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Les Ensablés - "Chroniques d'un Patachon" de Pierre de Régnier

Chers lecteurs, Les Ensablés se mettent au vert pendant le mois d'août et republieront chaque semaine d'anciens articles, certains datant de 2011, en espérant qu'ils vous donneront des idées de lecture. Aujourd'hui, le magnifique Pierre de Régnier et sa vie de Patachon. Hervé Bel

La Table Ronde réédite en un volume quatre-vingts délicieux -et passionnants- articles que Pierre de Régnier publia dans Gringoire entre 1930-1935. Régnier qui se faisait appeler "Tigre" ornait chacune des chroniques par des dessins que nous offre également la Table Ronde dans cette belle édition. Pierre de Régnier était le fils de Marie de Heredia et du poète symboliste Henri de Régnier. En réalité, son père naturel était Pierre Louÿs ("les chansons de Bilitis").

Le 30/07/2017 à 09:00 par Les ensablés

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30/07/2017 à 09:00

Les ensablés

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Par hervé Bel

Sa mère, elle aussi romancière connue sous le nom de Gérard d'Houville, ne fut pas en effet une fidèle épouse. Outre Pierre Louÿs, on compte parmi ses amants Binet-Valmer dont nous vous parlions récemment, Vaudoyer etc... Le grand drame de Pierre de Régnier est d'être riche et d'avoir une mère un peu trop tolérante sur ses écarts. Mais il aime la littérature. Jeune homme, il éprouve une vive admiration pour l'écrivain Jean de Tinan, mort l'année de sa naissance en 1998 à l'âge de vingt-quatre ans, et qui, comme lui, a aimé les théâtres, les rues de Paris et les petites femmes (1)

En 1924, alors jeune homme de 26 ans, Régnier adresse à son aîné mort (2) un long poème (extrait, pour l'intégral cliquer ici):

Et si je pense à vous, seul sur cette banquette
Où vos contemporains ont posé leurs séants
C'est que ma solitude impitoyable et nette
M'a fait voir la puissance immense du néant.
Raoul, vous êtes mort l'année de ma naissance
Et pourtant, c'est bien vous que j'ai le plus aimé
Vous étiez la jeunesse et puis l'insouciance
Et vous avez toujours, sans vieillir, su charmer ;
Raoul, vous êtes mort, et vous aviez mon âge
Raoul, vous étiez jeune et vous l'êtes resté
Moi, je ne suis pas mort, mais je tourne la page
De l'amour impossible à la réalité.

Cette amitié par delà la mort est étrange. Il faut savoir, en effet, que Marie de Régnier, en 1898, entretint une brève liaison avec Jean Tinan qu'elle quitta lorsqu'elle se sut enceinte de son amant Pierre Louÿs (3), lequel était le meilleur ami de... Tinan.  Les deux hommes ignoraient tout de leurs relations respectives avec Marie de Régnier, et ce fut par une indiscrétion de Valéry que Louÿs apprit la vérité... Brisé par sa rupture, Tinan entra en dépression, et ce fut la première marche qui devait le conduire à la mort en novembre 1898. Est-ce que Pierre de Régnier savait cette histoire? Bref, avant même qu'il soit né, il baigne dans la littérature.

Malgré sa funeste tendance pour la noce, il trouve la force, entre 1924 et 1930 d'écrire plusieurs textes, qui témoignent d'une volonté qu'on lui a souvent niée. En 1924, il publie ainsi un premier recueil de poèmes "Erreurs de jeunesse" que son père officiel, le grave et également ensablé Henri de Régnier, qualifie de "livre vivement rimé et parfois un peu hâtivement écrit".  Chez Emile-Paul, en 1927, nouveau recueil de poèmes regroupés sous le titre "Stances, instances et inconstances" dont le Gaulois reproduit quelques extraits dans son édition du 29 janvier: Toi qui n'existes pas, qui ne fais rien pour vivre, / C'est à toi que je veux offrir ce triste livre / Si dans la vie un jour tu daignes te poser. Sans préjuger du reste... Le propos et la forme paraissent faibles... Et je n'ai pas trouvé de recensions sur ce recueil, pas même un article d'Henri de Régnier qui soutenait pourtant la carrière de son fils.

Toujours dans la même année (1927), il publie un texte court intitulé Deauville dont voici une partie de l'introduction: Chère lectrice, supposons que nous partions pour Deauville ensemble ; vous êtes charmante, bien entendu, mince, grande, et vous seriez brune si vous aviez encore les cheveux longs. Je vous ai rencontrée hier soir, c'est-à-dire ce matin, à trois heures ou quatre heures, chez Florence ou à Casanova ; vous êtes probablement Américaine, peut-être Française, qui sait ? Votre premier mari, le vieux, est mort ; votre second mari, vous l'avez ruiné, puis vous avez divorcé ; votre troisième mari est en Italie avec votre meilleure amie ; le monsieur d'avant-hier, vous l'avez oublié ; le gigolo d'hier dort encore ; nous sommes le vingt-neuf juillet, je suis riche pour au moins deux jours ; prenons un train bleu qui nous fera voir la vie en rose, installons-nous dans des wagons Pullman (Poule-man, mot anglo-français qui veut dire : femme, homme ; compartiment mixte), asseyons-nous confortablement, dormons un peu, et arrivons trois heures après, avec la volupté d'être ensemble sans se connaître, avec l'ivresse de la nouveauté, à Deauville.

