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Notes de voyage de Laurent Jouannaud: "Candide ou l'optimisme" de Voltaire (1694-1778)n'est pas ma tasse de thé

Notes de voyage de Laurent Jouannaud: "Candide ou l'optimisme" de Voltaire (1694-1778)n'est pas ma tasse de thé

Le 21/09/2014 à 09:12 par Les ensablés

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21/09/2014 à 09:12

Les ensablés

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Cher Hervé, je suis heureux de retrouver votre blog et de partager avec nos lecteurs mes impressions de lecture. Après un été consacré aux romans policiers, à des curiosités, à trois ensablés (Kléber Haedens, Henri Duvernois, Georges Blond), j’ai voulu revoir un grand classique. Je viens de relire Candide ou l’optimisme, de Voltaire. C’est un monument quasiment sacré dont on vante le fond et la forme, un chef d’œuvre de légèreté et d’esprit doublé d’un chef d’œuvre de tolérance et de sagesse… Voilà pourtant un texte que je n’ai jamais aimé, et c’est la raison pour laquelle je l’ai relu : il faut de temps en temps lire contre ses goûts, contre ses habitudes, contre soi-même. Ce texte qui passe pour très drôle ne m’a jamais amusé. Et Candide m’a une fois de plus déçu. Je me suis demandé pourquoi.Un jeune homme, « qui avait le jugement assez droit avec l’esprit le plus simple », se trouve embarqué dans un feuilleton rocambolesque de trente chapitres. Parti d’Allemagne, il parcourt l’Europe (Hollande, Espagne, France, Italie, Angleterre) et l’Amérique du Sud (Paraguay et Guyane), pour s’arrêter enfin à Constantinople : il y retrouve Cunégonde, celle qu’il aime, et veut « cultiver son jardin ». Il connaît toutes sortes d’aventures plus terribles les unes que les autres et croise ou subit le mal sous toutes ses formes. Or ce jeune homme croit à l’optimisme que lui a enseigné son maître Pangloss. Un optimiste, au sens philosophique du XVIIIe, pense que le monde est parfait, puisqu’il a été créé par Dieu, qui est l’être parfait. Cette opinion inspirée de Leibniz est résumée par la formule célèbre : « Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. »La contradiction entre le monde théorique et le monde réel, entre ce que vit Candide et ce à quoi il croit, est le moteur comique du texte. C’est ce qu’on appelle le comique de situation : Candide enrôlé de force, Candide fessé, Candide emprisonné, volé, trompé, Candide qui reçoit le contenu d’un pot de chambre sur la tête, mais Candide jamais déniaisé et toujours optimiste. Ce jeu de massacre fait l’essentiel du texte. Les faits devraient faire voler en éclats l’optimisme du héros dès le premier chapitre. Or il n’en est rien : Candide ne se rend pas à l’expérience. Comme dans ces dessins animés où un personnage assommé de gifles se redresse à chaque fois, il continue à dire : « Tout est bien. » Est-ce vraiment drôle ? Candide, malgré sa jeunesse et sa générosité, me glacerait plutôt par son dogmatisme et son entêtement, bien plus qu’il ne m’amuse.Candide place son bonheur dans l’amour : il court après Cunégonde, qui lui sert de baromètre. S’il la perd, c’est que le monde est mal fait. Dès qu’il la retrouve, c’est que tout va bien. Tout commence d’ailleurs par l’amour, dans la pure tradition française (bien que Candide soit allemand !) : « Leurs bouches se rencontrèrent, leurs yeux s’enflammèrent, leurs genoux tremblèrent, leurs mains s’égarèrent. » La belle Cunégonde fait les premiers pas : elle-même vient de surprendre « le docteur Pangloss qui donnait une leçon de physique expérimentale à la femme de chambre de sa mère, petite brune très jolie et très docile ». Les grivoiseries et allusions érotiques, même bien dites, ne me font généralement pas rire. La veine sexuelle se répètera au long du texte. Cunégonde sera violée sans plus de commentaires : « Elle a été éventrée par des soldats bulgares, après avoir été violée autant qu’on peut l’être » (Ch. 4) Elle en réchappe, retrouve Candide, et c’est elle-même qui commente au chapitre 7 ce qui lui est arrivé : « On ne vous a donc point violée ? On ne vous a point fendu le ventre ? - Si fait ; mais on ne meurt pas toujours de ces deux accidents. » Est-ce drôle ?Captive d’un capitaine bulgare (« Je ne nierai pas qu’il fût très bien fait »), elle est vendue à un juif auquel elle tient un moment la dragée haute (« Une personne d’honneur peut être violée une fois, mais sa vertu s’en affermit ») et qui la partage avec le grand inquisiteur : le juif a pour lui les lundis, mercredis et le jour du sabbat, les autres jours sont pour le grand inquisiteur. Est-ce drôle ? Elle sera encore mariée malgré elle, rachetée, revendue, pour finir servante à Constantinople où Candide viendra la chercher.La servante Paquette, cette femme de chambre docile du premier chapitre, après avoir passé la syphilis à Pangloss, devient la maîtresse d’un médecin, connaît la prison, se libère en couchant avec le juge, se prostitue à Venise. Est-ce drôle ? Quand Candide la retrouve par hasard, elle est la maîtresse d’un moine de l’ordre des théatins et se plaint de son sort, mais Candide remarque : « Vous aviez l’air si gai, si content, quand je vous ai rencontrée ; vous chantiez, vous caressiez le théatin avec une complaisance naturelle ; vous m’avez paru aussi heureuse que vous prétendez être infortunée ! » Paquette a de la repartie : « Ah ! c’est là encore une des misères du métier. J’ai été hier volée et battue par un officier, et il faut aujourd’hui que je paraisse de bonne humeur pour plaire à un moine ! » Et « le repas fut assez amusant » (Ch.24) : c’est la prostituée joyeuse, vieux fantasme masculin.Un troisième personnage féminin (Ch. 11 et 12), toujours appelée « la vieille », fille d’un pape et d’une princesse, raconte ses malheurs. Elle était d’une beauté extraordinaire. Voltaire insiste : « Les femmes qui m’habillaient et qui me déshabillaient tombaient en extase en me regardant par devant et par derrière, et tous les hommes auraient voulu être à leur place ». Elle est enlevée par des pirates et Voltaire y va d’une plaisanterie scatologique : « Ils nous mirent à tous le doigt dans un endroit où nous autres femmes ne nous laissons mettre que des canules [poire à lavement]. Cette cérémonie me paraissait bien étrange. J’appris bientôt que c’était pour voir si nous n’avions pas là caché quelque diamant : c’est un usage établi de temps immémorial parmi les nations policées qui courent sur mer. » Est-ce drôle ?Elle est violée :  « J’étais pucelle ; je ne le fus pas longtemps : cette fleur qui avait été réservée pour le beau prince de Massa-Carrara me fut ravie par le capitaine corsaire ; c’était un nègre abominable, qui croyait encore me faire beaucoup d’honneur. » Drôle ? Elle échappe aux pirates eux-mêmes attaqués par des ennemis, s’endort sous un arbre et se fait derechef violer : « Je me sentis pressée de quelque chose qui s’agitait sur mon corps. J’ouvris les yeux, je vis un homme blanc et de bonne mine, qui soupirait et qui disait entre ses dents : « O che sciagura d’essere senza coglioni (quel malheur d’être sans couilles). » C’est un eunuque, châtré pour garder sa belle voix. Drôle ? Cet homme la vend, et l’acheteur la revend encore après