#Technologie

Pour une définition du livre numérique

C'est comme le problème de l'oeuf de Christophe Colomb : on n'a pas besoin de définir l'oeuf (ni même s'il a précédé la poule ou pas), juste de savoir s'il faut le cuire avant de l'ouvrir

Le 04/01/2012 à 18:36 par Clément Solym

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Publié le :

04/01/2012 à 18:36

Clément Solym

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Un livre, c'est de l'inachevé fermé.
Antoine Emaz, Cuisine.
Merci J-Y.F. !
centre de gravité

Non, pas besoin de définir le livre numérique, on laisse ça aux calculateurs de TVA, de prix unique, de prix par rapport à la version imprimée, de marchands de toute sorte.

Axiome de départ : on n'a pas besoin de définition du livre numérique pour le lire.

La question c'est celle du changement de centre de gravité. Si on utilise l'expression livre numérique on le spécifie par rapport à livre non numérique, donc un objet matériel lié à un contenu précis, qui s'est progressivement constitué (dès avant le codex) en notion de livre, a pris son essor via l'imprimé pour continuer d'évoluer jusqu'à l'époque moderne, mais soudain, en deux ou trois décennies (déjà) s'est laissé dérober que sa nécessité d'objet soit liée à sa nécessité de contenu. Les grandes bases de données scientifiques, médicales ou juridiques, les grands dépôts d'images (anatomie, astronomie, histoire) ont installé les premières ce territoire hors livre, en ce qu'il concerne notre mémoire, notre héritage, notre pratique. On ne met pas assez l'accent sur le fait que le basculement de ce qui reste du livre n'est que la queue de comète du bouleversement de civilisation quant à la forme d'archivage et transmission de ses savoirs.

Ont suivi les savoirs techniques, y compris de la technique du texte, les réserves d'outils, y compris les dictionnaires (et bassins de dictionnaires), l'encyclopédie elle-même (et la révolution d'une encyclopédie mobile, participative, en mouvement permanent qu'est Wikipedia, en dédoublement quasi instantané et de notre navigateur et du livre qu'on est en train de lire), enfin la bibliothèque en voie de généralisation, pour compléter cette migration. Et pourtant, avec l'ultime transfert qui s'opère sous nos yeux, celui de la bibliothèque, on a la part symbolique du basculement.

Autant dire que dans tout cela, la notion réservée au livre numérique est bien congrue. Il reste que la création artistique était tout entière dans ce résidu, et donc nous-mêmes, et nos rêves.

nous sommes déjà sortis du livre

En contrepoint, la création et le travail esthétique du texte – dont le livre n'a jamais été qu'un aspect de la réalisation matérielle –, trouve dans le web une démultiplication et une intensification, tout simplement d'abord parce que réduction de la distance à notre propre usage : le lieu de publication est le lieu d'écriture, et parce que les usages qui fondaient l'écart de la littérature, rapport à la documentation, à l'enquête, à l'image, à la réflexion et l'agora, ont aussi installé leur campement principal sur le web.

Avec pour effet trompeur que ce que nous demandions originellement au livre, et créait cette inquiétude de ce qui pouvait s'en perdre dans la mutation, ne concerne plus alors que sa fraction spécifiquement marchande, dans sa disponibilité commerciale immédiate.

Et pourtant – dans les courriers reçus quotidiennement pour propositions que je décline (un peu égoïstement, parce que je préfère qu'on m'invite avec Pifarély pour ce que je considère comme mon art plutôt que pour la papote technique à l'attention de « notre revue destinée aux professionnels du livre » ou de « notre journée d'étude à l'attention des professionnels de l'édition », presque un tic puisqu'ils ne se sentent plus autorisés à l'expression chaîne du livre), de plus en plus l'impression que la référence même au livre ne nous est plus utile et que c'est cela qui m'éloigne. Que Livre au Centre soit le premier Centre régional du livre, ce matin même, à se dissoudre dans une entité plus large qui s'intitulera livre, image, culture numérique est quasiment un bon signe au regard de leurs équivalents qui dans la plupart des régions en sont restés à l'âge de la charrue à cheval.

Le paradoxe est donc que nous n'avons plus à nous déterminer depuis cette instance, et qu'en même temps les autres ont déjà pris l'habitude de nous tourner le dos. Lire, c'est difficile : m'interloque en permanence cette facilité de sites pourtant pointus pour les questions de mutation numérique à promouvoir les valeurs littéraires les plus consensuelles. Comment se faire lire ? (Cela aussi pourrait être une définition a minima du livre numérique : ce qui contribue à nous faire lire. Récente expérience en lisant récemment, dans une bibliothèque, les textes d'un auteur qui m'importe, et travaille dans cette bibliothèque : – Ah bon, ce que t'as lu, c'est dans son site ?)

le web suffit

Alors, évidemment, le web nous suffit, il est notre chantier, notre ressource, on y interagit et on fait interagir les textes avec qui les lit.

Non seulement le web devient la base de marche principale, mais ce qui est transmis à l'imprimeur sous le nom de livre, et dont l'objet matériel est la forme transportable et commercialisable, c'est aussi un site web complet, fermé, incluant ses ressources (xml), ses grilles graphiques (css), ses métadonnées.

Alors souvent le doute vient : ce que nous nommons livre numérique, n'est-ce pas seulement la projection intérieure que nous faisons – vers ou dans un objet numérique – de notre idée héritée, constituée d'après l'importance, fétiche et réelle, que nous avons constituée du livre imprimé ?

Seulement, le web contient tout, mais ne vient à vous qu'à condition de requérir ce qu'on cherche (travaux Olivier Ertzscheid). La médiation des contenus (question essentielle pour les bibliothèques) peut remplacer les tâches de mise à disposition de ces contenus, va indiquerrecommander, mais ne produira pas le web comme lecture.

Est-ce que notre lecture du livre sous format numérique, dans sa linéarité, sa sagesse typographique, n'est pas que le succédané dans nos usages numériques d'une pratique – qui peut être parfaitement noble, notamment pour ce qui concerne l'écart, la concentration, l'imaginaire, le travail intérieur –, que nous avions appris à constituer dans le livre ? Apprentissage très savant d'une pratique complexe – la lecture – dont rien par ailleurs, ni la socialité, ni la technologie propre (quoi de plus technologiquement complexe qu'un livre de poche) n'aurait besoin d'être alors redéfinie ?

Ce que les bases de données ont bouleversé des autres savoirs n'induit pas forcément une exigence de réactualisation pour nos pratiques de lecture. Mais l'écosystème par lequel ces lectures respiraient et reflétaient et représentaient et subvertissaient le monde, lui, s'est établi dans un autre champ. C'est la fonction littérature qu'il nous appartient d'y reconstruire, dans l'intérieur même de ces usages numériques qui sont désormais le camp principal de notre rapport au monde. Comment imaginer alors que cette fonction, si on la nomme livre numérique, se suffise de la transposition du livre ? Pas besoin pour autant d'entrer dans les absurdes articles de la Loi du prix unique pour le livre numériquepitiébureaucratique désavouée par ses concepteurs même, et qui ravale tout cela sous le mot d'accessoires.

Alors, le web. En quoi le web suffit, et ne suffit pas à la fois. En quoi l'éditorialisation peut se déplacer de la construction textuelle à l'objet en soi éditorialisé qu'est un site web, tout en gardant l'éventuelle spécificité induite par la production collective.

Questions qui pour moi ont lourdement résonné ces dernières semaines avec le travail entrepris (en binôme aveugle avec NumerikLivres) sur un site majeur de la création contemporaine, réflexion en prise autant avec le monde qu'avec le web lui-même, La Grange de Karl Dubost (oui, Karl) devenue livre numérique avec L'ange comme extension de soi.

on ne contourne pas l'argent

Il y a le petit bout de la lorgnette : si le site est notre atelier artistique en lui-même, comment assumons-nous la rémunération de cette création. Ce n'est pas un argument qui tient. La création de crête, littéraire ou picturale ou autre, ne s'est jamais déterminée par ses modes de rémunération. Des Flaubert ou des Proust n'auraient rien fait sans l'argent familial (je pourrais m'appliquer ça à une échelle bien plus humble), et pas besoin d'aller convoquer les figures de Rimbaud ou Baudelaire ou Isidore Ducasse comme antidotes. Des oeuvres essentielles comme celles de Ponge ou Kafka peuvent naître en parallèle d'une vie salariée, et le domaine public est tout engorgé d'auteurs professionnels oubliés.

