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Les Ensablés - Notes de voyage de Laurent Jouannaud : "L'invitée" de Simone de Beauvoir (1908-1986)

Quel plaisir d’avoir devant soi, sur sa table, en hiver, un bon roman que l’on ne connaît pas encore ! Ce livre, c’est L’Invitée, de Simone de Beauvoir, sorti en 1943, 503 pages, chez Gallimard. Ce titre est sur ma liste de lecture depuis que j’ai découvert ce qu’en disait Bernard Frank dans Le Dernier des Mohicans (1956, réédité en 1999 dans Romans et Essais chez Flammarion) : « L’Invitée m’avait paru le meilleur roman français publié depuis La Condition humaine et La Nausée. » Dans ce libelle, Frank critiquait en revanche Les Mandarins (1954, Prix Goncourt), que Beauvoir venait de publier.

Le 25/01/2015 à 10:35 par Les ensablés

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25/01/2015 à 10:35

Les ensablés

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Par Laurent Jouannaud

L’Invitée est un étrange roman : deux adultes, Pierre et Françoise, tournent autour de Xavière, une jeune fille de vingt ans. Ils l’invitent à entrer dans leur couple. Pierre et Françoise étaient un duo : avec Xavière, ils vont former un trio. Que lui veulent-ils ? Ils veulent son bonheur, disent-ils. La générosité de Pierre et Françoise serait-elle gratuite ? Le lecteur n’y croit guère, et jusqu’à la fin, il se demande ce qui se passe exactement entre les trois personnages qui ne le savent pas eux-mêmes. Cette expérience amoureuse est située en 1939. A la fin du récit, les hommes sont mobilisés et partent.

Le bruit de bottes qui fait toile de fond pourrait rendre futiles ces jeux de l’amour, mais ce n’est pas le cas. A l’impuissance des individus dans l’Histoire, Pierre et Françoise semblent opposer leur volonté de maîtriser au moins leur vie privée. Entreprise aussi incertaine que diriger les grands événements. Il est question d’amour mais le motif sexuel, celui auquel on pense d’abord, n’est pas décisif : ni Françoise ni Pierre ne coucheront pas avec Xavière. Ils n’en expriment pas le désir et cela n’a jamais été leur but. Bien entendu, une dérive sexuelle de l’aventure reste possible à tout moment du récit. Xavière est jeune et belle, voluptueuse et sensuelle. Elle plaît, notamment au jeune Gerbert, avec qui elle finira par coucher. Mais elle ne couchera pas avec Françoise ni Pierre. D’ailleurs, si Françoise et Pierre sont bien un couple, ils ne font jamais l’amour dans ce roman, comme si cela ne comptait pas.

Beauvoir n’est pas prude : l’action se passe dans le milieu du théâtre, il y a des homosexuels et des homosexuelles, il y a des femmes qui aiment « ça », il y a des passions physiques entre d’autres personnages. Mais le couple central de l’histoire semble au-dessus des besoins sexuels communs. Pierre a eu des liaisons et Françoise aura elle-même une liaison sexuelle, mais là n’est pas le sujet. Il s’agit bel et bien d’une relation d’amour où la sexualité n’est pas prioritaire, où l’esprit passe avant les autres organes. Nous avons du mal à nous représenter cela, mon cher Hervé, tant les sexologues nous répètent depuis cinquante ans que l’épanouissement sexuel est le ciment du couple.

Pierre Labrousse et Françoise Miquel ne sont pas mariés et ne vivent pas ensemble. Françoise vit à l’hôtel et Pierre semble avoir élu domicile dans le théâtre qu’il dirige. Il est metteur en scène et acteur. Elle travaille à un roman. Ils se connaissent depuis environ dix ans. Ils ont décidé de vivre ensemble une histoire d’amour fondamentale : « On ne peut pas parler de fidélité, ou d’infidélité entre nous, dit Pierre. Il attira Françoise contre lui. Toi et moi, on ne fait qu’un ; c’est vrai, tu sais, on ne peut pas nous définir l’un sans l’autre. » (P.29) Au début de La Force de l’âge (1960), son autobiographie, Simone de Beauvoir rapporte ces propos de Sartre : « Entre nous, il s’agit d’un amour nécessaire : il convient que nous connaissions aussi des amours contingentes. » Entre Pierre et Françoise, c’est un amour nécessaire. Cette unité les autorise à vivre leurs différences, car l’altérité de l’autre ne met pas en péril l’unité. L’individualité de chacun est au contraire ce qui permet au couple d’être vivant, multiple, surprenant, créateur : « Il n’y avait qu’une vie, et au centre un être dont on ne pouvait dire ni lui, ni moi, mais seulement nous. » (P.61) Le pacte entre Pierre et Françoise est irrévocable.

