#Droit / Justice

Une prison, une école : Vendre le domaine public, tuer Victor Hugo

Victor Hugo a joué un rôle important dans l'évolution du droit d'auteur à la fin du XIXème siècle, en participant à la fondation de la Société des Gens de Lettres et en initiant le mouvement qui conduisit en 1886, un an après sa mort, à la signature de la Convention de Berne. En 1878 lors d'un Congrès International Littéraire, Hugo prononça deux discours (1,2) dans lesquels il défendit l'idée d'instaurer un domaine public payant. Cette idée, qui revient périodiquement dans le débat sur l'évolution du droit d'auteur, consiste à mettre en place une redevance sur l'exploitation commerciale des oeuvres du domaine public, alors même que la durée de protection des droits patrimoniaux est échue.

Le 05/05/2014 à 17:43 par S.I. Lex Calimaq

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Publié le :

05/05/2014 à 17:43

S.I. Lex Calimaq

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Avec S.I.Lex

Plusieurs conceptions différentes de ce système existent, divergeant notamment quant à l'affectation des sommes ainsi récoltées, mais toutes aboutissent à la suppression d'une des libertés fondamentales rendues possibles par le domaine public : celles de puiser dans le fonds commun des oeuvres anciennes pour les rééditer, les adapter et les exploiter à nouveau en alimentant ainsi le cycle continu de la création.

La question du domaine public payant est revenue sur le devant de la scène en France lors des auditions conduites par la mission Lescure. La SACD notamment, par le biais de son directeur général Pascal Rogard, avait alors réclamé la mise en place de redevances sur l'exploitation des oeuvres du domaine public audiovisuel. Mais la mission Lescure n'a pas retenu cette idée et au contraire, son rapport final a même recommandé d'introduire une définition positive du domaine public dans le Code de propriété intellectuelle pour en renforcer la protection. Il semble bien d'ailleurs que le Ministère de la Culturetravaille toujours sur cette piste en vue de la future loi sur la Création.

Mais cela n'est visiblement pas suffisant pour désarmer les revendications des sociétés de gestion collective qui agissent toujours pour remettre le domaine public payant sur le devant de la scène. Le 17 avril dernier, l'ADAMI (société représentant les artistes-interprètes) a ainsi organisé une table ronde lors de ces rencontres européennes, intitulée "Domaine public : la règle ou l'exception ?". Les échanges ont largement porté sur cette question du domaine public payant, défendue par plusieurs orateurs à la tribune. Et en introduction de ce débat, une lecture du fameux discours de Victor Hugo a été donnée par l'acteur Pierre Santini, pour convoquer l'esprit du grand homme au soutien de cette idée.

L'intégralité du débat est accessible en vidéo sur le site de Romaine Lubrique, et vous pouvez lire un compte-rendu sur Next INpact, ainsi qu'une belle réaction chez l'auteur Neil Jomunsi. Je voudrais moi aussi contribuer à ce débat en essayant de retourner au plus près des propos de Victor Hugo, pour essayer de discerner quelle était vraiment sa position sur ce sujet. Car comme c'est hélas souvent le cas, on ne cite ces discours que par morceaux et par bribes, qui finissent par en mutiler le sens. Victor Hugo se retrouve alors "embrigadé" du côté du domaine public payant tel que l'entendent les sociétés de gestion collective actuelles, alors que sa pensée sur la question était beaucoup plus nuancée que l'on veut bien nous le faire croire. La réalité ne correspond pas aux images d'Épinal que l'on cherche à nous faire avaler, à l'image des propos à l'emporte pièce et des simplifications historiques grossières dont un personnage comme Pascal Rogard s'est fait une spécialité :

Avant Hugo, certains ont aussi cherché à faire de Jean Zay un champion du domaine public payant, mais j'ai déjà eu l'occasion de montrer que c'était faux et qu'au contraire, Jean Zay souhaitait étendre le domaine public en l'anticipant. Pour Victor Hugo, les choses sont différentes : il défend bien l'idée d'un domaine public payant, mais il partage pourtant certains points communs avec  Jean Zay  dans la mesure où il réclamait l'instauration d'un "domaine public immédiat". Nos très chères sociétés de gestion collective se gardent bien de rappeler cela et je serais très étonné qu'elles soutiennent une telle proposition, pourtant fort judicieuse ! Par ailleurs, Victor Hugo assignait un but précis au domaine public payant : non pas constituer une rente perpétuelle au profit des ayants droit des auteurs, mais servir au financement des jeunes créateurs pour les aider à prendre leur essor.

Et il faut bien reconnaître qu'Hugo, par une de ces fulgurances dont il est coutumier, touchait là à une question absolument essentielle, peut-être même la question la plus importante que nous devons nous poser à propos de l'avenir de la création. Quels moyens une société doit-elle consacrer pour favoriser en son sein l'émergence de nouveaux créateurs ? Or si l'idée d'un domaine public payant pouvait peut-être avoir du sens à la fin du XIXème siècle, vous allez voir qu'il n'en est plus de même aujourd'hui, notamment parce que la proportion de créateurs effectifs et potentiels dans la société s'est grandement accrue. Internet a mis dans les mains de la population des moyens de création à une échelle sans précédent dans l'histoire, ce qui bouleverse complètement la donne. Dans ces conditions, le domaine public payant serait inefficace et même l'une des pires choses à faire. A moins que l'on ne cherche à conserver l'émergence de nouveaux auteurs sous contrôle étroit, ce qui est derrière leurs discours "généreux" constitue le but réel des sociétés de gestion collective.

Une grande idée : le "domaine public immédiat" de Victor Hugo

Quand on lit les discours de Victor Hugo sur le domaine public payant (et notamment celui-ci), on se rend compte que Victor Hugo est sans doute en réalité l'auteur des plus belles pages qui soient sur le domaine public et le défenseur remarquable d'une conception équilibrée entre les droits d'auteur et les droits du public, directement héritée de l'esprit de la Révolution française. Il prône certes un domaine public payant, mais il demande aussi l'instauration d'un "domaine public immédiat", en faisant une nette distinction entre les droits de l'auteur de son vivant et ceux qui appartiendront ensuite à ses descendants après sa disparition.

Son idée est que les droits des héritiers doivent être réduits à un droit à toucher une redevance pour l'exploitation de l'oeuvre, mais qu'ils ne devraient pas pouvoir exercer un contrôle sur l'oeuvre, que n'importe quel éditeur devrait pouvoir exploiter sans autorisation. Hugo demande donc pour les héritiers la transformation du droit exclusif en un simple droit à une rémunération. C'est particulièrement lumineux dans ce passage magnifique :

L'héritier du sang est l'héritier du sang. L'écrivain, en tant qu'écrivain, n'a qu'un héritier, c'est l'héritier de l'esprit, c'est l'esprit humain, c'est le domaine public. Voilà la vérité absolue.

Les législateurs ont attribué à l'héritier du sang une faculté qui est pleine d'inconvénients, celle d'administrer une propriété qu'il ne connaît pas, ou du moins qu'il peut ne pas connaître. L'héritier du sang est le plus souvent à la discrétion de son éditeur. Que l'on conserve à l'héritier du sang son droit, et que l'on donne à l'héritier de l'esprit ce qui lui appartient, en établissant le domaine public payant, immédiat.

Comme j'avais eu l'occasion de le dire au sujet des propositions que Jean Zay avait voulu introduire en 1936 dans son projet de réforme du droit d'auteur, on est en présence ici d'un "domaine public anticipé", puisque certains des effets du passage des oeuvres dans le domaine public sont déclenchés alors même que les droits patrimoniaux n'ont pas encore couru sur toute leur durée.

