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La rémunération des auteurs dans les salons et festivals en question

Lionel Destremau, directeur de la manifestation girdonine Lire en Poche, salon des livres de poches qui se déroule dans la ville de Gradignan en périphérie de Bordeaux, a fait parvenir à ActuaLitté une longue lettre ouverte, qui évoque la question de la rémunération des auteurs dans les manifestations littéraires. Le sujet est particulièrement d'actualité – plus largement sur la question de la rémunération des auteurs, tout court – et la lettre, selon nos informations, circule déjà auprès de différents responsables de manifestations littéraires. Ainsi, le courrier résulterait non seulement d'une réflexion collective, mais également d'une nécessité quasi urgente.

Le 31/10/2014 à 17:09 par La rédaction

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31/10/2014 à 17:09

La rédaction

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ActuaLitté

Nous publions ce courrier in extenso.

LETTRE OUVERTE A Monsieur VINCENT MONADE - CNL

La rémunération des auteurs dans les salons et festivals en question.

Depuis un certain temps maintenant (en particulier dans le milieu des auteurs BD) la question de la rémunération des dédicaces des auteurs invités à un salon se pose et fait débat. Certains sont pour, d'autres s'y intéressent mais ne se décident pas pour ou contre, d'autres souhaitent rester dans le fonctionnement actuel. En littérature jeunesse, la plupart des auteurs ou illustrateurs touchent, de la part des organisateurs de manifestations, une rémunération pour les rencontres et ateliers qu'ils pratiquent, en particulier au sein du système scolaire. Une rémunération est aussi largement acquise (il peut évidemment y avoir des exceptions) quand il s'agit pour un auteur de donner au public une variation sur ses œuvres sous la forme d'un « spectacle », soit lecture musicale, théâtrale, animation à partir des ouvrages, lecture dessinée, mise en scène littéraire, etc. Certains salons rémunèrent les auteurs BD pour leurs dédicaces, pas tous loin s'en faut. A ce jour cependant la question de la rémunération lors de signatures ou de rencontres/débats, pour les auteurs de littérature (littérature générale, polar, sf, fantasy, etc.) n'était pas le sujet le plus prégnant lors des festivals. Il faut souligner, notamment, que le problème de la « marchandisation » des dédicaces touche moins les écrivains que les dessinateurs de BD (pour lesquels on trouve vite, sur ebay ou ailleurs, des exemplaires de bandes dessinées dédicacés mis aux enchères à peine la séance de dédicaces finie).


Vincent Monadé, 

ActuaLitté, CC BY SA 2.0

Le magazine Livres Hebdo a annoncé récemment certains points de réforme proposés par le CNL, et s'agissant en particulier de la partie « Vie littéraire », les aides aux manifestations (salons et festivals) : « Plusieurs dispositions concernent la vie littéraire, dont la plus significative est sans doute l'obligation de rémunérer les auteurs pour leur participation à des rencontres littéraires et des festivals. » Comprendre donc que les manifestations demandant un soutien du CNL ne pourrait plus prétendre à l'attribution d'une aide qu'à la condition de remplir l'obligation de rémunérer les auteurs invités.

Il y a en France chaque année près de 500 manifestations autour du livre (dans une étude du MOTIF de 2009, on en comptabilisait 480), depuis les plus petites aux plus importantes. Parmi celles qui accueillent un public relativement important, disons à partir de 10 000 visiteurs sur un week-end, la plupart rémunèrent les auteurs invités qui pratiquent des ateliers ou des rencontres scolaires, en se basant sur la charte des auteurs jeunesse. De même s'agissant des auteurs qui produisent une animation de quelque type que ce soit. Dans ces deux cas, un travail de préparation ou de création est indéniablement nécessaire, et il est de fait rémunéré. Cependant, là-aussi dans la plupart des cas (et même s'il existe sans doute des exceptions), les rencontres littéraires (de un ou plusieurs auteurs, interrogés par un médiateur) et les séances de signatures des ouvrages sur les stands (tenus le plus souvent par un ou des libraire(s)) ne sont pas rémunérées (y compris pour les auteurs jeunesse qui, après leurs rencontres en milieu scolaire, acceptent de rester sur les salons sans réclamer un paiement de leur présence à hauteur de la charte des auteurs jeunesse).

"Il est un fait que les auteurs subissent aujourd'hui plusieurs baisses de leurs revenus, d'une part par la baisse des ventes de livres, d'autre part suite aux modifications en cours de certains régimes, notamment de retraite et de sécurité sociale."

Cette dernière situation est sans nul doute problématique, tant il est vrai que les auteurs invités à des salons et festivals prennent sur leur temps personnel, familial voire professionnel pour y assister, et on peut aussi le présumer, sur leur temps de création propre. Que par ailleurs, quand bien même vendraient-ils de très nombreux ouvrages en signature pendant la durée de leur présence, les droits moyens qu'ils peuvent en espérer, de manière indirecte, ne seront jamais financièrement à la hauteur des heures passées sur place. Et que si leurs éditeurs les incitent parfois à participer à des salons dans le cadre de la promotion de leurs ouvrages, ces derniers ne les rémunèrent pas pour cela, exactement de la même manière que lorsqu'ils se déplacent en librairie pour y faire, là aussi, des rencontres et/ou des signatures publiques. Il apparaît tout à fait normal que ce questionnement soit posé, en particulier dans une période où d'autres questions quant à la rémunération des auteurs (taux de droits, répartition, nouveaux accords liés au numérique, etc.) sont en chantier, une période qui, de surcroît, est loin d'être évidente financièrement pour nombre d'auteurs, en particulier ceux et celles qui essayent de vivre de leur création (et quand bien même nombreux sont ceux qui ont une activité professionnelle en dehors de leur travail d'écrivain).

Il est un fait que les auteurs subissent aujourd'hui plusieurs baisses de leurs revenus, d'une part par la baisse des ventes de livres, d'autre part suite aux modifications en cours de certains régimes, notamment de retraite et de sécurité sociale. Dans son souhait de défendre les auteurs, et dans la poursuite du travail de la SGDL en vue de rechercher des modes de revenus alternatifs pour les auteurs, il semble que les salons et festivals soient désignés par le CNL comme un des moyens nouveaux de rémunération des auteurs.

Cependant, plusieurs points sont à prendre en compte et, au moins, à discuter. Car visiblement le CNL n'a pas daigné poser la question aux premiers concernés, à savoir les organisateurs des salons et festivals… (lesquels sont parfois eux-mêmes auteurs !) et si ce n'est tous, a minima ceux qui aujourd'hui bénéficient déjà du soutien dudit CNL (une centaine). Une décision qui doit être annoncée le 3 novembre, sans concertation préalable avec la plupart des acteurs concernés et qui paraît méconnaître et le fonctionnement interne et les impératifs externes desdits festivals et salons... Une précédente réforme du CNL, en 2012, avait pourtant été arrêtée en plein vol, justement faute de concertation préalable. Celle en cours a sans doute été pilotée par des groupes de travail (?), mais sans que l'on puisse savoir quels professionnels en font partie et qui, parmi les responsables de manifestations et salons, a souhaité orienter la réforme des aides de la commission « vie littéraire » de la sorte. Sinon peut-être le seul réseau RELIEF. Or ce réseau, tout à fait respectable et aux intentions louables, réunit cependant peu de salons traditionnels, mais beaucoup de festivals, qui fonctionnent pour l'essentiel sur les créations/spectacles (Correspondances de Manosque, Ritournelles, Textes & voix, Paris en toutes lettres...) et des lieux d'accueil et de résidence (Maison de la poésie, Maison Julien Gracq, Villa Yourcenar...). Est-ce à dire que tous les salons devraient à terme suivre ce « modèle unique » (création théâtrale et musicale, résidence d'écrivains, etc.), ou bien les salons plus "classiques" ont-ils encore voix au chapitre ?