Mais combien de pactes de ce genre n’ont-ils pas été rompus ?, se dit le lecteur. Et de fait, dans la durée du roman, environ une année, ce contrat est mis à l’épreuve par l’arrivée d’une tierce personne, Xavière Pagès. C’est un cas de figure classique du roman d’amour, et de l’existence : un tiers, amant ou une maîtresse, vient secouer un couple fait. Beauvoir met parallèlement en scène un autre trio amoureux : Élisabeth, Claude et Suzanne. Claude aime maintenant Élisabeth mais ne divorcera jamais de sa femme Suzanne. Élisabeth lui demande de choisir, le trompe avec Guimiot, rompt et revient mais rien à faire, Claude reste avec sa légitime qu’il n’aime plus. Élisabeth, le cœur lourd, accepte de partager : « Il [Claude] était rivé à Suzanne pour l’éternité ; éternellement Élisabeth resterait une maîtresse tolérée et furtive. » (P. 271)

Beauvoir reprend ce thème éternel et lui donne une autre dimension. L’originalité, c’est que les deux membres du couple sont d’accord pour faire entrer la tierce personne et former un trio. C’est Françoise qui propose ce passage du duo au trio : elle a connu Xavière en premier, elle l’aime. Ce mot « aimer » revient plusieurs fois. Beauvoir n’explique jamais ce qu’il faut entendre par là, mais on voit Françoise souffrir quand Xavière souffre, la prendre dans ses bras, la combler d’attentions, la sortir dans Paris. Elle a une grande attention et un grand respect pour la personnalité fragile de la jeune Xavière. Cet amour est un amour de cœur, très bien décrit par Beauvoir. On a tant ramené l’amour au physique dans les romans modernes que cette description d’une chaste liaison sensuelle semble irréelle ou improbable, alors qu’elle est sentiment pur. Pourquoi le duo parfait veut-il se transformer en trio ? Beauvoir ne donne pas de réponse claire, et cela permet d’envisager bien des hypothèses. Est-ce une générosité totale et désintéressée ? « Je voudrais tant que vous soyez contente de votre existence, dit Françoise. » (P.306) Si ce duo ne se suffit pas, pourquoi ne pas avoir d’enfants ? Xavière est leur « fille adoptive », dira Élisabeth. S’ennuient-ils ? « J’ai l’impression que notre amour est en train de vieillir », dit Françoise (P.198) Et ce duo, pourquoi ne pas en faire plutôt un quatuor, avec un autre couple ? Cette réflexion de Françoise résume les ambiguïtés de la situation : « Pourquoi refuser d’introduire dans sa vie cette fraîche richesse qui s’offrait : un petit compagnon tout neuf avec ses exigences, ses sourires réticents et ses réactions imprévues ? » (P. 38) Pierre, à la fin, parlera d’ « expérience » (P. 466). Et le titre trouve sa justification : Xavière est invitée. C’est un statut ambigu. On dit aux invités : « Faites comme chez vous », ce qui leur est impossible de faire, et on finit par souhaiter en secret leur départ.

"Jules et Jim", un autre trio

« En somme tu proposes de la faire vivre à Paris à nos frais en attendant qu’elle se débrouille ? - Pourquoi pas ? » Xavière vivait à Rouen, dans sa famille. Elle vient s’installer à Paris, dans le même hôtel que Françoise, qui assure son existence matérielle, en attendant qu’elle trouve un travail ou une formation. La seconde partie du roman raconte cette mise en place du trio. « Depuis des semaines, ils vivaient tous trois dans un enchantement joyeux. »(P. 289) Xavière est libre, elle vit cependant dans l’orbite de Françoise et Pierre, fréquente leur bande d’amis et de copains. Élisabeth, la sœur de Pierre, et les autres sans doute, expliquent simplement les choses : « Pierre couchait avec Xavière, ça ne faisait aucun doute ; et les deux femmes ? C’était bien possible. » (P. 273) Le lecteur sait qu’il n’en est rien mais il se demande avec les autres : « Dans ce bonheur qu’ils étalaient si grossièrement est-ce que vraiment il n’y avait aucune fissure ? » (P. 274) Combien de temps cela va-t-il durer ? Ce trio devrait être aussi solide que le duo : « un beau trio, tout bien équilibré » (P. 264). La différence de chacun rend l’unité plus riche et plus intéressante. Les difficultés qui apparaissent devraient être surmontées au nom du respect de la différence, au nom de la liberté de chacun. Mais n’y a-t-il pas un maillon faible ? Si Pierre couchait avec Xavière («Tu finiras par coucher avec elle. » P. 260), Françoise résisterait-elle à la jalousie qu’elle éprouve déjà par moments ? Quand Xavière couchera avec Gerbert, Pierre résistera-t-il à la jalousie (« Tu lui as demandé de rompre ? dit Françoise. - Je ne veux pas être la cinquième roue du carrosse », dit Pierre, p. 440). Xavière n’est-elle pas jalouse de Françoise que Pierre préfère ?

Beauvoir fait habilement défiler les cas de figure, et le lecteur suit les variations. Chaque membre du trio sera à un certain moment le maillon faible, ou le maillon fort. Tout est possible, car chacun est libre d’être soi : il n’est pas question de renoncer à ses désirs. Mais la liberté de l’autre fait souffrir. Peut-on accepter de souffrir ? Jusqu’où ? Pendant combien de temps ? Sans désir de revanche ? Toutes ces questions n’ont absolument pas vieilli. Que font donc Pierre, Françoise, Xavière puisqu’ils ne couchent pas ensemble ? Ils se parlent : « J’ai mille choses à vous raconter ». Ils passent des heures à parler, à La Coupole, au Dôme, aux Deux-Magots. Ils vont au cinéma, ils se promènent dans Paris. Ils vont à des fêtes. Pierre monte une pièce, Françoise écrit. Xavière commence à apprendre le métier d’acteur. « Un jour sur deux, elle [Françoise] sortait avec Xavière de sept heures à minuit, et l’autre jour Pierre voyait Xavière de deux heures à sept heures ; le reste du temps se distribuait au gré de chacun, mais les tête-à-tête avec Xavière étaient tabous. » (P. 299)

