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Les Ensablés - Notes de voyage de Laurent Jouannaud: un morceau choisi de Montaigne

Mon cher Hervé, je suis content de vous avoir revu, il y a deux semaines à Strasbourg. Vous étiez venu de Paris, moi d’Allemagne, et le pinot noir était bon. Vous m’avez dit n’avoir pas lu les Essais dont vous aviez commencé la lecture, il y a longtemps, pour vous arrêter assez vite. Il y a des chances pour que vous ne lisiez jamais ce grand texte. Vous n’en aurez ni le temps ni la patience : Montaigne, ce n’est qu’un seul titre, mais en trois volumes du Livre de poche ou mille pages en Pléiade ! Bien des tournures et des expressions sont mystérieuses car la langue a changé en quatre cents ans. Et puis, il y a des hauts et des bas dans ces 107 essais.

Le 25/05/2014 à 16:45 par Les ensablés

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25/05/2014 à 16:45

Les ensablés

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Par Laurent Jouannaud

La partie la plus intéressante est à la fin. Si vous commencez les Essais par le début, vous passerez par les quatre premiers chapitres suivants : « Par divers moyens on arrive à pareille fin » (I,1), « Sur la tristesse » (I,2), « Nos affections s’emportent au-delà de nous » (I,3), « Comment l’âme décharge ses passions sur des objets faux quand les vrais lui défaillent » (I,4). Pas très engageant ! Et puis le laminoir scolaire a fait de Montaigne un raisonneur prêchant la modération et la tolérance, d’une prudence normande (bien qu’il soit gascon), féru d’Antiquité (ah ! ces citations latines), à la fois stoïcien, sceptique et épicurien. On a arrondi ses angles et lénifié ses propos.

Montaigne est un monument que bien peu escaladent : on l’admire d’en bas. Mais il se trouve que la collection « Folio 2€ » propose un essai de Montaigne, un seul, le neuvième du troisième livre, intitulé « De la vanité » (III,9). C’est une excellente idée : du Montaigne à petit prix et en petite quantité ! Volume fin, jolie couverture colorée : en un seul essai, vous aurez la saveur de Montaigne tout entier. J’ai relu ce texte et une fois de plus la magie opère. Un essai de Montaigne ne se limite jamais au sujet qu’indique le titre : il sera question de vanité dans les premières lignes, et puis Montaigne va dériver, glisser, élargir le sujet, le laisser, pour y revenir à la fin. En fait, il ne peut pas y avoir de hors sujet dans les Essais, puisque tout ce qui touche Montaigne peut entrer en ligne. C’est le premier écrivain à écrire sur lui-même, et sur rien d’autre. Ce n’est pas un politicien, artiste ou savant arrivé qui écrit son autobiographie avec anecdotes et réflexions. Non, Montaigne est un particulier qui ressent le besoin d’écrire et n’a pas de sujet.

Ce besoin d’écrire est une chose bizarre, cher Hervé, vous et moi en sommes accablés, et beaucoup de nos lecteurs sans doute aussi. Ecrire… mais sur quoi ? Montaigne, n’ayant aucune imagination, a décidé d’écrire sur lui-même : « Je suis moi-même la matière de mon livre », inscrit-il en préambule des Essais. L’homme Montaigne est le seul personnage du récit. Il se met en scène mais ne veut pas jouer un rôle : il se donne pour ce qu’il est. Bien entendu, l’écriture des Essais l’entraînera plus loin qu’il ne l’imaginait : « Plusieurs choses que je ne voudrais dire à personne, je les dis au peuple, et sur mes plus secrètes sciences ou pensées je renvoie à une boutique de librairie. » Ce mot qui fait titre, « De la vanité », est un sentiment essentiel chez Montaigne, c’est le vanitas vanitatum et omnia vanitas de la Bible. Mais Montaigne met la formule au carré dès les premiers mots : « Il n’en est à l’aventure aucune plus expresse que d’en écrire si vainement. » Autrement dit, écrire que tout est vain est aussi vain que le reste. La vanité est partout : écrire ou ne pas écrire, être philosophe ou ne pas l’être, être vain ou ne pas l’être, tout est vain et vide (vanus veut dire vide en latin). Montaigne ne joue pas au grantécrivain qui compose d’impérissables choses. Cependant, fait-il remarquer, écrire est finalement moins nuisible que d’autres activités. Cette « écrivaillerie » est inutile, mais au moins Montaigne ne cause de tort à personne : « En un temps où le méchamment faire est si commun, de ne faire qu’inutilement il est comme louable. » En effet, en pleine guerre de religion, quand d’autres mentent, se parjurent et assassinent, Montaigne écrit des essais sans portée et sans effet, vanité sans grande conséquence. La dramatique situation de la France le conduit à parler de voyages. Montaigne aimait voyager. D’abord parce que les obligations domestiquent l’ennuient, les soucis ordinaires lui pèsent : « Ces ordinaires gouttières me mangent ».