Quelques points qu'il serait bon d'observer et de discuter :

Une première question serait de savoir pourquoi seuls les festivals et salons devraient supporter cette obligation de rémunération pour les rencontres et signatures ? Visiblement, les libraires, qui reçoivent eux-aussi les auteurs en rencontres/signatures, exactement dans le même cadre que les manifestations, à savoir au service de la promotion des auteurs et de leurs oeuvres, n'auraient aucune obligation à rémunérer la présence de leurs invités dans leurs locaux. Bien sûr, ils n'en ont pas les moyens, la librairie se porte mal, chacun le sait, et le CNL est là pour les soutenir (aides financières, label LIRE, etc.) et donc certainement pas pour leur imposer de nouvelles charges. En revanche, le CNL semble penser que les festivals et salons ont, eux, des budgets éclatants de santé, à tel point qu'ils pourraient largement se permettre seuls de rémunérer tous les auteurs qu'ils invitent... Reste que, sans nul doute, si les salons et festivals en avaient les moyens, ils seraient les premiers à, déjà, rémunérer les auteurs. Si 90% d'entre eux ne le font pas à ce jour, ce n'est pas par mesquinerie, mépris de leurs invités, ignorance de la situation des auteurs, ni pingrerie..., c'est simplement parce que, financièrement, ils ne le peuvent pas !

Sans doute (peut-être ?, en tous cas pourquoi ne pas poser au moins la question), les éditeurs, qui eux souhaitent faire la promotion de leurs auteurs, que ce soit dans les librairies ou dans les salons et festivals, pourraient (éventuellement, qui sait ?) envisager la rémunération de leurs auteurs pour leur participation. Mais il est vrai que l'édition va mal, les petites structures n'ont pas la possibilité, même si elles le souhaitaient, d'ajouter le moindre centime à leur budget de promotion, et les plus importantes, elles, ne le souhaitent pas, n'envisageant pas de faire entrer dans leurs plans marketing une quelconque rémunération d'auteur de ce type. Déjà (heureusement pas tous) nombre d'entre eux ne participent plus à aucun frais liés à la venue des auteurs invités dans les salons, laissant aux organisateurs toutes les charges. Mais le CNL, qui soutient les éditeurs (projets d'édition, de traduction, etc.), à nouveau doit estimer que les festivals et salons, eux, ont des facilités budgétaires telles qu'ils peuvent se permettre ce que même les grands groupes d'édition ayant des moyens certains n'envisagent pas d'ajouter à leur budget... Et puis, probablement ne faut-il pas fâcher le SNE, tandis que les festivals et salons sont dispersés sur le territoire, qu'ils n'ont pas de poids collectif, et ont chacun des organisations différentes (à l'initiative d'associations, de municipalités, de médiathèques, de librairies) ce qui ne leur a pas permis un regroupement leur donnant un tant soit peu d'importance...

Conférence Les auteurs bientôt à poil (SGDL)

ActuaLitté, CC BY SA 2.0

En résumé : quelle méconnaissance profonde des festivals/salons et de leur fonctionnement budgétaire plus que précaire pour l'essentiel d'entre eux... (et soulignons-le pas à cause d'un problème de gestion, l'essentiel des salons comptant au centime près la moindre dépense pour organiser la manifestation). Ces salons se déroulent dans un lieu, le plus souvent au sein d'une ville (quelle que soit sa taille). Des municipalités donc qui soutiennent, parfois profondément, parfois de manière plus légère, ces manifestations qui viennent s'inscrire dans le paysage culturel de leur commune. Des municipalités qui ont de plus en plus de mal à accompagner leur propre festival local, amputées de ressources (réforme des dotations d'Etat) et dans le même temps subissant une augmentation de leurs dépenses (réforme des rythmes scolaires)... Des municipalités qui, pour certaines, ont soit déjà fait le choix d'arrêter tel ou tel salon (après tout la culture ne fait officiellement pas partie des compétences prioritaires des municipalités...), soit s'interrogent sur leur pertinence, sur leur poursuite annuelle, sur la diminution de telle ou telle partie de la manifestation, sur le vote de la prochaine subvention, etc... Des municipalités qui, dans d'autres cas, ont changé de couleur politique tout récemment, et qui ne soutiennent encore le salon ou le festival qui a lieu dans leur commune que parce que ce dernier ayant atteint une certaine reconnaissance, étant soutenu par le CNL (et donc le Ministère de la Culture), il est plus délicat d'envisager de le supprimer. En revanche, si le festival perdait son « label CNL »..., si son budget venait à être trop déficitaire... qui sait ?

Evidemment, la lourdeur administrative qu'impliquera la nouvelle règle n'est pas non plus estimée, multipliant pourtant par deux, trois ou quatre (selon le nombre d'invités), les démarches liées au paiement des auteurs, et encore, quand il s‘agit d'auteurs français (d'autant qu'il faudra sans nul doute donner tous les justificatifs de paiement au CNL dans les plus brefs délais), alors que les équipes qui montent les festivals (parfois bénévoles !) sont de plus en plus réduites, notamment dans les associations (et le cas de la rémunération des auteurs étrangers invités se posera aussi tant sur les modes de paiement, que sur les devises (tous les auteurs n'utilisent pas l'euro !)). Mais certes cela est sans doute surmontable, à terme, pour l'organisation administrative des salons et chacun ferait cet effort avec plaisir s'il en avait les moyens.

Reste tout de même les effets pervers de cette réforme qui pourront être, seront sans doute, les suivants :

1/ Pour être clair, prenons un exemple sur une base simple : disons un salon ou festival généraliste, qui programme une centaine d'auteurs (dans tous les genres). Ce salon rémunère les auteurs, en particulier jeunesse, pour l'ensemble de leurs prestations auprès des scolaires et du public jeunesse, et les activités de « spectacle » des auteurs (au sens large disons) en se basant sur la charte des auteurs jeunesse, soit environ 400 euros brut la journée et 240 la demi-journée ou au forfait selon les spectacles produits. Mais il ne rémunère pas les séances de signature et les rencontres/débats où 90% des auteurs n'ont pas de « travail » en amont à préparer et viennent aujourd'hui dans le cadre de la promotion de leurs ouvrages. En revanche, ledit salon prend tout le reste à sa charge, les voyages (depuis la France ou de l'étranger), l'hébergement, la restauration, les frais éventuels, mais aussi le travail des médiateurs sur chaque rencontre (et ensuite, tout le reste : logistique, matériel, personnel, déplacements, etc.). Si demain ce salon type devait rémunérer ses 100 invités du week-end, à raison par exemple du tarif des signatures de la charte des auteurs jeunesse (soit 205 euros brut la journée, 124 la demi-journée), le budget alloué, ne serait-ce que pour les signatures, serait environ de 41000 euros supplémentaires (100 auteurs x 2 jours, soit 200 x 205 euros/jour)… Disons que le salon organise par ailleurs une quarantaine de rencontres/débats pendant la durée de la manifestation, d'une heure chacune en moyenne. Sans appliquer un tarif à la demi-journée (pour une heure seulement), mais en étant « correct » a minima avec un forfait de 150 euros par rencontre/auteur, on obtient environ 15000 euros (100 auteurs x 150 euros). Au total, pour un week-end de salon, l'organisation débourserait au moins 56000 euros supplémentaires. Evidemment, cette somme se multiplie pour les salons accueillant 200, 250, 300 auteurs ou plus (à Nancy, « Le Livre sur la place » en accueille de 450 à 500 par exemple). Le CNL estime-t-il sérieusement qu'un « petit » salon de ce type (invitant 100 auteurs), mais tout comme un salon qui en invite 30 ou 50, et encore un salon qui en accueille des centaines, sont à même d'ajouter une ligne budgétaire aussi importante ? Estime-t-il que ces salons trouveront ces sommes auprès d'aides publiques (les municipalités, conseils généraux, régionaux, CRL, DRAC, Communautés urbaines, etc... ont vraiment ses moyens nouveaux à attribuer pour la culture ? Cela existe en France aujourd'hui ?), ou auprès d'aides privées (le CNL a-t-il jamais démarché des entreprises et autres commerces dans ce sens... ? Estime-t-il sérieusement que les entreprises françaises se portent si bien qu'elles ont développé un budget « mécénat culturel » en direction du livre et de la lecture ?). Cette explosion budgétaire n'aura-t-elle aucune impact sur les programmations ? Leur réduction, voire la suppression de certaines actions, y compris dans les différentes animations à l'année ? L'obligation de faire des choix... Pourquoi pas, après tout, peut-être est-ce le but recherché : supprimer certains salons jugés « en trop », réduire ou rendre inexistantes certaines programmations et gérer à la baisse l'enveloppe « Vie littéraire » du CNL ?. Ce serait une façon comme une autre d'imposer un tri dans les nombreuses manifestations : celles qui feront le choix de continuer différemment et en réduisant leurs actions, et celles qui jetteront l'éponge ?

