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Les Ensablés - Notes de voyage de Laurent Jouannaud: Monsieur Proust et Madame Proust

Monsieur Proust est le livre de souvenirs que sa gouvernante Céleste Albaret a consacré à Marcel Proust. Elle l’appelait « Monsieur Proust » et fut elle-même surnommée « Madame Proust » dans la mesure où elle s’occupa de lui avec le souci d’une mère et l’obéissance d’une fille. Je n’avais pas lu ce livre qui a eu un énorme succès en 1973 et qu’on a réédité l’an dernier, en 2013, soit quarante ans après sa parution

Le 20/12/2014 à 09:10 par Les ensablés

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20/12/2014 à 09:10

Les ensablés

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Par Laurent Jouannaud

En 1973, Céleste Albaret publie ses souvenirs, recueillis et rédigés par Georges Belmont. Le livre a été beaucoup critiqué à l’époque : en effet, Céleste est âgée de quatre-vingt-deux ans et Proust est mort depuis cinquante et un ans ! La bonne dame, la « chère Céleste », aura donc attendu un demi-siècle avant de raconter ses neuf années passées au service de Proust, de 1913 à 1922, date du décès de l’écrivain. Cinquante ans sans une ligne, et, tout d’un coup, 430 pages de récits, d’anecdotes, de dialogues, de portraits, de bons mots ?

Le livre a été considéré comme un « coup » des éditions Laffont, qui avaient réussi un coup semblable en 1969 avec la « vraie fausse autobiographie » d’Henri Charrière surnommé Papillon. On peut lire ces réactions négatives sur le site de L’Obs (naguère Le Nouvel Observateur ) : «Le livre de Céleste n'existe pas», décréta Jacques Bersani dans Le Monde. Il est «frappé de stérilité», ajouta Claude Mauriac, dans Le Figaro. «Rien que du bavardage», asséna Hubert Juin dans le Magazine littéraire. Des «papotages domestiques», selon Angelo Rinaldi, de L'Express, tenus par une femme incapable de restituer le génie d'un écrivain qu'elle n'avait pas lu. »

Philippe Sollers, à l’occasion de la réédition de 2013, écrit au contraire, cultivant le paradoxe : « Son témoignage, à l'âge de 82 ans, est bouleversant de vérité. » (Le Nouvel Observateur, 24 avril 2014) Les souvenirs de Céleste Albaret, quand on aime A la recherche du temps perdu, sont une tentation à laquelle j’ai fini par céder. Voici quelques réflexions, mon cher Hervé, inspirées par cette lecture. Et d’abord il y a la question de la valeur du récit. La langue distingue « vrai » et « véridique ». Ce qui est vrai est conforme au réel, et concerne l’exactitude des faits. Mais ce qui est véridique « a le souci, le scrupule de rendre compte fidèlement de la vérité, de la réalité ou de ce qu'il pense être tel » (Trésor de la langue française).

Le dictionnaire Robert fait la même distinction : « véracité : qualité de celui qui dit la vérité ou croit la dire » . Madame Proust a le souci de raconter exactement ce dont elle se souvient. Elle est véridique sans forcément dire la vérité : «J’ai suffisamment réexaminé, contrôlé et revérifié les faits dans mon souvenir pour avoir la certitude de ma fidélité absolue à la réalité de ce qui fut. »(P. 412) Céleste a ressassé ses souvenirs, mais la vérité s’établit, se prouve, se démontre. Comme dans les procès, il faut plusieurs témoins pour que le témoignage fasse foi : testis unus, testis nullus. Or, Céleste rappelle qu’elle était seule avec Proust, qu’elle seule s’est occupée de lui dans les dernières années, jour et nuit. D’où l’intérêt de son témoignage et sa fragilité : il n’y a pas de tiers témoin. Céleste Albaret s’est décidée à livrer ses souvenirs parce que, dit-elle, beaucoup de mensonges et d’inexactitudes courent autour des dernières années de Proust. Les autres mentent ou se trompent, mais pas elle. Quel intérêt pourrait avoir une vieille dame à raconter des mensonges, demande-t-elle ?

Eh bien, même les vieilles dames ont des envies inattendues (J’ai visionné sur YouTube, il y a quelques jours, le grand classique de René Allio, La vieille dame indigne, 1965) ! On sait que Céleste a vendu vers la fin de sa vie des objets proustiens, religieusement conservés jusque-là : elle avait besoin d’argent. Et peut-être envie de gloire, envie de laisser son nom dans le catalogue des bibliothèques du monde entier. Elle y a réussi. Les témoignages sont toujours contradictoires : n’importe quel inspecteur de police ou juge d’instruction vous le dira. Il se trouve que Céleste Albaret, en 1962, a participé à une émission souvenir consacrée à Marcel Proust. Cette émission de 1 h 27 minutes, animée par Roger Stéphane, est disponible sur Internet, dans les archives de l’INA. 11 minutes 39 secondes en sont visibles gratuitement, ce sont les minutes où Céleste parle de la mort de Proust. Or, cette version orale diverge en plusieurs points de la version écrite, donnée dix ans plus tard dans Monsieur Proust. Voici une différence notable. Le frère de Proust fait appeler un de ses confrères, une sommité médicale qui a soigné leur mère, pour tout tenter. Céleste raconte le moment où le professeur est arrivé. Elle hésite sur le nom : Landevski ou Landovsi. Elle se décide pour Landovski.

