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Les Ensablés - Notes de voyage de Laurent Jouannaud: En voyage avec Rousseau

Cher Hervé, nous avons tous sur nos étagères quelques livres en attente. Ce sont généralement de gros volumes qui découragent un peu.

Le 03/05/2015 à 11:54 par Les ensablés

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Publié le :

03/05/2015 à 11:54

Les ensablés

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Par Laurent Jouannaud

J’ai en attente Conversations de Goethe avec Eckermann : les 544 pages ne sont toujours pas coupées. C’est un livre que Nietzsche plaçait très haut et j’ai l’intention de le lire depuis vingt ans que je l’ai acheté ! J’ai acheté, il y a quinze ans Les mille et une nuits, en trois volumes, dans la fameuse traduction de Galland : j’attends le bon (?) moment pour m’y mettre. J’ai trouvé au début de l’été dernier Mémoires d’Outre-tombe, deux volumes Pléiade, d’occasion, que je comptais lire pendant mes congés : je n’en ai pas eu le temps, bien que j’aie lu beaucoup d’autres choses sans importance. J’ai la correspondance complète de Baudelaire : je feuillette de temps en temps les volumes, c’est passionnant, mais je n’arrive pas à m’y mettre d’un trait. Les Frères Karamazov, 953 pages, sont eux aussi en souffrance depuis longtemps. Ces gros classiques sont un plaisir sûr que je repousse pourtant sans cesse. Il y a tant de nouveautés à lire, et je n’ose pas me couper du flot continu du commerce littéraire. Peur de passer pour ringard ? Pression de l’actualité ? Oui, mais aussi confiance en la créativité humaine : il sort de bons livres, je veux les connaître, la littérature respire encore. J’ai aussi, relique du temps lointain de mes études, Julie ou La Nouvelle Héloïse, de Jean-Jacques Rousseau, 568 pages, des pages de cinquante lignes en petits caractères.

En ce printemps mélancolique et solitaire, je revisite ce classique. Trois semaines avec Jean-Jacques.

C’est une histoire d’amour qui s’étend sur une dizaine d’années : Julie d’Etange, dix-huit ans, et son précepteur, vingt ans, tombent amoureux l’un de l’autre. Elle est noble et riche ; c’est un bourgeois pauvre : « Le baron d’Étange consentir à donner sa fille, son enfant unique, à un petit bourgeois sans fortune ? » Non, le père de Julie n’acceptera jamais une mésalliance. Deux jeunes gens s’aiment et la société les sépare : « les penchants de la nature » contre « les préjugés du monde ». Histoire éternelle. Ils s’avouent leur amour par lettres, et le roman est fait de leur correspondance. Saint-Preux écrit trois lettres qui restent sans réponse. Quand il annonce qu’il veut partir, Julie avoue qu’elle l’aime aussi : « Dès le premier jour que j’eus le malheur de te voir, je sentis le poison qui corrompt mes sens et ma raison ; je le sentis du premier instant, et tes yeux, tes sentiments, tes discours, ta plume criminelle, le rendent chaque jour plus mortel. » Et elle précise : « Je connais l’inflexible sévérité de mon père. »

C’est un amour définitif et ce que Julie écrit, Saint-Preux pourrait l’écrire aussi : « Tout fomente l’ardeur qui me dévore ; tout m’abandonne à moi-même, ou plutôt tout me livre à toi ; la nature entière semble être ta complice ; tous mes efforts sont vains, je t’adore en dépit de moi-même. » Les deux amants sont prêts à payer le prix fort : ils sont prêts à mourir. Dès la seconde lettre, Saint-Preux annonce : « M’ordonnez-vous de mourir ? Ah, ce ne sera pas le plus difficile. » Et à la fin de la quatrième, Julie écrit : « Tu seras vertueux ou méprisé ; je serai respectée ou guérie. Voilà l’unique espoir qu’il me reste avant celui de mourir. » De fait, la mort plane sur ce roman d’amour et lui donne dès le début un écho tragique. Le frère de Julie est mort, et son ombre est toujours là. Le père pourrait bien, de sa main, « percer le cœur » des deux amants s’il les trouvait ensemble. Saint-Preux veut se battre en duel, et s’il meurt Julie meurt après lui : « Je ne survivrai pas d’un jour à celui pour qui je respire ». La mère de Julie meurt et Julie tombée gravement malade, souhaite mourir : « L’ordre de mourir sera pour moi le premier de ses [du ciel] bienfaits. »