"Le CNL estime-t-il sérieusement qu'un « petit » salon de ce type (invitant 100 auteurs), mais tout comme un salon qui en invite 30 ou 50, et encore un salon qui en accueille des centaines, sont à même d'ajouter une ligne budgétaire aussi importante ?"

2/ Comment ne pas penser que cette augmentation automatique du coût de la manifestation, avec un poste budgétaire supplémentaire important, aura des impacts nombreux sur les auteurs invités. Leur nombre risque de diminuer fortement dans bien des programmations (ce qui ne va pas dans le sens d'une meilleure représentation et variété des auteurs, bien au contraire - une mission que, pourtant, le CNL dit soutenir). Comment ne pas penser non plus à de possibles impacts sur ces choix de programmation qui deviendront plus contraints. A ce jour, bien des festivals fonctionnent sur une péréquation simple. Pour attirer un public nombreux, quelques auteurs reconnus qui permettent d'en inviter d'autres, plus méconnus, ou débutants, que le festival permettra d'aider à rencontrer du public. Si cette péréquation (proche du système éditorial classique) ne tient plus parce que l'investissement dans la venue d'un auteur est devenu trop important, nombre de salons risquent fort de chercher à programmer un peu toujours les mêmes, ceux qui sont susceptibles de maintenir le niveau de public de l'événement (sans quoi les financeurs, publics comme privés, ne les suivront plus), de même que le niveau de reconnaissance et d'attractivité (sans quoi les médias s'attachant si facilement et simplement aux têtes d'affiches ne les suivront plus non plus), cela au détriment de tous les autres. Non seulement cela risque d'accroître une concurrence malsaine entre les salons et festivals (et ce à un moment où bien des salons cherchent à développer des passerelles entre eux), mais cela limitera aussi les possibilités de faire découvrir des auteurs plus confidentiels. Comme dans l'édition entre les maisons petites et moyennes et les grands groupes, l'écart risque de s'accroître dangereusement entre les manifestations. Pour contrer cet effet pervers, nul doute que le CNL assortira sa réforme d'une contrainte supplémentaire, écrite ou simplement dite, voire implicite, avec un pourcentage obligatoire d'auteurs régionaux, de jeunes auteurs, ou d'écrivains dits plus confidentiels, dans les critères « Vie littéraire ». Mais, même s'il n'a pas communiqué clairement sur ce sujet, il semble peu probable que cette règle imposée amènerait ledit CNL, dont le budget est contraint, à accorder une aide supplémentaire à la manifestation lui permettant, justement, de rémunérer systématiquement tous ses invités, petits ou grands... Tout au plus concédera-t-il un soutien supplémentaire symbolique sur des « rémunérations minimales » créant à nouveau des disparités et des effets de concurrence accrue entre les salons ne pouvant payer qu'à rémunération minimale et les autres...

3/ Les seules structures qui pourront se permettre de rémunérer l'ensemble de leurs invités seront peut-être celles aidées et soutenues par de très grandes villes où elles se déroulent (et encore, cela n'est pas certain). De fait, les festivals se situant dans des villes de moindre importance, au budget déjà plus que contraint, n'auront pas la possibilité de suivre, et se retrouveront vite sans programmation envisageable. Pourquoi ? Parce que rapidement, en quelques années à peine, la plupart des auteurs feront probablement le choix (et comment leur en vouloir, c'est bien normal) de ne plus aller que dans les festivals où ils seront rémunérés systématiquement et le mieux possible… La diversité culturelle en régions, le soutien aux plus petits, risque alors d'être balayée au profit des salons les plus gros, ceux qui d'un côté auront les reins assez solides financièrement pour absorber le surcoût de cette nouvelle règle, mais qui, de surcroît !, toucheront l'aide du CNL parce que remplissant justement les nouveaux critères quand les autres ne toucheront plus rien faute de pouvoir suivre… Le CNL va donc généreusement créer un système où il ne soutiendra pas ceux qui en ont le plus besoin, mais ceux qui en ont les moyens...

4/ Rappelons-le, si la mesure peut tout à fait se comprendre pour une grande partie des auteurs/illustrateurs qui ne vivent pas de leur travail créatif, mais ont pour l'essentiel une activité professionnelle alimentaire en dehors de ce travail de création, ou ceux qui essaient d'en vivre et ont un besoin évident de ressources supplémentaires, - ce que l'ensemble des organisateurs de salons admet, comprend, mais à quoi ils n'ont pas les moyens, seuls, de répondre -, elle est foncièrement absurde pour les auteurs dits de « best-seller ». Ces auteurs « phares » seront parmi les premiers invités dans nombre de salons, afin d'y attirer du public, mais eux n'ont justement pas besoin de ces rémunérations supplémentaires… ! Ceux qui gagnent le plus vont donc en gagner encore plus, et les auteurs qui risquent de n'être tout simplement plus invités ne gagneront rien… et ne pourront plus défendre et présenter leurs ouvrages. Reprenons un exemple au hasard, celui du « Livre sur la place » à Nancy, manifestation aujourd'hui soutenue par le CNL. D'un côté, il leur faudra rémunérer tous les essayistes, dramaturges, primo-romanciers et jeunes auteurs invités. Très bien, ils seront sans doute ravis de recevoir leur chèque, et il est quasi certain que tous les responsables de manifestations aujourd'hui seraient heureux de pouvoir ainsi rémunérer ces invités. Mais dans le même temps, il sera donné le même chèque à des invités tels que Frédéric Beigbeder, Amélie Nothomb, Bernard Pivot ou Kathrine Pancol… ? Pense-t-on sérieusement que ces auteurs ont besoin de cette rémunération (pour une rencontre/débat ou une séance de signatures) afin de vivre de leur création ou de les soutenir dans leur travail d'auteur ? A moins que le CNL ne souhaite ajuster les rémunérations selon des critères objectifs : par exemple faudra-t-il demander, dans un grand élan administratif, une feuille d'Impôts sur le revenu aux auteurs invités, afin de savoir lesquels seront susceptibles d'être rémunérés selon la hauteur de leurs revenus ?! Ou bien faudra-t-il décréter que, effectivement, c'est plutôt absurde et que certains auteurs peuvent ne pas être rémunérés, mais à partir de quel niveau exactement, sur quels critères ?

