#Programmes

Les Ensablés - Notes de voyage de Laurent Jouannaud: "Voyez comme on danse" de Jean d'Ormesson

Bonjour cher Hervé, bonjour chers habitués, J’ai pas mal lu cet été. Entre autres, deux bons romans policiers, meilleurs que les huit romans contemporains que j’ai rencontrés, et plus profonds. Un roman policier, c’est toujours sérieux, à cause des morts. La vraie bonne surprise, hasard de bouquiniste sur un marché de la Côte d’Azur, ce fut un roman de Jean d’Ormesson, à un euro. Je ne connaissais pas cet auteur, né en 1925, académicien depuis 1973, qui me semblait bien conventionnel sans que j’en aie encore lu une ligne. D’ailleurs, Voyez comme on danse commence ainsi : « Longtemps, je l’avais détesté : nous avions aimé la même femme. » Et, ligne 7, voici le portrait du héros : « Il était grand, très calme, toujours égal d’humeur, implacable et sûr de lui. Il ne croyait à rien, il se moquait de tout. Il avait un don assez rare : c’était d’enchanter la vie. » Bien entendu, « les femmes surtout l’adoraient. »

Le 30/08/2015 à 13:20 par Les ensablés

0 Réactions | 0 Partages

Publié le :

30/08/2015 à 13:20

Les ensablés

0

Commentaires

0

Partages

linkedin mail print

Par Laurent Jouannaud

Que peut donc donner un personnage aussi caricatural ? Comment ne pas tomber dans le roman pour femmes de gare ? Il fallait du talent ! Jean d’Ormesson en a. Il parvient à éviter l’écueil du ridicule en tuant son personnage dès la première page : vivant, Romain aurait été imbuvable ; mort, il inspire le sérieux. Mort naturelle, mort d’âge, mais mort quand même. Nous assistons à son enterrement sur 390 pages. Ses amis, relations, connaissances et quelques maîtresses vont se retrouver devant sa tombe. Chacun aura joué un rôle dans cette vie réussie. Le narrateur, qui s’appelle Jean, est un de ses amis les plus proches  et les plus anciens. C’est devant cet ami, arrivé le premier au cimetière, que vont défiler ceux qui viennent assister à la descente au tombeau. Ils nous raconteront la vie de Romain. Procédé simple mais efficace.

D’Ormesson fait alors une série de portraits secondaires qui sont plus en chair que le défunt héros : Romain ne pouvait avoir que des connaissances exceptionnelles. Arrive Victor Laszlo, un linguiste de haute volée, enseignant à l’Ecole pratique des hautes études. Il a connu le père de Romain. Il nous apprend que la mère de Romain était juive, que son père était « hitlérien » et qu’à l’époque on hésitait entre fascisme et communisme. D’ailleurs, Romain, 17 ans en 1940, est parti rejoindre de Gaulle en jouant à pile ou face : ou la France ou Hélène, la femme du préfet de police de Marseille, « qui avait les yeux verts et des jambes interminables qui commençaient aux épaules pour descendre jusqu’à terre ». Puis arrive Margault van Gulip, « quatre-vingts ans à coup sûr. Peut-être quatre-vingt-dix ?». Margault a été une beauté, avec Aragon, d’Annunzio, Paul Morand et Malraux à son actif. C’est le grand amour de Romain. Sublime, irréparablement outragée par le temps, encore admirée, encore admirable. D’un mot, elle nous renvoie au tout début de cette histoire en demandant à Jean : « Vous souvenez-vous de Patmos ? » Et le narrateur se lance : « Si je me souvenais de Patmos ! » Il avait alors 19 ans, jeune normalien, en voyage en Grèce, après la guerre, il y a « quelque cinquante ans » ! Il a rencontré par hasard, sur la plage, Meg Ephtimiou, épouse d’un armateur grec, et sa fille Marina qui avait cinq ans. Elle l’invite dans sa maison, table ouverte, où, entre autres convives, il y a Romain, son amant. Meg deviendra plus tard Margault, avec son quatrième mari, un tycoon américano-hollandais qui la laissera riche et veuve. Assez vite le roman s’emballe car les arrivants autour de la fosse se multiplient, interrompant la rêverie et les souvenirs du narrateur. Arrive Le Quémenec, L.-F.G. (Louis-Frédéric Guillaume), qui était lui aussi à Patmos. Son premier livre, Adieulavie, adieul’amour, a reçu le Goncourt et s’est vendu à 600 000 exemplaires. Il arrive de Toscane, spécialement pour l’enterrement. Arrive Gérard, chroniqueur, journaliste, homme du Tout-Paris, ami de tout le monde, donc de Romain. Et puis voici Béchir que le narrateur a rencontré à Patmos, à l’époque. Cet homme à tout faire était au service de Romain et de Margault. Et arrive André Schweitzer, compagnon de guerre de Romain. Les Schweitzer ? Des Alsaciens chassés par la défaite de 1870, qui ont refait fortune en Algérie et ont fini par s’allier à des descendants de la noblesse d’Empire. Leur saga s’étend sur 100 pages, en petites touches, et d’Ormesson raconte l’histoire du Second-Empire, puis la conquête de l’Algérie et enfin la guerre d’Algérie avec ses détails horribles. Arrive Françoise, la sœur d’André, qui a épousé Michel Poliakov, prix Nobel de médecine ou de chimie, juif, qui a sauvé la vie d’un gangster avant-guerre, lequel lui sauvera plus tard la vie lors de la rafle du vélodrome d’hiver en 1942. Et viendront Della Porta, professeur de physique théorique à Berkeley, lui qui expliquait à Romain les quarks ou le mur de Planck, et Adrien Cazotte, historien renommé. Et d’autres encore. Chacun de ces récits, de ces anecdotes, de ces souvenirs est interrompu par l’arrivée au cimetière d’un autre personnage et par d’autres souvenirs. La lecture se fait plus difficile que je ne l’aurais cru. Le passé de chacun et le présent se télescopent sur la page comme dans la conscience du narrateur. Les divers fils et les diverses époques s’imbriquent sans prévenir. Les dialogues d’hier et du moment se suivent sans transition.

Cet effort de lecture fait partie du plaisir. Mais d’Ormesson demande en outre à son lecteur une culture solide. Son narrateur convoque la littérature française et européenne, dans les détails : Valéry, Diderot, Malraux, Gide, mais aussi Jules Romain, Caillois, Jacqueline de Romilly. Il y a des citations précises de l’Educationsentimentale, un extrait de Don Giovanni, Platon et Homère cités en grec, un haïku de Basho (en français seulement), des vers d’Apollinaire, des poèmes allemands en allemand, trois strophes de Ronsard, quatre de Victor Hugo, etc., etc. J’ai à peu près tout saisi, plaisir de vanité, plaisir de connivence, sauf une allusion insistante à Mme Solario. Meg est appelée Madame Solario. Mon cher Hervé, Madame Solario, cela vous dit-il quelque chose ? Et puis Marina arrive de New York : « Bonjour, ma chérie, lui dis-je. - Oh ! Jean, me dit-elle, quelle tristesse ! » Est arrivée avec elle sa fille Isabelle, 16 ou 17 ans, dont Margault est donc la grand-mère. Et d’autres souvenirs reviennent : « Il…il était…il était merveilleux ! », murmura-t-elle, « la vie avec lui était belle. » Arrivent Albin et Lisbeth Zwinguely : « Nous avons été très heureux chez les Zwinguely. » L’enterrement suit son cours : « Les gens continuaient d’arriver. Je les reconnaissais presque tous. » (p. 42) « La foule, dans le cimetière, donnait des signes de flottement. Elle était nombreuse désormais. » (p. 102) « La foule s’était massée en rond autour du cercueil de Romain, déposé sur des tréteaux. » (p. 163) « Les roses étaient distribuées. Les hommes du fourgon s’approchaient et prenaient place aux quatre coins de la lourde caisse de bois. » (p. 197) Bérénice, Saint-Simon, Virgile, Proust, le Journal de Jules Renard, mais aussi Antoine Blondin et Bogart dans Casablanca, cette culture étourdissante, ces citations, cela doit plomber le récit, non ? Et tous ces détails historiques ? Ce roman, n’est-ce pas une dissertation de khâgneux nostalgique ? Pas du tout, car ce roman décolle de la réalité. C’est avec Béchir que le roman monte dans les nuages.