Mais sur cette voie, Hugo va plus loin encore. Il estime en effet que le droit moral ne doit pas perdurer au-delà de la mort de l'auteur, car ses descendants n'ont pas de titre à agir en son nom après sa disparition.

L'auteur donne le livre, la société l'accepte ou ne l'accepte pas. Le livre est fait par l'auteur, le sort du livre est fait par la société. L'héritier ne fait pas le livre ; il ne peut avoir les droits de l'auteur. L'héritier ne fait pas le succès ; il ne peut avoir le droit de la société [...] Avant la publication, l'auteur a un droit incontestable et illimité [...] Mais dès que l'œuvre est publiée l'auteur n'en est plus le maître. C'est alors l'autre personnage qui s'en empare, appelez-le du nom que vous voudrez : esprit humain, domaine public, société. C'est ce personnage-là qui dit : Je suis là, je prends cette œuvre, j'en fais ce que je crois devoir en faire, moi esprit humain ; je la possède, elle est à moi désormais.

Voilà une conception ô combien audacieuse et qui serait parfaitement salutaire, quand on voit par exemple comment des ayants droit comme ceux d'Hergé sont capables d'abuser du droit "moral" pour exercer une censure systématique sur les usages d'une oeuvre qu'ils n'ont pas créée !

Domaine public immédiat, liberté d'exploitation de l'oeuvre aussitôt l'auteur disparu et limitation de la portée dans le temps du droit moral : voilà qui change singulièrement la figure de Victor Hugo par rapport à la caricature qui nous en est généralement servi. On comprend mieux dès lors que Victor Hugo ait pu prononcer des citations comme celle qui suit, figurant dans cet autre discours sur le domaine public payant :

Le principe est double, ne l'oublions pas. Le livre, comme livre, appartient à l'auteur, mais comme pensée, il appartient — le mot n'est pas trop vaste — au genre humain. Toutes les intelligences y ont droit. Si l'un des deux droits, le droit de l'écrivain et le droit de l'esprit humain, devait être sacrifié, ce serait, certes, le droit de l'écrivain, car l'intérêt public est notre préoccupation unique, et tous, je le déclare, doivent passer avant nous.

Mais un domaine public payant et une redevance d'usage perpétuelle

Là où Hugo et Jean Zay diffèrent cependant, c'est que ce dernier envisageait une période de 10 ans après la mort pendant laquelle les descendants de l'auteur pourraient continuer à contrôler l'exploitation de l'oeuvre, puis une période de "domaine public anticipé" pendant laquelle l'exploitation deviendrait libre à condition de verser une redevance, jusqu'à l'expiration des droits patrimoniaux (50 ans après la mort de l'auteur), moment auquel l'oeuvre serait entrée dans le domaine public "complet", tel que nous le connaissons aujourd'hui.

Victor Hugo in Vianden

Marc Ben Fatma, CC BY NC ND 2.0; sur Flickr

Hugo de son coté envisage les choses autrement : son domaine public anticipé est "immédiat", dès la disparition de l'auteur les descendants perdent le droit d'autoriser et d'interdire (et même l'exercice du droit moral), mais ils conservent un droit à la rémunération en cas d'exploitation commerciale. Et ce droit serait "perpétuel", sans limite dans le temps, ce qui fait que l'oeuvre n'entrerait jamais plus dans un "domaine public complet" :

Supposons le domaine public payant, immédiat, établi.

Il paie une redevance. J'ai dit que cette redevance devrait être légère. J'ajoute qu'elle devrait être perpétuelle.

Hugo introduit encore par la suite une distinction. Pour lui, seuls les héritiers directs doivent pouvoir bénéficier de cette redevance, c'est-à-dire le conjoint et la première génération d'enfants, mais pas les suivantes :

S'il y a un héritier direct, le domaine public paie à cet héritier direct la redevance ; car remarquez que nous ne stipulons que pour l'héritier direct, et que tous les arguments qu'on fait valoir au sujet des héritiers collatéraux et de la difficulté qu'on aurait à les découvrir, s'évanouissent.

L'idée ici encore paraît judicieuse, car elle évite que le droit d'auteur ne se transforme en une rente perpétuelle au profit des descendants successifs, qui finissent par avoir un lien de plus en plus ténu avec le créateur original. Par ailleurs, cela montre qu'aux yeux d'Hugo, le droit d'auteur est certes une propriété, mais d'une nature différente de celle de la propriété des biens physiques qui, elle, se transmet sans fin dans le temps aux descendants.

Chez Hugo, la redevance sur l'exploitation est perpétuelle, mais après la disparition des descendants directs, elle est réaffectée vers un but social, celui de l'aide aux jeunes créateurs :

Rien ne serait plus utile, en effet, qu'une sorte de fonds commun, un capital considérable, des revenus solides, appliqués aux besoins de la littérature en continuelle voie de formation. Il y a beaucoup de jeunes écrivains, de jeunes esprits, de jeunes auteurs, qui sont pleins de talent et d'avenir, et qui rencontrent, au début, d'immenses difficultés. Quelques-uns ne percent pas, l'appui leur a manqué, le pain leur a manqué [...] Mais supposez que la littérature française, par sa propre force, par ce décime prélevé sur l'immense produit du domaine public, possède un vaste fonds littéraire, administré par un syndicat d'écrivains, par cette société des gens de lettres qui représente le grand mouvement intellectuel de l'époque ; supposez que votre comité ait cette très grande fonction d'administrer ce que j'appellerai la liste civile de la littérature. Connaissez-vous rien de plus beau que ceci : toutes les œuvres qui n'ont plus d'héritiers directs tombent dans le domaine public payant, et le produit sert à encourager, à vivifier, à féconder les jeunes esprits !

Y aurait-il rien de plus grand que ce secours admirable, que cet auguste héritage, légué par les illustres écrivains morts aux jeunes écrivains vivants ?

Les mots qui expriment cette idée sont beaux et l'intention l'est aussi. J'ai déjà dit plus haut qu'elle me paraît parfaitement légitime.  Mais la mise en oeuvre d'un tel système aboutirait au démantèlement du concept même de domaine public et à celui de la liberté dont il est le support. Il n'est pas moins légitime que les générations futures puissent aller puiser dans les oeuvres anciennes en toute liberté pour produire de nouvelles créations dérivées  y compris en faisant un usage commercial. Cette circulation des oeuvres est un des moteurs essentiels de la création et de la transmission des oeuvres dans le temps. Il a d'ailleurs été prouvé que l'exploitation commerciale du domaine public jouait un rôle de premier plan dans la diffusion des oeuvres anciennes. Elle génère aussi de l'activité économique qui profite de manière indirecte à la société toute entière et favorise l'innovation créatrice.

Victor Hugo a raison de vouloir soutenir les jeunes créateurs, mais il se trompe dans le moyen pour y parvenir. C'était sans doute déjà le cas à la fin du XIXème siècle, mais cela le serait plus encore aujourd'hui.

D'autres financements mutualisés sont possibles pour soutenir la création

L'intention de Victor Hugo n'était pas d'aligner le fonctionnement du droit d'auteur sur le droit de propriété privée personnelle, mais au contraire d'instaurer avec cette redevance un nouveau droit social, affecté aux jeunes créateurs. On est en réalité devant une forme de financement mutualisé pour la création, alimentant un "fonds curatorial" dont Victor Hugo souhaite confier la gestion à une société d'auteurs (La SGDL par exemple).

