#Droit / Justice

Julia Reda : "Mon rapport veut renforcer les droits des auteurs"

Son rapport, présenté il y a un peu plus de deux mois, visait à évaluer la directive européenne sur le droit d'auteur de 2001, à l'aune des remarques reçues lors d'une grande consultation publique européenne, l'année dernière. Et il a fait trembler toute l'industrie culturelle, en France, à l'exception des bibliothèques. Alors que la presse française s'est intéressée au personnage ces derniers jours, nous avons rencontré Julia Reda à Bruxelles. 

Le 03/04/2015 à 11:28 par Antoine Oury

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Publié le :

03/04/2015 à 11:28

Antoine Oury

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ActuaLitté

Les premiers reproches adressés à votre rapport attaquent sur l'utilisation du terme « copyright » plutôt qu'un « droit d'auteur », est-ce un choix délibéré ?

J'utilise le terme « copyright » parce que la version anglaise de la directive que j'évalue fait référence au « copyright ». Dans la version française, elle fait référence au « droit d'auteur ». Au-delà des termes, la substance de cette directive inclut les deux, parce qu'elle définit clairement quels sont les droits des auteurs, et les droits qui sont transférés à un ayant droit. Le système de droit d'auteur français aussi : des droits d'auteur sont transférés, pas tous, mais beaucoup. Il n'y a aucun système de droit d'auteur « pur » dans les pays européens.

On a également reproché à votre rapport sa brièveté. Comment l'avez-vous constitué ?

On m'a parfois fait le reproche que je n'avais pas fait d'étude d'impact, mais ce rapport s'appuie sur l'une des plus importantes études autour de la directive copyright. Je rappelle que la Commission a publié un résumé d'une centaine de pages des résultats de la consultation publique, en 2014. Il y a eu beaucoup de réponses de chercheurs, qui ont participé à l'élaboration des propositions de mon rapport : mais toutes les sources sont citées, dans le rapport ou dans son exposé explicatif. Je décris spécifiquement comment je suis arrivé à telle conclusion, et à quel problème de l'application de la directive InfoSoc elle s'adresse. J'ai rarement vu de rapport avec plus de sources, et je suis très surprise par cette critique selon laquelle je n'ai pas fait une évaluation de la situation actuelle.

Julia Reda, au Parlement européen, à Bruxelles (ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

La rémunération des auteurs

Les auteurs et ayants droit ont porté leurs critiques sur la liste d'exceptions au droit d'auteur que vous proposez d'harmoniser à toute l'Union européenne. Aviez-vous en tête un fair use américain en formulant vos propositions ?

Je crois qu'il s'agit d'un malentendu, parce que je propose est assez éloigné d'un fair use à l'américaine. Ce dernier n'a aucune exception ou limitation inscrite dans la loi. C'est donc à un juge de déterminer si tel usage remplit un certain nombre de critères qui le rendent légal. Supprimer les exceptions et limitations créerait encore plus d'incertitude légale : nous n'avons pas un siècle de jurisprudences derrière nous, les législations et les juges des pays européens sont différents... Il serait finalement plus difficile pour les citoyens de savoir ce qu'ils ont le droit de faire. 

Je veux conserver les exceptions et les limitations, les harmoniser dans tous les États membres, mais avec un mécanisme qui prend en compte qu'une réforme de la législation européenne prend du temps. La directive sur le copyright a été adoptée en 2001, mais, entre-temps, nous avons eu YouTube, Wikipédia, de nouveaux moyens de partager l'information sur Internet, l'exploration de textes et de données... Il faut adapter la législation à ces nouveaux usages. Une norme ouverte permettrait de considérer les exceptions et limitations actuelles pour les interpréter à la lueur d'une nouvelle technologie, sans qu'elles aient besoin d'une formulation exacte. Par exemple, si une exception évoque un livre, mais que la définition du livre a changé, avec des livres numériques qui peuvent inclure des fonctions interactives par exemple, le juge pourra dire « D'accord, c'est suffisamment proche d'un livre pour que les exceptions s'appliquent ». Cela accorderait plus de flexibilité pour le futur, tout en empêchant que chaque pays membre ait une interprétation totalement différente de ce qui est permis et de ce qui n'est pas permis.

Mais une telle harmonisation ne va-t-elle pas multiplier les actions en justice pour contester tel ou tel point, par les ayants droit ou les usagers ?

C'est déjà le cas, en fait. Vous n'imaginez pas le nombre de dossiers reçus à la Cour de Justice de l'Union européenne sur les interprétations des exceptions et des limitations... Il y en a beaucoup. L'harmonisation d'une définition commune des exceptions a déjà commencé, en fait, mais je veux qu'elle soit faite par le législateur plutôt que par la Cour. Il y a déjà un profond débat, dans la société, sur le genre d'exceptions que nous voulons. Par exemple, la CJUE a trouvé une définition commune de la parodie [en 2014, NdR], avec laquelle je suis plutôt d'accord. Mais je pense que ce n'est pas à la Cour de nous le dire, c'est au législateur de décider si quelque chose de fondamental pour la liberté d'expression doit être préservé, défendu, par un système commun de protection dans toute l'UE.

Je comprends les interrogations des auteurs, mais il est aussi important que l'auteur ne puisse pas tout contrôler. Il aura toujours la possibilité de contester une exception ou une limitation, mais il doit y avoir un équilibre entre l'accès à l'éducation, la liberté d'expression et la protection des auteurs. Dans le domaine de l'éducation, par exemple, il est important qu'un auteur n'ait pas le droit de refuser l'usage d'une œuvre, sans que cela signifie qu'ils ne seront pas payés. Les écoles achètent toujours les livres qu'elles utilisent dans les classes, mais il faudrait aussi qu'elles puissent projeter une page sur le mur, distribuer une version numérique aux élèves d'une certaine classe. Avec une exception éducation, j'essaie de rendre le travail quotidien des professeurs plus simples, sans que cela signifie que les auteurs ne seront pas payés.

Êtes-vous favorable à une compensation financière de toutes ces exceptions et limitations au droit d'auteur ?

Pour certaines exceptions, mettre en place une rémunération est difficile, et c'est tout simplement inapproprié pour des usages comme la citation ou la parodie, par exemple. Pour la copie privée, je maintien qu'une compensation est nécessaire. Mais le système actuel de collecte des droits d'auteurs est très inefficace, et peu transparent. Il est nécessaire de savoir ce qui est prélevé au titre de la copie privée sur le prix d'un CD vierge, et comment est répartie cette somme, pour les usagers comme pour les auteurs.

L'idée même derrière la copie privée est que l'on commet un préjudice à l'auteur ou aux ayants droit, et que ce préjudice doit être compensé. Mais chaque État membre a des conclusions complètement différentes à propos de ce préjudice, comme si réaliser une copie en France créait un dommage bien plus grand que copier une œuvre en Allemagne. À partir de données factuelles, il faut parvenir à une définition commune du préjudice commercial de la copie privée, et créer une compensation à la mesure de ce préjudice. Elle peut prendre la forme d'une taxe, mais ce système pose problème. Certains États ont décidé de passer à un prélèvement fiscal, qui génère moins de coûts de transaction. Les auteurs devraient percevoir la totalité de la somme, il n'est pas nécessaire de subventionner les ayants droit avec la copie privée. Le nombre d'œuvres produites augmente sans cesse, mais le problème réside dans le revenu moyen des auteurs : le levier de la copie privée devrait leur revenir.

À propos de rémunération des auteurs, que proposez-vous pour l'améliorer ?

Ce qu'il faut absolument préserver, ce sont les sociétés d'auteurs, parce qu'il est important qu'elles puissent négocier plus facilement au nom de leurs adhérents. Quand un auteur négocie seul avec un éditeur, sa marge de négociation est minime, car il n'est pas un expert légal. Mais quand beaucoup d'auteurs se réunissent dans une société d'auteurs, qui fonctionne comme un syndicat, ils peuvent négocier ensemble.
Conférence Les auteurs bientôt à poil (SGDL)
Les auteurs bientôt tous à poils, campagne d'alerte du Conseil Permanent des Écrivains
(ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

La création d'un contrat d'auteur européen est-elle au programme ?

Un contrat d'auteur harmonisé au niveau européen génère beaucoup d'opposition politique, des conservateurs, notamment, qui défendent la liberté contractuelle et assurent que toute clause contractuelle européenne porterait préjudice à la liberté des entreprises. Elle le ferait, bien sûr. Mais je pense que nous avons besoin d'équilibrer les droits sociaux et la libre entreprise. L'Union européenne doit aussi s'assurer que les droits sociaux des auteurs, en tant que producteurs d'œuvres culturelles, sont protégés.