Jusqu’ici l’auteur respectait une certaine vraisemblance. Or Béchir, né il ne sait où, s’est retrouvé à six ans au Liban. La famille de Meg le prend à son service. En 1940, en France, sans bien savoir ce qu’il fait, il s’engage dans la L.V.F., la légion contre le bolchevisme, au service des nazis. Il se retrouve sur le front russe. Il est à Stalingrad avec Paulus. Il s’en sort et se retrouve à Berlin, à la Chancellerie, c’est un des gardes du Bunker. Il est de service au mariage du Führer. Hitler remarque qu’il a la Croix de fer : « Wo haben Sie das Eiserne Kreuz erhalten ?- In Stalingrad, mein Führer ! répondit Béchir en se mettant au garde-à-vous. » Il devient un des gardes du dictateur. Le 30 avril 1945, alors que l’armée rouge est en surface, Béchir assiste avec Heins Linge, l’authentique valet de chambre d’Hitler, au dernier repas du Führer. A la fin, après lui avoir serré la main, Hitler demande à Béchir de lui prêter son revolver. Ce sera l’arme du suicide : « Un bras du dictateur et la tête d’Eva Braun touchaient presque le sol. Un pistolet était tombé à terre. Béchir le reconnut aussitôt. C’était son Walther 7.65. » Là, d’Ormesson fait fort ! Adieu les bornes de la vraisemblance ! Plus fort encore : Romain, devenu membre de l’escadrille Normandie-Niemen, élevé au rang de héros de l’Union soviétique par Joukov en personne, arrivé à Berlin avec l’armée rouge, tombe sur Béchir qui erre dans les ruines, au moment où une patrouille rouge va l’exécuter. Il le sauve : « Béchir devait tout à Romain, et d’abord la vie. » C’est du Dumas, Les deux mousquetaires. Lors de l’épopée russe de Romain, la scène au Bolchoï est un sommet, j’ai beaucoup aimé. Et Margault ? Que Myriam ait épousé un armateur grec pour fuir sa famille, qu’elle ait été le mannequin vedette de Coco Chanel, que Chanel l’ait rebaptisée Meg et qu’elle l’ait envoyée porter ses collections aux USA, pourquoi pas ? Mais elle y rencontre Meyer Lansky et Lucky Luciano, les deux fameux gangsters. Elle devient leur maîtresse, surtout celle de Luciano : « Myriam, dite Meg, passa cinq ou six ans avec Lucky Luciano. L’un et l’autre, bien sûr, eurent beaucoup d’aventures extérieures au cours de leurs années communes. » Luciano se retrouve en prison. Meg épouse l’avocat du gangster pour faciliter les choses : elle devient Mme Malone. Mais Luciano reste une puissance. Quand vient la guerre, le gouvernement a besoin de la mafia qui contrôle les ports aux USA et en Sicile. On a besoin de Luciano, toujours incarcéré, que Meg représente. Et Meg Malone rencontre de Gaulle et Churchill à Casablanca. Elle appelle Eisenhower « dear Dwight » et il lui donne du « dear Meg ». Incroyable ! Non, ce n’est pas sérieux du tout. « Ils déposèrent le cercueil sur le bord du trou et, se relevant après l’effort, ils attendirent à nouveau. » (p. 205) « Le cercueil de Romain descendait lentement dans la fosse sans inscription où il allait reposer pour les quelques années que nous appelons éternité. » (p. 218) « La foule piétinait dans les allées du cimetière. La première à s’avancer, avec sa rose à la main, fut Margault Van Gulip. » (p. 225) Juste après la guerre, Romain, qui collectionne les objets d’art et en vit fort bien, passe par New York. Le frère d’Adrien Cazotte y est consul. Il invite Romain à une réception où Meg, épouse Ephtimiou maintenant, est également invitée, avec d’ailleurs Arthur Rubinstein. Coup de foudre. Ils rentrent ensemble. Romain s’arrête pour acheter des roses. Ils sont chez elle, les roses jonchent le plancher.

Et voici la suite, page 243, magnifique parataxe (ou asyndète ?) qui fait fi du temps qui a passé : Il se baissa, ramassa trois roses, les tendit à la jeune femme. Elle les reçut, les respira, regarda Romain, et se tut.Il la prit dans ses bras et lui baisa les lèvres. Elle céda aussitôt et passa ses deux mains qui tenaient encore les fleurs derrière la nuque du jeune homme.Margault Van Gulip laissa tomber sa rose sur le corps de Romain. Évidemment, le lecteur se demande qui a couché avec qui. Nous l’apprenons au fil des souvenirs. A Patmos, Jean avait 19 ans et Meg 30 ou 35. Il tombe à ses genoux, veut l’embrasser. Elle l’arrête : « J’aime Romain ». Quinze ans plus tard, Jean revoit Marina. Il en tombe amoureux. Ils couchent. Et Marina lui dit : « J’aime Romain. » Ils jouent alors cartes sur table, et commencent quelques années extraordinaires de vie à trois, ou à quatre quand Margault est là : « C’était une tragédie de Racine au temps de la guerre froide. » Mais quelle agréable tragédie : croisières, Grèce, Maroc, Autriche, Italie, les mers et la neige, petites îles, Paris, le luxe. Jean se rappelle : « Le monde était un bonheur et il n’était qu’un chagrin. » (p. 351) Et nous voici à la fin : « De tant de mains successives, les roses tombaient sur Romain. » (p. 286) « C’était fini. Romain était enterré. Ils étaient tous repartis. Vers les États-Unis, vers l’Angleterre, vers la Russie, vers la Provence et la Normandie, vers le XVIIe siècle et vers Neuilly. » (p. 339) Et s’ensuivent de longues réflexions, plutôt grand public, sur le temps (« Le temps n’arrête pas de bouger »), la vie et la mort (« Toute mort est un mystère parce que toute vie est un mystère »), la vie après la mort (« La vie était un songe dont personne ne savait s’il s’achevait sur un réveil »), le néant (« Tout s’en va, tout fout le camp, rien ne subsiste de nous-mêmes ni du monde »), etc. : les grandes philosophies et les religions ne proposent finalement rien de plus. « Nous étions le dernier carré. » (p. 359) « Et nous nous dirigeâmes tous les quatre vers ma voiture que j’avais laissée à deux pas du cimetière. » (p. 374) Sérieux ou pas sérieux ? Les deux à la fois. Tout est dans la façon de voir les choses. L’auteur a raison d’écrire : « Il arrivait à la tragédie de prendre le visage de la comédie. » (p. 211) Ce roman est un conte puisque la vie en est un. Shakespeare l’a dit, dans Macbeth : “ La vie est un conte”, en ajoutant, “told by an idiot, full of sound and fury, signifying nothing.” D’Ormesson et son narrateur ne se font pas d’illusion : « Les gens n’en pouvaient plus de souffrir et de mourir. » Mais l’auteur décide dans ce roman de voir la vie en conte, et on sait que les contes ne se soucient pas de la réalité : c’est leur charme. Life is a tale, told by Jean d’Ormesson, full of sun and fiestas, signifying nothing. Telle fut la vie de Romain. Voici son vade-mecum : « Ce qui était fini était fini et on n’en parlait plus », « Dieu simplement n’existait pas pour lui », « Il avait d’abord cherché à être libre », « Il ne servait rien ni personne », « Il était ce qu’il était ». Et bien sûr, « il ne lui serait pas venu à l’idée d’aimer une femme qui ne l’aimait pas ou qui ne l’aimait plus ». Avec cet état d’esprit, vivre est un plaisir : « Il avait réenchanté un monde désenchanté. »