Bien entendu le suicide est possible à tout moment. Dans une lettre de sept pages adressée à son ami Milord Edouard (Lettre 21, Troisième partie), Saint-Preux lui propose la mort : « Oh ! quelle volupté pour deux vrais amis de finir leurs jours volontairement dans les bras l’un de l’autre, de confondre leurs derniers soupirs, d’exhaler à la fois les deux moitiés de leur âme ! Quelle douleur, quel regret peut empoisonner leurs derniers instants ? Que quittent-ils en sortant du monde ? Ils s’en vont ensemble ; ils ne quittent rien. » Et quand Claire, cousine et amie d’enfance de Julie, la revoit après quelques semaines de séparation, elle s’écrie : « Cousine, toujours, pour toujours, jusqu’à la mort ». Cet amour lutte sur deux fronts, le front intérieur et le front extérieur. Le front intérieur oppose l’amour physique à l’amour pur, le cœur aux sens, l’âme au corps. Peut-on aimer sans se toucher, s’embrasser et coucher ? Julie met l’innocence au-dessus de tout. Non par pruderie (« Je ne suis ni prude, ni précieuse »), mais parce que la chair rabaisse toujours l’esprit et le cœur. Rousseau suit une tradition platonicienne avec laquelle nous avons rompu. Julie écrit, deux mois après que Saint-Preux s’est déclaré : « Deux mois d’expérience m’ont appris que mon cœur trop tendre a besoin d’amour, mais que mes sens n’ont aucun besoin d’amant. » (Lettre 9, première partie) Aujourd’hui, on pense, ou l’on veut, que les sens et l’esprit se complètent. Julie croit au contraire que l’amour pur est le meilleur de l’amour : « Tâche de calmer l’ivresse des vains désirs que suivent toujours les regrets, le repentir, la tristesse. Goûtons en paix notre situation présente. » Ce refus de la sexualité, au lieu de me faire sourire, me fait réfléchir. Mon cher Hervé, je vous le confie, je n’ai pas résolu la question sexuelle… et toute suggestion m’intéresse.

Julie est jeune et belle, Saint-Preux souffre, le désir physique est là : « Faut-il qu’incessamment mes yeux dévorent des charmes dont ma bouche n’ose s’approcher ? » Ce désir naturel, comment pourrait-il être mauvais ? « Cependant je languis et me consume ; le feu coule dans mes veines ; rien ne saurait l’éteindre ni le calmer et je m’irrite en voulant le contraindre. » C’est l’éternelle plainte du mâle insatisfait : que faire quand l’un désire et l’autre pas, quand l’un a envie et l’autre pas ? Le plaisir contre l’abstinence tranquille : «  Pense, pense, Julie, que nous comptons déjà des années perdues pour le plaisir. Pense qu’elles ne reviendront jamais ; qu’il en sera de même de celles qui nous restent si nous les laissons échapper encore. » Julie n’a pas envie, et affirme, très moderne déjà, que son corps lui appartient et que personne ne doit la toucher sans son consentement. Saint-Preux insiste : « La sagesse a beau parler par votre bouche, la voix de la nature est la plus forte. Le moyen de lui résister quand elle s’accorde à la voix du cœur ? » Julie le rappelle à l’obéissance : « Un amour si tendre et si vrai doit savoir commander au désir. » Saint-Preux, homme d’honneur, n’ira jamais plus loin que ce que Julie autorise. Aimer signifie respecter la volonté de l’autre. Le « non » de Julie suffit à la protéger.

Il y aura pourtant trois contacts physiques, à l’initiative de Julie. Il y eut un baiser : « Toutes les parties de moi-même se rassemblèrent sous ce toucher délicieux. Le feu s’exhalait avec nos soupirs de nos lèvres brûlantes, et mon cœur se mourait sous le poids de la volupté, quand tout à coup je te vis pâlir, fermer tes beaux yeux, t’appuyer sur ta cousine, et tomber en défaillance. Ainsi ta frayeur éteignit le plaisir, et mon bonheur ne fut qu’un éclair. » (Lettre 14, première partie). Il y eut un « instant d’égarement » où Julie céda, et qui laissa un goût amer (Lettre 29, première partie). Il y eut enfin une nuit, nuit unique, où Julie a voulu récompenser Saint-Preux de son obéissance : « Viens donc, âme de mon cœur, vie de ma vie, viens te réunir à toi-même ; viens sous les auspices du tendre amour recevoir le prix de ton obéissance et de tes sacrifices ; viens avouer, même au sein des plaisirs, que c’est de l’union des cœurs qu’ils tirent leur plus grand charme. »