usage : «  Un marchand m’acheta et me mena à Tunis ; il me vendit à un autre marchand, qui me revendit à Tripoli ; de Tripoli, je fus revendue à Alexandrie, d’Alexandrie revendue à Smyrne, de Smyrne à Constantinople. » Répétition et accumulation sont là pour faire rire : mais de quoi faut-il rire ? Et cette même vieille n’a plus qu’une fesse : on lui a mangé l’autre en beefsteak, comme aux autres femmes, lors du siège d’Azov où les vivres manquaient. Et chez les sauvages Oreillons (Ch.16), « deux filles toutes nues couraient légèrement au bord de la prairie, tandis que deux singes les suivaient en leur mordant les fesses. » Ces deux singes sont en effet les amants de ces demoiselles : normal, car les singes sont des « quarts d’hommes ». Voltaire, qui n’aurait certes pas approuvé le viol ni l’exploitation sexuelle, bagatellise un peu vite tout cela dans Candide.Si j’insiste, mon cher Hervé, sur cet aspect sexiste qui me gêne, c’est parce que les commentateurs n’en parlent guère : on veut un Voltaire politiquement correct sur tous les plans. Ma sensibilité, allez vous dire, est anachronique. Pas du tout. Candide paraît en 1759. Or Rousseau achève La Nouvelle Héloïse en 1758. Son roman, sorti en 1761, est un sommet de sensibilité, une ode à l’amour et à la femme, un chef d’œuvre de l’analyse psychologique. C’est l’anti-Candide, comme son auteur est l’anti-Voltaire, aussi pauvre et persécuté que l’autre fut riche et courtisé.Son amour juvénile est la cause des malheurs de Candide. N’étant pas noble, il ne peut prétendre à la fille du château. Il est chassé du « paradis terrestre ». Les malheurs de Cunégonde commencent peu après puisqu’elle est chassée elle aussi du château natal par la guerre (« Ils [les Bulgares] égorgèrent mon père et mon frère, et coupèrent ma mère par morceaux »). Les deux jeunes gens parcourent le monde et ses misères : guerres, exils, violences physiques et morales, viols et vérole, vols, prison, arbitraire de la justice, mensonges, ruses, moines lubriques prêchant la chasteté, chrétiens brûlant d’autres chrétiens, misère des pauvres, injustice officielle, esclavage des noirs, tremblements de terre, naufrages, famines, laideur. On veut que cette accumulation de désastres soit comique. C’est le fameux comique de répétition. La vie devient mécanique, perd sa souplesse et de son imprévu : le « mécanique plaqué sur le vivant » (c’est la célèbre formule de Bergson) devrait faire rire. Personnellement, l’homme mécanisé par ses passions et les sociétés totalitaires me font peur. Ces ratés et récidives ne me font pas rire : la énième catastrophe ne devient pas drôle pour être multipliée. Le commentateur écrit dans son introduction[1]  : « Candide est saturé par une violence qui serait insoutenable sans la stylisation comique. » Eh bien, la stylisation comique en ce qui me concerne ne fonctionne pas. Voltaire, vous ne m’amusez pas !Je lis encore dans les commentaires: « L’écriture comique affectionne la surenchère. » Au chapitre 26 (D’un souper que Candide et Martin firent avec six étrangers, et qui ils étaient), six monarques racontent comment ils ont été déchus, et à la fin, arrivent encore « quatre altesses sérénissimes qui avaient aussi perdu leurs États par le sort de la guerre ». Au chapitre deux, Candide reçoit « quatre mille coups de baguettes ». Il quitte l’Eldorado avec « vingt moutons de bât chargés de vivres, trente qui portaient des présents de ce que le pays a de plus curieux, et cinquante chargés d’or, de pierreries et de diamants » (Ch.18) Ces exagérations me semblent plus lourdes qu’amusantes.De même pour le style : la répétition serait drôle à chaque fois. Paquette tenait la vérole « d’un cordelier très savant qui avait remonté à la source ; car il l’avait eue d’une vieille comtesse, qui l’avait reçue d’un capitaine de cavalerie, qui la devait à une marquise, qui la tenait d’un page, qui l’avait reçue d’un jésuite, qui, étant novice, l’avait eue en droite ligne d’un des compagnons de Christophe Colomb. » (Ch.4) Candide parle ailleurs du « señor don Fernando d’Ibaraa, y Figueora, y Mascarenes, y Lampourdos, y Souza, gouverneur de Buenos Aires. » (Ch. 27) Parce que Voltaire en rajoute, la phrase deviendrait comique ? J’y vois des effets faciles.Je pense d’ailleurs qu’on ne peut pas rire de tout, ni faire rire de tout : il y a en quelque sorte des misères sacrées. Quant au fond du problème, Voltaire n’avait pas besoin de prouver l’existence du mal en faisant le catalogue des douleurs humaines. Leibniz savait que le mal existe, mais concluait qu’il est nécessaire au bien ; sa doctrine est plus complexe que Voltaire ne le montre ici. Ridiculiser l’optimiste Candide n’est pas un argument, et Voltaire a traité ailleurs plus sérieusement de la chose.On lit à peu près partout à propos de Candide : « Voltaire a utilisé les ressources de l'humour pour mettre en valeur ses idées. Pour lui, l'ironie a une vertu pédagogique, en démontrant l'absurdité des croyances nées de l'obscurantisme, de la dictature des religions, et les dangers du fanatisme. » Je n’aime guère l’ironie. L’ironiste, sûr de lui, ridiculise l’autre, lui donne des leçons… et lui donnerait volontiers des gifles. L’ironie est proche de l’intolérance, sauf qu’elle est désamorcée par son mépris pour ses cibles. L’humoriste, intuitionnant qu’on ne sait rien de sûr, se moque de tout, de tous et de lui-même. On ne peut être à la fois ironique et humoriste. Voltaire était un ironiste. Je préfère l’humour.Ce qui a contribué au succès du texte, c’est la conclusion : « Il faut cultiver notre jardin ». Cette formule veut dire ceci : travaillez au lieu de penser. Cette conclusion n’a rien à voir avec la question posée. Elle termine la discussion et congédie la métaphysique. C’est une morale qui a toujours eu la faveur de toutes les institutions et de tous les pouvoirs, d’où le succès officiel (et scolaire) de Candide.Mon cher Hervé, Candide n’est pas ma tasse de thé, c’est tout ce que je voulais dire. Voltaire, dont on connaît par ailleurs l’engagement pour la tolérance, me le pardonnera. Il qualifiait son texte de « petit roman », de « plaisanterie », de « coïonnerie » : il avait raison et je trouve qu’il y a de l’exagération à en faire une œuvre majeure. D’autres de ses contes sont meilleurs.L’art littéraire a bien des points communs avec l’art culinaire. Tout est affaire de proportions, d’ingrédients, d’épices, de degré de cuisson. Vous le savez, puisque vous cuisinez vous aussi des romans. Mais à la fin, quand on fait passer le plat, c’est une affaire de goût, de choix, de liberté personnelle. Les uns aiment, d’autres n’aiment pas. Il y a, paraît-il, des lecteurs très bien qui n’aiment pas Proust ! Cet été, j’ai mangé beaucoup de tomates, j’aime ce légume qui rougit si bien ; Sartre n’en mangeait jamais, il les détestait. Lequel de nous deux a raison ? Le mangeur a toujours raison, ou au moins ses raisons, le lecteur aussi.[1] L’édition scolaire que j’utilise (« Classiques Larousse », édition de Jean Goldzink, 1990) comporte 137 pages de texte et 150 pages de commentaire ! A côté d’informations précieuses, le commentateur force l’interprétation : il veut absolument que le lecteur s’amuse.

