#Réseaux sociaux

Autant en emporte le vent : “On dirait le sud....”

Évidemment, entendre « Miss Scarlett » avec cette voix chevrotante aux accents colonialistes n’emballe personne. Mais que ce soit en version originale ou doublée, un film reste le témoignage d’une époque — et quand bien même ce témoignage dérangerait, il sert d’électrochoc intellectuel. Socrate se comparait à une raie torpille, qui aiguillonnait ses interlocuteurs : doit-on se résigner à ne plus vivre que dans l’apathie ?

Le 13/06/2020 à 11:03 par Nicolas Gary

37 Réactions |

Publié le :

13/06/2020 à 11:03

Nicolas Gary

37

Commentaires

linkedin mail print
ActuaLitté

On blâmera la pudibonderie américaine, on condamnera les studios de céder à des circonstances tragiques, on se tournera vers les penseurs, vers les esprits qui savent apporter un peu de hauteur… on ne comprendra pour autant pas. Que la Warner Bros décide d’annuler la rediffusion prévue au Grand Rex du film de Victor Fleming, Autant en emporte le vent, reste un mystère.

Évidemment, les tensions raciales qui rejaillissent depuis la mort de George Floyd aux États-Unis n’y sont pas étrangères. Mais en quoi cette violence policière peut-elle influencer le choix d’un studio, quant à la projection d’une œuvre aujourd’hui majeure, inspirée d’un roman qui ne l’est pas moins ? 

D’autant que la décision de Warner suit de très près le choix de HBO Max de supprimer le film de son catalogue — temporairement au moins. Et ce, parce que le film brosse le tableau d’une Amérique raciste, dont les préjugés étaient communs à une certaine époque.

Jurisprudence Tintin... toujours non résolue

Évidemment, le monde du livre est familier de ces questionnements, qui ne trouvent que rarement la réponse juste. Faut-il condamner Hergé d’avoir présenté un Tintin colonialiste dans ses aventures au Congo ? Ou ajouter un bandeau explicatif et détaillant le contexte historique ? Faut-il prendre les lecteurs pour des perdreaux de l’année, qui ne comprendraient pas qu’il existe une nuance ? 

Fallait-il republier les aventures de Bamboula, de Marcel Turlin ? Dans certains cas, la réponse est dans l’énoncé de la question. C’est cependant plus subtil quand on a affaire à des œuvres d’envergure internationale.

Il ne viendrait à personne l’idée de nier que Scarlett O’Hara et Rhett Butler, tous deux vivant en pleine guerre de Sécession, sont les protagonistes malgré eux d’une époque raciste. D’ailleurs, si cette guerre a été romantisée à l’envi, il n’empêche qu’elle portait bien sur une idée de conflit civil et sociétal entre les États abolitionnistes de l’esclavage et ceux qui prônaient son maintien. D’un côté ceux qui voulaient exploiter des noirs sans vergogne, de l’autre ceux qui avaient quelques scrupules…

HBO retire, pour contextualiser

Même le ministre de la Culture sent d’ailleurs qu’il y a un problème : « La déprogrammation du film “Autant en emporte le vent” au Grand Rex est incompréhensible et inadmissible. La France défendra toujours la liberté de création et de diffusion des œuvres. Comme l’égalité, c’est le cœur de nos valeurs », déclare-t-il sur Twitter.

Étonnamment, personne ne s’est trop ému de la réédition, dans une version enrichie, du roman de Margaret Mitchell. HBO a promis qu’il allait recontextualiser l’œuvre, et probablement pourra-t-il s’inspirer du travail opéré par les éditions Folio pour trouver de la matière. Au moins faut-il saluer le fait qu’il n’y ait pas de censure immédiate et imbécile, mais un effort de pédagogie, fondamental. 

Ou bien le livre dispose-t-il, parfois, d’un gage de confiance supérieur, considérant que si réédition il y a, elle s’accompagnerait nécessairement de propos précis sur les relations entre l’œuvre et son époque ? Imagine-t-on que les jurés du prix Pulitzer ont décerné en 1937 leur récompense à la romancière, en bichant de ce qu’il exaltait le racisme et l’esclavagisme, et faisait l’apologie de la race blanche ? 

De fait, peut-être : après tout, Mitchell était sudiste, et elle avait manifestement à cœur de montrer que les noirs étaient inférieurs, en vertu de la doxa de l’époque. Mais n’est-ce pas là une raison supplémentaire pour maintenir une projection, quand on est la Warner Bros, et proposer un échange sur ces sujets ? Là encore, la réponse est dans la question…

Tartuffe, encore et toujours

Une autre approche, suggérée par le chroniqueur de la RTBF et écrivain, Thomas Gunzig, est celle de la mémoire. Intervenant sur le déboulonnage envisagé des statues de Leopold II en Belgique — roi peu connu pour son humanisme à l’égard des peuples réduits en esclavage, et dont il sut amplement tirer profit. 

Dans sa dernière chronique, Gunzig le rappelle avec brio : « Les amis, quelle épouvantable tendance de débarrasser l’espace public de tout ce qui nous dérange. On le sait pourtant, c’est de l’inconfort que naît la pensée, et c’est de la pensée que nait la réflexion. »

Brillant : quand cessera-t-on de vouloir tout effacer, comme si rien n’avait eu lieu ? Et pourquoi s’échiner constamment à aseptiser, amoindrir, relativiser, au lieu de livrer les détails et d’enseigner les faits ? Une humanité à la courte mémoire est-elle devenue un projet de vie ?

France, 40 ans plus tôt... 

En 1981, comme l’INA nous permet de le redécouvrir, le film sera projeté : une troisième présentation au public, depuis 1950, alors que la production hollywoodienne était sortie en France 11 ans après sa création et ses 10 Oscars . Et c’est avec un enthousiasme certain que les spectateurs se précipitent.

À l’époque, la problématique de l’esclavage n’avait manifestement pas posé plus problème que cela. Comme le soulignait l’historien du cinéma Charles Ford : « D’abord parce que le roman est un des romans les plus célèbres de la littérature américaine, que presque tout le monde a lu ce roman, et que ce roman est justement très romantique. Comme il se trouve que les acteurs correspondent exactement aux personnages, ça a donné au film une espèce d’aura qui reste et continue. »

Et fort heureusement, en 2020, la question raciale fait débat. 

Mais à enterrer sous le tapis tout ce qui dérange, intrigue, questionne et rendrait la société moins lisse, finalement, participe à alimenter le racisme latent. Comment ne pas s’étrangler devant l’image que Margaret Mitchell peut brosser du Klu Klux Klan ? 

Dans le même temps, l’histoire toujours écrite par les vainqueurs prend dans ce livre une autre tournure : loin de l’histoire officielle écrite par l’Union, ce roman introduisait quelques nuances sur la réalité vécue par les perdants confédérés. Autant d’apports pour rétablir une réalité plus globale, moins tranchée – loin de l'hémiplégie mentale actuelle qui s'empare de tout sujet potentiellement à même de créer des questions...  

37 Commentaires

 

Thierry Reboud

13/06/2020 à 16:18

Comme vous l'écrivez vous-même, la réponse est complexe.
Certes, il n'y a jamais vraiment lieu de se réjouir d'une censure, ni même de ce qu'on juge préférable de laisser les cadavres dans le placard.
Je n'ai ni lu, ni vu Autant en emporte le vent, mes remarques sont donc de portée plus générale et vaudraient probablement tout aussi bien pour Tintin au Congo ou d'autres oeuvres de ce même registre.
Il s'agit en fait d'une question de représentation : or si cette représentation est incontestablement le produit de son époque, il n'est pas moins contestable (me semble-t-il) que cette même représentation a aussi conduit à produire les époques ultérieures, ne serait-ce qu'en entérinant une mythologie passée.
S'il est sans aucun doute exagéré de soutenir que c'est Mitchell ou Hergé qui ont tué Floyd, il n'est pas forcément faux de penser que les représentations issues de ces oeuvres ont rendu possible le meurtre de Floyd... ce que, très heureusement, nous sommes nombreux à ne plus supporter.
Il faut donc se poser le problème de la maturité de celles et ceux qui liront le livre ou verront le film, ce qui est malaisé en régime démocratique (dans lequel 1 est égal à 1) : c'est donc bien une affaire de contextualisation.
Je ne suis pas certain que l'apposition d'un bandeau, ou une préface, ou un avis du type "pour lecteur averti" soit la meilleure solution. La meilleure solution passe par chacun de nous, c'est-à-dire qu'elle passe par le fait de rendre évident le racisme d'Autant en emporte le vent ou de Tintin au Congo, de telle sorte que n'importe quel lecteur en vienne à se demander ce qui a bien pu passer par la tête du producteur de ces oeuvres.
Au-delà des oeuvres culturelles, il me semble que la ville de Bordeaux a peut-être trouvé la bonne distance : elle garde le nom des rues qui portent le nom d'illustres Bordelais impliqués dans l'esclavage (ils font partie de l'histoire de la ville) mais elle appose en-dessous le rappel de cette implication. De cette manière, l'histoire esclavagiste de Bordeaux devient celle de tous les Bordelais. C'est sans doute quelque chose de ce type qu'il faut trouver pour les oeuvres de l'esprit.

