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Les Ensablés - Note de Voyage de L. Jouannaud : "Le sang noir " de Louis Guilloux (1899-1980), un bon roman d'avant-guerre.

Gallimard vient d’éditer la correspondance d’Albert Camus (1913-1960) et de Louis Guilloux (1899-1980), écrite entre 1945 et 1959. J’ai lu cette soixantaine de lettres car ce qui touche Camus m’intéresse. Louis Guilloux m’intéressait moins. J’ai plusieurs fois feuilleté son grand roman, Le Sang noir (1935), sans me décider à le lire. Je ne savais pas qu’il avait été l’ami d’Albert, et comme Camus était exigeant, il faut que Louis Guilloux soit quelqu’un.

Le 22/11/2014 à 12:46 par Les ensablés

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22/11/2014 à 12:46

Les ensablés

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Par Laurent Jouannaud

Guilloux écrit : « J’ai toujours adoré vivre » (A Albert Camus, 11 janvier 1946), ce que Camus aurait pu signer. Et Camus lui écrit : « Et à propos du Sang noir, j’y ai remis le nez, poussé par l’amitié. J’ai eu honte et je me suis senti très petit garçon. Je ne connais personne aujourd’hui qui sache faire vivre ses personnages comme tu le fais. Il n’y a plus de romanciers parce que nous n’écrivons plus avec le cœur et la tendresse. La vie du Sang noir, c’est la vie. Enfin, j’en étais tout remué. » (A Louis Guilloux, 24 octobre 1946)

Bigre ! J’ai donc décidé de lire Le Sang noir sans tarder. La première page s’ouvre sur François Merlin, professeur de philosophie, que ses élèves, « salauds de potache », ont surnommé Cripure, par allusion au traité de Kant, Critique de la raison pure. C’est le matin. Il est encore couché. A la vingt-deuxième ligne, Cripure baise Maïa, sa concubine, veuve, « qui a roulé dans tous les fossés du pays » : « Certes, il n’avait pas envie d’elle en ce moment. Sa main pourtant se crispa sur la hanche de la goton, descendit, atteignit le rebord de la jupe, disparut. Il chassa les petits chiens, attira Maïa. La corbeille se renversa, des boutons roulèrent. Maïa posa sur la table le journal plié en chapeau de gendarme dont elle se coiffait pour faire son ménage, et sans un mot, elle escalada le divan. Il se jeta sur elle comme du haut d’un mur, les yeux toujours fermés, avec un cri rauque, mais joué. » On voit que Guilloux est un réaliste. Les quatre chiens de Cripure se réveillent. « Ce gros bruit de pas, juste au-dessus de sa tête », vient d’Amédée, son fils, qui « rejoint le front aujourd’hui même ». Cripure aura une heure de cours dans la matinée. « Mais il y avait, après midi, cette fête… Quelle corvée ! » Il entend dans le lointain une clique militaire. C’est la guerre, celle de 1914. Et Cripure pense à sa mort : « Il n’y aurait pas grand changement le jour où de même il serait étendu dans son cercueil. Quelle différence ? Rien que cette petite chose en moins, dans sa tête, si vaine, si lancinante, qu’il nommait pompeusement sa pensée, rien en moins que cette angoisse lâche qui étreignait son cœur. »

Nous sommes sans doute en 1917, car on fusille pour mutinerie. Guilloux fait retentir la Chanson de Craonne, « Adieu la vie, adieu l’amour, adieu toutes les femmes… », hymne contestataire interdit par le commandement militaire. En toile de fond, il y a le patriotisme débordant de ceux de l’arrière et le doute des jeunes qui partent au front. Le maire de la ville passe de maison en maison annoncer la mort des conscrits. « A mort Poincaré ! A mort Ribot ! La paix ! La paix ! On n’en veut plus ! Finie la guerre ! Vive la Russie ! » La Russie vient en effet de cesser les combats. La petite fête de l’après-midi est organisée en l’honneur de la femme du député Faurel, elle qui a soigné des typhiques, dans un hôpital, près du front. On meurt en première ligne, mais tout le monde s’inquiète de la santé du Général : « Un catarrhe, un affreux catarrhe, qui de temps en temps le cloue au lit. C’est très cruel. -Pauvre Général ! » Le Général assistera-t-il, oui ou non, à la remise de décoration à la femme du député ? Oui, il va mieux, ce n’était qu’un refroidissement. Les pékins se couchent devant le militaire. Cripure a la soixantaine, il est à un an de la retraite : il échappe physiquement à la guerre, mais moralement il est atteint. Qu’a t-il fait ou dit contre cette guerre ? Rien. Il est maintenant contre cette boucherie, sans avoir jamais agi pour l’empêcher ni pour l’arrêter. Le roman tourne autour de cet homme arrivé à l’âge où l’on fait le bilan et qui mourra à la dernière page, soit vingt-quatre heures après les premières lignes. Voilà une unité de temps originale. Et pour remplir 516 pages, il faudra que Guilloux distille les événements.