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Les Ensablés - “L'homme de choc” de Joseph Peyre (1892-1968)

Joseph Peyré était béarnais. Après des études littéraires où il eut Alain comme professeur de classes préparatoires, il s’essaya au barreau puis à l’administration territoriale. Mais c’est dans le journalisme puis dans l’écriture de romans qu’il trouva sa voie. Ses œuvres sont celles de l’action et de l’énergie allant de l’aventure saharienne à la tauromachie (Sang et Lumières lui valut en 1935 le prix Goncourt et fit l’objet d’une adaptation au cinéma en 1954 avec Daniel Gélin et Zsa Zsa Gabor, dialogues de Michel Audiard) et à la haute montagne (Matterhorn- le nom alémanique du Cervin en 1939).

26/07/2020, 09:00

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Les Ensablés - "L'ordre" de Marcel Arland (1899-1986), par François Ouellet

Après plusieurs mois d'absence, nous retrouvons avec une grande joie notre excellent ami et chroniqueur François Ouellet. Qu'il soit remercié pour sa fidélité à notre équipe.

Il y a des écrivains plus profondément ensablés que Marcel Arland. Pourtant, aujourd’hui, Arland n’est pas tellement plus que l’évocation d’un nom. Il survit tant bien que mal par le souvenir de sa collaboration à La Nouvelle Revue française, dont il a pris la direction avec Jean Paulhan au lendemain de la Seconde Guerre. Chez les libraires, on trouvera, avec un peu de chance, un ou deux titres, comme son premier livre, Terres étrangères, un récit de 1923 réédité dans la collection L’Imaginaire en 1996, ce qui commence à dater ; on trouvera plus facilement sa correspondance avec Paulhan, éditée par Jean-Jacques Didier chez Gallimard en 2000.

12/07/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz – 2e partie

Cet article fait suite à celui du 14 juin sur Eugène Müntz. Après avoir replacé, selon sa méthode, l’activité artistique comme un facteur central de compréhension de la civilisation de la renaissance, tout en se livrant à un examen documentaire des premières années de Raphaël, Eugène Müntz nous accompagne dans le développement du jeune peintre, fraîchement sorti de son apprentissage dans l’atelier du Pérugin pour partir à la conquête de Florence.

28/06/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz (1845-1902) 1ère Partie

Sous son imposante reliure de basane noire, c’est un intimidant in-quarto de plus de sept cent pages ; sur le plat figure un lourd médaillon de cuivre doré légendé Raphael Sanctius, représentant en buste le profil d’un homme jeune, aux cheveux longs, coiffé d’une barrette aux revers élégants.