NAUWELAERS

13/06/2020 à 22:22

BRAVO à Nicolas Gary !
Et j'ai écouté en direct chez moi cette étincelante chronique radiophonique de Thomas Gunzig, peu suspect d'être un décliniste,réac ou ce qu'on veut.
Pas plus que Laurent Joffrin qui dans un édito de «Libération» s'en est pris l'an passé aux censeurs -même jeunes et bien-pensants -qui réussirent le 25 mars 2019 à faire interdire à la Sorbonne une représentation de la pièce d'Eschyle «Les Suppliantes» mise en scène par l'helléniste Philippe Brunet parce qu'elle présentait des protagonistes en «black face» !
Heureusement que l'embargo fut levé près de deux mois plus tard mais cet incident s'inscrivit dans la ligne de ce qui tend à se répandre aujourd'hui de façon inquiétante -«stalinienne» vient d'écrire Éric Naulleau: je mentionne cela et on appréciera librement.
On peut interdire tant qu'à faire le premier film parlant «The Jazz
Singer» -«Le Chanteur De Jazz» (1927) avec Al Jolson en fils de rabbin affublé d'une ou un «black face» !
Ou pourquoi pas la comédie musicale télévisée que lui consacra Jean-Christophe Averty (à Jolson) en 1971 avec Guy Marchand recréant avec maestria ce roi du music-hall qui serait jugé aujourd'hui politiquement incorrect.
Ou la série anglaise immensément populaire de la BBC (TV) «The Black And White Minstrel Show» où le ou la «black face» était omniprésent(e),qui dura de 1958 à 1978 et dont de nombreux épisodes furent visibles sur notre chaîne TV publique flamande,appelée alors la BRT,lors des lointaines années soixante moins soumises à cette fatigante hystérisation permanente...
Je me souviens d'une polémique passablement ridicule due à la traduction de
«And Then There Were None» diffusé à la TV anglaise (2015) et traduit avec le titre français de cet immense classique d'Agatha Christie: «Les Dix Petits Nègres» !
Oh le scandale...!
En 2017, le passionné de jazz Guillaume Cornut n'a pu recréer le très fameux et historique Bal Nègre,ouvert à Paris en 1924, sous son nom originel: le CRAN ne l'a pas supporté et le lieu s'appelle aujourd'hui platement et bêtement le «Bal Blomet» -sis rue Blomet.
Le nom d'époque n'a pas du tout gêné des stars noires qui firent sa gloire -outre les Chevalier et Mistinguett et autres noms illustres de Paname -comme l'immense Joséphine Baker !
La star de La Revue Nègre comme chacun sait: expurger ses bios de ce nom offensant,tant qu'à faire ?
Une enseigne du magasin de cafés «Au Nègre Joyeux» sis rue Mouffetard à Paris fut victime d'une censure du Conseil de Paris en septembre 2017.
Pourtant l'image soi-disant choquante montre un Noir en habit de gentilhomme à qui une jeune femme blanche sert une tasse de chocolat.
Le caractère raciste de l'enseigne a été contesté par un historien qui rappelait que le mot «nègre» ne comportait pas encore la connotation ultrapéjorative et injurieuse et raciste d'aujourd'hui; on ne doit pas juger une réalité d'autrefois à travers le prisme du présent.
L'enseigne confiée (honteusement ?) au musée Carnavalet était censée être réinstallée sur son mur suite à cet examen historique sérieux et rigoureux.
Avant son exil,elle avait été vandalisée plusieurs fois par des gens pleins de bonnes intentions,tout comme l'enfer qui en est pavé.
Mais rien à faire: l'adjointe du patrimoine de la Ville de Paris est plutôt la gardienne d'une certaine bien-pensance en réalité obscurantiste,révisionniste et orwellienne étouffante qui ne fait pas avancer la cause antiraciste.
L'enseigne reste bannie...
La lutte contre l'antisémitisme est-elle censée requérir la censure du film de propagande nazie «Le Juif Süss» (1940)voire les pires écrits antisémites d'un Céline ?
Et si le féminisme implique le combat -totalement justifié et prioritaire selon moi -contre les violences faites aux femmes, cela signifie-t-il qu'il faille interdire les récits parfois insoutenables de cruauté du...marquis de Sade ?
Qui semblent choquer beaucoup moins que la vue d'une demoiselle un peu dénudée servant d'apparat sexiste pour vendre une voiture ou que sais-je...
Ce qui est mercantile et vulgaire,je veux bien.
Sauf vraie inspiration artistique,ce qui peut arriver.
Mais la censure liberticide a (presque) toujours tort.
C'est un faux remède pire que le mal: non le racisme lui-même par exemple,ou la misogynie ou l'antisémitisme,mais la représentation édulcorée qui en est faite -voire sa négation.
Aujourd'hui on peut réprouver des scènes inoubliables de charme féminin au cinéma, de Bardot à Marilyn en passant par Ursula Andress ou d'autres plus contemporaines...
Avec l'expression qui condamne: «male gaze».
Le regard de désir masculin (quid des femmes éventuellement émoustillées, on les met hors jeu, on les ignore ?) devient vil et prédateur.
Il est fondateur pourtant de toute la mythologie du cinéma populaire.
Certains intégrismes religieux totalitaires fonctionnent de la même façon...
Qui s'opposent au cinéma, à la musique profane, à la danse, voire aux contacts physiques prémaritaux, sans lien avec un virus !
La censure sans frein(s) tous azimuts, exponentielle,envahissante, est indigne d'une société civilisée et elle témoigne d'un mépris total et d'une insupportable infantilisation du public.
Expliquer et contextualiser -y compris «Tntin Au Congo» -reste la seule démarche valide et saine si on ne souhaite pas laisser les choses en l'état et si on veut apporter une lecture des oeuvres conforme à notre habitus moral de notre temps, tout en les appréciant et en les admirant encore s'il y a lieu; mais dans le contexte de nos jours.
Donc avec intelligence,tact, avec un sens esthétique et une perspective historique; ce qui entraîne un rejet total de la basse et vile censure toxique,mensongère et hypocrite.
Et de la politique barbare de la table rase...
Une terre brûlée est toujours aride et infertile.
Et triste à pleurer des larmes amères comme de l'acide !
Bon dès lundi je vais mâcher un chewing-gum et ensuite, chez mon libraire,le coller entre les pages d'une inadmissible réédition que j'ai vue de «La Case De L'Oncle Tom» !

CHRISTIAN NAUWELAERS

Itikar

14/06/2020 à 02:55

Pourquoi Autant en emporte le vent devrait être au contraire porté comme un étendard par tous les manifestants combattant actuellement pour défendre les droits des noir(e)s, de l'Homme et des citoyen(ne)s quels que soit la couleur de leur peau, toutes belles? Autant en emporte le vent est un des plus grand film au monde un chef d œuvre absolu aux huit oscars qui est incontestablement un des plus grands succès populaire de l histoire. Est il raciste ce film qui a décerné un oscar a la femme noire qui joue la nourrice de Scarlett Hattie McDaniel première femme noire a obtenir cette distinction ? Tout autant que la liste de Schindler est antisémite. Après tout on y voit des juifs exterminés comme des chiens ! Alors pourquoi Warner a décidé de le sortir du catalogue de HBO Max et en a interdit la rediffusion au Grand Rex le 23 juin pour célébrer la réouverture historique des cinémas ? Parce que ceux qui prennent ce genre de décision n ont visiblement rien compris au film et même aux films ou pire estiment que les spectateurs qui iront le voir n en auront rien compris. Quelle honte. Voudrais je nier que ce film présente des esclaves noirs brimés par la population américaine de cette époque ? Pas plus que je souhaiterais nier que des juifs meurent sous les bottes malodorantes des ss nazis dans la liste de Schindler. Alors recontextualisons un petit peu tout ça. Autant en emporte le vent raconte la destinée romantico dramatique d une riche héritière du sud des Usa au temps de la guerre de sécession l inoubliable Scarlett O Harah interprétée par la non moins inoubliable Vivien Leigh. En quoi est ce un drame pour elle? Parce qu' elle va s opposer de tout son corps et de son énergie - et c est peu de le dire ! - à la fermeture de sa plantation ou au durcissement de son règlement au détriment des esclaves qui y survivent et y travaillent et cela serait immanquablement la fin de tout pour tous ses employés esclaves qu'elle aime et traite au risque de faire jaser ou pire de se faire arrêtée autant qu'elle le peut comme ses égaux se montrant de fait à elle seule bien plus civilisée que l'Amérique du Sud toute entière. Scarlett se sacrifierait volontiers pour défendre sa Terre et les gens qui la travaillent et elle les préfère même à celui qu'alors elle aime Rhett Butler un aventurier sudiste opportuniste sans foi ni loi campé de manière formidablement nuancée par Clarck Gable. D ailleurs dans le film des esclaves travaillant encore avec Scarlett préfèrent rester avec elle pour tenter de l aider a se battre seule contre tous pour conserver leurs droits après qu'elle se rende compte qu'elle n a plus ni argent ni nourriture pour s occuper de ses gens et qu'elle décide donc de les affranchir pour leur rendre leur liberté. Ce film a l intelligence de ne pas en avoir trop fait et c est peut être aussi là la raison de son succès. Il a certainement en son temps contribué à ouvrir les consciences notamment celles des américains et avec d'autres voix s'est mêlé à celle de Martin Luther King; toute proportion gardée, son dream est celui de Scarlett. Nombreux sont les allemands et même les français des années 30-40 et bien sur ceux des années 1900 pour qui l injustice qui frappait les juifs tziganes ou les populations coloniales de ces époques ou bien avant elle tous les noirs forcés a devenir des esclaves il y a de cela plusieurs siècles... hiers... nombreux étions nous - de ceux qui vivaient à Leidenstadt en 1917 ou à l époque des rois d Europe ... nombreux étions nous à comme Scarlett et Brett trouver la totale injustice et la totale inhumanité quasiment banale... c'est la triste logique de la grande Histoire... Et malgré ça Scarlett défendait avec emphase et panache (et quelle panache !) a une époque où c'était transgressif de le faire et les Noirs et les femmes. Par ce fait Vivien Leigh est devenue pour toujours et encore plus aujourd'hui ou d'aucuns souhaiteraient la voir bâillonnée une des voix immortelle de toutes les populations brimées et une apôtre de la voix des femmes. Puisque on veut interdire Autant en Emporte le Vent alors interdisons La liste de Schindler ou encore Lawrence Arabie et pourquoi pas Ben Hur Quo Vadis ou Les Dix Commandements et pour quoi pas le cinéma des lors qu'il souhaite dénoncer le pire des vices de l'Homme : sa bêtise. Qui elle n a pas d époque ni de couleur. Moi a la place du Grand Rex et bien je le diffuserai quand même malgré le retrait de Warner et certainement pas pour rendre hommage à l esclavage et aux brimades et autres crimes raciaux mais pour rendre hommage à Scarlett qui s est battue cinématographiquement contre son époque abjecte de tout son corps et de toute son âme. Et encore plus pour le cinéma sa force et sa voie,qui transcende toujours avec intelligence les âges les âmes et les lois. Aujourd’hui, évidemment, je veux plus que jamais célébrer et vous parler d Autant en emporte le vent ce chef d'œuvre absolu du 7eme art aujourd'hui trainé dans la boue de l'oubli, du déni et du mépris. Pour ce qu'elle vaut et une fois n'est pas coutume ma voix rejoint aujourd'hui celle de notre ministre de la culture qui déjà s'en insurge. Respect pour toutes et tous. Et regardez ou reregardez Autant en emporte le vent tant qu'il en est encore temps car le vent se lève mais il est encore temps de vivre, de penser, et de rêver à un monde meilleur.Ce que le cinéma peut. Et doit.