A l'époque de Victor Hugo, rien de tel n'existait et les auteurs ne pouvaient compter pour vivre que sur les revenus du produit de l'exploitation de leurs oeuvres. Mais les choses ont changé depuis et le temps a montré que l'on pouvait mettre en place des financements mutualisés sans passer par une redevance sur le domaine public. C'est le cas par exemple aujourd'hui pour la redevance pour copie privée, perçue sur les supports vierges et certains matériels, dont les sommes perçues sont reversées aux sociétés de gestion collective avec 25% consacré au financement d'actions culturelles. Pour ce qui concerne le livre, une partie de la redevance pour copie privée est redirigée vers le Centre National du Livre qui s'en sert notamment pour soutenir la création d'oeuvres par des auteurs.

Toujours au chapitre de la mise en place de "droits sociaux" pour les auteurs par le biais de financements mutualisés, on peut citer les rémunérations versées par les bibliothèques au titre du droit de prêt public, qui alimentent en partie une caisse de retraite pour les auteurs. Il y a certainement beaucoup de choses à redire sur la manière dont ces fonds sont gérés actuellement par les sociétés de gestion collective, mais ces dispositifs montrent que l'on peut mettre en place des soutiens à la création sans passer par un domaine public payant. Victor Hugo n'a pas vu cela.

Victor Hugo parle en outre d'un "immense produit du domaine public" et d'un "vaste fonds littéraire", mais il y a tout lieu de penser que le produit de cette redevance sur le domaine public serait sans doute modeste et assurément complexe et coûteux à prélever, avec une faible rentabilité à la clé. Victor Hugo dit aussi qu'"il y a beaucoup de jeunes écrivains, de jeunes esprits, de jeunes auteurs, qui sont pleins de talent et d'avenir, et qui rencontrent, au début, d'immenses difficultés", mais qu'aurait-il dit alors s'il avait vu l'époque actuelle ! Comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire dans un autre billet, nous sommes aujourd'hui confrontés à une situation de profusion des auteurs, les moyens de création ayant été mis entre les mains d'une part de plus en plus large de la population.

L'aspiration à la création est immense, comme le révèlent les chiffres. Un sondage récent indiquait par exemple que 64% des français sont prêts à publier un ouvrage sur Internet. Ce mouvement de fond se donne à voir dans la profusion des pratiques créatives amateurs sur Internet, au développement du phénomène de l'auto-édition ou à la multiplication des YouTubeurs. Nous sommes ainsi graduellement en train de passer d'une société ouvrière à une société "oeuvrière", selon la belle expression créée parJérémie Nestel. Voilà la vraie révolution induite par le numérique dans le champ de la Culture et ce nouvel état des choses nous oblige à penser une économie de l'abondance des contenus, mais surtout de l'abondance des auteurs, et c'est face à cette explosion que le domaine public payant se révèlerait complètement inadapté.

Inventer de nouveaux financements pour la création dans une société oeuvrière

Comme je l'ai dit plus haut, le produit d'une redevance levée sur l'exploitation du domaine public serait sans doute peu élevé et complexe à récolter. Sans doute les sociétés de gestion collective y voient-elles un moyen commode de prolonger la croisade contre la gratuité qu'elles mènent par ailleurs pour des raisons idéologiques, mais en terme de financement concret pour les jeunes créateurs, il ne s'agirait nullement d'une solution crédible.

Le vrai défi est de savoir comment donner les moyens à une part croissante de la population de développer des compétences créatives, en y consacrant le temps nécessaire et en lui donnant accès à des canaux de diffusion appropriés pour toucher un public. Les transformations qui affectent nos sociétés sont si profondes que certains réfléchissent à des solutions beaucoup plus globales de financement, comme Bernard Stiegler qui envisage une extension du statut d' intermittent du spectacle à tous les "contributeurs" :

Dans cette perspective, il ne faut surtout pas détruire le statut d'intermittent du spectacle mais au contraire… le généraliser, en proposant à tout le monde un revenu contributif de base. Je puis alors alterner et passer d'un statut où je suis en train de développer mes capacités à un statut de mise en production de ces capacités acquises (comme pour l'intermittence).

Et pour lui, un tel système pourrait constituer une alternative au droit d'auteur :

Le statut d'intermittent apparaît donc comme une solution à la question du droit d'auteur si on le généralise. En accordant un revenu contributif à l'auteur, on n'a plus besoin de cette rente patrimoniale bourgeoise que représente le droit d'auteur aujourd'hui.

Dès lors, il faut être non pas défensif, mais offensif : non pas défendre le statut d'intermittent auprès de la société du spectacle, mais partir à l'attaque de la société avec ce statut d'intermittent.

Les propositions de contribution créative que porte La Quadrature du Net constitue une autre piste de financement qui est pensée pour être applicable aux créateurs amateurs comme professionnels, et qui permettrait aux auteurs postant des contenus en ligne de dégager progressivement un revenu. La question de l'adaptation des politiques culturelles à la situation de prolifération des auteurs est au cœur des préoccupations de Philippe Aigrain dans sa réflexion sur le finacement de la création :

Contribuer demande du temps, des compétences dont l'acquisition demande également du temps et souvent de l'argent, et parfois des moyens de production. Si nous rejetons l'hypothèse du maintien de la rareté des copies [...] ou de l'institution d'une pure logique de l'accès [...], quels sont les nouveaux mécanismes qui peuvent accompagner la mise en place d'une société culturelle de beaucoup vers tous ? [...]

Quels nouveaux mécanismes peuvent compléter les financements publics alimentés par l'impôt, l'investissement privé et la distribution des revenus marchands ? Les réponses se situent dans différentes formes de mutualisation [...]  : la mutualisation volontaire du financement et de la rémunération participative [crowdfunding], la mutualisation organisée par la puissance publique à l'échelle d'une société et gérée par les contributeurs [contribution créative] et enfin le revenu minimal d'existence.

On le voit, la question des droits sociaux devant être institués pour aider les nouveaux créateurs dans une société comme la notre est cruciale. Hugo la posait déjà au XIXème siècle avec raison, mais les termes de l'équation ont complètement changé aujourd'hui. Le domaine public payant qui aurait peut-être apporté une pierre à l'édifice en 1880 ne constitue plus du tout un moyen crédible de répondre aux besoins de notre époque. Pire, il pourrait être instrumentalisé par les titulaires de droits pour servir des fins complètement opposées à celles que visait Hugo.

Un instrument de violence symbolique au service de la reproduction d'une caste

Si le domaine public payant était institué aujourd'hui sous la forme qu'envisageait Victor Hugo, nous aurions donc un fonds, sans doute limité, qui passerait entre les mains d'une société d'auteurs professionnels – mettons la SGDL – et dont l'attribution à des "jeunes créateurs" serait laissée à la discrétion de cette structure. Que se passerait-il alors ? Comment une telle société pourrait-elle choisir dans la profusion des nouveaux auteurs potentiels ceux qui mériteraient de recevoir des moyens supplémentaires pour émerger ? Une société comme la SGDL comporte essentiellement des auteurs insérés dans les rouages traditionnels de l'édition, c'est-à-dire une catégorie d'auteurs bien particulière et nullement représentative de la multitude des créateurs empruntant de nouvelles voies sur Internet.

