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Les Ensablés - Note de Voyage de L. Jouannaud : "Le sang noir " de Louis Guilloux (1899-1980), un bon roman d'avant-guerre.

Gallimard vient d’éditer la correspondance d’Albert Camus (1913-1960) et de Louis Guilloux (1899-1980), écrite entre 1945 et 1959. J’ai lu cette soixantaine de lettres car ce qui touche Camus m’intéresse. Louis Guilloux m’intéressait moins. J’ai plusieurs fois feuilleté son grand roman, Le Sang noir (1935), sans me décider à le lire. Je ne savais pas qu’il avait été l’ami d’Albert, et comme Camus était exigeant, il faut que Louis Guilloux soit quelqu’un.

Le 22/11/2014 à 12:46 par Les ensablés

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22/11/2014 à 12:46

Les ensablés

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Par Laurent Jouannaud

Guilloux écrit : « J’ai toujours adoré vivre » (A Albert Camus, 11 janvier 1946), ce que Camus aurait pu signer. Et Camus lui écrit : « Et à propos du Sang noir, j’y ai remis le nez, poussé par l’amitié. J’ai eu honte et je me suis senti très petit garçon. Je ne connais personne aujourd’hui qui sache faire vivre ses personnages comme tu le fais. Il n’y a plus de romanciers parce que nous n’écrivons plus avec le cœur et la tendresse. La vie du Sang noir, c’est la vie. Enfin, j’en étais tout remué. » (A Louis Guilloux, 24 octobre 1946)

Bigre ! J’ai donc décidé de lire Le Sang noir sans tarder. La première page s’ouvre sur François Merlin, professeur de philosophie, que ses élèves, « salauds de potache », ont surnommé Cripure, par allusion au traité de Kant, Critique de la raison pure. C’est le matin. Il est encore couché. A la vingt-deuxième ligne, Cripure baise Maïa, sa concubine, veuve, « qui a roulé dans tous les fossés du pays » : « Certes, il n’avait pas envie d’elle en ce moment. Sa main pourtant se crispa sur la hanche de la goton, descendit, atteignit le rebord de la jupe, disparut. Il chassa les petits chiens, attira Maïa. La corbeille se renversa, des boutons roulèrent. Maïa posa sur la table le journal plié en chapeau de gendarme dont elle se coiffait pour faire son ménage, et sans un mot, elle escalada le divan. Il se jeta sur elle comme du haut d’un mur, les yeux toujours fermés, avec un cri rauque, mais joué. » On voit que Guilloux est un réaliste. Les quatre chiens de Cripure se réveillent. « Ce gros bruit de pas, juste au-dessus de sa tête », vient d’Amédée, son fils, qui « rejoint le front aujourd’hui même ». Cripure aura une heure de cours dans la matinée. « Mais il y avait, après midi, cette fête… Quelle corvée ! » Il entend dans le lointain une clique militaire. C’est la guerre, celle de 1914. Et Cripure pense à sa mort : « Il n’y aurait pas grand changement le jour où de même il serait étendu dans son cercueil. Quelle différence ? Rien que cette petite chose en moins, dans sa tête, si vaine, si lancinante, qu’il nommait pompeusement sa pensée, rien en moins que cette angoisse lâche qui étreignait son cœur. »

Nous sommes sans doute en 1917, car on fusille pour mutinerie. Guilloux fait retentir la Chanson de Craonne, « Adieu la vie, adieu l’amour, adieu toutes les femmes… », hymne contestataire interdit par le commandement militaire. En toile de fond, il y a le patriotisme débordant de ceux de l’arrière et le doute des jeunes qui partent au front. Le maire de la ville passe de maison en maison annoncer la mort des conscrits. « A mort Poincaré ! A mort Ribot ! La paix ! La paix ! On n’en veut plus ! Finie la guerre ! Vive la Russie ! » La Russie vient en effet de cesser les combats. La petite fête de l’après-midi est organisée en l’honneur de la femme du député Faurel, elle qui a soigné des typhiques, dans un hôpital, près du front. On meurt en première ligne, mais tout le monde s’inquiète de la santé du Général : « Un catarrhe, un affreux catarrhe, qui de temps en temps le cloue au lit. C’est très cruel. -Pauvre Général ! » Le Général assistera-t-il, oui ou non, à la remise de décoration à la femme du député ? Oui, il va mieux, ce n’était qu’un refroidissement. Les pékins se couchent devant le militaire. Cripure a la soixantaine, il est à un an de la retraite : il échappe physiquement à la guerre, mais moralement il est atteint. Qu’a t-il fait ou dit contre cette guerre ? Rien. Il est maintenant contre cette boucherie, sans avoir jamais agi pour l’empêcher ni pour l’arrêter. Le roman tourne autour de cet homme arrivé à l’âge où l’on fait le bilan et qui mourra à la dernière page, soit vingt-quatre heures après les premières lignes. Voilà une unité de temps originale. Et pour remplir 516 pages, il faudra que Guilloux distille les événements.