Louis Guilloux

La distillation convient à ce vieil homme qui ressasse son passé, le rumine, et remâche. Cripure a raté sa vie. Mon cher Hervé, je ne sais pas si vous avez déjà raté votre vie, et combien de fois !, mais cette question nous attend tous. Guilloux fait le bilan d’une vie sans gloire dont la retraite va sonner le glas social. La gloire ? Oui, Cripure en a rêvé. Il y a même goûté. Son étude sur La Pensée médique a eu un certain succès. Mais sa thèse non-conformiste sur Turnier a été refusée par la Sorbonne. Il n’a pas renoncé à écrire puisqu’il empile des notes pour La Chrestomathie du Désespoir, son grand livre à venir. En attendant, depuis longtemps, il enseigne en lycée. Il est devenu la risée des lycéens. Il apprend ce matin-là qu’on a dévissé la roue avant de sa bicyclette : il aurait pu se rompre le cou ! Cripure a connu le grand amour. Il a aimé Toinette, l’a épousée, « bonheur éphémère », et elle l’a trompé avec un beau capitaine. C’était il y a vingt ans, et il en souffre encore. Il sait ce qu’il aurait dû faire et n’a pas fait : provoquer en duel celui qui lui a pris Toinette. Ou aurait-il plutôt fallu pardonner à Toinette ? Il s’interroge encore. Après elle, plus rien. Et cette Maïa ? Analphabète, sale, elle a un autre amant. Quant à Amédée, son fils, qu’il a eu d’une autre « souillon », qu’il a reconnu par faiblesse, dont il ne s’est pas soucié, il vient de reprendre contact avec lui maintenant que le jeune homme est « en âge d’aller se faire tuer ».

Plus important que les événements et les faits, il y a le sentiment de soi. Vous connaissez, mon cher Hervé, la formule de Sartre : « L’important n’est pas ce que l’on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-même de ce qu’on a fait de nous. » (Saint Genet, comédien et martyr) N’est raté que celui qui se considère comme tel : François Merlin se considère comme tel. Ajoutons qu’il est sale, qu’il boit beaucoup, qu’il est amer et violent. Et avare : on le voit compter ses pièces d’or. Il est affecté d’un handicap physique : il a de trop grands pieds, des pieds géants ! Guilloux en fait peut-être trop. On n’a ni pitié ni peur de Cripure. Ce n’est ni une victime pantelante, ni un monstre flamboyant. Vieux et chahuté, « cocu » et lubrique, c’est un raté sans envergure que le ridicule aurait dû tuer.

Autour de lui, il y a une ville et une société, et particulièrement le lycée avec pions, élèves, censeur, proviseur. Guilloux multiplie les personnages. Il y a Nabucet, le collègue jaloux qui fait et récite des vers, va en salle d’armes, aime les très jeunes filles, dit de Cripure qu’il est « un soi-disant philosophe, au fond, un raté », à qui son ami, le Capitaine Plaire, rend visite ce même jour, et ils évoquent longuement leur passé. Il y a le proviseur Marchandeau, dont le fils est au front et dont on n’a pas de nouvelles, dont on apprend enfin qu’il fait partie des mutins et qu’il est condamné à mort. Son père veut aller à Paris pour tenter d’intervenir, il n’arrive pas à prendre le train, il erre dans la nuit et attrape une pneumonie en seize pages. Il y a Lucien Bourcier, le fils du censeur qui explique à ses parents, sur onze pages, pourquoi il n’ira pas à la fête en l’honneur de Mme Faurel. Il y a les surveillants Glâtre et Moka et leurs manies. Il y a dix-neuf pages sur la pension où une vieille dame s’amourache de son pensionnaire, Otto Kaminski, un comte polonais flamboyant qui a une jeune maîtresse, Simone, laquelle abandonne en quatorze pages son notaire de père pour partir à Paris avec le dit Kaminski qui donne une ultime fête de vingt-quatre pages avant son départ. Il y a le concierge du lycée dont le fils est désormais paralysé des deux jambes. Il y a le Cloporte qui ne sort que la nuit et dont on entend résonner la canne ferrée, clop, clop, clop ! Il y a la bossue « qui depuis des années errait par les rues de la ville, en fredonnant des airs d’opérette, une affreuse bossue qui traînait toujours au bout d’une laisse un petit chien jaune et hagard. » Et la ville elle-même devient un personnage que Guilloux appelle le Bœuf, Bœufgorod, Cloportgorod, Mortgorod. Le roman prolifère et se dilue, on attend que Guilloux en revienne à Cripure dont les souvenirs sur la grande toile de fond de la guerre auraient suffi au roman.

Louis Guilloux

L’événement qui occupe le dernier tiers du livre, c’est le duel. Cripure a giflé Nabucet qui a parlé de « mater » ceux qui réclament la paix : « Cette gifle valait pour tout le passé, elle résumait d’un coup toutes les gifles qu’il s’était privé de donner au cours de sa triste carrière. » Nabucet exige un duel. Cripure accepte. Ce qui peut racheter Cripure à ses yeux comme aux nôtres, ce serait une belle mort : il n’a aucune chance contre Nabucet le bretteur. Mais tout le monde veut lui sauver la vie. Le lecteur est tenu en haleine : Cripure va-t-il réussir sa sortie ? Toute la nuit, on discute ici et là pour faire signer aux deux adversaires un compromis. Cripure signe au petit matin. On lui a volé cette mort héroïque, il se l’est laissé voler. « Vous m’avez fait signer une infamie. » Par amour, faiblesse, fatigue et encore une fois, par lâcheté. Mais pendant ce temps, ses chiens, enfermés dans son bureau, « ont boulotté la Chrestomathie ». Cripure a un sursaut : il a un revolver, il tire vite, il se tue. Guilloux en fait un suicide grotesque : il ne meurt pas sur le coup, les chiens hurlent, les voisins arrivent et le médecin n’arrive pas. Maïa et son amant ont peur d’être accusés de l’avoir assassiné pour hériter. On arrive difficilement à le faire entrer dans une calèche pour le transporter, il vit toujours, ses chiens s’échappent et suivent le cortège.