Le lendemain, Saint-Preux écrit que l’heure d’après l’acte aura été le sommet de l’amour : « Quel calme dans tous mes sens ! Quelle volupté pure, continue, universelle ! Le charme de la jouissance était dans l’âme ; il n’en sortait plus, il durait toujours. Quelle différence des fureurs de l’amour à une situation si paisible. » (Lettre 55, première partie) Quant au front extérieur, les deux amants peuvent braver l’opinion : « Qu’as-tu fait que les lois divines et humaines ne puissent et ne doivent autoriser ? Que manque-t-il au nœud qui nous joint qu’une déclaration publique ? Veuille être à moi, tu n’es plus coupable ». Ils peuvent s’enfuir : Milord Edouard, richissime anglais, leur offre ses terres en Angleterre. Au pire, il y aurait la mort : « Oh ! mourons, ma douce amie ! mourons, la bien-aimée de mon cœur ! » Mais l’amour sera vaincu par un autre amour. Julie fait passer l’amour filial avant son amour de femme. Elle obéit à son père qui mourrait d’une mésalliance et l’a promise à un homme qui lui a sauvé la vie, Monsieur de Wolmar, un homme comme il faut, que Julie n’aime pas : « Enfin mon père m’a donc vendue ! il fait de sa fille une marchandise, une esclave ! il s’acquitte à mes dépens ! il paye sa vie de la mienne ! Père barbare et dénaturé ! Mérite-t-il…Quoi ! mériter ! c’est le meilleur des pères ; il veut unir sa fille à son ami, voilà son crime. » (Lettre 28, première partie) Ce père l’a élevée, il l’aime, il mourra de chagrin, et Julie ne pourra jamais être heureuse si elle cause la mort de son géniteur. Le devoir, le respect et l’amour filial l’ont emporté. Est-ce plausible ? Les temps ont changé. Aujourd’hui, en Europe, ce sont les parents qui se sacrifient, plus les enfants. Il vaut mieux alors que Saint-Preux s’éloigne puisque Julie ne lui appartiendra pas : «  Liée au sort d’un époux, ou plutôt aux volontés d’un père, par une chaîne indissoluble, j’entre dans une carrière qui ne doit finir qu’à ma mort » (Lettre 18, troisième partie)

Jean-Jacques Rousseau

Le roman pourrait s’arrêter là. Ce serait déjà un beau roman.Rousseau continue pourtant l’histoire des deux amants puisque cet amour contrarié n’est pas mort, puisqu’il couvera sans cesse. Ils s’aimeront toujours. Faire son devoir n’empêche pas d’aimer en secret : « Oui, tendre et généreux amant, ta Julie sera toujours tienne, elle t’aimera toujours ; il le faut, je le veux, je le dois. » Ce rougeoiement de la passion sous les cendres suffit à accrocher le lecteur. Saint-Preux voyage en Europe. La vie continue. Rousseau fait parler ses personnages de religion, d’économie, de politique, des femmes de Paris, du droit au suicide, d’éducation. Il raconte les histoires d’amour des autres personnages. Julie devient mère. Saint-Preux fait un dangereux voyage de quatre ans autour du monde. On le croit mort. Il revient. Il n’a pas oublié : « Mais nos amours, nos premières et uniques amours, ne sortiront jamais de mon cœur. La fleur de mes ans ne se flétrira point dans ma mémoire. Dussé-je vivre des siècles entiers, le doux temps de ma jeunesse ne peut ni renaître pour moi, ni s’effacer de mon souvenir. Nous avons beau n’être plus les mêmes, je ne puis oublier ce que nous avons été. » Saint-Preux n’en aimera jamais une autre, il n’a pas refait sa vie, comme on dit aujourd’hui. Le fait est qu’il y a des amours empêchées qui durent même quand les amants ont accepté la séparation. Julie a beau affirmer que tout est fini, qui la croit ? Le perspicace Wolmar, qui l’aime, espère faire éteindre ce premier amour. En vain. Quand Saint-Preux reviendra, il voudra s’en faire un ami. Il sait que Julie et Saint-Preux sont incapables de commettre une action vile, mais le lecteur n’en est jamais sûr, et les deux héros non plus. Les braises s’enflammeront-elles ? « Vous m’avez cru guérie, j’ai cru l’être ». Seule la mort peut mettre fin à ce roman. Julie meurt après une chute dans l’eau glacée pour sauver son fils. Sa dernière lettre est pour Saint-Preux : « Non, je ne te quitte pas, je vais t’attendre. La vertu qui nous sépara sur la terre nous unira dans le séjour éternel. Je meurs dans cette douce attente : trop heureuse d’acheter au prix de ma vie le droit de t’aimer toujours sans crime, et de te le dire encore une fois ! » (Lettre 12, sixième partie)

Trois semaines avec Rousseau. Je n’ai rien lu d’autre. Un voyage émouvant et beau. De grands sentiments. Les lacs de la Suisse. Des héros ancrés dans la réalité de l’époque. Des réponses inattendues à des questions toujours actuelles. De longues lettres, pas des courriels

. Une langue française qui unit la précision du siècle des Lumières à la profusion du romantisme qui s’annonce. Le grand Jean-Jacques, Jean-Jacques le Grand.

J’ai lu quelques « romans par courriels ». Aucun, jusqu’ici, ne m’a convaincu.

