Vice-président du Parti Pirate, député européen dans le groupe Verts-Ale, Lars Christian Engström, est programmeur informatique, activiste et homme politique suédois. Ce texte est la traduction du chapitre 6 d'un ouvrage dans lequel il détaille les propositions de son parti pour réformer le droit d'auteur.
Le 08/05/2012 à 09:19 par Clément Solym
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08/05/2012 à 09:19
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La plupart de l'industrie du divertissement aujourd'hui est construite sur l'exclusivité commerciale de productions sous droit d'auteur, et nous souhaitons préserver cela. Mais aujourd'hui les durées de protection – 70 ans après la mort – sont absurdes. Aucun investisseur ne s'engagerait dans un secteur avec des durées de retour sur investissement aussi longues.
Nous souhaitons raccourcir les durées de protection à quelque chose de raisonnable à la fois du point de vue de la société et des des investisseurs, et nous proposons 20 années à partir de la publication.
Nous souhaitons la même période de protection pour tous les types de création.
À productions différentes, durées différentes ?
Ne serait-il pas judicieux d'avoir des durées de protection différentes pour les différents types de création ? Vingt années de protection pour un programme informatique a certainement différentes implications que vingt années pour un morceau de musique ou un film. Ne serait-il pas mieux d'adapter les durées de protection selon ce qui est raisonnable pour chaque type de création ?
C'est en fait ce que je (Christian Engström) pensais moi-même, jusqu'à ce que j'en discute avec un ami qui était complètement d'accord. Lorsque l'on a commencé à discuter, nous étions tous les deux d'accord qu'il serait raisonnable d'avoir des durées de protections différentes puisque les marchés fonctionnent différemment suivant les secteurs.
© Wikipedia
Moi, qui ai une formation de développeur, je pensais qu'il était assez raisonnable d'avoir une protection plus longue pour les programmes informatiques, puisqu'assez souvent ils continuent d'être utilisés longtemps après avoir été écrits. Du code que j'ai écrit dans les années 84-86 tourne encore en production aujourd'hui, et continue de générer des profits pour ces compagnies. C'est différent d'une chanson de « pop », qui au mieux est populaire durant une année, avant de tomber dans l'oubli. C'était mon ressenti.
Mais mon ami, qui a une formation de musicien (mais qui est maintenant un juriste spécialiste du droit d'auteur, puisqu'il est plus facile d'en vivre), avait une opinion complètement opposée. Il voyait les programmes informatiques comme quelque chose que l'on met à jour au moins tous les 2-3 ans. Les logiciels plus anciens n'ayant plus de valeur commerciale, il devait être suffisant de les protéger pour une durée assez courte. La musique par contre, très souvent existe pour toujours, donc la durée de protection pour la musique devrait être bien plus longue. C'était son ressenti.
Rares sont les œuvres qui traversent les siècles
Et voilà comment ça se passe normalement, m'a dit mon ami qui avait eu des discussions similaires avec d'autres personnes. Pour le type de création qui est le plus proche de ta sensibilité, tu trouves raisonnable qu'il bénéficie d'une protection plus longue que tous les autres. C'est de cette façon que la plupart des gens réagissent apparemment.
Pour cette raison, nous ne serions probablement pas d'accord sur les types de créations qui devraient bénéficier d'une durée de protection plus courte ou plus longue.
Dans ce genre de discussions, pour lesquelles vous essayez de tomber d'accord sur une durée limite de x années, c'est dans la nature des choses que toutes les suggestions pour la valeur de x tendent à être quelque peu arbitraires et tombées du ciel. Devoir définir des valeurs semi-arbitraires pour chaque catégorie de production est encore plus compliqué, et cela réduit les chances de trouver une solution que l'on peut défendre de façon objective.
Une durée rationnelle pour un investisseur
Mais si vous regardez la question du point de vue d'un investisseur, les choses deviennent différentes. L'industrie de la musique à beau être très différente du secteur logiciel, ils ont quelque chose en commun. L'argent c'est de l'argent, quel que soit le secteur dans lequel vous choisissez d'investir.
Lorsqu'un investisseur prend la décision d'investir dans un projet quelque soit l'industrie – cela peut être la musique, le cinéma, le logiciel grand public, ou tout autre chose – cet investisseur établira sa stratégie avec une limite de temps pour obtenir un retour sur investissement. Si le projet se développe selon les prévisions, il est supposé couvrir ses coûts et dégager des bénéfices dans les x années. Si tel n'est pas le cas, c'est un échec.
X est toujours petit dans ce genre de prévisions. Que quelqu'un établisse une stratégie de développement concernant un projet culturel dont le délai de retour sur investissement est supérieur à trois ans, est hautement improbable. Les personnes qui construisent des ponts, des réacteurs nucléaires et autres infrastructures, effectuent évidemment des investissements à plus long terme, mais en dehors de ces industries, les stratégies de développement de plus de trois ans ne sont vraiment pas courantes en général.