Je ne sais pas si j’aimerais rencontrer un tel homme, mais j’aurais bien aimé être à sa place ! La vie est belle, chers lecteurs ! Telle est la morale de ce conte. Le titre vient d’une comptine pour enfants, « Nous n’irons plus au bois, les lauriers sont coupés », dont voici le refrain : Entrez dans la danseVoyez comme on danseSautez dansezEmbrassez qui vous voudrez La vie est une danse, une fête, faites comme les autres, laissez-vous faire, dansez et aimez! Voyez comme on danse est un conte pour l’été. Un joli conte, bien bronzé. Note de la rédaction, chers lecteurs, pour des raisons techniques, il n'est pas possible pour le moment d'insérer des photos. Veuillez nous en excuser!

0 Commentaires

 

Aucun commentaire.

Plus d'articles sur le même thème

ActuaLitté

Les Ensablés - Vache tachetée et concombre fugitif d'Octave Mirbeau

Octave Mirbeau (1848-1917) n'est pas un ensablé, ne serait-ce que par le film tiré de son roman, Journal d'une femme de chambre, avec Jeanne Moreau et Michel Piccoli, et sa pièce célèbre Les Affaires sont les affaires. Mais c'est peu au regard de la masse d'écrits qu'il a laissée à la postérité. Et notamment, trop oubliés, ses contes publiés dans la presse, et qu'il considérait comme alimentaires... À tort. Je puis l'affirmer après avoir lu la réédition d'une partie d'entre eux par l'Arbre Vengeur dans sa collection "L'exhumérante". Par Hervé Bel.

21/02/2021, 07:31

ActuaLitté

Les Ensablés – Le pain quotidien d'Henri Poulaille

Henri Poulaille, Henry Poulaille en littérature (1896-1980), est souvent considéré comme le créateur du courant de la littérature prolétarienne. Directeur de presse chez Grasset, il fonde également une dizaine de revues libertaires dans lesquelles il promeut la littérature d’expression populaire et les utopies sociales : Nouvel Âge, Prolétariat ou encore À Contre-courant. Il publie ou fait publier de nombreux auteurs français et étrangers, parmi lesquels Henri Barbusse, Lucien Bourgeois, Blaise Cendrars, Eugène Dabit, John Dos Passos, Jean Giono, Panaït Istrati, Charles Ferdinand Ramuz... Le Pain quotidien a obtenu en 1954 le prix des bouquinistes. Par Pascal Malbrunot

31/01/2021, 14:03

ActuaLitté

Les Ensablés – Le crime de l'omnibus, de Fortuné de Boisgobey

Aujourd’hui, un roman de Fortuné de Boisgobey (1821-1891), Le crime de l’omnibus (1881) ; une curiosité assurément, mais dont la lecture reste un plaisir... peut-être parce que, comme le nom de son auteur, elle évoque un temps suranné. Avec ce texte, c’est tout un monde qui ressuscite, une ambiance qui annonce les enquêtes de Gaston Leroux ou de Maurice Leblanc. Plongeons-nous donc, ensemble dans le Paris de la fin du dix-neuvième siècle.

Par Hervé Bel

17/01/2021, 10:55

ActuaLitté

Les Ensablés – Confession de minuit, de Georges Duhamel, un inconnu au pays des anti-héros

L’écrivain et académicien Georges Duhamel (prix Goncourt 1918 pour son roman Civilisation) entamait en 1920 avec Confession de minuit un cycle romanesque Vie et aventures de Salavin tout entier consacré à un personnage de parfait antihéros : Louis Salavin. Les éditions de la Belle Étoile ont la bonne idée de ressusciter en format poche ce texte oublié et pourtant majeur par bien des aspects. Ce titre, la Confession de minuit, a été classé par Le Figaro littéraire comme un des douze meilleurs romans de la première partie du XXe siècle. Inconnu, levez-vous ! 

03/01/2021, 10:07

ActuaLitté

Les Ensablés – Les origines de la Renaissance d'Émile Gebhart (1839-1908)

Elle raisonnait facilement sur la peinture italienne ou flamande, sur le moyen âge ou la renaissance. Le bal de Sceaux est une nouvelle publiée en 1830, dans laquelle Balzac nous donne la peinture admirable d’une époque, nouvelle dont la profonde leçon morale qui frappe Emilie de Fontaine a été méditée par tous ceux qui furent tentés de soumettre l’amour à un calcul social.

20/12/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "La vie d'un simple" d'Emile Guillaumin (1873-1951)

Le prix Renaudot 2020 attribué à Marie-Hélène Lafon pour Histoire du fils nous rappelle que les romans paysans ont souvent recueilli le suffrage des prix littéraires. Récemment, nous évoquions Campagne de Raymonde Vincent récompensée en 1937 par le prix Femina. Cette même année, Jean Rogissart avec son roman Mervale obtenait le Renaudot... Aujourd'hui, nous parlerons de l'admirable Vie d'un simple de Emile Guillaumin qui, par sa facture, fait aussitôt penser à Marie-Claire (Prix Femina 1910) de Marguerite Audoux.

06/12/2020, 00:00

ActuaLitté

Les Ensablés - « L’axel littéraire de Jeanine Garanger » par François Ouellet

Voici un cas inattendu : Jeanine Garanger, née Hagnauer, étudiante en droit et championne de patin artistique qui devait publier deux ou trois choses assez délicates dans les années 1930, avant de disparaître complètement de la scène littéraire.

22/11/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - À l'ombre de Maurice Genevoix, par Elisabeth Guichard-Roche

Le 6 novembre 2018, le Président de la République était dans la Meuse, aux Eparges, lieu d’une terrible boucherie durant la première guerre mondiale. Recueilli devant la statue de Genevoix, il annonçait son entrée au Panthéon pour le 11 novembre 2020. Il y aura deux panthéonisations : celle du romancier et celle à titre collectif de ceux de quatorze annonçant la Nation combattante.

Depuis 10 années, les Ensablés explorent la littérature du XXème siècle, et il nous est venu l’idée de répertorier les écrivains qui ont connu la Grande Guerre et dont nous avons abordé les œuvres. Cela constitue en quelque sorte notre Monument aux morts, pour ne jamais oublier…

11/11/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Il nous est arrivé d'être jeunes" de François Bott

Une fois de plus, on en revient à cette collection de poche dirigée par Alice Déon, "La petite Vermillon" qui m'enchante depuis plusieurs années. Indifférente à la mode, La Table Ronde ose rééditer des textes qui ne feront certes pas la une des journaux littéraires de plus en plus conformistes, mais ravissent ceux pour qui la littérature est l'affaire de leur vie.

Aujourd'hui, il me faut parler d'un livre qui m'a ravi "Il nous est arrivé d'être jeune" de François Bott.