Par Les ensablés
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Avec Les réveillés de la vie (1956) et Les Irréductibles (1958), Zoé Oldenbourg (1916-2002) retrace l’histoire d’un amour impossible. De la fin des années 1930 à l’aube des années 1950, Elie et Stéphanie se cherchent et se fuient dans une valse-hésitation cruellement heurtée par la guerre. Semblable à son premier diptyque médiéval qu’il l’avait révélée, la romancière-historienne projette ici ses personnages dans la lumière contemporaine du XXe siècle où s’étirent encore les ombres portées du Moyen Age et ses dilemmes spirituels.

Par Nicolas Acker.

23/11/2025, 10:00

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Les Ensablés - Huysmans vivant d'Agnès Michaux

Bravo à Agnès Michaux d’avoir osé s’attaquer à Huysmans dans son épais volume publié au Cherche Midi il y a peu ! Il fallait le faire ! « Huysmans vivant » est la première biographie depuis celle de Robert Baldick publiée en 1958 (chez Denoël). Vieil admirateur du romancier, je me la suis procurée aussitôt, curieux de voir comment cette romancière (La fabrication des chiens) et spécialiste de la fin du XIXème siècle a pu traiter ce sujet vaste et ardu. En effet, aborder la vie de Huysmans, c'est aussi évoquer tout un pan de la littérature du XIXeme siècle.
Par Hervé Bel

09/11/2025, 09:00

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Les Ensablés - La Maternelle de Léon Frapié

Que reste-t-il de nos Goncourts ? Nombre d’heureux lauréats de ce prix littéraire tant convoité ne sont pas passés à la postérité et leurs romans sont aujourd’hui bien ignorés... Entre les oubliettes où ils churent et le Panthéon des auteurs consacrés, se maintiennent bon an mal an quelques romanciers dont la notoriété subit certes des éclipses, mais dont on redécouvre périodiquement l’intérêt. Par Marie Coat

 

26/10/2025, 09:00

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Les Ensablés - Le tout sur le tout, de Henri Calet (1904-1956)

Henri Calet (de son vrai nom Raymond Barthelmess) n'est pas un inconnu pour Les Ensablés qui l'ont abondamment célébré, notamment au travers de son roman majeur Monsieur Paul (publié en 1950). C'est que l'homme qui se devine au travers d'une œuvre largement autobiographique, est éminemment énigmatique et attachant, se caractérisant, selon les termes de son biographe Michel P. Schmitt par « un fin humour allié à la peine de vie la plus noire » . Dans l'un des articles que Les Ensablés lui ont consacrés, il est dit que « La vie de Calet fut riche en aventures dans sa première moitié, beaucoup moins dans la seconde ».

Par Isabelle Luciat.

12/10/2025, 09:00

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Les Ensables - Les modérés, d'Abel Bonnard

Le parcours d’Abel Bonnard  (1883-1968) est l’un des plus surprenants parmi les écrivains du XXe siècle. Son destin intellectuel et politique est un précipité d’ambiguïtés, de compromissions et de fulgurances. Par Nicolas Kinosky 

28/09/2025, 10:42

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Les Ensablés - La Reine battue, d'Henri Duvernois

Le propre du « petit maître » est d’être discret. Un temps, il s’impose, il plaît... Puis disparaît, écrasé sous les poids des « grands ». C’est que l’on ne peut pas retenir tout le monde. J’ai mes « petits maîtres » favoris, et l’un d’eux, vous le savez peut-être, car j’en ai déjà parlé, s’appelle Henri Duvernois. Récemment, dans un vide-grenier, perdu dans un amas de livres vendus un euro chacun, je suis tombé sur son roman « La Reine battue » publié sur papier alfa bouffant dans la belle collection de luxe Le livre de demain, où le texte s’orne de gravures. Je l’ai acheté évidemment, sachant à l’avance que je ne serais pas déçu. Par Hervé Bel.

14/09/2025, 10:00

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Les Ensablés - La Pierre angulaire, de Zoé Oldenbourg

Zoé Oldenbourg (1916-2002) fut longtemps associée aux succès d’édition de grandes fresques médiévales. Son premier livre, Argile et Cendres (1946) qui suit les péripéties d’un petit seigneur partant pour les croisades, impressionna tellement par sa précision et son ampleur qu’on y vit un potentiel Goncourt. Le couronnement arrivera finalement en 1953 avec son second roman La Pierre angulaire qui remporte le Prix Femina. Zoé Oldenbourg y expose les tableaux contrastés d’un Moyen-Âge où même les âmes les plus abjectes vivent dans l’espérance du salut éternel. Par Nicolas Acker.