Je ne propose donc pas des lois européennes contractuelles complètement harmonisées, mais nous pouvons instaurer un minimum de critères. Par exemple, pour d'anciennes clauses comme les contrats de cession totale, par exemple : je propose que si un auteur cède les droits exclusifs de son œuvre à un éditeur, qui ne la publie pas par la suite, l'auteur puisse retrouver ses droits après un certain temps, pour le vendre à quelqu'un d'autre ou l'autopublier. Sinon, ils n'ont pas de droits pour mettre leur propre œuvre sur le marché. L'Union européenne peut faire quelque chose sur ce point, et je demande à tous les États membres qui disent vouloir améliorer la condition de l'auteur de le faire.

Mon rapport va dans le sens d'un renforcement des droits des auteurs, en proposant certaines clauses frappées de nullité dans les contrats, malgré leur inscription. Cela donnera la possibilité aux auteurs de ne pas se soumettre à un contrat qui les place dans une position défavorable. 

Quand il s'agit de savoir quels droits doivent être abandonnés par l'auteur, nous devons atteindre un équilibre. Je pense qu'il est juste que certains droits inaliénables ne puissent pas être transférés à un tiers, par exemple le droit de ne pas voir son œuvre détruite. Il est parfaitement légitime que des droits d'auteur qui font référence à la relation entre l'auteur et son œuvre ne puissent pas être cédés. Ce qui devrait être possible, c'est qu'un auteur puisse dire « Je veux que mon travail soit dans le domaine public » face à une société qui recherche avant tout des droits exclusifs. 

Une action sur le système de la gestion collective est-elle pertinente, pour la rémunération des auteurs ?

Sur les sociétés de gestion, je pense qu'il y a parfois des problèmes d'organisation interne, et que certaines pratiques peuvent être interrogées. Par exemple, la société de collecte allemande des compositeurs de musique fait encore une distinction entre « musique sérieuse » et « musique divertissante ». C'est un peu difficile, pour un musicien, de recevoir une rémunération moindre parce que sa musique est considérée comme « divertissante » par une société de gestion. Je pense que les sociétés de gestion en général remplissent une fonction, mais cela ne veut pas dire que tout ce qu'elles font est justifié.

Par ailleurs, quand la Commission européenne demandait dans sa consultation publique si les gens voulaient un copyright européen ou non, la moitié des auteurs a dit qu'elle le souhaiterait, mais toutes les sociétés de gestion collective ont dit non. Les sociétés de gestion représentent peut-être des ayants droit et dans certains cas des auteurs, cela ne signifie pas qu'ils ont toujours le même avis sur un sujet, ou qu'elles les représentent tous.

Pourquoi insister sur une réduction du temps de protection des œuvres, avec une harmonisation potentielle fixée à 50 ans ?

Cette réduction du temps de protection des œuvres pourrait vraiment aider à la redécouverte des œuvres, mais aussi à leur préservation. Si l'on considère le livre, par exemple, en moyenne, un an après sa sortie, un livre n'est plus disponible en librairie. Et si, dans ce temps court après publication, une œuvre n'a pas généré de profits, il est communément reconnu qu'elle a peu de chances d'en produire plus tard. 50 ans après la mort de l'auteur, 90 % des œuvres ne sont plus disponibles, ou les gens ne les achètent plus. En fait, il est rare que les ayants droit perdent de l'argent après 50 ans de protection. Sauf rares exceptions, et dans ces cas-là, les ayants droit ont déjà fait un énorme retour sur investissement.

Pour les œuvres sur supports numériques ou les films, c'est encore pire, car ils sont souvent stockés sur des supports qui se dégradent avec le temps. De vieux films sont en train de pourrir, actuellement, parce que les archivistes ne peuvent pas les conserver, en les numérisant ou en les rendant disponibles dans un autre format, sans entrer en infraction avec le copyright. Réduire la durée de protection du copyright est nécessaire pour préserver notre héritage culturel, sinon de nombreuses œuvres auront disparu avant d'atteindre le domaine public.

Le droit d'auteur dans l'espace européen

Que pensez-vous de la situation actuelle du Petit Prince, dans le domaine public partout dans le monde, mais pas en France en raison d'une extension de la durée du droit d'auteur pour le motif « mort pour la patrie » ?

Dans l'Union européenne, il y a énormément d'échanges culturels : nous avons ainsi des langues communes, et, si Le Petit Prince est disponible en Belgique, les Français pourront facilement en obtenir un exemplaire numérique. Il est pratiquement impossible d'essayer de renforcer les barrières territoriales sur Internet, dans l'Union européenne.

Des règles communes dans toute l'UE, cela permettrait de les faire respecter. Je pense qu'il est extrêmement dangereux, pour la légitimité de la législation sur le droit d'auteur, d'avoir des règles du copyright où tout le monde sait qu'elles ne seront pas respectées, parce qu'il est impossible de les respecter. J'ai remarqué cet état de fait quand j'ai rencontré des sociétés de gestion collective. Je leur ai expliqué le problème de la liberté de panorama, du fait qu'en prenant une photographie de la Tour Eiffel de nuit et en la publiant sur votre site, vous commettiez une infraction au copyright. Leur réponse, c'était « Ne vous inquiétez pas, les sanctions ne seront pas appliquées ». Donc même des représentants des ayants droit expliquent qu'il est possible d'enfreindre certaines règles du droit d'auteur sans être inquiété, alors que d'autres font de vous un criminel. C'est impossible à expliquer aux citoyens.

Eiffel Tower in the rain
(McPig, CC BY 2.0)

Pensez-vous que la territorialité du copyright est devenue obsolète ?

La territorialité du copyright, avec Internet, n'a plus vraiment de sens. Une œuvre n'a plus de lieu, elle se déplace librement avec Internet. Il est devenu très difficile d'avoir différents statuts juridiques d'un territoire à l'autre quand, dans le même temps, des sociétés peuvent offrir des services dans tous les pays de l'Union au sein d'un marché unique. Je ne pense pas qu'un marché unique numérique soit possible avec la territorialité du copyright.

Mais je pense aussi qu'il est pas possible de créer un marché unique numérique avec la territorialité, je pense par exemple qu'il faut complètement abolir le géoblocking sans abolir la territorialité du copyright. Le blocage géographique, par exemple, est une question de mise en application du droit. Je pense qu'il n'est pas nécessaire d'interdire artificiellement l'accès à une offre spécifique à des individus d'un pays différent. Si je suis à la tête d'une chaîne de télévision, bien sûr que les gens au-delà des frontières, depuis un pays lointain, peuvent recevoir le signal avec un satellite, et personne ne demande aux sociétés d'obtenir une licence pour ce pays différent, juste parce que l'on peut accéder à cette chaîne.

Le rôle central des bibliothèques

Vous proposez l'instauration d'un droit de prêt numérique, semblable au droit de prêt pour les livres papier, pourquoi ?

Pour le moment, la directive de 2001 autorise le prêt de livres physiques, à condition d'un paiement aux sociétés de gestion collective, et ce système instaure une sorte de revenu minimal pour compenser les ayants droit.

Je veux proposer la même chose pour les livres numériques, parce que les contrats de licence actuels ne permettent pas à une bibliothèque d'acquérir un exemplaire et de l'archiver, quand bien même elles paient un accès au fichier. Si l'éditeur fait faillite, si le contrat de licence arrive à son terme — et l'éditeur peut le faire cesser n'importe quand — alors la bibliothèque doit supprimer le livre numérique. Elle n'a pas la possibilité de créer une archive de l'héritage culturel, ce qui est pourtant une de leurs missions les plus fondamentales. Elles n'ont pas non plus la possibilité de convertir les œuvres dans un format différent, en gros caractères pour les publics empêchés, par exemple. Et elles dépendent de l'offre que l'éditeur leur fait, souvent dans une approche similaire de l'édition académique : ils ne proposent pas une œuvre en particulier à prêter, mais plutôt un pack avec plusieurs œuvres. Même si la bibliothèque n'en veut qu'une, elle est obligée d'acheter l'ensemble.

Encore une fois, cela ne signifie pas qu'il n'y aurait pas de restrictions. Un tatouage numérique pourrait être introduit dans les exemplaires prêtés, avec la possibilité de voir auprès de quelle bibliothèque l'emprunt a été fait, ou une chronologie des médias pourrait être mise en place...