Le sujet principal des discussions, ce sont les tensions que la vie en trio provoque. Ces tensions sont normales, il fallait s’y attendre : l’important, c’est de les reconnaître, de les dire, de les raconter. La loi du trio, comme celle du duo initial, c’est de tout dire. Il faut parler et s’expliquer sans cesse. L’Invitée n’est pratiquement fait que de dialogues. Or Xavière ne dit pas tout. Peut-être qu’elle ment. Peut-être qu’elle joue. Peut-être qu’elle veut établir un duo avec Françoise, ou avec Pierre. Xavière a pris Gerbert pour amant. Pierre en souffre, mais ce n’est pas cela qui met en danger le trio. Il est beaucoup plus grave qu’elle n’en avertisse pas ses deux partenaires. Plus tard, Françoise couche avec Gerbert, dans le foin, à l’occasion d’une randonnée en montagne. Elle en informe aussitôt Pierre dans une lettre. Et ce n’est pas cela qui met en danger leur duo. La liberté de chacun est inscrite dans le contrat : « Tu ne vois rien à blâmer là-dedans, dit Françoise. – Bien sûr que non, dit Pierre. » Mais Françoise n’en dit rien à Xavière, qui finit par l’apprendre et se sent jouée : « Comme vous vous êtes moquée de moi ! » C’était une faute de lui cacher la vérité : Xavière doit pouvoir l’accepter. Ce qui est dangereux, c’est de vouloir monter un des membres contre l’autre : Xavière n’essaie-t-elle pas ce petit jeu, voulant Pierre pour elle seule ? Xavière, et cela encore est normal, doit apprendre ce que le duo initial a dû apprendre sans doute avant elle.

A la fin, ça rate : « Nous voulions bâtir un vrai trio, une vie à trois bien équilibrée où personne ne se serait sacrifié ; c’était peut-être une gageure, mais au moins ça méritait d’être essayé. » (P. 368) Xavière reste un électron libre : elle ne respecte pas le pacte. Elle est incontrôlable. Elle fait rater ce grand projet, cette trinité amoureuse. Mais Beauvoir ne la condamne pas. Cette Xavière, c’est la jeunesse, c’est la fougue, c’est la beauté, c’est le refus du travail, c’est le refus des lois. Xavière est rimbaldienne (« En somme, à part Baudelaire et Rimbaud, les artistes, c’est juste comme des fonctionnaires. » P. 124), Pierre et Françoise sont des « intellectuels » (P. 469) : aujourd’hui, ils seraient des bobos. Xavière joue perso, et c’est ce qui fascine Françoise : Xavière semble plus libre qu’elle. Pour le dire en langage sartrien, demander à un autre de justifier votre existence est une lâcheté et un acte de mauvaise foi. De fait, dans le duo ou le trio, chacun ne renonce-t-il pas en partie à sa liberté ? Xavière semble au contraire une liberté pure, totale, imprévisible. Françoise finira par la haïr pour cela, tout en l’aimant encore, « la perle noire, la précieuse, l’ensorceleuse, la généreuse » (P. 491). Le pacte est rompu…à moins que ce ne soit qu’une péripétie avant que Xavière, enfin, ne comprenne la supériorité de la nécessité sur la contingence ? Jusqu’à la dernière page, les sentiments des personnages passent de l’amour à la haine, du mépris à la colère, de la jalousie à l’indifférence. Un aveu ou un regret, une ultime explication peuvent encore tout faire changer.

En amour, tous les sentiments se succèdent, et même coexistent : Beauvoir le montre avec brio. « Et maintenant qu’allait-on se mettre à espérer ? Un équilibre heureux de leur trio ? Sa rupture définitive ? Ni l’un ni l’autre ne serait jamais possible puisqu’il n’y avait aucun moyen de faire alliance avec Xavière, ni de se délivrer d’elle. » (P. 438) Xavière est décidément le maillon faible, mais ce maillon a une extraordinaire présence : « Elle ne faisait rien et elle était Xavière ; elle l’était d’une manière indestructible. »(P. 294) Et si elle avait raison de vouloir Pierre pour elle seule ? de jouer perso ? de refuser le bonheur qu’on voulait lui servir ? Et si c’était elle, Françoise, qui se raccrochait à Pierre ? « Je ne suis personne », pensa Françoise. » (P. 84) Seul un acte, un vrai, peut être décisif dans cette situation inextricable. Un acte qui mettrait fin aux longues discussions et aux doutes répétitifs. Cet acte, Françoise va le commettre. Voici les dernières lignes du roman : « Son acte n’appartenait qu’à elle. “C’est moi qui le veux.“ C’était sa volonté qui était en train de s’accomplir, plus rien ne la séparait d’elle-même. Elle avait enfin choisi. Elle s’était choisie. » Ces mots, évidemment, avant Le Deuxième sexe (1949), sont déjà un manifeste. L’Invitée est le premier roman de Simone de Beauvoir. C’est un coup de maître.