A l’abri de cette présentation austère, dorment en sûreté, sous les serpentes qui craquent encore sous le doigt, de riches illustrations. Le trésor des notes critiques, le précieux catalogue des œuvres et la substance d’un texte éloquent font à ce livre un fermoir invisible dont seules la curiosité du savant et l’intrépidité de l’érudit possèdent la clef. C’est un livre réservé aux études profondes et au calme des bibliothèques, parlant à voix basse dans le silence des lampes. Le temps venu, on en soulève la lourde couverture comme on pousse la porte d’un ami qu’on ne se savait pas avoir.

14/06/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Un amour platonique" de Paul Alexis (1847-1901)

Découvrir la littérature, c'est dérouler une pelote. En allant d'un auteur lié à un autre, voilà, comment le paysage littéraire se dessine peu à peu... Les Ensablés ont abordé récemment Léon Hennique (à lire ) et son roman étrange Un caractère. Voici maintenant Paul Alexis (1847-1901). Comme Hennique, il fut un fidèle d'Emile Zola et fournit l'une des six nouvelles du recueil des Soirées de Médan (1880).

31/05/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Le soleil des indépendances" de Ahmadou Kourouma

Chers lecteurs, nous sommes heureux d'accueillir à nouveau Henri-Jean Coudy qui, après de longs mois de silence, nous revient avec un nouvel ensablé, Ahmadou Kourouma.

Ahmadou Kourouma, né en 1927, en Afrique Occidentale Française, était Ivoirien même s’il suivit des études secondaires à Bamako, alors grande ville du Soudan français devenue après 1960  la capitale de l’état du Mali. Il aura donc connu les dernières années de la colonisation française puis le début des nouveaux états indépendants.

17/05/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Un caractère" de Léon Hennique (1851-1935)

Je suis tombé par hasard sur un roman de Léon Hennique, paru en 1889, intitulé "Un caractère". Il s'agit d'un livre qui a certes vieilli, mais mérite, comme le soulignait Octave Mirbeau, d'être lu. Surtout, il permet de découvrir son auteur qui joua un grand rôle dans l'histoire littéraire française, tout comme son camarade Lucien Descaves, d'ailleurs, que nos lecteurs connaissent mieux désormais (voir ici). Avec Hennique, on retrouve Goncourt, le naturalisme et... l'occultisme de la fin du dix-neuvième siècle.

01/05/2020, 09:00

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Les Ensablés – "Ecrits sur l’art" de Joris Karl Huysmans (1848-1907)

Joris-Karl Huysmans tenait à distance le grand public : même dans la période où la charité chrétienne gagna un petit avantage sur son pessimisme natif, il douta toujours qu’il fût possible de ramener par l’éducation, ou par l’admiration, le public vers l’art[1].

Ce grand solitaire est maintenant entré dans cette constellation très peuplée, la Pléiade ; avec Soumission, M. Houellebecq a remis Durtal à la mode ; cet hiver encore, le musée d’Orsay a consacré à Huysmans critique d’art une curieuse exposition dont il y aurait beaucoup à dire ; les rééditions se multiplient, comme celle que les Cahiers de l’Herne consacrèrent en 1985 à l’auteur.

Les éditions Bartillat se joignent à cette vogue en apportant leur contribution : la riche édition des Ecrits sur l’art, établie par Patrick Lormant, deviendra inévitablement le bréviaire des amateurs de Huysmans. Tout le parcours critique de l’auteur est rassemblé là, des premiers et respectueux essais du début de la carrière littéraire jusqu’à la grande conversion à l’art chrétien des années 1890, en passant par le chamboule-tout des critiques des Salons annuels.

19/04/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Sur le chemin des glaces" (1988) de Werner Herzog

La marche comme expérience mystique... En novembre 1974, le réalisateur Werner Herzog apprend que sa grande amie Lotte Eisner, célèbre critique de cinéma allemande qui vit et travaille à Paris à la cinémathèque française, est très gravement malade. Elle risque de mourir.  « J’ai répondu : cela ne se peut pas ». Saisissant une veste, une boussole et un sac, Herzog part sur le champ pour la retrouver. Mais il fera le voyage à pied, convaincu que c’est par la marche, vécue comme un acte de foi, qu’il sauvera son ami. Tête baissée, il se lance dans un improbable périple au cœur de l’hiver, quittant Munich pour rejoindre Paris. Sur le chemin des glaces est le journal de bord de sa folle aventure.

05/04/2020, 09:00

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Les Ensablés - "le dernier dimanche de Sartre" de Jean-Pierre Enard

Dans son essai "Un bon écrivain est un écrivain mort", Jean-Pierre Enard insistait sur le fait qu'un roman, comme le cinéma, le théâtre, la peinture ou n'importe quel autre mode d'expression, s'apprend. Ce qui ne signifie pas qu'il s'enseigne (...) Le langage, c'est comme le bois ou la pierre: un matériau. Écrire, c'est le travailler. On admet qu'un sculpteur apprenne sa technique. Et qu'un acteur fasse de la gymnastique ou place sa voix avant de monter sur scène. C'est pareil pour l'écrivain. Il doit s'exercer.

La mort est  une condition nécessaire mais non suffisante pour faire un bon écrivain. Enard en est la preuve: il est mort, c'était un bon écrivain, mais il n'est toujours pas considéré comme méritant une redécouverte. Faute de chance, seulement. Parce que ses livres valent d'être lus. Ce ne sont pas des grands crus, plutôt de la catégorie agréable des rosés, des blancs frais, avec de la buée sur le verre, qu'on boit avec plaisir en été à la terrasse des cafés, avec l'impression fugace d'être heureux.

