#Droit / Justice

Une prison, une école : Vendre le domaine public, tuer Victor Hugo

Victor Hugo a joué un rôle important dans l'évolution du droit d'auteur à la fin du XIXème siècle, en participant à la fondation de la Société des Gens de Lettres et en initiant le mouvement qui conduisit en 1886, un an après sa mort, à la signature de la Convention de Berne. En 1878 lors d'un Congrès International Littéraire, Hugo prononça deux discours (1,2) dans lesquels il défendit l'idée d'instaurer un domaine public payant. Cette idée, qui revient périodiquement dans le débat sur l'évolution du droit d'auteur, consiste à mettre en place une redevance sur l'exploitation commerciale des oeuvres du domaine public, alors même que la durée de protection des droits patrimoniaux est échue.

Le 05/05/2014 à 17:43 par S.I. Lex Calimaq

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05/05/2014 à 17:43

S.I. Lex Calimaq

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Victor Hugo, par Auguste Rodin. Photo par B.S. Wise. CC-BY-NC. Source : Flickr.

Avec S.I.Lex

Plusieurs conceptions différentes de ce système existent, divergeant notamment quant à l'affectation des sommes ainsi récoltées, mais toutes aboutissent à la suppression d'une des libertés fondamentales rendues possibles par le domaine public : celles de puiser dans le fonds commun des oeuvres anciennes pour les rééditer, les adapter et les exploiter à nouveau en alimentant ainsi le cycle continu de la création.

La question du domaine public payant est revenue sur le devant de la scène en France lors des auditions conduites par la mission Lescure. La SACD notamment, par le biais de son directeur général Pascal Rogard, avait alors réclamé la mise en place de redevances sur l'exploitation des oeuvres du domaine public audiovisuel. Mais la mission Lescure n'a pas retenu cette idée et au contraire, son rapport final a même recommandé d'introduire une définition positive du domaine public dans le Code de propriété intellectuelle pour en renforcer la protection. Il semble bien d'ailleurs que le Ministère de la Culturetravaille toujours sur cette piste en vue de la future loi sur la Création.

Mais cela n'est visiblement pas suffisant pour désarmer les revendications des sociétés de gestion collective qui agissent toujours pour remettre le domaine public payant sur le devant de la scène. Le 17 avril dernier, l'ADAMI (société représentant les artistes-interprètes) a ainsi organisé une table ronde lors de ces rencontres européennes, intitulée "Domaine public : la règle ou l'exception ?". Les échanges ont largement porté sur cette question du domaine public payant, défendue par plusieurs orateurs à la tribune. Et en introduction de ce débat, une lecture du fameux discours de Victor Hugo a été donnée par l'acteur Pierre Santini, pour convoquer l'esprit du grand homme au soutien de cette idée.

L'intégralité du débat est accessible en vidéo sur le site de Romaine Lubrique, et vous pouvez lire un compte-rendu sur Next INpact, ainsi qu'une belle réaction chez l'auteur Neil Jomunsi. Je voudrais moi aussi contribuer à ce débat en essayant de retourner au plus près des propos de Victor Hugo, pour essayer de discerner quelle était vraiment sa position sur ce sujet. Car comme c'est hélas souvent le cas, on ne cite ces discours que par morceaux et par bribes, qui finissent par en mutiler le sens. Victor Hugo se retrouve alors "embrigadé" du côté du domaine public payant tel que l'entendent les sociétés de gestion collective actuelles, alors que sa pensée sur la question était beaucoup plus nuancée que l'on veut bien nous le faire croire. La réalité ne correspond pas aux images d'Épinal que l'on cherche à nous faire avaler, à l'image des propos à l'emporte pièce et des simplifications historiques grossières dont un personnage comme Pascal Rogard s'est fait une spécialité :

Avant Hugo, certains ont aussi cherché à faire de Jean Zay un champion du domaine public payant, mais j'ai déjà eu l'occasion de montrer que c'était faux et qu'au contraire, Jean Zay souhaitait étendre le domaine public en l'anticipant. Pour Victor Hugo, les choses sont différentes : il défend bien l'idée d'un domaine public payant, mais il partage pourtant certains points communs avec  Jean Zay  dans la mesure où il réclamait l'instauration d'un "domaine public immédiat". Nos très chères sociétés de gestion collective se gardent bien de rappeler cela et je serais très étonné qu'elles soutiennent une telle proposition, pourtant fort judicieuse ! Par ailleurs, Victor Hugo assignait un but précis au domaine public payant : non pas constituer une rente perpétuelle au profit des ayants droit des auteurs, mais servir au financement des jeunes créateurs pour les aider à prendre leur essor.

Et il faut bien reconnaître qu'Hugo, par une de ces fulgurances dont il est coutumier, touchait là à une question absolument essentielle, peut-être même la question la plus importante que nous devons nous poser à propos de l'avenir de la création. Quels moyens une société doit-elle consacrer pour favoriser en son sein l'émergence de nouveaux créateurs ? Or si l'idée d'un domaine public payant pouvait peut-être avoir du sens à la fin du XIXème siècle, vous allez voir qu'il n'en est plus de même aujourd'hui, notamment parce que la proportion de créateurs effectifs et potentiels dans la société s'est grandement accrue. Internet a mis dans les mains de la population des moyens de création à une échelle sans précédent dans l'histoire, ce qui bouleverse complètement la donne. Dans ces conditions, le domaine public payant serait inefficace et même l'une des pires choses à faire. A moins que l'on ne cherche à conserver l'émergence de nouveaux auteurs sous contrôle étroit, ce qui est derrière leurs discours "généreux" constitue le but réel des sociétés de gestion collective.

Une grande idée : le "domaine public immédiat" de Victor Hugo

Quand on lit les discours de Victor Hugo sur le domaine public payant (et notamment celui-ci), on se rend compte que Victor Hugo est sans doute en réalité l'auteur des plus belles pages qui soient sur le domaine public et le défenseur remarquable d'une conception équilibrée entre les droits d'auteur et les droits du public, directement héritée de l'esprit de la Révolution française. Il prône certes un domaine public payant, mais il demande aussi l'instauration d'un "domaine public immédiat", en faisant une nette distinction entre les droits de l'auteur de son vivant et ceux qui appartiendront ensuite à ses descendants après sa disparition.

Son idée est que les droits des héritiers doivent être réduits à un droit à toucher une redevance pour l'exploitation de l'oeuvre, mais qu'ils ne devraient pas pouvoir exercer un contrôle sur l'oeuvre, que n'importe quel éditeur devrait pouvoir exploiter sans autorisation. Hugo demande donc pour les héritiers la transformation du droit exclusif en un simple droit à une rémunération. C'est particulièrement lumineux dans ce passage magnifique :

L'héritier du sang est l'héritier du sang. L'écrivain, en tant qu'écrivain, n'a qu'un héritier, c'est l'héritier de l'esprit, c'est l'esprit humain, c'est le domaine public. Voilà la vérité absolue.

Les législateurs ont attribué à l'héritier du sang une faculté qui est pleine d'inconvénients, celle d'administrer une propriété qu'il ne connaît pas, ou du moins qu'il peut ne pas connaître. L'héritier du sang est le plus souvent à la discrétion de son éditeur. Que l'on conserve à l'héritier du sang son droit, et que l'on donne à l'héritier de l'esprit ce qui lui appartient, en établissant le domaine public payant, immédiat.