Michel BLAISE

14/06/2020 à 05:33

...Autrefois à Colomb-Béchar,
J'avais plein de serviteurs noirs
Et quatre filles dans mon lit,
Au temps béni des colonies.
On pense encore à toi, oh Bwana...(Jacques Abel Jules Revaud / Michel Charles Sardou / Pierre Delanoe)

Ça sent la "recontextualisation"

"Dieu est peut-être éternel, mais pas autant que la connerie humaine " (Desprogres).

Jujube

14/06/2020 à 06:47

C'est une illusion de croire que tout un chacun n'a pas un petit quelque chose de salopard caché dans la manche ou sous le chapeau. Petite ordure muée parfois en idéologie propre aux contextes et moments variables de la très étonnante histoire humaine. La politique du lèche-culs est universelle envers les puissants de ce monde
- qu'ils soient de fieffés salauds ou d'apparents angelots - à qui, bien entendu, il se doit d'ériger des statues. En guise de remerciement et promesse d'immortalité, sans doute.
Malgré le relooking , ces images de pierre ou de bronze ne parviennent à effacer "la tache originelle" du destinataire. Les statues seraient en fait des faux jetons et il faudrait alors s'attaquer à toutes. C'est beaucoup de boulot et parfois un attentat contre l'art. Pour épouiller quelqu'un, faut-il nécessairement lui couper la tête?

Robin

14/06/2020 à 09:22

Il n'a jamais été question de censure, mais de contextualisation, et je pense que c'est une bonne chose. Le film comme le livre mettent en scène des personnages noirs - esclaves- contents de leur condition et "tristes" à l'idée qu'on les sépare de leur maître si la guerre venait à être perdue. C'est du révisionnisme et une forme de propagande si contexte il n'y a pas. On peut défendre que, comme l'œuvre est centrée sur Scarlett, c'est son point de vue blanc qui crée cette narrative et que n'importe quel lecteur pas trop imbécile s'en rendrait compte, mais le livre est à la troisième personne, son narrateur est externe et agit en observateur, ce qu'il présente semble être une vérité historique supplémentaire. Quiconque ne serait pas bien éduqué sur cette guerre ressortirait du livre en ayant ces terribles réflexions révisionistes à la "mais ils étaient heureux les esclaves dans le Sud", c'est très grave et ça pourrait causer un préjudice terrible à la communauté noire américaine et noire tout-court.
Et les imbéciles dans les commentaires qui pensent que le film "Autant en emporte le vent" est une fierté pour la communauté noire parce qu'il a décerné un Oscar noir, renseignez-vous un peu sur cette victoire et le contexte qui l'a entouré, et essayé de vous mettre à la place des personnes concernées au lieu de débiter de telles idioties.

Michel BLAISE

14/06/2020 à 13:24

Le meilleur moyen d'être efficace pour convaincre et de pas ruiner toute crédibilité à son argumentation est d'éviter les insultes ; tout ce qui est excessif ne compte pas, votre commentaire fait à peine l'effet d'un zephir dans l'azur.

Mais, au fond, votre attitude est à l'image de tout les extrémistes désirant imposer ex cathedra leur volonté. Non, ça nest pas ainsi.

Cdlt.

Liger

14/06/2020 à 10:22

Vite, interdisons la diffusion, la réédition et la vente des " Commentaires " de Jules César, odieuse apologie de l'invasion de la Gaule, des exterminations d'indigènes et de la vente comme esclaves de dizaines, voire de centaines, de milliers d'entre eux.

Rasons tous les immeubles du XVIIIe à Bordeaux, à Nantes et partout ailleurs qui furent construits avec l'argent de la traite et déboulonnons toutes les statues des complices de cette pratique : ainsi, on ne peut pardonner à Colbert (1619-1683) d'avoir à ce point bafoué les valeurs énoncés dans la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen (1789).

Inspirons nous de " 1984 " en réécrivant constamment le passé sous la férule d'une Commission de la Bien-Pensence d'Aujourd'hui. L'Histoire est une chose trop sérieuse pour être laissée aux historiens, ces fruits secs qui se cachent derrière leurs années d'étude : remplaçons-les par des associations (dont le budget est constitué de subventions publiques à 90 %) qui sauront traquer le vice à travers le passé, etc.

Vite, créons une police de la promotion de la vertu et de la répression du vice pour faire règner la vérité militante et interdire tout ce qui la contredit.

« Il y a des temps où l'on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux : ... »
(François-René de CHATEAUBRIAND)

NAUWELAERS

14/06/2020 à 11:44

En réponse à Itikar: les manifestants de la cause noire et antiracistes ne portent surtout ce film -un chef-d'oeuvre à contextualiser -comme un «étandard»: grossier contresens !
En réponse à Michel Blaise: la connerie humaine est hermétique au second degré.
Même si j'admets que «Le Temps Des Colonies»,pour mentionner le titre exact,n'est vraimeznt pas du meilleur goût(1976).
Vite accusons Sardou -dont je ne suis pas fan- d'être un violeur («J'ai envie de violer les femmes» dans «Les Villes De Grande Solitude»)ou Orelsan d'être un macho bas de gamme («Sale Pute»)...
Monsieur Blaise, ne citons pas l'immense Desproges à mauvais escient...
La face B de cette chanson de Sardou, Revaux,Delanoë s'appelle «J'Accuse».
Elle est chantée par un écolo bobo,cette gauchiasse de Sardou !
On y trouve des paroles telles que celles-ci:
«J'accuse les hommes de salir les torrents
D'empoisonner le sable des enfants
(...)
De pétroler l'aile des goélands
De nécroser le fond des océans»
(...)
La fin est un cri de révolte

«J'accuse les hommes d'être bêtes et méchants
Bêtes à marcher au pas des régiments
De n'être pas des hommes
Tout simplement !»
Oui le même vocaliste emphatique et tonitruant -cela dit il sait chanter -et qui a mis ces deux chansons en faces A et B d'un même 45 tours !
Il a dû le faire exprès, comme un filtre...
Donc Desproges, on le laisse tranquille et alors qu'on nous harcèle avec la distanciation sociale ou physique (dans le dernier cas,de façon judicieuse même si frustrante et lassante puisqu'elle n'est pas sociale !), j'ai une suggestion valable pour Monsieur Blaise et quiconque.
Et je m'inclus dans le lot.
Un peu d'intelligence,de second degré et de...distanciation artistique svp, les indignés perpétuels ?
Gardez donc votre indignation pour des causes qui en valent la peine.
Elles grouillent hélas dans cette vallée de larmes...
CHRISTIAN NAUWELAERS

LeBison

14/06/2020 à 12:17

Cher Robin, votre point de vue est intéressant et défendable, mais pourquoi diable vous sentir obligé d'insulter, en les traitant d'imbéciles et d'idiots, ceux qui ne pensent pas exactement comme vous ? Vous rendez-vous compte qu'au lieu de faire avancer vos idées, vous tombez dans le piège que vous croyez dénoncer ?
Vous vous placez dans la position détestable de "moi je suis celui qui sait, moi je suis capable de faire la différence, mais vous, vous n'êtes qu'une bande d'ignares dont je vais faire l'éducation, que ça vous plaise ou non".
Au lieu de faire la leçon, apprenez à respecter vos interlocuteurs, apprenez à débattre sereinement, et vous serez surpris des résultats.