22/03/2020, 09:00

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Les Ensablés - "La Maternelle" de Léon Frapié (1863-1949)

Parue en 1904, "La Maternelle" obtint le prix Goncourt au deuxième tour de scrutin, face, notamment, à Charles-Louis Philippe (que nos lecteurs des Ensablés connaissent bien) et Emile Guillaumin (pourtant favori avec son roman "La vie d'un simple"). Son auteur, Léon Frapié, était employé à l'hôtel de ville de Paris et marié à une institutrice qu'il avait beaucoup interrogée pour écrire ce roman étonnant, à mi-chemin entre la fiction et le documentaire. Il n'a pas perdu de son actualité quant aux questions qu'il pose sur l'école. Il vient de reparaître grâce aux éditions L'Eveilleur.

08/03/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Anna" d'André Thérive

Chers lecteurs des Ensablés, La Thébaïde publie ces jours-ci un des romans que je place parmi les meilleurs. Jusqu'à ce jour, il n'avait pas été réédité. Nous en avions déjà parlé en 2014: il s'agit d'Anna. Précipitez-vous si vous aimez Maupassant, Flaubert et Huysmans (dont d'ailleurs Thérive était un spécialiste). Il vous faut d'autant plus vous procurer ce texte exceptionnel qu'il est préfacé par notre excellent ami, collaborateur des Ensablés, François Ouellet qui, depuis des années, pour notre plaisir, explore la littérature française des années 30.

23/02/2020, 09:00

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Les Ensablés - “Histoire artistique des ordres mendiants”, de Louis Gillet (1876-1943)

« …dans le silence de ce jour naissant, je veux regarder le monde avec des yeux remplis d’amour »
Saint François d’Assise

Ce livre est un cours d’histoire de l’art que l’auteur donna à l’Institut catholique de Paris. Il est composé de dix leçons, qui suivent le développement des formes artistiques qu’inspirèrent les ordres mendiants du XIIIème siècle au milieu du XVIIème siècle ; le titre répond de l’austérité du sujet, mais il paraît utile de redonner vie à cette étude, en particulier lorsque l’occasion se trouve de mesurer l’état d’ignorance qui règne sur cette matière.

09/02/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Le rire de Caïn" de José-André Lacour (1919-2005)

Comment est-il possible que ce livre ait échappé à ma vigilance ? A sa parution, en 1980, je n'avais pas encore 20 ans, mais je lisais déjà beaucoup. Sans doute a-t-il été signalé dans quelque journal et l'ai-je ignoré parce qu'à l'époque je ne lisais que des classiques, et qu'en plus ce Rire de Caïn était un roman d'un Belge obscur, un certain José-André Lacour. De la littérature belge, je ne connaissais que Simenon et Rodenbach, ce qui m'allait assez, et depuis je n'ai gère progressé, ajoutant simplement à ma liste Armel Job... Mais la Petite Vermillon (la Table ronde) m'a envoyé récemment ce "Rire de Caïn" réédité pour le centenaire de son auteur, et je l'ai lu... C'est admirable de bout en bout!

26/01/2020, 09:00

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Vatel - Les fastes de la table sous Louis XIV : de l'importance d'être ponctuel, même pour les poissons  

BEAUX LIVRES - À l’occasion du 350e anniversaire de la mort de Vatel, In fine éditions d’art et le Château de Chantilly se sont associés pour publier un livre qui mêle Histoire et gastronomie : Vatel. Les fastes de la table sous Louis XIV. (Re)découvrez le célèbre organisateur des plus belles fêtes du XVIIe siècle pour vous projeter dans les fastes de la cour de Louis XIV, et plus particulièrement à celui donné en 1671 par Le Grand Condé, prince de Chantilly, en l’honneur de son cousin le Roi.

23/06/2021, 16:20

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Sam et le pouvoir des mots de Marjorie Danna et Nicolas Haverland : une aide fantastique pour affronter le quotidien 

DOCUMENTAIRE JEUNESSE - Grâce à Sam et le pouvoir des mots, votre enfant pourra se questionner sur les réactions à adopter face aux tracas du quotidien auxquels les plus petits sont aussi confrontés. La collaboration de Marjorie Danna et Nicolas Haverland a réalisé un roman graphique où science-fiction et réalité se mêlent pour leur apprendre à survivre sans empiéter sur leur imagination.  

23/06/2021, 16:19

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Et la vigne se mit à pleurer de Élisabeth Bourgois : réapprendre à vivre

ROMAN FRANCOPHONE — Et la vigne se mit à pleurer est le vingt-cinquième roman d’Élisabeth Bourgois qui est également scénariste. Ici, un professeur de philosophie perd, en novembre 2015, dans les attentats du Bataclan, sa femme et ses deux adolescents. Comment fait-on pour survivre à un tel drame ? C’est l’histoire d’un deuil inconsolable et d’une renaissance.

23/06/2021, 16:17

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Archives détective de Nancy Guilbert et Anna Griot : une chasse au trésor dans la mémoire de papier

ALBUM JEUNESSE —  « Aujourd’hui est un jour particulier » pour le petit narrateur de l’album Archives détective - Enquête dans le mystère des archives. En compagnie de ses parents, il se rend pour la première fois dans un service d’archives afin d’y faire quelques recherches sur ses origines. À peine a-t-il commencé à consulter les documents qu’il est happé par le monde nouveau qui s’offre à lui. « L’Histoire m’ouvre les bras et m’appelle. Devant mes yeux défilent les siècles, au bout du monde. » 

23/06/2021, 16:16

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Les gens qui luttent : objet-bijou poétique

POÉSIE — On le prend bien en main, il se loge au creux de la paume et on tourne ses pages avec plaisir, attention et gourmandise… On caresse le papier, on regarde comment il est fait, on mesure, probablement mal le temps qu’il a fallu pour le réaliser et on se dit, quel bel objet que ce livre signé Jean-Marc Flahaut en dialogue avec les dessins de Fannie Loget. 10x12 cm, c’est la taille de cet opuscule fait à la main par les éditions Les Venterniers dont l’atelier se trouve à Saint-Omer.