Si la bascule prend un tour dramatique, ce n'est pas à cause du numérique, mais pour l'effondrement de tout l'écosystème, stages et ateliers, commandes radio ou télé, invitations dans les universités (étrangères, tranquillisez-vous), qui permettaient à ceux comme moi de tenir. Autre versant : en 10 ans, la courbe de répartition des ventes de livres a changé radicalement : en 1984, le Médicis pour l'époustouflant Cherokee d'Echenoz, c'était 35 000 exemplaires, mais mon 1er roman, Sortie d'usine, 2500 exemplaires. Aujourd'hui, la baisse du coût d'impression fait qu'à partir de 350 exemplaires vendus on est content, et qu'après 5 semaines ne restent en librairie que la minime poignée de daubes qu'on retrouvera partout et dont les ventes s'envoleront bien plus qu'un Goncourt d'il y a 10 ans.

Ce métier n'est plus un métier dedésir, à quelque intersection qu'on le prenne. La création littéraire était entièrement dépendante de cet écosystème édition chercheuse / librairie militante : le numérique a été d'abord un exil ou un contre-territoire, il en est maintenant le territoire même, non par compensation ou revanche, mais simplement parce que tous les usages, musique, sciences, image, la presse même, se sont établies sur ce territoire. Et pourtant, l'immobilité figée d'une énorme masse d'auteurs de l'imprimé, alors que tout se craquèle autour d'eux, et qui se souviennent de nous envoyer un mail seulement quand ils sortent un nouveau livre : on les aura pourtant assez prévenus, on leur aura de si longtemps tendu la main.

Mais cette gratuité (faire un site ne coûte rien, s'auto-publier sur Amazon et Apple ne coûte rien, écrire ne coûte rien) qui est valable à l'échelle individuelle ne l'est plus à l'échelle (micro)collective : les grandes plateformes ont beau déployer leurs outils d'auto-publication, et un des axiomes d'Internet étant que la réalisation la plus complexe ou sophistiquée puisse être réalisée à partir de logiciels libres, j'appelle tout simplement livre numérique l'établissement d'un (micro)circuit économique, basé sur la rétribution du service plus que et non sur le transfert de l'objet matériel, fût-ce la commodité du fichier transféré, qui permet l'établissement de ce collectif, incluant évidemment l'auteur (et l'idée d'une rémunération 50/50 auteur/structure c'est une question de fond posée à l'édition fossile), mais – pour publie.net question décisive, et pour l'instant si on y arrive c'est plus grâce à la générosité des bibliothèques qui s'abonnent que sur les ventes elles-mêmes – de pouvoir installer un circuit qui, lui, ne peut être basé sur le bénévolat : les heures de code et préparation éditoriale de 2 personnes (je ne me compte pas, et d'ailleurs c'est de + en + eux qui font le boulot, tant mieux, rapporté à la trentaine de textes qu'on a devant nous en retard), et côté Immatériel-fr l'appui sur une cellule d'action sans laquelle on serait au mieux dans ce circuit d'auto-publication...

Dernier point pour ce qui concerne cette question économique (pour ça que maintenant j'arrête avec les entretiens et trucs du genre, où on n'y coupe pas de ces questions niveau zéro du consensus sur le coût réel d'un eBook ou ritournelle sur le modèle économique – ben non, j'en ai pas – sans parler de cette prolifération d'études ou de rapports et de consultants devenue une profession bis pour d'aucuns qui ne savent pas trop faire autre chose), c'est précisément la constitution d'une validation symbolique.

Les journaux littéraires traditionnels savent évidemment qu'ils sont progressivement court-circuités : la médiation du web se fait par le web, pas mon genre d'aller me plaindre que les médias tradis s'intéressent à nous à propos des liseuses sous les sapins de Noël et non pas sur les formes et contenus des auteurs qu'on publie. Si nous entrons dans cette guerre, c'est parce qu'elle en est une : non, mieux vaut les happy few que la com' pour vendre, à nous de nous organiser pour tenir. L'idée de coopérative pour publie.net c'est parce qu'on ne délègue pas cette instance verticalement à l'éditeur – un écosystème d'écriveurs/liseurs/blogueurs qui devient l'instance principale d'une recommandation éclatée, diversifiée, curieuse, et fait naître en elle-même des initiatives textes-réseau (les vases communicants, leconvoi des glossolalies, les 807 et d'autres) qui est à chaque pas la récompense, et établit désormais le contrat de départ, pour éviter les fausses attentes.

Mais en imposant un catalogue, en montrant notre capacité à le diffuser, on établit ce repérage et cette validation symbolique nécessaire aux textes. Si cela induit la rançon d'une coupure avec les modèles basés sur le gratuit, j'assume.

sur quoi vous lisez ?

Et donc rien dans tout ça qui justifie d'en passer par cette instance, le livre numérique.

La fonction crée l'organe ? Depuis l'arrivée de l'iPad, j'avais délaissé la lecture sur liseuse à encre électronique, mal foutu, trop sommaire, aussi sexy qu'un Minitel. Le Kindle s'était inséré dans mon environnement, mais pour les fonctions parallèles à la lecture : plutôt pour se procurer des textes qui m'étaient nécessaires, sous réserve de leur disponibilité numérique. Aujourd'hui encore, pour mon petit polar américain en cours des heures loisir, une ou deux fois par mois c'est sur Amazon US que je me le procure, même si je le lis de nuit ou en sieste ou train plutôt sur l'iPhone ou l'iPad.

Il reste qu'à l'automne sont venus 2 grands chocs : l'arrivée enfin d'un vrai système concurrentiel de librairies numériques. Merci à iTunes d'avoir été notre poumon depuis 1 an 1/2, mais la surprise c'est qu'on vend encore plus sur iTunes depuis qu'on s'est mis aussi à vendre sur Kindle et Fnac/Kobo, plus les indépendants qui se défendent toujours, FeedBooks qui est reparti de l'avant, et ePagine. Exit par contre les libraires indépendants, de leur propre fait : ils ont eux-mêmes décidé, semble-t-il, de ne pas prendre pied dans cet univers. Pour nous, une situation désormais concurrentielle, qui impose à chaque acteur de disposer de sa propre médiation active, donc de valoriser les contenus qu'ils proposent, en tant qu'éditeur on ne peut qu'en bénéficier.

Deuxième onde de choc récente, enfin des outils à lire dont le prix s'établit à 100 euros ou autour. Et pas des outils au rabais : j'ai sur ma table une Fnac/Kobo, simple et facile, très excitante à lire, et dans ma poche quand je sors une Bookeen Odyssey, objet plus riche au toucher et dans les fonctions, capacités d'affichage et options vraiment un outil qu'on a plaisir à considérer comme sien : j'ai recommencé à lire sur liseuse – les 2 gérées via l'indispensable Calibre bien sûr. Constat qu'une fois que ces bêtes-là sont dans votre environnement, vous avez du mal à revenir en arrière vers le papier. Constat que le combat désormais dans la qualité et la singularité de l'offre, et le service au lecteur qui les accompagne. Tous les curseurs changent, pour nous auteurs, et change aussi, pour nous éditeurs, la complexité : armer un texte pour sa diffusion numérique c'est un travail bien plus complexe (on apprend à le faire, on a moins envie par contre de partager le côté artisanal de ce savoir) que ce que c'était il y a 6 mois ou un an.

La justification du livre numérique, c'est le travail qu'on met dedans.

Se stabilise un modèle où ces principaux supports (l'iPad, les smartphones, le Kindle, la Kobo, l'Odyssey, – manque juste la Sony) proposent chacune un accès one clic(avec fonction repentir pour le Kindle) vers une librairie numérique à peu près globalisée – publie.net par exemple est présent sur chacune. Et c'est bien curieux pour nous de suivre en détail la répartition et l'évolution des panels de nos titres vendus sur chacune de ces plateformes, y compris pour peser sur l'instance d'achat. Et que nous n'aurions pas d'indépendance non plus, en tout cas au regard des textes contemporains qui sont le centre de notre démarche, si nous n'en effectuions pas aussi la vente directe – largement 30% encore, mais qui doit représenter plus de 80% des ventes contemporain. Pour mémoire : année 2010, 10 000 titres vendus, 1er semestre 2011 5 749 titres, 2ème semestre 16 924 (inclut approximativement 1 600 Bartleby distribués gratuitement les 2 dernières semaines, à comparer d'ailleurs aux 250 téléchargements du très bel Afflictionnaire médical de Martin Winckler que nous avions proposé gratuitement aussi les 10 derniers jours de 2010) – cela donne, et nos chiffres sont riquiqui par rapport aux gros de l'édition (qui n'osent pas trop le dire en public, les libraires souffrent assez, mais leur politique a radicalement basculé ces dernières semaines), le contexte de progression actuel.