5/ En imposant cette règle, comment ne pas se poser non plus la question de l'impact sur les autres aides, celles qui permettent à l'essentiel des festivals de survivre ? Le label d'un soutien du CNL est, bien souvent, pris en compte par les autres subventionneurs publics (villes, communautés urbaines, régions, conseils généraux, etc…), voire par les soutiens privés, comme un gage de « bonne manifestation ». N'étant plus en mesure d'obtenir ce « label », ce sont aussi les autres aides, particulièrement en régions, qui risquent fort de disparaître, ou d'être diminuées, pour les manifestations littéraires ne passant pas sous les fourches caudines de l'obligation décrétée par le CNL.

Le Budget Culture 2015 : une priorité du gouvernement, rognée, par Louis Loche

ActuaLitté, CC BY SA 2.0

6/ Quels leviers envisageables pour régler cette contrainte budgétaire sont à la disposition des salons ? Augmenter considérablement la location des stands (auprès des éditeurs ou des libraires de la région). Reste que, en cette période où la librairie va si mal, il apparaît quelque peu étonnant que le CNL pousse à contraindre les salons à faire dépenser plus les libraires... ? Mais encore : faire payer l'entrée de la manifestation ! Pourquoi pas, effectivement, se dire que, comme le Salon du livre de Paris, les salons en régions qui sont, pour la plupart, gratuits, n'auraient plus qu'à instaurer des entrées payantes ? Cela permettrait sans doute d'amortir, en tout ou partie, la rémunération des auteurs invités. Cependant, les manifestations (pour la plupart) considéreront sans doute comme un peu suicidaire de pénaliser le lecteur-visiteur. D'une part parce que, dans bien des cas, cela irait à contre-sens de la volonté politique de la municipalité accueillante qui, en général, souhaite conserver à sa manifestation culturelle une part sociale en permettant à tous d'y participer, y compris à ceux et celles qui ne peuvent se permettre de débourser de l'argent pour y assister. Ce point cependant pourrait être contrecarré par les services sociaux de ces municipalités, décidant de prendre en charge les entrées pour les populations défavorisées, mais en allouant donc un budget supplémentaire pour cela et du personnel dans les centres sociaux pour trier les visiteurs sur conditions de ressources ! D'autre part, rendre payant ce qui était gratuit auparavant aura une incidence immédiate sur la participation du public (baisse du nombre de visiteurs) et par ricochets sur la participation aux rencontres/animations organisées, voire sur les ventes de livres sur le site (et donc sur le chiffre d'affaires des libraires), mais aussi sur les subventionneurs (publics ou privés) qui prennent les chiffres de fréquentation comme un des critères de soutien. Faire payer le consommateur, appauvrir son pouvoir d'achat de livres sur les salons, est-ce à cela que le CNL souhaite pousser les organisateurs de manifestations ? Sans doute pas. Ou bien encore faudra-t-il que tous les salons de France prennent exemple sur les festivals de création comme Manosque afin de faire payer certains spectacles littéraires ? Au-delà de la triste uniformité du paysage des salons qui finiraient par tous se ressembler, les spectacles ont eux-mêmes un coût et les rendre payants permettrait sans doute tout juste de les amortir, sans régler pour autant la question de la rémunération des auteurs en signature sur les stands... Enfin, si cette règle obligatoire est instaurée, le CNL a-t-il envisagé, par exemple, de la conditionner à un soutien des éditeurs (voire les libraires) à partager, pour moitié, la rémunération des auteurs sur les salons, lesquels font de fait la promotion des livres desdits éditeurs ? Ce serait peut-être là une solution intermédiaire permettant ne pas faire supporter cette charge budgétaire seulement sur les épaules des organisateurs ? Pour autant, comment conserver un tant soit peu d'indépendance dans la programmation des salons si les éditeurs refusent de partager cette rémunération pour tel ou tel invité et à l'inverse imposent leurs choix pour tel ou tel autre ?

On le voit, le problème n'est pas simple, dans tous les cas pas aussi simple qu'une règle, exprimée sous forme de sentence qui paraît frappée au coin du bon sens pour la faire passer, mais soulève bien d'autres éléments en arrière-plan. Cette réforme, annoncée, esquissée pendant la journée de la SGDL consacrée aux auteurs, sera pourtant présentée le 3 novembre… est déjà pensée, écrite en termes de projet, sans que nombre des responsables de manifestations ne soient consultés... Parmi la centaine de manifestations soutenues par le CNL aujourd'hui, des salons comme L'Escale du Livre de Bordeaux, La Comédie du Livre de Montpellier, Le Festival du roman noir de Frontignan, Quais du polar à Lyon, Le Livre sur la place à Nancy, Le Marathon des mots à Toulouse, Le Salon du livre jeunesse de Montreuil, La 25° heure du livre au Mans, Les Utopiales à Nantes, La Foire du livre de Brive, Quai des bulles à St Malo, Festival du livre de Mouans-Sartoux, Toulouse, polars du sud, Etonnants voyageurs de St Malo, L'été du livre à Metz et tant d'autres, combien ont reçu une information préalable au sujet de cette réforme ? Combien ont été contacté pour recueillir leur avis, leurs doutes, leurs questions sur le sujet ?

Lionel Destremau

Directeur de Lire en Poche

Salon des livres de poche de Gradignan.

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Les manifestations littéraires reprennent, et les risques de contamination Covid avec elles. Un collectif d’une centaine d’auteurs signe une tribune pour rappeler les impératifs sanitaires et s'engage à ne plus participer aux événements qui ne mettraient pas œuvre des mesures simples.. Du bon sens et ce, pour la protection du plus grand nombre. Leur texte est ici publié dans son intégralité. 

18/04/2022, 22:34

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Des lecteurs de la BnF pointent une “dégradation définitive du service public”

Lecteurs, lectrices et personnel de la Bibliothèque nationale de France se sont accordés pour dénoncer de nouvelles conditions d'accueil du public, qui changent notamment les modalités de communication des documents. La direction a avancé des arguments dans nos colonnes, mais l'opposition persiste et signe. Elle déplore une « fin de non-recevoir » adressée par la direction à l'Association des lecteurs et usagers de la Bibliothèque nationale de France (ALUBnF), en refusant de recevoir l'organisation lors d'un comité technique, ce 14 avril.

15/04/2022, 15:18

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Les auteurs montent au créneau pour leurs revenus

Officialisée par les services de Valois, la mission confiée au professeur de droit Pierre Sirinelli aura pour objet d’aborder la question de la rémunération, entre auteurs et éditeurs. Une déclaration de la Société des Gens de Lettres et de l’Association des Traducteurs Littéraires de France savoure ce qui ressemble à une victoire : « Les demandes des auteurs ont été entendues », indiquent les associations. Leur message est ici présenté dans son intégralité.

14/04/2022, 12:46

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“Ensemble, c'est mieux” : entre manifestations littéraires, une nécessaire solidarité

LAM2022 – Travailler avec des partenaires, Le Livre à Metz sait faire et développe un bon nombre de ses actions en collaboration avec des institutions locales depuis plusieurs années. Claire de Guillebon, responsable de la programmation de l'événement qui se tiendra du 8 au 10 avril 2022, expose ici les bases d'un projet fédérateur et collectif.

29/03/2022, 15:30

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Ukraine : “Nous sommes prêts à accueillir ceux qui n'ont que leur plume et leur voix”

UkraineUnderAttack - Depuis 20 jours et lancement de l'invasion russe de l'Ukraine, l'émotion internationale reste vive, et les soutiens à la population et au pays agressés très forts. Le Pen Club français, qui défend la liberté d'expression des auteurs, assure les écrivains ukrainiens de son soutien, mais refuse toute « censure culturelle » à l'égard des créateurs russes. Nous reproduisons ci-dessous le texte de l'organisation. 