01/11/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Captain Cap" d'Alphonse Allais

« Jetons par-dessus bord paperasses et registres, et avec les ronds de cuir de ces incapables, faisons des bouées de sauvetage. »
Tel est l’un des principaux points de la profession de foi d’Albert Caperon, dit Captain Cap, candidat aux élections législatives de 1893. « Anti bureaucrate » et anti européen » il se présente comme un aventurier qui a passé « les trois quarts de sa vie sur mer et les deux tiers de son existence sur les terres vierges. »

18/10/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés – Ange-Jacques Gabriel (1698-1782) par le comte de Fels

Le temps des vacances s'approche, ou s'éloigne : souvenez-vous, nous avions passé l’été à travers la Provence, en compagnie de Jean-Louis Vaudoyer. Cette fois, nous n’irons pas si loin, à peine pousserons-nous aux limites du département de la Seine-et-Oise ! Car nous sommes en 1927 et Jean-Louis Vaudoyer m’a demandé d’interviewer le comte de Fels, pour sa biographie d’Ange-Jacques Gabriel [1]. Le moyen de refuser ?

04/10/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - L’incertitude amoureuse de René Laporte (1905-1954)

René Laporte est né à Toulouse dans une famille bourgeoise de magistrats et d’universitaires. Il fait des études de droit, mais lance, à dix-neuf ans, une revue bi-mestrielle, Les Cahiers libres, artistiques et littéraires, puis fonde les éditions du même nom qui, entre 1925 et 1934, publieront environ 150 ouvrages.

20/09/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Chroniques du Lac: “Le vélo” de René Fallet

L’actualité récente a mis le vélo sous les feux de la rampe. La grève des transports de Décembre et Janvier derniers incite des milliers de cyclistes à enfourcher leur bécane pour se rendre au travail, au mépris de la pluie et des frimas hivernaux. Les programmes des candidats aux élections municipales font la part belle au vélo dans les grandes métropoles françaises.

06/09/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Une belle journée" d'Henry Céard (1851-1924)

Avec Henry Céard, nous en aurons fini de parler de ceux que l’on nommait, non sans méchanceté et envie, « la queue » d’Émile Zola, à savoir les écrivains les plus proches du maître naturaliste dans les années 1880, dont deux fort connus (Maupassant et Huysmans), trois autres beaucoup moins (Hennique, Alexis et Céard). C’est Céard que nous abordons aujourd’hui, avec son roman Une belle journée, publié en 1881, un an après la parution du recueil « Soirées de Médan » auquel il avait contribué avec sa nouvelle « La saignée ». Une belle journée qui peut être consulté sur Gallica est un charmant roman, un trésor du naturalisme, un accomplissement en quelque sorte.

23/08/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Mal'Concilio" de Jean-Claude Rogliano, par Denis Gombert

C’est un village corse niché au cœur de la montagne. Un village austère avec son église et ses maisons uniformes toutes en pierres de granit. Il peut y souffler par bourrasque un vent mauvais. Ici les femmes respectent le deuil et sont habillées de noir. On croit autant à la puissance de Dieu qu’aux esprits. Ainsi de Mal’ concilio, l’arbre de la nuit qui se dresse à la sortie du village, près des maisons abandonnées. Cet arbre géant domine le village « cramponné à un versant où rien ne pousse ». Majestueux et effrayant, châtaigner sans âge, il est le seul grand arbre de la province de la Tèvola, région sèche et aride. On dit que le Mal’ concilia est hanté.

09/08/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - “L'homme de choc” de Joseph Peyre (1892-1968)

Joseph Peyré était béarnais. Après des études littéraires où il eut Alain comme professeur de classes préparatoires, il s’essaya au barreau puis à l’administration territoriale. Mais c’est dans le journalisme puis dans l’écriture de romans qu’il trouva sa voie. Ses œuvres sont celles de l’action et de l’énergie allant de l’aventure saharienne à la tauromachie (Sang et Lumières lui valut en 1935 le prix Goncourt et fit l’objet d’une adaptation au cinéma en 1954 avec Daniel Gélin et Zsa Zsa Gabor, dialogues de Michel Audiard) et à la haute montagne (Matterhorn- le nom alémanique du Cervin en 1939).

26/07/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "L'ordre" de Marcel Arland (1899-1986), par François Ouellet

Après plusieurs mois d'absence, nous retrouvons avec une grande joie notre excellent ami et chroniqueur François Ouellet. Qu'il soit remercié pour sa fidélité à notre équipe.

Il y a des écrivains plus profondément ensablés que Marcel Arland. Pourtant, aujourd’hui, Arland n’est pas tellement plus que l’évocation d’un nom. Il survit tant bien que mal par le souvenir de sa collaboration à La Nouvelle Revue française, dont il a pris la direction avec Jean Paulhan au lendemain de la Seconde Guerre. Chez les libraires, on trouvera, avec un peu de chance, un ou deux titres, comme son premier livre, Terres étrangères, un récit de 1923 réédité dans la collection L’Imaginaire en 1996, ce qui commence à dater ; on trouvera plus facilement sa correspondance avec Paulhan, éditée par Jean-Jacques Didier chez Gallimard en 2000.

12/07/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz – 2e partie

Cet article fait suite à celui du 14 juin sur Eugène Müntz. Après avoir replacé, selon sa méthode, l’activité artistique comme un facteur central de compréhension de la civilisation de la renaissance, tout en se livrant à un examen documentaire des premières années de Raphaël, Eugène Müntz nous accompagne dans le développement du jeune peintre, fraîchement sorti de son apprentissage dans l’atelier du Pérugin pour partir à la conquête de Florence.

28/06/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz (1845-1902) 1ère Partie

Sous son imposante reliure de basane noire, c’est un intimidant in-quarto de plus de sept cent pages ; sur le plat figure un lourd médaillon de cuivre doré légendé Raphael Sanctius, représentant en buste le profil d’un homme jeune, aux cheveux longs, coiffé d’une barrette aux revers élégants.

A l’abri de cette présentation austère, dorment en sûreté, sous les serpentes qui craquent encore sous le doigt, de riches illustrations. Le trésor des notes critiques, le précieux catalogue des œuvres et la substance d’un texte éloquent font à ce livre un fermoir invisible dont seules la curiosité du savant et l’intrépidité de l’érudit possèdent la clef. C’est un livre réservé aux études profondes et au calme des bibliothèques, parlant à voix basse dans le silence des lampes. Le temps venu, on en soulève la lourde couverture comme on pousse la porte d’un ami qu’on ne se savait pas avoir.

14/06/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Un amour platonique" de Paul Alexis (1847-1901)

Découvrir la littérature, c'est dérouler une pelote. En allant d'un auteur lié à un autre, voilà, comment le paysage littéraire se dessine peu à peu... Les Ensablés ont abordé récemment Léon Hennique (à lire ) et son roman étrange Un caractère. Voici maintenant Paul Alexis (1847-1901). Comme Hennique, il fut un fidèle d'Emile Zola et fournit l'une des six nouvelles du recueil des Soirées de Médan (1880).

31/05/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Le soleil des indépendances" de Ahmadou Kourouma

Chers lecteurs, nous sommes heureux d'accueillir à nouveau Henri-Jean Coudy qui, après de longs mois de silence, nous revient avec un nouvel ensablé, Ahmadou Kourouma.

Ahmadou Kourouma, né en 1927, en Afrique Occidentale Française, était Ivoirien même s’il suivit des études secondaires à Bamako, alors grande ville du Soudan français devenue après 1960  la capitale de l’état du Mali. Il aura donc connu les dernières années de la colonisation française puis le début des nouveaux états indépendants.

17/05/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Un caractère" de Léon Hennique (1851-1935)

Je suis tombé par hasard sur un roman de Léon Hennique, paru en 1889, intitulé "Un caractère". Il s'agit d'un livre qui a certes vieilli, mais mérite, comme le soulignait Octave Mirbeau, d'être lu. Surtout, il permet de découvrir son auteur qui joua un grand rôle dans l'histoire littéraire française, tout comme son camarade Lucien Descaves, d'ailleurs, que nos lecteurs connaissent mieux désormais (voir ici). Avec Hennique, on retrouve Goncourt, le naturalisme et... l'occultisme de la fin du dix-neuvième siècle.