Et plus je vais dans les facs, plus je constate combien, même de 2 ans en 2 ans, pour les étudiants devant moi le NetBook ou l'ordi est le lieu intime de relation sociale, d'écriture tout spectre, et aussi de lecture dense, justement parce que cette intimité est devenue territoire. Mieux que ça (et ce n'était pas le cas il y a encore 6 mois), la banalisation de la lecture numérique induit qu'ils acceptent désormais le principe du téléchargement payant sur une plateforme comme la nôtre, sans DRM, et à prix respectueux (on a monté un peu, désormais plutôt fourchette 1,99/3,99). Par contre, pas de cadeau envers le bricolage.

Quant à lire sur écran (plaisir de lire longuement sur l'iPad dans la nuit, écran baissé au max dans le noir), qu'il soit de liseuse, téléphone, tablette, laptop, la difficulté n'est pas celle du lecteur : elle nous incombe à nous, qui définissons l'ergonomie des textes proposés.

le degré zéro du livre numérique, la transposition

La question devient alors, côté iPad, comme côté liseuses : c'est quoi, ce qu'on propose ?

Et accepter aussi le côté le plus élémentaire de la réponse : je propose, sur publie.net (plus précisément : chacun de l'équipe propose), ce que j'ai envie de trouver en numérique, et ce que j'ai le droit de proposer en numérique, malheureusement ce n'est pas la même chose.

Je ne vais pas proposer du Paul Bourget ni de l'Anatole France, sous prétexte que c'est facile à numériser et que c'est libre de droits. Mais si j'ai envie de relire les Lettres de Blanqui, et que je me les numérise pour moi (scanner PlusTek OptiBook + OCR ABBYY + Antidote, répétez pas à nos concurrents : mais même pas peur, si on a un beau catalogue, c'est qu'on sait ce qu'on cherche parce qu'on aime les textes, et ça fait bail de mois que je ne vais même plus voir ce qu'il y a ou n'y a pas de dispo, je m'organise avec mon matos, et les quelques milliers de kilos de bouquins entassés dans mon garage sous les vélos et les valises, c'est pas les projets qui manquent, y a qu'à déterrer), alors je vais au bout de la démarche et je les mets en ligne. C'est parfois long et peineux, je ne m'extirpe pas de Jules Huret, Enquête sur l'évolution littéraire ni de Clarté de Barbusse, mais ça finit toujours par arriver. Et d'autres fois c'est des coups de foudre comme le Chez les fous d'hier, découvert par hasard à 10h du mat et plus rien fait d'autre jusqu'à 23h qu'en ligne...

Là, on est dans le premier degré du livre numérique : ce qui s'est élaboré pour la forme livre, nous le transférons sur support numérique.

Et je ne le dis pas à la légère : nous commençons en ce moment la numérisation, avec l'accord des auteurs, de véritables trésors parus dans les années 70/80 ou bien plus récemment, mais chez des éditeurs qui ont mis la clé sous la porte, ou bien ne comptent pas s'établir dans le numérique (nous, auteurs, conservons pleinement les droits de ce portage, et pouvons considérer comme un lèse au sens juridique, ce manque à exploiter des éditeurs initiaux).

Tout l'enjeu, le voici : garder la petite flèche, et faire qu'elle ne limite pas le livre numérique à ce premier territoire.

petits corollaires

Addendum 1 : le transfert n'est pas neutre, les titres que je choisis, c'est souvent parce qu'ils vont se révéler d'autre façon. La journée sur les 350 fragments et aphorismes du Voyageur et son ombre de Nietzsche, c'était sur le même template élaboré pour Cuisine d'Antoine Emaz, et la notion de table des matières se volatilise sur l'epub, devenue index déroulant, multipliant les reflets de lecture et l'appropriation du texte.

Addendum 2 : la constitution pour chacun de sa bibliothèque numérique n'est pas neutre. C'est celle qu'on emporte avec soi, dans son Mac (quelle pitié qu'Apple se refuse à exporter iBooks sur le petit MacAir, alors que j'y passe tant de moments de lecture direct sur web ou sur la Kindle App), et dont on a toujours un vaste pan en poche sur l'iPad ou la Kobo ou l'Odyssey.

Addendum 3 : cette bibliothèque personnelle n'est pas contrainte par l'absurde limite du domaine public héritée de l'ancien monde, qui fait qu'on n'a pas le droit à lire en numérique Gracq ou Michaux ou Simon, et bien d'autres, la zone grise se réduit à 50 ans au Québec, donc on a tous sur nos machines Vian, Camus et d'autres, et bien sûr, tant qu'une offre légale ne viendra pas nous en proposer la ressource, on s'autorise de se passer de la main à la main les oeuvres qui comptent, les 3 cités ci-dessus autant que Perec ou Koltès ou d'autres mais ça on ne le dit pas et ne le fait pas en public.

pour une définition du livre numérique

C'est sur la base de ces préliminaires, touchant le web, la validation symbolique, mais l'appropriation des outils à lire que je définirais le livre numérique d'abord par cette division en trois points. Ce que je nomme livre numérique, c'est :

1, un fragment reconstruit, fermé sans frontière, d'une base de données

Voir Stephen Hawking pour sa définition célèbre : l'univers est un objet fermé sans bord ni frontière – me semble décisif pour remplacer par exemple ces idées de lecture fermée.

Un monde de données, proposé par Hubert Guillaud sur publie.net, inclut presque 1000 liens externes : la lecture sur tablette renverra toujours aux univers convoqués, sur la même surface de lecture, la lecture sur liseuse laissera le texte souligné, mais ne proposera pas d'interactivité, interdite par la surface tactile de l'écran, même si l'appareil dispose d'un accès web simplifié. On ne lit pas moins bien parce que la tablette dispose de cette possibilité de quitter le texte à tout moment, contrairement à la liseuse.

Cette capacité d'ouverture vaut aussi pour l'écosystème associé au livre, celui des notes, partages de notes, exports de notes. Elle vaut comme outil de l'écriture elle-même dans la mesure où dès la conception et dans la rédaction d'un texte nous usons du web, qu'il étend et densifie le geste d'écriture, y compris l'écosystème de l'ordinateur lui-même considéré comme brouillon, et que la clôture du livre numérique nous permet d'y intégrer organiquement ces pistes d'ouverture.

Enfin, base de données : quand je commence un stage, c'est toujours en demandant aux participants de descendre dans leur traitement de texte, de prendre possession du traitement de texte utilisé au quotidien en tant qu'il produit et organise des données, selon le même type d'organisation qui est aussi celle d'un livre imprimé, quand les fichiers partent de l'éditeur pour aller chez l'imprimeur.

2, pour lequel on a proposé un système spécifique de navigation complexe, réservé à son contenu, mais en proposant une (ou un ensemble de) circulations permettant de s'en approprier le contenu

On a appris à modeler nos sites et blogs de façon à contrer en permanence l'effet d'empilement vertical (fosse à bitume, renchéri par l'accès via propagation flux. Chacun ses propres stratégies, et j'ai l'impression que tout l'an dernier, parce que de nombreuses tentatives blogs se constituaient en masse critique suffisante, l'ensemble de ces stratégies a commencé de devenir perceptible. Du coup, même, qu'on a assisté à une reprise de l'importance des blogs en contrepoint ou contrepoids aux réseaux sociaux dont nous participons aussi, qui en deviennent le vecteur d'accès principal, mais ne sont pas capables eux-mêmes de constituer l'archive en architecture.

En parallèle, si sur publie.net nous continuons de nous méfier du livre-application, espèce d'impasse marchande, la prise de conscience que le déblocage essentiel du livre numérique, c'est que nous sachions enfin nous saisir de l'invention de forme dès sa conception. Que le livre numérique ne soit pas une invention graphique depuis un objet pensé comme livre traditionnel, épaisseur et table des matières, structuration des surfaces de texte, mais perception en volume et cinétique de l'objet proposé, avec ses souterrains, ses pièces supplémentaires ou niveaux de lecture, ses entrées-sorties. Non pas une scénarisation, mais une pensée du voyage en amont.