C'est le style de Pierre de Régnier, facétieux, ironique et tendre... Lecture plaisante. Parfois, cela pourrait être du Oscar Wilde, sauf que ce n'est pas méchant... Et que cela devient un peu lassant. Et puis il y a ce jolie poème: ... Il a plu sur la mer triste/ L'horizon est délavé... / Que faire en ce lieu sinistre ? / Tout le monde est décavé. / Le sable est humide et bistre / Où la méduse a bavé / Et dans un ciel couleur d’huître / Se lève un soleil navré... Selon l'auteur, ce poème serait l'œuvre de Bernard de Geonssac. En réalité, ce Geonssac n'existe pas. Il s'agit du double de Régnier, qui apparaît d'ailleurs dans son premier roman, publié en 1929 "Colombine ou la grande semaine". Colombine, jeune fille charmante, va passer à Paris "la "grande semaine" (semaine appelée "grande" par les turfistes parce qu'elle se déroule fin juin entre le grand steeple et le Grand Prix) en compagnie de jeunes gens non moins charmants et riches, dont ce Bernard qui tombe amoureux d'elle. Un début d'intrigue se nouera, pour ne conduire à rien. Bernard est un viveur désabusé. Henri de Régnier, toujours lui, écrit dans le Figaro du 15 mai 1929 que ce texte est d'une "frivolité mélancolique", avec ce Bernard de Geonssac aux réveils difficiles et aux couchers tardifs; où, près d'un gramophone, on est toujours sûr de trouver un verre de whisky et des cigarettes. Bien que Pierre de Régnier qualifie le roman d'histoire "bien chaste", La revue des lecteurs (religieuse) le classe dans la catégorie "Romans mauvais ou inutiles pour la généralité des lecteurs".

Puis, en 1930, paraît son second roman "La vie d'un patachon", son texte le plus connu. L'histoire d'Emma Patachon et de sa vie parisienne très agitée, qualifiée de "fantaisie juvénile" par le Figaro. De Régnier n'écrit que sur les sujets qu'il connaît bien: la fête, les nuits interminables, l'alcool, les bars et les femmes belles qu'il croise, mondaines et demi-mondaines. Régnier sent peut-être que c'est un peu court. Après 1930, Régnier ne publiera plus de romans, mais des dessins (il illustre un livre de sa mère "Les rêves de Rikiki") et des chroniques dans Gringoire. Elles lui vont bien, finalement. Courtes et éphémères comme ses plaisirs. Il brûla, comme on dit, sa vie par les deux bouts.

En 1934, le journal Cyrano signale déjà qu'il est en exil sanitaire à Evian à la suite d'une sérieuse maladie. En 1940, il est mobilisé dans la DCA. Bientôt obligé de renoncer au service armé pour cause de maladie, il meurt en 1943, à l'âge de 45 ans, épuisé par son méthodique alcoolisme jamais vulgaire et ses veilles trop tardives. Voilà qui était Pierre de Régnier, ou du moins ce que j'ai pu en deviner: un "feu follet" à la Drieu, avec le désespoir plus léger, mais tout autant corrosif. Ou bien une espèce de Gainsbourg n'ayant eu de cesse de se détruire, en ayant le sentiment de n'arriver à rien de grand.

Pourtant "Les Chroniques d'un Patachon" est un beau livre  qui peut se lire d'un coup, ou par petites touches, dans le métro par exemple, ou dans le bus. Rien de tel pour oublier les matins blêmes, l'odeur poussiéreuse du chauffage de l'autocar ou l'odeur de crottin du RER. Avec un ton ironique, féroce parfois, littéraire toujours, Régnier raconte ses soirées dans les cabarets où il s'est enivré, les spectacles auxquels il a assisté, les bars chics qu'il a fréquentés, sans que jamais l'on s'ennuie, lui qui, pour s'étourdir de la sorte, devait pourtant s'ennuyer. C'est tout le monde éphémère et brillant de la nuit qu'il fait renaître. Un monde de nantis, à la Fitzgerald, qui, je l'avoue, fait rêver. Ce sont les derniers feux d'un monde qui mourra en 1940. Après, la France ne sera plus la même. Osons le dire: comme Proust, Régnier a le génie, parfois, de transformer la vanité des hommes en un spectacle artistique. Ce n'est pas grand chose une soirée, un nouveau bar, mais tout dépend comment on le dit. Et Régnier sait, lui. Puis, au milieu des splendeurs du grand monde, le voici qui s'échappe et décrit une rue, un taxi, une ambiance du vieux Paris, où l'on sent poindre la mélancolie.

On croise Mistinguett, Mayol, Damia: Elle entre, de sa démarche légèrement chaloupée, les genoux un peu pliés, comme si le parquet de la scène était élastique; d'un geste de la tête, comme un animal, elle rejette sa crinière, acajou dans la lumière, brune dans l'ombre (...) Avant qu'aucun son ne sorte de ses lèvres, elle les remue (...) On ne veut plus la laisser partir et on lui demande sans fin des chansons; je vais tout à fait dans le fond de la salle, et de là, cette bouche et ces bras levés et tout ce velours noir la font ressembler à un papillon de nuit de la chanson triste.

On assiste à la coupe Davis à Roland-Garros où Fred Perry joue contre les Français, ambiance : Le court, d'un ocre éblouissant, est arrosé de sable frais, balayé, ratissé (...) Les ramasseurs de balles, en sweater bleu marine et pantalon gris, sont à leur poste (...) Les pantalons de flanelle resplendissaient sous le soleil, les balles, blanches comme des cachets d'aspirine, résonnaient sans se casser sur les cordes luisantes. Il y a les courses de chevaux à Longchamp. Et puis les bars! Il n'est pas désagréable, vers minuit, quand on n'est pas allé aux sports d'hiver, d'entreprendre, en taxi, l'ascension complète de la butte Montmartre; exactement derrière le Sacré-Cœur, et semble-t-il, plus haut, se trouve (...) un charmant petit endroit qui s'appelle "Chez tonton" (...) Il y a d'abord le patron, Tonton (...) Il y a ensuite Mlle de Shanghai qui un jeune homme très bien, avec des cheveux un peu trop blonds (...) Mlle de Shanghai récite des vers du Racine de préférence (...) Et puis surtout, il y a Kiki de Montparnasse, toujours la même, toujours magnifique.

