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Les Ensablés - "Chroniques d'un Patachon" de Pierre de Régnier

Chers lecteurs, Les Ensablés se mettent au vert pendant le mois d'août et republieront chaque semaine d'anciens articles, certains datant de 2011, en espérant qu'ils vous donneront des idées de lecture. Aujourd'hui, le magnifique Pierre de Régnier et sa vie de Patachon. Hervé Bel

La Table Ronde réédite en un volume quatre-vingts délicieux -et passionnants- articles que Pierre de Régnier publia dans Gringoire entre 1930-1935. Régnier qui se faisait appeler "Tigre" ornait chacune des chroniques par des dessins que nous offre également la Table Ronde dans cette belle édition. Pierre de Régnier était le fils de Marie de Heredia et du poète symboliste Henri de Régnier. En réalité, son père naturel était Pierre Louÿs ("les chansons de Bilitis").

Le 30/07/2017 à 09:00 par Les ensablés

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30/07/2017 à 09:00

Les ensablés

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Par hervé Bel

Sa mère, elle aussi romancière connue sous le nom de Gérard d'Houville, ne fut pas en effet une fidèle épouse. Outre Pierre Louÿs, on compte parmi ses amants Binet-Valmer dont nous vous parlions récemment, Vaudoyer etc... Le grand drame de Pierre de Régnier est d'être riche et d'avoir une mère un peu trop tolérante sur ses écarts. Mais il aime la littérature. Jeune homme, il éprouve une vive admiration pour l'écrivain Jean de Tinan, mort l'année de sa naissance en 1998 à l'âge de vingt-quatre ans, et qui, comme lui, a aimé les théâtres, les rues de Paris et les petites femmes (1)

En 1924, alors jeune homme de 26 ans, Régnier adresse à son aîné mort (2) un long poème (extrait, pour l'intégral cliquer ici):

Et si je pense à vous, seul sur cette banquette
Où vos contemporains ont posé leurs séants
C'est que ma solitude impitoyable et nette
M'a fait voir la puissance immense du néant.
Raoul, vous êtes mort l'année de ma naissance
Et pourtant, c'est bien vous que j'ai le plus aimé
Vous étiez la jeunesse et puis l'insouciance
Et vous avez toujours, sans vieillir, su charmer ;
Raoul, vous êtes mort, et vous aviez mon âge
Raoul, vous étiez jeune et vous l'êtes resté
Moi, je ne suis pas mort, mais je tourne la page
De l'amour impossible à la réalité.

Cette amitié par delà la mort est étrange. Il faut savoir, en effet, que Marie de Régnier, en 1898, entretint une brève liaison avec Jean Tinan qu'elle quitta lorsqu'elle se sut enceinte de son amant Pierre Louÿs (3), lequel était le meilleur ami de... Tinan.  Les deux hommes ignoraient tout de leurs relations respectives avec Marie de Régnier, et ce fut par une indiscrétion de Valéry que Louÿs apprit la vérité... Brisé par sa rupture, Tinan entra en dépression, et ce fut la première marche qui devait le conduire à la mort en novembre 1898. Est-ce que Pierre de Régnier savait cette histoire? Bref, avant même qu'il soit né, il baigne dans la littérature.

Malgré sa funeste tendance pour la noce, il trouve la force, entre 1924 et 1930 d'écrire plusieurs textes, qui témoignent d'une volonté qu'on lui a souvent niée. En 1924, il publie ainsi un premier recueil de poèmes "Erreurs de jeunesse" que son père officiel, le grave et également ensablé Henri de Régnier, qualifie de "livre vivement rimé et parfois un peu hâtivement écrit".  Chez Emile-Paul, en 1927, nouveau recueil de poèmes regroupés sous le titre "Stances, instances et inconstances" dont le Gaulois reproduit quelques extraits dans son édition du 29 janvier: Toi qui n'existes pas, qui ne fais rien pour vivre, / C'est à toi que je veux offrir ce triste livre / Si dans la vie un jour tu daignes te poser. Sans préjuger du reste... Le propos et la forme paraissent faibles... Et je n'ai pas trouvé de recensions sur ce recueil, pas même un article d'Henri de Régnier qui soutenait pourtant la carrière de son fils.

Toujours dans la même année (1927), il publie un texte court intitulé Deauville dont voici une partie de l'introduction: Chère lectrice, supposons que nous partions pour Deauville ensemble ; vous êtes charmante, bien entendu, mince, grande, et vous seriez brune si vous aviez encore les cheveux longs. Je vous ai rencontrée hier soir, c'est-à-dire ce matin, à trois heures ou quatre heures, chez Florence ou à Casanova ; vous êtes probablement Américaine, peut-être Française, qui sait ? Votre premier mari, le vieux, est mort ; votre second mari, vous l'avez ruiné, puis vous avez divorcé ; votre troisième mari est en Italie avec votre meilleure amie ; le monsieur d'avant-hier, vous l'avez oublié ; le gigolo d'hier dort encore ; nous sommes le vingt-neuf juillet, je suis riche pour au moins deux jours ; prenons un train bleu qui nous fera voir la vie en rose, installons-nous dans des wagons Pullman (Poule-man, mot anglo-français qui veut dire : femme, homme ; compartiment mixte), asseyons-nous confortablement, dormons un peu, et arrivons trois heures après, avec la volupté d'être ensemble sans se connaître, avec l'ivresse de la nouveauté, à Deauville.