Louis Guilloux

La distillation convient à ce vieil homme qui ressasse son passé, le rumine, et remâche. Cripure a raté sa vie. Mon cher Hervé, je ne sais pas si vous avez déjà raté votre vie, et combien de fois !, mais cette question nous attend tous. Guilloux fait le bilan d’une vie sans gloire dont la retraite va sonner le glas social. La gloire ? Oui, Cripure en a rêvé. Il y a même goûté. Son étude sur La Pensée médique a eu un certain succès. Mais sa thèse non-conformiste sur Turnier a été refusée par la Sorbonne. Il n’a pas renoncé à écrire puisqu’il empile des notes pour La Chrestomathie du Désespoir, son grand livre à venir. En attendant, depuis longtemps, il enseigne en lycée. Il est devenu la risée des lycéens. Il apprend ce matin-là qu’on a dévissé la roue avant de sa bicyclette : il aurait pu se rompre le cou ! Cripure a connu le grand amour. Il a aimé Toinette, l’a épousée, « bonheur éphémère », et elle l’a trompé avec un beau capitaine. C’était il y a vingt ans, et il en souffre encore. Il sait ce qu’il aurait dû faire et n’a pas fait : provoquer en duel celui qui lui a pris Toinette. Ou aurait-il plutôt fallu pardonner à Toinette ? Il s’interroge encore. Après elle, plus rien. Et cette Maïa ? Analphabète, sale, elle a un autre amant. Quant à Amédée, son fils, qu’il a eu d’une autre « souillon », qu’il a reconnu par faiblesse, dont il ne s’est pas soucié, il vient de reprendre contact avec lui maintenant que le jeune homme est « en âge d’aller se faire tuer ».

Plus important que les événements et les faits, il y a le sentiment de soi. Vous connaissez, mon cher Hervé, la formule de Sartre : « L’important n’est pas ce que l’on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-même de ce qu’on a fait de nous. » (Saint Genet, comédien et martyr) N’est raté que celui qui se considère comme tel : François Merlin se considère comme tel. Ajoutons qu’il est sale, qu’il boit beaucoup, qu’il est amer et violent. Et avare : on le voit compter ses pièces d’or. Il est affecté d’un handicap physique : il a de trop grands pieds, des pieds géants ! Guilloux en fait peut-être trop. On n’a ni pitié ni peur de Cripure. Ce n’est ni une victime pantelante, ni un monstre flamboyant. Vieux et chahuté, « cocu » et lubrique, c’est un raté sans envergure que le ridicule aurait dû tuer.

Autour de lui, il y a une ville et une société, et particulièrement le lycée avec pions, élèves, censeur, proviseur. Guilloux multiplie les personnages. Il y a Nabucet, le collègue jaloux qui fait et récite des vers, va en salle d’armes, aime les très jeunes filles, dit de Cripure qu’il est « un soi-disant philosophe, au fond, un raté », à qui son ami, le Capitaine Plaire, rend visite ce même jour, et ils évoquent longuement leur passé. Il y a le proviseur Marchandeau, dont le fils est au front et dont on n’a pas de nouvelles, dont on apprend enfin qu’il fait partie des mutins et qu’il est condamné à mort. Son père veut aller à Paris pour tenter d’intervenir, il n’arrive pas à prendre le train, il erre dans la nuit et attrape une pneumonie en seize pages. Il y a Lucien Bourcier, le fils du censeur qui explique à ses parents, sur onze pages, pourquoi il n’ira pas à la fête en l’honneur de Mme Faurel. Il y a les surveillants Glâtre et Moka et leurs manies. Il y a dix-neuf pages sur la pension où une vieille dame s’amourache de son pensionnaire, Otto Kaminski, un comte polonais flamboyant qui a une jeune maîtresse, Simone, laquelle abandonne en quatorze pages son notaire de père pour partir à Paris avec le dit Kaminski qui donne une ultime fête de vingt-quatre pages avant son départ. Il y a le concierge du lycée dont le fils est désormais paralysé des deux jambes. Il y a le Cloporte qui ne sort que la nuit et dont on entend résonner la canne ferrée, clop, clop, clop ! Il y a la bossue « qui depuis des années errait par les rues de la ville, en fredonnant des airs d’opérette, une affreuse bossue qui traînait toujours au bout d’une laisse un petit chien jaune et hagard. » Et la ville elle-même devient un personnage que Guilloux appelle le Bœuf, Bœufgorod, Cloportgorod, Mortgorod. Le roman prolifère et se dilue, on attend que Guilloux en revienne à Cripure dont les souvenirs sur la grande toile de fond de la guerre auraient suffi au roman.