Son père aimait cette terre et ce château de Montaigne qu’il lui a légués, mais Michel ne s’en occupe guère. Il ne s’intéresse pas à la politique, ni à rien d’autre. Il semble qu’il n’ait pas (ou plus) de passions : « Je me contente de jouir le monde sans m’en empresser, de vivre une vie seulement excusable, et qui seulement ne pèse ni à moi, ni à autrui. »  Il le répète : « Je ne cherche qu’à m’anonchalir et avachir ». Et justement, en voyage, loin de chez lui et des siens, il ne pense plus qu’à lui. L’autre raison qui le pousse à voyager, « c’est la disconvenance aux mœurs présentes de notre État ». Il se tient à distance de la longue crise religieuse et politique que connaît la France. Montaigne considère que les changements politiques n’apportent rien de bon : « Rien ne presse un État que l’innovation : le changement donne seul forme à l’injustice et à la tyrannie. » Il pense que « le bien ne succède pas nécessairement au mal ; un autre mal lui peut succéder en pire. » Il énonce la sagesse réservée à l’usage des petits : « Nous nous comparons à ce qui est au-dessus de nous et regardons vers ceux qui sont mieux. Mesurons-nous à ce qui est au-dessous. » Mais ce n’est pas non plus un conservateur militant : il laisse faire les choses. Son grand modèle, c’est Rome, qui a duré si longtemps malgré tant de vicissitudes. Tout va mal ? La catastrophe est imminente ? Je pense à la pollution galopante, à la crise de l’euro, à Poutine, etc. Montaigne me dit : « Tout ce qui branle ne tombe pas. La contexture d’un si grand corps tient à plus d’un clou. ». « Pour moi, je n’entre point au désespoir, et me semble y voir des routes pour nous sauver. » Le pire n’est pas plus sûr que le reste et personne ne sait vraiment comment l’univers fonctionne. Montaigne se demande à cet endroit du texte s’il n’a pas dit cela ailleurs. Il se plaint de sa mémoire. Il ne voudrait pas se répéter. Il explique que lorsqu’il apprend par cœur, il perd tous ses moyens. Quant à lire un discours, non il ne le ferait pas. Et improviser, il en est incapable. Du coup, il ne parle plus en public. Mais il continue à rédiger ses essais. Il les allonge, il ne les corrige pas. Il rajoute un troisième volume aux deux qu’il a déjà publiés, et complète aussi les deux premiers tomes. S’il ne corrige pas, explique-t-il, et se contente de faire des ajouts, c’est pour deux raisons. Son livre, il l’assume tel qu’il était au moment de sa parution, il y a six ans. Depuis, Montaigne a changé (tout change sans cesse, « tout branle », c’est une autre idée des Essais) mais il n’est pas sûr d’avoir amélioré son jugement ou sa réflexion : pourquoi telle correction serait-elle meilleure que le texte original ? Et il précise : « Moi à cette heure et moi tantôt, sommes bien deux, mais quand meilleur ? » Vieillir n’est pas une garantie de perfectionnement : « Il ferait beau être vieil, si nous ne marchions que vers l’amendement ». Montaigne, un senior sans prétention.

