Présente à l'occasion de l'Assemblée Générale du Syndicat national de l'édition, Aurélie Filippetti, ministre de la Culture, avait rendez-vous avec les éditeurs aujourd'hui. La nomination de Vincent Montagne, PDG du groupe Media Participations, au titre de président du SNE, succédant ainsi à Antoine Gallimard, aura été l'occasion d'une intervention publique de la ministre, devant les éditeurs français.
Le 28/06/2012 à 15:27 par Clément Solym
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28/06/2012 à 15:27
Principale chose notable, au cours de son discours, la ministre a expliqué que les finances du pays ne permettraient pas une redistribution du trop-perçu de TVA sur les livres. En effet, le plan de rigueur Fillon II avait occasionné une hausse de la TVA sur les livres, passée alors de 5,5 % à 7 %. Or, ainsi que ActuaLitté l'avait expliqué, il était impensable - pour cause de problématiques claires avec Bercy - que ce montant soit attribué à la création d'un fonds destiné à la librairie. Solution inadéquate, donc, mais dont la ministre se sort avec une annonce intéressante.
La révision de la TVA aura bien lieu à l'occasion du collectif budgétaire de ce mois de juillet, sauf que la mise en application de la nouvelle législation sur la TVA du livre n'interviendra pas au 1er janvier 2013, mais bien cette année. Une chance évidente pour les libraires, qui pourront toujours se tourner vers la solution que ActuaLitté avait annoncée, et que Hervé Gaymard, toujours en marge de cette AG, semble confirmer.
Rendez-vous donc au 1er septembre, pour la mise en application de cette nouvelle formule.
Nous avions appris de différentes sources que parmi les pistes envisagées, celle du retour à la TVA à 5,5 % était bien au coeur des discussions, avec une nuance dans les applications. En effet, il serait possible que l'on assiste à un retour à cette TVA réduite, mais que pour éviter aux libraires de recommencer l'étiquetage pénible auquel ils se sont livrés, le prix public actuel serait conservé.
Pour faire simple : on maintiendrait le tarif actuel, mais la TVA reviendrait à 5,5 %. De la sorte, le libraire obtiendrait une meilleure marge sur la vente des ouvrages, et le consommateur continuerait de payer le prix qui est affiché depuis le 1er avril dernier, date de passage à la TVA à 7 %. Une alternative évidemment très favorable pour la librairie - peut-être un peu moins pour les clients. Mais après tout, la hausse du prix des livres après le passage à une TVA de 7 % n'était pas extravagante. (voir notre actualitté)
Hervé Gaymard semblait confirmer cette solution, de maintien des prix actuels, pour le public, et Aurélie Filippetti s'engagerait alors définitivement dans cette voie...
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Par Clément Solym
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