Louis Guilloux

L’événement qui occupe le dernier tiers du livre, c’est le duel. Cripure a giflé Nabucet qui a parlé de « mater » ceux qui réclament la paix : « Cette gifle valait pour tout le passé, elle résumait d’un coup toutes les gifles qu’il s’était privé de donner au cours de sa triste carrière. » Nabucet exige un duel. Cripure accepte. Ce qui peut racheter Cripure à ses yeux comme aux nôtres, ce serait une belle mort : il n’a aucune chance contre Nabucet le bretteur. Mais tout le monde veut lui sauver la vie. Le lecteur est tenu en haleine : Cripure va-t-il réussir sa sortie ? Toute la nuit, on discute ici et là pour faire signer aux deux adversaires un compromis. Cripure signe au petit matin. On lui a volé cette mort héroïque, il se l’est laissé voler. « Vous m’avez fait signer une infamie. » Par amour, faiblesse, fatigue et encore une fois, par lâcheté. Mais pendant ce temps, ses chiens, enfermés dans son bureau, « ont boulotté la Chrestomathie ». Cripure a un sursaut : il a un revolver, il tire vite, il se tue. Guilloux en fait un suicide grotesque : il ne meurt pas sur le coup, les chiens hurlent, les voisins arrivent et le médecin n’arrive pas. Maïa et son amant ont peur d’être accusés de l’avoir assassiné pour hériter. On arrive difficilement à le faire entrer dans une calèche pour le transporter, il vit toujours, ses chiens s’échappent et suivent le cortège.

On se demande jusqu’à la dernière page si Cripure ne va pas en réchapper, s’il n’a pas encore une fois raté son coup, si ce n’est pas une fausse sortie, s’il ne fait pas encore le clown. Il n’est pas facile de finir en beauté une existence de cloporte. Cripure meurt enfin, et les soldats qui se trouvaient-là « se mirent au garde-à-vous. » Qui était François Merlin ? Des élèves l’ont aimé et vénéré : « Il a été mon maître au sens noble du mot. Je l’ai adoré. Je l’ai maudit. » Ils le respectent, l’appellent « maître », mais on ne sait pas exactement pourquoi. Cripure déclarait au début du roman : « Je détruis toute idole, et je n’ai pas de Dieu à mettre sur l’autel. » Il évoque Stirner, cite Goethe en allemand, cite Nietzsche (« Amor fati », aimer son destin), Rimbaud, Baudelaire. « Le monde est absurde, jeune homme, et toute la grandeur de l’homme consiste à connaître cette absurdité, toute sa probité aussi. » Camus a dû aimer ces lignes-là, et celles-ci aussi : « Non, voyez-vous, la vie, c’est ce dont on s’empare. » On imagine l’enthousiasme des jeunes élèves à qui il disait : « Emparez-vous de votre bonheur sans considération de rien ni personne. » Ce que lui-même n’a jamais fait.