La rémunération des auteurs n'est pas le problème : bien sûr, les bibliothèques paieraient encore les sociétés de gestion collective, dans cette configuration. Cette exception ne signifierait pas non plus la fin des accords volontaires entre bibliothèques et éditeurs, parce toutes les bibliothèques ne peuvent pas gérer leur site web, leur service de prêt numérique, ou sont spécialisées... Mais cela permettrait de renforcer la position de négociation des bibliothèques.

Une ouverture massive des prêts de livres numériques par les bibliothèques ne risque-t-elle pas d'affaiblir le marché du livre ?

Au contraire, je pense que c'est absolument nécessaire pour la survie de la chaîne du livre. Les éditeurs assurent qu'un titre emprunté signifie un achat de moins, mais il se produit en fait le contraire. Si j'ai accès à une bibliothèque et que je suis habitué à la lecture dès le plus jeune âge, si je lis facilement et rapidement, j'achèterai plus de livres tout au long de ma vie. Le plus grand danger, pour l'industrie du livre, c'est que les gens arrêtent de lire des livres.

Dans de nombreux cas, le prêt numérique est la seule possibilité de donner accès à une bibliothèque : les politiques d'austérité ont réduit le pouvoir d'achat de certaines communautés, les collectivités ont moins d'argent et réduisent les horaires d'ouverture, ou ferment les bibliothèques. Pour des zones désertées, des jeunes peu habitués à se rendre seuls à la bibliothèque, le prêt numérique est important.

L'international (mais surtout les États-Unis)

Outre votre rapport, d'autres textes discutés au sein de l'Union inquiètent les créateurs : le traité transatlantique (TTIP) et le traité transpacifique (TiSA). Qu'en pensez-vous ?

Ces deux traités représentent des menaces importantes pour la capacité des États à participer au financement de la culture. Je pense que les financements publics pour la culture sont très importants, et ils représentent un apport non négligeable dans le système culturel européen. Si nous avons des traités internationaux qui réclament une compétition parfaite entre les sociétés américaines et européennes, cela signifie aussi que toute subvention peut être remise en question. Les subventions doivent être évaluées, bien sûr, pour déterminer si elles fonctionnent et remplissent une fonction, mais elles sont parfois justifiées. Et je pense qu'il doit être possible d'utiliser des fonds publics pour financer un film ou une diffusion à la télévision publique.

Aktion gegen TTIP und CETA vor dem Bundestag
Manifestation contre le TTIP et l'accord économique et commercial global devant le Bundestag, en Allemagne, le 16 septembre 2014 (Mehr Demokratie, CC BY-SA 2.0)

Le risque, avec le TTIP, c'est qu'une société puisse attaquer une subvention en affirmant qu'il s'agit d'une compétition déloyale. Pour TiSA, un chapitre « ecommerce » a récemment fuité, dans lequel on découvre que le négociateur américain affirme que les États membres ne devraient pas avoir de quotas pour les langues nationales sur les radios nationales, ou qu'une société n'a pas besoin d'avoir son siège dans l'UE pour offrir des services en ligne. C'est particulièrement dangereux, parce qu'une telle société, installée à l'étranger, ne serait pas soumise au droit européen du copyright, à la protection des données européenne, ou au système fiscal européen.

Le plus grand danger de ces traités, c'est qu'ils vont saper toutes les décisions que nous prenons à présent sur le droit d'auteur. Il faut que les lobbys culturels examinent vraiment ces traités, parce que si ma réforme est si consensuelle avec les sociétés américaines, alors pourquoi les USA proposent-ils l'exact inverse, au même moment ? 

Justement, sur ces sociétés américaines, multinationales et à tendance monopolistique, pensez-vous qu'elles doivent contribuer au financement de la culture, au vu des chiffres d'affaires qu'elles génèrent ?

Je pense que ces sociétés doivent d'abord payer leurs impôts. Le problème n'est pas l'absence de loi pour les faire payer ces impôts, mais l'absence de mise en application des règles fiscales. Le scandale LuxLeaks a révélé cela : pour une société transfrontalière qui peut avoir son siège où elle veut, il est très facile d'échapper aux impôts dans l'UE.

Monsieur Pierre Moscovici est en train d'arranger cela, non ?

J'espère que M. Moscovici s'en occupe ! Je suis absolument favorable à la création d'un système fiscal harmonisé dans l'UE. Sans cela, il y aura une compétition incessante entre les États membres pour baisser leurs impôts sur les sociétés, et présenter des conditions plus favorables pour les accueillir. Nous ne devons pas introduire de nouvelles taxes qui ciblent une société en particulier si elle ne paie même pas les impôts qui existent. Il est plus simple de respecter ces règles fiscales si une société n'a pas le loisir de choisir le plus faible niveau de protection pour s'installer dans un pays.

Pensez-vous que ces impôts, une fois respectés, suffiront à assurer un financement de la culture ?

Bien sûr, parce que le financement de la culture par des leviers publics est très important : les bibliothèques sont financées par l'État, il y a des subventions pour le financement de la création culturelle... Si nous considérons la culture avec tant de sérieux, au sein de nos États, alors nous devons y consacrer une partie de nos impôts. Mais le problème est que nous manquons d'impôts parce que les plus grandes sociétés, qui dégagent le plus de profit, peuvent facilement échapper au système fiscal.

Liberté d'entreprendre, liberté d'expression
Sur le web, pourquoi ne pas responsabiliser les hébergeurs et lutter ainsi contre le piratage ?

Je comprends le raisonnement derrière cette proposition, mais je pense que c'est plutôt dangereux. Ce principe de privatisation de l'application du copyright a déjà conduit à de mauvaises expériences. Rendre les sociétés privées responsables de la régulation des comportements des usagers qui utilisent leurs plateformes, cela signifie aussi qu'il devient extrêmement cher de créer une plateforme. Une start-up qui souhaite offrir l'hébergement de vidéo, par exemple, en compétition directe avec YouTube. Il lui reste deux possibilités : ou bien surveiller toutes les œuvres que les utilisateurs téléchargent, ce qui signifie une équipe et des experts légaux pour évaluer les cas, ou bien payer une quelconque contribution fixe. 

Dans les deux cas, cela constitue une importante barrière à l'entrée de jeunes sociétés. Et mettre en place une responsabilité des hébergeurs revient finalement à renforcer la position des grands acteurs, car eux seuls, peuvent payer, surveiller leurs utilisateurs ou suivre une action en justice. La personne responsable d'une infraction au copyright est la personne qui a commis l'infraction au copyright. Pas la société qui produit la plateforme où elle a lieu. Ils pensent viser les grandes sociétés, mais ils contribuent plutôt à leur monopole. 

Attention, pirates
(ActuaLitté, CC BY SA 2.0)
Vous souhaitez également sécuriser le domaine public, mais pourquoi y ajouter tous les travaux produits par les gouvernement ?
Il faut que les travaux officiels, ceux qui sont produits par les gouvernements, leurs employés, l'administration, soient dans le domaine public. C'est une question de liberté d'expression et d'information. En Allemagne, nous avons eu un cas où le gouvernement allemand devait fournir un document administratif interne sur une loi récente, parce qu'un recours au titre de la liberté d'information avait été déposée par un citoyen. Le gouvernement a accepté de lui fournir le document, mais interdit de le publier sur Internet, sous prétexte que cela constituerait une infraction au copyright des rédacteurs, ou du gouvernement. La véritable raison, c'était bien sûr que ce document était embarrassant. Les images de la NASA sont dans le domaine public, mais celle de l'ESA, European Space Agency, sont sous copyright. Il n'est pas justifié de protéger les auteurs de ces travaux financièrement ou moralement, puisqu'ils sont employés par le gouvernement pour remplir une mission de service public.
Personnellement, je serais en faveur de productions ou de diffusions publiques publiées sous licences Creative Commons, mais cela ne figure pas dans mon rapport. Je n'y évoque que les travaux d'État, et non les oeuvres subventionnées, et un amendement rend cela encore plus clair.
Pourquoi une réforme du droit d'auteur en Europe ?

L'objectif de cette réforme du droit d'auteur est la création d'un marché unique numérique : pourquoi pensez-vous que ce marché unique puisse aider une Europe de la Culture ?

