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Les Ensablés - Chroniques du Lac: des écrivains français à Moscou dans les années 20, par Elisabeth Guichard-Roche

"Scènes de la vie future" ( cf article ici) m'avaient fait voyager avec bonheur  dans les États Unis de la fin des années 20. J'ai vite décidé de poursuivre ce périple, mettant le cap plein Est, avec " le voyage de Moscou", récit du séjour de Duhamel en Russie. Dès les premières pages, je découvre que Duhamel est accompagné de son fidèle ami Luc Durtain, médecin et écrivain comme lui, qui publia, en 1928, un livre sur ce même voyage "l'autre Europe, Moscou et sa foi" (NRF) que j'ai lu dans la foulée

Le 08/03/2015 à 10:29 par Les ensablés

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08/03/2015 à 10:29

Les ensablés

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Par Elisabeth Guichard-Roche

Enfin, au hasard d'une quatrième de couverture, je vis qu'Henri Béraud avait aussi publié un récit de son voyage en URSS en 1925 "Ce que j'ai vu à Moscou" (les éditions de France). Troisième lecture  sur la Russie soviétique du milieu des années 20: un pays qui se remet avec difficulté de la grande famine de 1920-22, qui a enterré Lénine en janvier 1924 et  qui, après le "communisme de guerre", expérimente la NEP depuis 1921. Les trois ouvrages offrent des réflexions sur les " Nepmen", nouveaux riches ayant su profiter de cette ouverture pseudo libérale: "Les temps sont changés. Aujourd'hui M. Bourdinoff, nepman, va aux eaux du Causase, et Mme Bourdinoff est en peau et perlouzes dès le petit lever."(Béraud). "Les nepmen, allure modeste, œil au guet, affectent volontiers une mise négligée; pourtant le drap est sérieux, les chaussures solides"(Durtain).

Les trois auteurs s'étonnent  face au tramway moscovite (montée par la plateforme arrière, descente obligatoire par l'avant, "règle prescrite avant la Révolution, aujourd'hui inflexible, obéie comme sait l'être une loi soviétique" Durtain). Tous trois réfutent l'approche statistique mise en avant par le régime et nous conduisent au Mausolée de Lénine sur la Place Rouge : "Lénine est là. Je ne l'imaginais pas tel. D'après les photographies, les peintures, j'attendais un brun, quelque peu camard. C'est un petit rouquin, presque complètement chauve. Le nez semblé pincé. Le teint, rafraîchi par quelque artifice chimique, est naturel. La tête repose sur un coussin. Les mains sont croisées sur le ventre. L'homme est vêtu d'une blouse kaki. Des draperies cachent le bas du corps. Il a l'air de dormir. Il est si parfaitement conservé qu'on le croirait de cire. Je douterais même, n'était l'affirmation générale. C'est une momie." (Duhamel). Duhamel, Durtain et Béraud découvrent cette Russie nouvelle, immense et multiple, l'observent, cherchent à analyser et comprendre le fonctionnement du régime soviétique issu de la récente révolution .

Là s'arrêtent les similitudes entre Béraud -  parti en reportage pour le Journal- et Duhamel /Dutrain  invités par l'Académie des Sciences Artistiques pour un séjour au cours duquel ils donneront des conférences. Cette invitation a été initiée par Marie  Koudaleva . Poète russe et proche de Romain Rolland, elle a fait la connaissance de Duhamel à Paris en 1925. Elle sera leur guide au cours du voyage. Le fait même d'être invité leur permet d'éviter l'hôtel et de loger à la "maison des savants", propriété du "Tsekoubou", société pour l'amélioration du sort des intellectuels: chambre silencieuse, claire, murs blancs et nus, parquets cirés chaque semaine mais salle commune pour les ablutions. L'approche de Duhamel est curieuse, ouverte et avant tout humaine: "pour l'homme qui montre quelque souci de l'homme, un voyage en Russie est, avant tout, une occasion de méditer avec fruit sur les expériences sociales, de cultiver son opinion sur la conduite et l'avenir de l'espèce".  Duhamel parle des hommes, non des bolcheviques mais du peuple russe, de l'âme et des travers slaves: "tendance à la précipitation comme diraient les chimistes, ce besoin de s'agglutiner et de tenir conseil", lenteur, incertitude, fatalisme, insouciance, inexactitude horaire, bureaucratie...