Tout cela est décrit sur le vif. Mais moi, ce que je préfère ce sont ces brusques apartés où éclatent plus encore les dons de description de Pierre de Regnier. Lisez plutôt cela: Un après-midi noir de décembre ; le pavé de bois est si mouillé qu'on peut lire les enseignes lumineuses et les lettres des autobus; un plafond de parapluies vernis serpente  sur les trottoirs crottés où chaque pas s'imprime et reflète les lampes à arc, mauves et ovales comme les yeux de Gloria Swanson; tout tremble, tout hésite, tout glisse (...) Vitrines de Noël et du jour de l'an, vitrines éblouissantes, animées, mécaniques, vous êtes aux désirs de l'enfance ce que le théâtre, le cinéma, la peinture, la sculpture sont aux désirs des hommes; avec cette différence que, si ce n'est pas trop cher, on peut peut-être en emporter un petit morceau chez soi; mais une fois rentré, une fois comblé, on s'aperçoit que le train ne marche pas si bien, que la poupée est moins jolie sous un autre éclairage, que la voiture est bleue au lieu d'être verte, et que les soldats de plomb ont la tête qui ne tient pas; que l'on se trouve, enfin, dans la coulisse, et que toute cette magie, une fois dépouillée de tout son maquillage et des feux de la rampe, que cette fée que l'on possède enfin n'est plus, une fois qu'on l'a, qu'une femme comme les autres, et très souvent beaucoup,

beaucoup moins bien...

C'est beau tout de même. Mais il manquait à ce jeune homme de quarante ans la volonté d'écrire, de s'isoler, de ne plus être étourdi par les lumières et la beauté. Il lui aurait fallu, comme Proust, ayant emmagasiné tant d'images, aller se réfugier dans une chambre et y vivre reclus. Il ne le voulut pas, il n'y croyait pas. Quelque chose en lui le portait vers la mort, à force de lumière et d'alcool. Ecoutez encore ce qu'il dit (4): Je bois mes nuits mélancoliquesEn vieux noceur désabusé ;Mes aurores sont romantiquesEt mes regrets désespérés... Aimez-vous Pierre de Régnier?

PS. Quelques sources

(1) Francis Carco rassembla en 1921 les chroniques de Tinan parues dans le Mercure sous le titre "Noctambulismes".

(2) Il s'adresse à Raoul de Vallonges, le double de Tinan, héros de "Penses-tu réussir!"

(3) Pour plus de précisions, voir "Bohèmes en prose" de Jean-Jacques Bedu. Grasset, 2009.

(4) cité sur ce blogue ici  A noter qu'il a existé un prix "Pierre de Régnier" de l'Académie "destiné aux écrivains pauvres". Selon mes sources, il n'existe plus.

Hervé Bel

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Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz (1845-1902) 1ère Partie

Sous son imposante reliure de basane noire, c’est un intimidant in-quarto de plus de sept cent pages ; sur le plat figure un lourd médaillon de cuivre doré légendé Raphael Sanctius, représentant en buste le profil d’un homme jeune, aux cheveux longs, coiffé d’une barrette aux revers élégants.

A l’abri de cette présentation austère, dorment en sûreté, sous les serpentes qui craquent encore sous le doigt, de riches illustrations. Le trésor des notes critiques, le précieux catalogue des œuvres et la substance d’un texte éloquent font à ce livre un fermoir invisible dont seules la curiosité du savant et l’intrépidité de l’érudit possèdent la clef. C’est un livre réservé aux études profondes et au calme des bibliothèques, parlant à voix basse dans le silence des lampes. Le temps venu, on en soulève la lourde couverture comme on pousse la porte d’un ami qu’on ne se savait pas avoir.

14/06/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Un amour platonique" de Paul Alexis (1847-1901)

Découvrir la littérature, c'est dérouler une pelote. En allant d'un auteur lié à un autre, voilà, comment le paysage littéraire se dessine peu à peu... Les Ensablés ont abordé récemment Léon Hennique (à lire ) et son roman étrange Un caractère. Voici maintenant Paul Alexis (1847-1901). Comme Hennique, il fut un fidèle d'Emile Zola et fournit l'une des six nouvelles du recueil des Soirées de Médan (1880).

31/05/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Le soleil des indépendances" de Ahmadou Kourouma

Chers lecteurs, nous sommes heureux d'accueillir à nouveau Henri-Jean Coudy qui, après de longs mois de silence, nous revient avec un nouvel ensablé, Ahmadou Kourouma.

Ahmadou Kourouma, né en 1927, en Afrique Occidentale Française, était Ivoirien même s’il suivit des études secondaires à Bamako, alors grande ville du Soudan français devenue après 1960  la capitale de l’état du Mali. Il aura donc connu les dernières années de la colonisation française puis le début des nouveaux états indépendants.