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Les Ensablés - À l'ombre de Maurice Genevoix, par Elisabeth Guichard-Roche

Le 6 novembre 2018, le Président de la République était dans la Meuse, aux Eparges, lieu d’une terrible boucherie durant la première guerre mondiale. Recueilli devant la statue de Genevoix, il annonçait son entrée au Panthéon pour le 11 novembre 2020. Il y aura deux panthéonisations : celle du romancier et celle à titre collectif de ceux de quatorze annonçant la Nation combattante.

Depuis 10 années, les Ensablés explorent la littérature du XXème siècle, et il nous est venu l’idée de répertorier les écrivains qui ont connu la Grande Guerre et dont nous avons abordé les œuvres. Cela constitue en quelque sorte notre Monument aux morts, pour ne jamais oublier…

11/11/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Il nous est arrivé d'être jeunes" de François Bott

Une fois de plus, on en revient à cette collection de poche dirigée par Alice Déon, "La petite Vermillon" qui m'enchante depuis plusieurs années. Indifférente à la mode, La Table Ronde ose rééditer des textes qui ne feront certes pas la une des journaux littéraires de plus en plus conformistes, mais ravissent ceux pour qui la littérature est l'affaire de leur vie.

Aujourd'hui, il me faut parler d'un livre qui m'a ravi "Il nous est arrivé d'être jeune" de François Bott.

01/11/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Captain Cap" d'Alphonse Allais

« Jetons par-dessus bord paperasses et registres, et avec les ronds de cuir de ces incapables, faisons des bouées de sauvetage. »
Tel est l’un des principaux points de la profession de foi d’Albert Caperon, dit Captain Cap, candidat aux élections législatives de 1893. « Anti bureaucrate » et anti européen » il se présente comme un aventurier qui a passé « les trois quarts de sa vie sur mer et les deux tiers de son existence sur les terres vierges. »

18/10/2020, 09:00

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Les Ensablés – Ange-Jacques Gabriel (1698-1782) par le comte de Fels

Le temps des vacances s'approche, ou s'éloigne : souvenez-vous, nous avions passé l’été à travers la Provence, en compagnie de Jean-Louis Vaudoyer. Cette fois, nous n’irons pas si loin, à peine pousserons-nous aux limites du département de la Seine-et-Oise ! Car nous sommes en 1927 et Jean-Louis Vaudoyer m’a demandé d’interviewer le comte de Fels, pour sa biographie d’Ange-Jacques Gabriel [1]. Le moyen de refuser ?

04/10/2020, 09:00

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Les Ensablés - L’incertitude amoureuse de René Laporte (1905-1954)

René Laporte est né à Toulouse dans une famille bourgeoise de magistrats et d’universitaires. Il fait des études de droit, mais lance, à dix-neuf ans, une revue bi-mestrielle, Les Cahiers libres, artistiques et littéraires, puis fonde les éditions du même nom qui, entre 1925 et 1934, publieront environ 150 ouvrages.

20/09/2020, 09:00

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Les Ensablés - Chroniques du Lac: “Le vélo” de René Fallet

L’actualité récente a mis le vélo sous les feux de la rampe. La grève des transports de Décembre et Janvier derniers incite des milliers de cyclistes à enfourcher leur bécane pour se rendre au travail, au mépris de la pluie et des frimas hivernaux. Les programmes des candidats aux élections municipales font la part belle au vélo dans les grandes métropoles françaises.

06/09/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Une belle journée" d'Henry Céard (1851-1924)

Avec Henry Céard, nous en aurons fini de parler de ceux que l’on nommait, non sans méchanceté et envie, « la queue » d’Émile Zola, à savoir les écrivains les plus proches du maître naturaliste dans les années 1880, dont deux fort connus (Maupassant et Huysmans), trois autres beaucoup moins (Hennique, Alexis et Céard). C’est Céard que nous abordons aujourd’hui, avec son roman Une belle journée, publié en 1881, un an après la parution du recueil « Soirées de Médan » auquel il avait contribué avec sa nouvelle « La saignée ». Une belle journée qui peut être consulté sur Gallica est un charmant roman, un trésor du naturalisme, un accomplissement en quelque sorte.

23/08/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Mal'Concilio" de Jean-Claude Rogliano, par Denis Gombert

C’est un village corse niché au cœur de la montagne. Un village austère avec son église et ses maisons uniformes toutes en pierres de granit. Il peut y souffler par bourrasque un vent mauvais. Ici les femmes respectent le deuil et sont habillées de noir. On croit autant à la puissance de Dieu qu’aux esprits. Ainsi de Mal’ concilio, l’arbre de la nuit qui se dresse à la sortie du village, près des maisons abandonnées. Cet arbre géant domine le village « cramponné à un versant où rien ne pousse ». Majestueux et effrayant, châtaigner sans âge, il est le seul grand arbre de la province de la Tèvola, région sèche et aride. On dit que le Mal’ concilia est hanté.

09/08/2020, 09:00

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Les Ensablés - “L'homme de choc” de Joseph Peyre (1892-1968)

Joseph Peyré était béarnais. Après des études littéraires où il eut Alain comme professeur de classes préparatoires, il s’essaya au barreau puis à l’administration territoriale. Mais c’est dans le journalisme puis dans l’écriture de romans qu’il trouva sa voie. Ses œuvres sont celles de l’action et de l’énergie allant de l’aventure saharienne à la tauromachie (Sang et Lumières lui valut en 1935 le prix Goncourt et fit l’objet d’une adaptation au cinéma en 1954 avec Daniel Gélin et Zsa Zsa Gabor, dialogues de Michel Audiard) et à la haute montagne (Matterhorn- le nom alémanique du Cervin en 1939).