15/03/2022, 10:16

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ImagiNon : des auteurs de BD s'opposent au parc d'attractions Imagiland

À la veille du festival d'Angoulême, une tribune contre Imagiland, projet de parc d'attractions sur le thème de la BD, a été signée par 51 auteurs et autrices de BD. Parmi les signataires, Lewis Trondheim, Catherine Meurisse, Marion Montaigne, Manuele Fior ou encore François Bégaudeau. Cette tribune est à l'initiative du collectif ImagiNon, qui s'oppose depuis l'été 2020 à la construction du parc sur la ville de La Couronne (16). Le texte est retranscrit ici dans son intégralité.

14/03/2022, 14:24

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Appel à manifester pour protéger une langue française en danger

C’est un grand rendez-vous qui est donné, ce 20 mars à 14 h, et devant l’un des bâtiments les plus emblématiques peut-être, le Panthéon. Pourquoi cette manifestation ? Eh bien, les attaques perpétrées contre la langue française que dénonce le Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie. Interpellant les gouvernements, l'organisation appelle à « proclamer leur rejet de l’arrachage de la langue française et réclamer un sursaut civilisationnel urgent ».

14/03/2022, 00:29

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Sécurité sociale : des auteurs désormais démunis

Le gouvernement a diminué par décret la protection sociale des artistes-auteurs et autrices qui en ont le plus besoin, indique un collectif d'organisations d'artistes-auteurs dans une lettre ouverte. Ils appellent donc au rétablissement du bouclier social pour les artistes-auteurs et autrices. Leur courrier est ici présenté dans son intégralité.

11/03/2022, 11:18

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Bibliothèques, lecture publique : quelles ambitions pour les présidentielles ?

#Presidentielle2022 — 12 candidats sont donc officiellement lancés dans l'élection présidentielle 2022. L'actualité chargée, par la guerre en Ukraine, bien sûr, mais aussi et toujours par la pandémie, laisse peu de place aux débats. L'association des bibliothécaires de France (ABF) adresse une lettre ouverte aux candidats et candidates pour connaitre leurs propositions en matière de lecture publique, que nous reproduisons en intégralité ci-dessous.

07/03/2022, 15:59

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“Chacun fait ce qu'il peut pour aider à sauver notre peuple, notre Ukraine”

UkraineUnderAttack – Les gestes de solidarité à l'égard du peuple ukrainien passent par de multiples choses, parfois avec de toutes petites initiatives. Mais chacune à sa manière apporte un peu plus à l'édifice. Alain Serres, directeur des éditions Rue du monde, a fait parvenir à ActuaLitté un courrier, pour expliquer son engagement. Ainsi que le témoignage de deux auteurs de sa maison, Romana Romanyshin et Andriy Lesiv.

07/03/2022, 10:35

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“L’avenir des éditeurs indépendants russes semble bien sombre”

UkraineUnderAttack – Depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine, les manifestations ou actes de soutien à l'égard des Ukrainiens se multiplient. À l'international, mais aussi depuis la Russie, pays agresseur, où l'ensemble de la population russe ne soutient pas les décisions guerrières de Vladimir Poutine, bien au contraire. Avec son autorisation, nous reproduisons ci-dessous la déclaration de Vitali Ziusko, éditeur et fondateur de la maison d’édition de livres jeunesse russe KompasGuide.

05/03/2022, 08:30

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Ukraine : les bibliothécaires français s'engagent à diffuser “une information vérifiée”

UkraineUnderAttack — Dans le conflit ouvert par la Russie contre l'Ukraine, au coeur de l'Europe, le sentiment d'impuissance est parfois grand. Il est pourtant possible d'aider le peuple ukrainien agressé : l'Association des bibliothécaires de France appelle ainsi la profession à se mobiliser pour diffuser « une information vérifiée » sur le conflit. Nous reproduisons ci-dessous en intégralité le communiqué de l'ABF. 

01/03/2022, 15:43

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Les auteurs de Suisse solidaires “de la toute jeune démocratie ukrainienne”

UkraineUnderAttack – Les combats se poursuivent en Ukraine, alors que l’armée russe intensifie son action. Un important convoi de véhicules militaires a été observé ce 1er février, non loin de la capitale Kyiv. Malgré les premiers pourparlers, le conflit ne semble pas s’apaiser. Les condamnations et sanctions se multiplient contre la Russie, sans pour autant tempérer la volonté de Moscou.

01/03/2022, 08:56

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“Décoloniale, écologique, féministe, libre, sociale et solidaire” : une bibliodiversité à défendre

Des éditeurs et éditrices du monde entier se sont réunis à Pampelune-Iruñea, en novembre dernier, pour les Assises internationales de l’édition indépendante, organisées par EDITARGI (Association des éditeurs indépendants de Navarre) et l’Alliance internationale des éditeurs indépendants. L'événement a aussi été l'occasion d'adopter la Déclaration de Pampelune, qui rappelle les engagements pour « une édition indépendante décoloniale, écologique, féministe, libre, sociale et solidaire ». Nous reproduisons ci-dessous cette déclaration.

25/02/2022, 15:33

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Festival littéraire annulé, auteurs à moitié payés ?

« Pas de garanties pour une rémunération des auteurs et autrices jeunesse à 100 % en cas d’annulation des salons. » Dans un courrier adressé à ses membres, la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse revient sur une problématique que l'on pensait réglée : celle du maintien du paiement des auteurs invités pour une manifestation, même en cas d'annulation. Leur communication est ici reproduite dans son intégralité.

24/02/2022, 10:45

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#StopBolloré : “La tradition démocratique est aujourd’hui menacée”

Ils sont issus des milieux d’avocats et juristes et se présentent comme des lanceurs d’alerte. On y retrouve également des figures. Le collectif StopBolloré pointe du doigt les dérives de la concentration, désignant spécifiquement le patron du groupe Vivendi, mais déployant une vigilance plus large. Ce 16 février, ils tiennent une conférence pour dénoncer toutes les dérives qu'engendre ce regroupement des pouvoirs dans les mains de quelques-uns.

16/02/2022, 00:21

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En Algérie, une multiplication des “mesures attentatoires à l’État de droit”

En Algérie, le mouvement populaire désigné sous le nom de « Hirak » (« mouvement »), réclamait en 2019 le départ d'Abdelaziz Bouteflika, resté 19 ans à la tête de l'État. Après le départ de ce dernier, les citoyens avaient dénoncé la mainmise de l'armée et des anciens responsables, qui prolongeaient finalement le régime contesté. Le contexte sanitaire a permis aux autorités de sévir, en visant directement les manifestants et opposants. Le Pen Club français, dans un texte reproduit ci-dessous, appelle à la libération des opposants et prisonniers politiques.

15/02/2022, 09:55

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L'édition indépendante appelle “à lutter pour la défense de la bibliodiversité”

L'association L'Autre livre multiplie les interventions depuis quelques semaines : réunissant des structures d'édition indépendantes, loin des salons parisiens, elle avait déjà annoncé sa volonté de cannibaliser le Festival du Livre de Paris. Un geste empli de panache, dans la veine de Cyrano de Bergerac. Mais désormais, l'organisation appuie ses positions concernant la fusion Edithachette.

14/02/2022, 09:16

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Bibliothèques : la suspension du passe nécessaire à “la reconquête de nos publics”

Quelques heures après l'annonce de la fin de l'obligation de port du masque dans les bibliothèques, dès le 28 février prochain, l'interprofession appelle les pouvoirs publics à « programmer rapidement » la suspension des contrôles des passes sanitaire et vaccinal, « afin de pouvoir enfin travailler à la reconquête de nos publics ». Nous reproduisons ci-dessous le communiqué de l'interprofession.