C'est le style de Pierre de Régnier, facétieux, ironique et tendre... Lecture plaisante. Parfois, cela pourrait être du Oscar Wilde, sauf que ce n'est pas méchant... Et que cela devient un peu lassant. Et puis il y a ce jolie poème: ... Il a plu sur la mer triste/ L'horizon est délavé... / Que faire en ce lieu sinistre ? / Tout le monde est décavé. / Le sable est humide et bistre / Où la méduse a bavé / Et dans un ciel couleur d’huître / Se lève un soleil navré... Selon l'auteur, ce poème serait l'œuvre de Bernard de Geonssac. En réalité, ce Geonssac n'existe pas. Il s'agit du double de Régnier, qui apparaît d'ailleurs dans son premier roman, publié en 1929 "Colombine ou la grande semaine". Colombine, jeune fille charmante, va passer à Paris "la "grande semaine" (semaine appelée "grande" par les turfistes parce qu'elle se déroule fin juin entre le grand steeple et le Grand Prix) en compagnie de jeunes gens non moins charmants et riches, dont ce Bernard qui tombe amoureux d'elle. Un début d'intrigue se nouera, pour ne conduire à rien. Bernard est un viveur désabusé. Henri de Régnier, toujours lui, écrit dans le Figaro du 15 mai 1929 que ce texte est d'une "frivolité mélancolique", avec ce Bernard de Geonssac aux réveils difficiles et aux couchers tardifs; où, près d'un gramophone, on est toujours sûr de trouver un verre de whisky et des cigarettes. Bien que Pierre de Régnier qualifie le roman d'histoire "bien chaste", La revue des lecteurs (religieuse) le classe dans la catégorie "Romans mauvais ou inutiles pour la généralité des lecteurs".

Puis, en 1930, paraît son second roman "La vie d'un patachon", son texte le plus connu. L'histoire d'Emma Patachon et de sa vie parisienne très agitée, qualifiée de "fantaisie juvénile" par le Figaro. De Régnier n'écrit que sur les sujets qu'il connaît bien: la fête, les nuits interminables, l'alcool, les bars et les femmes belles qu'il croise, mondaines et demi-mondaines. Régnier sent peut-être que c'est un peu court. Après 1930, Régnier ne publiera plus de romans, mais des dessins (il illustre un livre de sa mère "Les rêves de Rikiki") et des chroniques dans Gringoire. Elles lui vont bien, finalement. Courtes et éphémères comme ses plaisirs. Il brûla, comme on dit, sa vie par les deux bouts.

En 1934, le journal Cyrano signale déjà qu'il est en exil sanitaire à Evian à la suite d'une sérieuse maladie. En 1940, il est mobilisé dans la DCA. Bientôt obligé de renoncer au service armé pour cause de maladie, il meurt en 1943, à l'âge de 45 ans, épuisé par son méthodique alcoolisme jamais vulgaire et ses veilles trop tardives. Voilà qui était Pierre de Régnier, ou du moins ce que j'ai pu en deviner: un "feu follet" à la Drieu, avec le désespoir plus léger, mais tout autant corrosif. Ou bien une espèce de Gainsbourg n'ayant eu de cesse de se détruire, en ayant le sentiment de n'arriver à rien de grand.

Pourtant "Les Chroniques d'un Patachon" est un beau livre  qui peut se lire d'un coup, ou par petites touches, dans le métro par exemple, ou dans le bus. Rien de tel pour oublier les matins blêmes, l'odeur poussiéreuse du chauffage de l'autocar ou l'odeur de crottin du RER. Avec un ton ironique, féroce parfois, littéraire toujours, Régnier raconte ses soirées dans les cabarets où il s'est enivré, les spectacles auxquels il a assisté, les bars chics qu'il a fréquentés, sans que jamais l'on s'ennuie, lui qui, pour s'étourdir de la sorte, devait pourtant s'ennuyer. C'est tout le monde éphémère et brillant de la nuit qu'il fait renaître. Un monde de nantis, à la Fitzgerald, qui, je l'avoue, fait rêver. Ce sont les derniers feux d'un monde qui mourra en 1940. Après, la France ne sera plus la même. Osons le dire: comme Proust, Régnier a le génie, parfois, de transformer la vanité des hommes en un spectacle artistique. Ce n'est pas grand chose une soirée, un nouveau bar, mais tout dépend comment on le dit. Et Régnier sait, lui. Puis, au milieu des splendeurs du grand monde, le voici qui s'échappe et décrit une rue, un taxi, une ambiance du vieux Paris, où l'on sent poindre la mélancolie.

On croise Mistinguett, Mayol, Damia: Elle entre, de sa démarche légèrement chaloupée, les genoux un peu pliés, comme si le parquet de la scène était élastique; d'un geste de la tête, comme un animal, elle rejette sa crinière, acajou dans la lumière, brune dans l'ombre (...) Avant qu'aucun son ne sorte de ses lèvres, elle les remue (...) On ne veut plus la laisser partir et on lui demande sans fin des chansons; je vais tout à fait dans le fond de la salle, et de là, cette bouche et ces bras levés et tout ce velours noir la font ressembler à un papillon de nuit de la chanson triste.