Comment penser qu'une telle société pourrait agir autrement qu'en privilégiant des auteurs proches de ses membres ? On aboutirait mécaniquement à une "reproduction" par co-optation, permettant à une certaine élite appuyée par l'État d'assurer dans le temps sa propre perpétuation. Un véritable système de violence symbolique organisée verrait le jour, adoubant quelques nouveaux entrants d'une qualité "d'auteur" dont ils seraient les maîtres. Voilà à quoi servirait essentiellement le sacrifice de la liberté offerte par le domaine public ! Le domaine public payant servirait au final à alimenter et à aggraver un système de caste culturelle ! Et ne doutons pas un seul instant que les sociétés de gestion collective qui défendent actuellement cette idée en sont tout à fait conscientes !

Rien ne serait en fait plus redoutable pour la diversité de la création qu'un tel système qui servirait non pas à financer "les jeunes créateurs", mais "certains jeunes créateurs" seulement. Ces messieurs de la SGDL iraient-ils financer par exemple des Neil Jomunsiou des Pouhiou dont ils ignorent sans doute jusqu'à l'existence ? Tous ces auteurs qui choisissent en ligne la voie de l'indépendance, soyons assurés qu'ils seraient exclus des fruits de ce domaine public payant…

Cette semaine, j'ai été frappé par la lecture de ce billet publié par Thomas Meunier, un auteur indépendant, dans lequel il explique pourquoi "cela vaut la peine" de créer librement en ligne en publiant ses écrits directement sur la Toile :

Si nous diffusons notre art en indépendant, parfois nous nous disons : « A quoi bon gaspiller mon énergie à diffuser, et promouvoir mon œuvre moi-même alors qu'un producteur ou un éditeur peut le faire mieux que moi ? ». Parce que l'indépendance redonne le pouvoir aux créatifs. Parce que l'indépendance transmet l'idée que chacun peut produire sa propre culture.Que nous n'avons pas besoin d'être cooptés, que nous pouvons nous adresser au public directement plutôt que d'attendre qu'un tiers donne son aval parce qu'il possède le culot, l'argent, le diplôme ou le média de masse.

Si nous fabriquons notre art nous-même, parfois nous nous disons : « A quoi bon gaspiller mon argent à fabriquer moi-même quelque chose qu'une chaîne de production ferait pour moi mieux, plus vite et moins cher ? ». Parce qu'en fabriquant notre art nous-même, nous réinventons l'art, un art déconnecté de la notion d'économie d'échelle, de standards, de règles. Nous participons à l'idée que chacun peut produire une œuvre d'art, quelque soit ses compétences, son milieu, son matériel, son argent.

Voilà exactement ce que veulent étouffer ceux qui poussent cette idée de domaine public payant. Ils cherchent à faire coup double : faire disparaître la gratuité du domaine public au nom de la conception maximaliste de la propriété intellectuelle qu'ils défendent et instaurer une source rare de financement pour les jeunes créateurs, afin que ceux-ci demeurent tout aussi rares et triés sur le volet !

***

Voilà pourquoi il faut s'opposer avec la dernière énergie à cette idée fétide de domaine public payant. Que penserait Victor Hugo de ceux qui instrumentalisent ainsi sans vergogne aujourd'hui sa pensée ? Quand je me replonge dans les discours de Victor Hugo, je suis certain qu'il se réjouirait profondément de voir la capacité d'écrire plus largement répandue aujourd'hui que jamais grâce à Internet :

Ah ! la lumière ! la lumière toujours ! la lumière partout ! Le besoin de tout c'est la lumière. La lumière est dans le livre. Ouvrez le livre tout grand. Laissez-le rayonner, laissez-le faire. Qui que vous soyez qui voulez cultiver, vivifier, édifier, attendrir, apaiser, mettez des livres partout ; enseignez, montrez, démontrez ; multipliez les écoles ; les écoles sont les points lumineux de la civilisation.

Victor Hugo était un chantre de l'abondance. Dans "Ceci tuera cela", ce chapitre extraordinaire de "Notre Dame de Paris", il a écrit les plus beaux mots qui soient pour décrire la rupture introduite par l'imprimerie dans l'histoire :

Quand on cherche à recueillir dans sa pensée une image totale de l'ensemble des produits de l'imprimerie jusqu'à nos jours, cet ensemble ne nous apparaît-il pas comme une immense construction, appuyée sur le monde entier, à laquelle l'humanité travaille sans relâche, et dont la tête monstrueuse se perd dans les brumes profondes de l'avenir ? C'est la fourmilière des intelligences. C'est la ruche où toutes les imaginations, ces abeilles dorées, arrivent avec leur miel. L'édifice a mille étages, Çà et là, on voit déboucher sur ses rampes les cavernes ténébreuses de la science qui s'entrecoupent dans ses entrailles. Partout sur sa surface l'art fait luxurier à l'oeil ses arabesques, ses rosaces et ses dentelles.

Fourmilière des intelligences, ruche des imaginations… Qu'aurait dit Victor Hugo s'il avait vu l'avènement d'Internet, qui permet pour la première fois à toutes ces intelligences de se connecter et qui est la réalisation même du plein potentiel du domaine public pour la diffusion de la connaissance ? Quand Benjamin Bayart dit si justement "L'imprimerie a permis au peuple de lire ; Internet va lui permettre d'écrire", il marche dans les pas de Hugo.

Ne laissons surtout pas Victor Hugo à des Pascal Rogard et à tous ceux qui se rêvent en fossoyeurs du domaine public ! Son héritage ne leur appartient pas. Le domaine public payant d'Hugo n'était pas la bonne solution, mais il restait noble ; le leur n'en est plus qu'une caricature grossière et cynique.

 

Victor Hugo, par Auguste Rodin. Photo par B.S. Wise. CC-BY-NC. Source : Flickr.

 
 

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Magdaléna Platzová (1972), écrivain, dramaturge, auteur de livres pour enfants et journaliste. Après des études de philosophie à l’université Charles de Prague, elle devient actrice, journaliste et traductrice. Auteure de trois pièces de théâtre, elle est également la fille de la dissidente Eda Kriseová et du documentariste Josef Platz.

 

01/09/2021, 16:14

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Mort d'Alain Boudet, créateur d'une “poésie de célébration”

Alain Boudet, professeur de lettres, documentaliste, écrivain et poète, est décédé le 24 août 2021. Il avait 71 ans. Il vécut une enfance heureuse, entre la ville où,  chez ses parents, il inventera ses premières histoires avec des jouets miniatures, et la campagne où, avec cousins et cousines, il passe ses vacances à construire des cabanes et à jouer au chamboule-tout dans la décharge municipale.

30/08/2021, 09:55

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Disparition de Gunilla Bergström, autrice et illustratrice suédoise d’albums jeunesse

L’éditeur suédois Rabén & Sjögren a annoncé ce 25 août le décès de Gunilla Bergström, autrice et illustratrice très appréciée. Elle s’est éteinte à 79 ans, après une détérioration progressive de sa santé. Bergström est surtout connue pour sa série de livres pour enfants mettant en scène le personnage Alfons Åberg — connu dans sa version française sous le nom d'Alphonse Aubert (éditions L'Etagère du bas, dans une traduction de Marianne Ségol-Samoy). 

27/08/2021, 16:04

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Les critères de notoriété de Wikipédia “inadéquats pour le métier de traducteur”

D’une langue à l’autre, pour donner accès à la pensée, aux histoires, aux récits… « La langue de l’Europe, c’est la traduction », comme le dit Umberto Eco. Les traducteurs représentent donc le lien entre les peuples, ces êtres en mesure de mettre en partage et en commun. Pourtant, une polémique enfle sur l’encyclopédie en ligne : l’entrée consacrée à la traductrice Laetitia Devaux ne remplit pas les conditions imposées. Quid ?