Duhamel et Durtain sont séduits par la gratuité permettant aux ouvriers et aux écoliers d'aller au musée, au théâtre et au concert. Ils sont bluffés par la multitude des musées, la variété et la qualité des œuvres, subjugués par l'Ermitage, stupéfaits par l'affluence du public: "cette mainmise de l'Etat sur les trésors d'art privés est peut être la moins discutable de toutes les mesures de dessaisissement "(Duhamel). Les deux médecins  apprécient les efforts déployés  en terme de formation des classes populaires, d'hygiène et de santé, même si beaucoup reste à faire: manque de maturité de la nouvelle génération de savants, persistance de tapis dans certains hôpitaux, insuffisance de médecins et de place dans les hôpitaux moscovites, enfants abandonnés. Duhamel et Durtain conservent au cours des pages un regard critique soulignant les difficultés économiques, l'insuffisance industrielle, les piètres conditions de logement à Moscou; dénonçant la propagande et l'éducation proche de l'endoctrinement politique ("instruction sommaire - beaucoup plus sommaire que chez nous aux mêmes âges-et dont l'essentiel, à part une langue étrangère et un peu de science, est fait des quartes règles et du catéchisme marxiste" Durtain),

Au cours des derniers chapitres, Duhamel développe l'analyse, s'interrogeant sur les conséquences de la révolution bolchevique: dix ans après peut-on parler d'échec du communisme? La réponse est pragmatique : "l'histoire même de cette doctrine explique ses erreurs. Système essentiellement économique, le communisme ne peut prétendre à régler tout seul la vie des groupes humains. Il ne tient pas compte des sentiments, ni des passions, ni des besoins de l'âme. Il a longtemps opéré, si j'ose dire in vitro, ce qui, pour les sciences de la vie, représente un grand danger".

La conclusion laisse place à l'optimisme: les dirigeants russes ont acquis de l'expérience en dix ans et savent que gouverner n'est pas aisé. De fait, en 1926, la production industrielle dépasse le niveau d'avant guerre. En 1928, c'est au tour de la production agricole. Si le récit de Duhamel commence par l'arrivée à la maison des savants, Durtain, comme Béraud, consacre plusieurs pages au long voyage en train à travers l'Allemagne, la Pologne, les pays baltes jusqu'à la frontière russe: neige, froid, douane, changement de train, lent cheminement dans un paysage illimité ou se succèdent boulots, mélèzes puis sapins, parfois entrecoupés de clochers à bulbes et de rares gares.

Comme Duhamel, Durtain s'appuie sur sa formation scientifique et les méthodes de travail pratiquées en laboratoire pour observer et décrire "un ensemble étrangement complexe, enchevêtré, contradictoire". Il souligne à plusieurs reprises l'immensité et la diversité de la Russie: "de Niegoreloïe à Vladivostok, de la Laponie aux Indes: grande table où sont servis le caviar des terres noires, les métaux ciselés de l'Oural, le brillant cristal des mers, les écailles des fleuves". Le titre de l'ouvrage "L'autre Europe" découle d'ailleurs de ce constat: "de même que l'on dit Amérique du Nord et Amérique du Sud, de même si nous disions Europe et Autre Europe?". J'ai lu avec plaisir et intérêt ce second récit d'un même voyage: anecdotes communes, descriptions similaires, brefs clins d'œil de l'un sur l'autre, réflexions laissant paraître la personnalité de chacun, style différent. J'avoue m'être un peu essoufflée au fil des pages de Durtain. La structure en sept parties comprenant de trois à sept chapitres n'évite pas les allers-retours. Le récit est plus dense et le style moins direct que celui de Duhamel, mais je n'ai pas résisté à la richesse des descriptions: "Ma foi, comment ne pas aimer ces hors-d'œuvre, jambons, fromages, monstrueux concombres, transparentes chairs de fleuve, saturées d'un sel qui y introduit l'Océan, noble caviar, savoureusement asphaltique dans les boîtes, mais qui, frais et amoncelé dans les saladiers, y semble une cueillette de groseilles aquatiques, dont chaque baie luit d'un regard batracien?".