Dans Monsieur Proust, le docteur Landovski est devenu Babinski. C’est évidemment Babinski qui est exact. En 1962, Céleste se trompait ; en 1973, elle a retrouvé le nom juste. C’est qu’en 1973, son récit est filtré et botoxé par le journaliste Georges Belmont. Qui est Georges Belmont ? Je feuillette Google. Georges Belmont est journaliste, mais ce n’est pas n’importe qui. Il a interviewé Marilyn Monroe en 1960, la fameuse interview où l’on apprend qu’elle dort avec seulement quelques gouttes du N° 5 de Chanel. Il a été rédacteur en chef de Jours de France et de Marie-France, éditeur-conseil chez Laffont. En 1928, il était normalien, angliciste, ami de Becket, alors lecteur à l’Ecole normale supérieure. Il s’appelait Georges Pelorson à l’époque. Il a traduit James, Miller, Chase, Burgess. Il a changé de nom après la guerre : il a en effet été un collaborateur zélé. Georges Belmont avait lu Proust. D’ailleurs, Becket, son ami, a écrit un livre sur Proust, en 1930. Ancien khâgneux, Belmont savait organiser un récit et en éliminer les scories. Il avait dû lire la biographie de Proust par Georges Painter, qui a longtemps fait autorité, et dont maints passages ressemblent étonnamment à ce dont Céleste se souviendra plus tard. Je crois donc que le récit de Céleste est d’une fidélité relative, faite de vrai, de vraisemblable et d’imaginaire. Un livre doit avoir un certain volume et de la tenue : il faut étoffer le récit, rafraîchir le passé, gonfler les souvenirs, éliminer les bourdes, mettre en scène les personnages, fignoler l’expression. Belmont y a sans doute largement contribué. En fait, il est le seul qui sache quelle est la part du vécu, de l’imaginaire et de la reconstitution dans le livre de Céleste. Il aurait fallu le lui demander. Il est mort presque centenaire en 2008.

Céleste Albaret

D’ailleurs, Céleste Albaret explique combien Proust ne se fiait pas à sa mémoire. Il rencontrait telle ou telle personne pour pouvoir décrire très exactement dans son roman le personnage lui ressemblant. Il demandait aux duchesses s’il pouvait voir la toque ou la robe qu’elles portaient vingt ans plus tôt lors d’une réception ! Non, la mémoire n’est pas fiable : elle invente, comme l’imagination. Proust le savait, il s’en méfiait. Céleste raconte que plusieurs personnes se sont offensées d’être décrites dans le roman de Proust : elles s’y sont reconnues ou y ont été reconnues. A chaque fois, Proust leur répondait qu’il ne les avait pas décrites, qu’il n’y avait pas de clé. Mais en même temps, il affirmait ne vouloir écrire que la vérité. Il voulait que Swann ressemble à Charles Haas, et Charlus à Montesquiou, mais il n’a jamais voulu décrire ni Haas ni Montesquiou.

Il y a là un paradoxe qui tient à la nature de l’art romanesque. Céleste parle souvent du « roman » que Proust écrit, et elle fait bien de rappeler que La Recherche est un roman. Un écrivain fait un mélange, un cocktail, un mixte, bref une œuvre d’art : Proust écrit A la recherche du temps perdu et pas Les Mémoires d’un snob. Les détails vrais sont là pour étayer la fiction. Il faut rappeler, non pour la diminuer mais pour la grandir encore, que l’œuvre de Proust est inventée, imaginée, romanesque. « Aller croire que ses livres sont le récit réel de la vie de M. Proust, c’est vraiment faire peu cas de son imagination. » (P. 112) Proust ne décalquait pas. J’apprends que Proust lisait chaque jour plusieurs journaux, ainsi que de nombreuses revues : « Il se tenait très au fait des nouvelles et de l’actualité. Rien ne lui échappait, là comme ailleurs. » (P. 247)