31/08/2025, 09:00

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Les Ensablés - La vierge et le taureau, de Jean Meckert

Les éditions Joëlle Losfeld poursuivent avec bonheur la réédition des romans de Jean Meckert  (1910-1995). Le dernier en date, La vierge et le taureau, occupe une place à part dans l’œuvre de Meckert. D’abord parce qu’il s’agit du dernier publié sous son propre nom. S’il continue à publier par la suite, ce sera désormais sous le pseudonyme de Jean Amila, bien connu des amateurs de romans policiers. Dernier roman de Meckert donc, La vierge et le taureau est aussi entouré d’une légende noire qui fait de ce livre, une sorte d’ouvrage maudit qui a donné libre cours à de nombreuses spéculations. Par Carl Aderhold

17/08/2025, 09:00

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Les Ensablés - Le wagon à vaches (1953), de Georges Hyvernaud

Sa prose noire et acérée rappelle Raymond Guérin. Son ironie pessimiste penche du côté d’Emmanuel Bove. Le phrasé rageur est célinien. Nous sommes en 1953 lorsque Georges Hyvernaud publie son deuxième récit le Wagon à vaches. On y retrouve la veine existentialiste, sans le torse bombé de l’intellectuel engagé. Par Nicolas Acker.

27/07/2025, 09:00

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Les Ensablés - La fin de la IIIe République, de Emmanuel Berl

Paru en 1968 dans la célèbre collection de Gallimard, « Les trente journées qui ont fait la France », La fin de la IIIerépublique est republiée quelques années plus tard dans une autre collection intitulée «Témoins». Ce passage révèle bien à la fois la nature de cet ouvrage mais aussi celle de son auteur, Emmanuel Berl (1892-1976). S’il est aujourd’hui tombé dans l’oubli (tout juste certains se souviennent qu’il fut le mari de la chanteuse Mireille), il a pourtant marqué la vie intellectuelle des années 1930 par ses positions que ses biographes qualifient volontiers d’inclassables. Par Carl Aderhold

06/07/2025, 10:45

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Les Ensablés - Le roi dort, de Charles Braibant

« Nos pays ne sont pas beaux...mais il y a en eux une espèce de grandeur calme et comme un peu dédaigneuse qui est beaucoup plus captivante que la beauté ». Ainsi Charles Braibant (1889-1976), Champenois de lignée et de coeur, décrit-il sa région d’élection dans son roman Le roi dort qui, s’il rata de peu le prix Goncourt, fut couronné du Renaudot en 1933. Par Marie Coat

 

22/06/2025, 09:00

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Les Ensablés - La peau et les os de Georges Hyvernaud

Dans la fosse commune de l’oubli, Georges Hyvernaud n’a non seulement rien fait pour l’éviter - en ne publiant que deux livres de son vivant - mais y a sauté à pieds joints. La Peau et les os (1949), court mais édifiant récit de sa captivité pendant la seconde guerre mondiale, puis Le Wagon à Vaches (1953), roman implacable de l’impossible réadaptation à une vie dite normale, prouvent que l’écrivain avait pris le parti non négociable d’une vérité humaine très difficile à vendre. Par Nicolas ACKER.

08/06/2025, 19:15

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Les Ensablés - Planète sans visa, de Jean Malaquais

Né en 1908 à Varsovie, Vladimir Malacki - devenu par la suite Jean Malaquais  (1908-1998) - quitta la Pologne à l'âge de 18 ans pour venir vivre en France. Mobilisé en 1939, il fut fait prisonnier, puis parvint à s'évader. Juif et apatride, il partagea alors l'existence précaire de nombre de personnes réfugiées à Marseille dans l'espoir d'obtenir un visa. Grâce à l'aide de son ami Gide, il obtint ce précieux sésame et gagna les Etats-Unis où il vécut plusieurs années, enseignant la littérature. Malaquais n'a publié que trois romans : « Les Javanais » (prix Renaudot 1939),  « Le Gaffeur » (publié en 1953), tous deux objets de précédents articles et  « Planète sans visa », grand roman de la France sous l'occupation, publié en 1947 et qu'il remania jusqu'à ses derniers jours. Ce roman de plus de 500 pages a été réédité en 1999 après sa mort.

25/05/2025, 09:41

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Les Ensablés - La Saint-Michel et le Pont Euxin d'Anne Lacroix, par François Ouellet

Anne Lacroix (1897-1982) n’aurait publié qu’un seul roman, La Saint-Michel et le Pont-Euxin chez Grasset en janvier 1933. À cette date, elle a déjà commencé un deuxième roman, Rézle (et même annoncé un troisième titre, Les Bergers d’Arcadie), soumis en décembre de la fin de cette même année pour le Prix du roman du Temps ; les quelques voix qu’elle récolte seront insuffisantes pour qu’elle obtienne ce prix qui consiste dans la publication du roman dans les pages du quotidien. Mais, cinq ans plus tard, en mars 1938, Rézle paraîtra en feuilleton dans Le Temps. Il ne semble pas que la carrière d’Anne Lacroix ait connu d’autres développements. Par François Ouellet.

11/05/2025, 09:00

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Peut-on vendre un rein ? Cinq livres pour interroger nos certitudes

Cette semaine, la Booksletter explore cinq livres qui déplacent le regard sur l’histoire, la morale et nos sociétés : l’économie quotidienne de la Rome antique, les grandes expéditions britanniques en Antarctique, l’humour noir face à la mort, les marchés jugés moralement « répugnants » et le poids de l’époque dans les trajectoires criminelles. Cinq lectures pour éclairer autrement des questions anciennes et très contemporaines, sans simplifier.