26/08/2021, 12:14

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L'univers des Petits Mythos, à découvrir avec Cazenove et Larbier

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24/08/2021, 15:11

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L’humour de Jaroslav Rudiš, “écrivain d’une génération”

Jaroslav Rudiš (1972) est un écrivain en prose, auteur de pièces de théâtre et de bandes dessinées. Il est diplômé de la Faculté d’éducation de l’Université technique de Liberec (allemand et histoire) et a poursuivi ses études à Prague et à Zurich. 

24/08/2021, 09:36

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Jeux de plumes : un atelier d'écriture érotique à Paris

En collaboration avec les ateliers Eros, spécialistes de l'écriture érotique et sensorielle, Dèmonia, leader depuis trente ans dans le domaine du BDSM et du fétichisme, proposera le 1er octobre dans sa boutique à Paris, un atelier « Jeux de Plumes » inédit sur le thème « décupler l'intensité du désir par l'écriture ». Comme le disait Corneille : « Et le désir s'accroît quand l'effet se recule. »

23/08/2021, 15:25

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Les nouvelles planches de Vincent Perriot, à découvrir à Huberty & Breyne 

Du 2 au 18 septembre 2021, la galerie Huberty & Breyne de Paris présentera le travail de l’artiste Vincent Perriot. Cette exposition, consacrée à la série phare Negalyod, présente des planches originales du tome 1 (2018) et, en avant-première et en exclusivité mondiale, une sélection de planches originales du tome 2, Le Dernier Mot, dont la sortie chez Casterman est prévue le 29 septembre 2021. 

23/08/2021, 12:34

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Květa Legátová, jeune autrice de 80 ans

Květa Legátová, de son vrai nom Věra Hofmanová (1919–2012) diplômée à l'Université de Brno, a étudié le tchèque, l'allemand, la physique et les mathématiques. Le plus souvent, elle gagnait sa vie en tant qu'enseignante dans de petites écoles régionales. Politiquement dangereuse pour le régime, elle devait souvent changer de lieu de résidence...

23/08/2021, 11:57

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Les oeuvres d’Henry David Thoreau, sauvées par sa soeur 

Henry David Thoreau (1817-1862), célèbre naturaliste, essayiste, poète et philosophe américain, peut remercier sa soeur, Sophia Thoreau (1819-1876), pour sa prospérité. En effet, à sa mort, il fait d’elle son exécutrice testamentaire. Celle-ci a alors pour mission de réunir ses différents manuscrits et de les faire publier.

23/08/2021, 11:07

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Gundaar, le film canadien sur lequel travailla Moebius - en vain

Moebius, figure incontournable de la science-fiction à la française, au cœur de la génération Métal hurlant, a inspiré des générations de créateurs, notamment dans les domaines de l'animation et du cinéma. Il a lui-même participé à plusieurs films, dont, parmi les plus surprenants, Space Jam (1996). Gundaar, lui, n'a jamais vu le jour, mais les idées de Moebius laissent rêveur...

20/08/2021, 12:42

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Le romancier Walter Mosley devient scénariste pour Marvel

Auteur américain de romans policiers et de scénarios, Walter Mosley se diversifie, en allant voir du côté de Marvel Comics. La maison d'édition annonce ainsi une mini-série signée par Mosley et le dessinateur Tom Reilly, entièrement consacrée à l'homme de briques des 4 Fantastiques, La Chose...

20/08/2021, 11:13

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Décès de Raoul Cauvin, cocréateur des Tuniques bleues et de Cédric

Un des grands scénaristes de la bande dessinée francophone disparaît : Raoul Cauvin est mort, ce 19 août 2021, à l'âge de 82 ans. Cocréateur des personnages cultes Cornélius M. Chesterfield et Blutch, soldats gaffeurs de l'armée de l'Union au cours de la Guerre de Sécession, il aura ainsi lancé l'une des séries les plus durables de la BD, Les Tuniques bleues, encore en cours aujourd'hui, avec 65 albums.

20/08/2021, 09:54

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São Paulo rend finalement hommage à Carolina Maria de Jesus

En parallèle du mouvement Black Lives Matter, plusieurs statues ont été déboulonnées à travers le monde, pour déplorer la reconnaissance accordée à des figures polémiques. À São Paulo, la statue du pionnier Borba Gato avait été incendiée par des militants. Le mardi 17 août, durant la Semaine du patrimoine, le département municipal de la Culture de la ville a annoncé qu’en reconnaissance aux personnalités noires qui ont « un lien fort avec la ville », cette dernière accueillerait 5 statues. L’une d’elles rend hommage à l’écrivaine Carolina Maria de Jesus.

19/08/2021, 15:01

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Irmgard Keun, la romancière qui devint invisible pour échapper aux nazis

Irmgard Keun fut, dans les années 1930, une figure majeure de la littérature allemande. Mais elle fut aussi à l’origine d’une histoire de disparition, qui lui a permis de vivre dans l’obscurité jusqu’aux années 1970. Poussée à l'exil à cause des thèmes jugés par les nazis « anti-allemands » de son travail, Keun aurait mis fin à ses jours en août 1940, d’après des propos rapportés par un journal britannique…

16/08/2021, 17:06

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Chip Zdarsky annonce la suite de Sex Criminals, diffusée sur Substack

Depuis quelques mois, les créateurs de comics, outre-Atlantique, se tournent vers Substack : cette plateforme donne la possibilité de créer sa lettre d'information payante, de manière simple et rapide. Plusieurs auteurs y ont désormais recours, proposant des bandes dessinées, en feuilleton, et reprenant ainsi le contrôle sur une partie de leur diffusion. Chip Zdarsky leur emboîte désormais le pas.

13/08/2021, 10:31

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Papa à l'honneur : Ernest Hemingway, 4 mariages et 1 enterrement

À l’occasion des 60 ans de la mort d’Ernest Hermingway (1899-1961),  Arte et Les Films d’un jour proposent de lui rendre hommage. Virginie Linhart s'est plongée dans la vie de l’un des plus grands auteurs américains pour réaliser le documentaire Ernest Hemingway, quatre mariages et un enterrement, qui éclaire son histoire. Narré par Anaïs Demoustier, il sera diffusé le dimanche 5 septembre à 22.45. 

12/08/2021, 08:57

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James Tynion IV, scénariste de Batman, quitte DC Comics

Une nouvelle surprenante vient de secouer le monde de la bande dessinée : James Tynion IV a annoncé qu'il se retirait de l'écriture de Batman et du Joker pour DC Comics, afin de créer de nouvelles bandes dessinée pour Substack. Tynion, qui a récemment remporté l'Eisner du meilleur écrivain, quittera Batman après la conclusion de l'événement Fear State en novembre n ° 117. Il restera dans la série Joker en cours jusqu'au numéro 14, qui sortira en avril 2022.

11/08/2021, 12:15

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“Chaque roman de Petra Hůlová étonne et détonne” 

Petra Hůlová (née en 1979) est l’auteure de romans, de pièces de théâtre et de scénarios qui lui ont valu de nombreux prix littéraires. Elle commente régulièrement l’actualité dans la presse tchèque. Elle a étudié la linguistique, la culturologie et l’anthropologie à l’Université de Prague, à Oulan-Bator et à New York. C'est dans le cadre de la bourse de Fulbright Foundation qu'elle a pu séjourner aux États-Unis. Ses neuf romans ainsi que ses deux pièces de théâtre ont été traduits dans plus de dix langues, dont l’anglais, l’allemand, le polonais, le hongrois, l’italien, l’espagnol et le français. 

