActuaLitté

Lloyd Chéry rejoint Métal Hurlant : “J'entre dans la machine à rêver”

Il s'est fait plus que remarquer avec Dune le Mook, il anime les podcasts C’est plus que de la SF et sa déclinaison C’est plus que de la Fantasy. Il intervient également dans Le Point Pop et prépare un roman graphique de science-fiction chez Casterman. Comme cela ne suffisait pas, à compter de ce mois de mai, il devient rédacteur en chef adjoint de Métal Hurlant. Entretien avec Lloyd Chéry.

03/05/2023, 14:37

ActuaLitté

Wattpad met en chantier de nouvelles adaptations de ses textes

Le studio Wattpad WEBTOON s’associe une nouvelle fois au groupe italien Leone Film pour adapter deux succès young adult de la plateforme d'écriture collaborative : The Locker Exchange et Love Me Love Me. 

03/05/2023, 12:23

ActuaLitté

Méridien de sang, roman de Cormac McCarthy, adapté au cinéma

Le roman Méridien de sang (Blood Meridian) de Cormac McCarthy sera adapté en long-métrage par la société de production américaine New Regency. Le producteur australien John Hillcoat assurera la réalisation.

02/05/2023, 12:06

ActuaLitté

La Grande Librairie questionne les lectures des écrivains

Quels lecteurs sont les écrivains ? Par quels désirs sont-ils animés ? Quelle place réservent-ils à celles et ceux, illustres ou inconnus, qui les ont précédés ? Cette semaine, La Grande Librairie propose quatre livres qui font la part belle au désir et au destin. Les invités sont Régis Jauffret, Sophie Marceau, Jean-Christophe Grangé et Pierre Michon.

02/05/2023, 12:04

ActuaLitté

Taika Waititi, aspirant réalisateur pour l'adaptation de Klara et le soleil 

Klara et le Soleil de Kazuo Ishiguro (trad. Anne Rabinovitch chez Gallimard) aura son adaptation sur grand écran. Taika Waititi est pressenti pour diriger le long-métrage pour la filiale 3000 Pictures de Sony. De quoi l’occuper avant sa participation à la franchise Star Wars...

02/05/2023, 11:20

ActuaLitté

Geoffroy Monde réinvente les réunions de famille dans Family Bash

Arte questionne avec tendresse notre rapport au compromis familial avec son nouveau jeu Family Bash. Cette nouveauté est une coproduction d'Arte France, Atomic Raccoon et Kilosaurus. Il est disponible depuis le 26 avril sur mobiles et tablettes (iOS et Android).

 

 

28/04/2023, 16:18

ActuaLitté

Dévoilement de la première affiche du long-métrage Ru

Immina Films et Amalga dévoilent la première affiche officielle du long-métrage Ru, réalisé par Charles-Olivier Michaud. Le film sortira au Québec l’automne prochain. Il s'agit d'une adaptation du roman de Kim Thúy.

27/04/2023, 13:26

ActuaLitté

Maria Pourchet et François-Henri Desérable ressuscitent Romain Gary

Le 17 avril, le tournage de L’Enchanteur a débuté à Paris. Il se clôturera le 23 juin. Ce téléfilm de 90 minutes pour France 2 remémore un épisode mythique de la littérature française. Celui où le cousin de l’auteur protéiforme, Romain Gary, incarne Émile Ajar, l’une de ses multiples identités littéraires. Au scénario, deux passionnés de cet auteur et affabulateur : Maria Pourchet et François-Henri Desérable. 

25/04/2023, 13:46

ActuaLitté

La Grande Librairie questionne la religion et la spiritualité

Quelle place aujourd’hui pour la religion et la spiritualité ? Qu’est-ce que vivre avec ou sans la foi ? Dans quelle mesure les textes dits sacrés relèvent d’une histoire commune ? Cette semaine La Grande Librairie propose un dialogue entre le romancier Eric-Emmanuel Schmitt et le philosophe André Comte-Sponville. Les rejoindront, sur le plateau, Eliette Abécassis, le dessinateur et auteur de BD Nejib, et le romancier Metin Arditi.

24/04/2023, 16:50

ActuaLitté

Rowling provisionne le champagne face au boycott de la série Harry Potter

Comme à son habitude J.K. Rowling a fait preuve d’une répartie bien sentie, sur Twitter. Face aux nouveaux appels au boycott de ses détracteurs sur la future série Harry Potter, l’autrice rétorque faire « un gros stock de champagne ». 

24/04/2023, 15:10

ActuaLitté

Une saga immortelle, Twilight de retour en série 

Après l’annonce du remake d'Harry Potter en série par HBO Max, une autre saga phénomène se verra adaptée sur petit écran : Twilight. La société Lionsgate Television développe en ce moment une série qui pourrait redonner vie à la tétralogie littéraire de Stephenie Meyer. 

21/04/2023, 12:38

ActuaLitté

Radio : La Librairie Francophone 1ère sur le livre en France

Selon les dernières audiences Médiamétrie, La Librairie Francophone diffusée le samedi à 14h sur France Inter, reste n°1 en France.

20/04/2023, 17:48