On assiste à la coupe Davis à Roland-Garros où Fred Perry joue contre les Français, ambiance : Le court, d'un ocre éblouissant, est arrosé de sable frais, balayé, ratissé (...) Les ramasseurs de balles, en sweater bleu marine et pantalon gris, sont à leur poste (...) Les pantalons de flanelle resplendissaient sous le soleil, les balles, blanches comme des cachets d'aspirine, résonnaient sans se casser sur les cordes luisantes. Il y a les courses de chevaux à Longchamp. Et puis les bars! Il n'est pas désagréable, vers minuit, quand on n'est pas allé aux sports d'hiver, d'entreprendre, en taxi, l'ascension complète de la butte Montmartre; exactement derrière le Sacré-Cœur, et semble-t-il, plus haut, se trouve (...) un charmant petit endroit qui s'appelle "Chez tonton" (...) Il y a d'abord le patron, Tonton (...) Il y a ensuite Mlle de Shanghai qui un jeune homme très bien, avec des cheveux un peu trop blonds (...) Mlle de Shanghai récite des vers du Racine de préférence (...) Et puis surtout, il y a Kiki de Montparnasse, toujours la même, toujours magnifique.

Tout cela est décrit sur le vif. Mais moi, ce que je préfère ce sont ces brusques apartés où éclatent plus encore les dons de description de Pierre de Regnier. Lisez plutôt cela: Un après-midi noir de décembre ; le pavé de bois est si mouillé qu'on peut lire les enseignes lumineuses et les lettres des autobus; un plafond de parapluies vernis serpente  sur les trottoirs crottés où chaque pas s'imprime et reflète les lampes à arc, mauves et ovales comme les yeux de Gloria Swanson; tout tremble, tout hésite, tout glisse (...) Vitrines de Noël et du jour de l'an, vitrines éblouissantes, animées, mécaniques, vous êtes aux désirs de l'enfance ce que le théâtre, le cinéma, la peinture, la sculpture sont aux désirs des hommes; avec cette différence que, si ce n'est pas trop cher, on peut peut-être en emporter un petit morceau chez soi; mais une fois rentré, une fois comblé, on s'aperçoit que le train ne marche pas si bien, que la poupée est moins jolie sous un autre éclairage, que la voiture est bleue au lieu d'être verte, et que les soldats de plomb ont la tête qui ne tient pas; que l'on se trouve, enfin, dans la coulisse, et que toute cette magie, une fois dépouillée de tout son maquillage et des feux de la rampe, que cette fée que l'on possède enfin n'est plus, une fois qu'on l'a, qu'une femme comme les autres, et très souvent beaucoup,

beaucoup moins bien...

C'est beau tout de même. Mais il manquait à ce jeune homme de quarante ans la volonté d'écrire, de s'isoler, de ne plus être étourdi par les lumières et la beauté. Il lui aurait fallu, comme Proust, ayant emmagasiné tant d'images, aller se réfugier dans une chambre et y vivre reclus. Il ne le voulut pas, il n'y croyait pas. Quelque chose en lui le portait vers la mort, à force de lumière et d'alcool. Ecoutez encore ce qu'il dit (4): Je bois mes nuits mélancoliquesEn vieux noceur désabusé ;Mes aurores sont romantiquesEt mes regrets désespérés... Aimez-vous Pierre de Régnier?

PS. Quelques sources

(1) Francis Carco rassembla en 1921 les chroniques de Tinan parues dans le Mercure sous le titre "Noctambulismes".

(2) Il s'adresse à Raoul de Vallonges, le double de Tinan, héros de "Penses-tu réussir!"

(3) Pour plus de précisions, voir "Bohèmes en prose" de Jean-Jacques Bedu. Grasset, 2009.

(4) cité sur ce blogue ici  A noter qu'il a existé un prix "Pierre de Régnier" de l'Académie "destiné aux écrivains pauvres". Selon mes sources, il n'existe plus.

Hervé Bel

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Les Ensablés - "Le soleil des indépendances" de Ahmadou Kourouma

Chers lecteurs, nous sommes heureux d'accueillir à nouveau Henri-Jean Coudy qui, après de longs mois de silence, nous revient avec un nouvel ensablé, Ahmadou Kourouma.

Ahmadou Kourouma, né en 1927, en Afrique Occidentale Française, était Ivoirien même s’il suivit des études secondaires à Bamako, alors grande ville du Soudan français devenue après 1960  la capitale de l’état du Mali. Il aura donc connu les dernières années de la colonisation française puis le début des nouveaux états indépendants.

17/05/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Un caractère" de Léon Hennique (1851-1935)

Je suis tombé par hasard sur un roman de Léon Hennique, paru en 1889, intitulé "Un caractère". Il s'agit d'un livre qui a certes vieilli, mais mérite, comme le soulignait Octave Mirbeau, d'être lu. Surtout, il permet de découvrir son auteur qui joua un grand rôle dans l'histoire littéraire française, tout comme son camarade Lucien Descaves, d'ailleurs, que nos lecteurs connaissent mieux désormais (voir ici). Avec Hennique, on retrouve Goncourt, le naturalisme et... l'occultisme de la fin du dix-neuvième siècle.

01/05/2020, 09:00

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Les Ensablés – "Ecrits sur l’art" de Joris Karl Huysmans (1848-1907)

Joris-Karl Huysmans tenait à distance le grand public : même dans la période où la charité chrétienne gagna un petit avantage sur son pessimisme natif, il douta toujours qu’il fût possible de ramener par l’éducation, ou par l’admiration, le public vers l’art[1].