03/10/2026, 11:13

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La fille aux huit vagins, et autres histoires postporno

Dans ce recueil de cinq nouvelles toutes plus originales les unes que les autres, Agnieszka Szpila, autrice du très remarqué Hexes, également traduit et publié par Notabilia, imagine de nouvelles manières de désirer pour repenser notre rapport au monde, à l’altérité et à la littérature, qu’elle soit lue ou écrite. Par Emma Tholozan.

03/10/2026, 09:00

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Phébus ressort La boîte en os, un roman gothique aussi fascinant que dérangeant

À l’occasion de son cinquantenaire, la maison Phébus publie une édition collector d’un de ses romans emblématiques : La boîte en os, d’Antoinette Peské. Un nouvel écrin pour un petit bijou de la littérature du XXe siècle. Par Emma Tholozan.

02/10/2026, 17:37

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La dislocation

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Soif d’idéal : Rocheteau raconte ce qui reste après les matchs

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02/10/2026, 13:13

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Malgré l’abordage de One Piece, Sarah Knafo règne sur les ventes de livres

Jamais deux sans trois… ou quatre ? Sarah Knafo refuse visiblement de rendre la médaille d’or : Le Casse du siècle (Fayard) reste numéro un avec 42.023 ventes sur la semaine et 201.985 exemplaires cumulés.

 

02/10/2026, 11:00

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Comment expliquer la liberté aux enfants ?

Être libre, est-ce faire tout ce que l’on veut ? Avec Vive la liberté !, Sybille Hein aborde cette grande question à hauteur d’enfant, en partant de situations concrètes pour aider les plus jeunes à comprendre ce que signifie être libre, mais aussi les limites et les responsabilités qui l’accompagnent. Traduit et adapté de l’allemand par Camille Logoz.

02/10/2026, 07:00

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Quand être "ami des Juifs" devient un phénomène à interroger

Alors que l’antisémitisme connaît une progression mondiale depuis le 7 octobre 2023, un autre phénomène attire l’attention : le philosémitisme. Dans Les Nouveaux philosémites, Edith Bruder réunit sociologues, politologues et théologiens pour enquêter sur celles et ceux qui se revendiquent « amis des Juifs », « compagnons de route d’Israël », voire « presque juifs ».

02/10/2026, 06:00

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Une photo, deux visages, 70 ans de mystère

Un véritable polar photographique qui met en scène les journalistes mais aussi en filigrane les insurgés hongrois de 1956 : tous ont été les témoins d'événements historiques qui ont façonné notre monde. Mais cette enquête (trop) minutieuse finit par lasser.

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De la gare du Nord aux hauteurs de Belleville, six voix pour un Paris vivant

Belleville n’est pas un décor dans Bellevilles. C’est une matière vivante : une pente qui coupe le souffle, une terrasse trop pleine, un café où les fidélités se renégocient, un escalier qui sépare deux vies, un trottoir où l’on peut croiser sa propre jeunesse. Samih Amar Tran construit son livre comme une promenade à six voix. Alma, Landrot, Marie, Omar, Jim et Romy prennent tour à tour possession du quartier, chacun avec son rythme, ses angles morts et sa manière de s’y accrocher. Tour du quartier, le 4 novembre.

 

01/10/2026, 14:00

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Cher Voltaire : quand Madame du Deffand ferraillait avec le philosophe

Deux vieillards s’écrivent comme d’autres croisent le fer. L’un règne depuis Ferney sur l’Europe des idées ; l’autre, aveugle, tient encore salon à Saint-Joseph et refuse de céder sur le goût, l’esprit ou l’art de s’ennuyer. Cher Voltaire restitue moins un échange sage entre deux monuments qu’un commerce vif, capricieux, traversé de silences, de susceptibilités, de nouvelles du monde et d’une commune hantise du vide. Dès 1764, Voltaire le constate : « Notre commerce à tâtons devient vif, Madame. » 

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Alien Clay : sur une planète-prison, la science devient une arme de liberté

Il ne faut jamais commencer une histoire par un réveil. Adrian Tchaikovsky le sait, son narrateur aussi, et Alien Clay (trad. Gilles Goullet) commence donc exactement ainsi : après trente ans de sommeil interstellaire et quelques secondes avant une chute vers une planète carcérale. « Il ne faut jamais commencer une histoire par un réveil, à ce qu’il paraît », observe Arton Daghdev. Alien Clay sortiral le 4 novembre 2026. Science, catastrophe et sarcasme : le roman vient de trouver son carburant.