Parce que la fragmentation actuelle des règles du droit d'auteur handicape vraiment notre diversité culturelle. Il est beaucoup plus simple d'avoir accès aux séries américaines qu'aux séries danoises – je prendrai pour exemple la série danoise Borgen, qui a pourtant été diffusée en France et en Allemagne sur ARTE. Difficile de la trouver en ligne, parce que le marché n'est pas considéré comme suffisamment vaste. Aujourd'hui, si une œuvre n'intéresse qu'une faible quantité de personnes, elle ne sera jamais diffusée en ligne. Nous avons besoin de l'accessibilité, pour que ces contenus puissent développer une audience, obtenir de nouveaux fans, pour que la culture progresse en Europe.

Par ailleurs, il y a des problèmes de minorité linguistique dans l'UE, et quand les organisations d'ayants droit parlent de diversité culturelle, elles prétendent que la diversité culturelle est équivalente aux nations, mais ce n'est pas le cas. Par exemple, la minorité danoise en Allemagne n'a aucun moyen d'accéder légalement à un abonnement danois, ou à une diffusion publique danoise, parce que les deux sont bloqués géographiquement en Allemagne. Et la portabilité ne changerait rien, puisqu'ils sont résidents d'Allemagne, pas des vacanciers. L'Union européenne doit changer cette approche par nation.

La fédération européenne des éditeurs (FEP) a lancé une campagne « Copyright pour la liberté d'expression », qu'en avez-vous pensé ?

Ils expliquent que le copyright protège la liberté d'expression, mais les exceptions au copyright le font aussi. Mais quand je propose d'harmoniser l'exception autorisant les caricatures à tous les pays d'Europe, les mêmes personnes qui défendent cette exception en France n'en veulent pas pour toute l'Union.

Vous avez rédigé un article « Spécial député français » sur votre blog, où vous estimez qu'ils sont « hors de la marche de ce siècle ». La réception de votre rapport en France vous choque ?

Le débat français est totalement différent de celui des autres États membres, et la réponse reçue à mon rapport est sans commune mesure avec celles des autres pays. Je pense que le système politique français pourrait peut-être bénéficier d'un Parti Pirate au Parlement, parce que les discussions françaises me rappellent celles en Allemagne il y a dix ans. Mais le Parti Pirate a des sièges dans de nombreux parlements européens, nous avons un maire en République tchèque, et je pense que, dans tous les pays européens, une génération de jeunes responsable va montrer que ces revendications sont légitimes. Nous sommes tenus à l'écart d'une part importante de notre héritage culturel à cause des lois actuelles du copyright et des leurs relations avec le droit d'auteur. Le monde culturel n'a pas à être effrayé par ces changements, parce que si nous n'adaptons pas les règles du copyright pour les faire fonctionner dans le monde numérique, alors plus personne ne respectera ces règles. Ignorer le problème ne ramènera pas le passé, mais nous empêchera d'innover et de parvenir à de nouveaux moyens pour diffuser la culture sur Internet.

Parlement européen - Bruxelles
Le Parlement européen, à Bruxelles (ActuaLitté, CC BY SA 2.0)
Qu'attendez-vous de votre passage devant le Sénat, le 2 avril [l'entretien s'est déroulé la veille de l'audition, NdR] ?
Je suis très heureuse qu'on m'ait invitée, même si j'aurais préféré que cela soit diffusé en livestream. Mais ça reste encourageant, parce que j'ai peu d'interlocuteurs en France. Mme Morin-Desailly, en particulier, a proposé de nombreuses règles communes pour des sujets ayant trait à Internet, comme la gouvernance d'Internet, la neutralité du Net, et je voudrais comprendre pourquoi sur ce sujet particulier, elle pense qu'avoir 28 règles européennes différentes renforce notre position. 
Le Parti Pirate

Qu'est-ce qui vous a convaincu d'adhérer au Parti Pirate ?

Le fait qu'il ait été, et soit toujours un jeune parti. Ce qui signifie que les individus ont beaucoup d'influence sur son développement. J'ai été membre du SPD [le Parti socialiste allemand, NdR] pendant six ans avant de rejoindre les Pirates, et j'ai tout de suite remarqué qu'ils faisaient attention aux opinions de leurs nouveaux membres, sans simplement leur demander d'accrocher des affiches. Le fonctionnement du Parti Pirate est très différent, parce que chacun peut développer cette plateforme politique en participant sur Internet.

Amelia Andersdotter, qui a représenté le parti pirate en Suède entre décembre 2011 et juillet 2014, a expliqué que votre rapport était décevant, que lui répondez-vous ?

Souvenons-nous que ce rapport n'est pas ma vision idéale de ce que le copyright devrait être, mais ce que je pense possible dans le cadre international actuel. Nous n'avons pas encore signé le TTIP ou TiSA, mais nous avons signé de nombreux accords internationaux qui limitent nos possibilités. Je pense par exemple que 50 ans est toujours une durée protection bien plus longue que nécessaire, mais c'est le minimum permis d'après les traités que nous avons signé, les traités de l'OMPI, par exemple. Certains ont des problèmes fondamentaux, je trouve, comme cette idée que toute copie technologique nécessite une permission des ayants droit. Cela ne fonctionne pas vraiment, parce que toutes les reproductions techniques n'ont pas pour objectif de créer un exemplaire double, distribué ou utilisé à d'autres fins. C'est juste un sous-produit de la façon dont la technologie fonctionne. Je comprends ses critiques, mais je crois que c'est un désaccord sur la stratégie : j'essaie d'être pragmatique et de trouver une majorité pour soutenir cette réforme.

Bonus : l'infraction involontaire au copyright de Fleur Pellerin en visite au Musée d'Orsay, où les photos sont interdites. Depuis sa publication sur Instagram, le Musée d'Orsay a autorisé les photographies dans ses murs.

Que pensez-vous de cette photo Instagram ?

Il n'est pas nécessaire de discuter de pourquoi c'est légal ou illégal, mais plutôt se poser la question : « Si un tel débat peut se poser pour les activités d'une ministre de la Culture, est-ce que les règles sont si simples que cela à comprendre ? » Copyright et droit d'auteur régulaient surtout, au départ, les relations entre professionnels. Le débat s'ouvre parce que l'usage de ces technologies s'intensifie. Le copyright doit être compréhensible par les gens qui sont censés le respecter. Même les institutions publiques enfreignent le copyright : le Parlement européen donne ainsi des licences d'usages de photographies du bâtiment du Parlement européen à Strasbourg, alors qu'il n'en a pas le droit. 

#bonnard au Musée d'Orsay

Une photo publiée par Fleur Pellerin (@fleurpellerin) le

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Elle attend souriante : l’heure matinale n’affecte en rien l’immédiate bienveillance. Partager quelques instants avec Agnès Ledig, c’est une mise en danger quand on ne la connaît pas. Elle saisit les nuances, les allusions : elle écoute et l’on perçoit que ses questions ne sont pas des marques d’intérêts feints. Son dernier livre, Se le dire enfin, est sorti en poche en mars dernier (J’ai lu) : mais elle, que nous dira-t-elle finalement ?

12/10/2021, 11:30

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Jean-Claude Mourlevat : ”Auteur jeunesse, cela m'agace quand c'est méprisant“

Il a remporté le prix Astrid Lindgren, qui allait pour la première fois de son histoire à un auteur français. Cette récompense littéraire et suédoise est souvent présentée comme le Prix Nobel consacrant la littérature pour la jeunesse. Jean-Claude Mourlevat, lauréat 2021 était avec nous à Gradignan, pour le salon Lire en Poche. Opportunité rare…

10/10/2021, 20:29

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Villon, Rimbaud ou Verlaine, de “sales types” : Crénom, Teulé !

Jean Teulé, président. Voilà qui claque, et aurait peut-être même de la gueule : avec lui, une palanquée de poètes rentrerait à l’Élysée. Mais en attendant que l’écrivain prenne la tête de l’État, c’est à Gradignan qu’il pose ses valises, pour Lire en Poche, comme parrain de l’édition 2021. Rendez-vous pris avec celui qui revendique, comme Aragon, « ce sale type », de n’avoir jamais appris à écrire. En avant la musique.

09/10/2021, 12:05

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“Le Salon de Turin n’a pas de public : il rassemble une communauté”

#SALTO21 – Une nouvelle fois, les organisateurs du Salon du livre de Turin ont jonglé entre les difficultés, pour que la manifestation piémontaise ait lieu. Son commissaire général, également romancier, Nicola Lagioia, accorde à ActuaLitté un entretien exclusif. Du 14 au 18 octobre, le Lingotto célébrera le livre, la lecture, les auteurs, avec passion.