Ce grand solitaire est maintenant entré dans cette constellation très peuplée, la Pléiade ; avec Soumission, M. Houellebecq a remis Durtal à la mode ; cet hiver encore, le musée d’Orsay a consacré à Huysmans critique d’art une curieuse exposition dont il y aurait beaucoup à dire ; les rééditions se multiplient, comme celle que les Cahiers de l’Herne consacrèrent en 1985 à l’auteur.

Les éditions Bartillat se joignent à cette vogue en apportant leur contribution : la riche édition des Ecrits sur l’art, établie par Patrick Lormant, deviendra inévitablement le bréviaire des amateurs de Huysmans. Tout le parcours critique de l’auteur est rassemblé là, des premiers et respectueux essais du début de la carrière littéraire jusqu’à la grande conversion à l’art chrétien des années 1890, en passant par le chamboule-tout des critiques des Salons annuels.

19/04/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Sur le chemin des glaces" (1988) de Werner Herzog

La marche comme expérience mystique... En novembre 1974, le réalisateur Werner Herzog apprend que sa grande amie Lotte Eisner, célèbre critique de cinéma allemande qui vit et travaille à Paris à la cinémathèque française, est très gravement malade. Elle risque de mourir.  « J’ai répondu : cela ne se peut pas ». Saisissant une veste, une boussole et un sac, Herzog part sur le champ pour la retrouver. Mais il fera le voyage à pied, convaincu que c’est par la marche, vécue comme un acte de foi, qu’il sauvera son ami. Tête baissée, il se lance dans un improbable périple au cœur de l’hiver, quittant Munich pour rejoindre Paris. Sur le chemin des glaces est le journal de bord de sa folle aventure.

05/04/2020, 09:00

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Les Ensablés - "le dernier dimanche de Sartre" de Jean-Pierre Enard

Dans son essai "Un bon écrivain est un écrivain mort", Jean-Pierre Enard insistait sur le fait qu'un roman, comme le cinéma, le théâtre, la peinture ou n'importe quel autre mode d'expression, s'apprend. Ce qui ne signifie pas qu'il s'enseigne (...) Le langage, c'est comme le bois ou la pierre: un matériau. Écrire, c'est le travailler. On admet qu'un sculpteur apprenne sa technique. Et qu'un acteur fasse de la gymnastique ou place sa voix avant de monter sur scène. C'est pareil pour l'écrivain. Il doit s'exercer.

La mort est  une condition nécessaire mais non suffisante pour faire un bon écrivain. Enard en est la preuve: il est mort, c'était un bon écrivain, mais il n'est toujours pas considéré comme méritant une redécouverte. Faute de chance, seulement. Parce que ses livres valent d'être lus. Ce ne sont pas des grands crus, plutôt de la catégorie agréable des rosés, des blancs frais, avec de la buée sur le verre, qu'on boit avec plaisir en été à la terrasse des cafés, avec l'impression fugace d'être heureux.

22/03/2020, 09:00

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Les Ensablés - "La Maternelle" de Léon Frapié (1863-1949)

Parue en 1904, "La Maternelle" obtint le prix Goncourt au deuxième tour de scrutin, face, notamment, à Charles-Louis Philippe (que nos lecteurs des Ensablés connaissent bien) et Emile Guillaumin (pourtant favori avec son roman "La vie d'un simple"). Son auteur, Léon Frapié, était employé à l'hôtel de ville de Paris et marié à une institutrice qu'il avait beaucoup interrogée pour écrire ce roman étonnant, à mi-chemin entre la fiction et le documentaire. Il n'a pas perdu de son actualité quant aux questions qu'il pose sur l'école. Il vient de reparaître grâce aux éditions L'Eveilleur.

08/03/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Anna" d'André Thérive

Chers lecteurs des Ensablés, La Thébaïde publie ces jours-ci un des romans que je place parmi les meilleurs. Jusqu'à ce jour, il n'avait pas été réédité. Nous en avions déjà parlé en 2014: il s'agit d'Anna. Précipitez-vous si vous aimez Maupassant, Flaubert et Huysmans (dont d'ailleurs Thérive était un spécialiste). Il vous faut d'autant plus vous procurer ce texte exceptionnel qu'il est préfacé par notre excellent ami, collaborateur des Ensablés, François Ouellet qui, depuis des années, pour notre plaisir, explore la littérature française des années 30.

23/02/2020, 09:00

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Les Ensablés - “Histoire artistique des ordres mendiants”, de Louis Gillet (1876-1943)

« …dans le silence de ce jour naissant, je veux regarder le monde avec des yeux remplis d’amour »
Saint François d’Assise

Ce livre est un cours d’histoire de l’art que l’auteur donna à l’Institut catholique de Paris. Il est composé de dix leçons, qui suivent le développement des formes artistiques qu’inspirèrent les ordres mendiants du XIIIème siècle au milieu du XVIIème siècle ; le titre répond de l’austérité du sujet, mais il paraît utile de redonner vie à cette étude, en particulier lorsque l’occasion se trouve de mesurer l’état d’ignorance qui règne sur cette matière.