Les professeurs de philosophie, aujourd’hui comme hier, ont une tâche bien ambiguë. Un de ses anciens élèves le considère comme un escroc. François Merlin a été « complice » de la société, et il le sait. Son drame, c’est de n’être pas à la hauteur des grandes idées qu’il a lues : « J’ai su percer le mensonge, mais là s’est arrêtée mon audace. A présent, je suis vieux, laid, infirme, seul…malgré l’autre [Maïa]. Battu à plates coutures. Encore n’ai-je pas le droit de me dire battu, puisque je n’ai pas livré bataille. Je n’ai le droit de rien. Je ne suis rien. Rien que l’un d’eux. » C’est le drame de « l’intellectuel », le mot est dans le texte, qui voit les mensonges, comprend les rouages, sait où sont les opprimés et qui sont les puissants, et rate sa vie mais pas sa carrière. Regrets tardifs, suicide inutile. Au moment même où il raccompagne son fils qui retourne au front, Cripure se dit qu’il ferait mieux de l’aider à déserter, et n’en fait pourtant rien. Cripure, ou plutôt Guilloux, va très loin : « Il regrettait les terroristes, dont il n’aurait pas été. Dont il n’avait pas été. » Le terrorisme contre l’ordre établi ? La question est toujours d’actualité. Nabucet, le poète sans talent que Guilloux ridiculise tout au long du roman, dit à un de ses élèves qui lit Au-dessus de la mêlée (1914), le manifeste pacifiste de Romain Rolland : « Permettez à votre vieux professeur, à votre vieux maître, qui encore une fois vous aime bien, permettez-lui de vous donner un bon conseil : n’entrez pas en lutte contre les puissances. Vous serez brisé. » Les mutins de 1917, ceux qu’on réhabilite aujourd’hui, ont bel et bien été brisés.

Aujourd’hui, contre quoi faudrait-il se mutiner ? A partir de quand est-on complice de ce qui se passe autour de nous ? Combien de kilomètres de distance faut-il pour être innocent du mal ? Ces questions n’ont pas vieilli. Indignez-vous, disait l’un. Trop facile, lui rétorque-t-on : il faut agir. Et le risque est le même maintenant qu’hier, celui de se faire briser par les puissants. Simone, personnage éphémère, répond ainsi à la question « que faire ? » : « Se choisir… Soi. » C’est ce que Cripure n’a même pas fait.

Le sang noir a fait l'objet d'une adaptation télévisée avec Rufus ans le rôle de Cripure en 2007Guilloux a eu ses heures de gloire. Le Sang noir frôle le Goncourt en 1935 et connaît un grand succès. Il obtient le Prix du roman populiste en 1942 pour Le Pain des rêves. En 1949, Le Jeu de patience frôle encore le Goncourt et obtient le prix Renaudot. Guilloux reçoit le Grand Prix de littérature de l’Académie française en 1973. En 2009, Gallimard a republié dans la belle édition Quarto, 1120 pages, les grands textes de Louis Guilloux. En 2010, un des colloques de Cerisy lui est consacré. Certes, son étoile a pâli, les histoires de la littérature l’honorent de quelques lignes seulement. Vieux jeu, ringard ? Démodé, dépassé ? Inutile ? Pas du tout. Je regrette d’avoir partagé ces préjugés : Le Sang noir est un bon roman. Un bon roman n’est pas encore un grand roman. Il y a des longueurs dans Le Sang noir et Guilloux écrit un peu trop large, mais c’est peut-être une différence de goût : je n’aime pas le gras. Voyage au bout de la nuit (1932) décrit mieux les bassesses qu’exige la survie. La Condition humaine (1933) montre comment s’engager et agir. Camus est allé plus loin dans l’absurde. Quant à l’affirmation de l’individu, Les Nourritures terrestres de Gide avaient tout dit. Guilloux a eu à faire à forte concurrence. Tout en lisant Le Sang noir, j’ai commencé la lecture de deux thrillers à succès, un américain et un italien. Je les ai abandonnés au bout de cinquante pages. C’étaient des romans sans substance, tous les mêmes : les meurtres sadiques, l’inspecteur revenu de tout sauf de son métier, à moitié lâché par sa hiérarchie et lâché par sa femme, flanqué d’un assistant jeune et naïf, etc. J’ai refermé ces romans en cours de route, mais pas celui de Louis Guilloux. Et je lirai bientôt son autre grand livre, Le Jeu de patience.

Laurent Jouannaud

P.-S. : Pour ceux que la genèse du Sang noir intéresse, on peut lire la longue lettre du 10 novembre 1946 de Guilloux à Camus, au sujet de Palante, son professeur de philosophie, modèle de Cripure (Albert Camus-Louis Guilloux, Correspondance 1945-1959, Edition établie, présentée et annotée par Agnès Spiquel-Courdille, Gallimard, 2013).