J’imaginais un Proust aussi élégant que son œuvre. Je le voyais en esthète, entouré de beaux meubles, mangeant des produits fins, en élégante tenue d’intérieur. Or ce n’est pas du tout ainsi que vivait l’écrivain. Son appartement était un bric à brac où s’entassaient jusqu’au plafond des meubles sans valeur. On s’y gelait car Proust interdisait le chauffage par peur de la poussière et du bruit. Les fleurs, symbole du luxe et de la beauté pure, étaient proscrites à cause de leur parfum. Il ne mangeait rien que son café au lait avec un croissant, ou deux croissants, ou juste un bout de croissant. Ou des compotes. Parfois une sole. Jamais de vin, mais de l’eau d’Evian ou la bière glacée que son chauffeur, le mari de Céleste, allait chercher, de jour comme de nuit au Ritz. Quant aux vêtements, l’élégance de l’homme qui portait un camélia à la boutonnière , est passée. Il n’a que de vieux vêtements, toujours les mêmes puisqu’il n’use pas. Le 30 septembre 1920, il sort. Voici le témoignage de l’écrivain René Boylesve, secrétaire de l’Académie française, admirateur de Proust : « engoncé dans son pardessus », « son faux-col, évasé, élimé, et qui, sans exagérer, n’a pas été changé depuis huit jours », « une cravate râpée, un pantalon large d’il y a dix ans », « des gants blancs remarquablement sales » . Odilon Albaret transporte Proust à n’importe quelle heure. Or son taxi n’est plus qu’un vieux tacot auquel Proust est attaché.

Quand Odilon achète une nouvelle voiture, Proust meurt et il ne s’est jamais assis dedans. Bref, d’esthète qu’il avait été, Proust était devenu artiste, ce qui n’est pas du tout la même chose. Je lis avec beaucoup d’intérêt les biographies et autobiographies. J’ai lu récemment une biographie de Luther. Je lis lentement une biographie de Goethe. Je viens d’achever Mon évasion (2008, Le Livre de poche), l’autobiographique de Benoîte Groult. Ces récits sont plus passionnants que la plupart des romans et on y apprend davantage sur l’existence que dans bien des conversations entre amis. Dans ces livres, à chaque fois, je cherche à percer le secret du talent et du succès : comment vivre pour écrire un grand livre ? comment Marcel Proust a-t-il fait pour devenir l’auteur de la Recherche ? Charles Haas, un des modèle de Swann, est resté esthète, et bien des mondains de l’époque aussi : pourquoi Proust a-t-il échappé à leur sphère ? Et pourquoi Robert Proust, le frère fidèle et admiratif, grand médecin, n’a-t-il pas écrit la Recherche ? Faut-il vivre reclus pour écrire un grand livre ? Faut-il être riche et oisif ? Faut-il rester célibataire ? Céleste décrit le bizarre papillon nocturne que fut Proust, mais sa métamorphose reste un mystère. «Je suis marié avec mon œuvre ; il n’y a que mes papiers qui comptent. » (P. 211) Céleste Albaret souligne que pour Proust, finir son œuvre avait la priorité absolue. Henri Raczymow, dans «Notre cher Marcel est mort ce soir», émet une hypothèse intéressante pour expliquer cette fureur d’écrire : «Il sait que son œuvre lui survivra. Il peut mourir. Les écrivains, aujourd’hui, depuis des décennies, n’éprouvent plus cette certitude. Ils savent qu’ils meurent pour rien, comme tout le monde.»

La chambre de Marcel Proust au musée Carnavalet

Proust était réveillé la nuit. Il recevait ou sortait vers minuit, une heure ou deux heures du matin. Il restait la plupart du temps couché : il écrivait dans son lit. Il dormait peu, entre 8 h du matin et 16 h. «Je n’ai jamais su combien d’heures il dormait, ni même s’il dormait. Parce que cela se passait entre lui seul et les quatre murs de sa chambre.» (P. 93) Tout bruit était interdit. C’était l’obscurité ou la lumière électrique. A son réveil, Proust sonnait Céleste : elle apportait alors le café, une marque spéciale. Elle n’entrait jamais dans la chambre sans être sonnée. Une fois, il n’a pas sonné pendant plus de 24 heures : elle l’imaginait mort, mais n’a pas osé le déranger. La chambre n’était nettoyée et aérée qu’en son absence. Proust, asthmatique, interdisait tout mouvement qui aurait pu soulever de la poussière. Proust ne ramassait jamais rien : il avait plusieurs stylos à disposition, qui glissaient de son lit. Il jetait ses mouchoirs par terre. Céleste ramassait tout cela. Il n’utilisait qu’une seule fois une serviette de toilette : il lui en fallait donc plusieurs par jour. Proust avait eu avant Céleste des secrétaires et des domestiques mâles. Avec la guerre de 1914, tous les hommes étant au front, il a pris la jeune femme à son service. Céleste a vécu la nuit, dormi le jour et obéi au maître. Proust voulait être servi exactement comme il l’entendait, vite, bien et sans réplique. « Nous pouvions bavarder, plaisanter, mais chacun à notre place : pour rien au monde je ne me serais permis de lui poser des questions. » (P. 336)