Ainsi, dans mon travail sur La Grange, avoir décidé d'insérer à chaque point les liens qui renvoyaient au site, indépendamment de sa chronologie. Reprendre la lecture de La Grange en tant qu'éditeur était un chemin usant de clics en étoile, sommaire ->texte et retour, et se déplacer ainsi dans le sommaire. L'éditorialisation – dans ce cas (d'homme) extrême sans participation de l'auteur –, c'était bien revenir à la notion de carte, de lecture en tant qu'on la produit. Le livre numérique ici se hisse à une pertinence que n'a pas en lui-même le site web, et peut la manifester sans remplacer ce site. Cela ne s'oppose pas à la tradition éditoriale, qu'il s'agisse du Journal de Léautaud ou de l'euvre de Kafka ou d'Artaud prises dans leur complexité hétérogène. Mais cela justifie, sans autre point d'appui que le web, cette détermination d'objet, en point 2 via la navigabilité en tant qu'objet spécifiquement retiré à l'incrément du temps et l'organisation de la base de donnée, le plaisir qu'on a à proposer, yes, le livre numérique.

3, capable de se séparer du site source, et de se constituer comme relation intime et individuée avec le lecteur qui l'a transporté dans son propre écosystème d'usage

C'est le dernier point, pour moi le plus essentiel et le plus obscur (dédié à Marc Jahjah, puisque lui au moins lira jusque-là !).

Où, le mystère du livre, sinon dans ce rapport corporel, qui n'est pas une fermeture, quand bien même on lit les deux coudes posés sur la table de la bibliothèque, mais un état particulier d'ouverture sensible aux perceptions extérieures du monde, quand bien même le livre est la production et la protection de leur écart.

Ce qui protège le livre, et autorise la singularité si hautement personnelle de la pensée, de l'imaginaire, et tout aussi bien ce bond sauvage qu'est le passage à l'écriture – qui n'existe pas sans ce bain permanent du livre et de l'appropriation du livre, oh ces pauvres débats sur le plagia, je préfère la hauteur Jabès –, c'est bien cette appropriation en ce qu'elle a de sauvage, en tant qu'elle dépossède l'auteur lui le tout premier.

J'appelle livre numérique, qu'il parte d'un site ou d'un ensemble composé sur traitement de texte, ce geste qui dépossède. À ce moment-là, et en cela, le livre numérique devient tel, et se justifie, par sa circulation autonome, une circulation qui en autorise l'appropriation autonome, sans autorisation de l'auteur.

C'est ce qui se passe pour le livre imprimé qu'on trouve chez un bouquiniste, qu'on s'approprie dans une librairie (et merci à celui qui en a constitué et orienté la possibilité), mais ce n'est pas ce qui se passe quand on est dans le site web d'un auteur, même s'il a la politesse de nous y laisser seuls et anonymes avec notre lecture – pareil qu'elle n'est pas tout à faitpossible si on est à l'IMEC ou à la BNF devant (dans) les archives léguées par un auteur. C'est ce point qu'il me semble que nous devrions collectivement affiner.

Il induit des corollaires : je suis anonyme dans une librairie, je ne peux l'être si je paye un texte numérique en ligne, mais je retrouve cet anonymat, au moins vis-à-vis de l'éditeur, si j'achète mon publie.net chez un de ses distributeurs. Et donc, pour nous éditeur/auteurs, d'avoir à construire cette présence sur le lieu de l'anonyme, et la diversité de ses modalités d'accès. Si je remercie les bibliothèques qui s'abonnent à publie.net, c'est justement parce que c'est cela qu'elles autorisent (considèrent de leur mission de service public d'autoriser.

Il induit aussi, en cela, l'exigence sur le format lui-même : nous n'avons cessé, tous ces mois, d'apprendre sur l'ergonomie et le code de l'epub. Je sais ce qu'ils nous reste à faire, et les mises à jour pour nous épuisantes, mais dont on viendra à bout. Reste que lorsque sur l'Odyssey je change la taille d'affichage par simple pincement des doigts, le je lecteur s'approprie le texte y compris dans comment il se figure. Nous autorisons en amont cette appropriation : ce n'est pas une renonciation à la typographie et l'ergonomie de la lecture en tant que processus éminemment social et savant, c'est un défi que nous avons à honorer en tant que tel – en tant que techné.

Voilà ce pourquoi le livre numérique existe, et qu'on y travaille avec du bonheur.

Allez, merci, ça m'a fait du bien de faire le point. Pas la peine de me mettre en commentaire que c'est pas clair ou bien que (trouvé avant-hier dans les commentaires que je n'ai pas validés) : dans un site qui se veut littéraire, on pourrait d'abord essayer de parler français. Ceux qui m'ont supporté en conférence savent que je suis incapable de non-improvisation, brouillon et débordé de trouille : le fait est, au contraire, que j'adore me faire des conférences à moi tout seul, ici sur mon site. C'était un bel après-midi, malgré le temps dehors. Toutes photographies Karl Dubost, La Grange, licence Creative Commons.

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16/08/2021, 10:44

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Le Pass sanitaire : “Bombe à fragmentation pour la lecture publique”

Déjà préoccupés depuis la publication du décret d’application, les établissements de lecture publique s’inquiètent plus encore de voir la législation poindre. L’accord trouvé par la Commission mixte paritaire sur le projet de loi sanitaire laisse planer plus d’inquiétudes encore. L’interassociation des bibliothèques et bibliothécaires diffuse un message d’alerte, ici reproduit dans son intégralité.

26/07/2021, 18:44

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La loi Climat et résilience briderait inutilement “l’activité de l’industrie papetière”

La « Convention citoyenne pour le climat » est, depuis sa création, présentée comme un moyen pour accélérer la lutte contre le changement climatique. LObjectif premier : réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40 % d’ici 2030, partout en France. Bien qu’engagée dans cet effort vers une industrie plus « verte », l’Union Française des Industries des Cartons, Papiers et Celluloses a exprimé ses inquiétudes. Nous publions ici leur réaction dans son intégralité.

22/07/2021, 13:17

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Maroc : le procès Radi et Stitou dévoile “une gouvernance par la terreur”

Reporters Sans Frontières parlent d’un « procès de la honte » après que le verdict ait été rendu : la justice marocaine condamne Omar Radi et Imad Stitou au terme d’une « procédure entachée d’irrégularité ». Accusés de viol, d’espionnage ou encore de non-dénonciation d’un crime, la cour de Casablanca n’a pas fait dans la demi-mesure. Jean-Philippe Domecq, Président au PEN Club français du Comité des écrivains persécutés livre ici un texte pétri d’indignation.

21/07/2021, 14:53

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Aux auteurs biélorusses, “nous redisons notre admiration” (Pen Club français)

Les citoyens, militants de la démocratie et auteurs biélorusses viennent de subir une nouvelle vague répressive, en Biélorussie. Sur ordre du président Alexandre Loukachenko, plusieurs centaines d'organisations non gouvernementales ont été visées par des perquisitions, le 14 juillet dernier. Parmi celles-ci, l'Union des écrivains biélorusses et le Pen Club local. Le Pen Club français exprime sa solidarité, dans nos colonnes.

19/07/2021, 09:47

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Les auteurs existent-ils vraiment ?

Avons-nous réellement progressé depuis le bureau de législation dramatique par Beaumarchais, précurseur de la Sacd ou de la Sacem ? Nous en sommes toujours à « Compose Le Boléro ou Born to be alive… scénarise un block-buster… Sois téléchargé un million de fois ou tais-toi ! » ! par Olivier Cohen, membre du conseil syndical de la Ligue des auteurs professionnels.

15/07/2021, 12:23

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“Nous sommes des centaines, chaque année, à rencontrer élèves et étudiants”

La Maison des écrivains est soutenue par les auteurs et les autrices qui la font vivre, qui travaillent avec son équipe au quotidien, et qui rencontrent, avec elle, leurs lecteurs, notamment grâce aux actions importantes, uniques au plan national, que conduit la Maison pour l'éducation artistique et culturelle. Une lettre ouverte au Président de la République le rappelle au moment où celui-ci vient, ce 17 juin, de déclarer vouloir faire de la lecture une grande cause nationale.