Comme j'avais eu l'occasion de le dire au sujet des propositions que Jean Zay avait voulu introduire en 1936 dans son projet de réforme du droit d'auteur, on est en présence ici d'un "domaine public anticipé", puisque certains des effets du passage des oeuvres dans le domaine public sont déclenchés alors même que les droits patrimoniaux n'ont pas encore couru sur toute leur durée.

Mais sur cette voie, Hugo va plus loin encore. Il estime en effet que le droit moral ne doit pas perdurer au-delà de la mort de l'auteur, car ses descendants n'ont pas de titre à agir en son nom après sa disparition.

L'auteur donne le livre, la société l'accepte ou ne l'accepte pas. Le livre est fait par l'auteur, le sort du livre est fait par la société. L'héritier ne fait pas le livre ; il ne peut avoir les droits de l'auteur. L'héritier ne fait pas le succès ; il ne peut avoir le droit de la société [...] Avant la publication, l'auteur a un droit incontestable et illimité [...] Mais dès que l'œuvre est publiée l'auteur n'en est plus le maître. C'est alors l'autre personnage qui s'en empare, appelez-le du nom que vous voudrez : esprit humain, domaine public, société. C'est ce personnage-là qui dit : Je suis là, je prends cette œuvre, j'en fais ce que je crois devoir en faire, moi esprit humain ; je la possède, elle est à moi désormais.

Voilà une conception ô combien audacieuse et qui serait parfaitement salutaire, quand on voit par exemple comment des ayants droit comme ceux d'Hergé sont capables d'abuser du droit "moral" pour exercer une censure systématique sur les usages d'une oeuvre qu'ils n'ont pas créée !

Domaine public immédiat, liberté d'exploitation de l'oeuvre aussitôt l'auteur disparu et limitation de la portée dans le temps du droit moral : voilà qui change singulièrement la figure de Victor Hugo par rapport à la caricature qui nous en est généralement servi. On comprend mieux dès lors que Victor Hugo ait pu prononcer des citations comme celle qui suit, figurant dans cet autre discours sur le domaine public payant :

Le principe est double, ne l'oublions pas. Le livre, comme livre, appartient à l'auteur, mais comme pensée, il appartient — le mot n'est pas trop vaste — au genre humain. Toutes les intelligences y ont droit. Si l'un des deux droits, le droit de l'écrivain et le droit de l'esprit humain, devait être sacrifié, ce serait, certes, le droit de l'écrivain, car l'intérêt public est notre préoccupation unique, et tous, je le déclare, doivent passer avant nous.

Mais un domaine public payant et une redevance d'usage perpétuelle

Là où Hugo et Jean Zay diffèrent cependant, c'est que ce dernier envisageait une période de 10 ans après la mort pendant laquelle les descendants de l'auteur pourraient continuer à contrôler l'exploitation de l'oeuvre, puis une période de "domaine public anticipé" pendant laquelle l'exploitation deviendrait libre à condition de verser une redevance, jusqu'à l'expiration des droits patrimoniaux (50 ans après la mort de l'auteur), moment auquel l'oeuvre serait entrée dans le domaine public "complet", tel que nous le connaissons aujourd'hui.

Victor Hugo in Vianden

Marc Ben Fatma, CC BY NC ND 2.0; sur Flickr

Hugo de son coté envisage les choses autrement : son domaine public anticipé est "immédiat", dès la disparition de l'auteur les descendants perdent le droit d'autoriser et d'interdire (et même l'exercice du droit moral), mais ils conservent un droit à la rémunération en cas d'exploitation commerciale. Et ce droit serait "perpétuel", sans limite dans le temps, ce qui fait que l'oeuvre n'entrerait jamais plus dans un "domaine public complet" :

Supposons le domaine public payant, immédiat, établi.

Il paie une redevance. J'ai dit que cette redevance devrait être légère. J'ajoute qu'elle devrait être perpétuelle.

Hugo introduit encore par la suite une distinction. Pour lui, seuls les héritiers directs doivent pouvoir bénéficier de cette redevance, c'est-à-dire le conjoint et la première génération d'enfants, mais pas les suivantes :

S'il y a un héritier direct, le domaine public paie à cet héritier direct la redevance ; car remarquez que nous ne stipulons que pour l'héritier direct, et que tous les arguments qu'on fait valoir au sujet des héritiers collatéraux et de la difficulté qu'on aurait à les découvrir, s'évanouissent.

L'idée ici encore paraît judicieuse, car elle évite que le droit d'auteur ne se transforme en une rente perpétuelle au profit des descendants successifs, qui finissent par avoir un lien de plus en plus ténu avec le créateur original. Par ailleurs, cela montre qu'aux yeux d'Hugo, le droit d'auteur est certes une propriété, mais d'une nature différente de celle de la propriété des biens physiques qui, elle, se transmet sans fin dans le temps aux descendants.

Chez Hugo, la redevance sur l'exploitation est perpétuelle, mais après la disparition des descendants directs, elle est réaffectée vers un but social, celui de l'aide aux jeunes créateurs :

Rien ne serait plus utile, en effet, qu'une sorte de fonds commun, un capital considérable, des revenus solides, appliqués aux besoins de la littérature en continuelle voie de formation. Il y a beaucoup de jeunes écrivains, de jeunes esprits, de jeunes auteurs, qui sont pleins de talent et d'avenir, et qui rencontrent, au début, d'immenses difficultés. Quelques-uns ne percent pas, l'appui leur a manqué, le pain leur a manqué [...] Mais supposez que la littérature française, par sa propre force, par ce décime prélevé sur l'immense produit du domaine public, possède un vaste fonds littéraire, administré par un syndicat d'écrivains, par cette société des gens de lettres qui représente le grand mouvement intellectuel de l'époque ; supposez que votre comité ait cette très grande fonction d'administrer ce que j'appellerai la liste civile de la littérature. Connaissez-vous rien de plus beau que ceci : toutes les œuvres qui n'ont plus d'héritiers directs tombent dans le domaine public payant, et le produit sert à encourager, à vivifier, à féconder les jeunes esprits !

Y aurait-il rien de plus grand que ce secours admirable, que cet auguste héritage, légué par les illustres écrivains morts aux jeunes écrivains vivants ?

Les mots qui expriment cette idée sont beaux et l'intention l'est aussi. J'ai déjà dit plus haut qu'elle me paraît parfaitement légitime.  Mais la mise en oeuvre d'un tel système aboutirait au démantèlement du concept même de domaine public et à celui de la liberté dont il est le support. Il n'est pas moins légitime que les générations futures puissent aller puiser dans les oeuvres anciennes en toute liberté pour produire de nouvelles créations dérivées  y compris en faisant un usage commercial. Cette circulation des oeuvres est un des moteurs essentiels de la création et de la transmission des oeuvres dans le temps. Il a d'ailleurs été prouvé que l'exploitation commerciale du domaine public jouait un rôle de premier plan dans la diffusion des oeuvres anciennes. Elle génère aussi de l'activité économique qui profite de manière indirecte à la société toute entière et favorise l'innovation créatrice.