01/05/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés – "Ecrits sur l’art" de Joris Karl Huysmans (1848-1907)

Joris-Karl Huysmans tenait à distance le grand public : même dans la période où la charité chrétienne gagna un petit avantage sur son pessimisme natif, il douta toujours qu’il fût possible de ramener par l’éducation, ou par l’admiration, le public vers l’art[1].

Ce grand solitaire est maintenant entré dans cette constellation très peuplée, la Pléiade ; avec Soumission, M. Houellebecq a remis Durtal à la mode ; cet hiver encore, le musée d’Orsay a consacré à Huysmans critique d’art une curieuse exposition dont il y aurait beaucoup à dire ; les rééditions se multiplient, comme celle que les Cahiers de l’Herne consacrèrent en 1985 à l’auteur.

Les éditions Bartillat se joignent à cette vogue en apportant leur contribution : la riche édition des Ecrits sur l’art, établie par Patrick Lormant, deviendra inévitablement le bréviaire des amateurs de Huysmans. Tout le parcours critique de l’auteur est rassemblé là, des premiers et respectueux essais du début de la carrière littéraire jusqu’à la grande conversion à l’art chrétien des années 1890, en passant par le chamboule-tout des critiques des Salons annuels.

19/04/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Sur le chemin des glaces" (1988) de Werner Herzog

La marche comme expérience mystique... En novembre 1974, le réalisateur Werner Herzog apprend que sa grande amie Lotte Eisner, célèbre critique de cinéma allemande qui vit et travaille à Paris à la cinémathèque française, est très gravement malade. Elle risque de mourir.  « J’ai répondu : cela ne se peut pas ». Saisissant une veste, une boussole et un sac, Herzog part sur le champ pour la retrouver. Mais il fera le voyage à pied, convaincu que c’est par la marche, vécue comme un acte de foi, qu’il sauvera son ami. Tête baissée, il se lance dans un improbable périple au cœur de l’hiver, quittant Munich pour rejoindre Paris. Sur le chemin des glaces est le journal de bord de sa folle aventure.

05/04/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "le dernier dimanche de Sartre" de Jean-Pierre Enard

Dans son essai "Un bon écrivain est un écrivain mort", Jean-Pierre Enard insistait sur le fait qu'un roman, comme le cinéma, le théâtre, la peinture ou n'importe quel autre mode d'expression, s'apprend. Ce qui ne signifie pas qu'il s'enseigne (...) Le langage, c'est comme le bois ou la pierre: un matériau. Écrire, c'est le travailler. On admet qu'un sculpteur apprenne sa technique. Et qu'un acteur fasse de la gymnastique ou place sa voix avant de monter sur scène. C'est pareil pour l'écrivain. Il doit s'exercer.

La mort est  une condition nécessaire mais non suffisante pour faire un bon écrivain. Enard en est la preuve: il est mort, c'était un bon écrivain, mais il n'est toujours pas considéré comme méritant une redécouverte. Faute de chance, seulement. Parce que ses livres valent d'être lus. Ce ne sont pas des grands crus, plutôt de la catégorie agréable des rosés, des blancs frais, avec de la buée sur le verre, qu'on boit avec plaisir en été à la terrasse des cafés, avec l'impression fugace d'être heureux.

22/03/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "La Maternelle" de Léon Frapié (1863-1949)

Parue en 1904, "La Maternelle" obtint le prix Goncourt au deuxième tour de scrutin, face, notamment, à Charles-Louis Philippe (que nos lecteurs des Ensablés connaissent bien) et Emile Guillaumin (pourtant favori avec son roman "La vie d'un simple"). Son auteur, Léon Frapié, était employé à l'hôtel de ville de Paris et marié à une institutrice qu'il avait beaucoup interrogée pour écrire ce roman étonnant, à mi-chemin entre la fiction et le documentaire. Il n'a pas perdu de son actualité quant aux questions qu'il pose sur l'école. Il vient de reparaître grâce aux éditions L'Eveilleur.

08/03/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Anna" d'André Thérive

Chers lecteurs des Ensablés, La Thébaïde publie ces jours-ci un des romans que je place parmi les meilleurs. Jusqu'à ce jour, il n'avait pas été réédité. Nous en avions déjà parlé en 2014: il s'agit d'Anna. Précipitez-vous si vous aimez Maupassant, Flaubert et Huysmans (dont d'ailleurs Thérive était un spécialiste). Il vous faut d'autant plus vous procurer ce texte exceptionnel qu'il est préfacé par notre excellent ami, collaborateur des Ensablés, François Ouellet qui, depuis des années, pour notre plaisir, explore la littérature française des années 30.

23/02/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - “Histoire artistique des ordres mendiants”, de Louis Gillet (1876-1943)

« …dans le silence de ce jour naissant, je veux regarder le monde avec des yeux remplis d’amour »
Saint François d’Assise

Ce livre est un cours d’histoire de l’art que l’auteur donna à l’Institut catholique de Paris. Il est composé de dix leçons, qui suivent le développement des formes artistiques qu’inspirèrent les ordres mendiants du XIIIème siècle au milieu du XVIIème siècle ; le titre répond de l’austérité du sujet, mais il paraît utile de redonner vie à cette étude, en particulier lorsque l’occasion se trouve de mesurer l’état d’ignorance qui règne sur cette matière.

09/02/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Le rire de Caïn" de José-André Lacour (1919-2005)

Comment est-il possible que ce livre ait échappé à ma vigilance ? A sa parution, en 1980, je n'avais pas encore 20 ans, mais je lisais déjà beaucoup. Sans doute a-t-il été signalé dans quelque journal et l'ai-je ignoré parce qu'à l'époque je ne lisais que des classiques, et qu'en plus ce Rire de Caïn était un roman d'un Belge obscur, un certain José-André Lacour. De la littérature belge, je ne connaissais que Simenon et Rodenbach, ce qui m'allait assez, et depuis je n'ai gère progressé, ajoutant simplement à ma liste Armel Job... Mais la Petite Vermillon (la Table ronde) m'a envoyé récemment ce "Rire de Caïn" réédité pour le centenaire de son auteur, et je l'ai lu... C'est admirable de bout en bout!

26/01/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Monsieur Ripois et la Némésis" de Louis Hémon

Don Juan: subst. masc. Séducteur, le plus souvent libertin et sans scrupule (définition du Trésor de la langue française). Même s'il n'est pas un libertin, Monsieur Ripois, le héros du roman de Louis Hémon (1880-1913), est assurément un don Juan. Il séduit les femmes qu'il rencontre et les exploite sans scrupule. Mais, contrairement à son auguste ancêtre, Monsieur Ripois n'a aucune classe; il ne s'attaque qu'aux petites ouvrières, puis aux femmes fragiles, celles qu'il est certain de pouvoir conquérir et exploiter.

12/01/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Visage perdu" de Roger Vercel, par Carl Aderhold

Visage perdu est l’un des derniers romans de Roger Vercel, paru en 1953, quatre ans avant sa mort. L’auteur de Remorques (qui a déjà fait l’objet d’une chronique sur les Ensablés) et de Capitaine Conan retrouve ici un thème qui lui est cher. Le courage qu’il faut pour affronter le quotidien.

29/12/2019, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Chroniques du Lac : "La dernière harde" de Maurice Genevoix

En ce début novembre où la campagne automnale résonne des aboiements des chiens et des coups de fusil, la lecture de la Dernière Harde de Maurice Genevoix se savoure comme une gourmandise de saison. Nul besoin d’être passionné de chasse ou féru de vénerie pour partager la vie mouvementée et captivante de la harde des Orfosses.