On se demande jusqu’à la dernière page si Cripure ne va pas en réchapper, s’il n’a pas encore une fois raté son coup, si ce n’est pas une fausse sortie, s’il ne fait pas encore le clown. Il n’est pas facile de finir en beauté une existence de cloporte. Cripure meurt enfin, et les soldats qui se trouvaient-là « se mirent au garde-à-vous. » Qui était François Merlin ? Des élèves l’ont aimé et vénéré : « Il a été mon maître au sens noble du mot. Je l’ai adoré. Je l’ai maudit. » Ils le respectent, l’appellent « maître », mais on ne sait pas exactement pourquoi. Cripure déclarait au début du roman : « Je détruis toute idole, et je n’ai pas de Dieu à mettre sur l’autel. » Il évoque Stirner, cite Goethe en allemand, cite Nietzsche (« Amor fati », aimer son destin), Rimbaud, Baudelaire. « Le monde est absurde, jeune homme, et toute la grandeur de l’homme consiste à connaître cette absurdité, toute sa probité aussi. » Camus a dû aimer ces lignes-là, et celles-ci aussi : « Non, voyez-vous, la vie, c’est ce dont on s’empare. » On imagine l’enthousiasme des jeunes élèves à qui il disait : « Emparez-vous de votre bonheur sans considération de rien ni personne. » Ce que lui-même n’a jamais fait.

Les professeurs de philosophie, aujourd’hui comme hier, ont une tâche bien ambiguë. Un de ses anciens élèves le considère comme un escroc. François Merlin a été « complice » de la société, et il le sait. Son drame, c’est de n’être pas à la hauteur des grandes idées qu’il a lues : « J’ai su percer le mensonge, mais là s’est arrêtée mon audace. A présent, je suis vieux, laid, infirme, seul…malgré l’autre [Maïa]. Battu à plates coutures. Encore n’ai-je pas le droit de me dire battu, puisque je n’ai pas livré bataille. Je n’ai le droit de rien. Je ne suis rien. Rien que l’un d’eux. » C’est le drame de « l’intellectuel », le mot est dans le texte, qui voit les mensonges, comprend les rouages, sait où sont les opprimés et qui sont les puissants, et rate sa vie mais pas sa carrière. Regrets tardifs, suicide inutile. Au moment même où il raccompagne son fils qui retourne au front, Cripure se dit qu’il ferait mieux de l’aider à déserter, et n’en fait pourtant rien. Cripure, ou plutôt Guilloux, va très loin : « Il regrettait les terroristes, dont il n’aurait pas été. Dont il n’avait pas été. » Le terrorisme contre l’ordre établi ? La question est toujours d’actualité. Nabucet, le poète sans talent que Guilloux ridiculise tout au long du roman, dit à un de ses élèves qui lit Au-dessus de la mêlée (1914), le manifeste pacifiste de Romain Rolland : « Permettez à votre vieux professeur, à votre vieux maître, qui encore une fois vous aime bien, permettez-lui de vous donner un bon conseil : n’entrez pas en lutte contre les puissances. Vous serez brisé. » Les mutins de 1917, ceux qu’on réhabilite aujourd’hui, ont bel et bien été brisés.

Aujourd’hui, contre quoi faudrait-il se mutiner ? A partir de quand est-on complice de ce qui se passe autour de nous ? Combien de kilomètres de distance faut-il pour être innocent du mal ? Ces questions n’ont pas vieilli. Indignez-vous, disait l’un. Trop facile, lui rétorque-t-on : il faut agir. Et le risque est le même maintenant qu’hier, celui de se faire briser par les puissants. Simone, personnage éphémère, répond ainsi à la question « que faire ? » : « Se choisir… Soi. » C’est ce que Cripure n’a même pas fait.

Le sang noir a fait l'objet d'une adaptation télévisée avec Rufus ans le rôle de Cripure en 2007Guilloux a eu ses heures de gloire. Le Sang noir frôle le Goncourt en 1935 et connaît un grand succès. Il obtient le Prix du roman populiste en 1942 pour Le Pain des rêves. En 1949, Le Jeu de patience frôle encore le Goncourt et obtient le prix Renaudot. Guilloux reçoit le Grand Prix de littérature de l’Académie française en 1973. En 2009, Gallimard a republié dans la belle édition Quarto, 1120 pages, les grands textes de Louis Guilloux. En 2010, un des colloques de Cerisy lui est consacré. Certes, son étoile a pâli, les histoires de la littérature l’honorent de quelques lignes seulement. Vieux jeu, ringard ? Démodé, dépassé ? Inutile ? Pas du tout. Je regrette d’avoir partagé ces préjugés : Le Sang noir est un bon roman. Un bon roman n’est pas encore un grand roman. Il y a des longueurs dans Le Sang noir et Guilloux écrit un peu trop large, mais c’est peut-être une différence de goût : je n’aime pas le gras. Voyage au bout de la nuit (1932) décrit mieux les bassesses qu’exige la survie. La Condition humaine (1933) montre comment s’engager et agir. Camus est allé plus loin dans l’absurde. Quant à l’affirmation de l’individu, Les Nourritures terrestres de Gide avaient tout dit. Guilloux a eu à faire à forte concurrence. Tout en lisant Le Sang noir, j’ai commencé la lecture de deux thrillers à succès, un américain et un italien. Je les ai abandonnés au bout de cinquante pages. C’étaient des romans sans substance, tous les mêmes : les meurtres sadiques, l’inspecteur revenu de tout sauf de son métier, à moitié lâché par sa hiérarchie et lâché par sa femme, flanqué d’un assistant jeune et naïf, etc. J’ai refermé ces romans en cours de route, mais pas celui de Louis Guilloux. Et je lirai bientôt son autre grand livre, Le Jeu de patience.