Céleste Albaret

Il y a le ballet du beau monde : princes Emmanuel et Antoine Bibesco, comte Robert de Billy, comtesse de Chevigné, comte Boniface de Castellane, duchesse de Clermont-Tonnerre, duc de Gramont, comtesse Greffuhle, duc de Guise, comte de Montesquiou, comte de Fénelon, etc. A partir de 1914, Proust a fait couper sa ligne téléphonique pour avoir la paix. C’est Céleste qui contactait ses amis et relations en utilisant le téléphone du café du coin : elle monte et descend sans cesse. Elle porte souvent elle-même les lettres à leurs destinataires, quand c’est urgent et qu’il faut une réponse immédiate. Les gens qui avaient servi à l’écrivain pour mettre en place ses personnages lui faisaient perdre son temps désormais. On imagine que Proust avait beaucoup d’amis, de grands amis, mais Céleste écrit : « Dans sa façon d’évoquer et de juger même ceux qu’il avait connus et intimement fréquentés pendant de longues années, ou simplement dans le ton sur lequel il parlait d’eux, on sentait plutôt la relation que l’amitié. » (P. 268)

Le mystère de la personnalité de Proust reste entier. Il en a imposé au gratin mondain : les esthètes et les riches s’inclinaient devant la supériorité de l’artiste. Mais Proust fut admiré par des personnalités qu’on ne pouvait guère impressionner sans de bonnes raisons. Mme Straus, née Halévy (famille de musiciens), était la veuve de Bizet. Les frères Daudet, Léon et Lucien, tous deux écrivains, étaient les fils d’Alphonse Daudet, gloire littéraire du siècle précédent. Léon a épousé Jeanne Hugo, la petite fille de Victor. Réjane, grande comédienne, a connu des rois et des poètes.

Céleste évoque le regard de Proust, sa douceur, son intuition, son autorité, sa gentillesse : « Tel quel, il avait une allure extraordinaire. Cela venait de cette nature de distinction qu’il portait en lui, qui faisait que, si son génie était immense, l’homme l’était tout autant, et le cœur. » (P. 32) Bref, Proust était quelqu’un. Céleste ne fait aucune révélation concernant la vie sexuelle de Proust. Il ne s’est jamais rien passé quand elle était à son service : « Comme j’étais perpétuellement à l’affût du moindre signe de lui, aucun mouvement dans l’appartement ne pouvait m’échapper, même dans mon sommeil - j’ai eu très vite une sorte de sixième sens pour cela, et jamais je n’ai été prise en défaut. » (P. 228) Comme tout résonnait dans l’appartement, elle aurait entendu, ou constaté le désordre (ou l’ordre !) dans la pile de coussins, de gilets, de journaux et de papiers qui s’accumulaient sur le lit de Proust. Il semblerait, à la croire, que Proust n’ait jamais fait l’amour, de 1913 à 1922, par peur de soulever la poussière… On écrit beaucoup sur Proust et son œuvre. C’est la pléthore : L’Univers médical de Proust, Proust et les signes, Marcel Proust et les siens, Proust et le roman, Proust et la musique, Proust et ses amis, Proust et la cuisine, Proust et les plantes (il y aurait 260 plantes citées dans son œuvre), Proust et les bêtes, Proust et les peintres, Proust et la mode, Proust et la morale, etc. Et il y a bien sûr, un Proust et Céleste .

Ce livre raconte qui était Céleste Albaret, née Gineste (1891-1984), avant Proust et après Proust. Elle avait été baptisée Augustine Célestine, mais fut toujours appelée Céleste. Elle avait 22 ans quand elle est entrée au service de Proust qui en avait lui-même 42 : « Elle était jeune, belle, gracieuse, intimidée et volontaire », dit l’auteur. Elle est l’épouse d’Odilon Albaret, le chauffeur de taxi préféré de Proust qui ne prenait jamais les transports publics. Céleste a aimé son maître, mais le maître aimait aussi la servante. C’était de ces relations féodales qui nous semblent incompréhensibles : «  Tel qu’il était en son entier, je l’ai aimé, subi, et savouré. » (P. 228) Après Proust, Céleste et Odilon, mariés en 1913, eurent une enfant, Odile Marcelle, née en 1925. Puis Céleste a tenu un hôtel. Plus tard, elle emménage à Montfort l’Amaury, au Belvédère, dans la maison de Ravel, aménagée en musée. Et bien sûr, tout s’emmêle : « Beaucoup de gens pensèrent que le Belvédère avait été la maison de vacances de Marcel Proust et on ne s’étonna plus dès lors qu’il ait composé sur le piano de Ravel la sonate de Vinteuil. » (P. 264) Christian Péchenard m’apprend encore que Proust a connu le purgatoire : de 1930 à 1970, on n’en parlait plus. Sartre a osé écrire en 1948 (« Présentation des Temps modernes ») : «Proust s’est choisi bourgeois, il s’est fait le complice de la propagande bourgeoise ». Aragon, Malraux, Camus n’en disent pas un mot. Et en effet, je n’ai pas découvert Proust au lycée : son imposante pièce-montée y était réduite à l’état de madeleine. Le récit de Céleste est une « hagiographie », commente Christian Péchenard. Il a cette formule sans doute juste : « Le texte est passionnant, car Céleste nous découvre le vrai Proust. Or, il lui a menti plus qu’à personne d’autre, ce qui n’est pas peu dire. » (P. 34) Même si Céleste a exactement dit ce qu’elle a vu et entendu, elle n’a pas tout vu ni tout entendu. Monsieur Proust est un témoignage émouvant et intéressant. Le noyau de vécu est intact, il résiste à la mise en forme. Madame Proust a fort bien rappelé le temps passé. Pour le temps perdu, il faut écouter Proust lui-même.