09/02/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Le rire de Caïn" de José-André Lacour (1919-2005)

Comment est-il possible que ce livre ait échappé à ma vigilance ? A sa parution, en 1980, je n'avais pas encore 20 ans, mais je lisais déjà beaucoup. Sans doute a-t-il été signalé dans quelque journal et l'ai-je ignoré parce qu'à l'époque je ne lisais que des classiques, et qu'en plus ce Rire de Caïn était un roman d'un Belge obscur, un certain José-André Lacour. De la littérature belge, je ne connaissais que Simenon et Rodenbach, ce qui m'allait assez, et depuis je n'ai gère progressé, ajoutant simplement à ma liste Armel Job... Mais la Petite Vermillon (la Table ronde) m'a envoyé récemment ce "Rire de Caïn" réédité pour le centenaire de son auteur, et je l'ai lu... C'est admirable de bout en bout!

26/01/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Monsieur Ripois et la Némésis" de Louis Hémon

Don Juan: subst. masc. Séducteur, le plus souvent libertin et sans scrupule (définition du Trésor de la langue française). Même s'il n'est pas un libertin, Monsieur Ripois, le héros du roman de Louis Hémon (1880-1913), est assurément un don Juan. Il séduit les femmes qu'il rencontre et les exploite sans scrupule. Mais, contrairement à son auguste ancêtre, Monsieur Ripois n'a aucune classe; il ne s'attaque qu'aux petites ouvrières, puis aux femmes fragiles, celles qu'il est certain de pouvoir conquérir et exploiter.

12/01/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Visage perdu" de Roger Vercel, par Carl Aderhold

Visage perdu est l’un des derniers romans de Roger Vercel, paru en 1953, quatre ans avant sa mort. L’auteur de Remorques (qui a déjà fait l’objet d’une chronique sur les Ensablés) et de Capitaine Conan retrouve ici un thème qui lui est cher. Le courage qu’il faut pour affronter le quotidien.

29/12/2019, 09:00

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Les Ensablés - Chroniques du Lac : "La dernière harde" de Maurice Genevoix

En ce début novembre où la campagne automnale résonne des aboiements des chiens et des coups de fusil, la lecture de la Dernière Harde de Maurice Genevoix se savoure comme une gourmandise de saison. Nul besoin d’être passionné de chasse ou féru de vénerie pour partager la vie mouvementée et captivante de la harde des Orfosses.

15/12/2019, 09:00

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Les Ensablés – "Miroir du temps" d'André Suarès (1868-1948)

Paru aux éditions Bartillat, Miroir du temps est un recueil d’articles d’André Suarès - certains inédits - de préfaces, de fragments de correspondance, voire de documents plus intimes encore, comme le testament de l’écrivain : peu de livres permettront de saisir aussi complètement un auteur qui sort lentement d’un oubli et dont les plus connaisseurs parmi les lecteurs ne pouvaient citer que le Voyage du Condottiere.
Ce recueil de textes parvient à restituer, en marquant la chronologie, les thèmes qui habitent son oeuvre. Des thèmes dont l’actualité permet de rendre cet auteur à son temps tout en le ramenant au nôtre. André Suarès écrivit toute sa vie le manifeste d’un art nouveau, qu’il souhaitait tout à la fois classique et régénérateur ; à l’imitation aussi de ce Speculum majus, ce Miroir dans lequel Vincent de Beauvais mit toutes les certitudes du Moyen-Age et qui voulut, selon Louis Gillet, « lier en système tout l’héritage des connaissances venues de l’Antiquité, le legs intellectuel de la Grèce, avec les vérités de la Révélation ».             
Après avoir lu avec attention l’érudite préface de M.Barsacq, les amateurs feront de Miroir du temps l’avant-propos nécessaire aux œuvres de ce grand écrivain : toute la diversité, toutes les contradictions de l’écrivain, et l’essence de son style, sont là.

01/12/2019, 09:00

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Dope Rider de Paul Kirchner : ça plane pour lui

BANDES DESSINEES - Voilà une couverture qui ne trompe pas sur la marchandise : le squelette habillé en cowboy, joint au coin des lèvres, semble planer immobile au-dessus d'une plaire désertique balisée de cactus. De la silhouette un peu raide rayonnent des images hallucinées : un œil omniscient, un singe musical à remonter, des parts de tarte et des soucoupes volantes, un bouddha fumant le bang, un drapeau américain et des cochons volants. Le décor est planté, les lecteurs sont invités à laisser leur rationalité au vestiaire, avant de tourner la page pour suivre Dope Rider dans ses chevauchées psychotropes.

 

16/04/2021, 16:52

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Journaliste, écrivain, voyageur : Vassili Golovanov est décédé

Né en 1960, Vassili Golovanov fut journaliste et écrivain. Il a vécu à Moscou ou en voyage. Il est mort ce 13 avril 2021, ont « la très grande tristesse » d'annoncer les éditions Verdier.

14/04/2021, 21:08

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Poète et romancier, Bernard Noël est mort, sensure et sans reproche

Farouche défenseur des mots et de leur pouvoir, il était à l’origine de la notion de sensure, cette censure insidieuse qui ne bâillonne pas, mais dénature la langue. Il est décédé ce mardi 13 avril à l’âge de 90 ans.