Victor Hugo a raison de vouloir soutenir les jeunes créateurs, mais il se trompe dans le moyen pour y parvenir. C'était sans doute déjà le cas à la fin du XIXème siècle, mais cela le serait plus encore aujourd'hui.

D'autres financements mutualisés sont possibles pour soutenir la création

L'intention de Victor Hugo n'était pas d'aligner le fonctionnement du droit d'auteur sur le droit de propriété privée personnelle, mais au contraire d'instaurer avec cette redevance un nouveau droit social, affecté aux jeunes créateurs. On est en réalité devant une forme de financement mutualisé pour la création, alimentant un "fonds curatorial" dont Victor Hugo souhaite confier la gestion à une société d'auteurs (La SGDL par exemple).

A l'époque de Victor Hugo, rien de tel n'existait et les auteurs ne pouvaient compter pour vivre que sur les revenus du produit de l'exploitation de leurs oeuvres. Mais les choses ont changé depuis et le temps a montré que l'on pouvait mettre en place des financements mutualisés sans passer par une redevance sur le domaine public. C'est le cas par exemple aujourd'hui pour la redevance pour copie privée, perçue sur les supports vierges et certains matériels, dont les sommes perçues sont reversées aux sociétés de gestion collective avec 25% consacré au financement d'actions culturelles. Pour ce qui concerne le livre, une partie de la redevance pour copie privée est redirigée vers le Centre National du Livre qui s'en sert notamment pour soutenir la création d'oeuvres par des auteurs.

Toujours au chapitre de la mise en place de "droits sociaux" pour les auteurs par le biais de financements mutualisés, on peut citer les rémunérations versées par les bibliothèques au titre du droit de prêt public, qui alimentent en partie une caisse de retraite pour les auteurs. Il y a certainement beaucoup de choses à redire sur la manière dont ces fonds sont gérés actuellement par les sociétés de gestion collective, mais ces dispositifs montrent que l'on peut mettre en place des soutiens à la création sans passer par un domaine public payant. Victor Hugo n'a pas vu cela.

Victor Hugo parle en outre d'un "immense produit du domaine public" et d'un "vaste fonds littéraire", mais il y a tout lieu de penser que le produit de cette redevance sur le domaine public serait sans doute modeste et assurément complexe et coûteux à prélever, avec une faible rentabilité à la clé. Victor Hugo dit aussi qu'"il y a beaucoup de jeunes écrivains, de jeunes esprits, de jeunes auteurs, qui sont pleins de talent et d'avenir, et qui rencontrent, au début, d'immenses difficultés", mais qu'aurait-il dit alors s'il avait vu l'époque actuelle ! Comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire dans un autre billet, nous sommes aujourd'hui confrontés à une situation de profusion des auteurs, les moyens de création ayant été mis entre les mains d'une part de plus en plus large de la population.

L'aspiration à la création est immense, comme le révèlent les chiffres. Un sondage récent indiquait par exemple que 64% des français sont prêts à publier un ouvrage sur Internet. Ce mouvement de fond se donne à voir dans la profusion des pratiques créatives amateurs sur Internet, au développement du phénomène de l'auto-édition ou à la multiplication des YouTubeurs. Nous sommes ainsi graduellement en train de passer d'une société ouvrière à une société "oeuvrière", selon la belle expression créée parJérémie Nestel. Voilà la vraie révolution induite par le numérique dans le champ de la Culture et ce nouvel état des choses nous oblige à penser une économie de l'abondance des contenus, mais surtout de l'abondance des auteurs, et c'est face à cette explosion que le domaine public payant se révèlerait complètement inadapté.

Inventer de nouveaux financements pour la création dans une société oeuvrière

Comme je l'ai dit plus haut, le produit d'une redevance levée sur l'exploitation du domaine public serait sans doute peu élevé et complexe à récolter. Sans doute les sociétés de gestion collective y voient-elles un moyen commode de prolonger la croisade contre la gratuité qu'elles mènent par ailleurs pour des raisons idéologiques, mais en terme de financement concret pour les jeunes créateurs, il ne s'agirait nullement d'une solution crédible.

Le vrai défi est de savoir comment donner les moyens à une part croissante de la population de développer des compétences créatives, en y consacrant le temps nécessaire et en lui donnant accès à des canaux de diffusion appropriés pour toucher un public. Les transformations qui affectent nos sociétés sont si profondes que certains réfléchissent à des solutions beaucoup plus globales de financement, comme Bernard Stiegler qui envisage une extension du statut d' intermittent du spectacle à tous les "contributeurs" :

Dans cette perspective, il ne faut surtout pas détruire le statut d'intermittent du spectacle mais au contraire… le généraliser, en proposant à tout le monde un revenu contributif de base. Je puis alors alterner et passer d'un statut où je suis en train de développer mes capacités à un statut de mise en production de ces capacités acquises (comme pour l'intermittence).

Et pour lui, un tel système pourrait constituer une alternative au droit d'auteur :

Le statut d'intermittent apparaît donc comme une solution à la question du droit d'auteur si on le généralise. En accordant un revenu contributif à l'auteur, on n'a plus besoin de cette rente patrimoniale bourgeoise que représente le droit d'auteur aujourd'hui.

Dès lors, il faut être non pas défensif, mais offensif : non pas défendre le statut d'intermittent auprès de la société du spectacle, mais partir à l'attaque de la société avec ce statut d'intermittent.

Les propositions de contribution créative que porte La Quadrature du Net constitue une autre piste de financement qui est pensée pour être applicable aux créateurs amateurs comme professionnels, et qui permettrait aux auteurs postant des contenus en ligne de dégager progressivement un revenu. La question de l'adaptation des politiques culturelles à la situation de prolifération des auteurs est au cœur des préoccupations de Philippe Aigrain dans sa réflexion sur le finacement de la création :

Contribuer demande du temps, des compétences dont l'acquisition demande également du temps et souvent de l'argent, et parfois des moyens de production. Si nous rejetons l'hypothèse du maintien de la rareté des copies [...] ou de l'institution d'une pure logique de l'accès [...], quels sont les nouveaux mécanismes qui peuvent accompagner la mise en place d'une société culturelle de beaucoup vers tous ? [...]

Quels nouveaux mécanismes peuvent compléter les financements publics alimentés par l'impôt, l'investissement privé et la distribution des revenus marchands ? Les réponses se situent dans différentes formes de mutualisation [...]  : la mutualisation volontaire du financement et de la rémunération participative [crowdfunding], la mutualisation organisée par la puissance publique à l'échelle d'une société et gérée par les contributeurs [contribution créative] et enfin le revenu minimal d'existence.

On le voit, la question des droits sociaux devant être institués pour aider les nouveaux créateurs dans une société comme la notre est cruciale. Hugo la posait déjà au XIXème siècle avec raison, mais les termes de l'équation ont complètement changé aujourd'hui. Le domaine public payant qui aurait peut-être apporté une pierre à l'édifice en 1880 ne constitue plus du tout un moyen crédible de répondre aux besoins de notre époque. Pire, il pourrait être instrumentalisé par les titulaires de droits pour servir des fins complètement opposées à celles que visait Hugo.