Laurent Jouannaud

P.-S. : Pour ceux que la genèse du Sang noir intéresse, on peut lire la longue lettre du 10 novembre 1946 de Guilloux à Camus, au sujet de Palante, son professeur de philosophie, modèle de Cripure (Albert Camus-Louis Guilloux, Correspondance 1945-1959, Edition établie, présentée et annotée par Agnès Spiquel-Courdille, Gallimard, 2013).

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Paul-André Lesort (1915-1997) aurait pu intituler son cinquième roman L’emprise, mais il a choisi un titre plus incisif : Le fer rouge. Paru en 1957, l’ouvrage de ce romancier étiqueté « grand écrivain catholique » choqua autant les lecteurs que la critique, à quelques rares exceptions près comme Jean Cayrol (« Ce n’est pas un spectacle auquel il nous convie,...mais une quête, une aventure avec « risques et périls»... Son honneur est de déranger et de se déranger...Beaucoup n’ont pas compris la route surprenante qu’il put choisir sans avertissement »). Par Marie Coat.

30/07/2023, 10:05

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Les Ensablés - Petit Louis, d'Eugène Dabit

Chers amis des Ensablés, notre site accueille aujourd'hui une nouvelle contributrice, Isabelle Luciat, à qui nous souhaitons la bienvenue au sein de notre équipe. Pour son premier article, elle a choisi "Petit Louis" deuxième roman d'Eugène Dabit, qui avait rencontré le succès avec L'Hôtel du Nord, paru en 1929. Hervé BEL.

16/07/2023, 09:00

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Les Ensablés – Des hommes passèrent…, de Marcelle Capy

Pendant la première moitié du XXe siècle, de nombreux romans « champêtres » ont été publiés, et les Ensablés n’ont pas manqué d’en chroniquer. Parmi ceux qui nous ont particulièrement marqués, rappelons l’admirable Campagne (prix Femina 1937) de Raymonde Vincent que les éditions Le passeur viennent de rééditer et La vie d’un simple, d’Émile Guillaumin. Il me faut en ajouter un autre, récemment paru chez La Thébaïde d’une romancière complètement oubliée, Marcelle Capy. Par Hervé BEL

02/07/2023, 12:20

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Les Ensablés - Cinis in cinerem, de Régis Messac (1893-1945)

Les Éditions de La Grange Batelière achève par Cinis in cinerem (allusion à la Genèse « tu es poussière et tu retourneras à la poussière), la publication des quatre romans policiers de Régis Messac, auteur que nos amis des Ensablés commencent à connaître (Quinzinzinzilli, Le mystère de Monsieur Ernest). A mon goût, c’est le roman plus étonnant, le plus attachant aussi, car il s’y mêle le gothique, le fantastique, la psychanalyse et le scientisme du XIXème siècle, dans une ambiance mystérieuse : plaisir assuré pour tous ceux qui ont aimé Gaston Leroux, Maurice Leblanc, Stevenson, Edgar Poe, et j’en passe. Par Hervé Bel

11/06/2023, 09:00

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Les Ensablés - Le tramway des officiers (1973) de Georges Thinès

Georges Thinès  (1923-2016) est un écrivain belge de langue française né en 1923 à Liège et décédé en 2016 à Court-Saint-Étienne. D’abord attiré par les lettres classiques, il fut étudiant en philosophie et lettres à la Faculté universitaire Saint-Louis de Bruxelles. Après son engagement à la Royal Navy durant la guerre, Georges Thinès renonce à la philologie et s’oriente vers la psychologie. Professeur à l’université de Louvain, il fut un spécialiste de renommée mondiale dans le domaine de l’éthologie animale. Excellent musicien, fondateur de l’orchestre symphonique de Louvain, il fut encore poète, nouvelliste, romancier, dramaturge, essayiste. Par Armel Job

28/05/2023, 09:00

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Les Ensablés - Les aiguilles à tricoter de Denis Belloc, le bas bruit de la violence

Décédé en 2013 à l’âge de 64 ans, Denis Belloc ( (1949-2013) a marqué d’une empreinte noire la littérature française. Son œuvre, une dizaine de romans parus, s’abreuve au sirop de la rue. Mais ce liquide est violent et amer. C’est l’univers de la toxicomanie dans Képas (Lieu commun, 1989) ou de la prostitution dans Suzanne (Lieu commun 1988) qui forme le décor des romans de Belloc dont l’entière matière est autobiographique. Par Denis Gombert.