NAUWELAERS

14/06/2020 à 12:27

RECTIFICATION,j'ai écrit n'importe quoi pour Itikar,désolé !
Il pense que le film «devrait être au contraire porté comme un étendard...» donc dans cette acception, il n'y a aucun contresens !
Il serait intéressant d'exhumer les réactions d'époque de la communauté noire -et blanche d'ailleurs -quant à l'attribution d'un oscar à Hattie McDaniel, qui fut certes oscarisée mais également ostracisée en tant que Noire lors de la remise officielle du prix.
Sur la «lobby card» qui illustre l'article de Nicolas Gary, on constate,outre une petite erreur (Vivian au lieu de Vivien), l'absence de mention du nom de l'actrice noire qui passa un temps fou devant les caméras à jouer des rôles de domestique...
Cela dit la beauté formelle du film doit encore pouvoir être admirée hors tout contexte idéologique: après explications nécessaires.
La «censure imbécile», pour citer l'auteur de la chronique,c'est une périssologie !
CHRISTIAN NAUWELAERS

NAUWELAERS

14/06/2020 à 12:33

100% d'accord avec Liger !
CHRISTIAN NAUWELAERS

todike

14/06/2020 à 13:07

Vite, censurons le livre le plus lu de tous les temps, paraît-il... la Bible ! Avec ses patriarches suivis de colonnes d'esclaves, qu'il fait circoncire quand il décide de le faire pour lui-même : Tous les hommes de sa maison, nés dans la maison ou acquis d’un étranger à prix d’argent, furent circoncis avec lui. (Genèse 17-27). Avec son apologie de la colonialisation : L'Éternel dit à Moïse "Va, pars d'ici avec le peuple... et allez au pays que j'ai promis par serment à Abraham, à Isaac et à Jacob, disant : Je le donnerai à votre postérité" [...] Vous conquerrez ainsi le pays et vous vous y établirez; car c'est à vous que je le donne à titre de possession

etc.

Je pense que les fondamentalistes de tous bords vont se précipiter pour établir cette contextualisation !

Et pendant ce temps, l'esclavagisme, le vrai, perdure tranquillement. Sur de vrais hommes, des gens qui seraient heureux dès demain si on les libérait aujourd'hui. Mais ces pauvres types, qui s'en soucie ?

tictactoc

14/06/2020 à 14:05

Pourquoi ça m'énerve ? parcequ'on essaie de plus en plus de rendre le monde unidimensionnel Oui, il y a du racisme dans autant en emporte le vent, ùmais les féministes pourraient aussi s'énerver du personnage de Sacrlett, qui use de ses charmes en égoïste , et dela "bonne" femme dévouée , digen, et qui meurt en couches : tout pour plaire ! Du coup on oublie l'histoire d'amour, l'image du père, l'attachement à la terr, le contexte historique, le déir de vivre même au milieu du drame, bref tout ce qui frend l'histoire attachante .. pour moi l'image du film c'est Scarlett, veuve, qui meurt d'envie de danser derrière son comptoir
et elle a beau jouer un personnage de garce et de femme fatale, c'est toute l'opression des femmes qu'elle exprime dans cette scène . Je crois que je vais acheter le DVD !

Liger

14/06/2020 à 15:28

Complément destiné à montrer qu'il s'agit d'une question complexe à laquelle le " Yakafaucon " ne peut apporter que de mauvaises " réponses " :


Au-delà de ce sujet, cela pose pour la enième fois la question du rapport entre l’art et la morale : pour ma part, tout en condamnant totalement les idées politiques qui y sont promues, je continue d’apprécier esthétiquement « La ligne générale » (Eisenstein, 1929) et « Le triomphe de la volonté » (Riefenstahl, 1935).

Par principe, je suis totalement hostile à la réécriture du passé et très peu favorable à la censure en général. Mais il peut y avoir des cas complexes : ainsi, pourrait-on autoriser la diffusion d’une oeuvre, mettons un film pour rester dans le contexte, qui vise à convaincre de la nécessité de discriminer une catégorie de personnes sur une base arbitraire (critère raciste, par exemple) en les présentant systématiquement comme des individus néfastes ? Exemple concret, peut-on accepter que « Le Juif Süss » (Harlan, 1940) soit diffusé, librement ou non ? À mon avis, non, du moins pas sans un avertissement exposant clairement qu’il s’agit d’une oeuvre antisémite du IIIe Reich, lequel avait alors commencé à mettre en oeuvre le génocide des Juifs. Toujours à propos du nazisme, j'ai toujours regretté que " Mein Kampf " ne soit pas en vente libre... à la condition IMPÉRATIVE que ce soit une édition critique avec notes nombreuses et détaillées en bas de page et pas seulement un avertissement au début de l'ouvrage : il a été et reste contre-productif de créer une aura d'ouvrage maudit parce qu'interdit car cela créée un attrait classique pour le " fruit défendu ". Il serait bien préférable que les propos monstrueux d'Hitler soient accessibles à tous, ne serait-ce que pour ruiner les efforts des apologues falsificateurs qui publient en ligne des éditions ou des passages de " Mein Kampf " dans lesquels les passages les plus " gênants " n'apparaissent jamais : par exemple, il doit être compliqué pour certains néonazis d'assumer publiquement le passage suivant : " On pèche contre la volonté du Créateur quand on laisse les hommes les mieux doués étouffer par centaines de milliers dans le marais du prolétariat actuel, tandis qu'on dresse des Hottentots et des Cafres à exercer des professions libérales. Car il ne s'agit là que d'un dressage, comme pour un caniche, et non d'une « culture » scientifique. " [Mein Kampf, chap. 2 - L'État - Éd. de 1926]

Cela pose la question des critères de censure (pour appeler la chose par son nom), mesure gravissime, à laquelle il faut mettre des garde-fous très rigoureux pour la limiter au strict nécessaire… et éviter les positions délirantes comme celles prises récemment sur « Autant en emporte le vent ».

Certains vont affirmer qu’aucune restriction n’est acceptable : intellectuellement, c’est simple ou, plutôt, simpliste ; mais ce n’est pas applicable et il ne faut donc pas fuir la réflexion sur le sujet.

NAUWELAERS

14/06/2020 à 20:30

Je ne sais pas à qui Michel Blaise répond mais si c'est aux censeurs qu'il s'en prend,alors j'adhère.
La censure imbécile fustigée par Nicolas Gary,je maintiens.
C'est de l'abus,du déni de démocratie et parfois une preuve d'inculture totale sur le plan historique.
CHRISTIAN NAUWELAERS

NAUWELAERS

14/06/2020 à 20:50

Tout à fait d'accord avec les messages de ce 14 juin de todike, tictactoc et Liger.
Pour ce dernier: bien entendu,certaines oeuvres appellent un appareillage critique indispensable.
La censure,me semble-t-il, ne peut s'appliquer que dans un nombre ultraréduit de cas: des textes qui feraient l'apologie des meurtres ou de crimes, mais au premier degré, par exemple.
Pas comme un acteur,écrivain ou chanteur se mettant dans la peau d'un salopard et déclenchant l'ire de ceux qui sont incapables de détecter un second degré artistique quel qu'il soit: des gens pénibles.
Qui en général veulent imposer leur volonté moralisante erronée en tentant de faire disparaître ce qui les gêne.
Ou en réécrivant les oeuvres dans un sens qui leur convient.
Comme des dames patronnesses intolérantes...
N'oublions pas qu'une censure peut apporter une aura de martyr à quiconque en est victime !
Que la personne soit un grand créateur ou un triste individu...
Je ne mentionne aucun nom: on pensera à qui on voudra.
Moins de censure et plus de pédagogie: miser sur l'intelligence du public.
Dont tout le monde n'est pas également pourvu, d'après certaines aberrations qui polluent le débat public et le rendent délétère et hystérique: tant pis, il faut avancer tout de même.
CHRISTIAN NAUWELAERS

Liger

15/06/2020 à 02:14

@ Chirstian Nauvelaerts : je suis tout à fait d'accord avec vos différents messages.

Bien cordialement,

Saga Africa

15/06/2020 à 08:12

«Évidemment, entendre « Miss Scarlett » avec cette voix chevrotante aux accents colonialistes »

Cher Nicolas : l'excès de précautions oratoires, bien qu'écrites, vous font écrire des bêtises ;-)
Un accent colonialiste pourrait s'appliquer au fond du texte, lorsque l'on ferait l'apologie du « colonialisme ». En l'occurrence, la façon de s'exprimer de l'esclave est juste une façon avec l'accent... africain.
On pourrait s'amuser à dénoncer tous les films qui utilisent des noirs (des gens de couleurs ?) avec cet accent comme horreur raciste à relent colonialiste aussi... Ainsi qu'un certain Michel Leeb...
Bref, tout ceci fait beaucoup de bruit parce qu'on cherche à réécrire l'histoire avec une vision actuelle du passé. C'était le boulot du héros d'Orwell dans 1984 : réécrire tous les anciens articles de journaux pour les mettre en phase avec la vision du jour.
1984 est juste en retard de 36 ans... Orwell aurait dû titrer son œuvre 2020.