Un instrument de violence symbolique au service de la reproduction d'une caste

Si le domaine public payant était institué aujourd'hui sous la forme qu'envisageait Victor Hugo, nous aurions donc un fonds, sans doute limité, qui passerait entre les mains d'une société d'auteurs professionnels – mettons la SGDL – et dont l'attribution à des "jeunes créateurs" serait laissée à la discrétion de cette structure. Que se passerait-il alors ? Comment une telle société pourrait-elle choisir dans la profusion des nouveaux auteurs potentiels ceux qui mériteraient de recevoir des moyens supplémentaires pour émerger ? Une société comme la SGDL comporte essentiellement des auteurs insérés dans les rouages traditionnels de l'édition, c'est-à-dire une catégorie d'auteurs bien particulière et nullement représentative de la multitude des créateurs empruntant de nouvelles voies sur Internet.

Comment penser qu'une telle société pourrait agir autrement qu'en privilégiant des auteurs proches de ses membres ? On aboutirait mécaniquement à une "reproduction" par co-optation, permettant à une certaine élite appuyée par l'État d'assurer dans le temps sa propre perpétuation. Un véritable système de violence symbolique organisée verrait le jour, adoubant quelques nouveaux entrants d'une qualité "d'auteur" dont ils seraient les maîtres. Voilà à quoi servirait essentiellement le sacrifice de la liberté offerte par le domaine public ! Le domaine public payant servirait au final à alimenter et à aggraver un système de caste culturelle ! Et ne doutons pas un seul instant que les sociétés de gestion collective qui défendent actuellement cette idée en sont tout à fait conscientes !

Rien ne serait en fait plus redoutable pour la diversité de la création qu'un tel système qui servirait non pas à financer "les jeunes créateurs", mais "certains jeunes créateurs" seulement. Ces messieurs de la SGDL iraient-ils financer par exemple des Neil Jomunsiou des Pouhiou dont ils ignorent sans doute jusqu'à l'existence ? Tous ces auteurs qui choisissent en ligne la voie de l'indépendance, soyons assurés qu'ils seraient exclus des fruits de ce domaine public payant…

Cette semaine, j'ai été frappé par la lecture de ce billet publié par Thomas Meunier, un auteur indépendant, dans lequel il explique pourquoi "cela vaut la peine" de créer librement en ligne en publiant ses écrits directement sur la Toile :

Si nous diffusons notre art en indépendant, parfois nous nous disons : « A quoi bon gaspiller mon énergie à diffuser, et promouvoir mon œuvre moi-même alors qu'un producteur ou un éditeur peut le faire mieux que moi ? ». Parce que l'indépendance redonne le pouvoir aux créatifs. Parce que l'indépendance transmet l'idée que chacun peut produire sa propre culture.Que nous n'avons pas besoin d'être cooptés, que nous pouvons nous adresser au public directement plutôt que d'attendre qu'un tiers donne son aval parce qu'il possède le culot, l'argent, le diplôme ou le média de masse.

Si nous fabriquons notre art nous-même, parfois nous nous disons : « A quoi bon gaspiller mon argent à fabriquer moi-même quelque chose qu'une chaîne de production ferait pour moi mieux, plus vite et moins cher ? ». Parce qu'en fabriquant notre art nous-même, nous réinventons l'art, un art déconnecté de la notion d'économie d'échelle, de standards, de règles. Nous participons à l'idée que chacun peut produire une œuvre d'art, quelque soit ses compétences, son milieu, son matériel, son argent.

Voilà exactement ce que veulent étouffer ceux qui poussent cette idée de domaine public payant. Ils cherchent à faire coup double : faire disparaître la gratuité du domaine public au nom de la conception maximaliste de la propriété intellectuelle qu'ils défendent et instaurer une source rare de financement pour les jeunes créateurs, afin que ceux-ci demeurent tout aussi rares et triés sur le volet !

***

Voilà pourquoi il faut s'opposer avec la dernière énergie à cette idée fétide de domaine public payant. Que penserait Victor Hugo de ceux qui instrumentalisent ainsi sans vergogne aujourd'hui sa pensée ? Quand je me replonge dans les discours de Victor Hugo, je suis certain qu'il se réjouirait profondément de voir la capacité d'écrire plus largement répandue aujourd'hui que jamais grâce à Internet :

Ah ! la lumière ! la lumière toujours ! la lumière partout ! Le besoin de tout c'est la lumière. La lumière est dans le livre. Ouvrez le livre tout grand. Laissez-le rayonner, laissez-le faire. Qui que vous soyez qui voulez cultiver, vivifier, édifier, attendrir, apaiser, mettez des livres partout ; enseignez, montrez, démontrez ; multipliez les écoles ; les écoles sont les points lumineux de la civilisation.

Victor Hugo était un chantre de l'abondance. Dans "Ceci tuera cela", ce chapitre extraordinaire de "Notre Dame de Paris", il a écrit les plus beaux mots qui soient pour décrire la rupture introduite par l'imprimerie dans l'histoire :

Quand on cherche à recueillir dans sa pensée une image totale de l'ensemble des produits de l'imprimerie jusqu'à nos jours, cet ensemble ne nous apparaît-il pas comme une immense construction, appuyée sur le monde entier, à laquelle l'humanité travaille sans relâche, et dont la tête monstrueuse se perd dans les brumes profondes de l'avenir ? C'est la fourmilière des intelligences. C'est la ruche où toutes les imaginations, ces abeilles dorées, arrivent avec leur miel. L'édifice a mille étages, Çà et là, on voit déboucher sur ses rampes les cavernes ténébreuses de la science qui s'entrecoupent dans ses entrailles. Partout sur sa surface l'art fait luxurier à l'oeil ses arabesques, ses rosaces et ses dentelles.

Fourmilière des intelligences, ruche des imaginations… Qu'aurait dit Victor Hugo s'il avait vu l'avènement d'Internet, qui permet pour la première fois à toutes ces intelligences de se connecter et qui est la réalisation même du plein potentiel du domaine public pour la diffusion de la connaissance ? Quand Benjamin Bayart dit si justement "L'imprimerie a permis au peuple de lire ; Internet va lui permettre d'écrire", il marche dans les pas de Hugo.

Ne laissons surtout pas Victor Hugo à des Pascal Rogard et à tous ceux qui se rêvent en fossoyeurs du domaine public ! Son héritage ne leur appartient pas. Le domaine public payant d'Hugo n'était pas la bonne solution, mais il restait noble ; le leur n'en est plus qu'une caricature grossière et cynique.

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Ken Follett annonce la parution d'un nouveau roman en 2021, Never

L'écrivain gallois Ken Follett n'a visiblement pas perdu son temps, pendant les confinements. Il annonce ainsi, à la surprise quasi générale, la parution d'un nouveau roman, en novembre 2021. Never, de plus, est présenté comme un thriller contemporain, genre dans lequel Follett n'était pas vraiment attendu...

11/02/2021, 17:30

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Artistes et critiques mis en lien par la Bourse Ekphrasis 2021

Pour la deuxième année consécutive, l'ADAGP (Société des auteurs dans les arts graphiques et plastiques) s'associe à l'AICA France (Association Internationale des Critiques d'Art) et au Quotidien de l'Art afin de mettre en relation 10 artistes et des critiques et de permettre ainsi la rédaction et la diffusion des textes qui en découlent.