26/07/2020, 09:00

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Les Ensablés - "L'ordre" de Marcel Arland (1899-1986), par François Ouellet

Après plusieurs mois d'absence, nous retrouvons avec une grande joie notre excellent ami et chroniqueur François Ouellet. Qu'il soit remercié pour sa fidélité à notre équipe.

Il y a des écrivains plus profondément ensablés que Marcel Arland. Pourtant, aujourd’hui, Arland n’est pas tellement plus que l’évocation d’un nom. Il survit tant bien que mal par le souvenir de sa collaboration à La Nouvelle Revue française, dont il a pris la direction avec Jean Paulhan au lendemain de la Seconde Guerre. Chez les libraires, on trouvera, avec un peu de chance, un ou deux titres, comme son premier livre, Terres étrangères, un récit de 1923 réédité dans la collection L’Imaginaire en 1996, ce qui commence à dater ; on trouvera plus facilement sa correspondance avec Paulhan, éditée par Jean-Jacques Didier chez Gallimard en 2000.

12/07/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz – 2e partie

Cet article fait suite à celui du 14 juin sur Eugène Müntz. Après avoir replacé, selon sa méthode, l’activité artistique comme un facteur central de compréhension de la civilisation de la renaissance, tout en se livrant à un examen documentaire des premières années de Raphaël, Eugène Müntz nous accompagne dans le développement du jeune peintre, fraîchement sorti de son apprentissage dans l’atelier du Pérugin pour partir à la conquête de Florence.

28/06/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz (1845-1902) 1ère Partie

Sous son imposante reliure de basane noire, c’est un intimidant in-quarto de plus de sept cent pages ; sur le plat figure un lourd médaillon de cuivre doré légendé Raphael Sanctius, représentant en buste le profil d’un homme jeune, aux cheveux longs, coiffé d’une barrette aux revers élégants.

A l’abri de cette présentation austère, dorment en sûreté, sous les serpentes qui craquent encore sous le doigt, de riches illustrations. Le trésor des notes critiques, le précieux catalogue des œuvres et la substance d’un texte éloquent font à ce livre un fermoir invisible dont seules la curiosité du savant et l’intrépidité de l’érudit possèdent la clef. C’est un livre réservé aux études profondes et au calme des bibliothèques, parlant à voix basse dans le silence des lampes. Le temps venu, on en soulève la lourde couverture comme on pousse la porte d’un ami qu’on ne se savait pas avoir.

14/06/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Un amour platonique" de Paul Alexis (1847-1901)

Découvrir la littérature, c'est dérouler une pelote. En allant d'un auteur lié à un autre, voilà, comment le paysage littéraire se dessine peu à peu... Les Ensablés ont abordé récemment Léon Hennique (à lire ) et son roman étrange Un caractère. Voici maintenant Paul Alexis (1847-1901). Comme Hennique, il fut un fidèle d'Emile Zola et fournit l'une des six nouvelles du recueil des Soirées de Médan (1880).

31/05/2020, 09:00

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Les Versets kanoniques : toute une Terre à parcourir

Les Versets kanoniques. Le titre secoue les repères génériques, en mettant le lecteur devant un mélange des genres, et pas n’importe lesquels. Le substantif tutélaire lourd de sens, Versets supporte un sous-titre qui interpelle : Journal I. Qu’est-ce à dire ? Expérience de l’ultime rencontre avec une illumination dont on aurait dans ces pages la révélation, sacralisation des éléments anecdotiques du quotidien, lecture herméneutique du parcours terrestre… ? Et quid de la graphie de l’épithète, Kanoniques

08/12/2021, 17:24

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Brynhildr, Frédéric Coché répond à Wagner et son Anneau du Nibelung 

Frédéric Coché réécrit en soixante-douze planches gravées des parties de l’« œuvre monde » de Wagner, L’anneau du Nibelung, opéra de quinze heures, et livre un album d’une grande richesse visuelle. 

08/12/2021, 17:04

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Mon voisin - Suivi de Comme un funambule : en mal d'amour, changer de regard

Il n’est plus besoin, aujourd’hui, de présenter Milena Agus dont les petits romans, depuis Mal de Pierres, ponctuent une assiduité remarquable à nous régaler de ses histoires courtes et pourtant toujours magnifiques. Ce minuscule recueil ne contient que deux textes avec lesquels l’autrice a œuvré dans le minimalisme - même s’agissant de nouvelles - tout en conservant cette facilité déroutante à écrire et décrire, en peu de mots, des histoires envoûtantes et en plongeant le lecteur, dès la première phrase, dans un univers dont il ne saurait s’échapper avant la dernière ligne, avant le point final.

08/12/2021, 16:53

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Les portes du paradis.. ou de l'enfer, vues par Quentin Bruet-Ferréol

Dieu est un voleur qui marche dans la nuit est le fruit de sept années d'enquête sur la secte  Heaven's Gate, rendue mondialement célèbre par le suicide collectif de 39 adeptes en mars 1997.  Entre réalité et fiction, ce roman est une plongée vertigineuse dans le fait divers le plus étrange 
du XX siècle, et dans l'âme d'adeptes qui nous ressemblent plus qu'on ne peut l'imaginer. 