17/05/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Un caractère" de Léon Hennique (1851-1935)

Je suis tombé par hasard sur un roman de Léon Hennique, paru en 1889, intitulé "Un caractère". Il s'agit d'un livre qui a certes vieilli, mais mérite, comme le soulignait Octave Mirbeau, d'être lu. Surtout, il permet de découvrir son auteur qui joua un grand rôle dans l'histoire littéraire française, tout comme son camarade Lucien Descaves, d'ailleurs, que nos lecteurs connaissent mieux désormais (voir ici). Avec Hennique, on retrouve Goncourt, le naturalisme et... l'occultisme de la fin du dix-neuvième siècle.

01/05/2020, 09:00

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Les Ensablés – "Ecrits sur l’art" de Joris Karl Huysmans (1848-1907)

Joris-Karl Huysmans tenait à distance le grand public : même dans la période où la charité chrétienne gagna un petit avantage sur son pessimisme natif, il douta toujours qu’il fût possible de ramener par l’éducation, ou par l’admiration, le public vers l’art[1].

Ce grand solitaire est maintenant entré dans cette constellation très peuplée, la Pléiade ; avec Soumission, M. Houellebecq a remis Durtal à la mode ; cet hiver encore, le musée d’Orsay a consacré à Huysmans critique d’art une curieuse exposition dont il y aurait beaucoup à dire ; les rééditions se multiplient, comme celle que les Cahiers de l’Herne consacrèrent en 1985 à l’auteur.

Les éditions Bartillat se joignent à cette vogue en apportant leur contribution : la riche édition des Ecrits sur l’art, établie par Patrick Lormant, deviendra inévitablement le bréviaire des amateurs de Huysmans. Tout le parcours critique de l’auteur est rassemblé là, des premiers et respectueux essais du début de la carrière littéraire jusqu’à la grande conversion à l’art chrétien des années 1890, en passant par le chamboule-tout des critiques des Salons annuels.

19/04/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Sur le chemin des glaces" (1988) de Werner Herzog

La marche comme expérience mystique... En novembre 1974, le réalisateur Werner Herzog apprend que sa grande amie Lotte Eisner, célèbre critique de cinéma allemande qui vit et travaille à Paris à la cinémathèque française, est très gravement malade. Elle risque de mourir.  « J’ai répondu : cela ne se peut pas ». Saisissant une veste, une boussole et un sac, Herzog part sur le champ pour la retrouver. Mais il fera le voyage à pied, convaincu que c’est par la marche, vécue comme un acte de foi, qu’il sauvera son ami. Tête baissée, il se lance dans un improbable périple au cœur de l’hiver, quittant Munich pour rejoindre Paris. Sur le chemin des glaces est le journal de bord de sa folle aventure.

05/04/2020, 09:00

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Les Ensablés - "le dernier dimanche de Sartre" de Jean-Pierre Enard

Dans son essai "Un bon écrivain est un écrivain mort", Jean-Pierre Enard insistait sur le fait qu'un roman, comme le cinéma, le théâtre, la peinture ou n'importe quel autre mode d'expression, s'apprend. Ce qui ne signifie pas qu'il s'enseigne (...) Le langage, c'est comme le bois ou la pierre: un matériau. Écrire, c'est le travailler. On admet qu'un sculpteur apprenne sa technique. Et qu'un acteur fasse de la gymnastique ou place sa voix avant de monter sur scène. C'est pareil pour l'écrivain. Il doit s'exercer.

La mort est  une condition nécessaire mais non suffisante pour faire un bon écrivain. Enard en est la preuve: il est mort, c'était un bon écrivain, mais il n'est toujours pas considéré comme méritant une redécouverte. Faute de chance, seulement. Parce que ses livres valent d'être lus. Ce ne sont pas des grands crus, plutôt de la catégorie agréable des rosés, des blancs frais, avec de la buée sur le verre, qu'on boit avec plaisir en été à la terrasse des cafés, avec l'impression fugace d'être heureux.

22/03/2020, 09:00

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Les Ensablés - "La Maternelle" de Léon Frapié (1863-1949)

Parue en 1904, "La Maternelle" obtint le prix Goncourt au deuxième tour de scrutin, face, notamment, à Charles-Louis Philippe (que nos lecteurs des Ensablés connaissent bien) et Emile Guillaumin (pourtant favori avec son roman "La vie d'un simple"). Son auteur, Léon Frapié, était employé à l'hôtel de ville de Paris et marié à une institutrice qu'il avait beaucoup interrogée pour écrire ce roman étonnant, à mi-chemin entre la fiction et le documentaire. Il n'a pas perdu de son actualité quant aux questions qu'il pose sur l'école. Il vient de reparaître grâce aux éditions L'Eveilleur.

08/03/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Anna" d'André Thérive

Chers lecteurs des Ensablés, La Thébaïde publie ces jours-ci un des romans que je place parmi les meilleurs. Jusqu'à ce jour, il n'avait pas été réédité. Nous en avions déjà parlé en 2014: il s'agit d'Anna. Précipitez-vous si vous aimez Maupassant, Flaubert et Huysmans (dont d'ailleurs Thérive était un spécialiste). Il vous faut d'autant plus vous procurer ce texte exceptionnel qu'il est préfacé par notre excellent ami, collaborateur des Ensablés, François Ouellet qui, depuis des années, pour notre plaisir, explore la littérature française des années 30.

23/02/2020, 09:00

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Les Ensablés - “Histoire artistique des ordres mendiants”, de Louis Gillet (1876-1943)

« …dans le silence de ce jour naissant, je veux regarder le monde avec des yeux remplis d’amour »
Saint François d’Assise

Ce livre est un cours d’histoire de l’art que l’auteur donna à l’Institut catholique de Paris. Il est composé de dix leçons, qui suivent le développement des formes artistiques qu’inspirèrent les ordres mendiants du XIIIème siècle au milieu du XVIIème siècle ; le titre répond de l’austérité du sujet, mais il paraît utile de redonner vie à cette étude, en particulier lorsque l’occasion se trouve de mesurer l’état d’ignorance qui règne sur cette matière.