09/02/2021, 10:31

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L'Académie française reporte l'élection au fauteuil de François Weyergans

Quelques semaines après l'élection de Chantal Thomas au fauteuil de Jean d'Ormesson, le 28 janvier dernier, l'Académie française devait procéder, le 25 février prochain à un nouveau suffrage, cette fois pour élire le nouvel occupant ou la nouvelle occupante du fauteuil 32, occupé par François Weyergans jusqu'à son décès, le 27 mai 2019.

08/02/2021, 14:35

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BD : une charte pour l'accueil des auteurs et autrices dans les festivals

Le collectif AAA (Autrices Auteurs en Action) propose aux organisateurs de festivals et autres salons souhaitant inviter des créateurs de bande dessinée une charte qui pose « un cadre éthique » pour ce faire. Une série de préconisations, tout simplement, qui engagent les différents participants à de tels événements.

08/02/2021, 10:57

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Rapport Racine : un an après, des artistes-auteurs à bout

Il y a un an, 3500 créateurs de tous secteurs confondus signaient une tribune dans Le Monde pour demander l’application du Rapport Racine. Du jamais vu dans l’industrie culturelle. Un an plus tard, où en est-on ? L’espoir d’un véritable statut pour les artistes-auteurs semble enterré.

05/02/2021, 17:42

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Rencontres et signatures : les recommandations tarifaires 2021 de La Charte

La Charte recommande des tarifs pour les rencontres et les signatures, qui sont réévalués chaque année. Les recommandations de l'année 2021 viennent d'être communiquées par l'association de défense des droits des auteur·rices et illustrateur·rices jeunesse.

04/02/2021, 11:59

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Disparition de Michel Le Bris, écrivain et créateur du festival Étonnants Voyageurs

L'écrivain, philosophe et éditeur Michel Le Bris est mort ce 30 janvier 2021 à l'âge de 76 ans aux côtés de sa femme Eliane et de sa fille Mélani, apprend-on du festival Etonnants Voyageurs. Spécialiste de l'écrivain Robert Louis Stevenson, passionné de voyages, de flibustes et de littérature, Le Bris avait créé en 1990 le festival Étonnants Voyageurs, organisé chaque année à Saint-Malo, devenu la vitrine du concept de « littérature-monde ».

30/01/2021, 14:10

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Expo, documentaire, fresque... En 2021, des hommages à Albert Uderzo

L'année 2020 a été marquée par la disparition du cocréateur d'Astérix et Obélix, Albert Uderzo, le 24 mars. L'année 2021 verra se multiplier les hommages, avec quatre événements d'ores et déjà annoncés. Le Musée Maillol, à Paris, lui consacrera une exposition, du 17 avril au 30 septembre, tandis qu'Angoulême verra l'apparition d'une fresque en son honneur. Et la télévision ne sera pas en reste...

29/01/2021, 11:31

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L'autrice Chantal Thomas élue à l'Académie française

L'Académie française a procédé à l'élection de la nouvelle occupante du fauteuil de Jean d'Ormesson, à la place F12, ce jeudi 28 janvier 2021 : l'autrice Chantal Thomas a été élue, et devient ainsi la 6e femme à siéger actuellement sous la Coupole.

28/01/2021, 16:18

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L'auteur espagnol Alejandro Galindo en résidence à la Cité de la BD

La Maison des auteurs de la Cité de la bande dessinée accueille en résidence, de janvier à juin 2021, l'auteur espagnol Alejandro Galindo. Collaborateur de longue date du quotidien régional La Verdad, Galindo a aussi illustré de nombreux ouvrages pour la jeunesse, ainsi que des manuels scolaires...

27/01/2021, 12:06

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Rapport Racine : près de 500 signataires pour un boycott du FIBD d'Angoulême

Comme en 2020, l'édition 2021 du Festival international de la bande dessinée d'Angoulême sera revendicative, pour les auteurs. Ou ne sera pas : une tribune, réunissant près de 500 signatures à l'heure de la publication de cet article, assure que les artistes-auteurs seront prêts à appliquer « le boycott total du versant public du Festival d’Angoulême », en juin 2021, si le Rapport Racine n'est pas suivi de plus d'effets.

22/01/2021, 09:54

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L'auteure camerounaise Hermine Yollo en résidence à Bordeaux

L'auteure camerounaise Hermine Yollo est accueillie en résidence à La Prévoté à Bordeaux, du 6 janvier au 15 février 2021, dans le cadre d’un partenariat entre l’Institut des Afriques (IdAf) et l'agence du livre en Nouvelle-Aquitaine ALCA. Elle est la lauréate de la résidence d’écriture francophone « Afriques-Haïti 2021 ».

21/01/2021, 17:09

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Qui pour succéder à Jean d'Ormesson à l'Académie française ?

Le jeudi 28 janvier prochain, l'Académie française doit procéder à l'élection du nouvel occupant ou de la nouvelle occupante du fauteuil de Jean d'Ormesson, à la place F12. Le dépôt des candidatures est désormais fermé, et les prétendants sont connus...

15/01/2021, 10:42

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L'autrice Octavia Roodt en résidence à la Cité de la BD d'Angoulême

La Maison des auteurs de la Cité internationale de la bande dessinée d'Angoulême accueille, en janvier et février 2021, l'autrice sud-africaine Octavia Roodt en résidence. Elle travaillera à cette occasion sur son premier long récit, Promised Land, une fiction autobiographique qui se déroule dans une ferme sud-africaine.

13/01/2021, 11:08

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Les organismes de gestion collective autorisés à aider financièrement les auteurs

L'ordonnance n° 2020-1599 du 16 décembre 2020 introduit quelques mesures ayant trait au monde de la culture, pour faire face à la crise Covid. Elle prolonge notamment la possibilité, pour les organismes de gestion collective, de soutenir financièrement les auteurs et titulaires de droit en puisant dans les sommes allouées aux actions artistiques et culturelles.

17/12/2020, 09:36

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Correcteurs, auteurs, scénaristes : dans l'édition et ailleurs, la parole libre

Ils partagent un même fardeau : celui de la création, dans la solitude. Et à ce titre, se confrontent aux mêmes écueils, sans nécessairement le savoir. Correcteurs, scénaristes, auteurs : des métiers liés au livre, à l’écrit tout du moins, qui ont tous trois décidé de prendre la parole publiquement. Et dénoncer leurs conditions de travail, en partageant sur les réseaux un florilège de mauvaises pratiques. Un pour tous, tous pour un.

16/12/2020, 15:20

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Référé-liberté, manifestations : les professions du théâtre mobilisées

La reconduction de la fermeture des lieux culturels, annoncée par le gouvernement dès le 10 décembre dernier en conférence de presse, a contrarié et déçu les professionnels du secteur. Les auteurs du théâtre, notamment, vont faire entendre leur voix par une procédure « référé-liberté » auprès du Conseil d'État et des manifestations.