10/08/2021, 12:16

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Jutta Heinrich-Rosemann, “la beauté de la littérature et le pouvoir des mots”

Née à Berlin en 1937, l’auteure Jutta Heinrich-Rosemann est décédée ce 23 juillet 2021, annonce l’association des auteurs allemands. Étudiante en pédagogie sociale, littérature et allemand, elle devint rédactrice indépendante à compter de 1975. Elle aura publié de nombreux romans, textes de théâtre ainsi que des essais. Et ses écrits auront été récompensés de plusieurs bourses et prix durant sa carrière.

10/08/2021, 11:45

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Une soirée dédiée au centenaire de l’écrivain W.F Hermans

Le 1er septembre 2021, W.F. Hermans aurait eu 100 ans. À l’occasion de cet événement mémorable, l’ambassade des Pays-Bas en France organise une résidence d’auteur invité pendant trois mois. Marjan Slob, écrivaine et philosophe, aura ainsi le plaisir de séjourner à Paris du 15 août au 15 novembre pour écrire un essai. Une soirée dédiée au centenaire de W.F. Hermans aura lieu le 3 septembre 2021.

10/08/2021, 07:52

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Yakuza Reincarnation : un yakuza se réveille, changé en princesse

Le destin a transformé son existence de yakuza en celle d’une princesse… mais certainement pas ses principes ! Suivez la quête d’une princesse déchaînée qui va rétablir l’ordre dans son royaume à la manière d’un yakuza. Un « isekai » aussi drôle qu’énervé, disponible à partir du 10 novembre 2021 chez Kazé Manga.

09/08/2021, 14:40

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Marek Šindelka : explorer “la conscience noire de l’Europe”

Marek Šindelka est un poète, romancier, nouvelliste et scénariste. Né en 1984 à Polička, à la limite entre la Bohème et la Moravie, il a d’abord fait des études culturelles à l’Université de Prague, puis de scénariste à l’académie de cinéma FAMU – la plus importante université artistique de République tchèque. Son premier livre de poésie lui a valu en 2006, soit avant l’âge de 30 ans, le prix Jiří Orten. Il a également été deux fois lauréat du prestigieux prix Magnesia Litera, le plus important prix littéraire de République Tchèque. 

09/08/2021, 12:38

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Josef Pánek : choc culturel et attitudes xénophobes

Josef Pánek est scientifique et écrivain. Né à Prague en 1966, Josef Pánek a obtenu sa maîtrise et son doctorat à Prague, en République tchèque, puis a travaillé en Norvège et en Australie, avant de finalement retourner en République tchèque. Il a fait ses débuts avec une collection d’histoires courtes The Opal Digger (2013). Son deuxième livre, L’Amour au temps du changement climatique (2017, trad. Benoît Meunier), a remporté le prix Magnesia Litera (le plus prestigieux des prix tchèques) cette même année. 

07/08/2021, 11:40

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Décès de l'écrivain Lorris Murail

L'écrivain Lorris Murail est mort à l'âge de 70 ans des suites de la maladie de Charcot, a indiqué sa sœur, également autrice, Marie-Aude Murail. Il avait signé avec cette dernière et avec Elvire Murail, son autre sœur, plusieurs ouvrages.

06/08/2021, 17:05

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Miloš Urban, archivistes des paysages oubliés

Miloš Urban (1967), romancier. Diplômé en philologie moderne par l’Université Charles de Prague. Il travaille comme directeur de publication et également comme traducteur littéraire. Auteur d’une dizaine de romans, il est publié depuis 1999. Ses plus grands succès ont été Les sept églises (1999, dans l’édition française : Au diable Vauvert, 2011, trad. Barbora Faure), L’esprit des eaux (2001, prix Magnesia Litera), L’ombre de la cathédrale (2003) et La langue de Santini (2005). Sa dernière prose à ce jour est Urbo Kune (2016).

06/08/2021, 10:27

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Régis Debray, Didier Leschi et Mathias Enard : La littérature change le monde

Cet été sur France Culture, la littérature est à l'honneur avec deux séries inédites : Comment les livres changent le monde ? et Les romans de la grande bleue. La première explore l’histoire des treize livres qui ont bouleversé les lecteurs depuis 1945 et la marche des choses, en transformant les représentations à l’échelle internationale. La seconde, en revanche, est une invitation à découvrir dix visions du pourtour méditerranéen.

04/08/2021, 11:41

Autres articles de la rubrique Métiers

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HarperCollins lance une intitiative pour soutenir les librairies indépendantes

La maison d’édition HarperCollins lance « Indie Initiative » (Initiative indépendante), pour soutenir les librairies indépendantes du Royaume-Uni. Cette campagne, qui comprendra quatre volets, est conçue pour aider les libraires nouveaux et indépendants dans l’industrie. Des avantages supplémentaires pour renforcer les ventes dans le secteur indépendant seront également offerts par la filiale anglo-saxonne.

 

 

16/09/2021, 16:38

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Marie Fradette, directrice littéraire de la collection Romans aux éditions D'eux

Les éditions D’Eux (Québec) annoncent la venue de Marie Fradette comme directrice littéraire de leur nouvelle collection Romans. « Marie étudie, lit, analyse, critique et enseigne la littérature jeunesse à l’université Laval et à l’UQTR depuis une vingtaine d’années. Du roman au théâtre en passant par la poésie, elle s’intéresse à toutes les formes, fouille les nouveautés comme les classiques, reste à l’affût de ce milieu qui bouge vite et continuellement », indique la maison avec malice.

16/09/2021, 15:31

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Boxeur, éditeur d'Easton Ellis, Carver ou DeLillo : Naples pleure une légende

Tullio Pironti n’est certainement pas l’éditeur italien le plus réputé en dehors des frontières. Originaire de Naples, issu d’une famille de libraires, il fut boxeur dans son jeune âge — 50 matches dans la catégorie des poids welters et sélectionné en équipe nationale. Il devint par la suite éditeur et propriétaire de la librairie historique Piazza Dante à Naples : un symbole de la vie culturelle dans le centre de la cité…

16/09/2021, 15:19

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Un Webinaire sur l'histoire des bibliothèques en prison

Normandie Livre & Lecture organise le jeudi 25 novembre à 10h un webinaire autour de l’histoire des bibliothèques de prisons, de la Libération au début des années 80. 

16/09/2021, 15:09

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Éditeurs et auteurs se partageront 26,7 millions € de photocopies

26,742 millions €, c’est le montant de la cagnotte que le Centre français d’exploitation du droit de copie va répartir entre éditeurs et auteurs. Il s’agit là des montants perçus auprès des établissements d’enseignement, entreprises ou administrations autorisées à photocopier des œuvres. En tout, 76.285 œuvres sont concernées.

16/09/2021, 14:04

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Dilicom / Cyber Scribe : après la prise d'otage, les éditeurs “couteau sous la gorge”

La situation entre Cyber Scribe et Dilicom a définitivement viré à l’eau de boudin. « Et nous, petits éditeurs, ça nous met dans la merde, ce chantage pur et simple », s’agace une structure auprès de ActuaLitté. Il est vrai que depuis janvier dernier, la guerre des nerfs avait atteint son paroxysme… avant que Dilicom ne hisse un drapeau blanc. Une trêve de courte durée, comme le montre un récent email adressé aux éditeurs… David et Goliath, le retour.

16/09/2021, 11:58

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Un prix spécial pour “la bibliothécaire favorite des États-Unis”

La National Book Foundation a annoncé le 8 septembre un prix spécial décerné à Nancy Pearl, pour service exceptionnel à la communauté littéraire américaine. Bibliothécaire de renom et ancienne directrice exécutive du Washington Center for the Book de Seattle, elle recevra son prix honorifique lors de la 72e cérémonie des National Book Awards, ce 17 novembre. C’est Ron Charles du Washington Post qui lui remettra son prix.