07/10/2021, 15:22

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Chroniques de la Lune Noire : “Au départ, c'était un roman... mais j'ai tout perdu”

L'aventure des Chroniques de la Lune noire, saga entamée en 1989 par Olivier Ledroit, au dessin, et François Froideval, ne se résume pas en quelques mots. On notera simplement qu’au commencement, un souci informatique provoqua la perte du roman que Froideval avait entamé. Qu’importe, elles verront tout de même le jour, en BD. 13 ans après le 14e tome, Les Chroniques de la Lune noire, ce sont, en bande dessinée, plus de 559.000 exemplaires vendus (données Edistat). Et un redémarrage s’amorce avec Jeanne-A Debats quand surgit un roman, chez Leha.

29/09/2021, 10:04

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Région Grand Est : “Encourager les auteurs de l’écrit à la création de projets audiovisuels”

Rapprocher les auteurs de l’écrit du monde audiovisuel, voici le projet que porte la Région Grand Est à travers l’opération Du livre à l’écran. Cinq livres, cinq auteurs, cinq maisons d’édition, et en parallèle, un programme d’accompagnement, avec Daniel Picouly comme parrain : objectif, connecter les filières du livre et du cinéma.

28/09/2021, 09:18

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Traduire Conceição Evaristo, la Toni Morrison brésilienne

PORTRAIT – Première invitée du festival VoVf, traduire le monde, la traductrice Izabella Borges est venue présenter le recueil de nouvelles Ses Yeux d’eau (Ed. des femmes) et évoquer son autrice, immensément populaire au Brésil, Conceição Evaristo.

27/09/2021, 15:07

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“Il manque de toute évidence au sein du Goncourt une grande figure morale”

Voilà une semaine que l’histoire se ressasse à l’envi : comment les jurés du prix Goncourt, comment l’Académie tout entière, a pu se faire prendre de la sorte ? Un roman retenu, écrit par le compagnon d’une des membres du jury… et personne pour trouver ce lien étrange. Seule colère du président, quand ladite jurée se fend d’une chronique dans Le Monde, pour sabrer un autre livre retenu dans la liste 2021 ?  

27/09/2021, 12:02

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Pourquoi le journaliste littéraire redouterait l'internaute critique ? 

Auteur Gallimard, juré Prix Goncourt, auteur d'une étude sur les traducteurs pour le CNL, journaliste, bloggueur et despote éclairé de la République des livres : Pierre Assouline est multi-casquette, solidement implanté dans l'industrie. Dans La revue des médias, il dénigre avec ardeur les réseaux de lecteurs, des « plateformes [qui] sont des sites marchands ». Et finalement, déplore une médiocrité propre à l'époque. Pierre Fremaux, cofondateur de Babelio, apporte les nuances impératives.

15/09/2021, 07:42

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La Peste d'après Albert Camus inaugure Kazoku, label manga chez Michel Lafon

En 2016, Ki&Hi devint le premier manga des éditions Michel Lafon : 6 tomes et un agenda plus tard, le succès dépasse 1,03 million d’exemplaires (donnée Edistat) sur cinq années. 2021 amorce alors une nouvelle voie : Kazoku, le label manga de la maison. Et pour l’inaugurer, c’est le roman d’Albert Camus, La Peste, adapté par Ryota Kurumado. Une aventure éditoriale peu banale, dont les deux premiers tomes sortiront d’ici 10 jours.

14/09/2021, 11:33

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Patrick Imbert (Le Sommet des Dieux) : “Chez Taniguchi, je sens toujours une tonalité humaine”

En salles le 22 septembre prochain, Le Sommet des Dieux adapte le récit homonyme de Jirō Taniguchi, en 5 tomes (parus aux éditions Kana dans une traduction de Sylvain Chollet). L'histoire d'une passion vertigineuse pour l'alpinisme, où chaque sommet vaincu n'est qu'un seuil devant le prochain... Entretien avec Patrick Imbert, le réalisateur du long-métrage.

08/09/2021, 16:21

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Seghers : une rentrée à la recherche du lien entre tradition et modernité

La réorganisation des maisons décidée en octobre 2020 aura conduit Antoine Caro à la tête de Seghers. Une première rentrée littéraire, donc, qui amorce les trois axes de développement — tout en renouant avec l’histoire même de la maison. Poésie, beaux livres, littérature, la transition s’inscrit dans la tradition, celle d’une époque où Pierre Seghers conjuguait les genres et les talents. 

07/09/2021, 11:01

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Eric Zemmour : “Comment je suis devenu auteur-éditeur”

ENTRETIEN EXCLUSIF – La France n'a pas dit son dernier mot sera le prochain livre d'Éric Zemmour. Une aventure éditoriale qui commence avec une rupture à l’initiative de son ancien éditeur, Albin Michel. Sans maison pour son prochain livre, le polémiste a choisi de monter sa propre société d’édition — Rubempré. Et de confier à Interforum la distribution de ses livres sur le territoire, et dans la francophonie. Il revient avec nous sur cette démarche, plutôt inédite pour un auteur de best-sellers.

25/08/2021, 17:32

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“Connaître et comprendre : les traducteurs ont toujours eu ce rôle d’explorateurs”

Docteure en littérature française et comparée, Lise Chapuis s’est un beau jour passionnée pour l’italien. Au point de faire métier de traduction. Elle dirige également la collection Selva selvaggia, des éditions L’Arbre vengeur, où, là aussi, elle offre aux lecteurs français de découvrir de nombreuses oeuvres du Bel paese – classiques et contemporaines. Entretien, tout en nuances.

11/08/2021, 10:46

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BD 20-21 : “La bande dessinée vit une crise de croissance particulièrement aiguë”

L'année de la bande dessinée, imaginée pour l'année 2020 et finalement étendue sur une partie de 2021 en raison de la crise sanitaire, s'est terminée en juin dernier. Voulue par le ministère de la Culture, organisée par le Centre national du livre et la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image, l'opération s'organisait parallèlement à la remise du rapport Racine, très attendue par les auteurs et autrices. Pierre Lungheretti, directeur général de la Cité de la BD, estime que l'année de la BD a permis de mettre en avant la situation des créateurs et de lancer le processus de réformes.

05/08/2021, 17:16

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Alessio Forgione : un dialecte napolitain qui “s’étend bien au-delà des mots”

Le dernier livre d’Alessio Forgione, Napoli mon amour, est paru en début d’année chez Denoël. Traduit par Lise Caillat, ce roman parcourt une ville où désespoir et solitude s’entremêlent, pour Amoresano. Jusqu’à l’arrivée de Nina. Et soudainement, les rues napolitaines n’ont plus la même saveur. Entretien avec la traductrice.

05/08/2021, 11:54

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Luca di Fulvio : “Mes personnages veulent suivre leur propre chemin”

Son sourire enjôleur et lutin fascine : rencontrer Luca Di Fulvio, c’est plonger dans le charme d’une autre langue, et dans une littérature d’un autre monde. Les lecteurs qui l’ont découvert avec Le Gang des rêves auront le bonheur de le retrouver dans un roman plus italien cette fois. Conversation avec un dilettante particulièrement attaché à son art…

15/07/2021, 16:46

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Philipp Weiss : “Nous n’avons pas de langue pour décrire le temps présent”

Pour la rentrée littéraire, certains se satisfont d’un roman. Avec Le grand rire des hommes assis au bord du monde, dans une traduction de l'allemand par Olivier Mannoni, Philipp Weiss s'aventure dans une oeuvre totale : cinq livres, dont un manga, à travers les 1200 pages d'une épopée rare. Rencontre avec cet auteur à l'oeuvre hors norme. 

05/07/2021, 10:38

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Le livre, bien essentiel : “L’une des plus importantes victoires” de 2020

Près de soixante-dix maisons françaises et italiennes auront pris part aux journées d’échanges organisées à l’initiative de l’Association des éditeurs italiens. Engagé à la tête de cette organisation depuis 2017, Ricardo Franco Levi intervient régulièrement dans nos colonnes, apportant éclairages et interventions sur le marché italien. Depuis Milan, il revient sur ces trois jours, manifestement riches.

24/06/2021, 15:36

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Entretien avec Emanuela Canali, responsable des droits étrangers de Mondadori Libri

Le site NewItalianBooks, qui promeut les maisons d'édition et la culture italiennes à l'étranger, a réalisé un entretien avec Emanuela Canali, responsable des droits étrangers chez Mondadori Libri. Ce dernier est le groupe de presse le plus influent en Italie. Interrogée par Paolo Grossi, directeur du site, elle revient sur l'influence du livre italien à l'étranger. Par Paolo Grossi.

22/06/2021, 12:25

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D'Amélie à Mademoiselle Nothomb : “Tu es encore là toi ?!’