C'est encore plus vrai dans le domaine de la culture. Qui peut prédire ce qui sera à la mode dans deux ou trois ans, dans un paysage aussi changeant que celui de la culture ? On attend de la plupart des projets culturels qu'ils s'autofinancent et génèrent des bénéfices dans l'année.
En considérant les durées de protections du point de vue d'un investisseur, on peut justifier le fait d'avoir les mêmes durées pour toutes les créations. Le but de l'exploitation exclusive du droit d'auteur est d'attirer les investisseurs vers le marché de la culture. Et les investisseurs pensent la même chose sans tenir compte de ce dans quoi ils sont en train d'investir.
Un projet doit s'autofinancer et dégager des bénéfices dans l'année ou les suivantes, autrement c'est un échec. La faible probabilité que le projet que vous avez financé se révèle indémodable et continue de générer des profits pendant des décennies est une chance pour l'investisseur, mais ça n'a pas sa place dans dans un projet de développement sérieux.
Pourquoi pas moins ?
Pourquoi 20 ans, et pas 5 ou 3 ?
Notre proposition d'une durée de protection de 20 années est un compromis pragmatique. Même s'il y a des arguments recevables pour lesquels 5 années ou même moins seraient suffisantes du point de vue de la société, beaucoup de gens pensent encore instinctivement que 5 années seraient trop courtes, au moins dans certains cas.
Et plutôt que de s'enliser dans des disputes non productives à propos de ce qui restera toujours, au moins pour partie, des chiffres arbitraires, nous choisissons 20 ans.
L'important c'est de se débarrasser des durées de protection actuelles d'une vie ou plus. Ces longues périodes sont clairement néfastes pour la société, puisqu'elles gardent la plupart de notre héritage culturel commun bloqué même longtemps après que la majorité des productions aient perdu toute valeur commerciale pour les ayants droits. C'est une perte sèche économiquement parlant, et un scandale culturellement parlant.
Si les durées de protections étaient réduites à 20 ans, cela résoudrait la plupart des problèmes « du trou noir du 20e siècle », et permettrait aux bibliothécaires et archivistes de commencer l'urgente tâche de préservation des créations du 20e siècle qui se dégradent dans les archives, en les numérisant. Cinq ou dix ans seraient plus appropriés pour favoriser l'archivage, mais 20 ans devraient convenir.
Dans le même temps, 20 ans sont encore suffisants pour nourrir le rêve plaisant (mais hautement improbable) de créer un succès majeur indémodable qui génère des revenus durant des décennies. Si votre prochain projet trouve le bon filon et vous propulse soudainement sous les feux des projecteurs pour longtemps tels que Paul Mc Cartney ou ABBA ont pu en profiter, 20 ans devraient être plus que suffisants pour que vous deveniez très riche, et que vous n'ayez plus jamais jamais à vous soucier d'argent.
Ce billet fait partie d'une série de traductions de l'anglais des chapitres du livre de Christian Engström et Rickard Falkvinge sur la réforme du droit d'auteur que défend le Parti Pirate suédois. Il s'agit ici du chapitre 6, qui détaille les propositions du chapitre deux. Un très grand merci à Étienne Loiseau pour avoir traduit en entier ce chapitre 6 !
N'hésitez pas à participer à la traduction des trois chapitres restants.
A noter que le Parti Pirate ne demande pas la suppression pure et simple du droit d'auteur, mais bien sa réforme. Pour plus d'informations.
Par Clément Solym
Contact : cs@actualitte.com
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On connaît Véronique Ovaldé pour ses fictions et leurs vies toujours prêtes à bifurquer. Avec Vivre sans bonheur et n’en point dépérir, paru chez Flammarion en cette rentrée littéraire, elle se tourne cette fois vers sa propre mère. Le récit est plus intime, sans abandonner l’imaginaire, et la place parmi les finalistes du prix des Deux Magots 2026.
30/09/2026, 17:03
Cyril Camus publiera Grand-Guignol aux éditions Anacharsis, ce 16 octobre. S’il revendique depuis l’enfance une passion pour les livres et l’horreur, l’écrivain entretient avec la musique une relation tout aussi profonde — quoique née plus tardivement, presque par accident. Du punk français aux chants celtiques, de Bob Dylan au free-jazz, des musiques de films à la darksynth, ses écoutes accompagnent autant son quotidien que son travail d’écriture. Au point de faire de la bande-son de Grand-Guignol une composante à part entière du roman. Il revient sur cette « musicobsession », ses découvertes fondatrices et ces morceaux qui, parfois, donnent à la fiction sa couleur avant même que les mots ne l’installent.