14/04/2021, 13:04

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François Boulo, Reprendre le pouvoir : arrêtons de mentir

BONNES FEUILLES - Arrêtons de nous mentir. Pendant que le cirque des élections consacre notre impuissance à changer le cours des choses, le mur de la réalité ne cesse de nous rattraper : explosion des inégalités, réchauffement climatique, restriction des libertés publiques. Face à ces périls qui menacent, nombre d’entre nous se réfugient dans un déni confortable et rassurant pour ne pas avoir à affronter le sombre avenir qui s’avance devant nous. Soyons honnêtes, cela ne peut pas durer. Alors disons-nous les choses.

14/04/2021, 11:34

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Toutes les clés juridiques pour écrire et publier son livre 

BONNES FEUILLES - Cet ouvrage est issu du travail d’une juriste passionnée de littérature et de création. Elle a souhaité transmettre aux auteurs les clés juridiques pour réaliser leurs œuvres. Dans cet objectif, elle a conçu ce guide de survie juridique, s'adressant aussi bien aux auteurs qu’aux éditeurs, et compilant les 100 questions juridiques principales qui sont fréquemment posées durant le processus d’écriture, la publication et la post-publication d’un livre.

14/04/2021, 09:48

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Alexis Bardini, Une épiphanie : une nouvelle peau 

POESIE - Si l’on en croit certains journaux nationaux tout récemment parus, dont un excellent dossier de L'Obs, « Poésie la nouvelle vague », signé Amandine Schmitt – La poésie reviendrait à la mode, à condition toutefois qu’elle ne l’eût été un jour ! Genre littéraire quelque peu oublié voire parfois relégué au second plan, il n’en demeure pas moins, que la poésie a toujours ses « défenseurs et ses adeptes » qui eux ne se soucient guère des effets de mode. 

12/04/2021, 12:17

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Le temps des balcons, Valérie Layraud 

Le temps des balcons raconte autant les angoisses de Sandrine, jeune femme célibataire que les rêves de Quentin, ce petit garçon mal aimé ou encore la mélancolie de Jean Julien, cet homme esseulé au travers d’un chassé-croisé dans une résidence pendant le confinement de 2020. Chacun de ces personnages se débat avec les sept péchés dits « capitaux ». Seul le chat, énigmatique et incontournable, semble détenir les clés de cet enfer. 

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Jean, ingénieur dans le développement des nouvelles énergies, plus particulièrement la production électrique, lors d’un voyage il découvre un monde où la notion de genre n’existe pas. Un pays où les garçons peuvent devenir des filles, les filles devenir des garçons. Un monde où, il n’y a pas de différence. 

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BONNES FEUILLES - La liberté et les frasques de George Sand sont fameuses : ses liaisons hors mariage, son rejet de la bienséance hypocrite, son apparence masculine, son retentissant et passionné combat en faveur de l’émancipation et des droits de la femme…

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Un été anglais : vertiges de la mémoire et de l'amour 

ROMAN FRANCOPHONE - Les cheminements de l'âme empruntent parfois des tracés tortueux. Et ceux qui suivent les émotions ne le sont pas moins. Ainsi en est-il des ruminations du quinquagénaire installé à l'avant-scène d'Un Été anglais, dès la séquence introductive du roman. Un malaise diffus s'empare peu à peu de cette personnalité encline au mutisme et à l'introspection. Une blessure ou une fêlure peut-être, qui n'aurait jamais été vraiment traitée – ou alors mal, à la va-vite, comme on se débarrasse d'une corvée.

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Anniversaire de Baudelaire : 200 ans, une poésie toujours sulfureuse

Le 9 avril 1821, naissait l’une des plus grandes figures de la poésie française. Poète maudit, inventeur de la modernité, artiste cynique, syphilitique dandy… Baudelaire est toujours auréolé d’une lumière sombre. Sa figure vénéneuse fascine et ses mots résonnent encore aujourd’hui dans la bouche de nombreux artistes. Nous vous proposons un bref retour sur cet héritage.

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400 ans après sa naissance, La Fontaine plus vivant que jamais 

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Tatiana de Rosnay, Célestine du Bac : une amitié bouleversante 

BONNES FEUILLES - Lui, dix-huit ans, elle, sans âge. Un conte moderne et tendre qui flirte avec le fantastique, habité par des personnages forts que tout sépare. Avec Célestine du Bac, Tatiana de Rosnay donne d’un coup de baguette magique une voix à ceux qui n’en ont pas, dans la droite lignée de La Vie devant soi de Romain Gary.

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Les Apprentis Samouraïs sont de retour ! 

BONNES FEUILLES - Sakura la kendoka, Léon le judoka et Logan le karateka sont invités par le célèbre Maître Saburo à un stage d'arts martiaux dans son dojo. Ces trois jeunes champions d'arts martiaux se retrouvent plongés dans le Japon médiéval sur la piste des derniers samouraïs du clan Minamoto.

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Explorer Paris avec la famille Oukilé

BONNES FEUILLES - Dans ce nouvel album-jeu inédit, la famille Oukilé voyage à Paris. Monsieur et madame Oukilé, leurs enfants Flore et Nestor, et le petit chien Opié se baladent dans les rues de Paris. La ville est grande et les personnages se perdent souvent. C'est au lecteur de les retrouver… 

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Le cerf-volant, un nouveau livre de Laetitia Colombani en juin prochain

Les éditions Grasset annoncent la parution d'un nouveau roman de Laetitia Colombani en juin prochain. L'autrice de La Tresse publiera Le cerf-volant, récit d'une rencontre entre trois générations de femmes, où solidarité, sororité et esprit de résistance se mêlent joyeusement...