09/02/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Le rire de Caïn" de José-André Lacour (1919-2005)

Comment est-il possible que ce livre ait échappé à ma vigilance ? A sa parution, en 1980, je n'avais pas encore 20 ans, mais je lisais déjà beaucoup. Sans doute a-t-il été signalé dans quelque journal et l'ai-je ignoré parce qu'à l'époque je ne lisais que des classiques, et qu'en plus ce Rire de Caïn était un roman d'un Belge obscur, un certain José-André Lacour. De la littérature belge, je ne connaissais que Simenon et Rodenbach, ce qui m'allait assez, et depuis je n'ai gère progressé, ajoutant simplement à ma liste Armel Job... Mais la Petite Vermillon (la Table ronde) m'a envoyé récemment ce "Rire de Caïn" réédité pour le centenaire de son auteur, et je l'ai lu... C'est admirable de bout en bout!

26/01/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Monsieur Ripois et la Némésis" de Louis Hémon

Don Juan: subst. masc. Séducteur, le plus souvent libertin et sans scrupule (définition du Trésor de la langue française). Même s'il n'est pas un libertin, Monsieur Ripois, le héros du roman de Louis Hémon (1880-1913), est assurément un don Juan. Il séduit les femmes qu'il rencontre et les exploite sans scrupule. Mais, contrairement à son auguste ancêtre, Monsieur Ripois n'a aucune classe; il ne s'attaque qu'aux petites ouvrières, puis aux femmes fragiles, celles qu'il est certain de pouvoir conquérir et exploiter.

12/01/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Visage perdu" de Roger Vercel, par Carl Aderhold

Visage perdu est l’un des derniers romans de Roger Vercel, paru en 1953, quatre ans avant sa mort. L’auteur de Remorques (qui a déjà fait l’objet d’une chronique sur les Ensablés) et de Capitaine Conan retrouve ici un thème qui lui est cher. Le courage qu’il faut pour affronter le quotidien.

29/12/2019, 09:00

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RIP Raphaël Sorin : hommages à l'éditeur, absent de Paris...

Il avait décidé de prolonger sa carrière dans l’aventure des éditions Ring, mais Raphaël Sorin, éditeur historique, et directeur de collection, laissera surtout une carrière grandiose. Il aura traversé l’édition française, de Seuil à Albin Michel, en passant par Flammarion ou Fayard. C’est aussi lui qui mettra le pied à l’étrier d’un certain Michel Houellebecq, publiant deux romans de l’écrivain.

16/05/2021, 18:55

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Alain Joubert, de l'autre côté du surréalisme

Passionné de cinéma, Alain Joubert aura exploité cet art à travers le prisme du surréalisme. Écrivain, mais également journaliste, il produisit pour la télévision. Emporté par la Covid le 22 avril dernier, il est mort à l’âge de 85 ans, après avoir voué sa création au surréalisme.

15/05/2021, 12:28

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La révolution que l’on attendait est arrivée Le réenchantement du territoire

BONNES FEUILLES - Nous avons changé. La maladie, la mort, la solitude, la peur du chômage et le désir de transformer nos vies sont partout. Nous avons vécu local et planétaire, télétravail et livraisons, mais aussi respect, nouveau ou renforcé, pour les soignants, les caissiers, les livreurs, les agriculteurs... et défiance accrue face aux décideurs et aux immenses bureaucraties publiques. 

14/05/2021, 10:05

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La couleur de l'agonie de Gisèle Pineau

BONNES FEUILLES – Une trentaine d'années après le viol sauvage qu'ils ont commis, sept hommes voient se dessiner le visage de la vengeance et la couleur de l'agonie. La mort leur court après telle une ombre sans pardon.

13/05/2021, 12:57

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Nicole Bordeleau : S’aimer, malgré tout ou la vie de famille

BONNES FEUILLES – Un voyage à travers trois époques, trois générations. Des vies d’hommes et de femmes qui oscillent entre raison et folie, mais qui partagent la même quête, celle d’être aimés, malgré tout. Que faire lorsqu’on se retrouve au cœur d’une vie qui ne nous ressemble plus ? Tous les jours, c’est la brûlante question que se pose Édith, une jeune femme brillante à qui tout semble réussir, mais qui souffre au plus profond de son âme. 

13/05/2021, 09:48

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Les Enfants sont rois, d'un royaume qui n'existe pas 

ROMAN FRANCOPHONE - Vingt ans après l’apparition de la téléréalité sur les petits écrans français, treize depuis l’arrivée de Facebook sur la toile francophone, Delphine De Vigan s’interroge. Les enfants sont rois décortique l’influence de ces médias sur nos quotidiens, le tout porté par un polar haletant. Dans ce roman, ce sont deux mondes qui entrent en collision : celui de Mélanie Claux, star des réseaux sociaux dont la petite fille est enlevée, et Clara Roussel, jeune policière solitaire qui prend part à l’enquête. 