Amélie Nothomb rencontrera pour la première fois depuis très longtemps son public ce samedi 12 juin, dans le cadre du Festival Les mots libres à Courbevoie. On sait combien elle entretient un rapport très particulier, dans tous les sens du terme, avec ses lecteurs, et son impatience à l’idée de les revoir n’était pas feinte. En attendant la rentrée littéraire et son prochain titre, Premier Sang, discussion autour de son dernier roman paru, Les aérostats, des monstres et de l’écriture, et de ses lecteurs.

04/06/2021, 11:47

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Voutch : “Un dessin d’humour, c’est un rébus, entre le texte et le visuel”

Avec une exposition en trois parties, Voutch régalera le public des Mots libres, festival qui s’ouvre ce 1er juin à Courbevoie. Une composition réunissant ses dessins réalisés pour un livre sur les Fables de La Fontaine en 2018, ainsi que des dessins de son dernier album De surprise en surprise. Et puis, des strips, ces petites BD commencées en 2016 sur un blog du Monde, avant de devenir deux livres au Cherche midi.

31/05/2021, 09:13

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Karl Zéro : l'absence de pub “donne une indépendance éditoriale”

À 59 ans, le journaliste Karl Zéro se lance dans une nouvelle aventure : il vient de lancer avec les éditions Télémaque L’Envers des affaires, un trimestriel décidé à prendre son temps. Une revue consacrée aux grandes enquêtes de notre époque, entre décryptages, analyses et théories. Et qu’il nous présente, avec élégance et sourires.

10/05/2021, 09:10

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Écouter des bandes dessinées, l'audacieux pari de Blynd

La jeune société de production audiovisuelle Blynd, installée à Lyon, s'est lancée dans un projet relevé : adapter des bandes dessinées au format audio, en s'affranchissant du support graphique. Tim Borne, cofondateur, revient avec nous sur les enjeux et les défis de ces adaptations sonores.

27/04/2021, 14:58

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La Grange Batelière : éditer “de la littérature populaire dans des livres précieux”

Antoine Cardinale collabore aux Ensablés depuis plusieurs année : cette interview qu'il nous propose a été réalisée suite à la publication d'un livre "oublié" d'Alexandre Dumas, Black, par une maison d'édition courageuse, qui soigne en outre la présentation de ses livres.. Par ailleurs, les Ensablés cherchent également à promouvoir les maisons d'édition pas forcément très connues, mais qui ont le courage de publier des livres... perdus dans les sables.

25/04/2021, 10:23

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“Le livre résiste partout, en France et en Italie” (Vincent Raynaud)

ENTRETIEN – « Je suis devenu traducteur d’italien parce que c’est l’une des langues que je lisais et quand j’ai commencé, il y a 20 ans, fin 2001, bizarrement il n’y avait pas beaucoup de traducteurs de l’italien. Il y avait d’excellents traducteurs, mais ils n’étaient pas très nombreux », nous explique Vincent Raynaud, qui officie également en espagnol et en anglais. Un entretien croisé entre France et Italie, autour de la littérature et de ses auteurs.

23/04/2021, 14:10

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Voyage dans la Rome de Gianfranco Calligarich, avec sa traductrice

Voici l’un des textes « intemporels » de la littérature italienne : Le dernier été en ville de Gianfranco Calligarich. Depuis 1973, date de sa parution, l’ouvrage du cinéaste et dramaturge, L'ultima estate in città, était resté inédit en France. Ancré à Rome, dans les années 60, il suit les déboires du jeune milanais Leo Gazzarra, perdu dans une vie privée de sens. Entretien avec la traductrice Laura Brignon.

13/04/2021, 09:51

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Bientôt morts, vivants en sursis : Pré-Mortem, à découvrir en 6 séries et films

Patrick McSpare vient de faire paraître aux éditions Leha son dernier roman, Pré-Mortem. Ce passionné de mythologie celtique fait toujours naviguer ses univers entre un monde réel et des créatures fantastiques, pas toujours commodes. Dans ce livre, l’humanité tout entière apprend le jour précis de sa mort, lors de l’apparition de Banshees, le 31 octobre. Joyeux Hallloween…

02/04/2021, 09:43

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Juan Branco : “Il y a encore la possibilité d’une guerre civile dans ce pays”

ENTRETIEN — En 2018, Juan Branco publiait Crépuscule, un ouvrage qui mettait en lumière les puissances à l’œuvre derrière l’ascension d’Emmanuel Macron. Devenu un best-seller, le pamphlet avait accompagné l’élan révolutionnaire des Gilets jaunes. Aujourd’hui, l’avocat dissident publie un nouveau manifeste aux éditions Michel Lafon : Abattre l’Ennemi. Au sein de cette œuvre dont le titre annonce déjà la couleur, c’est une refonte totale de la politique française qui est proposée au lecteur « Ce livre est là pour aider ceux qui le souhaitent à rompre avec le système existant dans les mois et années à venir. »

 

31/03/2021, 15:27

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“Chaque traduction est une nouvelle traduction“, Nathalie Bauer

Assise à un ancien bureau en bois, une série de gravures raffinées derrière elle, une femme élégante répond avec affabilité et calme à nos questions. Il s'agit de Nathalie Bauer, l'une des plus célèbres traductrices de l'italien vers le français, avec plus de cent cinquante ouvrages à son actif. Sa passion pour la langue italienne est née à l'âge de quinze ans et s’est développée en autodidacte à l’aide d’un livre, L’italien en 90 leçons. Son travail a commencé par hasard, à une époque plus facile, où l’on pouvait encore faire de la traduction littéraire son seul métier.  Par Thea Rimini.

09/03/2021, 08:57

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Seuss, le vivre-ensemble et la cancel culture

Cesser la commercialisation de livres du Dr Seuss, accusés de véhiculer un « racisme infect » par certains commentateurs, voilà qui donne à réfléchir. Les ouvrages jeunesse de l’Américain n’ont pas connu en France le succès d’outre-Atlantique. Pourtant, leur traducteur français s’inquiète, à plus d’un titre, de ces comportements. D’autant que Stephen Carrière, qui a traduit une dizaine d’oeuvres de Seuss, est également éditeur, directeur des éditions Anne Carrière. Il nous répond.

05/03/2021, 14:37

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Lise Caillat, traductrice : “Aujourd’hui, quand je ne traduis pas, je lis”

Après une Maîtrise de Langue, Littérature et Civilisation italiennes (Université Stendhal-Grenoble III) et un DESS Édition (Université Paris XIII), Lise Caillat a travaillé pendant dix ans dans l’édition puis en librairie, tout en développant son activité de traduction littéraire. Depuis 2017, elle se consacre totalement à cette dernière ainsi qu’à la recherche d’auteurs et d’ouvrages italiens à faire découvrir au public français. Elle anime également des ateliers de traduction qui visent à sensibiliser les lecteurs et les amoureux des mots aux joies et aux défis du métier. Par Paolo Grossi.

01/03/2021, 09:10

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Traduire Dante : “En poésie, le rythme impose un sens supérieur au sens.”

Coutumier des grands noms de la littérature italienne, Michel Orcel a fréquenté Giacomo Leopardi, aussi bien que Lorenzo Da Ponte. En 2019, La Dogana publiait sa traduction de La Divine Comédie (Enfer, Purgatoire, celle du Paradis arrivera au printemps), en édition bilingue. Alors que 2021 rime avec les célébrations du 700e anniversaire de la mort de Dante, le traducteur revient avec nous sur ce travail du texte d’Aligheri, les choix opérés et la relation au poète italien. Propos recueillis par Federica Malinverno.

22/02/2021, 12:28

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Ma toute première page, toute, toute première page 

Elles se ressemblent, passé le carton de la couverture, dont le dos gémit dans un mouvement inconnu encore. Ces premières pages passées distraitement, avant de parvenir au sésame : le premier chapitre d’une nouvelle histoire. Ces premières pages, à peine regardées, dégagées du pouce, dans un feuilletage méthodique : une, deux, trois peut-être, quatre rarement, recto-verso méticuleusement évacuées… Ah, ces toutes premières pages.

22/10/2021, 16:31

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Manuscrits musicaux : le nécessaire rééquilibrage de la relation avec les éditeurs

Le Syndicat français des compositrices et compositeurs de musique contemporaine (SMC) vient de réagir suite à la vente aux enchères de manuscrits de compositrices et compositeurs vivants. Le syndicat dénonce notamment les dérives non-déontologiques entraînées par certaines clauses abusives dans les contrats d’édition musicale et appelle à un rééquilibrage des relations entres les éditeurs et les compositrices et compositeurs.