23/06/2021, 16:13

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Ota Pavel, un classique de la littérature tchèque

Ota Pavel (1930-1973) est né à Prague, est le fils d’un père juif, Leo Popper, et d’une mère chrétienne, Hermina Popper, il a deux frères, Jiří et Hugo. C’est la guerre qui bouleverse directement la vie heureuse de la famille Popper. Dès 1939, les Juifs doivent laisser la place aux Allemands qui envahissent Prague, et les Popper sont contraints de s’installer en Bohême. La vie devient très difficile. 

22/06/2021, 12:01

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Mal Dominant de Fabrice Erre : l'homme blanc a-t-il le droit de rire de tout ?

Exercice périlleux que de donner la parole à un gringalet représentant du sexe fort en cette période où les féministes et les figures de proue des minorités donnent de la voix et rappellent que, même s'il n'est ni costaud ni éduqué ni riche, un mâle occidental blanc bénéficie tout de même d'un bon nombre de privilèges enviables ! Avec Mal Dominant, Fabrice Erre nous embarque dans un one man show dessiné et parvient à pagayer entre les nombreux récifs et poncifs contre lesquels son frêle esquif pourrait aisément s'encastrer. Risqué, mais réussi...

21/06/2021, 07:17

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Le Rapport Chinois, de Pierre Darkanian : Un grand et beau fou... 

BONNES FEUILLES - Quand la société des Hommes devient une farce, la vérité a besoin d’un bouffon. Le premier roman de Pierre Darkanian, Le rapport chinois est une corde tendue par-dessus l'absurdité du monde moderne.

21/06/2021, 07:11

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Trois nuits dans la vie de Berthe Morisot : virtuoses miniatures  

ROMAN FRANCOPHONE - Tout a l’air minuscule dans ce texte. La taille : à peine une centaine de pages. Le sujet : quelques heures de l’existence d’une peintre parfois injustement jugée mineure. Le style : asséché. Et, paradoxalement, c’est cette petitesse qui fait la grandeur de ce livre. Trois nuits dans la vie de Berthe Morisot de Mika Biermann est en lice pour le Prix de l'Instant.  

[Maj 17/06 : Le titre de Mika Biermann est lauréat du Prix de l'Instant 2021 ] 

18/06/2021, 08:54

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Une certaine raison de vivre, de Philippe Torreton : l'homme qui voulait écrire

BONNES FEUILLES – « Ne regarde pas mes larmes, elles ne veulent pas dire grand-chose, écris, mon Jean, surtout n'arrête pas, j'aime que tu écrives... Je m'offrirai certaines de tes phrases, même si elles ne sont pas pour moi. Je suis jalouse de cette guerre qui te garde pour elle, qui te fait marcher seul je ne sais où... sans moi... sans ta femme... » Dans son prochain roman, Une certaine raison de vivre, à paraître à la rentrée littéraire, Philippe Torreton offre aux lecteurs des arbres, des tranchées, de la poésie, les tourments d’un homme et l’espoir du monde.

18/06/2021, 08:11

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Les Contreforts, de Guillaume Sire : quand les Corbières se révoltent...

BONNES FEUILLES – « Un éclair découpa l’horizon, suivi de sa morsure sonore, et une goutte tomba, grosse comme un doigt et le grand délire commença. » Dans Les Contreforts, épopée baroque et tragique où l'on retrouve toute sa puissance romanesque, Guillaume Sire érige une mythologie sur la terre de son enfance.

17/06/2021, 06:29

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L'Espion français, de Cédric Bannel : S'il tombe, il tombera seul... 

BONNES FEUILLES - Au sein de la DGSE, il existe une entité ultra secrète dont les membres ont une mission : tuer ceux qui s'en prennent à la France. Edgar est l'un d'eux. Il a la trentaine et plusieurs assassinats ciblés à son actif. Il n'y trouve aucun plaisir, simplement il veut défendre la république. Sa nouvelle cible est une femme, la « Veuve blanche », réfugiée en Afghanistan.

16/06/2021, 11:27

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Un été avec Albert de Marie Pavlenko : racines, ne pas oublier 

YOUNG ADULT - Après son apparition dans le recueil Elle est le vent furieux et son dernier roman Et le désert disparaîtra, Marie Pavlenko revient avec Un été avec Albert aux éditions Flammarion. La quatrième de couverture, à l’image du roman, dissimule bien plus qu'elle ne révèle l’été que Soledad s’apprête à vivre aux côtés de sa grand-mère… Un récit court et addictif aux frontières du fantastique, porteur de messages forts sur les liens entre humains ainsi que notre dépendance à la Terre.

15/06/2021, 13:16

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Où est Anne Franck ?, roman graphique signé Ari Folman et Lena Guberman

BONNES FEUILLES - Co-réalisé par Ari Folman, cinéaste israélien, et Lena Guberman, dessinatrice israélienne, Où est Anne Franck ?, sera publié par les éditions Calmann-Lévy le 27 octobre 2021. Après Le journal d’Anne Frank, adapté en roman graphique avec David Polonski en 2019 chez Calmann-Lévy, Ari Folman poursuit son travail de mémoire avec une visite poétique et familiale à Anne Frank, qui résonne fortement avec l’actualité.   

15/06/2021, 09:47

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L’éditeur et correcteur libertaire Marc Tomsin est mort

Membre des mouvements libertaires de l’après-guerre, Marc Tomsin resta attaché aux valeurs anarchistes tout au long de sa vie. Correcteur à L’Humanité puis au Monde, il est également le fondateur des éditions Ludd et des éditions Rue des Cascades. Soutien indéfectible des mobilisations zapatistes, il est mort ce lundi 8 juin des suites d’une chute accidentelle. 