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Les éditions de l’Arbre Vengeur nous ont donné une réédition de Direction Etoile, de Francis de Miomandre (1880-1959). Bernard Quiriny, par ailleurs biographe de Henri de Régnier, auteur cher aux Ensablés , signe une préface pleine d’humour ; les dessins de Regis Lejonc accompagnent merveilleusement le lecteur dans ce conte désenchanté. Puisse cette réédition rendre de nombreux lecteurs au sixième lauréat du prix Goncourt ! Par Antoine Cardinale.

 

24/04/2022, 09:00

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Les Ensablés - Les enfants aveugles, de Bruno Gay-Lussac (1918-1995) par Hervé Bel

C’était il y a peu dans le 6ème arrondissement, un samedi, jour béni entre tous puisque le dimanche nous protège encore du lundi. En passant devant la librairie « Le dilettante », maison d’édition dont les Ensablés affectionnent les publications, je tombe sur des bacs remplis de livres d’occasion. L’un d’eux attire mon attention : « Les enfants aveugles » d’un certain Bruno Gay-Lussac, avec une introduction de François Mauriac. Mauriac? Il fallait que ce roman oublié ait quelque qualité... Alors je l’ai acheté. Par Hervé Bel 

10/04/2022, 09:00

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“Raymond Schwab : mystification littéraire d’un génie méconnu” par François Ouellet

Les Sept dormants (1896), Confession de Sainte-Croix (1902), les deux volumes de poèmes Feuilles sous la glace écrits entre 1899 et 1913 ou encore l’autobiographie posthume Mon Bourreau, vous connaissez ? Ce sont quelques-unes des œuvres du poète Mathias Crismant (1882-1913), dont Raymond Schwab (1884-1956) entreprit de raconter la vie singulière et tourmentée dans un livre simplement intitulé Mathias Crismant, paru chez Plon en 1925. Par François Ouellet.

27/03/2022, 08:25

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Les Ensablés - Avec le feu de Victor Barrucand (1864-1934)

« Décennie de la bombe», les dernières années du 19ème siècle furent marquées en France par l’anarchisme insurrectionnel: attentats à la dynamite, assassinat du Président Carnot et autres pratiques de «propagande par le fait», dans un pays par ailleurs perturbé par d’autres mouvements révolutionnaires et déchiré par l’affaire Dreyfus. Remettant en cause la logique de subordination des gouvernés aux gouvernants, l’anarchisme -malgré sa violence terroriste et une certaine naïveté idéologique- fascine nombre d’intellectuels et artistes tel que Mallarmé («Le poème est comme une bombe»). Par Marie Coat

 

13/03/2022, 09:00

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Les Ensablés - Le Siège de Bruxelles (1996) de Jacques Neirynck

Au milieu des années 1990 paraît ce détonnant roman à clefs, une politique-fiction imaginant la fin de la Belgique par la prise d’indépendance de la Flandre et le déclenchement d’une guerre civile dans la capitale. Soulevés par une atmosphère décliniste, violente et baroque, des personnages symboliques hauts en couleur discourent et agissent au nom de passions diverses, confrontés aux mystères du sens du hasard et de l’Histoire. Racontés a posteriori sous forme de mémoires, ces événements sont censés s’être déroulés en l’an 2007. Par Louis Morès. 

27/02/2022, 09:00

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Les Ensablés - La psychanalyse de Freud de Pierre Janet, par Armel Job

Quand on parle de maladies mentales, s’il est un nom qui accourt spontanément sur toutes les lèvres, c’est bien celui de Sigmund Freud (1856-1939). Freud a été élevé au rang des grands génies de l’humanité pour avoir exploré un véritable continent, terra incognita avant lui, à savoir le monde de l’inconscient. La méthode psychanalytique qu’il mit au point s’est frayé un chemin dans cet univers ténébreux afin d’en révéler les mystères. De nos jours, le public cultivé pourra citer quelques noms supplémentaires des explorateurs de ce monde parmi les disciples ou les épigones du maître viennois, tels Jung, Adler, ou Lacan. Mais qui se souvient de Pierre Janet ? Par Armel Job, écrivain

06/02/2022, 09:00

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Les Ensablés – Hélène ou la solitude, de Jean Gaulmier