14/07/2021, 09:23

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“40 ans après la loi Lang, c’est toute la chaîne du livre qu’il faut sécuriser”

Parce qu'un peu d'histoire ne fait jamais de mal, surtout à une époque de contre-vérités rapidement disséminées, Gilles Kujawski, ancien commercial d’Editis, militant à La France Insoumise nous propose un retour dans le temps. Et de ramener de ce voyage quelques éléments pour éclairer le présent. Voire, qui sait : trouver des perspectives pour consolider la chaîne du livre dans son ensemble.  

10/07/2021, 10:14

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“En réalité, Milan Kundera écrivait déjà en français dans ses romans tchèques”

Paru en italien en 2013, puis aux éditions Gallimard en avril 2014, La fête de l’insignifiance fait désormais l’objet d’une édition en tchèque. Anna Kareninová — traductrice éminente et reconnue — a la responsabilité de rendre les textes de Milan Kundera en tchèque. Elle signe également la postface de cette édition (dans une traduction opérée par Anna Kubišta). Les éditions Atlantis, qui ont publié ce livre en 2020, nous offrent ainsi un regard inédit, personnel et complexe sur le travail même de traduction.

06/07/2021, 13:50

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Feel good books ? “Est-ce que Sagan, Duras, écrivaient pour faire du bien ?”

Écrire ne m'a jamais fait manger.J'ai fait ce que l'on appelle délicatement des "succès d'estime", ce qui veut dire que je n'ai eu aucune critique négative - quelle chance !-  mais que mes livres se sont vendus au mieux à 2000 ex. Tout cela en étant publiée par de belles maisons. Par Cathy Galliegue.

01/07/2021, 09:09

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Amis auteurs, “ne nous trompons pas de combat”

Avant même le rapport Racine, remis en janvier 2020 au ministre de la Culture, qui reconnaissait la paupérisation des artistes-auteurs, ces derniers alertaient sur une baisse de leurs revenus et une dégradation de leurs conditions de travail et de vie. Selon Paola Appelius, traductrice littéraire et présidente de l'Association des traducteurs littéraires de France, les préoccupations ont été entendues, et le travail d'amélioration a bel et bien commencé. Nous reproduisons ci-dessous sa lettre ouverte aux auteurs.

29/06/2021, 09:04

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Rentrée littéraire : la critique, le lecteur, le libraire et le quatre-quart

Encore deux mois de patience avant de trouver sur les tables de librairies, dans les dossiers ventrus de la presse, les titres de la prochaine rentrée littéraire. Alors parleront auteurs, éditeurs, journalistes, parfois quelques lecteurs dont la notoriété médiatique fera croire à une influence réelle sur les envies mouvantes des lecteurs. Qui mieux qu'un libraire, artisan besogneux de cette grand'messe dont il ne retirera lui-même ni lauriers ni couronne, pour poser un regard distancié, frondeur, amusé, bienveillant sur ce rituel que d'aucuns conspuent à loisir, avant que de s'y sacrifier ?

27/06/2021, 11:04

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Chris Ware : “Aux États-Unis, la BD n'est même pas considérée comme un art”

Grand Prix de la ville d'Angoulême 2021, l'auteur américain Chris Ware rejoint un panthéon qui réunit déjà Emmanuel Guibert, Rumiko Takahashi, Katsuhiro Ōtomo, Art Spiegelman ou encore François Schuiten. Dans une lettre reproduite ci-dessous, il salue l'affection et la déférence que la France consacre au 9e art.

23/06/2021, 10:28

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La lecture dans les établissements de santé, “espace d’intimité, d’évasion, de liberté”

La Fédération interrégionale du livre et de la lecture (Fill) s'engage dans une vaste opération de rapprochement entre les professionnels de la santé et ceux de la lecture publique, pour multiplier les projets culturels autour du livre et de la lecture dans les établissements de santé. Nous reproduisons ci-dessous le plaidoyer de la fédération, destiné à convaincre de l'importance cruciale de la lecture dans le parcours de soins.

18/06/2021, 15:06

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FIBD : les Autrices et Auteurs en Action “demandent maintenant des actes”

Le collectif AAA (Autrices et Auteurs en Action) entend attirer l'attention des pouvoirs publics sur les suites données au rapport Racine sur la condition des auteurs, qu'il estime « enterré ». Après une proposition de boycott du Festival international de la bande dessinée d'Angoulême 2021, le collectif a proposé un vote pour Bruno Racine, pour le Grand Prix. Vote qui ne sera pas comptabilisé, a confirmé l'organisation. Le collectif prend acte, mais demande à présent au festival de démontrer son soutien aux auteurs, lors de la prochaine édition. Nous reproduisons le courrier de réponse au FIBD ci-dessous.

09/06/2021, 14:49

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Les auteurs de Suisse s'expriment en faveur de la loi Covid-19 

La Suisse doit prochainement s’exprimer sur une législation et les débats vont bon train. Le secteur de la Culture touché au même titre que d’autres reste en demande d’actions. Et le collectif Suisse Culture, dont l’association des auteurs partage le message, demande donc que la loi Covid-19 fasse l’unanimité. « Qui dit non à la loi Covid-19 rend impossible tout soutien aux branches les plus durement touchées : la culture, l’événementiel, la gastronomie et le sport. » Leur appel est ici reproduit dans son intégralité.

31/05/2021, 17:01

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Affaire Marsan : huit autrices de Bragelonne “rappellent la société à ses obligations”

Une enquête de Mediapart, en avril dernier, a fait état des témoignages d'une vingtaine de femmes, qui pointaient le comportement « déplacé » de l'éditeur Stéphane Marsan, directeur du groupe Bragelonne, dans un cadre professionnel, à l'occasion de réunions ou lors de festivals. Depuis, la société n'a pas réagi publiquement, et aucune mesure ne semble avoir suivi ces révélations. Huit autrices de livres publiés par le groupe rappellent la société à ses obligations, menaçant de reprendre leurs droits sur leurs créations. Nous reproduisons ci-dessous, en intégralité, leurs revendications et leur lettre ouverte.

28/05/2021, 09:00

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En Biélorussie, la liberté d'expression et l'opposition en danger

Le détournement d'un avion de ligne par un appareil militaire, pour arrêter l'opposant et journaliste Roman Protassevitch, constitue le dernier « coup d'éclat » du régime autoritaire d'Alexandre Loukachenko. Depuis les résultats des élections présidentielles de 2020, contestés par une partie de la population, la répression s'intensifie. Le PEN Club français fait part de son inquiétude pour la liberté d'expression, dans un texte que nous reproduisons ci-dessous.

27/05/2021, 09:26

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Perdue en mer de Chine ? Roselyne Bachelot face à ses contradictions

Voilà quelques jours, la ministre de la Culture se lançait dans d’hasardeuses comparaisons : d’un côté les tensions en mer de Chine, de l’autre celles entre organisations représentatives des artistes-auteurs, qui seraient plus ardues à résoudre que les premières. Les intéressés — les artistes-auteurs, pas les Chinois… — ont décidé de répondre à Roselyne Bachelot, considérant que le mépris avait des limites… Leur texte est ici proposé dans son intégralité. 

17/05/2021, 15:21

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“Essentiel c’est-à-dire absolument nécessaire” : des libraires privés d'activité

Malgré les menaces de la crise sanitaire, le retour des beaux jours ouvre des perspectives plus heureuses, avec une reprise d'activité. Certains libraires, notamment ceux proposant des livres d'occasion, se trouvent toutefois privés de participation aux marchés en extérieur. Une situation incompréhensible, portée à la connaissance de la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, par Frédéric Mignon et Pascale Chassang, libraires à la Librairie Sans Nom, au Mans, dans une lettre ouverte publiée dans nos colonnes, en intégralité.

07/05/2021, 14:56

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Une loi sur les bibliothèques, “un marqueur fort et une opportunité”

Déposée au Sénat le 3 février dernier, la proposition de loi de Sylvie Robert (Ille-et-Vilaine), relative aux bibliothèques et au développement de la lecture publique, a bien sûr attiré l'attention des professionnels du secteur. Trois associations professionnelles saluent cette proposition de loi dans un communiqué, reproduit intégralement ci-dessous.

07/05/2021, 11:29

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Institut du service public : les conservateurs généraux des bibliothèques volontaires

Dans la foulée de l'Association des directrices et directeurs des bibliothèques municipales et groupements intercommunaux des villes de France, l'Association française des directeurs et personnels de direction des bibliothèques universitaires et de la documentation plaide pour une intégration des conservateurs généraux des bibliothèques au sein du futur Institut du service public (ISP). Nous reproduisons le texte de l'association ci-dessous.