Proust sur son lit de mort (photo de Man Ray)

Proust est mort la plume à la main, comme Kafka (1883-1924), son contemporain. Voici les dernières lignes de L’Innommable, le grand roman de Beckett, l’Irlandais de Paris, admirateur de Proust : « Il faut continuer, je ne peux pas continuer, je vais continuer. » S’il n’a pas prononcé ces paroles-là devant Céleste, Proust a dû se les répéter souvent in petto. Continuons, mon cher Hervé.

Mais le Littré fait de vrai et véridique, de vérité et véracité, des synonymes.

J’apprends qu’il a traduit Evelyn Waugh. Il se trouve que cet été j’ai rendu service à un jeune australien de passage. En partant, il m’a offert un roman d’Evelyn Waugh, en traduction française. Or ce roman, Retour à Brideshead, traduit et paru en 1969 chez Laffont, réédité en 2005, est traduit par Georges Belmont. Une raison pour le lire bientôt.

J’ai chez moi la volumineuse biographie de Beckett, 1115 pages, écrite par James Knowlson (Beckett, James Knowlson, Actes Sud, 1999). Dans l’index des noms propres, à Pelorson, on renvoie à Belmont. Et en effet, Georges Pelorson-Belmont y est cité 21 fois. Jusqu’en 1939.

C’est le portrait fameux de Proust, en 1892, par Jacques-Emile Blanche. Proust conservait ce tableau chez lui.

Cité dans « Notre cher Marcel est mort ce soir », Henri Raczymow, Denoël, 2013, p. 32.

Proust et Céleste, Christian Péchenard, La table ronde, 1996.

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Dumas ? c’est Gaston Pescou, signant Peskow ou Peskov, mais aussi G. de Morlon, baron de Cherville, qui est en réalité –pour les trois-quarts- l’auteur caché de ce roman. Il est dans sa spécialité : le roman de chasse. Qu’on en juge par quelques titres tirés de sa bibliographie : Les Aventures d'un chien de chasse, Histoire d'un trop bon chien, Contes de chasse et de pêche, Contes d'un coureur des bois, Montcharmont le braconnier, Le Gibier plume et la même année Le Gibier poil, sa science s’étendant même aux sauvages horizons de l’Afrique et de l’Asie avec Les Éléphants, état sauvage, domestication.

Par Antoine Cardinale

27/08/2023, 09:00

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Les Ensablés - Les Étangs de la Double, de Geneviève Fauconnier

En 1995, les éditions Le Croît vif, à Royan (Charente Maritime), rééditaient trois romans de Geneviève Fauconnier (1886-1969) : Les Trois Petits Enfants bleus (1927), Claude (1933) et Les Étangs de la Double (1935). La même année, Omnibus reprenait Pastorale (1942), intégrant cet autre roman de la même auteure dans Gens de Charente et de Poitou, au sommaire duquel figurent aussi des romans de Jean-Richard Bloch, Pierre Véry, Ernest Pérochon, André Theuriet et Pierre Loti. En outre, Les Étangs de la Double reparaissait en 2020 aux éditions La Geste, à Niort, en Nouvelle-Aquitaine. Par François Ouellet.

13/08/2023, 11:19

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Les Ensablés - Le fer rouge de Paul-André Lesort, ou l'emprise

Paul-André Lesort (1915-1997) aurait pu intituler son cinquième roman L’emprise, mais il a choisi un titre plus incisif : Le fer rouge. Paru en 1957, l’ouvrage de ce romancier étiqueté « grand écrivain catholique » choqua autant les lecteurs que la critique, à quelques rares exceptions près comme Jean Cayrol (« Ce n’est pas un spectacle auquel il nous convie,...mais une quête, une aventure avec « risques et périls»... Son honneur est de déranger et de se déranger...Beaucoup n’ont pas compris la route surprenante qu’il put choisir sans avertissement »). Par Marie Coat.

30/07/2023, 10:05

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Les Ensablés - Petit Louis, d'Eugène Dabit

Chers amis des Ensablés, notre site accueille aujourd'hui une nouvelle contributrice, Isabelle Luciat, à qui nous souhaitons la bienvenue au sein de notre équipe. Pour son premier article, elle a choisi "Petit Louis" deuxième roman d'Eugène Dabit, qui avait rencontré le succès avec L'Hôtel du Nord, paru en 1929. Hervé BEL.