15/12/2019, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés – "Miroir du temps" d'André Suarès (1868-1948)

Paru aux éditions Bartillat, Miroir du temps est un recueil d’articles d’André Suarès - certains inédits - de préfaces, de fragments de correspondance, voire de documents plus intimes encore, comme le testament de l’écrivain : peu de livres permettront de saisir aussi complètement un auteur qui sort lentement d’un oubli et dont les plus connaisseurs parmi les lecteurs ne pouvaient citer que le Voyage du Condottiere.
Ce recueil de textes parvient à restituer, en marquant la chronologie, les thèmes qui habitent son oeuvre. Des thèmes dont l’actualité permet de rendre cet auteur à son temps tout en le ramenant au nôtre. André Suarès écrivit toute sa vie le manifeste d’un art nouveau, qu’il souhaitait tout à la fois classique et régénérateur ; à l’imitation aussi de ce Speculum majus, ce Miroir dans lequel Vincent de Beauvais mit toutes les certitudes du Moyen-Age et qui voulut, selon Louis Gillet, « lier en système tout l’héritage des connaissances venues de l’Antiquité, le legs intellectuel de la Grèce, avec les vérités de la Révélation ».             
Après avoir lu avec attention l’érudite préface de M.Barsacq, les amateurs feront de Miroir du temps l’avant-propos nécessaire aux œuvres de ce grand écrivain : toute la diversité, toutes les contradictions de l’écrivain, et l’essence de son style, sont là.

01/12/2019, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Le joug" de Marion Gilbert, roman de la maternité martyrisée

Originaire de Montivilliers, en Seine Maritime, la romancière Marion Gilbert (pseudonyme d’Odette Maurel) a fait paraître une bonne vingtaine de titres entre Du sang sur la falaise (1913) et Les Scandalisés (1950), des romans psychologiques qui ont souvent la Haute-Normandie pour décor. Journaliste, elle a mené des enquêtes pour Le Matin, Le Petit Journal, Illustrations et d’autres. Traductrice avec Madeleine Duvivier, pseudonyme que s’était choisie sa sœur, elle a donné à lire en français Charles Dickens, P. G. Wodehouse et Charlotte Brontë. Féministe, elle prononça une conférence, en 1925, qu’on peut consulter en ligne.

17/11/2019, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Journal de travail (1929-1943)" de Jean Prévost

L'éditeur Emmanuel Bluteau a des auteurs qu'il chérit particulièrement: l'un d'eux est Jean Prévost, écrivain et résistant, mort les armes à la main dans le Vercors en 1944 à l'âge de 43 ans. Après avoir publié "L'affaire Berthet" que nous avons chroniqué, La Thébaïde fait paraître aujourd'hui Le journal de travail (1929-1943) de ce même Jean Prévost avec une préface de Jérôme Garcin (à qui l'on doit un "Pour Jean Prévost", biographie parue en 1994).  "J'ai toujours pensé, écrit ce dernier (...) que Jean Prévost s'apprêtait à donner, après la guerre, son grand roman, son oeuvre majeure." Le destin ne l'a pas voulu. Et on lira donc ce journal de travail, cette "arrière-boutique" de l'écrivain, avec un sentiment mêlé d'admiration et de tristesse pour cette promesse qui s'annonçait déjà et ne fut pas tenue.

03/11/2019, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Jours de colère" (1989) de Sylvie Germain

Sylvie Germain est née en 1954 à Châteauroux. Formée à la philosophie, notamment auprès d’Emmanuel Levinas et de Daniel Charles, elle a été documentaliste puis professeur de français et de philosophie au lycée français de Prague, avant de se consacrer à sa seule activité littéraire. Elle obtient le prix Femina en 1989 pour son roman Jours de colère. Elle n'est pas un ensablée, mais on ne parle pas assez d'elle.

20/10/2019, 09:00

Autres articles de la rubrique Livres

ActuaLitté

Gadou fait tout, le panda mignon et super craquant de Mr Tan

AVANT-PREMIÈRE – Avec cette nouvelle mascotte pour les petits, on ne s'ennuie jamais. Chaque moment de sa vie se prête à une multitude de scènes qui expriment ses joies et ses découvertes. Créé par Mr Tan, Gadou est un petit panda malicieux qui déborde d'imagination. Le monde est pour lui un grand terrain d'exploration!

03/03/2021, 18:42

ActuaLitté

Le Vallon des lucioles d' Isla Morley : hymne à la tolérance 

ROMAN ETRANGER - 1937, Kentucky. La carrière de photographe de Clay Havens ne décolle pas. Lorsqu'il est envoyé avec un journaliste dans le cadre du New Deal faire un documentaire sur un coin reculé des Appalaches, c'est peut-être sa dernière chance. Et dès leur arrivée, les habitants du village les mettent en garde sur une famille qui vit au cœur de la forêt. 

03/03/2021, 17:26

ActuaLitté

L'autobiographie de l'autrice de BD Trina Robbins traduite à l'automne 2021

Les éditions Bliss Comics annoncent la parution de leur première sortie « purement littéraire », l'autobiographie de l'autrice de BD Trina Robbins, Last Girl Standing. En précommande sur Ulule, l'ouvrage retrace la vie et l'œuvre de l'autrice, militante féministe, de sa friperie underground à New York à l'anthologie Wimmen’s comix, publiée entre 1972 et 1991.

03/03/2021, 16:24

ActuaLitté

Loin de la folie des hommes, le Vert samba de Charles Aubert

AVANT-PREMIÈRE – France 2 est actuellement en cours de travail sur l’adaptation de Bleu Calypso, livre qui fut finaliste du Prix de l’Embouchure, remis au salon Polars du Sud. Et choisi également pour le Prix Nouvelles voix du polar. Charles Aubert, qui aime la couleur, nous avait déjà gratifiés d’un délicieux Rouge tango, qui sort chez Pocket. Et cela, en même temps que son dernier roman, Vert Samba

03/03/2021, 16:22

ActuaLitté

Spiderman, de père en fils : quand l'enfant est appelé à régner...

COMICS - Il fallait que le Tisseur fît acte de procréation. Il le fallait. Et si Ben n’est pas son premier enfant, Peter Parker, aka Spider-Man comptant plusieurs enfants méconnus (et petits-enfants…), aura tout fait pour le protéger lui de la filiation. Mais parler de fils quand on évoque l’Homme Araignée, cela implique évidemment de trancher quelques nœuds gordiens.

03/03/2021, 13:04

ActuaLitté

Corps public : Entre poésie et colère, les complexités du désir 

ROMAN GRAPHIQUE - Avec Mathilde Ramadier au scénario et Camille Ulrich au dessin et à la couleur, Corps public suit le parcours de Morgan de ses douze ans et son premier rendez-vous chez le gynécologue à son retour à la scène comme comédienne après son accouchement. Dans une société où le corps des femmes est sans cesse une affaire publique, derrière les petites violences du quotidien, Camille Ulrich et Mathilde Ramadier explorent les complexités du désir et osent nous montrer des images rares sur l'accouchement et le post-partum.

02/03/2021, 12:15

ActuaLitté

Nuit bleue de Simone Buchholz : « Partir seule à la campagne, c’est comme bouffer du Scotch. » 

POLAR ETRANGER - Au bar Blaue Nacht, la procureure Chastity Riley écluse les bières et trouve réconfort auprès de Carla, Rocco, Calabretta et Klatsche. Collègue, amis, amant… Elle ne pourrait pas affronter le monde du crime sans eux. Mise sur la touche, pour avoir voulu convaincre de corruption son patron, Chastity est désormais chargée de la « protection des victimes ». 