12/02/2022, 07:02

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Présidentielle : des autrices et auteurs de BD s'adressent aux candidats et candidates

#Presidentielle2022 — Déplorant un faible intérêt témoigné pour les questions culturelles par les candidats et candidates, à quelques semaines des deux tours de l'élection présidentielle, le collectif AAA (Autrices Auteurs en Action) a rédigé une lettre ouverte à leur intention. Nous la reproduisons ci-dessous, en intégralité.

07/02/2022, 16:01

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La lecture comme facteur d'inclusion sociale : le manifeste de l'Alliance pour la lecture

Suivant l'annonce du gouvernement, qui a fait de la lecture une Grande cause nationale pour l'année 2021-2022, 70 associations, organismes et fédérations se sont coordonnés pour obtenir, ensemble, le Label Grande cause nationale attribué par le Premier ministre. L'objectif ? Rendre encore plus efficace le plaidoyer pour la lecture. Nous reproduisons ci-dessous le manifeste de cette Alliance pour la lecture.

01/02/2022, 11:35

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La stratégie Audible auprès des éditeurs : “Aidez-nous à éliminer la concurrence”

Depuis quelques années maintenant, la filiale Audiolivre d’Amazon a posé le pied en France, les achats de droits d’adaptation fleurissent. Audible travaille activement à développer ce marché, de même que Kindle tentait de structurer celui de l’ebook voilà quelques années. Volonté hégémonique reproduite, en changeant de support, les mêmes causes provoqueraient les mêmes effets… 

31/01/2022, 11:55

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Bibliothèques : les mesures sanitaires risquent “de rompre durablement un lien social”

Depuis le mois d'août 2021, les bibliothèques et médiathèques territoriales, en France, doivent se plier à des impératifs de contrôle, tant pour les usagers que pour les agents, du passe sanitaire et, à présent, du passe vaccinal. Ces restrictions d'accès à la lecture publique ne sont pas sans conséquences, préviennent les élus de la Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture (FNCC). Nous reproduisons ci-dessous leur communication, en intégralité.

28/01/2022, 12:12

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Censure, gratuité, formation : les bibliothèques désormais protégées par la loi

Promulguée avec une étonnante rapidité, la loi Bibliothèques, aussi dite Robert, du nom de la députée Sylvie Robert qui l’a portée, fut une avancée que la profession a savourée. Pour autant, nuance l’interprofession, plusieurs points nécessitent d’être éclaircis. Et de se dire prête à prendre part aux échanges qu’ils impliqueront.

26/01/2022, 15:03

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Festival du livre de Paris : en 2022, ce sera sans les Régions

FLP2022 – On savait qu’autour du Festival du livre de Paris, il y avait de l’eau dans le gaz entre les organisateurs et les éditeurs indépendants. Empêchés, pour des raisons tarifaires, de prendre part à l’événement, ces derniers déploraient « un coup sévère porté à l’édition indépendante ». Dans un courrier commun, porté par la Fédération interrégionale du livre et de la lecture, ils annoncent la couleur : Paris se fera sans les régions.

20/01/2022, 17:43

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Plus de 600 acteurs de la culture dénoncent la politique sanitaire, “outil puissant de division”

Corinne Masiero, Alain Damasio, Edmond Baudoin, Dominique A, Alexandre Jardin... L’appel à sortir du silence lancé par des bibliothécaires le 14 janvier dernier, et que nous avions relayé, semble avoir été entendu. Plus de 600 artistes, professionnels et professionnelles du secteur culturel (dont nombre d’acteurs du livre) s’associent pour dénoncer une politique sanitaire « dangereuse » et stigmatisante.

18/01/2022, 12:39

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“La Comédie du Livre – Dix jours en mai continue d'écrire son histoire”

Imaginée au milieu des années 80 par des libraires qui rêvaient de rencontres au grand air, la Comédie du Livre a connu, au cours des 37 dernières années, de nombreuses métamorphoses. Attentive à l’évolution des pratiques, à celle des attentes du public, des autrices et auteurs, des libraires, des éditeurs, la manifestation a su se réinventer régulièrement, étoffer sa programmation, accueillir des écrivains venus du monde entier. Par Régis Penalva Directeur littéraire et artistique.

19/05/2022, 11:27

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L'incroyable histoire du vin, le jeu : grains de raisin et vendanges s'emmêlent 

Le jeu de société, un temps oublié, revient sur le devant de la scène : soirées, bars à jeux et parties en tout genre font de cette activité un passe-temps de plus en plus plébiscité. Les Arènes surfent sur la vague avec ludicité et pédagogie : un nouveau jeu de plateau, L'incroyable Histoire du Vin, nous apprendra l'histoire du vin... en s'amusant. Pas même besoin de modération. De quoi profiter d'une partie, sans se refuser un verre ou deux.

19/05/2022, 08:01

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Valoriser la présence web pour ne pas “occulter le savoir-faire de l'éditeur”

Voilà bien longtemps, dans une galaxie bien éloignée de l’internet que nous pratiquons aujourd’hui, surgissait un site : Le Domaine de Gorn. Cet espace, fut développé par un passionné autour de la bande dessinée éponyme de Tiburce Oger, parue en 1992. Matthieu Moreau, comme d’autres à cette époque, constatait le peu d’engouement des éditeurs pour la Toile. Alors, avec une approche communautaire, le voici parti en vadrouille.

18/05/2022, 10:05

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Belgheis Jafari-Alavi : “Dans la culture persane, la poésie fait partie du quotidien”

ENTRETIEN – Belgheis Jafari-Alavi, enseignante-chercheuse, officie à l'INALCO, l'Institut national des Langues et Civilisations orientales, où elle enseigne la langue persane. Durant son cursus de recherche, elle a étudié la culture orale persane, et en particulier de l'Afghanistan, pour en détailler certains thèmes récurrents, notamment celui de l'exil.

17/05/2022, 11:00

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Ce cafard qui surgit à la fin d'un livre, ou le mal de lire

La lecture, remède contre le stress, plus personne ne le nie. D’autant que la science l'affirme : les bienfaits de cette activité sur le cerveau font l’objet d’études multipliées — l’imagerie cérébrale aidant les chercheurs dans leur démarche. Qu’une œuvre suscite également des émotions, les plus diverses, se comprend par certains mécanismes. Mais pourquoi, une fois l’ouvrage achevé, garde-t-on en soi une certaine mélancolie ?

17/05/2022, 09:15

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Écrivains : de joyeux lurons aux espoirs aussi hauts qu’un gratte-ciel

Le Graal dans l’édition, c’est d’être publié dans une maison d’édition respectable ni à compte d’auteur, encore moins sur Amazon. Certes, ils sont légions à voir leur manuscrit refusé, et par paresse souvent, ou par urgence, se précipitent tels les figurants de la littérature. Ils ne risquent pas pour la plupart d’en devenir les acteurs. Il faut choisir. Quant au Graal, on finit par l’oublier, on veut tout, le beurre, l’argent du beurre, la fermière et sa ferme. Par Gilles Paris.

16/05/2022, 13:04

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Crise du papier : “On est pris en otage par ces hausses de prix" 

#PenuriePapier - En marge du Prix Maison de la Presse, remis ce mardi 10 mai au siège de la SGDL, crise du papier et difficultés dans l'édition sont sur toutes les lèvres. Sophie de Baere, lauréate, et Constance Trapenard, son éditrice, se réjouissent des retombées de la récompense sur l'avenir des Ailes Collées. Toutefois, Arnaud Ayrolles, président fondateur du groupe NAP, estime que l'augmentation du coût des matières premières reste une vraie préoccupation. 

12/05/2022, 15:45

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Nathalie Bauer : l'expérience d'un italien atypique et international

ENTRETIEN – Elle vient de traduire le roman de Fabio Bacà pour les éditions Gallimard, Une chance insolente : Nathalie Bauer entretient avec l’italien une relation nécessairement passionnée, pour avoir fait métier de donner voix aux auteurs et autrices du Bel Paese. Et les projets ne manquent pas en cette année 2022.