16/07/2023, 09:00

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Les Ensablés – Des hommes passèrent…, de Marcelle Capy

Pendant la première moitié du XXe siècle, de nombreux romans « champêtres » ont été publiés, et les Ensablés n’ont pas manqué d’en chroniquer. Parmi ceux qui nous ont particulièrement marqués, rappelons l’admirable Campagne (prix Femina 1937) de Raymonde Vincent que les éditions Le passeur viennent de rééditer et La vie d’un simple, d’Émile Guillaumin. Il me faut en ajouter un autre, récemment paru chez La Thébaïde d’une romancière complètement oubliée, Marcelle Capy. Par Hervé BEL

02/07/2023, 12:20

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Les Ensablés - Cinis in cinerem, de Régis Messac (1893-1945)

Les Éditions de La Grange Batelière achève par Cinis in cinerem (allusion à la Genèse « tu es poussière et tu retourneras à la poussière), la publication des quatre romans policiers de Régis Messac, auteur que nos amis des Ensablés commencent à connaître (Quinzinzinzilli, Le mystère de Monsieur Ernest). A mon goût, c’est le roman plus étonnant, le plus attachant aussi, car il s’y mêle le gothique, le fantastique, la psychanalyse et le scientisme du XIXème siècle, dans une ambiance mystérieuse : plaisir assuré pour tous ceux qui ont aimé Gaston Leroux, Maurice Leblanc, Stevenson, Edgar Poe, et j’en passe. Par Hervé Bel

11/06/2023, 09:00

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Les Ensablés - Le tramway des officiers (1973) de Georges Thinès

Georges Thinès  (1923-2016) est un écrivain belge de langue française né en 1923 à Liège et décédé en 2016 à Court-Saint-Étienne. D’abord attiré par les lettres classiques, il fut étudiant en philosophie et lettres à la Faculté universitaire Saint-Louis de Bruxelles. Après son engagement à la Royal Navy durant la guerre, Georges Thinès renonce à la philologie et s’oriente vers la psychologie. Professeur à l’université de Louvain, il fut un spécialiste de renommée mondiale dans le domaine de l’éthologie animale. Excellent musicien, fondateur de l’orchestre symphonique de Louvain, il fut encore poète, nouvelliste, romancier, dramaturge, essayiste. Par Armel Job

28/05/2023, 09:00

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Les Ensablés - Les aiguilles à tricoter de Denis Belloc, le bas bruit de la violence

Décédé en 2013 à l’âge de 64 ans, Denis Belloc ( (1949-2013) a marqué d’une empreinte noire la littérature française. Son œuvre, une dizaine de romans parus, s’abreuve au sirop de la rue. Mais ce liquide est violent et amer. C’est l’univers de la toxicomanie dans Képas (Lieu commun, 1989) ou de la prostitution dans Suzanne (Lieu commun 1988) qui forme le décor des romans de Belloc dont l’entière matière est autobiographique. Par Denis Gombert.

14/05/2023, 09:00

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Les Ensablés - Heureux les pacifiques de Raymond Abellio (1907-1986)

En janvier 1947, les éditions du Portulan publièrent un épais volume au titre biblique, « Heureux les pacifiques », que la critique accueillit avec force éloges, n’hésitant pas à parler de «roman fracassant et excitant » (Pierre de Boisdeffre), de « roman d’une génération » (Maurice Nadeau), tous se montrant impressionnés par  la justesse d’un tableau riche et complexe d’une époque charnière (1934-1945): ainsi Pierre Descaves, selon lequel ce roman est « sans aucun doute, le document le plus important, le plus impressionnant qui nous ait été donné depuis quinze ans, sur l’état d’une jeunesse que guettait le conflit de 1939-1940 et les années, noires et rouges, des refus ou des abandons ». Par Marie Coat

30/04/2023, 16:45

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Les Ensablés - Le renard à l'anneau d'or, de Nelly Kristink    

Mariève a vingt-trois ans lorsqu’elle épouse Gilles, de dix ans son aîné. Ce mariage la conduit à s’installer chez lui, dans un domaine forestier des Hautes Fagnes, à l’est de la Belgique. Le manoir du Rondbuisson, situé à l’orée du bois, est la résidence de quelques personnages rustiques et gentiment intrigants. Tout semble en place pour assurer le confort de Mariève, dans un cocon où l’on ressent plus qu’ailleurs le rythme envoûtant des saisons. Mais pourquoi n’y semble-t-elle pas heureuse ? C’est l’histoire de la lente dégradation d’un amour s’abîmant au grattage de l’écorce. Par Louis Morès. 

10/04/2023, 09:47

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Les Ensablés - Jeunes femmes en uniforme, de Terreska Torrès

« Elles sont les premières. Cinq filles. Jeunes, timides, heureuses, excités, cœurs battants et prêtes à mourir pour la France. » Nous sommes en 1940. La France vient de perdre la guerre. À Londres, la France libre sous l’impulsion du général de Gaulle fait ses premiers pas. Pour la première fois, les femmes prennent part au conflit sous l’uniforme français. Un Corps féminin de Volontaires de la France libre est créé, dans lequel s’enrôlent les héroïnes de ce roman, ainsi que son autrice, Tereska Torrès. Par Carl Aderhold.