30/09/2026, 13:35
Auteur et président de l’Association de sauvegarde de l’Abbaye Saint-Félix de Montceau, Guilhem Méric revendique un parcours d’« auteur hybride », entre maisons d’édition et publication indépendante. À l’occasion du lancement de MORLHED – L’Ombre des Primordiaux, il explique pourquoi il a choisi le financement participatif, entre maîtrise des droits, cohérence de son univers, contexte économique du livre et relation directe avec ses lecteurs.
30/09/2026, 12:48
À 80 ans, Lucky Luke n’a pas fini de galoper. Commissaire de l’exposition Lucky Luke court toujours !, présentée à Quai des Bulles, Joub a replongé dans l’ensemble de la série pour raconter autrement le cow-boy de Morris : par le dessin, la couleur, les gags et les motifs qui traversent huit décennies d’albums.
30/09/2026, 12:04
Mais que fait ce sang sur le pull de Jennifer ? Une question qui a conduit Lucie Rico jusqu’à la finale du prix des Deux Magots 2026. Dans ce troisième roman publié chez P.O.L, une phrase inachevée ouvre une enquête sur un souvenir d’enfance, entre le baroque du giallo, reconstitution comme les vrais enquêteurs judiciaires, et mémoire familiale.
29/09/2026, 15:07
L’Académie Goncourt a donc retiré de Thélyson Orélien, de sa première sélection, au nom de plagiats antérieurs et d’analyses concluant que le roman serait « selon toute vraisemblance » produit avec IA. Une décision loin d'être unanime, on compte au moins Pascal Bruckner dans la résistance. Puisque l’Académie introduit le détecteur dans son prétoire, qu’elle aille au bout de sa logique : même outil, même protocole, même soupçon. Sinon, ce n’est plus une règle. C’est un traitement d’exception.
29/09/2026, 14:48
Paru le 22 avril 2026 aux Éditions Dangles, Fatigue chronique, et si c’était un épuisement surrénalien ? d’Elsa Holfert explore les mécanismes de l’épuisement liés au stress chronique. Kinésithérapeute de formation, l’autrice exerce aujourd’hui comme praticienne en santé fonctionnelle et en hormonologie.
28/09/2026, 16:40
Créée en juillet 2024 pour distinguer les œuvres d’origine humaine des contenus générés par intelligence artificielle, l’association Fabrication Humaine défend un label gratuit fondé sur l’engagement de l’artiste. Dans cette tribune, elle prend appui sur l’affaire Thélyson Orélien pour interroger la place prise par les outils de détection : sans trancher sur l’origine de C’était ça ou mourir, elle appelle à distinguer l’indice de la preuve et plaide pour davantage de transparence dans les processus de création.
28/09/2026, 16:30
Le 30 septembre, l’ONU célèbre la Journée internationale de la traduction. L’occasion de rappeler qu’en littérature, un mot de travers peut envoyer une expédition sur le mauvais continent, transformer Jésus en plante urticante ou rendre une civilisation extraterrestre dépendante à une voix. De Jules Verne à R. F. Kuang, sept livres où comprendre l’autre relève moins du confort que de la survie — avec, parfois, des résultats franchement discutables.
28/09/2026, 12:22
L’affaire Thélyson Orélien s’est imposée en quelques jours au cœur de la rentrée littéraire. Soupçonné d’avoir eu recours à l’intelligence artificielle pour écrire C’était ça ou mourir, puis rattrapé par plusieurs cas de plagiat concernant des textes anciens, l’auteur québécois conteste les accusations visant son roman. Le retrait du livre de la sélection du Goncourt a encore amplifié une controverse qui interroge désormais tout le monde éditorial. Par Auguste Feydeau.
26/09/2026, 14:00
Le 28 septembre célèbre la Journée internationale de l’accès universel à l’information. Excellente initiative. À un détail près : depuis des siècles, la littérature s’échine à démontrer que certains renseignements se porteraient beaucoup mieux sous clé. Lettres compromettantes, manuscrits impossibles, confessions judiciaires, dossiers de surveillance : cinq lectures où ouvrir le mauvais document revient rarement à améliorer sa journée.
26/09/2026, 09:30
Le téléphone avait été inventé pour permettre à deux personnes éloignées de se parler. Puis quelqu’un a compris qu’il pouvait également servir à vendre des fenêtres, proposer une mutuelle, annoncer un décès ou rappeler à quelqu’un que son passé savait toujours composer son numéro.
26/09/2026, 08:00
Thomas Perroud, normalien, est animateur de l’émission Anachroniques consacrée notamment aux premiers romans sur Fréquence protestante. Il revient sur les soupçons d’usage de l’intelligence artificielle au sujet du premier roman de Thélyson Orélien, C’était ça ou mourir (Grasset).