14/06/2021, 16:50

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Insoumission française de Sonia Mabrouk : malaise et déclin français 

ESSAIS - Ce que l’on sait d’elle : Sonia Mabrouk est née le 17 décembre 1977 à Tunis. Nationalisée française en 2010. Très jeune elle baigne dans les hautes sphères de la politique tunisienne, son grand-père n’est autre que Mongi Mabrouk, Ministre du commerce et compagnon de route de Habid Ben Ali Bourguiba, Président de la République tunisienne de 1957 à 1987, fer-de-lance du mouvement pour l’indépendance de la Tunisie. 

11/06/2021, 13:32

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Trek, de Pete Oswald : en randonnée avec Papa

BONNES FEUILLES – Le célèbre illustrateur new-yorkais Pete Oswald signe un nouvel album, Trek. L’histoire vous plongera dans un univers tendre, dans lequel la découverte de la nature rejoint l’exploration de la relation entre un père et son fils.

11/06/2021, 13:21

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Astérix et Obélix cèdent la vedette à Idéfix, cabot de Lutèce

Idéfix, qui accompagnait, depuis 1959, le célèbre duo créé par René Goscinny et Albert Uderzo, devient la star de sa propre bande dessinée. En collaboration avec les illustrateurs Jean Bastide et Philippe Fenech, les éditions Albert René présentent la première bande dessinée ayant pour héros le renommé Idéfix. Idéfix et les irréductibles sortira en librairie le mercredi 16 juin 2021. 

11/06/2021, 09:03

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Malacarne, Urbi et Orbi : l'Italie, en plein coeur 

ROMAN ETRANGER - Avec cet ouvrage, on entre dans une superbe découverte éditoriale dont l'originalité m'a séduit : deux romans tête-bêche, rassemblés dans un seul livre et imprimés l'un à partir de la première de couverture et l'autre à partir de la quatrième, comme pour lancer deux flèches dans une même direction vers une sorte de point focal : les éléments marquants de la société italienne.

10/06/2021, 11:29

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Disparition de l’écrivain Michel Host, emporté par la Covid

Michel Host, lauréat du Prix Goncourt 1986 pour son roman Valet de nuit (Grasset), est décédé dimanche 6 juin 2021 à Paris. Parti à l’âge de 79 ans, ses proches indiquent qu’il est décédé des suites du coronavirus. Né Yves Chavatte en 1942, ce fils de parents français aura grandi en Belgique.

09/06/2021, 12:43

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Disparition du poète Matthieu Messagier

Matthieu Messagier, poète français, est décédé le mardi 1er juin 2021 à l’hôpital de Trévenans (Bourgogne-Franche-Comtée). Agé de 72 ans, il avait dédié sa vie à l’écriture. Fils du peintre Jean Messagier, représentant de la tendance abstraite de l'École de Paris, et de l'artiste céramiste Marcelle Baumann-Messagier, il écrivait depuis son plus jeune âge et ne cessa jamais de le faire.

08/06/2021, 13:39

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Un jour ce sera vide : On est très sérieux quand on a 10 ans

ROMAN FRANCOPHONE - Un jour ce sera vide d'Hugo Lindenberg faisait partie des 36 titres de la dernière rentrée littéraire sélectionnés par les libraires pour le Prix Libraires en Seine 2021, qui vient d'annoncer sa sélection finale. Un premier roman étonnant de grâce et de maîtrise.

[Màj 7 juin 2021 : le titre remporte le Prix du Livre Inter 2021] 

07/06/2021, 12:00

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Philippe d'Orléans, Le Régent absolu 

BIOGRAPHIE HISTORIQUE - En 25 chapitres qui suivent pas à pas l’itinéraire du fils de Monsieur, le frère de Louis XIV, et de Madame – la princesse Palatine -, devenu « le Régent » pendant la minorité de Louis XV entre 1715 et 1723, Alexandre Dupilet dresse un portrait renouvelé, tout en nuances, de ce libertin à la réputation sulfureuse, celui que même Montesquieu ne parvenait pas à cerner, le qualifiant d’« indéfinissable ».  

L’ouvrage vient d’être couronné lauréat du Prix Château de Versailles du livre d’histoire. Joël Cornette, membre du Jury, nous présente ce texte.

 

07/06/2021, 10:58

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De la haine à l’amour, il n’y a qu’un clap : Agent of my Heart!

Autrefois brimée à l’école, Chitose Saejima est aujourd'hui une manager forte et autoritaire. Et de l’autorité, il va lui en falloir pour gérer Sena Fujishiro, la superstar de l'agence artistique où elle travaille. Si les talents d’acteur de ce dernier sont indiscutables, sa tendance à draguer et à mentir compulsivement va donner du fil à retordre à Chitose… D’autant qu’il semblerait que leurs routes se soient déjà croisées !

05/06/2021, 11:22

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Colin Niel, Entre fauves : qui est la proie ? qui est le prédateur ?

ROMAN NOIR FRANCOPHONE - Entre fauves de Colin Niel, paru au Rouergue cet automne, fait partie de la sélection de 36 titres sélectionnés par les libraires pour le Prix Libraires en Seine 2021, dont ActuaLitté est partenaire. Un double récit sous tension, l'homme ramené à ses instincts et sensations les plus primaires.

[Maj 05/06 : Colin Niel est lauréat du Prix Libraires en Seine 2021] 

05/06/2021, 10:02

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Frère d’âme : le chant tragique du conte guerrier

ROMAN FRANCOPHONE - C’est la voix du tirailleur sénégalais Alfa Ndiaye qui se fait entendre, à la manière d’un griot, dès l’ouverture de Frère d'âme publié lors de cette rentrée littéraire 2018 par David Diop. Une voix de conteur africain, aux formules répétitives, presque incantatrices, souvent poétiques. Un récit qui s’enracine dans l’expérience traumatisante de l’agonie et de la mort au front, près des tranchées de Mademba Diop, ce tout jeune homme qui était plus qu’un frère pour Alfa Ndiaye. [MAJ 03/06/2021 : Frère d'âme, par ailleurs multi récompensé depuis sa parution, est lauréat de l'International Booker Prize 2021.]