15/12/2020, 11:26

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Des romans à la télévision : Bernard Minier, le polar au coeur

Avec Le diable au cœur, Bernard Minier signait son premier scénario pour le petit écran — en l’occurrence, celui de France Télévisions. Réalisée par Christian Faure, cette fiction était diffusée sur France 2 ce 9 décembre. L’écrivain, qui assure être fan de séries, savoure également l’évolution que le projet a connue, pour devenir un long-métrage. Avec Laura Munõz, journaliste espagnole et coscénariste, l’aventure commençait bien.

12/12/2020, 12:46

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Débuts, une revue littéraire pour accueillir les textes des jeunes auteurs

La situation sanitaire aura compliqué, si cela était encore possible, l’arrivée des jeunes auteurs au sein des maisons d’édition. Pour mettre un pied à l’étrier, quoi de mieux qu’une publication d’un texte au sein d’une revue littéraire ? Constatant des carences en la matière, Mona Messine et Alizée Freudenthal, jeunes autrices, avancent Débuts, un titre qui fera son entrée en janvier 2021.

11/12/2020, 15:18

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Disparition de Richard Corben, grand maître de l'horreur dessinée

Né le 1er octobre 1940, l'auteur américain de bandes dessinées Richard Corben est mort le 2 décembre 2020, à l'âge de 80 ans. Salué par le Grand Prix du Festival international de la bande dessinée d'Angoulême en 2018, il a marqué le 9e art avec des oeuvres oscillant entre fantasy et horreur.

11/12/2020, 12:13

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Le droit d'auteur sans auteurs ni artistes : CSPLA que ça se passe...

Le Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique (CSPLA) n’a finalement qu’une fonction symbolique. En tant qu’organe de consultation sur le droit d’auteur, auprès du ministère de la Culture, il ressemble aux francs-maçons : moins de pouvoir qu’on ne le croit, plus d’influence qu’on ne le pense. En tout cas, le CSPLA ne connaîtra pas le bouleversement suggéré par Bruno Racine.

09/12/2020, 16:00

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Qui sont les organismes représentant les professionnels au CSPLA ?

Le CSPLA, Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique (CSPLA), vient conseiller le ministère de la Culture pour guider au mieux sa politique et ses décisions en matière de propriété intellectuelle et de droit d'auteur. Il réunit des membres de droit, des personnalités qualifiées, un représentant des établissements publics patrimoniaux, mais aussi des représentants des professionnels. Un arrêté vient préciser les organismes présents, pour cette dernière catégorie.

09/12/2020, 09:29

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Ces auteurs de science-fiction que l'armée française a missionnés

En juillet 2019, l’armée française dévoilait l’un de ses projets les plus littéraires : monter une équipe de romanciers, la Red Team, qui allait explorer l’avenir. Leur objectif, élaborer des « hypothèses stratégiques valides », pour aider le ministère dans ses exercices de prospectives. Tenue secrète, la Red Team vient finalement d’être dévoilée…

05/12/2020, 12:23

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Alison Lurie, ou la satire des moeurs sociales et sexuelles de l'Amérique

Traduite en France chez Rivages, la romancière Alison Lurie est décédée à l’âge de 94 ans. Elle avait remporté le prix Pulitzer en 1985 pour son livre Foreign Affairs (Liaisons étrangères, trad. Sophie Mayoux), une histoire à l’image de son œuvre : des contes tout à la fois satiriques, cérébraux et baignant dans une ambiance de comédie romantique.

05/12/2020, 12:15

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Giscard d'Estaing : le président qui fit du livre un produit pas comme les autres

L'ancien président est mort, à l’âge de 94 ans, des conséquences de la Covid-19. Chef de l’État entre mai 74 et mai 81, il aura laissé quelques ouvrages dont on ne se rappellera pas forcément. Son décès occasionne plusieurs hommages, logiquement, mais on se souviendra de lui, notamment, pour une empreinte plus marquée dans le monde de la lecture publique. 

03/12/2020, 11:30

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Selon le gouvernement, le rôle de l'autoédition “n'est pas dénué d'intérêt”

Charles de la Verpillière, député Les Républicains de l'Ain, s'était inquiété auprès du ministère de la Culture du sort réservé aux auteurs autoédités, ainsi que d'une possible régulation de leurs activités par le gouvernement. Dans sa réponse, la rue de Valois précise que les revenus tirés de l'autoédition sont désormais considérés comme des revenus artistiques, et balaye toute velléité de régulation du secteur.

01/12/2020, 11:33

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Lutter contre le racisme et pour l'égalité dans les bibliothèques

Des établissements plus inclusifs, des politiques d’acquisitions ouvertes sur de larges champs éditoriaux. Et un refus de la discrimination… pour les bibliothèques l’objectif est limpide, mais sera plus réalisable encore avec une feuille de route précisant les contours de ces mesures et enjeux. La Library Publishing Coalition vient de rendre publics sa déclaration et ses engagements.

27/02/2021, 10:06

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Libraire passionnée par l'image, Corinne Duchemin est décédée

Libraire indépendante, Corinne Duchemin avait commencé sa carrière chez Fnac, entre 1992 et 2011. Entre temps, elle avait participé à la création du Festival Visa pour l’image, à Perpignan, entre 2005 et 2012. Depuis, elle était indépendante, animant une librairie éphémère et itinérante. Elle est décédée ce 24 février. 

27/02/2021, 09:58

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Les librairies enfin essentielles : les commerces autorisés à ouvrir en cas de confinement

Publié ce matin, mais manifestement passé inaperçu avant cette fin de journée, le décret n° 2021-217 du 25 février 2021 apporte quelques modifications sur les commerces autorisés à ouvrir en cas de confinement. Et, ô délicieuse surprise, les librairies sont finalement incluses dans le lot. De quoi réjouir l’interprofession, en cas de confinement partiel — tel que Jean Castex l’a laissé entendre pour les prochains jours.

26/02/2021, 19:22

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Batman succombe à son tour au jeu vidéo Fortnite

L'éditeur DC Comics annonce la parution, au mois d'avril prochain, d'une mini-série en six épisodes dans laquelle le Chevalier noir et d'autres personnages se retrouvent embarqués dans l'univers du jeu vidéo Fortnite. Celui-ci avait déjà accueilli plusieurs figures de l'univers DC, notamment Aquaman et... Batman, déjà.

26/02/2021, 16:49

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100 femmes pour une ville

La Ville de Lausanne et les éditions Antipodes publient un ouvrage qui retrace le destin de 100 femmes ayant marqué le développement de la Ville de Lausanne. Illustré par la dessinatrice lausannoise Hélène Becquelin, cet ouvrage est destiné à une large audience. Sa publication s’inscrit parmi les projets de visibilisation des femmes dans l’espace public et la mémoire collective menés par la Ville de Lausanne. 

26/02/2021, 16:48

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Malgré les résultats de l'édition, le chiffre d'affaires de Lagardère en baisse

Si le chiffre d'affaires de la partie édition du groupe Lagardère tient le choc en 2020 (- 0,4 % par rapport à 2019), le reste des activités fait plonger les résultats du groupe dans son ensemble, à 4,439 milliards €, soit une baisse de 38 % en données comparables par rapport à l'année précédente.