Zelda

15/06/2020 à 09:33

Petite rectification de votre excellent article. La nouvelle traduction d'autant en emporte le vent dans une version plus juste du texte original est le fait des Éditions Gallmeister et non Folio comme vous en faites mention.(gros travail de traduction où les dialogues des personnages noirs notamment apparaissent moins simplistes et caricaturaux) Folio Gallimard qui détenait les droits justement du roman depuis 1939 est d'ailleurs parti en guerre mesquine d'éditeur en ressortant le roman dans version initiale augmentée le même jour que la sortie de la nouvelle version.

Nicolas Gary

15/06/2020 à 09:59

Bonjour
L'article ne mentionne pas du tout la nouvelle traduction, mais bien la réédition enrichie chez Folio.
Bien à vous

NAUWELAERS

15/06/2020 à 10:57

En réponse à Saga Africa: non le roman «1984» n'aurait pas dû s'appeler «2020»!
On atteint ces temps-ci un pic que j'espère provisoire d'intolérance bien-pensante -qui je l'espère va décroître -mais cela n'a pas commencé maintenant bien entendu.

N'ayons pas le nez dans le guidon en niant de telles dérives plus anciennes allant déjà dans le droit fil (tordu ) de ce qui se passe aujourd'hui.
On attend les dénonciations de l'accent africain ou simili-africain que prenait Henri Salvador dans certaines ds ses chansons comiques...
Le même Salvador que l'on a pu voir à la télévision avec une «black face».
Et avec une perruque noire et des bananes pour son irrésistible «Juanita Banana» dont l'original américain,même titre, était dû à un groupe fictif: The Peels (!) (qui eurent l'honneur de se faire massacrer par la critique dans leur passage au premier Olympia d'Antoine en 1966).
Pourquoi ces détails ?
Pour situer cette irrésistible pochade des années soixante dans son contexte.
On rigolait très fort sans couper les cheveux en huit dans le sens de la longueur en s'assurant que la couleur des ciseaux (d'Anastasie ?) n'offense personne...
Imagine-t-on de sinistres redresseurs voire redresseuses de torts qui viendraient se plaindre, par rapport à un tel titre,d'une image dégradante de la femme,etc.?
Mais alors,autant s'en prendre à la mémoire de l'immense Joséphine Baker qui jouit d'une aura immense dans les milieux culturels dominants: à juste titre,je m'empresse de l'ajouter.
En poussant les délires de rééducation des masses non évoluées encore plus loin -par toute une clique de despotes se croyant éclairés et légitimes-on pourrait reprocher à Baker d'avoir,elle aussi,contribué à renforcer dans l'esprit des gens des clichés etc.etc.en se produisant à la fameuse Revue Nègre (désolé) avec une ceinture de bananes autour de son corps quasi dénudé !
Ce qui fit scandale et sensation de tellurique façon.
Quand on connaît la vie et l'action de cette fabuleuse artiste et grande dame, on conçoit sans peine l'absurde de cette situation de révisionnisme potentiel de tout,d'épuration sauvage qui bien sûr s'autojustifie toujours..
Bref en étant un vrai progressiste aussi éclairé que possible, on admettra que tout cela devient vraiment imbuvable.
Insignifiant car excessif mais avec parfois des conséquences négatives inadmissibles.
CHRISTIAN NAUWELAERS

Natali

15/06/2020 à 23:36

Autant en emporte la censure et les censeurs.
Autant en emporte la connerie et les connards
Autant en emporte le vent,
Qui dénonce, bien avant l'heure, l'esclavagisme, la guerre, la lâcheté des hommes,la condition féminine, dresse le portrait d'un vieux monde finissant, arrivé au bout de son idéologie suprémaciste et fait l'apologie de la terre, mère nature, seul bien commun qu'il nous reste à tou.te.s et qu'il convient de protéger et de respecter, sous peine d'assister à notre disparition ... Ah! Encore un roman écrit par une femme ? Brrrrrrr .... j'en ai des frissons ... pas vous messieurs ?
Hahaha !!!

Plus d'articles sur le même thème

ActuaLitté

Australie : des pages Facebook de libraires et d'éditeurs vidées de contenus

Des libraires et éditeurs australiens ont été les victimes collatérales d'une opération politique du réseau social Facebook : pour protester contre une loi imposant une redevance pour le partage d'articles d'information, la plateforme a bloqué ce type de contenus, ainsi que la possibilité de les partager.

19/02/2021, 09:35

ActuaLitté

Flaubert et Madame Bovary “réduits” à la sauce Twitterature

Depuis la fin d’année dernière, les choses bruissaient : Gustave Flaubert, l’ermite, allait contre sa volonté faire l’objet d’une célébration en 2021, pour les 200 ans de sa naissance. Et si les événements ne manqueront pas, c’est avant tout numériquement que l’auteur de Salammbô recevra ses lauriers. Pour preuve, le compte porté par l’association Baraques Walden. Un hommage à l’écrivain américain Henry David Thoreau, certes, mais qui servira à saluer Flaubert surtout. 

30/01/2021, 10:34

ActuaLitté

Les réseaux de lecteurs sur internet : panorama des communautés en France

ENQUÊTE – La récente annonce d’une levée de fonds de 2 millions € réalisée par la start-up Gleeph relance les interrogations : les réseaux de lecteurs sur internet, véritables clubs de lecture numériques se partagent l’attention des internautes. Quelles sont les véritables dynamiques derrière ces outils ? Et plus encore, quelle place occupent-ils dans le paysage web ? 

11/01/2021, 14:55

ActuaLitté

Un nouveau conte de Noël horrifique par Maxime Chattam, écrit sur Twitter    

Pour fêter Noël, Maxime Chattam et sa famille ne se sont pas contentés d’installer une crèche. Depuis plusieurs années l’écrivain semble s’être lancé dans la création d’un véritable village, aux habitants miniatures un peu particuliers. Sous les façades illuminées, se croisent des figures horrifiques de la pop culture, que l’auteur utilise pour raconter un conte de son cru.

08/01/2021, 12:05

ActuaLitté

Lire ou ne pas lire les articles publiés : Facebook aura une réponse

Gagner du temps sur ces réseaux qui nous en font tant perdre ? Ou permettre aux utilisateurs de ne pas plonger tête baissée dans une fake news, servie sur un plateau par un titre trop alléchant ? L’outil que développerait Facebook, une intelligence artificielle du nom de TLDR, simplifierait l’usage du réseau. Pour tout article diffusé, un résumé permettrait d’en saisir l’essentiel. Pas très rassurant dans le principe.

29/12/2020, 11:51

ActuaLitté

Un manuel homophobe mis à disposition des élèves dans un lycée catholique

Des élèves du lycée privé Notre-Dame de Kerbertrand ont eu le déplaisir de se voir proposée la lecture de Pour réussir ta vie sentimentale et sexuelle du Père Jean-Benoît Casterman. Le manuel, qui comporte des passages ouvertement homophobes et sexistes, a suscité la polémique sur les réseaux sociaux, poussant le directeur de l’établissement, Ghislain de Barmon, à présenter des excuses. 

02/12/2020, 14:19

ActuaLitté

Les conseils de lectures de Mariah Carey commencent... par ses mémoires

Rejoignant le club très prisé de ces influenceurs dont les conseils de lecture sont avidement suivis, Mariah Carey amorce Noël avec sa propre sélection. Tout juste 10 ouvrages que la chanteuse met en scène, toute en sourire. Avec son propre titre en haut de pile, juste au cas où…

02/12/2020, 10:17

ActuaLitté

Sécurité globale : violer le droit d'auteur pour faire oublier les enjeux de la loi

La pirouette politique ne dupe aucun des auteurs engagés dans l’initiative « Députés de la honte ». Le jour de la Marche des libertés, 30 dessinateurs et dessinatrices décidaient de publier sur la toile les dessins des 388 députés ayant adopté la loi Sécurité globale. Certains des parlementaires ont même cru, sous couvert de réseaux sociaux, qu’il leur était permis de violer le droit d’auteur. Quelle assurance !

01/12/2020, 14:14

ActuaLitté

Bruxelles aménage un calendrier de l'avent numérique en 35 livres

La 8e édition du Festival « Bruxelles se livre(s) » aurait dû ouvrir ses portes à La Maison de la Francité, ces 28 et 29 novembre 2020. Nous remercions les mesures sanitaires qui vont le transformer totalement, étonnement, follement, en festival virtuel. En effet, devant l’annulation de toutes les manifestations littéraires, les organisateurs ont choisi le camp de la résilience, et lancent la première édition de « Bruxelles se livre(s) digital ».

30/11/2020, 10:04

ActuaLitté

Loi Sécurité globale : 30 auteurs dévoilent les 388 “députés de la honte”

« La colère, c’est un point de départ, indiquant qu’il faut agir. Tout en construisant des actions qui ne sont pas portées par la colère. » Cyril Pedrosa résume en quelques mots comment une trentaine de dessinateurs se sont regroupés pour dénoncer le vote de la loi Sécurité globale. Les 388 qui ont donné leur voix à un texte liberticide se retrouvent soudainement sur les réseaux, représentés en noir et blanc, avec le hashtag #DéputésdelaHonte.

28/11/2020, 11:52

ActuaLitté

Fêtes : une sélection de 500 livres à offrir en cadeau pour Noël

Le sens de la mesure est pourtant ce qui caractérise nos voisins de Babelio. Le réseau social de lecteurs met cependant les petits plats dans les grands, et dans les très grands, en inaugurant une sélection de 500 livres, sélectionnés pour Noël. En tout, 60 thématiques pour s’y retrouver au mieux, et choisir au plus près. 