22/10/2021, 12:50

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Sexisme, harcèlement : “Moi aussi, j'aurais dû être protégée.”

Institution dans le milieu de l’Imaginaire, le festival d’Épinal représente un moment précieux pour les professionnels. Au point de parvenir à faire la pluie et le beau temps sur des carrières, suivant que l’on soit accepté ou blacklisté. Nombre de livres s’y sont décidés lors de rencontres informelles, tandis qu’au cours de ses quatre journées, la manifestation rassemble une véritable communauté – le Fandom. L’édition 2021, elle, aura marqué un tournant.

21/10/2021, 15:06

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Rencontres avec ces libraires qui s’en foutent de la rentrée littéraire

REPORTAGE – Avec ses chiffres clinquants, ses stars qui pavoisent, ses nouveautés « jubilatoires » et ses jurys qui polémiquent, la rentrée littéraire devrait tous nous passionner. Et quand on dit “tous”, on pense en premier lieu, bien évidemment, aux libraires. Et pourtant… ActuaLitté est allé à la rencontre de plusieurs commerçants du livre, à Strasbourg. Il s'en dégage comme une odeur d'indifférence pugnace.

18/10/2021, 10:35

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Lettres du monde : Essentiel !, comme une évidence

Festival des littératures du monde, la prochaine et 18e édition de Lettres du monde se tiendra du 19 au 28 novembre, à travers la métropole bordelaise et la Nouvelle-Aquitaine. Partenaires privilégiés de cet événement où auteurs et lecteurs convergent, les librairies de toute la Région. Cécile Bory, Présidente des Librairies Indépendantes en Nouvelle-Aquitaine et Directrice de la librairie Georges (Talence), nous en dit quelques mots.

15/10/2021, 13:18

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“L'édition indépendante est une fiction”

L’indépendance éditoriale, entendue comme une liberté de publier, ne se laisse pas définir facilement. Elle est affaire de jugement, d’auteur(e)s, d’éditeurs(trices), selon des critères qui leur appartiennent, et des publics aussi — et de la nature du régime politique en cours. Par Gilles Kujawski, ancien commercial d’Editis, militant à La France Insoumise.

12/10/2021, 12:47

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“Quand t’auras 12 ans, tu seras privé de bibliothèque”

Depuis les extensions du Pass sanitaire dans les lieux culturels à des tranches d’âge plus jeunes, les phénomènes d’exclusion s’amplifient. Si bien des gens n’avaient pas mesuré ce que ces décisions impliqueraient, voici les effets pervers qui se profilent. Alors qu’une nouvelle mobilisation nationale est annoncée pour mercredi 13 octobre dans les bibliothèques municipales, un collectif de professionnels signe dans nos colonnes une tribune allant dans ce sens diffusée ci-dessous dans son intégralité.

09/10/2021, 10:20

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Prix du livre et frais de port : “Le marché va en souffrir, pas Amazon”

Arrivée à l’Assemblée nationale pour son adoption, la loi concernant les frais de port fera florès : qui, après l’année 2020, refuserait un projet de soutien aux libraires ? Qui, devant le vorace Amazon, éconduirait l’effort pour rétablir une concurrence saine sur la vente à distance de livres ? En somme, qui aurait intérêt à ce que les frais d’envois postaux d’un livre n’augmentent pas ? De fait… quelques nuances s’imposent.

06/10/2021, 11:33

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Retraites : quand l'ADAGP a vite fait de jeter les artistes-auteurs en Ehpad

Il suffit parfois d’un message publicitaire bien tourné pour qu’une population entière s’engouffre dans un produit. Et aussi d’un martèlement régulier — comme le savent les enseignants, pour que ça rentre, faut répéter… Mais en d’autres moments, plus sensibles, la réclame fait bondir à s’en enfourner la tête dans l’écran. Le traducteur littéraire et syndicaliste Lionel Evrard nous en donne ici une illustration…

04/10/2021, 16:31

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Les “opposants politiques” et le régime de Loukachenko en Biélorussie

Les réactions se multiplient pour dénoncer le régime mis en place par Alexandre Loukachenko, président de Biélorussie. Réélu en août 2020, il a marqué son retour par plusieurs attaques portées contre la liberté d’expression. Et plus spécifiquement des associations d’auteurs. L’association professionnelle des autrices et auteurs de Suisse monte à son tour au créneau, dans un texte communiqué à ActuaLitté, ici reproduit en intégralité.

04/10/2021, 12:17

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Complaintes de la bibliothèque

Ce matin, ton regard était froid et distant. Presque je t’aurais entendu ravaler tes sanglots, quand entrant dans la pièce, tu m’as tourné le dos. Enfin, tu l’aurais certainement souhaité, mais inamovible, tu m’as battu froid. Dans ce silence que je connais, tu m’as laissé déposer ce vélo coutumier, sans broncher. Et après le premier café, timidement, tu as geint : « Tu ne me regardes plus comme avant ! » Mince : ma bibliothèque parle ?

01/10/2021, 13:59

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Hommage aux traducteurs et aux traductrices, artistes du verbe depuis plus de deux millénaires

La journée mondiale de la traduction (30 septembre) pourrait sans problème être renommée journée mondiale des traducteurs et des traductrices. Ceux-ci sont souvent peu visibles derrière leur art alors qu’ils contribuent au savoir et à la culture depuis plus de deux millénaires. Leur apport est immense, au passé comme au présent. 

30/09/2021, 09:59

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Des ministres de la Culture francophones s'engagent à “promouvoir l’accès au livre”

Les 23 et 24 septembre derniers, des ministres de la Culture de plusieurs États francophones ont participé aux États généraux du livre en langue française, échangeant avec les professionnels du secteur pour élaborer une stratégie visant à dynamiser le secteur et la circulation du livre dans l'espace francophone. Parallèlement, les ministres de la Culture de 9 États francophones cosignent une déclaration, reproduite ci-dessous en intégralité.

28/09/2021, 16:34

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Comment lire un roman écrit par une voiture ? 
La doxa littéraire face à l’Intelligence artificielle

Dans son roman de 2002, Exemplaire de démonstration, Philippe Vasset vantait ironiquement les vertus du Scriptgenerator, un logiciel rédacteur de best-sellers paramétrable par l’éditeur en fonction d’un public cible. En 2016, avec Ada, Antoine Bello imaginait à son tour une intelligence artificielle spécialisée dans le roman sentimental. Il se trouve que ces fictions de robots-écrivains sont de moins en moins improbables. Par Pascal Mougin, université Paris-Saclay.

27/09/2021, 09:48

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Crise à l'Academie : du prix Goncourt au prix d’amis ?

Tout cela ne manque pas de piquant, il faut le croire... Récuser un membre du jury, quand c’est une femme ? La chose passerait mal – le Goncourt n’en compte que trois, sur ses dix membres. Se récuser, quand on a possiblement franchi la ligne rouge ? Les statuts de l’Académie, modifiés en 2008, n’en font pas expressément état. Pour autant, les dernières révélations de France Inter sur un possible conflit d'intérêt interrogent le lecteur. La Littérature, certes, mais à tout prix ?

23/09/2021, 07:29

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“Un libraire doit-il vendre le livre d’Eric Zemmour ?”

Voilà une semaine maintenant que La France n’a pas dit son dernier mot est disponible dans les différents points de vente et en ligne. Un succès revendiqué par l’auteur du Destin français, dont la mise en place dépassait les 150.000 exemplaires. Avec un cas de conscience qui se pose chez les libraires : vendre ou ne pas vendre Éric Zemmour. Marc Georges, qui dirige La Demeure du livre, à La Perrière (Orne), intervient dans nos colonnes avec quelques réflexions à partager.

20/09/2021, 09:04

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Babel, Sisyphe et Tantale dans un bateau : mettre le Horla à la rentrée littéraire

Outre le raccourcissement désormais flagrant des journées, les aléas météorologiques qui contraignent à troquer bermudas et t-shirts pour jeans et chemises, tout va bien madame la Marquise. Alors d’où me vient cette langueur que Verlaine n’aurait pas boudée ? Une anémie qui ne doit rien à mes globules rouges, merci pour eux, et pourtant sévit, jour après jour… La réponse était dans l’énoncé. Ou plutôt, sur le bureau d’en face…

18/09/2021, 13:01

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Raphaël Glucksmann : “La politique souffre d’abord d’une absence de littérature”

ÉVÉNEMENT – Au fil des éditions, les Bibliothèques idéales de Strasbourg voient de plus en plus grand. Cette année, malgré les complications épidémiques, « les Livres ont pris le pouvoir », bel et bien : 200 écrivains, intellectuels, acteurs et musiciens ont investi la capitale alsacienne pendant 10 jours pour faire de ces rencontres un rendez-vous incontournable de la vie culturelle d’abord strasbourgeoise, ensuite alsacienne, bientôt française. Retour d’expérience. 