26/02/2021, 15:49

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Italie et France coordonneront le Community Group de défense des droits des éditeurs

En vue de l’exception au droit d’auteur en matière de fouille de textes et de données via des algorithmes de la part de grandes entreprises technologiques, un nouveau groupe communautaire se prépare. À sa tête, deux États : l’Italie et la France qui piloteront le Community Group, pour protéger les droits des éditeurs.

26/02/2021, 15:11

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Attaquées en diffamation par Anne Lauvergeon, les éditions Massot interpellent Dupond-Moretti

Peut-on sereinement mener son travail d'éditeur, en publiant des enquêtes fouillées, des documents confidentiels et des informations que certains souhaiteraient secrètes, si l'on risque la citation directe pour diffamation ? Florent Massot, éditeur, répond par la négative, alors que sa structure d'édition fait l'objet d'une plainte d'Anne Lauvergeon : une procédure qui fait suite à la publication d'un ouvrage évoquant l'affaire UraMin. Il en appelle au ministre de la Justice, Éric Dupond-Moretti.

26/02/2021, 14:56

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“La traduction est un art en soi. Un art des plus difficiles”

Voilà quelques semaines, ActuaLitté présentait l’initiative du Centre tchèque de Paris : l’édition d’un catalogue présentant un panorama de la littérature tchèque en français. Ce dernier est conçu comme une bibliographie commentée, tel un guide qui permettrait de faire un voyage littéraire en Bohême. Le Centre nous a communiqué un texte de Michal Fleischmann, Ambassadeur de la République tchèque en France, pour accompagner cette sortie, ainsi qu'une brève histoire de cet ouvrage.

26/02/2021, 13:18

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[Droit de réponse] Autoédition : Librinova et Cultura s'expriment sur leur partenariat

La présidente de Librinova, Laure Prételat, a contacté ActuaLitté suite à la publication d’un article concernant le partenariat mis en oeuvre avec Cultura, autour des services d’autopublication et des facturations. Librinova et Cultura souhaitent apporter un droit de réponse à l’article précité à propos de leur collaboration dans le domaine de l’autoédition conformément aux dispositions de l’article 6.IV de Loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique et à l’article 13 sur la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse.

26/02/2021, 12:14

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Malgré les fermetures, Gibert entend "préserver sa place de leader des librairies indépendantes"

Plus tôt ce mois-ci, nous apprenions que quatre librairies de l’enseigne Gibert Jeune, situées place Saint-Michel à Paris, fermaient leurs portes. Aujourd’hui, la direction du groupe publie un communiqué pour expliquer ce choix. Nous présentons ici ce texte dans son intégralité. 

 

26/02/2021, 12:09

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Des kits de tests Covid distribués dans des bibliothèques britanniques

Voilà quelques jours que l’Angleterre a présenté un calendrier de déconfinement : Boris Johnson amorcerait une réouverture des commerces non essentiels à compter du 12 avril. Les écoles ouvriraient le bal dès le 8 mars. En attendant, un programme met en place des kits de tests coronavirus dans les bibliothèques publiques.

26/02/2021, 09:48

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États-Unis : Amazon accusé de réduire au silence les conservateurs      

L’entreprise fait face à une fronde de sénateurs républicains après la suppression d’un ouvrage écrit par un auteur marqué à droite. Dans une lettre adressée à Jeff Bezos, ils affirment que cette décision « signale ouvertement aux Américains conservateurs que leurs opinions ne sont pas les bienvenues sur ses plateformes ».

25/02/2021, 16:45

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L'Europe dresse un bilan de la pandémie 2020 pour l'industrie du livre

Une étude du Parlement européen, diffusée ce mois, révèle l’impact de la pandémie pour les différents secteurs culturels. Entre les publications manquées, annulées, reportées, les ventes ont été lourdement chahutées. Les confinements sur les différents territoires ont généré une crise immédiate du secteur de l’édition. Avec des répercussions que le Parlement tente de quantifier.

25/02/2021, 16:38

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Parole démocratisée, critique littéraire et émiettements...

Comme nous le rappelle Jean-Yves Mollier, historien français, spécialiste de l’édition, du livre et de la lecture, souvenons-nous que ces outils de prescription littéraire dématérialisés dont l’influence s’est vue accrue ces derniers mois, « s’ils sont nouveaux dans leurs formes, ne le sont nullement dans leur rôle ». C’est donc bien plus le changement dans le mode de prescription littéraire que la prescription elle-même que nous devons interroger.

25/02/2021, 15:20

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Le nouvel ouvrage d'Elisabeth Kolbert sera publié en France chez Buchet Chastel

Lauréate du prix Pulitzer en 2015 pour La Sixième Extinction la journaliste du New Yorker, Elisabeth Kolbert vient de publier son nouveau livre, Under a White Sky – The Nature of The Future, (Crown) aux États-Unis. Il sera disponible en français le 16 septembre prochain chez Buchet-Chastel, en coédition avec La Librairie Vuibert. 

25/02/2021, 12:41

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La Bibliothèque nationale d’Australie confrontée à des problèmes de stockage    

Un récent rapport sur l’organisation de la bibliothèque a mis en lumière plusieurs problèmes au sein de l’établissement. Faute de financement, la Bibliothèque nationale d’Australie risque notamment de faire face à de sérieuses difficultés de stockage. Les services numériques qui pourraient venir répondre à ces soucis sont également pointés du doigt.

25/02/2021, 12:39

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Emmanuel Pierrat suspendu de ses fonctions au PEN Club International

L'avocat et écrivain Emmanuel Pierrat a été suspendu de la présidence du Comité des Écrivains pour la Paix du PEN Club International, a appris ActuaLitté auprès de l'organisation de défense des droits des auteurs. Cette mesure conservatoire s'applique en raison de la procédure judiciaire en cours, après le dépôt d'une plainte par le PEN Club français et son actuel président, Antoine Spire.

25/02/2021, 11:34

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Une autobiographie de Paul McCartney bientôt publiée, en 154 chansons

L'auteur-compositeur-interprète Paul McCartney, qui fut membre des Beatles et des Wings, mais mena également une carrière en solo, a confirmé la publication prochaine de son autobiographie. Celle-ci adoptera toutefois une forme particulière, en reprenant les paroles de 154 chansons, écrites par ses soins au cours de sa vie artistique.

25/02/2021, 09:50

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Crise au Québec : combien vaut la prestation d'un auteur ?

Certains auront l’étrange sentiment de revivre les revendications de Livre Paris en 2018 : dénonçant l’absence de rémunération pour leurs interventions, les auteurs avaient déroulé une campagne de communication inédite, #PayeTonAuteur. Et finalement, cette démonstration avait fait plier les organisateurs, qui pour acheter la paix, ont préféré éviter de préparer la guerre. Ah, si vis pacem… À Québec, le Salon du livre traverse manifestement la même mauvaise passe. 

24/02/2021, 20:19

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La ville de Nantes organise la gratuité de ses bibliothèques

Le 1er mai prochain, le réseau de bibliothèques et de médiathèques publiques de la ville sera peut-être rendu gratuit pour les habitants de la métropole. Cette décision fait notamment suite à l’augmentation de la fréquentation des services documentaires des établissements, conséquence de la crise sanitaire.