28/11/2020, 00:01

ActuaLitté

Réouverture des librairies en France : à quelles conditions ?

Au lendemain de l’allocution présidentielle, le Syndicat de la librairie française se réjouit de ce que les établissements puissent de nouveau accueillir leurs clients. Restent quelques inconnues, comme les modalités sanitaires, et le protocole à respecter. Voici quelques-unes des pistes évoquées par le gouvernement.

25/11/2020, 19:54

ActuaLitté

Librairie : la réouverture tant attendue

Après plusieurs semaines d’engagement pour la réouverture des librairies, le groupe Furet du Nord-Decitre s’apprête à rouvrir en toute sécurité ses 29 librairies en France (les deux librairies situées en Belgique n’ayant jamais fermé). Réouverture essentielle en cette période de fin d’année, car le livre et les jeux demeurent les idées de cadeaux les plus demandées.

25/11/2020, 12:57

ActuaLitté

Emmanuel Macron : réouverture des librairies et bibliothèques au 28 novembre

La date du 1er décembre avancée dès l’annonce du reconfinement aura presque tenu jusqu’au bout. Emmanuel Macron a dévoilé son plan pour les fêtes : pas de dinde ni de bûche glacée. En revanche, les consignes sanitaires renforcées pour les commerces, et une fin de non-recevoir pour les bars et restaurants…

24/11/2020, 18:19

ActuaLitté

Le jeu de la dame : un sans échec pour Netflix

Vraiment pas de chance… Sauf probablement pour l’éditeur Weidenfeld qui est parvenu à rééditer le roman de Walter Tevis avec pour couverture l’affiche de la série. L’actrice Anya Taylor-Joy, toute en mystère et en provocation, attend mains croisées le coup de son adversaire. Un échiquier, et quelques pièces qui le disputent à des bouteilles d’alcool. Un symbole de cette série, devenue un véritable succès.

24/11/2020, 16:31

ActuaLitté

Livres audio gratuits chez Amazon, au détriment des auteurs

Toujours dans sa perspective d’appâter le chaland, Amazon avait encore sévi : début novembre, sa filiale de livres audio était pointée du doigt pour une politique de retour de produits bien gonflée. Il aura fallu quelques semaines pour que l’Authors Guild ne réagisse, mais leur courrier ne souffre aucune interprétation.

24/11/2020, 13:22

ActuaLitté

Une Kids Zone déployée sur internet et les réseaux

Pandémie oblige, confinement impose : pour le Festival des littératures européennes de Cognac, l’édition 2020 nécessite des contorsions de premier ordre. Pour autant, pas question de sacrifier le volet jeunesse, crucial, de la manifestation. Voici donc présenté Kid Zone, une approche résolument tournée vers le monde numérique.

21/11/2020, 10:42

ActuaLitté

Un garage devenu librairie, avec thé et café

Le hérisson, ça pique, mais c’est pas méchant, mais ça pique. Ou alors, ça propose du thé, du café et de livres, quand cela se change en librairie. A Badonviller (Meurthe-et-Moselle), s’est ainsi ouverte la Librairie du Hérisson, dirigée par Aurélie Vo Van Tao. Ouverte fin octobre, elle a affronté le confinement et recharge ses batteries pour la réouverture — presque littéralement.

20/11/2020, 17:07

ActuaLitté

Une écrivaine néo-zélandaise bannie d'un site de vente après avoir critiqué une ministre

L’auteure estimait qu’il était inapproprié que Nanaia Mahuta, la nouvelle ministre des Affaires étrangères, arbore le moko kauae, un tatouage facial traditionnel de la culture maorie.

20/11/2020, 16:57

ActuaLitté

Disney doit de l'argent à l'auteur d'Alien : Mickey fait la grande sourde oreille

Alan Dean Foster est un écrivain américain, auteur de plusieurs romans adaptés des franchises Star Wars et Alien. Depuis le rachat de Lucasfilm et de la 20 Century Fox par Disney, il affirme ne plus toucher un seul centime bien que ses œuvres continuent de se vendre. L’entreprise ignorant soigneusement ses messages depuis plus d’un an, Foster publie aujourd’hui un appel à l’aide et interpelle la profession sur une pratique qui risque de se généraliser. 

19/11/2020, 17:38

ActuaLitté

Seine-Saint-Denis : des librairies verbalisées pour cause de click & collect

Les librairies verbalisées parce qu'elles restent ouvertes au public malgré le confinement, c'est connu : certains écrivains assurent même qu'ils régleront les amendes. Mais des librairies verbalisées en raison de leur installation de click & collect (ou clique et rapplique), voilà qui est plus inédit. Les faits se sont déroulés dans le département de Seine-Saint-Denis.

18/11/2020, 16:31

ActuaLitté

France : réouverture des librairies au 27 novembre, si...

Plusieurs sources concordantes annoncent que les points de vente du livre reprendront une activité normale dès le 27 novembre. Discutée ce matin au ministère de la Culture, cette épineuse question des commerces fermés, ou contraints au click and collect, résoudrait enfin la situation.

18/11/2020, 12:41

ActuaLitté

Réouverture des librairies : 27 novembre ou 1er décembre ?

Jean Castex doit intervenir ce 26 novembre, veille du Black Friday, après les révélations de Bruno Le Maire. Le ministre de l’Économie, en envisageant une réouverture des commerces ce 27 novembre, a-t-il parlé trop hâtivement ? Entre Matignon et Bercy, les commerçants pris en étau se tournent… vers le ministère de la Culture ?

17/11/2020, 17:12

ActuaLitté

De la police en librairie aux auteurs félons : l'amende amère

La police qui débarque chez une libraire, des auteurs qui montent une fronde pour s’interposer entre les librairies et l’État… voici la douce France dans laquelle nous pataugeons. Évidemment, les mesures sanitaires imposées par le gouvernement rejaillissent, mais l’absurde où le pays est plongé atteint ses confins. Joyeux, pour des confinés.

16/11/2020, 11:27

ActuaLitté

Taïwan : des librairies indépendantes fermées pour dénoncer les remises sur le livre

À Taïwan, le 11 novembre est devenu une journée marquée par une forte hausse des achats en ligne : le Singles' Day, né en Chine, se présente comme l'équivalent du Black Friday aux États-Unis. Comprendre : une journée dédiée à la consommation, avec de fortes remises pour pousser à l'achat. À Taïwan, cette année, une quarantaine de librairies indépendantes ont tiré leur rideau pour protester contre les fortes remises sur le prix du livre pratiquées à cette occasion.

13/11/2020, 15:00

ActuaLitté

Fin du Click & Collect aux Volcans : “Les ventes ne couvrent qu’à moitié les salaires”

Les déclarations du Premier ministre ont sapé les espoirs : les librairies ne reprendront pas une activité normale ces prochaines heures. Ni ces prochains jours. De fait, les commerces ne vendant pas de biens essentiels devront continuer sur le rythme Clique et Rapplique, et s’adapter, encore. Ou bien cesser…

13/11/2020, 14:23

ActuaLitté

Castex : “Irresponsable d'alléger le dispositif”, les librairies restent closes

Malgré les récentes déclarations du ministre de l’Économie, les probabilités restaient infimes. Le pays ne verra pas la réouverture de ses commerces, et pas plus, donc des librairies. Mais au fil de ses annonces, le Premier ministre Jean Castex a également présenté des options resserrant le cordon sanitaire. Car aujourd'hui, il importe « d'éviter que les malades arrivent à l’hôpital ».

12/11/2020, 18:19

ActuaLitté

Confinement et librairie : “Avons-nous basculé vers un régime totalitaire ?”

De passage sur l’antenne d’Europe 1, Alain Griset, le ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, chargé des Petites et Moyennes Entreprises, n’a pas manqué le coche. Interrogé par Florence Kammermann, libraire à Cannes (Autour d’un livre), il a malhabilement botté en touche. La demande n’appelait pourtant aucune malice.

12/11/2020, 12:21

ActuaLitté

Polémique : l'écrivaine féministe Mary Wollstonecraft représentée nue pour sa statue hommage 

Réalisée par l’artiste Maggi Hambling, la sculpture a été dévoilée mardi dernier à Newington Green dans le nord de Londres. Constituée de bronze chromé, l’œuvre représente une figure féminine entièrement nue émergeant d’un tourbillon de femmes assemblées. Un choix artistique qui ne fait pas l’unanimité...

12/11/2020, 12:15

ActuaLitté

Traduire sans trahir le domaine public et ses usages

La bibliothèque numérique Europeana lance un vibrant appel : ce n’est pas le Panthéon, mais tout de même, l’entreprise vaut le détour. Il s’agit, ne disposant pas d’enveloppes budgétaires pour ce faire, de solliciter les internautes pour aider à la traduction d’œuvres du domaine public. Et ce, pour favoriser le multilinguisme qui agite l’Europe.

11/11/2020, 10:16

ActuaLitté

Un Tinder du livre, pour rencontrer des lecteurs passionnés

Envie de partager votre passion, vos impressions et vos réflexions avec ceux qui lisent les mêmes genres de livres que vous? Le nouveau réseau social 

11/11/2020, 08:49

ActuaLitté

Sylvain Tesson parraine une Arche de Noé pour sauver les librairies

Voici une nouvelle opération, très biblique pour le coup, montée ce 12 novembre, à 14 h 45. Il faudra résider à moins d’un kilomètre du Square du Vert Galant, situé sur l’île de la Cité, cependant. S’y retrouveront libraires, auteurs et éditeurs « unis dans cette mobilisation pour la réouverture des librairies indépendantes ». Et tout cela est très sérieux.