Il revient sur la guerre civile, se réjouit de n’avoir encore jamais été pris à partie (il est catholique dans une région protestante) car il est estimé. Mais il souffre d’être protégé par la bienveillance des hommes plutôt que par l’État et ses lois : « Je tiens qu’il faut vivre par droit et autorité, non par récompense ni par grâce. ». Il explique longuement un trait de son caractère qui me touche. Il se dit extrêmement tenu par le « devoir d’honneur ». Plus banalement, il ne veut rien devoir à personne car une dette personnelle l’oblige infiniment. Plus, en tout cas qu’une obligation légale : « On me garrotte plus doucement par un notaire que par moi. » Sa parole lui est sacrée : « J’aimerais bien plus cher rompre la prison d’une muraille et des lois que de ma parole. » Du coup, il n’aime pas s’engager, car il tient ses promesses. De même, l’amitié lui pèse, et si ses amis sont ingrats ou l’offensent, tant mieux, il leur devra moins. Bien entendu, il ne doit rien aux princes (aucun portefeuille, aucune place, aucun jeton de présence) : « Que jamais je ne doive un essentiel grand merci à personne ! » Bref, « j’essaie à n’avoir exprès besoin de nul : in me omnis spes est mihi. [Toute mon espérance repose sur moi.] » Il insiste : « Il fait bien piteux et hasardeux dépendre d’un autre. Je n’ai rien mien que moi. » Montaigne préfère donner plutôt qu’accepter, qui est « qualité de soumission ». Pas question de communauté, d’entraide, de partage. La liberté est individualiste. Ce Montaigne-là n’est pas vraiment sympathique, ni débonnaire, ni généreux. Montaigne, un homme libre. En temps de guerre civile, il sait qu’il doit la vie à la bienveillance d’autrui, une dette qui « l’accable »  : « Je me suis couché mille fois chez moi, imaginant qu’on me trahirait et assommerait cette nuit-là. » La mort (autre thème majeur des Essais), Montaigne y pense sans cesse, il s’y prépare, il s’y voit même : « Il m’advient souvent d’imaginer avec quelque plaisir les dangers mortels et les attendre ». Il la souhaite, comme nous tous, « courte et violente », « une charge prompte et insensible ». Et il revient aux voyages : « Je sais ce que je fuis, mais non pas ce que je cherche. » Montaigne qu’on présente souvent comme gascon gasconnant (il est vrai qu’il parlait le patois), comme homme de terroir, écrit exactement le contraire : « Je ne suis guère féru de la douceur d’un air naturel. » Et même : « J’estime tous les hommes mes compatriotes, et embrasse un Polonais comme un Français, postposant cette liaison nationale à l’universelle et commune ». Il précise que les amitiés de rencontre ne valent pas moins que les amitiés de voisinage, ou les liens de langue ou de famille.

Et il rentre dans les détails, Montaigne décrit Montaigne. En voyage, il aime la pluie et la boue, et pas le soleil. Il reste longtemps en selle, il se lève tard. On lui a reproché de voyager alors qu’il est marié et âgé. Justement, dit-il : la distance dans le couple fait du bien. On aime plus au retour qu’au départ ! D’ailleurs, « la jouissance et la possession appartiennent principalement à l’imagination ». Quand est-on loin l’un de l’autre : « Au jardin, est-ce loin ? A une demi-journée ? Quoi, dix lieues, est-ce loin ou près ? » En amitié, la distance ne nuit en rien, dit-il. Son amitié avec La Boétie (« Parce que c’était lui, parce que c’était moi. » I,28) n’a jamais souffert de la distance : « Il vivait, il jouissait, il voyait pour moi, et moi pour lui. »