08/12/2021, 08:00

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Le Dernier mouvement, de Robert Seethaler ou l'ultime symphonie

BONNES FEUILLES - Pour la rentrée d’hiver 2022, Sabine Wespieser éditeur publie le roman de Robert Seethaler, Le Dernier mouvement, traduit de l’allemand par Elisabeth Landes. A travers celui-ci, l’écrivain parvient à rendre palpable la légendaire exigence du maître, bourreau de travail Gustav Mahler, malgré sa faiblesse physique constitutive, de même que sa quête permanente de la beauté. Il sera disponible en librairie dès le 3 février. 

08/12/2021, 07:30

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Populisme et immigration : Hervé Le Bras balaye Le grand enfumage

BONNES FEUILLES —L’absence d’un lien territorial entre migration et vote populiste est-il une particularité française ? Non, nous démontre Hervé Le Bras dans cet ouvrage.  Pour la rentrée d’hiver 2022, les éditions L’aube publient le nouvel essai d’Hervé le Bras, Le grand enfumage. Populisme et immigration dans sept pays européens. 

08/12/2021, 07:00

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Blond comme les blés, de Sjòn : une banalisation de la radicalisation

BONNES FEUILLES — Pour cette rentrée d’hiver 2022, les éditions Métailié publient Blond comme les blés, de l’auteur Sjòn, traduit de l’islandais par Eric Boury. En Islande, après la Seconde Guerre mondiale, un jeune homme découvre son intérêt pour la politique. Et il rejoint la cause nazie. Une radicalisation rythmée par la simplicité de son quotidien. La banalité du mal d’Hannah Arendt sous les apparences d’un roman nordique. Le roman sera disponible en librairie dès le 21 janvier. 

08/12/2021, 06:27

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Gonçalo Tavares : la peste, ou le journal de l'année Covid

BONNES FEUILLES — Journal de la peste est un journal quotidien, tenu par l'un des plus grands écrivains portugais contemporains, Gonçalo  M. Tavares, entre le 23 mars et le 23 juin 2020, et publié à l'origine dans l'hebdomadaire Expresso. Il est appelé à  faire date, car il couvre de manière particulièrement originale les mois les plus spectaculaires de l'histoire mondiale depuis 1945. 

07/12/2021, 08:00

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Le Monde des Martin : Jean-Pierre Martin à la recherche des origines

BONNES FEUILLES — Pour la rentrée d’hiver 2022,les éditions de l’Olivier publient le nouveau roman de Jean-Pierre Martin, intitulé Le Monde des Martin. Une grande fresque littéraire et historique réunissant les vies de quarante et un Martin, du IVe siècle à nos jours. Il sera disponible en librairie dès le 4 février. 

07/12/2021, 07:57

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L'apparence du vivant : lumière sur un funérarium

BONNES FEUILLES — Une jeune photographe fascinée par la mort est engagée pour prendre soin d’un couple de vieillards, les Martin, propriétaires d’un ancien funérarium. Une maison figée par le temps, dans un quartier fantôme de Liège, soustraite aux regards par de hauts tilleuls. Captivée par ce décor, une jeune photographe s’installe à demeure. 

07/12/2021, 07:00

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Elsa Jonquet-Kornberg : Jeunesse rebelle

BONNES FEUILLES — « Armand ne savait pas ce qu’était une adolescente.. » Armand est inquiet. Sa petite-fille, Hélène, s’est fait virer de son école après avoir fumé du shit, entre autres « frasques ». Désireux de mieux comprendre cette adolescente, il donne rendez-vous à Esther, la fille d’une de ses connaissances, en espérant que ladite Esther pourra l’éclairer sur la nature et le comportement d’Hélène – il sait qu’adolescente, Esther, elle aussi, « traînait ».

07/12/2021, 06:30

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Laurent Joly signe un essai La falsification de l’Histoire, Eric Zemmour, les droites, Vichy et les juifs

Spécialiste de l’extrême droite et du régime de Vichy, Laurent Joly resitue Éric Zemmour dans la tradition politique du « nationalisme ethnique », né au tournant du XXe siècle et dont les idées ont été portées au pouvoir en 1940.

06/12/2021, 17:33

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Mad Maxi-Jack : l'Apocalypse selon Étienne Beck

Maxi-Jack assiste, impuissant, à une catastrophe nucléaire qui amène à la désolation de la terre et à la disparition de l'ordre social.  Devenu Mad Maxi-Jack, il devra parcourir des terres dévastées, lutter pour sa survie et organiser la construction d'une nouvelle humanité. Le sort du héros, et probablement du monde, dépendront des choix que vous effectuerez dans ce livre. 

06/12/2021, 12:16

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Sur les toits, de Mandy Ord : prendre de la hauteur...

Mandy Ord retrace des instants de sa vie au cours desquels différentes œuvres ou artistes se percutent et semblent dialoguer entre eux par d'étranges coïncidences. Sur les toits est le premier ouvrage traduit en français de Mandy Ord (par Gautier Ducatez), dessinatrice australienne particulièrement prolifique dans son pays et pourtant inconnue en Europe.