14/05/2023, 09:00

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Les Ensablés - Heureux les pacifiques de Raymond Abellio (1907-1986)

En janvier 1947, les éditions du Portulan publièrent un épais volume au titre biblique, « Heureux les pacifiques », que la critique accueillit avec force éloges, n’hésitant pas à parler de «roman fracassant et excitant » (Pierre de Boisdeffre), de « roman d’une génération » (Maurice Nadeau), tous se montrant impressionnés par  la justesse d’un tableau riche et complexe d’une époque charnière (1934-1945): ainsi Pierre Descaves, selon lequel ce roman est « sans aucun doute, le document le plus important, le plus impressionnant qui nous ait été donné depuis quinze ans, sur l’état d’une jeunesse que guettait le conflit de 1939-1940 et les années, noires et rouges, des refus ou des abandons ». Par Marie Coat

30/04/2023, 16:45

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Les Ensablés - Le renard à l'anneau d'or, de Nelly Kristink    

Mariève a vingt-trois ans lorsqu’elle épouse Gilles, de dix ans son aîné. Ce mariage la conduit à s’installer chez lui, dans un domaine forestier des Hautes Fagnes, à l’est de la Belgique. Le manoir du Rondbuisson, situé à l’orée du bois, est la résidence de quelques personnages rustiques et gentiment intrigants. Tout semble en place pour assurer le confort de Mariève, dans un cocon où l’on ressent plus qu’ailleurs le rythme envoûtant des saisons. Mais pourquoi n’y semble-t-elle pas heureuse ? C’est l’histoire de la lente dégradation d’un amour s’abîmant au grattage de l’écorce. Par Louis Morès. 

10/04/2023, 09:47

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Les Ensablés - Jeunes femmes en uniforme, de Terreska Torrès

« Elles sont les premières. Cinq filles. Jeunes, timides, heureuses, excités, cœurs battants et prêtes à mourir pour la France. » Nous sommes en 1940. La France vient de perdre la guerre. À Londres, la France libre sous l’impulsion du général de Gaulle fait ses premiers pas. Pour la première fois, les femmes prennent part au conflit sous l’uniforme français. Un Corps féminin de Volontaires de la France libre est créé, dans lequel s’enrôlent les héroïnes de ce roman, ainsi que son autrice, Tereska Torrès. Par Carl Aderhold.

26/03/2023, 17:17

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Les Ensablés - Kikou Yamata (1897-1975), la Japolyonnaise

Qui se souvient aujourd’hui de Kikou Yamata, une écrivaine née à Lyon en 1897 d’un père japonais et d’une mère française et décédée en 1975 à Genève ? Étonnante et attachante figure, auteure d’une œuvre importante. Par François Ouellet

12/03/2023, 10:00

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Les Ensablés - Génération hussards, de Marc Dambre

En septembre 2022, Marc Dambre, spécialiste de Roger Nimier, a publié chez Perrin une somme passionnante (je pèse mes mots) intitulée Génération hussards, en référence à une mouvance littéraire des années 50. L’occasion d’aborder avec lui non seulement la vie et la production littéraire des « hussards » les plus connus, mais aussi d’en (re)découvrir d’autres, dont Stephen Hecquet, objet d’un récent article des Ensablés, et de revisiter trente années de vie culturelle française. Par Hervé Bel

20/02/2023, 09:56

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Les Ensablés - Henry Thoreau sauvage, de Léon Bazalgette

Emmanuel Bluteau m’a envoyé ce livre, Henri Thoreau sauvage, qu’il vient de rééditer dans sa maison d’édition, la Thébaïde, avec ce petit mot : « Voilà un vrai ensablé ! ». Par Hervé Bel.

05/02/2023, 09:00

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Les Ensablés - Deutschland de René Trintzius (1898-1953)

Quiconque vous demanderait ce qu’évoque pour vous le nom de Trinztius, vous resteriez coi ou chercheriez en vain du côté des érudits anversois de la Renaissance. Bien oublié aujourd’hui, René Trintzius fut très connu dans le monde des lettres de la première moitié du siècle dernier. Né en 1898 dans une famille bourgeoise de Rouen -son père était un architecte renommé- il abandonna très en amont une carrière de magistrat pour se consacrer dans un premier temps au journalisme, puis rapidement à l’écriture de pièces de théâtre et de romans. Par Marie Coat

22/01/2023, 09:00

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Les Ensablés - Malpertuis (1943) de Jean Ray (1887-1964)

Au carrefour de ruelles obscures se dresse Malpertuis. Quentin Moretus Cassave, le maître de cette grande maison, s’éteint sur son lit de mort et fait lire à sa famille réunie les articles de son testament. Pour recevoir l’héritage, les héritiers doivent s’engager à venir vivre au sein de ce lieu rempli de mystères et seul le dernier d’entre eux recevra la fortune. Le dernier ? Dans cette demeure hantée peuplée d’une faune étrange et où le temps s’étire à la croisée des mondes, les périls sont immenses. Jean-Jacques Grandsire, un jeune neveu de Cassave, nous confie avec effroi les heurts et malheurs de Malpertuis. Un chef-d’œuvre du fantastique belge à redécouvrir. Par Louis Morès. 