 

16/09/2021, 11:56

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Rassemblement de l'édition indépendante internationale à Pampelune

Les Assises internationales de l’édition indépendante auront lieu cette année du 23 au 26 novembre. Organisées par l’Alliance internationale des éditeurs indépendants et l’Association des éditeurs indépendants de Navarre (EDITARGI), elles sont un des rassemblements importants de l’édition indépendante annuelle. Réunissant des actrices et acteurs de tous les continents, elles permettent notamment chaque année d’établir collectivement un portrait de l’édition indépendante mondiale.

16/09/2021, 11:03

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Baisse de fréquentation, incivilités : l'opposition des bibliothécaires au Pass sanitaire 

Un sondage mis en ligne ce 15 septembre par l’Association des bibliothécaires de France visait à répondre aux sollicitations, nombreuses et diverses. En l’espace de quelques heures, plus de 700 réponses sont parvenues. Évidemment, le sujet central est celui du Pass sanitaire et du contrôle des usagers à l’entrée des établissements. Épineux et plutôt intéressant, pour dépasser le clivage pour ou contre : un véritable instantané des ressentis terrains…

16/09/2021, 10:15

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OPA : Vivendi lancé dans l'absorption complète de Lagardère

Amber Capital et Vivendi ont décidé de s’entendre sur les actions du premier, que le second a manifesté l'envie de racheter. En somme, Vivendi, selon le communiqué diffusé ce jour, reprendrait les 25,3 millions d’actions d’Amber, soit 17,93 % du capital, sur la base de 24,10 € par action. Ce qui, avec un bref calcul mental, permet de mesurer la somme qu’il faudrait demander à son banquier. Lequel pourrait sourire, quand on ne s’appelle pas Vincent Bolloré…

15/09/2021, 20:09

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Directrice générale de Points : Cécile Boyer-Runge d'Editis à Seuil, destin connu 

ActuaLitté avait appris en avril dernier que Cécile Boyer-Runge avait quitté le groupe Editis : ancienne présidente de Robert Laffont, nommé en 2020, elle était passée secrétaire générale du groupe. Mais des projets personnels l’appelaient vers d’autres horizons. Il s’agit d’intégrer le groupe Média Participations, propriétaire de Seuil-La Martinière.

15/09/2021, 17:11

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Les Immortels : une librairie située Quai de Conti pour l'Institut de France

Elle est installée à l’adresse du Quai de Conti où se trouve l’Académie française, et rejoint donc la bibliothèque Mazarine : en hommage à ses prestigieux voisins, elle est baptisée Les Immortels. Car elle partage avec eux des origines anciennes : une époque où les échoppes de libraires siégeaient en majesté. L’institut de France a désormais sa librairie, et son chancelier, Xavier Darcos, ne peut que s’en féliciter…

15/09/2021, 15:49

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Wikipédia décliné en un sérieux jeu de société encyclopédique

Le partage de la connaissance et l’enrichissement collectif dudit savoir fondent les piliers du projet Wikipédia. L’encyclopédie participative, libre et ouverte, s’articule sur trois missions, déclinant son identité. Et après les livres imprimant les articles de l’encyclopédie, une nouvelle déclinaison s’en vient : le jeu de société Wikipédia.

15/09/2021, 13:34

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Le Costa Rica instaure la lecture comme un droit essentiel dans la loi

Le président Carlos Alvarado vient de ratifier un texte visant la promotion de la lecture, des livres et des bibliothèques pour le Costa Rica. Une nouvelle démonstration du chef de l’État, convaincu d’un nécessaire engagement des pouvoirs publics dans la vie des citoyens. Et puis, celui qui revendiquait Ernest Hemingway dans ses influences (avec Pink Floyd !) devait bien intervenir pour favoriser la lecture.

15/09/2021, 11:47

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Croissance du livre audio en Turquie : l'éditeur ABP Publishing en croissance

Éditeur de livres audio et numériques, ABP Publishing propose des ouvrages dans le monde entier, avec une centaine d’audiolivres édités chaque année. La structure diffuse également ses résultats intermédiaires du premier semestre 2021. Une tendance ? La croissance.

15/09/2021, 11:24

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Manuels scolaires : une entreprise “massive et stupéfiante” de contrefaçon

Ô cruelle virevolte du sort taquin : en mars 2017, plusieurs gros éditeurs scolaires d’Amérique décidaient d’une union sacrée avec les distributeurs, pour lutter contre le piratage et la contrefaçon. Parmi ces acteurs, Pearson, côté édition, Chegg, côté distribution. Quatre ans plus tard, l’éditeur se retourne contre le distributeur, accusé de violation « massive » du droit d’auteur. Vous avez dit ironie ? 

15/09/2021, 10:53

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Premier prix Goncourt, orignaire de Martinique, pas de bibliothèque pour René Maran

Mort en mai 1960, René Maran avait obtenu le prix Goncourt en 1921 avec Batouala, sous-titré alors « véritable roman nègre ». Un scandale alors, un succès pour Albin Michel son éditeur — qui a choisi de rééditer l’ouvrage, préfacé par Amin Maalouf. Mais la presse, vindicative et peu en phase, y voit la victoire d’un noir qui pour la première fois était en lice pour le Goncourt. Étonnamment, l’hommage prévu à Bacalan (Gironde), a lui aussi pris le large…

15/09/2021, 10:17

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L'écrivain Édouard Limonov vengé par la Cour européenne des Droits de l'Homme 

Edouard Limonov, de son véritable nom Edouard Veniaminovitch Savenko, était un auteur russe, et membre fondateur du Parti national bolchevik. Dirigeant d’une coalition faîtière rassemblant l’opposition, il est décédé en mars 2020. La Cour européenne des Droits de l’Homme vient de lui rendre justice, en condamnant la Russie. En 2005, le pays avait décidé de dissoudre l’organisation de Savenko, et de faire taire l’opposition par conséquent…

14/09/2021, 16:15

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Le SNE se dote d'une société pour organiser le Festival du Livre de Paris

Maintenant que le futur projet événementiel du Syndicat national de l’édition a un directeur, il lui fallait bien une structure. Ainsi, une assemblée générale est prévue ce 30 septembre pour adopter la constitution de ladite société. Une Société anonyme, à Directoire et Conseil de Surveillance, pour l’heure baptisée FL Paris. F...L, F...L, F...L, comme la tour ?

14/09/2021, 15:39

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Certificat Covid : le pass vaccinal obligatoire dans les bibliothèque de Suisse

Dès le 13 septembre 2021, suite à la décision des autorités fédérales, un certificat Covid (vaccination, maladie Covid-19 guérie ou test PCR ou antigénique négatif) et une pièce d'identité sont demandés à l'entrée des établissements du pays. Les quatre sites de la Bibliothèque de Genève diffusent un message commun pour alerter leurs usagers. 

14/09/2021, 15:03

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Une correctrice aux Prud'Hommes pour obtenir la requalification de son emploi

Ce 16 septembre, le Conseil des Prud’Hommes devra trancher dans une affaire qui oppose les éditions Robert Laffont à une correctrice. Selon les informations communiquées par la CGT Livre, cette dernière aurait travaillé de nombreuses années sous le statut d’autoentrepreneur. Or, la convention collective dans sa célèbre Annexe IV impose un salariat.