02/03/2021, 12:08

ActuaLitté

Les métamorphoses : Une pandémie, vengeance du règne animal

ROMAN FRANCOPHONE - Dans Les métamorphoses, Camille Brunel réinvente la pandémie mondiale. Ici, pas besoin de masque, rien ne saurait vous protéger des transformations animalières qui gagnent la planète… Une vision loufoque qui vient bousculer les clichés d’une société étouffée par les médias et la technologie. Dans la lignée de La guérilla des animaux, le roman dénonce et défend également la condition animale.

 

02/03/2021, 10:32

ActuaLitté

Marc Levy présente Le Crépuscule des fauves, suite de son roman d'espionnage

Avec Le Crépuscule des fauves, Marc Levy va vite : ce tome 2 sort le 2 mars, prolongeant les aventures du Groupe 9 entamées dans C’est arrivé la nuit. Le premier volume de son techno-thriller marquait une certaine rupture avec l’écriture qu’on lui connaît (ou attribue). Avec ce 22e roman, il n’a qu’une observation : « La réalité a amplement dépassé la fiction. »

02/03/2021, 09:28

ActuaLitté

Décès de l'archiviste paléographe Benoît Van Reeth, père de la philosophe

L’École nationale des Chartes vient de communiquer l’information : Benoît Van Reeth, archiviste paléographe, de la promotion 1984 est décédé ce 28 février. Né le 17 février 1956 à Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), il était conservateur général du patrimoine, ancien directeur des Archives nationales d’outre-mer. Françoise Banat-Berger Cheffe du Service interministériel des Archives de France vient de lui rendre hommage.

01/03/2021, 17:24

ActuaLitté

François Cusset, Le Génie du confinement : on ne pense Covid qui s'impose

AVANT-PREMIÈRE – Pendant ce moment où tout s’est arrêté, quelque chose a commencé, qui n’a pas de forme. Pendant ce moment où rien n’avait lieu, quelque chose s’est passé, dont on n’a pas de trace. Ce moment d’involution sur soi a eu quelque chose de révolutionnaire. Un ouvrage qui s'inscrit dans la nouvelle collection Trans, dirigée par Raphaël Liogier et Dominique Quessada.

01/03/2021, 16:11

ActuaLitté

L'hommage de Joseph Ponthus à Henri Calet, illustre “maître oublié”

Les Presses universitaires de Lyon publient ce 11 mars un ouvrage d’Henri Calet, Je ne sais écrire que ma vie. Ce texte avait été préfacé par Joseph Ponthus, mettant en lumière l’admiration qu’il portait à l’œuvre de Calet, autant que les liens entrevus entre son propre travail et celui de l’écrivain. La diffusion de cette préface se fait en hommage des PUL à Joseph Ponthus.

01/03/2021, 14:44

ActuaLitté

Mon père et ma mère : la beauté cristalline de l'hommage d'Aharon Appelfeld

ROMAN ETRANGER - Le roman est l’expression de cette idée ancestrale que la mère et le père sont l’origine, le terreau biologique, culturel et émotionnel de l’enfant : ils couvent et ils couvrent de leurs ailes l’être en évolution. L’hommage que leur rend, dans Mon père et ma mère, Aharon Appelfeld, est ici d’une beauté cristalline.

01/03/2021, 14:42

ActuaLitté

De Rome à Angoulême : une résidence consacrée à la bande dessinée

Un appel à projets a été lancé par l'Académie de France à Rome-Villa Médicis et la Cité Internationale de la bande dessinée et de l'image avec l'ADAGP pour une résidence de bande dessinée. Cette résidence de quatre mois se déroulera sur deux temps, l’un à Rome à la Villa Médicis du 2 novembre 2021 au 2 janvier 2022 et le second à la Maison des auteurs de la Cité, à Angoulême, du 3 janvier au 1er mars 2022.

01/03/2021, 14:40

ActuaLitté

Ce genre de petites choses, rendre ce que l'on a reçu

ROMAN ETRANGER - Bill Furlong est né le 1er avril 1947. Ce n'est pas une blague et, dans son malheur, il a eu beaucoup de chance. Sa mère n'avait que seize ans à sa naissance. Et pas de mari. Pas terrible comme entrée dans la vie dans ces années-là, en terres d'Irlande. Toute son enfance, il sera poursuivi par les lazzis des autres enfants du village tant dans la rue qu'à l'école.

01/03/2021, 12:36

ActuaLitté

Books by Women : Abby Geni et Louise Mey

Le printemps semble pointer le bout de son nez, on n'a qu’une envie, c’est de lire dans un parc non ? Foutu virus. En attendant, Elsa et Elura vous présentent aujourd’hui 2 romans/thrillers qui, le temps de leur lecture, feront oublier le reste du monde. D'ailleurs, les deux libraires entrent dans la dernière semaine de leur projet de crowdfunding : il reste à peine 2000 € à récolter, et elles ont besoin de soutien plus que jamais ! Le lien vers la cagnotte se trouve en fin d'article.

01/03/2021, 09:29

ActuaLitté

Wendy Delorme : “Toutes brisées et pourtant incassables”

AVANT-PREMIÈRE – « Parce que son texte est magnifique, parce qu’elle a le cœur pur et le feu, parce que Wendy Delorme est une grande autrice. » C'est Ovidie qui a ces mots pour Wendy Delorme. Avec Viendra le temps du feu, l'autrice nous démontre que l'on peut lui faire confiance pour surprendre, prendre de court, et bien plus encore.

27/02/2021, 10:00

ActuaLitté

Dernier tour lancé d'Antonin Varenne : à n'importe quel prix

Julien Perrault a tout perdu en percutant deux de ses concurrents sur le circuit du Mans. Lui qui avait été le prodige du Grand Prix Moto est devenu le paria, « l’assassin ». Mais un sponsor sulfureux propose au jeune homme de revenir sur le devant de la scène. Courir de nouveau. Pour son retour à la manufacture de livres, Antonin Varenne signe avec Dernier tour lancé un roman plein de fureur. 

26/02/2021, 14:58

ActuaLitté

Peintres femmes : exceptions en marche 

BEAUX ARTS - Les carnets d’expo de la collection Découvertes Gallimard sont toujours un réel plaisir ! Ils le sont d’autant plus en ce moment puisque les musées restent fermés aux publics. Le dernier en date, Peintres femmes – 1780 -1830, à paraître ce 25 février et signé de la docteure en histoire et théorie de l’art, Martine Lacas, sort à l’occasion de l’exposition Peintres femmes -1780-1830 – Naissance d’un combat qui doit se tenir au musée du Luxembourg du 3 mars au 4 juillet. S’il semble exclu que nous puissions y aller dès le 3 mars peut-être nous est-il permis d’espérer de nous y rendre d’ici le 4 juillet. 

26/02/2021, 09:00

ActuaLitté

Gianrico Carofiglio : L’Été froid, une nouvelle saison en enfer

AVANT-PREMIÈRE – Nous sommes en 1992, entre mai et juillet. À Bari, comme ailleurs, tirs en embuscade et meurtres sont monnaie courante. Quand la nouvelle arrive qu’un enfant, fils d’un chef de clan, a été enlevé, le maréchal Pietro Fenoglio se rend compte que le point de non-retour a été atteint. Maintenant tout peut arriver.

25/02/2021, 14:09

ActuaLitté

Mon livre à malaxer Le chemin du lapin, pour stimuler la motricité

Un livre-tissu original pour stimuler la motricité fine des plus petits, avec un lapin à guider à travers le tissu pour rejoindre le potager.  L'enfant doit aider un petit lapin à rejoindre un tas de carottes, en manipulant un galet en bois (représentant l'animal) à travers un labyrinthe en tissu. 