12/05/2022, 10:19

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Webtoon : piccoma, “l'ambition de faire lire un petit peu tous les jours”

Depuis maintenant un mois et demi, la plateforme de webtoons piccoma Europe est disponible pour les utilisateurs français. Hyung-Rae Kim, président de la filiale européenne d'une des principales applications manga du monde, a accepté de répondre à quelques questions. Une façon de faire le point alors que l’application iOS est disponible – et bientôt, une solution directement accessible sur navigateur.

12/05/2022, 10:06

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Eszter T. Molnar : “La langue est une partie importante de la personnalité”  

FLP2022 - Parmi les stands d’éditeurs, comme à chaque édition, le salon de Paris, devenu festival, offre une tribune aux littératures nationales. À côté d’un pavillon grec et ukrainien, s’est installé le stand hongrois. Entre agrégation de maisons et uniformité, sous la bannière de la langue de Sandor Marai. L’occasion pour l’écrivaine Eszter T. Molnar de nous présenter son premier roman traduit en français chez Actes Sud, Teréz, ou la mémoire du corps, mais également d’évoquer la littérature hongroise contemporaine avec Zoltán Jeney, qui a monté l’emplacement.

11/05/2022, 15:47

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“Il est possible de proposer de nouvelles expériences littéraires”

Les genres de l’imaginaire se prêtent extrêmement bien au transmédia. Voilà longtemps que le Japon l’a compris – un peu moins longtemps que manga et anime sont acceptés comme d’authentiques véhicules culturels en France. Voilà longtemps, aussi, que les pays anglo-saxons nous abreuvent de films, de jeux vidéo, de romans tirés de licences, quand ce n’est pas l’inverse. Par l’équipe Pangar Studio.

10/05/2022, 17:46

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“Le renouvellement des générations joue en faveur de l'Imaginaire”, Lloyd Chéry

ENTRETIEN – En quelques années, il s’est imposé comme le journaliste incontournable dans le domaine de l’Imaginaire. Depuis ses premières armes de lecteur, à son passage en bibliothèque, Lloyd Chéry en a fait une signature. Créateur du podcast C’est plus que de la SF, il récidivera prochainement avec une nouvelle émission : C’est plus que de la Fantasy. Car tout cela, c'est plus que de la passion...

09/05/2022, 11:24

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Médiateur du livre : “Ce qui compte, c’est la clarté du cadre juridique”

Le Médiateur du livre, autorité indépendante chargée de traiter les litiges concernant le prix unique du livre entre les acteurs du secteur, a récemment fait le bilan d'une année 2021 bien chargée, et des prochains mois de 2022 qui s'annoncent tout aussi studieux. Le Médiateur et ses services comptent d'ailleurs communiquer plus souvent et largement sur leurs actions : Jean-Philippe Mochon, titulaire du poste, a répondu à nos questions.

02/05/2022, 09:55

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L'art délicat de la désinformation, cette “arme de guerre”

UkraineUnderAttack – La désinformation, comme arme de destruction massive : cette idée revient en force avec le conflit en Ukraine. Une forme de guerre moins coûteuse, qu’expose depuis une dizaine d’années le chef d’État major des forces russes, le général Valeri Gerasimov. Mais en remontant le fil de l’histoire même du terme, on retrouve un écrivain d’origine russe, qui en avait fait un thème majeur de ses romans : Vladimir Volkoff.

27/04/2022, 16:49

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Michaela Pavlátová : “En Afghanistan, l’intimité est très importante”

ENTRETIEN - Adaptation du roman Freshta de Petra Procházkova, le film d'animation My Sunny Maad sera diffusé dans les salles de cinéma sous le titre Ma Famille Afghane dès ce mercredi 27 avril. Herra, jeune femme d’origine tchèque, quitte tout pour épouser Nazir, désireux de retourner en Afghanistan. Le film, qui suit le regard d'une femme européenne dans un pays aux traditions diamétralement opposées, est notamment nommé aux Golden Globes. Sa réalisatrice, Michaela Pavlátová, nous a accordé un entretien. 

26/04/2022, 16:02

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“Ainsi disparaît cette sagesse de ne plus avoir de guerre sur le continent européen”

UkraineUnderAttack – Le Pen club français poursuit ses attaques et déclarations contre le régime de Vladimir Poutine. Cette fois, c'est en citant Léon Trotski que l'organisme de défense de la liberté d'expression, accompagne ses réflexions. « Peut-être ne vous intéressez-vous pas à la guerre, mais elle s’intéresse à vous. » Leur texte est ici proposé dans son intégralité.

                                                                                                          

26/04/2022, 08:00

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Strasbourg Capitale du livre ? “Cette candidature s’est imposée à nous”  

ENTRETIEN - La maire de Strasbourg a profité du premier jour du nouveau Festival de Paris, le 22 avril, pour annoncer la candidature de sa ville au label Capitale du livre de l’UNESCO. À cette occasion, ActuaLitté a pu s’entretenir avec Jeanne Barseghian, afin d'évoquer avec elle les atouts de la ville du Bas-Rhin et tracer les contours du projet porté par la mairie écologiste. Si la préfecture alsacienne est choisie, elle deviendra la première ville française à recevoir ce label. 

25/04/2022, 16:20

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Le livre d'occasion à l'âge des grandes plateformes

ENTRETIEN - Engagé dans des recherches sur le marché du livre depuis une quinzaine d'années, le sociologue Vincent Chabault dévoile cinq ans d'études sur le livre d'occasion avec Le livre d'occasion. Sociologie d'un commerce en transition. Dans la continuité de son livre précédent, Eloge du magasin : contre l'amazonisation, sorti en 2020 aux éditions Gallimard,  le maître de conférences et chercheur au CNRS s'attelle à décrire un marché en constante évolution depuis une trentaine d'années – et sa nécessaire transition vers le numérique.

22/04/2022, 09:51

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Pierre Buraglio : “J'ai mis ma maison dans celle de Balzac”

EXPOSITION — La maison de Balzac accueille du 13 avril au 4 septembre prochain l’exposition Buraglio à l’épreuve de Balzac. Sous forme de carte blanche à Pierre Buraglio et à travers une quarantaine d’œuvres préexistantes, mais aussi inédites, le parcours réécrit Balzac sous l’œil de celui qui est surnommé « le peintre sans pinceau ».

20/04/2022, 10:54

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La résurrection de Gaston Lagaffe “trahit la volonté d’un auteur”

Mi-mars, Dupuis dévoilait le retour du Héros Sans Emploi, Gaston Lagaffe, création d’André Franquin. Le dessinateur québécois Delaf se voyait confier une délicate mission de poursuite de l’œuvre. Mais rapidement, la fille de l’auteur, Isabelle Franquin, a décidé de s’interposer, et d’attaquer en justice, faisant valoir son droit moral dans la procédure.

20/04/2022, 09:47

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Marine Le Pen, “des pressions inédites et dangereuses” sur la presse

Ce 24 avril interviendra le second et dernier tour de l’élection présidentielle. Face à face, un revival de 2017, avec Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Or, le PEN Club français manifeste dans nos colonnes différentes préoccupations en regard du traitement de la presse. Et du travail de journaliste.

15/04/2022, 11:54

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“La fatigue d'esprit de Descartes n'a pas grand-chose à voir avec celle de l'ouvrier”

LAM2022 - L'historien Georges Vigarello a construit une bonne partie de ses recherches - et de sa bibliographie - autour du corps, de la manière dont les sociétés et les personnes le considèrent, parce que, selon ses propres termes, « faire l’histoire du corps montre autre chose que le corps ». Son Histoire de la fatigue (Seuil, 2020) dresse ainsi une considération changeante des sociétés à l'égard de cette dernière...