10/11/2020, 17:27

ActuaLitté

Des dessins inédits de Pénélope Bagieu en vente pour la bonne cause 

Depuis le 4 octobre dernier, Penelope Bagieu, autrice de Sacrées Sorcières ou encore du très récompensé album les Culottées, proposait un inktober. Chaque jour l’illustratrice publiait un dessin inspiré d’œuvres de certains de ses artistes favoris. Ses productions seront mises en vente samedi matin à 10 h au profit de la fondation Abbé Pierre. 

06/11/2020, 12:20

ActuaLitté

Frais de port des livres : l'occasion et l'édition laissées sur le carreau, “une déception”

La ministre de la Culture Roselyne Bachelot promettait des tarifs postaux d'envoi de livres « divisés par 3 ou 4 » aux libraires. Avec des frais de port à 0,01 € pour les libraires, grâce à une prise en charge de l'État, la promesse est tenue. Mais d'autres acteurs du livre restent sur le carreau, notamment les librairies d'occasion et les éditeurs. Et le dispositif ne semble pas avoir vocation à s'inscrire dans la durée, puisque circonscrit au seul confinement, pour le moment.

06/11/2020, 10:46

ActuaLitté

Quand Amazon France prend les libraires pour des cons

En cette nouvelle phase de confinement pour la France, la réalité dépasse la fiction. Au point qu’on prête l’oreille à des choses qui, hors pandémie, relèveraient de la science-fiction. Comme cette idée qu’Amazon puisse, de son plein gré, solliciter les éditeurs et les libraires, pour proposer une forme de promotion inouie.

06/11/2020, 10:38

ActuaLitté

“Le 100 % plateforme numérique renforce un techno-féodalisme ”

L’association Culture papier défend les intérêts de la chose imprimée, sous toutes ses formes. Elle s’engage elle aussi dans la course au livre, à la lecture — et donc à la réouverture des librairies et des bibliothèques, pour un accès aux oeuvres, sans écran.

06/11/2020, 08:09

Autres articles de la rubrique Médias

ActuaLitté

Regina King réalisera une adaptation des comics Bitter Root

Après avoir brillé en tant qu’actrice dans la série Watchmen, Regina King s’attaque de nouveau aux comics, mais derrière la caméra cette fois. La réalisatrice de l’acclamé One Night in Miami est à la tête de l’adaptation de la série Bitter Root, publié en France chez Hi Comics dans une traduction de Basile Béguerie.

12/05/2021, 17:05

ActuaLitté

Michel Sitbon crée un nouvel hebdo : Guerre Moderne 

« Aujourd’hui, la guerre est partout. La répression est partout… parce que la révolte est partout. » C’est de ce constat qu’est née l’idée de créer un nouvel hebdomadaire, Guerre Moderne, porté par Michel Sitbon, journaliste, écrivain et éditeur. On le connaît pour les éditions de l’Esprit Frappeur, Dagorno ou encore les Éditions du Lézard. Le premier numéro paraît ce 12 mai. Les suivants seront à retrouver tous les mercredis.

12/05/2021, 11:29

ActuaLitté

Beast boy des Teen Titans rejoint le combat dans Fortnite      

Le partenariat entre DC Comics et Epic Games continue de porter ses fruits. Après Batman, Catwoman ou encore Harley Quinn c’est au tour du très changeant Beast Boy de prendre les armes au sein du célèbre Battle Royal. Jouable dès le 14 mai, le personnage pourra également être débloqué lors d’un tournoi se déroulant ce 12 mai.

 

 

12/05/2021, 11:10

ActuaLitté

Les écrits de Suzanne Simard sur la communication des arbres bientôt adaptés

L'actrice Amy Adams interprétera la biologiste Suzanne Simard dans une future adaptation du livre de cette dernière, Finding the Mother Tree: Discovering the Wisdom of the Forest (À la recherche de l'arbre-mère : la découverte de la sagesse de la forêt, non traduit en français).

10/05/2021, 16:19

ActuaLitté

Game of Thrones : des premières images pour la série House of the Dragon

Inspirée du roman de George R.R. Martin Feu et Sang, publié en France par Pygmalion dans une traduction de Patrick Marcel, la série se concentrera sur le règne des rois de la famille Targaryen. Prévue pour 2022, cette aventure issue de l’univers de Game of Thrones dévoile ses premières images.

07/05/2021, 18:01

ActuaLitté

Les comics Lady Killer, bientôt un film sur Netflix

Les bandes dessinées Lady Killer, signées par Joëlle Jones et Jamie S. Rich pour le scénario, illustrées par Joëlle Jones elle-même et colorisées par Laura Allred, seront bientôt changées en film, diffusé par la plateforme Netflix. Le scénario sera signé par Diablo Cody (Evil Dead, Tully).

07/05/2021, 16:00

ActuaLitté

Adam Silvera adapte son livre Et ils meurent tous les deux à la fin en série

L'auteur américain Adam Silvera signera lui-même le scénario de la série tirée de son roman Et ils meurent tous les deux à la fin, publié en France par les éditions Robert Laffont en 2017, dans une traduction de Constance De Mascureau. Le résultat se destine à une diffusion à la télévision...

07/05/2021, 15:31

ActuaLitté

La revue Fantask dans une nouvelle édition

Revue française de BD et de comics publiée d’abord aux éditions Lug en 1969 puis en 2001, Fantask annonce son grand retour. Rodolphe Lachat, son fondateur se confie.

07/05/2021, 12:47

ActuaLitté

Un acteur noir pour incarner le prochain Superman ?    

Cherchant à promouvoir une plus grande diversité de représentation dans l’univers des superhéros, la Warner aurait pour projet de confier le rôle iconique à un acteur noir. Le reboot, déjà scénarisé par Ta-Nehisi Coates, qui s’occupe entre autres des comics Black Panther, devrait également être dirigé par un réalisateur afro-américain.

06/05/2021, 17:52

ActuaLitté

Le manga Made in Abyss adapté en jeu vidéo

Made in Abyss, le manga d'Akihito Tsukushi, deviendra prochainement un jeu vidéo, de type RPG en 3D, développé par la société japonaise Spike Chunsoft (Jump Force, L'Attaque des Titans). Made in Abyss: Binary Star Falling into Darkness n'a pas encore de date de sortie, mais sera disponible sur Ps4, Switch et via Steam.

06/05/2021, 17:42

ActuaLitté

Adrian Lyne de retour pour adapter Eaux profondes, de Patricia Highsmith

Le réalisateur et producteur britannique Adrian Lyne devrait sortir d'une longue retraite prise après Infidèle (2002) pour réaliser Eaux profondes, une adaptation du roman homonyme de Patricia Highsmith. Avec, pour mener la distribution, Ben Affleck et Ana de Armas.

06/05/2021, 13:35

ActuaLitté

Les Créateurs de Mondes, nouveau magazine autour des univers de fiction

Avis à tous les amateurs d'imaginaire et d’univers de fiction, Les Créateurs de Mondes est un nouveau magazine bimensuel qui a pour ambition d'initier ses lecteurs à la création de ces mondes, mais aussi leur « permettre de découvrir l’envers du décor et de comprendre les mécaniques qui les rendent passionnants et vivants » explique le magazine.

06/05/2021, 12:39

ActuaLitté

Star Wars invité chez Les Simpson : Marvel, prochaine victime ?

Depuis que les Simpson, propriété de la Fox, sont passés sous l’égide de Disney, tout est à craindre. Ce 4 mai, nous célébrions à ce titre la Journée Star Wars (autre licence de Disney), et un petit court métrage de quelques minutes a fait le job en matière de teasing. Bourré de références starwarsiennes, il mettait Maggie Simpson en scène dans The Force Awakens From Its Nap. Et plusieurs détails, qui n’ont pas échappé à la vigilance des internautes, laissaient entendre le meilleur — ou le pire…

06/05/2021, 11:24

ActuaLitté

La BD Les algues vertes - L’histoire interdite adaptée au cinéma

Publiée le 12 juin 2019 par les éditions Delcourt, en partenariat avec La Revue Dessinée, l'enquête Algues vertes — L'histoire interdite, d'Inès Léraud, Pierre Van Hove et Mathilda, a été repérée par la société de production 2.4.7. Films, qui en a acquis les droits d'adaptation pour le cinéma... 

06/05/2021, 07:37

ActuaLitté

Les missions de Neal Carey, par Don Winslow, bientôt adaptées en série

Après avoir vu deux de ses livres adaptés au cinéma, l'écrivain américain Don Winslow travaille désormais à des séries tirées de ses romans. Une véritable saga se profile ainsi du côté de MRC Television, qui coproduit une série d'après les « missions de Neal Carey », à commencer par Cirque à Piccadilly...

04/05/2021, 15:46

ActuaLitté

Envie de changer de vie ? La Grande librairie a des livres pour cela

Fidèle au rendez-vous, la Grande Librairie de François Busnel propose cette semaine un grand bol d’air. Voire, le moyen de faire table rase et de regarder l’avenir avec une autre perspective. Rendez-vous ce mercredi 5 mai à 20h50 sur France 5, pour découvrir ces autrices qui nous emporteront ailleurs.