13/05/2021, 09:38

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Lucja, de Coji Inada, premier manga inédit du catalogue Vega-Dupuis

Un titre inédit, cela se célèbre. Les éditions Vega-Dupuis, résultant du rachat du premier par le second, officialisé en janvier dernier, annoncent donc leur premier venu. Avec mille précautions : d’abord, ne pas confondre ce Coji Inada avec le Koji Inada de Dragon Quest – La Quête de Dai et Beet the Vandel Buster. Rien à voir. Ensuite…

12/05/2021, 18:00

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Amélie Nothomb, fidèle à la rentrée littéraire avec Premier sang

L’habitude est bien ancrée, chez Albin Michel, autant que pour la romancière : un nouvel ouvrage, chaque année, pour accompagner la rentrée littéraire. Celle de 2021 ne dérogera pas à la règle : rendez-vous le 19 août pour découvrir le nouveau livre d’Amélie Nothomb, Premier sang.

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Les héroïques : leçon de vie sur un lit d'hôpital 

ROMAN FRANCOPHONE - Avec Les Héroïques (Grasset), Paulina Dalmayer signe une réjouissante ode à la vie. Confinée sur son lit d'hôpital, Wanda se souvient du temps de la chape de plomb soviétique, quand elle ne rêvait que d'émancipation et d'Occident. Déjà en 1967, dans le taxi qui la mène au concert des Rolling Stones au Palais de la culture et de la science de Varsovie, elle a le pressentiment que quelque part, elle ignore où, « la mort doit être moins pénible que dans un lit d'hôpital ». 

11/05/2021, 14:28

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Les carnets de l'apothicaire : Intrigues et poisons dans la Cité interdite

MANGA - Mao Mao est servante à la cour intérieure, le quartier des concubines de la Cité impériale chinoise. Elle qui a été emmenée ici de force ne rêve que de faire profil bas pour être renvoyée le plus vite possible. Mais voilà que Jinshi, un beau et mystérieux intendant, la remarque. Entre vivre sa passion pour les préparations médicinales et éviter les intrigues, Mao Mao va devoir trouver l’équilibre…

10/05/2021, 16:42

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Les Danseurs de l’aube : il faut être deux pour être soi  

ROMAN FRANCOPHONE - « Le duende ne vient pas s’il ne voit pas de possibilité de mort, s’il n’est pas sûr qu’elle va rôder autour de la maison, s’il n’est pas certain qu’elle va secouer ces branches que nous portons tous et que l’on ne peut pas, que l’on ne pourra jamais consoler. […] L’ange et la muse s’échappent avec un violon ou un compas, mais le duende vous blesse ». Ce duende dont parle Garcia Lorca (Jeu et Théorie du duende, éditions Allia), à la fois don, feu sacré, sortilège et démon, intraduisible en français, est au cœur du très beau roman de Marie Charrel, Les Danseurs de l’aube (éditions de L’Observatoire), en lice pour le prix de l’Instant. 

10/05/2021, 16:17

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Nitassinan de Julien Gravelle, une ode à la réconciliation 

ROMAN FRANCOPHONE - L'an 1963, en des « lieux qui n'avaient pas encore les noms qu'on leur connaît aujourd'hui ». Des lieux que les autochtones identifiaient sous un vocable générique, Nitassinan, qui signifiait « notre terre ». Une terre couverte de bois et, pendant tout un long hiver froid et rude, aussi couverte de neige. Et de glace qui prenait ensemble les rivières et les lacs.

10/05/2021, 08:37

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L'Ami de Tiffany Tavernier : ondes de choc 

ROMAN FRANCOPHONE - Après Roissy, Tiffany Tavernier revient chez Sabine Wespieser avec un roman d’une puissance hors du commun : L’Ami. Elle y met en scène la chute d’un homme, Thierry, après avoir appris que son voisin et meilleur ami n’est autre que Guy Delric, violeur et tueur en série, recherché depuis des années. Une nouvelle fois, l’auteure prête sa plume à l’invisible, à ce que l’on ne peut voir que de l’intérieur. Plein de la douleur muette, de la solitude que l’on s’impose et de la muraille que le silence vient sournoisement ériger entre l’homme et ses semblables.

07/05/2021, 10:20

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Trois nuits dans la vie de Berthe Morisot : virtuoses miniatures  

ROMAN FRANCOPHONE - Tout a l’air minuscule dans ce texte. La taille : à peine une centaine de pages. Le sujet : quelques heures de l’existence d’une peintre parfois injustement jugée mineure. Le style : asséché. Et, paradoxalement, c’est cette petitesse qui fait la grandeur de ce livre. Trois nuits dans la vie de Berthe Morisot de Mika Biermann est en lice pour le Prix de l'Instant.  

06/05/2021, 15:54

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Simon Johannin, la poésie de l’instant

POESIE - Personne n’a jamais dit que la poésie était morte. Empoussiérée, reléguée voire oubliée, en revanche, sans doute. Aussi, les lecteurs de romans ne sont pas toujours lecteurs de poésie — et inversement. Les auteurs de romans ne sont pas tous quant à eux, tant s’en faut, des poètes. Simon Johannin, si. Le deuxième recueil de poèmes de Simon Johannin a paru en octobre dernier aux éditions Allia. Nous sommes maintenant nos êtres chers est en lice pour le Prix de l'Instant.  

06/05/2021, 09:04

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Les amants de Jésus : de la position des missionnaires 

ROMAN FRANCOPHONE - Cette histoire est l’histoire somme toute banale d’un jeune homme qui se cherche. Une histoire de chemins à prendre, de choix à faire, qui va amener notre narrateur de 20 ans - bègue, chétif, n’ayant aucune confiance en lui, issu d’une famille provinciale que l’on devine plutôt conservatrice - à essayer de se construire. 