08/01/2023, 09:00

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Les Ensablés - une biographie de Marie Borrély (1890-1963)

J’ai parlé, il y a quelques mois dans cette chronique, de Maria Borrély (1890-1963), une romancière d’exception de la Haute-Provence. Voici qu’une belle biographie vient de lui être consacrée par Danièle Henky aux éditions Le Papillon rouge, Maria Borrély. La Vie d’une femme éblouie. La biographe, qui a commencé à s’intéresser à Maria Borrély au début des années 2000, a pu avoir accès aux archives de l’écrivaine, se nourrir des souvenirs de Pierre Borrély, le cadet des deux fils de l’écrivaine, qu’elle a maintes fois rencontré, travailler aux premières rééditions avec Paulette Borrély, la femme de Pierre. Par François Ouellet

25/12/2022, 09:00

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Les Ensablés - La baie des Wallons (1991) de Viviane Dumont

Dernier tome d’une trilogie de romans historiques suivant sur trois générations l’histoire d’une famille aux XVIe et XVIIe siècles dans les Provinces-Unies et les Pays-Bas espagnols, La Baie des Wallons relate les aventures du jeune Tristan de Noirfontaine, un orphelin seul héritier de sa lignée ne rêvant que d’exploration au point de s’embarquer dans un navire à la conquête du Nouveau Monde. C’est avec enthousiasme qu’il participera àl’émergence d’une nouvelle ville et d’une société lui offrant une vie pleine de promesses, à condition de faire preuve de prudence et de ne pas oublier ses racines.

Par Louis Morès.

11/12/2022, 09:00

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Les Ensablés - Adieu mes quinze ans de Claude Campagne

Un chef-d’œuvre de la littérature jeunesse : Adieu mes quinze ans fut en 1960 un véritable phénomène éditorial : plus de 650.000 exemplaires écoulés. Le livre fut traduit en 11 langues et adapté en un feuilleton de 10 épisodes qui fit les beaux jours de l’ORTF au tout début des années 70. Il faut croire que ce roman sur l’adolescence possédait quelque chose de particulier qui avait pu toucher toute une génération. Elle se retrouvait dans le portrait de Fanny, l’héroïne du roman qui voyait du jour au lendemain sa vie bousculée avec l’apparition de deux êtres et d’un secret. Mais quoi ? Par Denis Gombert

27/11/2022, 11:34

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Les Ensablés – Stephen Hecquet, vie et trépas d’un maudit de Frédéric Casotti

Stephen Hecquet, avocat, écrivain… Pour beaucoup, ce nom ne dit plus rien. Auteur d’une dizaine de romans publiés dans les années cinquante, il est pourtant considéré comme l’un des membres de ce groupe que Bernard Frank appela les « hussards ». Ses romans n’ont jamais été réédités (sauf en 1993 pour « Les collégiens »). Début 2022, est parue chez Séguier une courte et bienvenue biographie de Stephen Hecquet par Frédéric Casotti intitulée Stephen Hecquet, vie et trépas d’un maudit, dont les Ensablés se devaient de rendre compte, d’autant qu’en 2013 notre ami Henri-Jean Coudy (dont les parents connaissaient bien Hecquet) avait déjà fait un article à propos d’Anne ou le garçon de verre.

13/11/2022, 09:00

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Les Ensablés - Régis Messac et le polar lettré, par François Ouellet

Romancier, essayiste, pamphlétaire, journaliste, professeur, historien de la littérature populaire, du roman policier et de la science-fiction, rédacteur en chef des Primaires, revue de gauche anticléricale, syndicale et pacifiste, etc., Régis Messac (1893-1945) a été de bien des engagements littéraires et politiques. Par François Ouellet.

30/10/2022, 09:22

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Les Ensablés : Passage des émigrants, de Jacques Chauviré

Prendre soin des seniors, des anciens, du quatrième âge, des personnes âgées, bref : des vieux, problème de société rebattu, mais irrésolu, au parfum de désolant scandale malgré d’indéniables avancées... En 1977, paraissait sur ce sujet Passage des émigrants, un remarquable roman écrit par un médecin, Jacques Chauviré (1915-2005), dernier d’une trilogie mettant en scène le parcours du Dr Desportes, médecin du travail puis gériatre. Par Marie Coat.

09/10/2022, 09:00

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Pasolini en clair-obscur

12/04/2024, 18:11

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Cadeaux d’affaires : envoyer des livres cultive une certaine originalité

Quand on pense cadeaux d’affaires, on a souvent à l’esprit le vin, les champagnes ou encore les spiritueux. Plus souvent, cela prend la forme d’une stylo, d’un beau bouquet, ou bien d'une petite sacoche à l'effigie de l'entreprise. Mais, en la matière, c’est souvent l’originalité qui paie, et, alors, pourquoi ne pas choisir un beau livre ?

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Le printemps est arrivé en librairies

Aux poissons succèdent les congés, avec leur grand nettoyage de printemps : aux escoubilles les publications hivernales, place aux nouveautés vernales. Avec pas moins de 63 livres qui rentrent dans le classement des 200 meilleures ventes, ça sent le grand chambardement ! Ah cette semaine 14 (1er/7 avril), que de jolies choses réserve-t-elle !

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Le grand livre de la génération Hip-Hop et ses combats

BONNES FEUILLES - "L'idée de Génération Hip-Hop fait fusionner les époques et les races, les localisations géographiques et le pluriculturalisme, les beats qui tuent et le métissage. Elle est là pour décrire le passage de la politique à la culture, le processus d'entropie et de reconstruction. Elle est là pour rendre compte des espoirs et des cauchemars collectifs, des ambitions et des échecs de ceux qui resteraient sinon définis comme 'post-ceci' ou ‘post-cela'.

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50 images historiques qui racontent le Débarquement

BONNES FEUILLES - À l'approche du 80e anniversaire du Débarquement, Emmanuel Thiébot, historien spécialiste de la Seconde Guerre mondiale et directeur du Mémorial des Civils dans la Guerre à Falaise, présente un ouvrage commémoratif qui retrace les événements clés de la fin du conflit, de la préparation du Débarquement jusqu'à la Libération en Europe le 8 mai 1945 et au Japon le 2 septembre de la même année. 