24/02/2021, 16:24

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Dans les villages d'Inde, des bibliothèques mobiles, y compris en poussettes

On voit désormais circuler dans les rues des bibliothèques mobiles, portant aux enfants des régions rurales de l’Inde de précieux ouvrages. Si dans les premiers temps, l’organisme Dulkal Libraries se concentrait sur l’apport d’ouvrages en établissements scolaires, la pandémie a rebattu les cartes. Désormais, leur bibliothèque se déplace, de village en village. Les cinq professionnels à l’origine du projet comptent également sur le soutien de dizaines de bénévoles pour les aider.

24/02/2021, 12:44

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Hillary Rodham Clinton cosigne un thriller, State of Terror, avec Louise Penny

Ancienne secrétaire d'État des États-Unis et candidate aux élections présidentielles de 2016, Hillary Rodham Clinton se tourne pour la première fois vers l'écriture de fiction pour le thriller State of Terror, coécrit avec son amie l'auteure Louise Penny, coutumière du genre.

24/02/2021, 10:30

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Protéger les Droits de l'Homme, lutter contre les fake news...

Fléau moderne, souvent associé aux réseaux sociaux, la désinformation et les fake news représentent un sujet dont les Nations Unies s’emparent. Tant en matière électorale, que sur un volet sanitaire toujours brûlant, ces questions ont amené l’IFLA à répondre aux demandes du Rapporteur spécial de l’ONU. Entre liberté d’expression, d’opinion et infox, comment séparer le bon grain de l’ivraie ?

24/02/2021, 09:52

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Projet Limou’Zine : la librairie itinérante qui souhaite conduire les rêves et les révoltes    

La pandémie donne parfois l’impression d’avoir figé le monde dans une gelée mortifère. Mais à l’ombre des mesures Covid et des restrictions économiques, de nouveaux projets parviennent à émerger. Basée en Creuse, la toute récente association La Limou’Zine s’est donné pour objectif de sillonner les marchés, festivals et manifestations de la région pour apporter des mots qui libèrent et qui font du bien.

 

24/02/2021, 08:38

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Le retour du Salon de Turin décalé à l’automne, avec Camus

Le Salon devrait se tenir à Turin du 14 au 18 octobre 2021, au Lingotto. Il sera précédé par une initiative inédite : au printemps, en ligne et en présentiel, les festivals Portici di Carta (Turin), Libri Come (Rome) et Lungomare di libri (Bari) seront réunis pour une grande fête !

23/02/2021, 19:21

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La vente de livres en recul chez Fnac sur l'année 2020

Les résultats finaux du groupe Fnac/Darty rejoignent les projections avancées fin janvier : avec 7,491 milliards € de chiffre d’affaires en 2021, les enseignes rosissent. 1,9 % de croissance en données publiées et 0,6 en données comparables. Le tout avec un 4e trimestre qui enregistre 9,6 % de mieux, en données comparables. 

23/02/2021, 18:39

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Massot Éditions : des parts du capital à la loterie, pour conserver son indépendance

La maison d'édition Massot, créée d'abord en 1994 et relancée depuis 2017 par Florent Massot, compte à son catalogue plus de 70 titres, dont quelques meilleures ventes, comme Crépuscule de Juan Branco, brûlot politique de 2019, coédité avec Au Diable Vauvert. Et ces livres, l'éditeur « les choisit tous », comme s'ils étaient ses « enfants ». Mais il chérit aussi l'indépendance de sa structure, raison pour laquelle il en appelle au soutien des lecteurs.

23/02/2021, 16:41

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L'éditeur des mémoires de Woody Allen veut attaquer HBO pour un documentaire

Abandonnées par le groupe Hachette, qui trouvait finalement le personnage trop sulfureux, les Mémoires du réalisateur Woody Allen ont finalement été publiés, aux États-Unis, par l'éditeur indépendant Skyhorse Publishing. Ce dernier menace d'un procès la chaîne HBO, estimant que celle-ci a violé le copyright en utilisant des extraits de la version audio du livre d'Allen, Apropos of Nothing.

23/02/2021, 12:35

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Angleterre : une réouverture des librairies espérée pour le 12 avril

Les librairies d'Angleterre trépignent : ce lundi 22 février, le Premier ministre Boris Johnson a annoncé des mesures d'allègement des restrictions sanitaires, et notamment la réouverture prochaine des commerces dits « non essentiels ». Il ne faudra toutefois rien espérer avant le 12 avril, et à condition que la situation s'améliore, bien entendu.

23/02/2021, 12:00

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Le Blanc-Mesnil : la mairie accusée de faire virer les bibliothèques à droite

Des bibliothécaires de la ville du Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis) ainsi que le syndicat CGT de la ville s'inquiètent d'une « vile opération de marketing politique repeinte aux couleurs défraîchies de la culture pour tous ». La mairie versera 20.000 € à la plateforme de recommandation de livres Alexandre & Aristote, pour déterminer des acquisitions des bibliothèques de la ville. Mais les suggestions du site semblent très orientées à droite, dénoncent les opposants au projet.

23/02/2021, 11:48

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50 millions € d'aides supplémentaires annoncés en Allemagne

Éditeurs et libraires allemands ont obtenu gain de cause auprès de la ministre de la Culture, Monika Grütters, qui a garanti de nouvelles aides au secteur, à hauteur de 50 millions €. Et ce, alors qu'une grande partie des librairies du pays est toujours fermée...

23/02/2021, 10:52

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Alexandre Civico quitte Inculte pour Autrement

Déjà responsable du développement du catalogue de littérature française et étrangère, Alexandre Civico est devenu responsable éditorial des éditions Autrement. La maison, filiale du groupe Flammarion indique que sa prise de fonction est survenue début janvier.

23/02/2021, 10:05

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Sodi-Art Editions associé à Cultura pour renouveler l'autoédition 

La collaboration cessa, faute de collaborateurs : pour Librinova et Cultura, associés depuis juillet 2019, l’aventure de l’autopublication s’arrête. Les deux acteurs avaient mis en place un pack pour les auteurs débutants… à 580 €. Séduisant, non ? Pourtant, Cultura n’a pas dit son dernier mot, et ravive la flamme de l’autopublication avec Sodi-Art Éditions.

 

23/02/2021, 09:59

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Podcast Métiers du livre, avec Dlivrable : préparer un livre

Coraline Passet, fondatrice de Dlivrable, propose de mettre ses années de responsable commerciale à profit pour de petites structures. Dans une série de podcasts, à l’attention des professionnels, elle passe en revue les différentes étapes de la mise en vente, avec cette perspective : « Ne pas simplement sortir en librairie, mais exister le plus longtemps possible. » Ce premier épisode aborde la question de l’échelle et du temps dans le monde du livre.

23/02/2021, 09:55

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Québec : des conditions de rémunération “indécentes” pour les auteurs

Le Salon international du Livre de Québec avait-il besoin de cette passe d’armes supplémentaire ? Après une lourde polémique impliquant la chroniqueuse et romancière Denise Bombardier, voici que les auteurs dans leur ensemble s’agacent. Le modèle de rémunération qui leur est proposé dans le cadre d’interventions scolaires pour le SILQ démontre la nécessité « d’encadrer d’urgence les conditions de travail des artistes de la littérature ».

22/02/2021, 18:23