14/09/2021, 14:45

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Amazon : nouvelle politique salariale au Canada et embauches massives

Amazon continue son expansion et souhaite se rendre attractive. La preuve au Canada : le géant du commerce électronique annonce augmenter le salaire des travailleurs « de la première ligne » jusqu’à 21,65 $ l’heure, et prévoit d’embaucher 15.000 personnes supplémentaires. L’entreprise dirigée par Andy Jassy a besoin de main-d’œuvre pour soutenir son développement et profiter à plein de l’essor des achats en ligne.

14/09/2021, 12:11

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De l'italien au monde : le Salon de Turin pour la traduction

Le Salon international du livre de Turin consacre un événement numérique aux traducteurs de l’italien. Il se tiendra le 24 septembre 2021 de 16 h à 20 h en ligne sur la plateforme numérique SalTo +. « La traduction est le système circulatoire de la littérature mondiale », affirme Susan Sontag. Et son importance est bien reconnue par le Salon international du livre de Turin, comme le rappelle le communiqué de presse.

14/09/2021, 10:25

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Le manga représente 5,1 % des ventes de livres en librairies, sur 2021

Nous évoquions hier les ventes de mangas qui connaissent depuis le début de l’année des poussées de fièvre fulgurante. Évidemment, l’incidence du Pass culture destiné aux jeunes de 18 ans n’y est pas étranger. Mais la tendance en librairies mérite un coup d’œil prolongé.

14/09/2021, 10:21

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À nous la terre ! Les auteurs engagés “pour demain” avec le WWF

Neuf plumes contemporaines, françaises et étrangères joignent leurs voix pour témoigner de leur amour de la nature. Les bénéfices de ce livre caritatif au contenu inédit en poche seront intégralement reversés à WWF France. Catherine Cusset, Erri De Luca, Jean-Baptiste Del Amo, Sonja Delzongle, Luc Lang, Carole Martinez, Ron Rash, Jean-Christophe Rufin, Monica Sabolo, le tout préfacé par Isabelle Autissier : À nous la Terre marque l’engagement de ces auteurs « pour demain ».

13/09/2021, 17:35

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Librairies : vendre plutôt des mangas pour la rentrée littéraire ?

Rentrée littéraire rime avec abondance de biens à proposer en librairie. Mais cette année, les libraires ne trouvent pas spécialement de gros moteurs de vente pour accompagner la disparition automnale de chlorophylle. Mais si les feuilles passent donc du vert au rouge, les résultats de vente demeurent bons. Et même en belle progression en regard de l’année Covid 2020 ou 2019. 

13/09/2021, 16:10

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Les Presses de la Renaissance deviennent une collection de Plon

Créé en 1997, Les Presses de la Renaissance se sont attelés à proposer des livres « pour construire l’homme », répondant aux questionnements humains et à la quête de sens. La maison d'édition se transforme et devient une collection au sein des éditions Plon. C'est Valérie Rossellini qui prend la tête de cette nouvelle aventure qui offrira un premier catalogue de 11 auteurs, dont Valérie Rossellini elle-même.

13/09/2021, 16:02

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Roselyne Bachelot : le syndicalisme à géométrie variable 

« Ça ne compte pas, pour les artistes, les syndicats. » Cette sortie de piste option dérapage incontrôlé de la ministre de la Culture n’était pas passée inaperçue. À l’antenne de France Culture, Roselyne Bachelot indiquait passer son « temps à recevoir des gens ». Des gens. Pas des syndicats, parce que… probablement qu’elle préférerait des voyages en mer de Chine ?

13/09/2021, 15:07

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Covid : Amazon devenu libraire officiel des conspirationnistes

Les efforts d’Amazon pour lutter contre les infox et autres produits miracles anti-coronavirus n’auront pas duré. En février 2020, le cybermarchand nettoyait ses étals, à mesure que la pandémie grandissait, mais depuis, le mouvement des antivax a fleuri. Et les articles faisant la promotion de produits de désinformation massive sont revenus à la charge. Voilà le nouveau combat de la sénatrice Elizabeth Warren…

13/09/2021, 13:55

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Après Giono, Proust : la tournée littéraire d'Emmanuel Macron

Le président de la République s’offre une promenade à travers le territoire, avec quelques grandes bouffées de littérature. La semaine passée, il avait rencontré la fille de Jean Giono, à Manosque. « Je dois beaucoup à Giono », assurait Emmanuel Macron dans Le Point. Mais la suite des événements sera plus classique encore, avec un retour à la mère des madeleines : Proust.

13/09/2021, 12:41

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Bibliothèques : “refuser l’entrée aux enfants de 12 ans”, le Pass sanitaire fait rage

Depuis le 9 août, le seuil de 50 personnes a été abrogé, impliquant une vérification du Pass sanitaire dès le premier entrant dans un établissement recevant du public. Et dans les rangs des bibliothécaires, les voix continuant de protester contre cette mesure de contrôle s’unissent. Les appels à la grève se répandent sur tout le territoire, depuis la capitale jusqu’à, récemment, la ville de Nantes.

13/09/2021, 10:36

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Pif : un illustré aux gadgets légendaires

Créé il y a un peu plus de 50 ans, le journal Pif a révolutionné la presse pour enfants. Rempli de bandes dessinées, de jeux, d’interviews et d’articles, il contenait surtout un bonus qui a fait une grande partie de sa réputation : un gadget ! Véritables pifophiles ou acheteurs occasionnels, nous avons tous (au moins) un gadget Pif qui nous a marqués, quelle que soit notre génération... 

13/09/2021, 10:11

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Tome 100 de One Piece : la touchante lettre du créateur à ses fans 

Le volume 99 de One Piece arrivera en France ce 15 septembre, mais en attendant, Eiichiro Oda va offrir une lettre à ses fans pour accompagner le volume 100. Depuis vingt ans, le mangaka, créateur d’un shônen qui a conquis des millions de lecteurs, tisse une grande relation autour de Luffy et de sa compagnie de pirates. Avec le centième tome, Oda dévoile une partie de son inspiration, et de son esprit facétieux…

11/09/2021, 12:29

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S'engager dans la sauvegarde des animaux, et d'une faune fragile

« La France est directement concernée par la préservation de la biodiversité. Plus que jamais, alors que nous progressons chaque année davantage dans la 6e grande crise d’extinction des espèces », indique Sébastien Moncorps, directeur du comité français de l’UICN. Pour sensibiliser le public et l’amener à réagir, un ouvrage, Faune Fragile, est signé par Florian Kirchner, avec des illustrations de Sandrot. 

10/09/2021, 16:36

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Pénurie de papier : la crise préoccupe les éditeurs américains

La crise du coronavirus avait déjà sévi dans l’édition en novembre et décembre 2019 : les importations depuis la Chine d’ouvrages, notamment jeunesse, prenaient des retards significatifs. Loin d’être réglée, la question pandémique rebondit avec les variants Mu et C.1.2, et ses nouvelles conséquences. En effet, la reprise industrielle mondiale, après l’année 2020, constellée de confinements, est poussive…

10/09/2021, 15:19

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Susanna Clarke, prix Women's Prize for Fiction, publiée chez Robert Laffont

Le prix Women's Prize for Fiction a récompensé cette année Susanna Clarke pour son roman Piranesi. On y déambule avec Piranèse dans sa maison aux pièces et couloirs infinis où est emprisonné un océan. Piranèse écrit ses errances dans son journal et va faire la rencontre de quelqu'un qui vit aussi dans cette cité enfouie : l'Autre. La traduction française, par Isabelle D. Philippe, Piranèse, sera publiée par les éditions Robert Laffont le 7 octobre prochain.

10/09/2021, 14:33