26/03/2023, 17:17

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Les Ensablés - Kikou Yamata (1897-1975), la Japolyonnaise

Qui se souvient aujourd’hui de Kikou Yamata, une écrivaine née à Lyon en 1897 d’un père japonais et d’une mère française et décédée en 1975 à Genève ? Étonnante et attachante figure, auteure d’une œuvre importante. Par François Ouellet

12/03/2023, 10:00

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Les Ensablés - Génération hussards, de Marc Dambre

En septembre 2022, Marc Dambre, spécialiste de Roger Nimier, a publié chez Perrin une somme passionnante (je pèse mes mots) intitulée Génération hussards, en référence à une mouvance littéraire des années 50. L’occasion d’aborder avec lui non seulement la vie et la production littéraire des « hussards » les plus connus, mais aussi d’en (re)découvrir d’autres, dont Stephen Hecquet, objet d’un récent article des Ensablés, et de revisiter trente années de vie culturelle française. Par Hervé Bel

20/02/2023, 09:56

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Les Ensablés - Henry Thoreau sauvage, de Léon Bazalgette

Emmanuel Bluteau m’a envoyé ce livre, Henri Thoreau sauvage, qu’il vient de rééditer dans sa maison d’édition, la Thébaïde, avec ce petit mot : « Voilà un vrai ensablé ! ». Par Hervé Bel.

05/02/2023, 09:00

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Les Ensablés - Deutschland de René Trintzius (1898-1953)

Quiconque vous demanderait ce qu’évoque pour vous le nom de Trinztius, vous resteriez coi ou chercheriez en vain du côté des érudits anversois de la Renaissance. Bien oublié aujourd’hui, René Trintzius fut très connu dans le monde des lettres de la première moitié du siècle dernier. Né en 1898 dans une famille bourgeoise de Rouen -son père était un architecte renommé- il abandonna très en amont une carrière de magistrat pour se consacrer dans un premier temps au journalisme, puis rapidement à l’écriture de pièces de théâtre et de romans. Par Marie Coat

22/01/2023, 09:00

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Les Ensablés - Malpertuis (1943) de Jean Ray (1887-1964)

Au carrefour de ruelles obscures se dresse Malpertuis. Quentin Moretus Cassave, le maître de cette grande maison, s’éteint sur son lit de mort et fait lire à sa famille réunie les articles de son testament. Pour recevoir l’héritage, les héritiers doivent s’engager à venir vivre au sein de ce lieu rempli de mystères et seul le dernier d’entre eux recevra la fortune. Le dernier ? Dans cette demeure hantée peuplée d’une faune étrange et où le temps s’étire à la croisée des mondes, les périls sont immenses. Jean-Jacques Grandsire, un jeune neveu de Cassave, nous confie avec effroi les heurts et malheurs de Malpertuis. Un chef-d’œuvre du fantastique belge à redécouvrir. Par Louis Morès. 

08/01/2023, 09:00

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Les Ensablés - une biographie de Marie Borrély (1890-1963)

J’ai parlé, il y a quelques mois dans cette chronique, de Maria Borrély (1890-1963), une romancière d’exception de la Haute-Provence. Voici qu’une belle biographie vient de lui être consacrée par Danièle Henky aux éditions Le Papillon rouge, Maria Borrély. La Vie d’une femme éblouie. La biographe, qui a commencé à s’intéresser à Maria Borrély au début des années 2000, a pu avoir accès aux archives de l’écrivaine, se nourrir des souvenirs de Pierre Borrély, le cadet des deux fils de l’écrivaine, qu’elle a maintes fois rencontré, travailler aux premières rééditions avec Paulette Borrély, la femme de Pierre. Par François Ouellet

25/12/2022, 09:00

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Les Ensablés - La baie des Wallons (1991) de Viviane Dumont

Dernier tome d’une trilogie de romans historiques suivant sur trois générations l’histoire d’une famille aux XVIe et XVIIe siècles dans les Provinces-Unies et les Pays-Bas espagnols, La Baie des Wallons relate les aventures du jeune Tristan de Noirfontaine, un orphelin seul héritier de sa lignée ne rêvant que d’exploration au point de s’embarquer dans un navire à la conquête du Nouveau Monde. C’est avec enthousiasme qu’il participera àl’émergence d’une nouvelle ville et d’une société lui offrant une vie pleine de promesses, à condition de faire preuve de prudence et de ne pas oublier ses racines.

Par Louis Morès.