L'ouvrage de Béraud, réunion de trente deux articles, est un récit plus brouillon. Les analyses sont rapides, presque taillées à l'emporte-pièce, le style souvent outré voire caricatural. Ainsi, à propos des conditions de logement moscovites: "C'est ainsi que le pouvoir soviétique a résolu la crise du logement. On appelle cela la"politique du tassement". C'est une promiscuité sans nom où la camaraderie se réduit à la communauté des besoins et des misères humaines." Il faut à l'évidence frapper le lecteur par des phrases choc:" ici, comme dans tout le pays soviétique, le rire est mort: on dirait que les vieux l'ont emporté dans leur tombe, entre leurs bras roidis par la rage et la famine. Ainsi l'on voit cette chose inexprimable: des gens que se soûlent avec un visage de pierre ". Au fil des pages, Béraud dépeint une société sombre et nauséabonde ("Moscou la sainte et la fougueuse...où persiste une odeur d'urine et d'encens qui est son odeur"), enlisée dans les difficultés économiques, entravée par les institutions soviétiques, aveuglée par la propagande et espionnée constamment par la Guépéou. Il décrit la fin du communisme, remplacé par une dictature bolchevique qu'il n'hésite pas à comparer voire assimiler au fascisme de Mussolini: "Rien, extérieurement, ne ressemble plus a la vie moscovite que la vie romaine: cortèges, emblèmes, crainte, silence. C'est-à-dire que la réaction et la révolution n'ont, après elles, laissé aux hommes déconcertés qu'un être sombre et masqué, le Dictateur inconnu, qui ne saurait subsister sans l'adhésion de certains groupes -nécessairement avantagés par rapport aux autres".

Le reportage de Béraud connut un véritable succès populaire lors de sa parution mais lui attira aussi l'inimitié des intellectuels communistes dont Paul Vaillant Couturier: "À l'époque, certains prétendirent que jamais succès de presse n'avait égalé celui-là ... Les lettres arrivaient par milliers" ( les derniers beaux jours, autobiographie).

Henri Béraud (1885- 1958),  reporter international pour Paris Soir et le Petit Parisien, sillonna l'Europe entre les deux guerres (Grèce, Albanie, Italie, Autriche...) se surnommant le "flâneur salarié". En 1922, il reçoit le prix Goncourt pour deux ouvrages "le martyre de l'obèse" et "le vitriol de la lune". 1934 marque un tournant dans son parcours puisqu'il quitte le Canard enchaîné pour Gringoire. Condamné pour intelligence avec l'ennemi en 1944, il est interdit de publication et de réédition ce qui contribua à plonger ses œuvres dans l'oubli.

De son vrai nom André Nepveu, Luc Durtain (1881-1959) , médecin a été découvert par Jules Romain. Il effectue la 1ère guerre mondiale comme médecin aide major et écrit un long roman "douze cent mille" qui parait en 1922. Il se fait connaître au milieu des années 20 à travers ses romans-reportages se déroulant aux quatre coins du monde. Politique marqué à gauche, Durtain dénonça l'invasion de la Pologne par Hitler et s'écarta de la Russie à l'occasion du pacte germano-soviétique. Durant la seconde guerre mondiale, il contribua au journal socialiste les Nouveaux Temps qui bascula dans la collaboration en 1942. Durtain ne fut néanmoins pas inquiété par le Comité National d'Epuration. Dix ans plus tard (Novembre 1936), Gide signait "retour d'URSS" suivi en juin 1937 de " retouches à mon retour de l'URSS", réponse aux nombreuses critiques voire insultes suscitées par son récit de  Voyage marqué par sa déception face à la Russie communiste. L'époque est différente: la NEP a été arrêtée brutalement, Staline règne en maître sur le pays multipliant les procès, purges et déportations

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Les Ensablés - La jeune fille verte de Paul-Jean Toulet (1867-1920)

Chers lecteurs des Ensablés, avec cet article d'Isabelle Luciat, se terminent nos chroniques de l'année 2023, l'occasion pour nous de vous souhaiter une très bonne année 2024 et de vous remercier pour votre fidélité (15 ans déjà). Hervé BEL

 

Récit enlevé d'une éducation sentimentale, La jeune fille verte se déroule dans la station thermale imaginaire de Ribamourt, inspirée de la ville de Salies-de-Béarn. Ce court roman livre également (et ce n'est pas son moindre attrait) une amusante chronique de la vie de province à la Belle Époque qui n'est pas sans rappeler « L'orme du mail » d'Anatole France, quoique sur un mode résolument léger et qui peut parfois tomber dans la facilité. Par Isabelle Luciat.