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Mort d'Antoine Martin, écrivain “tout d'élégance et d'humour”

Antoine Martin était né en 1955. Romancier, nouvelliste, traducteur d’espagnol, de catalan et d’italien « aucun code de langue latine ne pouvait lui résister. Aucun sud », indique son éditrice. Il avait adopté un style brillant et un humour sans faille à la recherche d’une littérature qui ne se prend pas au sérieux. Son éditeur, Au Diable Vauvert, lui rend hommage, alors que l'auteur est décédé d'une longue maladie.

08/04/2021, 08:57

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Jean Hatzfeld, Là où tout se tait : les cris, le silence

RECIT - Lorsque j'ai eu tourné la dernière page de Dans le nu de la vie qui est le premier des trois ouvrages constitutifs du recueil intitulé Récits des marais rwandais écrits par Jean Hatzfeld, je m'étais promis de poursuivre ma lecture, mais plus tard, une fois digérée cette première incursion dans une page des plus sombres de l'humanité (qui, dans ces cas-là, ne mérite plus du tout de « h » majuscule !). Mais quand Là où tout se tait m'a récemment été offert suite à sa parution tout aussi récente, alors que le malaise ressenti précédemment est encore loin d'être totalement dissipé, cela a un peu « forcé la main » de mes lectures. Ce livre n'a en rien dissipé mon trouble. Bien au contraire.

07/04/2021, 19:27

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L'univers sous mes pieds, la tête dans les étoiles. 

ESSAI - Le livre de Blandine Pluchet commence comme un film en accéléré : du Big Bang aux premiers atomes, des forces gravitationnelles aux étoiles, aux galaxies et aux trous noirs, des poussières d'étoiles aux planètes, astéroïdes et comètes, de l'espace intersidéral à la vie ! Un réveil assez époustouflant qui lui aura été soufflé par l'observation d'une nuit à la « belle étoile ».

07/04/2021, 17:29

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L'Espionne de Marie-Aude Murail : des secrets dans les cases 

BONNES FEUILLES - Shhhhhhhhht ! C'est tout de même curieux... Mais où était donc passée l'espionne ??? Au fait, la reconnaissez-vous ? C'est sous l'irrésistible trait d'Eglantine Ceulemans que Romarine, l'héroïne de Marie-Aude Murail, fait son entrée chez BD Kids. 

 

07/04/2021, 15:48

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Les Collectionneurs d'images : Féroe, la traversée des îles

BONNES FEUILLES - Djalli mourut le premier d’une méningite, Ingimar fut emporté au fond de l’eau par un filet de pêche, on retrouva le corps de Staffan dans la commune libre de Christiania à Copenhague, Fríðrikur fut lâchement assassiné, Olaf mourut d’une maladie interdite et Kári fit leur éloge funèbre. Les Collectionneurs d'images de Jóanes Nielsen les suit durant plus de quarante années, offrant à la littérature nordique un chef-d’oeuvre de vie, de rires et de larmes .

07/04/2021, 15:14

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Le dessinateur et scénariste Michel Koeniguer est mort

Créateur de la trilogie Bushido, Michel Koeniguer s’était peu à peu spécialisé dans le domaine des séries de guerres, illustrant avec brio les conflits irakien et vietnamien. Il est mort ce 6 avril 2021 d’un arrêt cardiaque à 49 ans.

 

07/04/2021, 12:34

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Cinq femmes, trois générations, une grande histoire d'amour.

BONNES FEUILLES - De l'Inde aux États-Unis, les destins entremêlés de femmes incroyables. Tara et Sonia ont respectivement 17 et 15 ans lorsque leurs parents décident de quitter l’Angleterre pour s’installer aux États-Unis au début des années 70. D’origine bengali, elles vont devoir apprendre à mêler les traditions familiales avec leur nouvelle vie américaine.

07/04/2021, 09:24

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Journée parfaite : prendre le temps d'être heureux 

ALBUM JEUNESSE - Une forêt, quelques arbres, un bosquet : le décor est posé. Aux animaux maintenant de l’habiter, au lapin de s’y mouvoir, d’interagir avec d’autres bêtes et vivre chaque moment intensément. Toutes les activités sont considérées avec une même importance et le jeu se hisse au niveau de la réflexion, du frisson, du repos ou de l’amour. Ce livre engage ainsi à profiter de chaque occupation et contrarie cette idée par trop répandue qu’il faut rentabiliser son temps : chaque instant, quel qu’il soit, passe et il est important de le goûter. Journée parfaite nous montre avec délicatesse que le temps s’écoule doucement à travers la simplicité des tâches qui permettent de l’apprécier.

06/04/2021, 18:43

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Artiste hongroise engagée, Krisztina Tóth, en résidence à Cognac

Krisztina Tóth, autrice hongroise réputée, sera présente à Cognac du 16 octobre au 22 novembre 2021 dans le cadre de la résidence d’écriture Jean Monnet. Autrice renommée et engagée, elle a récemment fait l’objet de pressions de la part du gouvernement Orbán. 