15/04/2022, 11:17

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Une chevauchée de quelques instants avec Craig Johnson

Du 8 au 10 avril dernier, se tenait, comme d’habitude hors les périodes d’aléas sanitaires, entre l’Église Sainte Croix et le Conservatoire National de Musique à Bordeaux, une belle manifestation mettant à l’honneur le livre et nombre de tous ceux qui sont les acteurs de son rayonnement local : L’Escale du Livre. 

15/04/2022, 09:58

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Champollion ou la renaissance des Pharaons  

Environ 1500 ans : c’est le nombre d'années qui séparent la dernière inscription hiéroglyphique connue, et le déchiffrage de cette écriture énigmatique par Champollion. Après plus d’un millénaire de silence, la langue figurative avait été reléguée au rang de symboles hermétiques – porte vers des secrets ensevelis. Du 12 avril au 24 juillet, la BnF propose une exposition en forme d'initiation ludique et savante à la « méthode Champollion ». L’occasion de redonner corps à une des civilisations les plus fascinantes que la terre ait jamais portées. Une exposition qu’a pu visiter ActuaLitté en avant-première. 

13/04/2022, 15:30

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“Tout le tragique du XXe siècle se lit sur le visage” de Milan Kundera

LAM2022 — Connue pour ses enquêtes publiées par le journal Le Monde, consacrées à des figures littéraires ou non, Ariane Chemin s'est arrêtée au festival Le Livre à Metz pour évoquer le livre dans lequel elle tente d'approcher Milan Kundera - sans jamais le rencontrer. Disparu volontaire depuis près de 40 ans, l'écrivain tchèque vivant à Paris incarne pour elle « l'histoire tragique du XXe siècle ».

11/04/2022, 11:09

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“On ne trouve jamais sa place tout seul” (Claire Marin)

LAM2022 — « Même pas peur ! » proclamait fièrement le festival Le Livre à Metz. Inventer sa propre vie peut faire partie des défis que nous lancent la société, les proches et le regard porté de l'extérieur. La philosophe Claire Marin, après avoir étudié les ruptures, s'intéresse à cette définition de soi dans Être à sa place: Habiter sa vie, habiter son corps, publié aux éditions de l'Observatoire.

10/04/2022, 19:33

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“Le féminisme est devenu très mainstream, ce qui peut être un problème”

LAM2022 - Invitée du festival Le Livre à Metz, l'autrice allemande Julia Korbik sortait d'une résidence à la Maison Robert Schuman, à Scy-Chazelles, non loin de Metz. Elle a pu travailler avec des habitants de la commune et des alentours, mais aussi parfaire sa maitrise du français en l'écrivant, ou encore poursuivre des travaux sur Unica Zürn. Rencontre avec l'autrice qui a remis en avant Simone de Beauvoir avec Oh, Simone ! (traduit par Julie Tirard, La Ville Brûle).

10/04/2022, 19:28

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“L'Odyssée est un roman d’aventures, mais aussi un texte très contemplatif”

LAM2022 – Mariette Navarro est la lauréate du prix littéraire Frontières – Léonora Miano 2022. Pourtant, son roman se déroule sur les mers, dans un cargo où les marins s'agitent : les vagues, les embruns, les étoiles, c'est pour les poètes. Eux traversent l'Atlantique dans un voyage extrêmement structuré. Jusqu'à un événement... inapproprié dans la vie de ces hommes et leur commandante.

 

09/04/2022, 15:26

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France et Italie, sœurs jumelles de l’édition

En prévision du Festival Italissimo, qui se déroule du 6 au 10 avril à Paris, une table ronde a eu lieu le 4 avril 2022 à l’Institut italien de Culture à Paris – L’édition en France et en Italie : problématiques, transformations et traductions. Diego Marani, l’actuel directeur a rappelé les paroles d'Umberto Eco, « la traduction est la langue de l’Europe ». « Le rêve », souligne encore Marani, est celui d’un « monde bilingue avec une distribution commune. »

06/04/2022, 17:02

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Exploding Kittens : si tu aimes les chatons, ils ne te le rendront pas...

JEU D'APÉRO – De par son succès lors d’une campagne de financement participatif – 8,7 millions $… – et avec plus de 10 millions d’exemplaires écoulés, Exploding Kittens DEVAIT figurer parmi les jeux que la rédaction expérimente. Nous avons traîné, depuis juillet 2015, et arrivant amplement après la bataille, nous n’aurons rien de plus à ajouter – tout a déjà été dit. Fort bien, et tant pis : on a tout de même envie de vous en parler !

04/04/2022, 09:22

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“Les auteurs sont peut-être tous narcissiques, mais pas à Metz !”

LAM2022 – La romancière Fabienne Jacob comptera parmi les invités du festival Le Livre à Metz, qui se déroulera du 8 au 10 avril 2022. Partenaire de l’événement, ActuaLitté donne aujourd’hui la parole à l’auteure, qui entretient avec l’événement une relation forte. Et plus largement encore, avec la ville elle-même.

01/04/2022, 10:34

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Du métavers aux multivers propriétaires : le piège de la cage dorée

Marvel et DC Comics partagent cette notion d’univers fictifs coexistants et susceptibles de se croiser : le Multivers. Des dimensions parallèles, peuplées d’êtres semblables sans être identiques, se déclinent pour mieux assurer la commercialisation d’histoires. Pendant ce temps, dans les monstrueux ordinateurs d’entreprises de tech, se développent des métavers, réalités virtuelles prochaines, comme autant d’El Dorado. Or, à l’époque de la ruée vers l’or, seuls les vendeurs de pioches firent vraiment fortune…

31/03/2022, 11:19

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“C'est demain que nous partons”, des lettres pour raconter l'indicible

À l'occasion du 80e anniversaire de la rafle du Vel d'Hiv, au sous-sol de son bâtiment inauguré en septembre 2012, le mémorial de la Shoah de Drancy présente de nouveaux trésors, les lettres d’internés des camps de Drancy et du Loiret, du Vel d’hiv à Auschwitz. C'est demain que nous partons est une exposition à découvrir du 27 mars au 22 décembre 2022, et raconte l'histoire de la Shoah différemment.

29/03/2022, 15:47

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“Mon premier amoureux était Charles Bronson”

J’avais prévu de l’épouser pour mes 10 ans. Ses beaux yeux un peu bridés me laissaient croire que j’avais une chance, vu que j’avais les mêmes. Mais en moins bleus. Et en moins beaux, aussi. Steve McQueen, je savais que c’était sans espoir. Par Nébine Dominguez.

25/03/2022, 15:57

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La Russie en guerre contre l'Ukraine, ou Ivan le Terrible vs Woody Allen

UkraineUnderAttack – Voici un texte rédigé par l'écrivain Emmanuel Ruben, agrégé de géographie et ancien directeur de la maison Julien Gracq. À l'occasion d'un colloque consacré à l'Ukraine, il a proposé la lecture de ce récit devant quelque 300 étudiants réunis à l'université Lyon 3, sur le campus de la Manufacture des tabacs (Lyon 8e). Il nous l'a fait parvenir.

25/03/2022, 14:21

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Entre violence et lumière, Agnès Martin-Lugand saisit “le pouls d’une société”

ENTRETIEN – Dix années, ou presque, que Michel Lafon Publishing publie les romans d’Agnès Martin-Lugand. Depuis l’autopublication sur Amazon au succès de la romancière dont les ouvrages se sont vendus à plus de 4 millions d’exemplaires, neuf romans se sont passés. Alors qu’un prochain, le dixième, La Déraison, sorti ce 24 mars, Elsa Lafon, directrice générale et Maïté Ferracci, son éditrice, reviennent sur cette collaboration.

24/03/2022, 09:00