12/04/2024, 07:30

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Sexophobie : plaidoyer pour une sexualité libérée

BONNES FEUILLES - Dans son ouvrage, Giampaolo Furgiuele explore la sexophobie, définie comme la peur et le rejet de la sexualité, qui se répand subtilement dans nos sociétés contemporaines.

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Le géant Igor Stravinsky se raconte

BONNES FEUILLES - “Je manque de mots et ne suis guère doué pour ce genre d’explications en général, mais peut-être cela aidera-t-il si je vous dis que lorsque je compose un intervalle, je le conçois comme un objet (enfin, les fois où j’essaie de me le représenter d’une manière ou d’une autre), comme une chose qui m’est extérieure, c’est-à-dire le contraire d’une impression.

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Vous étiez un monde, de Christine Guinard

Sous ce beau titre, Christine Guinard révèle l’intention première de ce recueil : une lutte mot à mot contre la désagrégation, celle de la réalité, et surtout l’autre, beaucoup plus douloureuse, celle de la conscience. Renouer avec un Tout condamné à disparaître, trouver une voie propice à la renaissance et à l’amour à travers un dépouillement essentiel, voilà qui nous renvoie à l’une des ambitions premières de la littérature.

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Le crime, plus dark dans les bas-fonds d'internet

Novembre 2018. Devant la caméra de DreamNet, Hanna/KandyKroosh a commencé sa soirée. Comme ses collègues dans les studios adjacents, elle engage un chat avec des utilisateurs, habitués ou pas, qui paient en « jetons » pour obtenir d’elle des images de plus en plus croustillantes : rapidement l’objectif des 1000 jetons pour du topless est atteint aussi propose-t-elle une « surprise à venir » pour que continuent les enchères ! Faut bien gagner sa vie ! 

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Guerrières : ces femmes qui ont pris les armes

Autant le dire, il y a des livres d’histoire qui vous tombent des mains, et d’autres, comme celui que vient de faire paraître l’historien et romancier Carl Aderhold, qui vous passionnent, parce qu’ils sont un savant dosage entre analyse, explications et anecdotes illustratives qui satisfont notre penchant pour les aventures. Le sujet de son ouvrage est étrangement neuf, car si beaucoup de chercheurs se sont penchés sur la situation des femmes à l’arrière pendant les guerres, peu ont osé aborder le destin des femmes-soldates. Chronique par Hervé Bel.

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Dans les Ténèbres, il existe des livres qui vous veulent littéralement du mal...

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Un chef-d'oeuvre au centre des flammes

BONNES FEUILLES — Le 5 août 1949, aux abords des Rocheuses, l'incendie de Mann Gulch a pris une tournure tragique : dix pompiers parachutistes ont péri dans les flammes. (trad. Jean Guiloineau et Laure Jouanneau-Lopez)

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La bêtise, et comment en sortir

BONNES FEUILLES - Dans un monde où les jeunes sont de plus en plus exposés aux fausses informations et à la cruauté en ligne, le livre La bêtise, c'est quoi ? par Jean-François Marmion, vise à éclairer les 8-11 ans sur les subtilités de l'intelligence, la bêtise, et la manière dont nos propres erreurs peuvent nous enseigner à être de meilleures personnes. 

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Finance mondialisée : des ouvrages décryptent un univers opaque

Le volume des transactions ne cesse d’augmenter de par le monde, et il est de plus en plus difficile de s’y retrouver, et d’y voir tout simplement clair. Qui fait quoi avec l’argent de qui ? Dans ce dédale, qui peut laisser un brin perplexe, il peut être pertinent de s’aider du regard posé de quelques experts.

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Il y a longtemps que je t'aime : l'amour est une île déserte

C'est l'histoire d'un naufrage, celui de la passagère d'une croisière qui s'échoue sur une île luxuriante. Seule parmi les plantes exotiques et les espèces sauvages, elle doit s'inventer une routine pour survivre. Seule ? Peut-être pas autant qu'elle le croit, car sur cet îlot perdu au milieu de l'immensité marine vit aussi un jeune sauvageon, moins farouche qu'il n'y paraît à première vue.

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Pauline ou l'enfance, voyage dans les souvenirs

Pauline ou l’enfance... voici un voyage qui mêle l'intime à la nostalgie, entre Saône-et-Loire et Normandie. Les paysages de l’enfance succèdent aux souvenirs qui façonnent une vie et reviennent en mémoire. Dans ce second roman, Philippe Bonilo imagine une ode où la simplicité des petites choses, gravées dans la mémoire, se changent en instants suspendus...

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Cinquième enquête de l'inspecteur Harry McCoy

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Jul manipulatrice, complice ou femme trophée ?

BONNES FEUILLES - Ce thriller politique s'ouvre sur Pavel, l'ambassadeur américain en Inde, qui se retrouve plongé dans l'ennui de Delhi jusqu'à ce qu'une demande d'entretien hors du commun capte son attention. 

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Un conte gothique dans les forêts enneigées de Waldenstein

BONNES FEUILLES - Wald, emporté par les fragments épars de son enfance, se retrouve de retour à Waldenstein, une contrée éloignée qu’il avait autrefois délaissée sans regarder en arrière. Il y découvre l’hôtel familial, désormais figé dans le temps. 