06/04/2021, 18:22

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L'Odeur de la pluie : grandir trop vite, franchir les frontières 

YOUNG ADULT - L’Odeur de la pluie est un roman qui ose, un roman qui expose la teinte parfois sombre des événements qui poussent un adolescent à grandir trop vite. Dans son premier livre, Gwendoline Vervel va plus loin dans le roman d’apprentissage. Plus que la transformation du corps, l’auteure n’a pas peur d’aborder des sujets difficiles tels que le harcèlement, les agressions sexuelles et le viol. 

06/04/2021, 15:05

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Des graffs dans la nuit : au fond des grottes, l'éblouissement de l'énigme 

RECIT FRANCOPHONE - Depuis l’enfance où son père instituteur l’amenait récolter des fragments de poterie, des silex ou des dents humaines dans les grottes ou au pied des dolmens de l’Ardèche, Jean-Jacques Salgon, écrivain et scientifique de formation, passionné d’art, a gardé un goût prononcé pour la préhistoire. En 2004, il a eu la chance de visiter la grotte Chauvet et, plus récemment, celle moins connue de Baume Latrone, dans le Gard...

06/04/2021, 14:31

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Mini cache-cache Petit Ours Brun : Où êtes-vous, petites fraises ? 

Une nouvelle collection de livres à volets en feutrine colorée pour les tout-petits. Où se cachent les fraises, le hérisson et le soleil ? Six objets du jardin sont à retrouver derrière des volets, pour le plaisir et l’émerveillement des tout-petits. 

06/04/2021, 10:33

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Décès de Jeanne Hyvrard, juriste, autrice et féministe

Autrice d’une vingtaine d’ouvrages, Jeanne Hyvrard était née à Paris en 1945. Économiste de formation et de profession, elle aura, durant une quarantaine d’années, multiplié les œuvres littéraires originales : romans, théories-fictions, récits, essais, poèmes, chansons de geste et même un livret d’opéra.

05/04/2021, 11:50

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Dante est mort ! Vive Durante degli Alighieri !

HISTOIRE - Il y a 700 ans disparaissait un génie. Il y a 700 ans, Dante nous quittait et nous ne nous en sommes toujours pas remis. Des monuments, des films, des partitions musicales, des jeux vidéo, son profil sur la pièce italienne de 2€ et depuis le 25 mars 2020, une journée officielle de commémoration approuvée par le Conseil des ministres italien. Et tout cela majoritairement grâce à une œuvre, la Divine Comédie. 700 ans plus tard, un autre livre fait date, celui d’Alessandro Barbero, spécialiste d’histoire médiévale, publié chez Flammarion et traduit de l’italien par Sophie Royère. Son titre ? Dante

05/04/2021, 11:31

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Jésus comme un roman : Marie-Aude Murail sur les traces du Christ

« Tu peux croire en Dieu, ou pas. Tu peux croire en ce Dieu-ci plutôt qu’en ce Dieu-là. Ce que cet homme, ce Jésus a dit, ce qu’il a vécu il y a plus de 2000 ans, n’est pas pour moi une question de foi, mais une question d’actualité. Réfléchir sur son message peut infléchir notre vie et bousculer notre façon d’aimer », assure Marie-Aude Murail.

02/04/2021, 16:13

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Frère Wulf de Joseph Delaney : découvrez le spin-off de L'Épouvanteur

BONNES FEUILLES – Voici un roman qui signe le retour très attendu de Tom Ward et la naissance d'un nouvel épouvanteur ! Joseph Delaney entame un spin-off de la saga culte, avec le retour de personnages incontournables, Tom Ward et Alice, et l’arrivée de nouveaux, Frère Wulf et William Johnson. Le tout ouvrant des portes sur un nouveau monde, les Enfers, où règne une puissante antagoniste, Circé, déesse tout aussi terrifiante que fascinante. 

 

 

02/04/2021, 16:11

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La toile implacable de La Femme de l'ombre 

POLAR GLACIAIRE - Fin 1940 : cela fait déjà plusieurs mois que, après une attaque fulgurante, les armées allemandes ont envahi le Danemark. Ce soir-là, Osvaldur, un étudiant en médecine islandais inscrit en faculté à Copenhague, rentre chez lui, inquiet : il a appris que la Gestapo a arrêté Christian, un étudiant qui, comme lui, s'est engagé dans la lutte de l'ombre contre l'envahisseur.

01/04/2021, 16:24

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Les enquêtes du Docteur Énigmus : La malédiction des 12 portes

Intrigués par le testament du grand-oncle d'Énigmus, l'inspecteur et sa fidèle acolyte, Tatiana, se retrouvent projetés à travers onze univers merveilleux... ou terrifiants ! Ce n'est qu'en répondant aux énigmes qui leur sont posées qu'ils pourront se sortir de ces mondes étranges et déroutants. Ce livre d'énigmes régalera les 8-12 ans avides de mystères et d'enquêtes à résoudre. 

01/04/2021, 15:10

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Énigmes à tous les étages 8 : arts, arnaques et micmacs

Le huitième volume de la collection, 12 énigmes originales à résoudre, avec pour chacune un domaine artistique différent, des personnages loufoques, des situations farfelues. Cette fois, les énigmes se déroulent dans tous les milieux de l'art ! Un livre-jeu au concept unique sur le marché de l'édition jeunesse : de grandes doubles-pages à plier qui se transforment à chaque enquête pour le plaisir du lecteur qui s'improvise détective, cette fois-ci dans le monde déjanté des arts. 

01/04/2021, 15:10