04/05/2021, 12:15

ActuaLitté

Une comédie musicale Gatsby le Magnifique, signée Florence and the Machine

L'entrée dans le domaine public, pour un texte aussi important que Gatsby le Magnifique de Francis Scott Fitzgerald, signifiait nécessairement un élan nouveau d'adaptations. Une comédie musicale se jouera ainsi prochainement à New York, sur des paroles signées par Florence Welch et son groupe, Florence and the Machine.

03/05/2021, 09:26

ActuaLitté

Science grand format sur France 5 : la guerre de Troie a bien eu lieu 

La guerre de Troie : un mythe universel, chanté par le plus ancien poète connu : Homère. Une guerre de 10 ans, avec ses héros légendaires : Hélène, Agamemnon, Priam, Hector, Ulysse ou Achille... Et si cette guerre avait vraiment eu lieu ? En 1870, l'archéologue allemand Heinrich Schliemann entreprend de fouiller la colline d'Hisarlik, en Turquie. Il y découvre les ruines d'une citadelle antique et, caché dans un recoin de muraille, un trésor extraordinaire : il en est sûr, cette citadelle, c'est Troie, et ce trésor, celui du roi Priam.

30/04/2021, 15:06

ActuaLitté

Deux nouvelles saisons pour Invincible, chez Amazon

Nouveau carton plein pour Robert Kirkman, le cocréateur de la série The Walking Dead : Invincible, le comic qu'il a signé avec Cory Walker et Ryan Ottley, s'est retrouvé adapté en série animée, diffusée par Amazon. La production des saisons 2 et 3 est désormais confirmée.

30/04/2021, 10:40

ActuaLitté

Caractères de Cyrille Eldin s'intéresse ce mois ci au désir dans la littérature 

En véritable amoureux des mots, Cyrille Eldin part chaque mois explorer la littérature tel un Candide des temps modernes. Autour d’un thème central, il rencontre ceux qui font les livres, ceux qui les aiment et ceux qui les lisent. Retrouvez-le pour une nouvelle émission de Caractères lundi 3 mai prochain à 23h sur Canal+. 

29/04/2021, 11:10

ActuaLitté

Les candidatures pour incarner le prochain Percy Jackson sont ouvertes

L’année dernière, on apprenait que la prochaine adaptation des aventures du demi-dieu serait à suivre en série sur Disney+. Aujourd’hui que le projet est bien avancé, l’auteur de la saga, Rick Riordan, a publié sur son site web un premier appel à candidatures pour le rôle principal. Fans de tous les pays, concertez-vous, la prochaine incarnation du voleur de foudre est en suspens.

 

28/04/2021, 16:11

ActuaLitté

L'Indice de la peur, de Robert Harris, adapté en mini-série

L'acteur américain Josh Hartnett sera à la tête du casting d'une adaptation en mini-série du livre L'Indice de la peur, de Robert Harris, une production de la chaîne Sky, qui diffusera bien sûr le résultat. Le tournage est en cours.

28/04/2021, 16:04

ActuaLitté

Profession sur Canal+ : Antoine de Caunes donne la parole aux romanciers 

Pour la collection Profession, Antoine de Caunes s’entoure des plus grands talents d’une même discipline. Après les photographes, les dessinatrices et dessinateurs de BD, les exploratrices et explorateurs, c’est au tour des romancières et romanciers de prendre le temps de raconter leur métier, leur passion. Rendez-vous lundi 17 mai prochain à 22h40 sur Canal+.

28/04/2021, 11:59

ActuaLitté

Une série American Psycho en développement chez Lionsgate TV

Le roman de Bret Easton Ellis, publié il y a désormais 30 ans, fera prochainement l'objet d'une nouvelle adaptation, en série. Le développement est lancé, a assuré Kevin Beggs, président de Lionsgate TV, sans fournir plus d'informations. Pour l'instant, difficile également de prédire comment sera diffusée cette série...

26/04/2021, 15:53

ActuaLitté

Dakota Johnson dans une adaptation de Persuasion, d'après Jane Austen

Une nouvelle adaptation du roman Persuasion de Jane Austen, publié de manière posthume en 1817, mettra bientôt en vedette Dakota Johnson, annonce le coproducteur Netflix dans un communiqué. Le film sera réalisé par la dramaturge Carrie Cracknell, qui fera ainsi ses débuts derrière la caméra.

21/04/2021, 11:24

ActuaLitté

Philippe Labro ouvre son émission, L'Essentiel chez Labro (C8)

Après 12 ans de Langue de Bois s’abstenir, Philippe Labro a décidé de mettre en lumière l’essentiel... À partir du dimanche 9 mai, juste après le grand film, l’écrivain, journaliste et cinéaste propose L'Essentiel chez Labro, un nouveau magazine tourné vers la Culture avec un grand C, balayant tous les domaines allant du cinéma, à la musique, à la littérature, au théâtre en passant par les expositions, la BD, les jeux vidéo... 

20/04/2021, 16:13

ActuaLitté

Liberté d'expression, compassion et beauté s'invitent chez François Busnel

La liberté d’expression, la compassion mais aussi la beauté qui nous entoure... Voici le programme de La Grande Librairie cette semaine. Et pour aborder ces sujets, trois livres, clairs, inspirants, passionnants, qui invitent à réfléchir loin des sentiers battus, plusieurs invités se retrouveront autour de François Busnel.

20/04/2021, 14:49

ActuaLitté

Portrait de Serge Moati par son fils dans Square Artiste 

Dans cette touchante carte blanche Portraits de mon père, Félix Moati explore les multiples identités du journaliste, réalisateur, producteur et écrivain Serge Moati. « Le monde est vaste, c’est certain, mais je voulais archiver, capter ce visage que je connais pourtant si bien, qui m’est évidemment si familier » confie Félix Moati. 

20/04/2021, 12:12

ActuaLitté

Karl Zéro, L'envers des affaires : magazine entre enquête et décryptage

« Aujourd’hui tout va trop vite, on ne comprend plus rien. Une info chasse l’autre, une idée chasse l’autre. Et si on prenait le temps ? » Karl Zéro prend donc le temps en proposant une nouvelle revue consacrée aux grandes enquêtes de notre époque, entre décryptages, analyses et théories. 

20/04/2021, 11:31

ActuaLitté

Amazon annule son jeu vidéo multijoueurs Le Seigneur des Anneaux

Nouveau coup dur pour les activités de la firme Amazon dans le domaine du jeu vidéo. Le titre multijoueurs autour de l'univers du Seigneur des Anneaux, d'après l'œuvre de Tolkien, a été annulé. Son développement avait été révélé il y a deux ans, mais un litige contractuel conduit à l'abandon pur et simple du projet.

19/04/2021, 09:55

ActuaLitté

Sherlock Holmes Chapter One, les origines du détective en jeu vidéo

L'indémodable Sherlock Holmes, personnage créé par Sir Arthur Conan Doyle en 1887, se retrouve au cœur d'un nouveau jeu vidéo, Sherlock Holmes Chapter One. Comme le suggère son titre, celui-ci se propose de faire découvrir la jeunesse du détective...

16/04/2021, 15:33

ActuaLitté

La revue La Nouvelle Équipe Française fait son retour en octobre 2021

Revue créée à Alger en 1943 par Lucie Faure et Robert Aron, au coeur de la Seconde Guerre mondiale, La Nouvelle Équipe Française est la première à être éditer à Paris au lendemain de la Libération. Elle revient dans un nouveau numéro en octobre 2021 après plusieurs décennies d'absence. 

16/04/2021, 13:02

ActuaLitté

La série BD Bergères guerrières adaptée en série animée

Les sociétés L'Incroyable Studio (Nantes) et Vivement Lundi ! (Rennes) annoncent une option sur les droits de la série de bandes dessinées Bergères guerrières, créée par Amélie Fléchais et Jonathan Garnier et publiée aux éditions Glénat. Une série animée est en préparation.

16/04/2021, 09:47

ActuaLitté

Après The Father, Florian Zeller adaptera sa pièce The Son avec Laura Dern et Hugh Jackman

Après le succès retentissant de The Father, emmené par Anthony Hopkins et Olivia Colman, l’écrivain et réalisateur Florian Zeller va adapter une autre de ses pièces. Le Fils (The Son) mettra ainsi en scène deux autres acteurs renommés : Laura Dern et Hugh Jackman.

 

15/04/2021, 16:54

ActuaLitté

Un film Gundam arrive bientôt sur Netflix, écrit par Brian K. Vaughan

La célèbre saga d’animation japonaise n’avait pas eu d’adaptation en prises de vues réelles depuis plus de 20 ans. Pour rendre honneur à ce pilier du genre du mecha, c’est le réalisateur Jordan Vogt-Roberts (Kong : Skull Island) qui a été choisi. Au scénario, on retrouvera notamment l'auteur de comics Brian K. Vaughan. 

 

15/04/2021, 11:44

ActuaLitté

Natalie Portman s'investit dans un roman d'Elena Ferrante

L'actrice, productrice et réalisatrice israélo-américaine Natalie Portman, grande lectrice des romans d'Elena Ferrante, sera à la tête de la distribution d'une adaptation du roman Les Jours de mon abandon, paru en 2002. Ce film, produit par HBO, sera réalisé par Maggie Betts.

15/04/2021, 10:47