Quant à l’âge, Montaigne n’y voit aucun inconvénient pour voyager. Au moment où il écrit cet essai, son père est mort depuis dix-huit ans, note-t-il. Il écrit donc en 1586, il a 53 ans, il lui reste 6 ans à vivre. Ce plaisir-là est un des derniers qui restent, il ne faut pas s’en priver. Il approuverait ces retraités européens qui ont la bougeotte et font le tour du monde. Et il revient à la mort. S’il mourait en chemin, loin de chez lui, où serait le problème ? Montaigne aimerait mourir seul, « plutôt à cheval que dans un lit, hors de ma maison et éloigné des miens ». Le chagrin de ses amis et « d’autres plaintes feintes et masquées » le gêneraient : « Vivons et rions entre les nôtres, allons mourir et rechigner entre les inconnus. » En voyage, il va où il veut, comme il veut : « Ai-je laissé quelque chose à voir derrière moi ? J’y retourne ; c’est toujours mon chemin. Je ne trace aucune ligne certaine, ni droite ni courbe. » Et il cherche la nouveauté, le dépaysement, évitant ses compatriotes qui critiquent tout ce qui n’est pas comme dans leur village. Il ne « cherche pas des Gascons en Sicile (j’en ai assez au logis) ». Il aimerait un bon compagnon de voyage mais ne l’a jamais trouvé. « Nul plaisir n’a goût pour moi sans communication » mais « il vaut encore mieux être seul qu’en compagnie ennuyeuse et inepte ». Cet essai devrait s’intituler « Sur les voyages » et non « Sur la vanité » ! Ce plaisir à voyager, alors qu’il pourrait jouir du confort de sa maison, Montaigne sait parfaitement que c’est un divertissement : « Je sais bien qu’à le prendre à la lettre, ce plaisir de voyager porte témoignage d’inquiétude et d’irrésolution ».

Cette vie qu’il mène, sans aucune responsabilité politique ou sociale, il lui faut la distraire par le changement: « La seule variété me paie, et la possession de la diversité, au moins si aucune ne me paie. » Montaigne voyage parce que l’oisiveté provoque l’ennui. « Il y a de la vanité en cet amusement. – Mais où non ? Et ces beaux préceptes sont vanité, et vanité toute la sagesse. » Nous y voilà : vanité de la philosophie et inutilité des bons conseils. Pourquoi là-bas serait-il plus beau qu’ici ? Où, sur terre, n’y a-t-il « rien qui vous gêne et vous trouble » ? Il n’a rien à répondre à ces objections contre les voyages (objections que j’approuve car je ne voyage que contraint et forcé) : « Vous vous suivrez partout, et vous plaindrez partout. »

Montaigne se reconnaît incapable de sagesse, la sagesse qui est impossible à l’homme car elle va trop haut pour nous : « L’humaine sagesse n’arriva jamais aux devoirs qu’elle s’était elle-même prescrits et, si elle y était arrivée, elle s’en prescrirait d’autres au-delà. » L’homme reste en dessous de ses prétentions morales. Montaigne, un moraliste sans grande conviction. Quant aux lois, il n’est homme de bien qui n’en enfreigne quelques-unes et il y a des gredins qui s’arrangent pour les respecter. C’est pourquoi il ne s’occupe pas de politique, l’expérience qu’il en a faite l’a « dégoûté » (il a été maire de Bordeaux) : « La liberté et l’oisiveté, qui sont mes maîtresses qualités, sont diamétralement contraires à ce métier-là. » Et même les meilleurs, dit-il, ne peuvent éviter le déguisement et le mensonge en politique : « Le plus juste parti est encore le membre d’un corps vermoulu et véreux. » Certains jouent double jeu, d’un côté les actes, de l’autre les paroles. Mais pas Montaigne.