Roman fleuve, roman monde, Hélène ou la solitude de Jean Gaulmier avait il y a quelques années déclenché l’enthousiasme de notre ami et fondateur des Ensablés, Hervé Bel. Son engouement a suscité l’envie d’un éditeur, en l’occurrence les éditions de la Belle Étoile, de republier cet ouvrage. Que cet éditeur soit ici remercié d’avoir fait confiance au goût d’un lecteur pour prendre un tel pari. Doublement remercié même, car ce roman mérite assurément de sortir du petit cercle des amateurs éclairés auxquels il était jusqu’alors confiné pour être désormais disponible auprès d’un public plus large. Par Carl Aderhold, écrivain.

23/01/2022, 10:17

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Les Ensablés - On ne revient pas, le roman exupérien d'Hélène Froment

Hélène Froment (1908-2003), auteure d’un excellent premier roman paru chez Gallimard en 1941, On ne revient pas, est le pseudonyme d’Hélène Jaunez, qui a épousé l’aristocrate Jean de Vogüé (futur chef de la Résistance) en 1927. Dite Nelly de Vogüé, elle est surtout connue pour avoir été la maîtresse de Saint-Exupéry à partir de leur rencontre chez Louise de Vilmorin en 1929, deux ans avant le mariage de l’écrivain avec Consuelo. En 1949, cette fois-ci sous le pseudonyme de Pierre Chevrier, Nelly va lui consacrer un ouvrage, Antoine de Saint-Exupéry (Gallimard, 1949), et sera responsable de l’édition posthume de Citadelle (1948) et des Carnets (1953) de l’écrivain. par François Ouellet.

02/01/2022, 09:00

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Les Ensablés - Batouala (1921) de René Maran (1887-1960)

Les Ensablés ont le plaisir d'accueillir aujourd'hui dans leur rubrique Marie Coat, grande lectrice, qui nous fera partager au fil du temps ses découvertes. Merci à elle. Il y a tout juste un siècle, le 14 décembre 1921, le prix Goncourt fut attribué à René Maran, administrateur des colonies, pour son roman Batouala, proposé au jury par Henri de Régnier. Par Marie Coat

19/12/2021, 09:00

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Les Ensablés - Amour étrusque (1898) de JH Rosny aîné (1856-1940)

La littérature française est riche d’innombrables récits tirés de l’Antiquité grecque ou romaine. Sans remonter aux Aventures de Télémaque, nous avons tous lu La Venus d’Ille de Mérimée et son cruel dénouement, Gautier et Arria Marcella, Dumas et sa sulfureuse Acté et bien entendu Salammbô dans lequel Flaubert, de son aveu même, voulut appliquerà l’Antiquité les règles du roman moderne. L’Antiquité comme décor fabuleux et comme recueild’exemples politiques, mais aussi l’Antiquité onirique, féroce et sensuelle dont les jeunes latinistes découvraient avec ébahissement qu’elle reposait, au sens chrétien, sur une immoralité sans limite. Par Antoine Cardinale.

05/12/2021, 09:00

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Les Ensablés - Quinze rounds de Henri Decoin

Henri Decoin a connu plusieurs vies. Il fut tour à tour sportif de haut niveau – et le livre du jour fera montre de la science qu’il avait du noble art, la boxe -, héros de guerre, journaliste et cinéaste. Il fut aussi romancier. L’arbre vengeur a la bonne idée de rééditerune petite pépite, Quinze rounds, récit retraçant l’histoire d’une rencontre de boxe commentée par un boxeur sur le ring en temps réel. L’expérience littéraire y croise étonnamment les gants avec l’expérience sportive. Par Denis Gombert

21/11/2021, 09:19

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Les Ensablés – Les Maîtres du vertige, six romans de “merveilleux scientifique”

L’Arbre Vengeur, jamais en reste pour nous surprendre, nous offre aujourd’hui un très beau livre (sur la forme et le fond), Maîtres du Vertige, qui regroupe six romans de science-fiction — ou plutôt de « merveilleux scientifique », ayant été écrit par des auteurs de langue française du début du vingtième siècle… L’occasion, pour tous les curieux, épris de bonne littérature, de découvrir, non plus un seul auteur oublié, mais toute une littérature « ensablée », un continent, aurais-je envie de dire, dont j’ignorais jusqu’à l’existence. Par Hervé Bel.