25/02/2021, 14:08

ActuaLitté

J'aime mon corps : apprendre aux enfants que leur corps leur appartient

« J’aime mon corps, je le protège. Il est à moi, personne n’a le droit d’y toucher si je ne veux pas », affirme une petite fille. Il n'est jamais trop tôt pour apprendre aux enfants que leur corps leur appartient. Un livre coup de coeur. 

25/02/2021, 14:07

ActuaLitté

Wild Child : Neil Connelly embarque la littérature jeunesse sur le ring

Quand Wild Child entre sur le ring, c’est son futur qu’il gagne à coups de poing. Ce roman de Neil Connelly s'inscrit dans la lignée des plus grandes œuvres sur le thème de la boxe, tels que Fight Club et Raging Bull. Une magnifique histoire d’amitié, de vengeance et de repentir : un texte intense qui ne prend pas de détour.

25/02/2021, 14:06

ActuaLitté

Ballerines et voyages dans le temps :  Elisa Villebrun, Les voyageurs de la danse

AVANT-PREMIÈRE – Voici une nouvelle série Passion qui mêle danse, aventure et magie, pour un voyage dans le temps à la découverte des grands danseurs de l’histoire ! La danse, une activité pratiquée par 18 % des enfants français et un univers qui les passionne, revisité sous l’angle original du voyage dans le temps : chaque tome nous transporte dans un moment clé de l’histoire de la danse.

25/02/2021, 14:05

ActuaLitté

Le petit livre pour parler des enfants migrants : en parler, en bande dessinée

AVANT-PREMIÈRE – Sur Internet, à la télé ou dans la rue, les enfants sont exposés aux problématiques des migrations. Ce sujet fort d'actualité se retrouve dans la collection des Petits livres : les enfants migrants, abordé par le biais de vraies questions d'enfants traitées sous forme de petites BD. Le livre répond ainsi aux questions des enfants, faisant écho à des situations de leur quotidien. 

25/02/2021, 14:04

ActuaLitté

Le Numérique pas bête : décrypter le web et ses régles

AVANT-PREMIÈRE – Dans la collection à succès Pas bêtes, des spécialistes répondent à de vraies questions d'enfants pour mieux comprendre le monde numérique dans lequel ils grandissent. Voici un livre qui décrypte le monde du web, son histoire, ses possibilités infinies, et liste les comportements responsables à adopter, et les règles à suivre.

25/02/2021, 14:02

ActuaLitté

Le Petit Ogre à l'aventure : un jeu de mémoire coopératif

Le Petit Ogre a soif de découvertes : il veut partir à l’aventure autour du monde et se faire des amis. Le but du jeu : chacun son tour, déplacer Petit Ogre sur le plateau de jeu grâce à des cartes déplacement, afin de retrouver les six tuiles spéciales cachées. La partie est gagnée si les tuiles spéciales sont découvertes avant la fin de la pioche.

24/02/2021, 16:17

ActuaLitté

Les Traqueurs de cauchemars : si la forêt chuchote, gare à qui l'écoute

La série frisson de Marie-Hélène Delval ressort avec de nouvelles couvertures ! Quatre copains découvrent le moyen d’entrer dans les cauchemars pour en délivrer leurs amis et forment l’équipe des Traqueurs de cauchemars. Bienvenue dans La forêt qui chuchote, premier tome de l'aventure.

24/02/2021, 15:35

ActuaLitté

Un conte-randonnée de Suzanne Strasser : En voiture Renard ! 

Le renard conduit sa voiture. « Tip tap tip tap » font ses pieds sur le sol. Petit à petit, des passagers s’invitent au voyage, et le renard ne remarque rien. Mais jusqu’à quand ? Un conte-randonnée hilarant ! Un nouvel album de Susanne Strasser, 5e album dans sa série à succès, vendue à plus de 34.500 exemplaires.

24/02/2021, 15:32

ActuaLitté

Monstres et frissons avec Le Collège Lovecraft de Charles Gilman 

AVANT-PARUTION – Mattéo fait sa rentrée au collège Lovecraft, un bâtiment ultramoderne construit quelques mois plus tôt. Il ne connaît personne, excepté Glenn Torkells, sa bête noire depuis l’école primaire... Bienvenue au collège Lovecraft, un établissement affreusement pas comme les autres... La série à succès, avec plus de 50.000 exemplaires vendus, fait son passage en poche…

24/02/2021, 15:30

ActuaLitté

Je veille sur ma planète : ces jeunes qui oeuvrent pour l'écologie intégrale 

AVANT-PREMIÈRE – Un guide avec des ateliers brico, des quizz, des pages à remplir, des portraits de précurseurs (François d’Assise, Mohamed Yunus), des citations du Pape François, des témoignages de jeunes qui œuvrent pour la planète, des prières, des réflexions et des infos pour te convertir à l’écologie intégrale. 

24/02/2021, 15:28

ActuaLitté

Niko, de Paco Sordo : catastrophe et rigolade...

AVANT-PREMIÈRE – Niko a des parents inventeurs et ça tombe bien, car il a beaucoup d'imagination lui aussi. Mais quand il leur "emprunte" leurs machines, la vie déraille très vite. Résultat ? Des catastrophes en cascade, et une bonne dose de rigolade!

24/02/2021, 15:26

ActuaLitté

Mort de l'écrivain Joseph Ponthus, emporté par un cancer

Les éditions de la Table ronde annoncent dans un bref communiqué le décès de l’écrivain Joseph Ponthus. Né en 1978, il avait bouclé des études de littérature à Reims et de travail social à Nancy. Durant plus de dix ans, il a exercé le métier d'éducateur spécialisé en banlieue parisienne où il a notamment dirigé et publié Nous... La Cité (Editions Zones, 2012) et le multi-récompensé À la ligne (Editions La Table ronde).  

24/02/2021, 12:59

ActuaLitté

Serena Giuliano : “Ne jamais se précipiter, au risque de tout foutre en l’air”

AVANT-PREMIÈRE – Mamma Maria sortira en poche ce 18 mars (Pocket), mais Serena Giuliano réserve à ses lecteurs une belle surprise : Luna, son nouveau roman prévu également le 18 mars — le hasard fait bien les choses. Même quand il n’existe pas.

24/02/2021, 12:09

ActuaLitté

Si mes souvenirs sont bons : l'impossible amour de Delphine Benattar

AVANT-PREMIÈRE – Lola et Lenny se retrouvent à Ibiza, où leurs parents passent les vacances chaque été. Elle a huit ans. Il en a quinze. Au fil du temps, un lien invisible et singulier se tisse entre eux, dont Lola ignore encore toute la portée, jusqu’à ce qu’elle tombe éperdument amoureuse. Cet adolescent devient son obsession. 

24/02/2021, 11:55

ActuaLitté

Naoto, le gardien de Fukushima : la vie avant tout le reste

BANDES DESSINEES - Qu'avons-nous retenu de Fukushima ? Un nom de lieu, des images glaçantes, des mensonges officiels à la chaîne et l'idée, terrible, qu'une fois de plus la Nature a été plus forte que le pari des hommes. Contre les discours prétendant que l'énergie nucléaire est sûre et que les accidents du passé ne peuvent plus se reproduire, la réalité s'est imposée, forçant peu à peu les autorités à perdre la face et à admettre que le cœur de trois réacteurs de la centrale de Fukushima-Daiichi étaient entrés en fusion. Et qu'il faudra probablement attendre trente ou quarante ans pour en finir avec les conséquences de la catastrophe. À partir de l'histoire vraie de Naoto Matsumura, Fabien Grolleau et Ewen Blain revisitent les événements du côté non pas de la mort, mais de la vie qui suit son cours par-delà l'effondrement.

24/02/2021, 09:02