01/10/2026, 13:01

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Retrouvés après 45 ans, les cahiers d’une adolescente des années 70 ressurgissent

Entre 1974 et 1976, Martine Faustin tient un journal intime alors qu’elle est pensionnaire à l’Institution Saint Paul de Thiviers, en Dordogne. À quatorze ans, elle y consigne ses amitiés, ses premières histoires d’amour, ses colères et ses envies de liberté. En 2021, elle retrouve par hasard ces trois cahiers, dont elle avait oublié l’existence.

01/10/2026, 09:27

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Amitié entre femmes : quand les liens choisis connaissent aussi la tempête

Longtemps reléguée derrière l’amour et la famille, l’amitié est aujourd’hui célébrée comme un lien choisi, plus libre et plus durable. Mais est-elle vraiment plus simple ? 

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Monaco n’a pas toujours ressemblé à une carte postale

Palais princier, casino, yachts et palmiers : l’image de Monaco semble évidente. Avec Monaco, l’histoire inconnue, Pierre Abramovici entreprend de regarder derrière cette façade et de faire ressurgir 150 ans d’une histoire monégasque faite de luttes de pouvoir, de guerres, d’Occupation et d’épisodes restés dans l’ombre.

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Boire, aimer, écrire : transformer l’ivresse en poésie

Le titre promet la bouteille de trop, l’ivresse qui déborde, peut-être même la gueule de bois. Christophe Esnault cherche pourtant ailleurs. Dans Si le vin ne te rend pas génial, essaye une autre bouteille, le verre n’est ni décor ni prétexte à célébrer la cuite : il ouvre une brèche. Une bouteille, un millésime, un prix, puis la pensée part. Vers les amis, les femmes aimées, le père vieillissant, les écrivains, les chansons, les morts. Vers cette question surtout, ressassée jusqu’à l’obsession : comment demeurer vivant quand la tentation de disparaître rôde dans les marges ?

30/09/2026, 17:55

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Furia

30/09/2026, 16:15

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La Pleureuse : Camilla Läckberg rouvre un secret vieux de trente ans à Fjällbacka

La Pleureuse (trad. Susanne Juul - Andréas Saint Bonnet) s’ouvre dans l’étouffement. Une jeune fille lutte, perd le contrôle de son corps, tente de comprendre ce qui lui arrive. Une phrase suffit à installer la menace : « Elle ne voulait pas mourir. » Camilla Läckberg ne cherche pas encore l’énigme ; elle impose d’abord une sensation. Puis Fjällbacka retrouve son quotidien, ses restaurants, ses familles, ses plaisanteries, ses habitudes. Sous cette normalité, pourtant, quelque chose attend depuis trente ans. 

30/09/2026, 14:00

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Maboule : délicieux périple de transmission

Maboule est trobairitz. Elle collecte les rumeurs, les regards et les soupirs, puis les change en histoires. De villes en villages, elle sème ces récits récoltés ou entièrement inventés. Venant tout droit de Villedor, où elle a été élevée par ses deux  mamans – en fait elle en a quatre, longue histoire –, elle échange une fable contre un repas ou une couchette. 

30/09/2026, 13:04

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Abdeljalil Lahjomri : les livres, ces compagnons qui refusent d’obéir

Abdeljalil Lahjomri n’empile pas des comptes rendus : il compose une autobiographie de lecteur. Les Compagnons indociles avance par rencontres, retours, désaccords et fidélités, comme si une bibliothèque pouvait devenir le journal d’une conscience. Dès l’introduction, une phrase donne la mesure du projet : « Les livres sont des compagnons d’éternité. » Le titre ajoute aussitôt ce qui empêche toute dévotion tranquille : ces compagnons résistent, irritent, déçoivent, obligent à relire. L’ouvrage se construit dans cet écart entre attachement et liberté critique. A paraître le 8 octobre.

30/09/2026, 13:00

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Chat Larme : Hélène Cixous ouvre la porte des absents

« Ceci est mon dernier livre » : chez Hélène Cixous, l’annonce d’une fin n’achève rien. Elle ouvre au contraire une chambre supplémentaire dans la mémoire. Chat Larme naît de cette contradiction : vouloir retenir ce qui s’éloigne tout en sachant que l’écriture ne ressuscite pas. Alors elle cherche autrement, dans les carnets, les photographies, les rêves, les voix, les animaux aimés. Sortie le 8 octobre

30/09/2026, 08:30

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Keith Jarrett au Japon : quand une musique disparaît après avoir été jouée

En 1976, Keith Jarrett donne au Japon huit récitals solo en seulement treize jours. De cette tournée naîtront les Sun Bear Concerts, dix vinyles et plusieurs heures d’improvisation. Dans Keith Jarrett, Japon 1976, Philippe Séclier part sur les traces de cette aventure musicale devenue mythique.

30/09/2026, 08:00

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Elles quittent Tokyo pour une plantation de thé au pied du Fuji

Avec Le parfum des feuilles de thé, Camille Monceaux prolonge l’univers du Secret des bonbons pamplemousse dans un nouveau récit au cœur du Japon. Akane et Mayumi quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale, et se lancent dans une nouvelle vie rythmée par le thé et les saisons.