05/05/2021, 14:56

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Trencadis : Niki de Saint Phalle, mosaïque d'une funambule 

ROMAN FRANCOPHONE - Nom de code : Trencadis. Agent en opération : Caroline Deyns. Objectif de la mission : échafauder une anti-biographie de Niki de Saint Phalle. Protocole : infiltration, observation, interrogatoire des proches et retraitement des informations. « Agent Deyns, la femme sur la photo est votre cible. Ne vous fiez pas à l’apparente candeur de son visage, il s’agit au contraire d’un individu extrêmement difficile à identifier, à cerner, à manipuler. » Ce genre d’incipit, tout droit sorti d’un épisode de Mission Impossible, sied plutôt bien au projet de Caroline Deyns. Trencadis est en lice pour le Prix de l'Instant. 

05/05/2021, 11:51

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Ovibos le survivant de l'Arctique : faire front commun 

ESSAI - Ouvrage original que celui de Rémy Marion qui, par-delà la disparition déjà ancienne de Robert Gessain, nous offre un ouvrage écrit « à quatre mains » en l'absence même de l'un des deux auteurs ! Robert Gessain était un anthropologue qui a longtemps traîné ses guêtres au Groenland où il a étudié les us et coutumes des peuples du Grand Nord, ce qui lui a valu de découvrir et connaître « Ovibos », ce mammifère aux allures préhistoriques qui peuple des régions où dire que la vie est rude, sinon dure, est un euphémisme, et auquel il a consacré un ouvrage éponyme de référence paru en 1981, cinq ans seulement avant la disparition de son auteur. 

05/05/2021, 10:16

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Benjamin Carle et David Lopez, c'est par où la sortie de l'usine ?

BANDE DESSINEE - En 2017, les ouvriers de GM&S, entreprise sous-traitante pour l'industrie automobile installée dans la Creuse, préviennent qu'ils vont faire sauter leur usine si un plan de relance n'est pas trouvé rapidement. Menace en l'air ou énergie du désespoir chez des ouvriers poussés à bout ? Benjamin Carle a longuement enquêté sur place pour se forger un avis solidement informé et réaliser un documentaire. Quelques années plus tard, un album de BD part à la rencontre de quatre syndicalistes qui ont tenu tête contre vents et marées, et propose une relecture particulièrement pertinente de la mutation du secteur secondaire en France et de la lente, mais inexorable, désindustrialisation du territoire.

03/05/2021, 16:12

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Les Œuvres complètes d’Esparbec publiées aux éditions de La Musardine 

BONNES FEUILLES - Esparbec, décédé en 2020, est l’auteur-phare des éditions La Musardine. Qualifié par Jean-Jacques Pauvert de « dernier des pornographes », c’est aussi la meilleure vente ces dernières années du rayon littérature érotique. Par cette édition monumentale (12 volumes d’environ 800 pages, publiés entre 2021 et 2025), la maison d'édition veut montrer que l’œuvre d’Esparbec a toute sa place en littérature.

03/05/2021, 15:39

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 Jojo L'Affreux, le monstre pas si monstrueux 

ALBUM JEUNESSE - Comme son père et son grand-père avant lui, Jojo l'Affreux a un seul but dans la vie : être la terreur des enfants ! Faire partie d'une famille d'Effaroucheurs professionnels, ce n'est pas rien ! Gonflé à bloc, Jojo l'Affreux pose ses valises dans la chambre d'un petit garçon, et se met au travail. Il grogne, rugit, grimace, montre ses dents, fait craquer ses os... Mais rien ne se passe. 

30/04/2021, 11:57

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Le poète Jean-Guy Pilon est décédé

Poète originaire du Québec, Jean-Guy Pilon est décédé ce 28 avril à l’âge de 90 ans. L’Académie des Lettres du Québec lui rend hommage dans un texte parvenu à ActuaLitté. Le voici reproduit dans son intégralité.

30/04/2021, 09:12

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Sale Bourge, l'origine de la violence 

ROMAN FRANCOPHONE - À la sortie du tribunal, Pierre, le narrateur, apprend qu’il est condamné à quatre mois de prison avec sursis pour violences conjugales, assortis d’une mise à l’épreuve de dix-huit mois et d’une injonction de soins. Il a trente-trois ans. Ainsi débute le récit d’un triste fait divers. Sale bourge, premier roman de Nicolas Rodier, fait partie des cinq livres finalistes du Prix de L’Instant. 

29/04/2021, 15:58

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Paresse pour tous d'Hadrien Klent : travailler trois heures par jour, utopie ou réalité ? 

BONNES FEUILLES - Et si on ne travaillait plus que trois heures par jour ? Telle est la proposition iconoclaste d’Émilien Long, prix Nobel d’économie français, dans son essai Le Droit à la paresse au XXIe siècle. Très vite le débat public s’enflamme autour de cette idée, portée par la renommée de l’auteur et la rigueur de ses analyses. Et si un autre monde était possible ? Débordé par le succès de son livre, poussé par ses amis, Émilien Long se jette à l’eau : il sera le candidat de la paresse à l’élection présidentielle.

29/04/2021, 15:33

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Un vagabond dans la langue de Matthieu Mével : l'indicible réponse 

ROMAN FRANCOPHONE - Il est des ouvrages qui soudainement retiennent votre attention au sein d’une production littéraire particulièrement abondante, aux titres souvent éphémères et que l’on finit par oublier par nécessité ou par manque de temps parfois, sans feindre toutefois qu’ils existeront sans vous, cheminant par d’autres voies de traverse, et qui finalement pour certains d’entre eux, ils finiront par émerger quelque part ou pas. Cela semble désormais le jeu d’ailleurs ! Drôle de loterie en vérité, peu enviable admettons-le ! Parmi la dizaine de livres reçus ces dernières semaines, l’un d’entre eux a particulièrement retenu mon attention, et intitulé majestueusement Un vagabond dans la langue, d’un dénommé Matthieu Mével, dont on apprend dans la quatrième de couverture, qu’il est écrivain, metteur en scène, donc naturellement comédien, auteur de cinq ouvrages à ce jour, vivant principalement à Rome.