24/09/2026, 16:32
Après des décennies de mobilisations, de recherches et de récits, les violences sexistes et sexuelles ne sont plus seulement appréhendées comme une succession de drames privés. Elles constituent un objet politique, juridique et culturel. La proposition de « loi intégrale » actuellement examinée à l’Assemblée nationale en offre une nouvelle traduction — et invite à regarder l’histoire des mots qui ont rendu ces faits visibles.
24/09/2026, 16:10
Exclusif — Une figure de la science-fiction s'invite à l'Assemblée nationale, à la faveur d'une proposition de loi déposée par René Pilato, député La France insoumise — Nouveau Front Populaire de Charente. Les fameuses « lois de la robotique », conçues par l'écrivain américain, y sont citées, afin de motiver et nourrir un encadrement des intelligences artificielles mises à la disposition du grand public.
24/09/2026, 15:58
ActuaLitté a retrouvé, dans un article publié en 2023 sur un site alors animé par Thélyson Orélien, une phrase qui ressemble à une consigne de rédaction laissée par erreur. Un indice concret, distinct des détecteurs d’IA, qui vient désormais s’ajouter à une série d’éléments exhumés ces derniers jours par plusieurs médias et internautes autour des textes de l’auteur. Au-delà de son cas, l’affaire touche désormais à quelque chose de plus vertigineux : la possible fin d’un monde où l’on croyait encore savoir, sans trop de doute, ce qu’était un auteur.
24/09/2026, 13:34
Entre correction, réécriture et création, où commence véritablement « l’aide » à un auteur ? Écrivain, poète et correcteur, Adnan Algın plonge dans ses propres archives éditoriales pour interroger les interdictions visant l’intelligence artificielle. De ses interventions sur des romans aux cas célèbres de Raymond Carver ou T. S. Eliot, il questionne une frontière que l’IA n’a peut-être pas inventée, mais sérieusement brouillée.
24/09/2026, 11:53
Cyril Camus publiera Grand-Guignol aux éditions Anacharsis, ce 16 octobre. L'écrivain revendique une passion pour l’horreur née dans les livres, nourrie par le cinéma. De Guillermo del Toro à Stephen King, l’écrivain revient sur les monstres qui ont façonné son imaginaire et défend une conviction paradoxale : l’épouvante peut nous rassurer. Les démons de fiction ont sur les terreurs du réel un avantage décisif : ils n’existent pas. Une invitation à frissonner pour mieux souffler, qu'il partage dans nos colonnes...
23/09/2026, 17:36
Mère isolée, actrice pornographique quadragénaire, Sabine élève seule son fils Romain dans le vingtième arrondissement. Adolescent « normal », moyen, ce dernier subit un harcèlement en règle dès lors qu’une vidéo de Sabine fuite au collège, et fait le tour des réseaux sociaux… La suite ? Accompagnée par le hardeur Joseph, et par Enguerrand, bourgeois blasé, Sabine résout de se venger, guidée par son seul amour maternel. Une deuxième intrigue se met en place, mêlant cette fois milieux d’affaire et hauts-fonctionnaires, sur fond de revenge porn et de libertinage. Propos recueillis par Étienne Ruhaud.
21/09/2026, 16:54
Aux Deux Magots, Jean-Luc Coatalem a connu presque toutes les places : celle du jeune homme qui observe, du lauréat photographié sur le boulevard, puis du juré chargé, à son tour, de choisir. À l’heure où le prix 2026 entre dans le vif de ses délibérations, l’écrivain ouvre les portes d’une institution qu’il connaît désormais de l’intérieur, avec ses goûts, ses rites et ses petites stratégies.
21/09/2026, 15:53
De George Orwell à André Malraux, en passant par Aldous Huxley, Ray Bradbury, Friedrich Nietzsche et Franz Kafka, Bertrand Jouvenot propose de déplacer notre regard sur les « livres prophétiques ». Dans cette tribune, il distingue les œuvres qui ont anticipé les formes visibles de notre monde de celles qui auraient saisi des mutations plus profondes : crise du sens, autonomie des systèmes, transformation de notre rapport au temps et à nous-mêmes.
21/09/2026, 12:32
Le 21 septembre, l’ONU célèbre la Journée internationale de la paix. Mauvaise nouvelle pour la littérature : si ses personnages pratiquaient le dialogue, la médiation et le simple fait d’attendre la fin d’une phrase, des rayonnages entiers perdraient quelques centaines de pages. Cinq romans en apportent la preuve : ici, le non-dit, l’accusation mal étayée ou le bébé mal identifié suffisent à mettre le feu aux poudres.
19/09/2026, 10:00
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