06/05/2021, 11:24

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“Oui, on le savait. Mais personne n’a rien dit, surtout par peur”

Le 21 avril dernier, un article de Médiapart dévoilait les nombreux témoignages de professionnelles. Chacune pointait, dans ses relations, le responsable éditorial des éditions Bragelonne, Stéphane Marsan. Après la vague de révélations viennent les interrogations, les inquiétudes, les attentes. Adrien Tomas, auteur de fantasy, avait vivement réagi, et accepte de nous confier son texte. Le voici publié dans son intégralité.

04/05/2021, 11:32

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#MeToo dans l'édition : “Je suis Jeanne”, une témoin se dévoile

« Je suis Jeanne, l’une des témoins cités sous pseudo par Médiapart dans son enquête du 21 avril 2021. M. Marsan a répondu à cet article en identifiant les témoins, les unes après les autres, dans un exercice d’intimidation qui doit figurer dans un chapitre du Nécronomicon. Dans l’un des derniers paragraphes et sous couvert d’éloges contrits, il rend mon identité publique en citant Albin Michel, ma maison d’édition. Déjà, tout le monde s’en fout, de mon identité, donc joke’s on you. » Par Marguerite Imbert.

01/05/2021, 12:50

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Haute fonction publique : les conservateurs des bibliothèques attentifs

Après la suppression de l'École nationale d'administration (ENA), Emmanuel Macron propose une réforme de la haute fonction publique, avec pour principale mesure la « fonctionnalisation » de l’Inspection générale des Finances (IGF), de l’Inspection générale de l’Administration (IGA) et de l’Inspection générale des Affaires sociales (Igas). Les conservateurs et conservatrices des bibliothèques saisissent l'occasion pour demander une prise en considération de certaines revendications, portées par l'Association des directrices et directeurs des bibliothèques municipales et groupements intercommunaux des villes de France (ADBGV), dont nous reproduisons le texte ci-dessous.

29/04/2021, 16:20

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Harcèlement sexuel : soutien à "celles et ceux qui osent témoigner publiquement" 

Dans le contexte de l'enquête menée par Médiapart publiée le 21 avril dernier, où plusieurs autrices, auteurs et anciens salariés de la maison d'édition Bragelonne témoignent d'une attitude déplacée de Stéphane Marsan, directeur des éditions. Une pétition a été initiée sur le site de Chance.org par Lionel Evrard pour mettre fin à cette « omerta ». Nous reproduisons ici ses propos, dans leur intégralité. 

28/04/2021, 17:40

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Archives : le déménagement qui interroge

Le ministère de la Culture a récemment annoncé le dépôt des archives municipales de Troyes et des archives de Troyes Champagne Métropole aux Archives départementales de l’Aube, dans le cadre des dispositions prévues par le Code du patrimoine. Cette situation, inédite à cette échelle, soulève des questions sur la responsabilité et l’investissement des collectivités envers leur patrimoine archivistique, ainsi que le détaille l'Association des archivistes français dans une tribune, ici reproduite en intégralité.

23/04/2021, 09:21

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“Face à la détresse scolaire des étudiants, faire de l’enseignement supérieur une priorité”

Devant l'ampleur de la crise sanitaire, le groupe des éditeurs universitaires du Syndicat national de l'édition lance un appel, voire un cri d'alerte. Leur message est ici reproduit dans son intégralité. 

19/04/2021, 09:33

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Égypte : un chercheur détenu pour son travail sur les droits des femmes

74 organisations non gouvernementales internationales cosignent une tribune pour exiger la libération de l'étudiant et chercheur égyptien Ahmed Samir Santawy. Le 1er février dernier, il a été interpelé alors qu'il rendait visite à sa famille en Égypte, et reste aujourd'hui en détention provisoire, pour des motifs non expliqués. Nous reproduisons ci-dessous le texte des ONG, en intégralité.

16/04/2021, 16:57

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Québec : le devenir des écrivains au coeur des préoccupations

L’Union des écrivaines et écrivains québécois fait état de la publication de deux sondages convergents. Le premier, auprès de la population du Québec, le second auprès des écrivains, mais tous deux font état d’une prise de conscience et d’un réel soutien aux artistes. Nous reproduisons ici leur tribune, dans son intégralité. 

16/04/2021, 13:29

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Les bibliothèques universitaires demandent “une offre riche et diversifiée” d'ebooks

Les bibliothèques françaises des établissements de l’Enseignement Supérieur et des écoles de management, soutenues par le consortium Couperin, qui négocie les accès aux œuvres au format numérique, demandent dans une tribune un accès plus large et économiquement viable aux catalogues numériques des éditeurs. Nous reproduisons ci-dessous, en intégralité, leur texte.

15/04/2021, 16:58

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Roselyne Bachelot et l'Observatoire des métiers : “Un problème de méthode”

ActuaLitté reproduit ici une lettre ouverte de l’intersyndicale signée par 20 organisations professionnelles d’artistes-auteurs. Datée du 8 avril, elle concerne l’une des rares promesses de la ministre Roselyne Bachelot sur un Observatoire des métiers. Une annonce qui semble déjà fortement compromise compte tenu de la méthodologie du ministère, analysent-elles.

08/04/2021, 10:19

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“Le poids parfaitement illégitime de la commandite” d'Arnaud Lagardère

En tant qu’actionnaires minoritaires des Éditions Calmann-Lévy aux côtés de Hachette Livre, Éliane et Christopher Calmann-Lévy ont pris acte du départ d’Arnaud Nourry qui présidait aux destinées de Hachette Livre depuis 18 années. Dans un message communiqué à ActuaLitté, ils évoquent cette rupture, pour l’ex-PDG passé de « l’homme fort » au « maillon faible ».

03/04/2021, 17:24

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Ouverture des bibliothèques : “Aucune solution unique ne saurait être imposée”

Après les annonces présidentielles de ce mercredi 31 mars, les mêmes questions reviennent, du côté des professionnels des bibliothèques. Encore une fois, les associations interprofessionnelles apporteront des réponses, mais l'Association des Bibliothécaires de France (ABF) tient à avertir les autorités de la situation et des difficultés actuelles. Nous reproduisons ci-dessous le message de l'organisation.

02/04/2021, 14:47

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“Opacité, manipulation et atteinte aux droits syndicaux des artistes-auteurs”

L'intersyndicale des artistes-auteurs apprend aujourd'hui, le 29 mars, que la Direction générale de la création artistique du ministère de la Culture (DGCA) a convié les organismes de gestion collective et diffuseurs à des « groupes de travail utilisateurs, en visioconférence, sur la nomenclature de revenus d’artistes auteurs à laquelle travaille le ministère de la Culture et qui servira de base à la nouvelle interface informatique de déclaration des revenus d’artistes auteurs ». Nous reproduisons ici l'intégralité de leur texte.  

29/03/2021, 16:58

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Raphaël Glucksmann : “La politique souffre d’abord d’une absence de littérature”

ÉVÉNEMENT – Au fil des éditions, les Bibliothèques idéales de Strasbourg voient de plus en plus grand. Cette année, malgré les complications épidémiques, « les Livres ont pris le pouvoir », bel et bien : 200 écrivains, intellectuels, acteurs et musiciens ont investi la capitale alsacienne pendant 10 jours pour faire de ces rencontres un rendez-vous incontournable de la vie culturelle d’abord strasbourgeoise, ensuite alsacienne, bientôt française. Retour d’expérience. 

15/09/2021, 17:33

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Pourquoi le journaliste littéraire redouterait l'internaute critique ? 

Auteur Gallimard, juré Prix Goncourt, auteur d'une étude sur les traducteurs pour le CNL, journaliste, bloggueur et despote éclairé de la République des livres : Pierre Assouline est multi-casquette, solidement implanté dans l'industrie. Dans La revue des médias, il dénigre avec ardeur les réseaux de lecteurs, des « plateformes [qui] sont des sites marchands ». Et finalement, déplore une médiocrité propre à l'époque. Pierre Fremaux, cofondateur de Babelio, apporte les nuances impératives.

15/09/2021, 07:42

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La Peste d'après Albert Camus inaugure Kazoku, label manga chez Michel Lafon

En 2016, Ki&Hi devint le premier manga des éditions Michel Lafon : 6 tomes et un agenda plus tard, le succès dépasse 1,03 million d’exemplaires (donnée Edistat) sur cinq années. 2021 amorce alors une nouvelle voie : Kazoku, le label manga de la maison. Et pour l’inaugurer, c’est le roman d’Albert Camus, La Peste, adapté par Ryota Kurumado. Une aventure éditoriale peu banale, dont les deux premiers tomes sortiront d’ici 10 jours.