31/12/2023, 09:00

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Les Ensablés - Soldats bleus, journal intime (1914-1918) de Pierre Loti

A priori, publier le journal intime de Pierre Loti, sur la période couvrant la Première Guerre mondiale relève de la gageure, tant le style et l’œuvre de cet écrivain sont aujourd’hui passés de mode. Sa ferveur patriotique, sa soif d’en découdre avec l’ennemi, qui le pousse, alors qu’il a dépassé l’âge d’être mobilisé, à faire intervenir les plus hautes autorités, pour prendre part malgré tout à la guerre, nous est difficile à comprendre.  par Carl Aderhold  

10/12/2023, 09:08

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Les Ensablés - Ces messieurs du rugby, anthologie littéraire

 Alors que la coupe du monde de rugby vient de s’achever laissant un goût d’amertume aux Français sortis pour un petit point d’écart en quart de finale par les sud-Africains, on peut se consoler avec ces Messieurs du rugby, excellente anthologie littéraire consacrée uniquement à l’ovalie et publiée en poche dans la collection La Petite Vermillon à la Table ronde. Les maux s’envolent, les écrits restent. 

Par Denis Gombert.

26/11/2023, 09:00

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Les Ensablés - Le voleur de Georges Darien, par Marie Coat

Si le nom de Georges Darien (1862-1921) ne vous évoque rien, c’est que vous n’avez lu ni Biribi ni Bas les cœurs ... ni surtout Le voleur, mais peut-être avez-vous vu l’adaptation qu’en fit Louis Malle en 1967 dans son film éponyme ? Ou la bande dessinée de Bernard Seyer en 1986, presque un siècle après la parution, en 1897, du roman d’origine (le premier d’un cycle intitulé Comédie inhumaine qui ne connaîtra qu’un second opus, L’épaulette). Par Marie Coat

12/11/2023, 09:00

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Les Ensablés - Martel en tête, d'André Vers (1924-2002)

André Vers, j’en ai déjà parlé avec émotion il y a quelques années, lors de la réédition chez Finitude de son roman « Misère du matin » (1953) qui relatait, avec drôlerie et mélancolie la vie en usine d’un jeune homme. Cette fois, je reprends la plume pour lui, à l’occasion de la réédition de son deuxième roman « Martel en tête » publié en 1967 aux éditions Edmond Nalis, et que la fidèle maison d'édition Finitude réédite. Dans ses mémoires « C’était quand hier ? » (1990), André Vers raconte toutes les péripéties qui ont accompagné sa parution. Par Hervé BEL.

29/10/2023, 22:17

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Les Ensablés - L'hôtel du Nord d'Eugène Dabit, “triste, poignant et beau”

Publié en 1929, L’Hôtel du Nord est le premier roman d'Eugène Dabit ((1898-1936voir ici et ici). Ce roman connut un succès inégalé dans la courte carrière de l'auteur, disparu brutalement en 1936 alors qu'avec un groupe d'écrivain français, il accompagnait André Gide dans un voyage en URSS. Issu d'un milieu modeste, marqué comme tous les jeunes gens de sa génération par la guerre de 1914, Eugène Dabit a fréquenté les milieux artistiques après la guerre et a gravi l'échelle sociale, sans jamais renier ses origines. Par Isabelle Luciat

15/10/2023, 09:00

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Les Ensablés - Le Ciel de Nieflheim de Jacques Chardonne

Jacques Chardonne (1884-1968), le « romancier du couple », de Destinées sentimentales et de Romanesques, dont Gallimard a édité récemment la correspondance en trois volumes avec Paul Morand, a encore des lecteurs fidèles et convaincus — j’en connais quelques-uns. Ce n’est donc pas tout à fait d’un écrivain ensablé qu’il sera ici question, mais d’un livre que presque personne n’a lu, puisqu’il s’agit d’un ouvrage, écrit en 1943, qui était prêt pour l’impression, mais que Chardonne renonça à publier: Le Ciel de Nieflheim. Pour ses amis, Chardonne avait néanmoins procédé à un faible tirage privé ; on en trouve parfois un exemplaire en vente à fort prix en ligne.  Par François Ouellet

24/09/2023, 12:11

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Les Ensablés - Oeuvres de Hugues Rebell (1867-1905)

Avec une préface documentée de Nicolas d’Estienne d’Orves (notamment romancier « Prix Roger Nimier » et spécialiste de Rebatet), la collection « Bouquins » a publié récemment un recueil des œuvres principales de Hugues Rebell dont seuls les gens de mon âge rappelleront qu’elles furent rééditées dans les années 80 par Hubert Juin, dans la collection 10/18, avec d’autres auteurs « fin de siècle ». Par Hervé Bel.