06/12/2021, 12:09

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L’affaire Rambla : Agnès Grossmann sur les trâces du fantôme de Ranucci

BONNES FEUILLES – 3 juin 1974, Marseille. Marie-Dolorès Rambla, huit ans, est enlevée sous les yeux de son petit frère puis retrouvée morte deux jours plus tard, le corps lardé de coups de couteau et le crâne fracassé. Pas de trace de violences sexuelles, aucun mobile. Un meurtre gratuit pour lequel le jeune Christian Ranucci sera jugé, condamné puis guillotiné en 1976. 

06/12/2021, 11:12

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Marc Sadoun : entre l'Algérie et la France

BONNES FEUILLES — Ecrite à la première personne, cette histoire tient à la fois du journal intime, du roman de formation, de la quête spirituelle.
 Il s'ouvre sur l'enfance, l'Algérie, les rapports complexes avec les familles arabes, la lumière, la chaleur. Mais également le décalage entre la vie stricte et pieuse d'une famille juive d'Algérie – sa mère est à l'origine de confession catholique, et la liberté, la légèreté de la vie en France. 

 

06/12/2021, 08:00

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Ulysse, Pénélope et Ithaque : Sans plus attendre, de Sylvie Durastanti

BONNES FEUILLES – Une femme attend, depuis quinze ans, le retour de son mari parti à la guerre. Leur fils a grandi sans connaître son père. Les intrus, qui ont envahi la demeure et convoitent cette épouse esseulée, se montrent de plus en plus agressifs et pressants. Pour continuer à attendre, elle doit encore gagner du temps, envers et contre tout. 

06/12/2021, 07:14

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Lumière dans l'obscurité : en 2019, pour la première fois, un trou noir était photographié...

Un trou noir est un objet céleste si compact que l’intensité de son champ gravitationnel empêche toute forme de matière ou de rayonnement de s’en échapper. Il ne peut ni émettre, ni diffuser la lumière, ce qui revient à dire qu’il est optiquement invisible. Heino Falcke a été le premier à photographier, en 2019, un trou noir en plein coeur du cosmos – ce qui paraissait totalement impossible, et a stupéfié le monde entier. 

06/12/2021, 06:30

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L’homme qui arrêta le désert de Yacouba Sawadogo et Damien Deville : l'espoir

BONNES FEUILLES – Un témoignage nécessaire et un message plein d’espoir pour construire le monde de demain. Ramener du vert et de la vie dans le désert du Sahel : tel est l’engagement de Yacouba Sawadogo, un paysan burkinabé qui a consacré 40 ans de sa vie à lutter contre la désertification de ses terres natales. Le récit de la ténacité et de la persévérance d’un homme qui avait arrêté l’avancée du désert.

04/12/2021, 06:50

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Graeme Macrae Burnet, un suicide, Une Patiente

BONNES FEUILLES – 1965, Londres. Élevée dans une famille bourgeoise, Veronica est une jeune femme brillante, à l’avenir radieux et tout tracé. Aussi son suicide surprend-il son entourage. À commencer par sa jeune sœur, pour qui l’incompréhension est totale. 

04/12/2021, 06:34

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Astérix, Blake et Mortimer, Goncourt  : les 200 meilleures ventes (semaine 47)

Parvenus à cette période de l’année, les best-sellers besteront et plus grand-chose ne devrait changer. Aussi garde-t-on Astérix, 1,2 million, en tête des ventes de la semaine et des ventes tout court. Blake et Mortimer dépassent encore une fois le Goncourt en vente hebdomadaire (avec respectivement 61.448 et 157.150 exemplaires cumulés). Et, chose épatante, l’ouvrage de campagne de Jean-Luc Mélenchon poursuit son ascension, accédant à la 13e place, avec 10.790 ventes. Délicieuse politique…

03/12/2021, 10:53

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Dima Abdallah signe Bleu nuit, le poids de la mémoire

BONNES FEUILLES – Dès l’ouverture de ce monologue, le protagoniste avoue livrer une bataille impitoyable contre la mémoire. Il a développé des techniques infaillibles afin d’éviter que ne resurgissent ses souvenirs. Il n’accepte que deux dates comme balises de son parcours : sa naissance en 1961, et ce 21 mars 2013. La veille, un appel téléphonique a fait basculer son existence : la seule femme qu’il ait aimée, et qui l’a quitté voici bien longtemps, vient de mourir. 

03/12/2021, 07:30

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Départ de feu, d'Adrien Gygax : La Why generation

BONNES FEUILLES - On l’appellela « génération Y »–why generation – et elle est en quête. Une quête de sens acharnée, foisonnante, parfois maladroite. Départ de feu est l’histoire de cette quête. 

03/12/2021, 07:00

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Un général, des généraux : la France, l'Algérie... et au milieu coule De Gaulle

BONNES FEUILLES – Pour ce mois de janvier, Juncker et Boucq partent en guerre, ou presque. Et plongent dans l’Histoire, celle où les destins de la France et de l’Algérie se sont retrouvés dos-à-dos. Et que l’un, comme l’autre, avait besoin d’un sauveur.

03/12/2021, 06:30

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Concrete Rose : Angie Thomas revient 18 ans avant The Hate U Give

BONNES FEUILLES – Angie Thomas revient avec son 3e roman coup de poing ! Des problématiques fortes et essentielles, par une des porte-voix en littérature YA de Black Lives Matter : racisme, injustice, pauvreté... Elle nous offre un retour dans le temps, avec les héros du livre et du film à succès The Hate U Give, 18 ans auparavant. Concrete Rose – Quand une rose pousse dans le béton (trad. Nathalie Bru).