11/12/2022, 09:00

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Les Ensablés - Adieu mes quinze ans de Claude Campagne

Un chef-d’œuvre de la littérature jeunesse : Adieu mes quinze ans fut en 1960 un véritable phénomène éditorial : plus de 650.000 exemplaires écoulés. Le livre fut traduit en 11 langues et adapté en un feuilleton de 10 épisodes qui fit les beaux jours de l’ORTF au tout début des années 70. Il faut croire que ce roman sur l’adolescence possédait quelque chose de particulier qui avait pu toucher toute une génération. Elle se retrouvait dans le portrait de Fanny, l’héroïne du roman qui voyait du jour au lendemain sa vie bousculée avec l’apparition de deux êtres et d’un secret. Mais quoi ? Par Denis Gombert

27/11/2022, 11:34

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Les Ensablés – Stephen Hecquet, vie et trépas d’un maudit de Frédéric Casotti

Stephen Hecquet, avocat, écrivain… Pour beaucoup, ce nom ne dit plus rien. Auteur d’une dizaine de romans publiés dans les années cinquante, il est pourtant considéré comme l’un des membres de ce groupe que Bernard Frank appela les « hussards ». Ses romans n’ont jamais été réédités (sauf en 1993 pour « Les collégiens »). Début 2022, est parue chez Séguier une courte et bienvenue biographie de Stephen Hecquet par Frédéric Casotti intitulée Stephen Hecquet, vie et trépas d’un maudit, dont les Ensablés se devaient de rendre compte, d’autant qu’en 2013 notre ami Henri-Jean Coudy (dont les parents connaissaient bien Hecquet) avait déjà fait un article à propos d’Anne ou le garçon de verre.

13/11/2022, 09:00

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Les Ensablés - Régis Messac et le polar lettré, par François Ouellet

Romancier, essayiste, pamphlétaire, journaliste, professeur, historien de la littérature populaire, du roman policier et de la science-fiction, rédacteur en chef des Primaires, revue de gauche anticléricale, syndicale et pacifiste, etc., Régis Messac (1893-1945) a été de bien des engagements littéraires et politiques. Par François Ouellet.

30/10/2022, 09:22

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Les Ensablés : Passage des émigrants, de Jacques Chauviré

Prendre soin des seniors, des anciens, du quatrième âge, des personnes âgées, bref : des vieux, problème de société rebattu, mais irrésolu, au parfum de désolant scandale malgré d’indéniables avancées... En 1977, paraissait sur ce sujet Passage des émigrants, un remarquable roman écrit par un médecin, Jacques Chauviré (1915-2005), dernier d’une trilogie mettant en scène le parcours du Dr Desportes, médecin du travail puis gériatre. Par Marie Coat.

09/10/2022, 09:00

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Les Ensablés - Un jardin pour l'éternel, de Jean Carrière

« Tout a commencé en Champagne, fin mars 1915, lors de l’offensive menée par Joffre. Durant l’attaque, Pierre-Ézéchiel Séguier eut la moitié inférieure de sa jambe fracassée par un éclat d’obus. Il fallut l’amputer […] Il ne restait plus assez de morphine. […] “Je suis fait au fer et au sang”, rétorqua le blessé avec la raideur de ceux qui méprisent les faiblesses du corps et de l’âme. » Par Carl Aderhold

25/09/2022, 09:00

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Les Ensablés - Le Greco (1931) de Camille Mauclair, seconde partie

En 1905, Camille Mauclair, sentit qu’avec le fauvisme et le début du cubisme en 1905, apparaissait un nouveau paradigme, auquel il était incapable en tant que critique de donner une réponse. Et cette incapacité signa la rupture de Mauclair avec l’art moderne.  En 1931, il écrira un ouvrage critique sur le Greco, dont l’originalité le confrontera à nouveau au problème de la rupture de la tradition dans l’art pictural. Ceci est la deuxième partie de notre article (voir la première partie). Par Antoine Cardinale

04/09/2022, 14:40

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Deux albums pour jouer au chat et la souris, dès 2/3 ans

LireEtFaireLire2023 – Chaque année, l'association Lire et Faire Lire conçoit une sélection de livres spécialement destinés aux bénévoles qui participeront dans les établissements associés. En partenariat avec ActuaLitté, les différents ouvrages sont dévoilés dans nos colonnes, avec une sélection pour les 2/3 ans.

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Crush : s'agit-il d'un amour ou d'un jeu de séduction ?

Lorsqu'on rencontre le terme « crush » pour la première fois, sa sonorité percutante suscite immédiatement la curiosité, surtout quand on constate la difficulté des jeunes à le définir précisément. S'agit-il d'un amour à première vue, ou simplement d'un jeu de séduction ? 

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Cette histoire captivante nous plonge dans l'univers fascinant des ateliers d'art, où l'on effleure le seuil pour découvrir l'espace personnel et la splendeur cachée derrière la création. 

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En tête à tête avec un loup, la nuit

Dans cette histoire évoquant subtilement l'attentat du Bataclan à travers un cadre champêtre, deux frères et sœurs, Anouk et Sasha, se retrouvent à prendre soin en secret de trois jeunes loups, orphelins après que leur mère a été abattue par leur oncle Thierry, un chasseur impitoyable. 

27/02/2024, 06:30