03/06/2021, 11:30

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Héritage de Miguel Bonnefoy, une fresque familiale entre histoire et voyage

ROMAN FRANCOPHONE - La maison de la rue Santo Domingo à Santiago du Chili, cachée derrière ses trois citronniers, a accueilli plusieurs générations de la famille des Lonsonier, arrivés des coteaux du Jura. Bien des années plus tard, un drame sanglant frappera les Lonsonier. Emportés dans l’oeil du cyclone, ils voleront ensemble vers leur destin avec, pour seul héritage, la légende mystérieuse d’un oncle disparu. Héritage de Miguel Bonnefoy fait partie des 5 titres sélectionnés pour le Prix des Libraires 2021.

[Maj 2 juin 2021 : Le titre de Miguel Bonnefoy est lauréat du Prix des libraires 2021 ]

02/06/2021, 22:36

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Vénus Khoury Ghata, Ce qui reste des hommes : Rester libre, obstinément 

ROMAN FRANCOPHONE - Dans l'agence funéraire, Diane vient de choisir le marbre rouge destiné à la concession qui sera son ultime domicile. Totalement à l'encontre de l'avis de l'employé qui lui a présenté son catalogue, lui expliquant que des noirs ou des gris seraient tout de même mieux adaptés ! Et puis, quelle idée d'avoir demandé une concession pour deux alors que de mariages en divorces, d'aventures en passades, elle nage aujourd'hui en plein désert de solitude seulement entrecoupée de ses échanges avec son amie Hélène !

02/06/2021, 22:35

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Comme sur un nuage : amitié et homosexualité au lycée

MANGA - Dai vient d’arriver dans un nouveau lycée. Enjoué et bon vivant, il n’a aucun mal à se faire des amis. Mais il remarque vite qu’un garçon de sa classe est tenu à l’écart. Les rumeurs disent qu’il est gay… Dai compte bien devenir ami avec lui et rompre l’injustice !

02/06/2021, 22:35

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Alyson Ford, graine d’héroïne

BANDES DESSINEES - Après Cerise et ses carnets à succès ou Enola (aux éditions de la Gouttière), Joris Chamblain donne naissance ici à une nouvelle jeune héroïne aventureuse. À 11 ans, jeune et brillante élève au prestigieux Canterbury College, Alyson Ford parle plusieurs langues, excelle en sports mais aime surtout grimper aux arbres. Elle est la dernière descendante d’une grande famille d’explorateurs et de chasseurs de trésors, dont les parents sont justement partis en Amazonie à la recherche de son grand-père disparu.

02/06/2021, 22:34

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Ce matin la mer est calme - Journal d’un marin sauveteur en Méditerranée : agir et raconter

RÉCIT - Antonin Richard ne se destinait pas à devenir marin-sauveteur. En 2016, une formation de journalisme en poche, il quitte Lille et lâche sa caméra pour rejoindre l’ île de Lesbos. Là, il retrouve les activistes de Greenpeace pour participer aux opérations de sauvetage en mer Méditerranée. Militant depuis ses 17 ans, il n’hésite pas lorsque l’ONG lui propose de participer à une mission humanitaire en Grèce.

02/06/2021, 22:25

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Primo-romancier, Tarantino apporte Hollywood en France

Le réalisateur avait promis qu’il se mettrait désormais à écrire des livres, mais des livres sur le cinéma. Et pour commencer, c’est à l’un de ses propres films qu’il s’attaquerait en réalisant l’adaptation, pour une version romanesque, de sa dernière production, Once Upon A Time... In Hollywood. Et cette dernière comptera donc parmi les premiers romans de la rentrée littéraire de septembre, joli coup pour son éditeur français.

02/06/2021, 09:33

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Benoît Sokal : mort d'un passionné, de la BD aux jeux vidéo

C’est avec une profonde tristesse que l’équipe de Microids annonce le décès de Benoît Sokal, survenu le 28 mai 2021 des suites d’une longue maladie. Connu avant tout pour être un talentueux scénariste et dessinateur de bande dessinée, Benoît a aussi marqué l’industrie du jeu vidéo à travers le monde avec ses différentes productions pendant plus de vingt-cinq ans.

29/05/2021, 10:14

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Corot, la mémoire du paysage : peintre serein à la recherche de la lumière

BEAUX ARTS - Jean-Baptiste Camille Corot, né le 16 juillet 1796 et mort le 22 février 1875 à 78 ans fait la jonction entre deux courants artistiques et deux époques. Il naît sous le Directoire et meurt sous la Troisième République. Il a connu le Premier Empire, les soubresauts d’une royauté mortifère, la Révolution de 1848, le Second Empire, la Commune en 1871 et les débuts de la révolution industrielle. Véritable témoin d’une société en pleine mutation c’est pourtant loin des villes qu’il se sent le mieux, là où tout est calme, en pleine nature. 

25/05/2021, 09:57

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Les 24 saisons de Nanako de Pascale Moteki : journal intime des temps d'enfance

ALBUM JEUNESSE - Nanako Kotabe aura bientôt dix ans. Elle vit à Itoshima au Japon, une petite ville sur l’île de Kyushu avec ses parents, sa petite soeur Mayura et sa grand-mère Mamimoon. C’est cette dernière qui lui a offert le calendrier traditionnel Nijushi Sekki que Nanako a converti en journal intime. 

25/05/2021, 09:16

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Femmes au fil du temps : vies privées des femmes ordinaires

DOCUMENTAIRE JEUNESSE - “Les hommes n’ont jamais eu besoin d’être extraordinaires pour apparaître dans les livres d’Histoire”. Répétez cette phrase à voix haute, vous en saisirez encore mieux la portée. Alors que certains droits et libertés sont remis en cause à l’heure actuelle dans le monde, Femmes au fil du temps propose une Histoire au féminin, et parle des femmes ordinaires dans leur vie quotidienne.

 

25/05/2021, 09:14