08/11/2021, 16:26

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Les Ensablés – La Cité ardente d’Henry Carton de Wiart (1869-1951)  

La ville de Liège doit son célèbre surnom au titre de ce roman historique publié en 1905 (Paris, Perrin) par le comte Henry Carton de Wiart, le premier d’une série de cinq livres constituant le « cycle de la Destinée nationale ». L’ambition de l’auteur, qui s’apprête à occuper d’importantes fonctions gouvernementales au seuil de la guerre, est de renforcer le sentiment national belge en illustrant littérairement des épisodes de vaillance, de courage et de résistance puisés dans l’Histoire. Par Louis Mores

24/10/2021, 16:00

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Les Ensablés - La grande peur dans la montagne (1925) de Charles-Ferdinand Ramuz

L’œuvre de Ramuz comprend une vingtaine de romans. La grande peur dans la montagne est un texte de 1925 qui fait montre d’une grande maturité d’un auteur qui a entamé une carrière littéraire à Paris en 1900, à l’âge de vingt ans. Cependant, à Paris, là où son éditeur Bernard Grasset lui demandera toute sa vie de « se montrer », Charles Ferdinand Ramuz aura à cœur de toujours se mettre en retrait des mondanités. Par pudeur ainsi que par méfiance de la corruption urbaine, Ramuz est avant tout un homme de la terre. Par Denis Gombert

11/10/2021, 16:51

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Les Ensablés - L’univers sévère et lumineux de Maria Borrély (1890-1963)

Maria Borrély, le nom n’est pas connu. Pourtant, il devrait !...Il est toujours émouvant de découvrir des auteurs du passé. Je ne parle pas d’auteurs renommés qu’on lit pour la première fois, mais de ces auteurs complètement oubliés, que plus personne ne lit depuis longtemps, si tant est qu’ils ont déjà été lus. Par François Ouellet. 

27/09/2021, 09:39

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Les Ensablés - Les quatre éléments (1935) d'André Chamson (1900-1983)

« Mort sont les beaux diseurs/Mais le livre est écrit/Morts sont les bâtisseurs/mais le temple est bâti » (F.Mistral) André Chamson fit un voyage au Japon qu’il relate dans ses souvenirs. Nous avons été naturellement chez les geishas qui ne sont pas ce que l’on peut croire. La fille qui était venue sur le tatami pour allumer ma cigarette m’a dit « Monsieur, j’ai lu votre livre les Quatre éléments ». Les quatre éléments étaient devenus « le soleil, la rivière, la montagne » et je ne sais plus quoi… Par Antoine Cardinale

12/09/2021, 14:02

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Les Ensablés – La Rédemption de Mars de Pierre Nothomb (1887-1966)

Au sortir de la Première Guerre mondiale, durant laquelle il a travaillé pour le Gouvernement belge en exil au Havre (Sainte-Adresse) et publié des essais défendant et illustrant les positions de son pays, Pierre Nothomb (1887-1966) mène une vie littéraire entre la Belgique et la France et fait notamment paraître à Paris le roman La Rédemption de Mars (Paris, Plon, 1922). Par Louis Morès.

18/07/2021, 10:00

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Les Ensablés - Prétextat, de Pierre Bost (1901-1975)

Nos fidèles lecteurs n'ignorent pas que nous aimons Pierre Bost (1), écrivain d'avant-guerre devenu scénariste célèbre après 1945, et que nous aimons aussi les Editions de la Thébaïde qui, il y a deux ans, ont publié un recueil de nos articles sur les écrivains oubliés (Lectures en stock). Il était donc évident et naturel que nous parlions aujourd'hui de la réédition de Prétextat (1925) de Pierre Bost, d'autant plus que la préface a pour auteur François Ouellet, chroniqueur des "Ensablés", et par ailleurs grand spécialiste de l'écrivain. Par Hervé Bel.

27/06/2021, 13:22

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25/01/2023, 12:35

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BONNES FEUILLES - Kafka a écrit des centaines de lettres à Milena Jesenská, jeune femme prodige de 24 ans qu’il appelait son « feu vivant », morte en déportation à 44 ans à Ravensbrück.

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Le Chevalier Fracassé : une irrévérencieuse Histoire

Un chef-d’œuvre de manigances sur les pas d’un anti-héros délicieusement exaspérant.

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