Illustrations par Virginie Blancher.

30/09/2026, 07:00

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Une pie, une clé et un drôle de trésor tout bleu

Avec Trésor d’hiver, Gilles Baum et Csil proposent un imagier où les animaux et les objets se répondent page après page. Pensé pour les tout-petits, cet album joue sur les formes, les matières et les associations pour laisser l’imaginaire prendre le relais. Dès 2 ans.

30/09/2026, 06:00

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Un fils adopté, une famille blanche : le vertige de L’Enfant de cœur

Tout commence par une disparition, mais le vrai vertige de L’Enfant de cœur est ailleurs : dans ce que chacun croit savoir de l’autre. Marie est enlevée avec une efficacité glaciale. Puis le récit recule, change de voix, ouvre les dossiers, les souvenirs, les versions. Laure de Rivières construit son roman comme une maison où chaque pièce possède une porte dérobée. On entre par la peur immédiate ; on découvre ensuite l’adoption de Noé, la séparation de ses parents, les familles recomposées, les signes que chacun interprète à sa manière.

29/09/2026, 17:00

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Agrégat

29/09/2026, 13:30

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En Chine, une disparition entraîne deux journalistes vers l’interdit

Un journaliste sur le départ, une fixeuse qui appelle à propos d’un disparu, quelques messages trop sensibles, puis un train vers l’ouest. Checkpoint China n’attend pas longtemps avant d’installer sa mécanique. Diego, correspondant franco-espagnol à Pékin, a passé des années à chercher l’enquête qui donnerait enfin du poids à son séjour chinois. Sortie le 5 novembre.

29/09/2026, 12:35

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Molière sur scène : ce que les metteurs en scène ont changé

Que révèle la mise en scène des pièces de Molière ? Dans Molière par la scène, un collectif de chercheurs examine le théâtre du dramaturge à travers les lectures proposées depuis la fin du XIXe siècle par les grands metteurs en scène, de Copeau à Sivadier.

29/09/2026, 08:30

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Les Bateaux d'argile

29/09/2026, 08:30

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Une soirée interdite, deux sœurs et beaucoup de miettes

Avec La Fiesta des miettes, Fanny Sidney signe son premier album jeunesse, accompagné par les illustrations de Dorothée de Monfreid. Deux petites sœurs profitent d’une soirée sans leurs parents pour organiser une fête clandestine qui risque de ne pas rester très tranquille.

29/09/2026, 08:00

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"La Diabolique" n’est peut-être pas celle que l’on croit

Dans Esquisse d’une serial killer, Hu Mu-ching revient sur une affaire criminelle qui a profondément marqué Taïwan. Condamnée à mort pour le meurtre de son mari, de sa mère et de sa belle-mère, Lin Yu-ju est devenue une figure médiatique haïe. Mais la rencontre avec une journaliste dans le couloir de la mort fait émerger une histoire plus complexe. Roman traduit du chinois par Lim Pierre-Mong.

29/09/2026, 07:00

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Elles ont fui la guerre... elles chantent l’exil

Dans Le Chœur ukrainien, Coralie Grimand donne la parole aux membres d’une chorale ukrainienne confrontés à l’exil et à la guerre. Au fil des récits de Svitlana, Valentyn, Tetyana et des autres, le chant polyphonique devient un espace où se croisent les trajectoires, les souvenirs et les blessures.

29/09/2026, 06:00

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Malaise chez les plongeuses : reconstruire l’humanité, en apnée

Kuschko, Maâyana, Sawannah, Nashree, Karadjian, Djessica, Solongo. Ils et elles sont sept, avec une mission précise – différente dans les détails, quoique l’objectif premier reste le même : faire renaître l'humanité. Après des mois, des années d’entraînement, ces soldat·e·s  se glissent dans des rêves, voyagent vers d’autres mondes… or, rien ne se passe jamais comme prévu.

28/09/2026, 18:37

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L’art de la sieste : éloge du temps flottant

Reparu en août, pendant que les éditeurs fourbissent leurs armes pour la rentrée, les lecteurs, eux, se gardent encore quelques jours de répit avant le marathon de septembre. Quand l’ouvrage traite de la sieste, le calendrier tient du sur-mesure : l’occasion idéale de parcourir, avec Thierry Paquot, l’histoire et la phénoménologie du roupillon de la sixième heure.

 

28/09/2026, 17:30

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L'odyssée tragique du MC Ruby : Un groupe de migrants jetés par-dessus bord

Cet album reprend le reportage du journaliste Philippe Broussard, couronnée du Prix Albert Londres en 1993. L'enquête sur un groupe de migrants africains jetés par-dessus bord au large du Portugal par l'équipage d'un porte-conteneurs. 

 

28/09/2026, 14:00