15/09/2021, 17:33

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Dicker, Zemmour et Sattouf : comment l'indépendance des auteurs effraie l'édition

Dicker, Zemmour, Sattouf : trois noms significatifs dans l’édition puisqu’ils pèsent à eux seuls plusieurs millions d'euros de chiffre d’affaires. Ils ont tous opté pour un changement de paradigme, mais réellement en rupture avec l’industrie du livre jusqu’à lors connue ? Pour point commun, un outil de diffusion et distribution qui leur ouvrira les portes des libraires, grandes surfaces culturelles et autres enseignes… Bref, les points de vente du livre. Un schéma disruptif, supposément, qui provoque des sueurs froides dans l’ensemble du milieu. Panique à Saint-Germain ?

10/09/2021, 11:52

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Issues de la collection de Stefan Zweig, deux partitions inédites de Schumann retrouvées

Il est des vieux papiers que l’on exhume, avec une odeur d’antan, mais dont on ne soupçonne pas que leur histoire nous emportera loin, bien loin. Au sein de la Fondation Martin Bodmer (Cologny, canton de Genève), quatre pièces inédites ont été retrouvées. Muriel Brandt, chargée de mission pour la mise en valeur des partitions autographes en aurait dansé au son des lieder de Robert Schumann, ainsi que deux autres pièces, de Georges Bizet et Charles Gounod. 

03/09/2021, 13:17

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Masque sous le nez, Plume dans le postérieur : Saint-Germain des Près a encore frappé

Depuis 1955 que l’émission littéraire hebdomadaire critique les univers culturels — cinéma, théâtre ou livres — on pourrait s’attendre à un minimum de connaissances économiques sur ces secteurs. Pourtant, Le Masque et la plume, que Jérôme Garcin présente depuis plus de 30 ans, démontre que le germanopratisme a de beaux jours devant lui. Comprendre : quand les chroniqueurs s’en prennent sévèrement à Virginie Grimaldi, on touche le fond du fond radiophonique. 

01/09/2021, 12:50

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Vente d'épreuves non corrigées : collectionneur illuminé ou attrape-nigaud ?

Le marché du livre d’occasion fait pousser des soupirs désabusés aux organisations d’auteurs depuis bien longtemps. C’est pourtant en toute légalité que l’acheteur de livre papier peut revendre on exemplaire. Il existerait en revanche un autre marché, navigant dans une zone grise nettement plus contestable, installé sur le net français : celui des épreuves non corrigées. Des textes et des ouvrages non-commercialisables, mais qui servent aux éditeurs à faire connaître leurs publications très en amont…

31/08/2021, 13:04

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Crise du papier en France : pourra-t-on imprimer le prix Goncourt ?

En 2019, l’industrie papetière représentait 5,4 milliards €, incluant papiers et cartons, selon Copacel, organisation patronale. En somme, un douzième de ce que pèse la filière forêt-bois, matière première essentielle. Or, depuis fin 2019, plusieurs facteurs distincts provoquent une pénurie de papier. Et si les usages graphiques — incluant la production de livres — ne représentaient que 1,6 million de tonnes sur les 7,3 millions globales, la situation va en s’aggravant depuis la pandémie. 

 

24/08/2021, 14:47

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En Afghanistan, “les créateurs sont pourchassés, risquent la torture et la mort”

La progression et le retour des talibans au pouvoir, à la faveur du retrait des forces internationales de l'Afghanistan, inquiètent le monde entier. Le devenir des libertés individuelles semble plus que jamais menacé dans le pays, et le Pen club français, qui défend la liberté d'expression, appelle le gouvernement français à prendre des mesures d'accueil fortes.

24/08/2021, 09:31

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Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 7. XXe siècle

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette septième partie est consacrée aux traducteurs du XXe siècle, qui prônent une traduction non littérale pour les œuvres de fiction et qui créent une nouvelle discipline dénommée traductologie. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

20/08/2021, 10:03

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Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 6. XIXe siècle

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette sixième partie est consacrée aux traducteurs du XIXe siècle, qui affinent leurs méthodes et tentent de nouvelles approches dans leur art. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

19/08/2021, 10:24

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Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 5. XVIIIe siècle

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette cinquième partie est consacrée aux traducteurs du XVIIIe siècle, qui prennent pour habitude de traduire d’une langue étrangère vers leur langue maternelle, et non le contraire. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

18/08/2021, 11:07

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Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 4. XVIIe siècle

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette quatrième partie est consacrée aux traducteurs du XVIIe siècle, dont les traductions tentent d’être plus fidèles et transparentes que celles de leurs collègues des siècles passés. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

17/08/2021, 10:36

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Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 3. XVIe siècle

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette troisième partie est consacrée aux traducteurs du XVIe siècle, qui traduisent les auteurs classiques et la Bible dans des langues modernes (anglais, allemand, français, etc.). Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

16/08/2021, 10:46

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Biélorussie : la France doit “déclencher une initiative internationale” contre Loukachenko

L'anniversaire de la réélection contestée d'Alexandre Loukachenko à la présidence de la Biélorussie d'août 2020 fut marqué par la dissolution du Centre PEN national, qui lutte pour la liberté d'expression des écrivains. Le triste symbole d'un régime autoritaire qui s'installe et perdure : le Club PEN français, dans un courrier à Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, exhorte celui-ci à l'action. Nous reproduisons ci-dessous le texte envoyé, en intégralité.

16/08/2021, 10:44

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Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 2. Moyen Âge

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette deuxième partie est consacrée aux traducteurs du Moyen Âge, qui favorisent le développement des langues et cultures vernaculaires. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

14/08/2021, 10:48

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Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 1. Antiquité

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette première partie est consacrée aux traducteurs de l’Antiquité et à leur rôle de passerelle entre plusieurs langues, cultures et civilisations. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

13/08/2021, 13:35

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Finalement, Éric Zemmour a trouvé presque mieux qu'un éditeur

Secret de polichinelle, peut-être, mais bien conservé tout de même. Et surtout coup de maître, quand on pense aux ramifications, de la part d’Editis. Eric Zemmour, auteur esseulé, qu’Albin Michel avait dégagé de son catalogue de rentrée, n’avait d’autres options que l’autopublication pour maintenir la sortie de son livre. Il a donc ajouté une société d’édition aux cordes de sa propre entreprise, Rubempré. Et tant qu'à faire, autant se trouver une structure de diffusion, pour assurer la présence dans les points de vente, non ?

09/08/2021, 11:20

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Bob Morane, ou l'ombre jaune de Roselyne Bachelot

Une nouvelle fois, le cabinet de la ministre fait grincer des dents. Ou bien faut-il considérer que l’année de la BD étant close, tout ce qui touche au 9e art se relaie à l’arrière-plan ? Henri Vernes ne méritait pas même un tweet, service de communication ministérielle a minima ? Non, manifestement non. Parce qu’en effet, Bob Morane n’a pas vraiment l’ampleur ni la présence justifiant que l’on se fende d’un hommage, même concis. Et puis, ce sont les vacances, pas question de faire du zèle ?

28/07/2021, 12:27

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Le Pass sanitaire : “Bombe à fragmentation pour la lecture publique”

Déjà préoccupés depuis la publication du décret d’application, les établissements de lecture publique s’inquiètent plus encore de voir la législation poindre. L’accord trouvé par la Commission mixte paritaire sur le projet de loi sanitaire laisse planer plus d’inquiétudes encore. L’interassociation des bibliothèques et bibliothécaires diffuse un message d’alerte, ici reproduit dans son intégralité.

26/07/2021, 18:44

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“Je voudrais que l’oral fasse suer l’écrit”, Gilles Defacque

Voilà maintenant un mois que le ministère de la Culture a annoncé le départ de Gilles Defacque de la direction du Prato, pôle national du cirque de Lille. Remplacé par Célia Deliau, directrice du Cirque Jules Verne, pôle national du cirque d’Amiens, depuis 2016, c’est une page qui se tourne. Départ dans cette bibliothèque peu commune, celle du metteur en scène, clown, poète, Gilles Defacque.

26/07/2021, 12:18