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La Sagesse du Yi King

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Du Marquis de Sade au nazisme, à quoi ressemble le mal ?

BONNES FEUILLES — En 1926 à Berlin, Walter, un jeune homme de vingt ans, devient l'héritier de la collection de son grand-père éditeur et relieur, comprenant une bibliothèque prestigieuse avec des livres reliés en peau d'animaux spécifiques, choisis en fonction de leur contenu. Un livre en particulier attire l'attention de Walter : une première édition du Marquis de Sade, recouverte de la peau d'une aristocrate guillotinée, un chef-d'œuvre de bibliopégie anthropodermique.

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Jean Genet : merde, complot et sainteté  

Rédigé il y a plus de 80 ans dans la prison de Fresnes, Héliogabale marque l’entrée de Jean Genet dans l’écriture dramatique. L’écrivain-taulard se sert de la figure de l’empereur romain pour développer les thèmes qui lui sont chers : la déchéance, l’abject, la lâcheté, la saleté, la merde.

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Yokohama Station Fable : et tout le Japon fut recouvert par une gare  

Et si une gare monstrueuse recouvrait la totalité du Japon ? Ce manga de SF confinant à l’absurde nous plonge dans une surprenante dystopie remplie d’escalators et de contrôleurs de quais. Une ambiance pour le moins unique, oppressante et pleine de mystères.

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Tout le monde cherche son Kafka

Bien sûr, ce livre mérite tous les superlatifs possibles : merveilleux, fantastique, formidable. En s’appuyant sur le sous-titre, une enquête littéraire, on pourrait constater en quelques phrases l’incroyable aventure des manuscrits de l’auteur, qui pourtant voulait qu’ils soient détruits par le feu. Cependant, J’irai chercher Kafka de Léa Veinstein, publié par Flammarion, est peut-être bien plus encore une histoire de quêtes que d’enquête littéraire.

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Un coup de pouce, pour lutter contre un coup de cafard ? Qui ne s’est jamais mis à broyer du noir, face aux reflets d’un miroir où il manque ici quelques centimètres et quelques-uns de trop là ? Et si le problème ne tenait qu’à ces oppressantes injonctions à une beauté… douteuse ?

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La rivalité sino-américaine, ou la refonte du capitalisme global

Dans un monde où l’équilibre géopolitique est aussi fragile qu’une toile d’araignée sous la rosée du matin, l’ouvrage de Benjamin Bürbaumer, Chine contre États-Unis, le capitalisme contre la mondialisation », se pose en phare éclairant les tumultes de notre époque. 

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“Les soins palliatifs, ce sont des montagnes russes permanentes”

Voici Mona, qui cache ses émotions par couches, comme un oignon ; Nino, que ses mains abandonnent ; France, en proie à l’incompréhension face à la souffrance ; Olivier, grand enfant d’une timidité maladive... 

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Pour mieux comprendre les droits et libertés fondamentaux français

BONNESFEUILLES — Cet ouvrage vise à présenter de manière simple et claire des notions souvent complexes : les droits et libertés fondamentaux. Il aborde des questions telles que leur définition précise, leur application concrète et les protections dont bénéficie chaque citoyen. Le livre se présente sous la forme de questions-réponses, permettant d'accéder rapidement à l'information essentielle et de l'approfondir ensuite.

08/04/2024, 10:44

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Cyril Pedrosa raconte un an de son monde

BONNES FEUILLES - Journal d'une bataille est un ouvrage qui se distingue par son approche unique et introspective, dans lequel Cyril Pedrosa livre un combat intérieur à travers 92 dessins. Ces illustrations sont juxtaposées avec des textes rédigés mois après mois, créant une oeuvre qui n'est pas tant une narration élargie des images, mais plutôt une exploration émotionnelle fragmentée et régulière. 

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Les raisons qui poussent à adopter un nom de plume

BONNES FEUILLES - Écrire sous un pseudonyme est une exploration de la liberté, un envol vers une nouvelle naissance. Mais, est-il vraiment possible de fuir son destin ? Dans un texte à la fois espiègle et touchant, Ella Balaert partage ses réflexions sur les thèmes du masque, de l'origine, des racines et de l'identité. 

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L'heure invisible : après six ans d'absence, le retour d'Alice Hoffman

« Un merveilleux roman d’amour et d’apprentissage », assure Stephen King de ce nouveau livre d'Alice Hofman, À l'ouest de la Lune (trad. Michel Bessière). Véritable phénomène lors de sa publication aux Etats-Unis, la romancière rend là un magnifique hommage à l'écrivain américain, auteur de nouvelles et de romans Nathaniel Hawthorne. 

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Guillaume Musso, indétrônable

Le format poche a accusé le coup d’une légère baisse entre 2021 et 2022, passant de 421,7 à 417,2 millions €. Avec malgré tout 121,4 millions de petits ouvrages écoulés. Conclusion, Guillaume Musso mise tout sur le poche d’Angélique, qui prend la première place des ventes en cette semaine 13 (25-31 mars), avec 21.383 exemplaires…

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Avouons-le, le portrait-robot du professeur de philosophie est plutôt celui d'un original un peu allumé ou d'un personnage hors d'âge ne jurant que par Platon et Nietzsche. Gatsu Sensei dépoussière complètement la philosophie en dessinant des parallèles entre les grands noms de la discipline et les héros des mangas les plus populaires !

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