11/09/2023, 11:55

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Les Ensablés - Le meneur de Loup (1857) d'Alexandre Dumas (1802-1870)

Dumas ? c’est Gaston Pescou, signant Peskow ou Peskov, mais aussi G. de Morlon, baron de Cherville, qui est en réalité –pour les trois-quarts- l’auteur caché de ce roman. Il est dans sa spécialité : le roman de chasse. Qu’on en juge par quelques titres tirés de sa bibliographie : Les Aventures d'un chien de chasse, Histoire d'un trop bon chien, Contes de chasse et de pêche, Contes d'un coureur des bois, Montcharmont le braconnier, Le Gibier plume et la même année Le Gibier poil, sa science s’étendant même aux sauvages horizons de l’Afrique et de l’Asie avec Les Éléphants, état sauvage, domestication.

Par Antoine Cardinale

27/08/2023, 09:00

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Sur la route qui borde le canal, le Naviglio Pavese, une voiture s'est arrêtée. une fille en descend alors que deux autres personnes, un homme et une femme, assez âgés, sont restés à l'intérieur dans un état de torpeur lourde du repas largement arrosé qu'ils venaient de partager : il ne tarderont pas à s'endormir.

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Avec une lucidité tranchante, le jeune Ali raconte son quotidien dans une cité où l’horizon semble obstrué, entre l’école qui humilie et la rue qui enferme. Il se rêve héros, invincible comme les personnages de ses jeux vidéo, mais la réalité lui rappelle chaque jour que certains sont destinés à courir toute leur vie sans jamais échapper à la fatalité.

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Méchamment dimanche : le passé ne s’efface pas, il revient armé

Vingt ans après sa première parution, Méchamment dimanche de Pierre Pelot s’offre une nouvelle vie aux éditions Héloïse d’Ormesson. Un retour marquant pour ce roman qui, sous ses airs de polar rural, s’attaque à une matière plus vaste : la mémoire, le poids du passé et ces amitiés d’enfance qui ne survivent pas toujours à l’épreuve des années.

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BONNES FEUILLES — L'autobiographie inachevée de Virginia Woolf témoigne de son intérêt pour les récits de vie féminins, un genre qu’elle considérait, comme elle l’écrivait à son amie Victoria Ocampo, parmi ses lectures favorites.

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La mort vous va si bien...

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Léon Léger est mort. Une mort pas banale puisque c’est un chercheur de champignons qui l’a trouvé au milieu d’une clairière dans la forêt. Ce ne sont ni les bolets, ni les rosés-des-prés, ni les lépiotes qu’il a l’habitude d’y ramasser sur lesquels son regard s’est arrêté ! Non ! C’est sur le corps de Léon léger « réduit en purée, écrabouillé, gluant presque, aussi ratatiné que le malheureux cèpe qu’on piétine parfois, bien malgré soi ».

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 Il n’y a pas que les animaux qui sont de drôles d’oiseaux

Voici une bonne surprise de ce mois de mars : Des oiseaux fabuleux dans un ciel victorien (trad. Anne Busnel, J’ai lu) est un roman qui rassemble aventure, romance et fantastique. Le tout avec l’humour très british !

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Paul B. Preciado : la jouissance c’est bien, l’orgasme, c’est mieux !

Savez-vous que l’étymologie du mot sexe est « seco », « secare », ce qui signifie : séparer, couper ; le sexe donc, loin de nous unir, nous sépare des autres. La jouissance individuelle résulte de nos genres, de nos organes sexuels, il n’y a donc aucune jouissance sexuelle universelle puisqu’elle est soumise à notre corps genrés, à nos différences d’organes. 

11/03/2025, 09:31

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Retour des Cités obscures en librairie

BONNES FEUILLES – Aimé, un enfant au crâne rasé d’une dizaine d’années, grandit dans Taxandria, une cité en ruines où se dressent d’imposantes colonnes corinthiennes et des palais désertés. Depuis un mystérieux cataclysme, la ville vit sous les lois de « L’Éternel Présent » : toute mention du passé ou de l’avenir est proscrite, et les machines ont été abolies.

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Qui était vraiment Diana Spencer ?

BONNES FEUILLES – Tout, chez Diana Spencer, semble appelé à être raconté : ses contradictions, son ascension de jeune aristocrate à princesse de Galles, puis à icône mondiale, ses blessures profondes, tiraillées entre lumière et ombre, et cette image publique contre laquelle elle n’aura de cesse de lutter, en vain.

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Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé...

BONNES FEUILLES – Fanny est une battante. Seule survivante d’un accident de voiture qui a emporté son fiancé, elle peine à surmonter le choc et à faire son deuil. Pourtant, pour honorer la mémoire d’Hadrien, elle s’accroche et tente de retrouver un sens à sa vie.

11/03/2025, 07:30