14/09/2021, 11:33

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Dicker, Zemmour et Sattouf : comment l'indépendance des auteurs effraie l'édition

Dicker, Zemmour, Sattouf : trois noms significatifs dans l’édition puisqu’ils pèsent à eux seuls plusieurs millions d'euros de chiffre d’affaires. Ils ont tous opté pour un changement de paradigme, mais réellement en rupture avec l’industrie du livre jusqu’à lors connue ? Pour point commun, un outil de diffusion et distribution qui leur ouvrira les portes des libraires, grandes surfaces culturelles et autres enseignes… Bref, les points de vente du livre. Un schéma disruptif, supposément, qui provoque des sueurs froides dans l’ensemble du milieu. Panique à Saint-Germain ?

10/09/2021, 11:52

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Patrick Imbert (Le Sommet des Dieux) : “Chez Taniguchi, je sens toujours une tonalité humaine”

En salles le 22 septembre prochain, Le Sommet des Dieux adapte le récit homonyme de Jirō Taniguchi, en 5 tomes (parus aux éditions Kana dans une traduction de Sylvain Chollet). L'histoire d'une passion vertigineuse pour l'alpinisme, où chaque sommet vaincu n'est qu'un seuil devant le prochain... Entretien avec Patrick Imbert, le réalisateur du long-métrage.

08/09/2021, 16:21

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Seghers : une rentrée à la recherche du lien entre tradition et modernité

La réorganisation des maisons décidée en octobre 2020 aura conduit Antoine Caro à la tête de Seghers. Une première rentrée littéraire, donc, qui amorce les trois axes de développement — tout en renouant avec l’histoire même de la maison. Poésie, beaux livres, littérature, la transition s’inscrit dans la tradition, celle d’une époque où Pierre Seghers conjuguait les genres et les talents. 

07/09/2021, 11:01

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Issues de la collection de Stefan Zweig, deux partitions inédites de Schumann retrouvées

Il est des vieux papiers que l’on exhume, avec une odeur d’antan, mais dont on ne soupçonne pas que leur histoire nous emportera loin, bien loin. Au sein de la Fondation Martin Bodmer (Cologny, canton de Genève), quatre pièces inédites ont été retrouvées. Muriel Brandt, chargée de mission pour la mise en valeur des partitions autographes en aurait dansé au son des lieder de Robert Schumann, ainsi que deux autres pièces, de Georges Bizet et Charles Gounod. 

03/09/2021, 13:17

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Masque sous le nez, Plume dans le postérieur : Saint-Germain des Près a encore frappé

Depuis 1955 que l’émission littéraire hebdomadaire critique les univers culturels — cinéma, théâtre ou livres — on pourrait s’attendre à un minimum de connaissances économiques sur ces secteurs. Pourtant, Le Masque et la plume, que Jérôme Garcin présente depuis plus de 30 ans, démontre que le germanopratisme a de beaux jours devant lui. Comprendre : quand les chroniqueurs s’en prennent sévèrement à Virginie Grimaldi, on touche le fond du fond radiophonique. 

01/09/2021, 12:50

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Vente d'épreuves non corrigées : collectionneur illuminé ou attrape-nigaud ?

Le marché du livre d’occasion fait pousser des soupirs désabusés aux organisations d’auteurs depuis bien longtemps. C’est pourtant en toute légalité que l’acheteur de livre papier peut revendre on exemplaire. Il existerait en revanche un autre marché, navigant dans une zone grise nettement plus contestable, installé sur le net français : celui des épreuves non corrigées. Des textes et des ouvrages non-commercialisables, mais qui servent aux éditeurs à faire connaître leurs publications très en amont…

31/08/2021, 13:04

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Eric Zemmour : “Comment je suis devenu auteur-éditeur”

ENTRETIEN EXCLUSIF – La France n'a pas dit son dernier mot sera le prochain livre d'Éric Zemmour. Une aventure éditoriale qui commence avec une rupture à l’initiative de son ancien éditeur, Albin Michel. Sans maison pour son prochain livre, le polémiste a choisi de monter sa propre société d’édition — Rubempré. Et de confier à Interforum la distribution de ses livres sur le territoire, et dans la francophonie. Il revient avec nous sur cette démarche, plutôt inédite pour un auteur de best-sellers.

25/08/2021, 17:32

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Crise du papier en France : pourra-t-on imprimer le prix Goncourt ?

En 2019, l’industrie papetière représentait 5,4 milliards €, incluant papiers et cartons, selon Copacel, organisation patronale. En somme, un douzième de ce que pèse la filière forêt-bois, matière première essentielle. Or, depuis fin 2019, plusieurs facteurs distincts provoquent une pénurie de papier. Et si les usages graphiques — incluant la production de livres — ne représentaient que 1,6 million de tonnes sur les 7,3 millions globales, la situation va en s’aggravant depuis la pandémie. 

 

24/08/2021, 14:47

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Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 7. XXe siècle

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette septième partie est consacrée aux traducteurs du XXe siècle, qui prônent une traduction non littérale pour les œuvres de fiction et qui créent une nouvelle discipline dénommée traductologie. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

20/08/2021, 10:03

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Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 6. XIXe siècle

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette sixième partie est consacrée aux traducteurs du XIXe siècle, qui affinent leurs méthodes et tentent de nouvelles approches dans leur art. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

19/08/2021, 10:24

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Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 5. XVIIIe siècle

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette cinquième partie est consacrée aux traducteurs du XVIIIe siècle, qui prennent pour habitude de traduire d’une langue étrangère vers leur langue maternelle, et non le contraire. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

18/08/2021, 11:07

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Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 4. XVIIe siècle

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette quatrième partie est consacrée aux traducteurs du XVIIe siècle, dont les traductions tentent d’être plus fidèles et transparentes que celles de leurs collègues des siècles passés. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

17/08/2021, 10:36

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Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 3. XVIe siècle

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette troisième partie est consacrée aux traducteurs du XVIe siècle, qui traduisent les auteurs classiques et la Bible dans des langues modernes (anglais, allemand, français, etc.). Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

16/08/2021, 10:46

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Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 2. Moyen Âge

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette deuxième partie est consacrée aux traducteurs du Moyen Âge, qui favorisent le développement des langues et cultures vernaculaires. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

14/08/2021, 10:48

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Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 1. Antiquité

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette première partie est consacrée aux traducteurs de l’Antiquité et à leur rôle de passerelle entre plusieurs langues, cultures et civilisations. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

13/08/2021, 13:35

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“Connaître et comprendre : les traducteurs ont toujours eu ce rôle d’explorateurs”

Docteure en littérature française et comparée, Lise Chapuis s’est un beau jour passionnée pour l’italien. Au point de faire métier de traduction. Elle dirige également la collection Selva selvaggia, des éditions L’Arbre vengeur, où, là aussi, elle offre aux lecteurs français de découvrir de nombreuses oeuvres du Bel paese – classiques et contemporaines. Entretien, tout en nuances.

11/08/2021, 10:46

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Finalement, Éric Zemmour a trouvé presque mieux qu'un éditeur

Secret de polichinelle, peut-être, mais bien conservé tout de même. Et surtout coup de maître, quand on pense aux ramifications, de la part d’Editis. Eric Zemmour, auteur esseulé, qu’Albin Michel avait dégagé de son catalogue de rentrée, n’avait d’autres options que l’autopublication pour maintenir la sortie de son livre. Il a donc ajouté une société d’édition aux cordes de sa propre entreprise, Rubempré. Et tant qu'à faire, autant se trouver une structure de diffusion, pour assurer la présence dans les points de vente, non ?

09/08/2021, 11:20

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BD 20-21 : “La bande dessinée vit une crise de croissance particulièrement aiguë”

L'année de la bande dessinée, imaginée pour l'année 2020 et finalement étendue sur une partie de 2021 en raison de la crise sanitaire, s'est terminée en juin dernier. Voulue par le ministère de la Culture, organisée par le Centre national du livre et la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image, l'opération s'organisait parallèlement à la remise du rapport Racine, très attendue par les auteurs et autrices. Pierre Lungheretti, directeur général de la Cité de la BD, estime que l'année de la BD a permis de mettre en avant la situation des créateurs et de lancer le processus de réformes.