02/12/2021, 10:02

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Nassim Kezoui : Les Raba, une famille disséminée

BONNES FEUILLES - De quoi se compose l’ossature d’une famille ? Des membres essentiels ? D’une construction invisible qui les soutient tous ? Qui ne fait pas partie de l’ossature Raba ? 

02/12/2021, 07:24

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Jean-Marie Quéméner : un tirailleur sénégalais, un officier de la Wehrmacht... 

BONNES FEUILLES - Et si l’ignorance et la barbarie avaient reculé, ne fût-ce qu’un instant ? Et si, au cœur de l’horreur des combats, dans la poussière grise, deux guerriers avaient pu s’entendre ? Qu’auraient eu à se dire un officier “indigène” et un officier de la Wehrmacht ? Un huis clos dense, humain et tragique.

02/12/2021, 07:00

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Delphine Saada : Celle qui criait au loup, une vie dépossédée

BONNES FEUILLES - À 38 ans, Albane est une infirmière modèle admirée par ses collègues. Après des journées éreintantes à l’hôpital, elle s’occupe de ses deux jeunes enfants jusqu’au soir. Depuis combien de temps ne tire-t-elle plus aucun plaisir de son quotidien ? 

02/12/2021, 06:35

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Patte de mouche : petite et indispensable

Il y a quelques mois, L’Association, qui compte parmi les éditeurs historiques ayant émergé dans les années 90, relançait sa fameuse collection Patte de mouche, revenant aux sources de leur catalogue. Le principe de cette collection est simple : un même format (A6), un nombre de pages relativement constant (oscillant autour de 32 pages), une impression en noir et blanc.

01/12/2021, 17:59

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Disparition de Marie-Claire Blais, romancière et poétesse canadienne

Âgée de 82 ans, la romancière, dramaturge et poète Marie-Claire Blais est décédée ce mardi 30 novembre à Key West (Floride). Née en 1939 à Québec, au Canada, l’artiste a publié son premier roman à l’âge de 20 ans, intitulé La Belle Bête. Au cours de sa carrière, elle aura écrit de nombreux romans, mais aussi des essais, des recueils de poésie et des pièces de théâtre.

01/12/2021, 16:11

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Entre les lignes : la douce rencontre de deux solitudes

Asa est une ado douce et sincère – mais quand ses parents meurent dans un accident de voiture, elle n’arrive même pas à pleurer. Elle est juste seule, comme au milieu d’un grand désert. Sur un coup de tête, sa tante Makio la recueille. Mais cette mystérieuse autrice n’a pas l’habitude des contacts sociaux prolongés… Entre les lignes nous présente les délicats balbutiements de deux êtres fragiles qui apprennent à se connaître. 

01/12/2021, 09:27

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Bile en tête, de Sébastien Bouillé : une incarnation visqueuse du vide intérieur 

Pour cette nouvelle année, les éditions Le Dilettante accueille le premier roman de Sébastien Bouillé, Bile en tête. Un ouvrage incarnant cette montée de bile, venue de nos entrailles vers la gorge, et qui nous submerge tout entier. Loin du dégoût inspiré par cette matière visqueuse, les tonalités cyniques renforcent davantage le mal-être d’un personnage piégé dans sa propre intériorité.

01/12/2021, 07:34

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Thierry Cohen : Rien ne nous séparera, ou l’obscure vérité

BONNES FEUILLES - Maroc, 1964. Sarah et Jacob sont de pauvres paysans. Inspiré d’une histoire vraie, Rien ne nous séparera est sans doute le roman le plus poignant de Thierry Cohen. Un miracle dans la tragédie. 

01/12/2021, 07:20

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Lliberata : la Grande Dépression, entre pâtisserie, amour et fascisme

BONNES FEUILLES – Voici que s’avance une nouvelle fresque, signée Gail Reitano (traduction Marie de Prémonville). Un ouvrage, premier roman, présenté comme aussi romanesque que littéraire. Et qui puise chez des auteurs aussi grandioses que Sinclair Lewis et Elena Ferrante.

01/12/2021, 06:43

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En votre intime conviction : Clémentine Thiébault, à l'heure du verdict

BONNES FEUILLES – Un jour de novembre, Clémentine Thiebault reçoit un courrier orné de l'en-tête comminatoire du parquet de la Cour d'appel d'Aix en Provence. Elle a été désignée par le sort pour accomplir les fonctions de juré à la cession de la Cour d'Assises du département des Bouches du Rhône. Voici son histoire.

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Craig Johnson : Dry Bones, plutôt T-bone ou T-Rex ? 

C’est complètement par hasard que Jennifer Watt, accompagnée de son dogue du Tibet, avait découvert, dans une grotte du Lone Elk Ranch, ce qui allait s’avérer être une découverte sensationnelle, extraordinaire même, pendant que Dave Baumann, le directeur du High Plains Dinosaur Museum, s’acharnait à remplacer une roue de son vieux Land Rover, crevée alors qu’ils sillonnaient les terres de l’immense ranch dans une quête jusque là restée infructueuse.

30/11/2021, 12:43