29/04/2021, 11:39

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« Au fil des émotions » : 4e édition du concours d’écriture UNICEF

UNICEF France, en partenariat avec Le Livre de Poche, donne la parole aux 15-20 ans, en leur proposant de participer à son grand concours d’écriture 2021, sur le thème « Au fil des émotions », parrainé par la chanteuse et romancière Olivia Ruiz.

28/04/2021, 15:15

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Les survivants : l'Australie, souffle coupé 

BONNES FEUILLES - Après Canicule et Lost Man, le nouveau polar de l’Australienne Jane Harper, Les Survivants, est plus sauvage et trépidant que jamais. Kieran Elliott, trentenaire vivant à Sidney, retourne en basse saison dans sa ville natale d’Evelyn Bay, minuscule station balnéaire de Tasmanie. Ce court séjour familial fait aussitôt resurgir des souvenirs douloureux. 

27/04/2021, 11:27

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Une saison douce : migrants, miroirs de nous-mêmes

ROMAN ETRANGER - Autrefois, c'était un vrai village avec son maire, son terrain de football, sa gare… Un petit village sarde ni beau, ni laid mais bien agréable, pas tout près mais pas si éloigné que cela non plus de la mer. Un village vivant.

27/04/2021, 11:15

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Bastien, ours de la nuit : l'envers du décor 

ALBUM JEUNESSE - Sébastien est SDF. Le soir, alors que le froid fige une ville triste, il cherche des cartons, matelas de fortune, et s’endort sur le trottoir. Bastien, s’éveille alors, rêve de Sébastien en forme d’ours, et arpente les rues à la découverte de la faune qui l’habite à cette heure avancée de la nuit. Ludovic Flamant et Sara Gréselle nous convient à une marche bucolique au travers des ruelles obscures de la cité endormie.

27/04/2021, 11:12

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Racisme et jeux vidéo : décoloniser les esprits, manette en main ?

Produit culturel de premier ordre, le jeu vidéo ne peut pas échapper à un regard critique sur sa charge politique et sociale. Dans Racisme et jeu vidéo, Mehdi Derfoufi propose une recherche qui lit l'histoire du jeu vidéo par le prisme des études postcoloniales et décoloniales, pour questionner les enjeux de création, de production et de réception.

26/04/2021, 12:14

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Un jour ce sera vide : On est très sérieux quand on a 10 ans

ROMAN FRANCOPHONE - Un jour ce sera vide d'Hugo Lindenberg faisait partie des 36 titres de la dernière rentrée littéraire sélectionnés par les libraires pour le Prix Libraires en Seine 2021, qui vient d'annoncer sa sélection finale. Un premier roman étonnant de grâce et de maîtrise.

24/04/2021, 17:00

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Les Graciées : polaire chasse aux sorcières

ROMAN ETRANGER - Les Graciées de Kiran Millwood Hargrave fait partie des 36 titres de la dernière rentrée littéraire sélectionnés par les libraires pour le Prix Libraires en Seine 2021. Une merveilleuse saga historique pleine de poésie, de fougue et d'exaltation.

24/04/2021, 17:00

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Ce qu'il faut de nuit, ce qu'ils doivent aux jours

ROMAN FRANCOPHONE - Ce qu'il faut de nuit de Laurent Petitmangin fait partie des 36 titres de la dernière rentrée littéraire sélectionnés par les libraires pour le Prix Libraires en Seine 2021. Multi-récompensé, ce premier roman trouve auprès des libraires un écho très particulier. 

24/04/2021, 17:00

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Chavirer de Lola Lafon : la grande leçon 

ROMAN FRANCOPHONE – Chavirer de Lola Lafon fait partie des 36 titres de la dernière rentrée littéraire sélectionnés par les libraires pour le Prix Libraires en Seine 2021. Un grand roman sensible et juste, physique et social, efficace et bouleversant.

24/04/2021, 17:00

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Ce qu'il faut de nuit de Laurent Petitmangin, d'un père à ses fils

ROMAN FRANCOPHONE - C'est l'histoire d'un père qui élève seul ses deux fils. Les années passent et les enfants grandissent. Ils choisissent ce qui a de l'importance à leurs yeux, ceux qu'ils sont en train de devenir. Ils agissent comme des hommes. Et pourtant, ce ne sont encore que des gosses. C'est une histoire de famille et de convictions, de choix et de sentiments ébranlés, une plongée dans le cœur de trois hommes. Ce qu'il faut de nuit de Laurent Petitmangin fait partie des 5 titres sélectionnés pour le Prix des Libraires 2021.

23/04/2021, 15:22

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Liv Maria de Julia Kerninon, une femme secrète 

ROMAN FRANCOPHONE - Son nom est Liv Maria Christensen. Enfant solitaire née sur une île bretonne, entre une mère tenancière de café et un père marin norvégien, Liv Maria est ballotée par les évènements de la vie, de Berlin à l'Amérique latine. Quand finalement, elle s'ancre dans une famille paisible, en Irlande, elle reste une femme insaisissable, même pour ses proches. Comment se tenir là, dans cette vie, avec le souvenir de toutes celles d’avant ? Liv Maria de Julia Kerninon fait partie des 5 titres sélectionnés pour le Prix des Libraires 2021.

23/04/2021, 15:08