05/08/2021, 17:16

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Alessio Forgione : un dialecte napolitain qui “s’étend bien au-delà des mots”

Le dernier livre d’Alessio Forgione, Napoli mon amour, est paru en début d’année chez Denoël. Traduit par Lise Caillat, ce roman parcourt une ville où désespoir et solitude s’entremêlent, pour Amoresano. Jusqu’à l’arrivée de Nina. Et soudainement, les rues napolitaines n’ont plus la même saveur. Entretien avec la traductrice.

05/08/2021, 11:54

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Bob Morane, ou l'ombre jaune de Roselyne Bachelot

Une nouvelle fois, le cabinet de la ministre fait grincer des dents. Ou bien faut-il considérer que l’année de la BD étant close, tout ce qui touche au 9e art se relaie à l’arrière-plan ? Henri Vernes ne méritait pas même un tweet, service de communication ministérielle a minima ? Non, manifestement non. Parce qu’en effet, Bob Morane n’a pas vraiment l’ampleur ni la présence justifiant que l’on se fende d’un hommage, même concis. Et puis, ce sont les vacances, pas question de faire du zèle ?

28/07/2021, 12:27

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“Je voudrais que l’oral fasse suer l’écrit”, Gilles Defacque

Voilà maintenant un mois que le ministère de la Culture a annoncé le départ de Gilles Defacque de la direction du Prato, pôle national du cirque de Lille. Remplacé par Célia Deliau, directrice du Cirque Jules Verne, pôle national du cirque d’Amiens, depuis 2016, c’est une page qui se tourne. Départ dans cette bibliothèque peu commune, celle du metteur en scène, clown, poète, Gilles Defacque.

26/07/2021, 12:18

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Un procès insensé : “L’Internet Archive a un cœur, et sait s’en servir”

Lorsque j'ai entendu parler des poursuites judiciaires pour non-respect du droit d’auteur intentées le 1er juin 2020 aux États-Unis par quatre grands éditeurs (Hachette, Penguin Random House, Wiley, HarperCollins) à l’Internet Archive pour son Open Library, et ce en pleine pandémie, je n’arrivais pas à y croire. Et ce mauvais rêve se transforme en cauchemar puisqu'un procès retentissant doit débuter le 12 novembre 2021.

22/07/2021, 10:42

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Luca di Fulvio : “Mes personnages veulent suivre leur propre chemin”

Son sourire enjôleur et lutin fascine : rencontrer Luca Di Fulvio, c’est plonger dans le charme d’une autre langue, et dans une littérature d’un autre monde. Les lecteurs qui l’ont découvert avec Le Gang des rêves auront le bonheur de le retrouver dans un roman plus italien cette fois. Conversation avec un dilettante particulièrement attaché à son art…

15/07/2021, 16:46

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Brewster Kahle, archiviste ultra

PORTRAIT – Bientôt au cœur d'un tonitruant procès intenté par quatre grands groupes d'édition américains, la plateforme Internet Archive célèbre, en 2021, ses 25 ans. Depuis 1996, elle abrite des sauvegardes du web mondial, mais aussi des exemplaires numériques de films, enregistrements audio, jeux vidéo, journaux ou encore livres. Portrait du bâtisseur de cette bibliothèque d'Alexandrie, Brewster Kahle.

14/07/2021, 14:53

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La littérature, cet outil de connaissance

Le PEN Club, au carrefour international des cultures, est de ce fait bien placé pour constater que la littérature est au croisement de la création et de la connaissance. Ayant pour mission fondatrice la défense de la liberté d’expression et celle-ci n’étant pas divisible, le réseau solidaire des PEN Clubs nationaux a à connaître et faire connaître toute forme d’expression qui est opprimée parce qu’elle porte l’émancipation, la pensée mobile, donc critique, et les mutations de la sensibilité — autant dire : la littérature. Par Jean-Philippe Domecq.

06/07/2021, 10:07

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Philipp Weiss : “Nous n’avons pas de langue pour décrire le temps présent”

Pour la rentrée littéraire, certains se satisfont d’un roman. Avec Le grand rire des hommes assis au bord du monde, dans une traduction de l'allemand par Olivier Mannoni, Philipp Weiss s'aventure dans une oeuvre totale : cinq livres, dont un manga, à travers les 1200 pages d'une épopée rare. Rencontre avec cet auteur à l'oeuvre hors norme. 

05/07/2021, 10:38

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Le livre numérique, 50 ans d'existence et de lectures

Il fut le compagnon des lecteurs, au cours de cette année pandémique 2020, certains en ont découvert les vertus, par l’offre gratuite et libre de droit, d’autres le coût avec des titres plus récents. Mais le livre numérique, ou ebook, n’est pas ce jeune premier que la presse présente depuis quelques années. Voilà désormais 50 ans que ce format se construit, évolue, à travers les progrès technologiques et les investissements d’entreprises. Bon anniversaire, petit cinquantenaire.

03/07/2021, 11:35

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Des éditions collector de mangas victimes de la spéculation

Depuis le début de l'année 2021, le manga bat tous les records de vente dans les librairies françaises. Pour entretenir l'engouement et s'assurer la fidélité d'un public qui pourrait se contenter de versions numériques, voire de scans illégaux, les éditeurs n'hésitent pas à publier des versions collector, en quantité limitée. Maisons d'édition et libraires ne peuvent toutefois que constater le développement d'un marché parallèle, où la revente se fait au prix d'une intense spéculation.

02/07/2021, 13:23

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Histoire de l’ebook #17 - Les grandes dates du Projet Gutenberg

« Nous considérons le texte électronique comme un nouveau médium, sans véritable relation avec le papier. Le seul point commun est que nous diffusons les mêmes œuvres, mais je ne vois pas comment le papier peut concurrencer le texte électronique une fois que les gens y sont habitués, particulièrement dans les établissements d’enseignement. » (Michael Hart, fondateur du Projet Gutenberg et père de l’ebook)

02/07/2021, 09:21

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Histoire de l’ebook #15 - Un hommage aux bibliothécaires

Le/la bibliothécaire a toujours eu un rôle charnière dans le monde du livre, y compris numérique. Les bibliothèques sont largement couvertes par les médias, mais qu’en est-il de ceux et celles qui les font fonctionner ? Une première version de ce texte fut publiée dans ActuaLitté en 2016. Voici aujourd'hui une version revue et actualisée pour inclure les ultimes développements de la profession. L’auteure fut elle-même bibliothécaire avant d’être traductrice.

30/06/2021, 10:29

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Histoire de l’ebook #14 - L’ebook vu par quelques pionniers

Voici le sentiment de plusieurs pionniers du livre numérique interviewés par courriel au fil des ans pour mes articles et livres sur le sujet: Michael Hart (Projet Gutenberg), John Mark Ockerbloom (The Online Book Page), Robert Beard (A Web of Online Dictionaries), Jean-Paul (Cotres.net), Nicolas Pewny (Le Choucas), Marc Autret (Indiscripts), Pierre Schweitzer (@folio), Denis Zwirn (Numilog) et Henri “Henk” Slettenhaar (Silicon Valley Association).

29/06/2021, 09:23

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Histoire de l’ebook #13 - L'Internet Archive, une bibliothèque planétaire

L’Internet Archive est fondée en avril 1996 par Brewster Kahle à San Francisco (Californie) pour préserver un historique de l’internet. D'abord « bibliothèque de l’internet » avec la Wayback Machine, qui permet de voir l’évolution d’un site web depuis 1996, elle devient ensuite « une bibliothèque numérique à but non lucratif destinée à procurer un accès universel au savoir humain ». Elle propose deux millions de livres numérisés en mars 2010. Dix ans plus tard, elle est la plus grande bibliothèque numérique publique mondiale.

28/06/2021, 09:32

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Histoire de l’ebook #12 - De Google Print à Google Books

Google lance Google Print en mai 2005 en partenariat avec des éditeurs et des bibliothèques, puis le suspend trois mois plus tard suite à un conflit avec les associations américaines d'auteurs et d'éditeurs. Le programme reprend en août 2006 sous le nom de Google Books (Google Livres) et numérise les milliers de livres de bibliothèques partenaires. Mais Google continue de numériser des livres sous droits sans l'autorisation préalable des ayants droit, et le conflit se poursuit. Après une longue saga judiciaire de près de dix ans, la justice américaine tranche en octobre 2015 en faveur de Google.

27/06/2021, 10:34