Ses Essais racontent exactement ses actes : « Il faut que j’aille de la plume comme des pieds. » Il dit où il va et va où il dit. Ces formules stoïques, Montaigne essaiera de s’y tenir car, justement, il les rend publiques dans les Essais : « Il me vient parfois quelque considération de ne trahir l’histoire de ma vie. » Montaigne, fidèle à Montaigne. Ces longues remarques politiques étaient une digression, « cette farcissure était un peu hors de mon sujet », reconnaît Montaigne. Mais c’est son style, il l’a voulu ainsi : « Je m’égare, mais plutôt par licence que par mégarde. » « Les noms de mes chapitres n’en embrassent pas toujours la matière », et c’est au lecteur d’être aux aguets : « C’est l’indigent lecteur qui perd mon sujet, non pas moi. » Et si ses chapitres sont beaucoup plus longs (celui-là fait 120 pages !) que ceux des deux premiers tomes, c’est exprès : qu’on prenne le temps de le lire, dit-il ! Et si son texte est embrouillé, c’est encore exprès, pour que le lecteur ne s’endorme pas ! Et si ce qu’il dit est vain (ah ! nous y revoilà !), il en est conscient : « Je m’emploie à faire valoir la vanité même et l’ânerie si elle m’apporte du plaisir ». Montaigne, un écrivain libre. Il conclut sur une ultime vanité. A Rome, quand il y était (en 1580), il s’est fait décerner le titre de « citoyen romain », titre inutile et ridicule dont il se pare et s’amuse. Montaigne copie en entier le certificat pompeux où il est dit que « l’illustrissime Michel de Montaigne rend service à Rome en acceptant ce titre d’honneur » ! Vanité avouée est à moitié pardonnée : « Nous en sommes tous imprégnés, tant les uns que les autres, mais ceux qui le sentent en pâtissent un peu moins, encore n’en suis-je pas sûr. » La vanité de tout autorise ces petites vanités-là : refuser les décorations serait plus vain que les accepter en silence ! Les prix littéraires sont une foire aux vanités, mais refuser un prix serait encore plus vain [1]! La vanité de toutes choses n’empêche pas de vivre. Montaigne regardait la mort en face, approuvait le suicide (II,3) mais n’était pas un désespéré. Le « rien de tout » (c’est une formule de Saint-Simon) peut nous rendre amer ou libre, nous aigrir ou nous mûrir, nous décourager ou nous requinquer : l’équilibre n’est pas facile à garder, le fil est mince, le vide est partout, la mort approche (« Il est temps de tourner le dos à la compagnie »).

Montaigne, courageux funambule ! Vous et moi, cher Hervé, quand un roman est fini d’écrire, nous avons peur de manquer de sujet, c’est la panique existentielle. Montaigne n’avait pas ce souci : « Qui ne voit que j’ai pris une route par laquelle, sans cesse et sans travail, j’irai autant qu’il y aura d’encre et de papier au monde ? » Les Essais n’en finissent pas. Décidément, Montaigne a raflé la mise.  

[1] Notre ami Hervé vient de recevoir le Prix Horizon du second roman, décerné par la Belgique, pour Les choix secrets.

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René Laporte est né à Toulouse dans une famille bourgeoise de magistrats et d’universitaires. Il fait des études de droit, mais lance, à dix-neuf ans, une revue bi-mestrielle, Les Cahiers libres, artistiques et littéraires, puis fonde les éditions du même nom qui, entre 1925 et 1934, publieront environ 150 ouvrages.

20/09/2020, 09:00

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Les Ensablés - Chroniques du Lac: “Le vélo” de René Fallet

L’actualité récente a mis le vélo sous les feux de la rampe. La grève des transports de Décembre et Janvier derniers incite des milliers de cyclistes à enfourcher leur bécane pour se rendre au travail, au mépris de la pluie et des frimas hivernaux. Les programmes des candidats aux élections municipales font la part belle au vélo dans les grandes métropoles françaises.

06/09/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Une belle journée" d'Henry Céard (1851-1924)

Avec Henry Céard, nous en aurons fini de parler de ceux que l’on nommait, non sans méchanceté et envie, « la queue » d’Émile Zola, à savoir les écrivains les plus proches du maître naturaliste dans les années 1880, dont deux fort connus (Maupassant et Huysmans), trois autres beaucoup moins (Hennique, Alexis et Céard). C’est Céard que nous abordons aujourd’hui, avec son roman Une belle journée, publié en 1881, un an après la parution du recueil « Soirées de Médan » auquel il avait contribué avec sa nouvelle « La saignée ». Une belle journée qui peut être consulté sur Gallica est un charmant roman, un trésor du naturalisme, un accomplissement en quelque sorte.

23/08/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Mal'Concilio" de Jean-Claude Rogliano, par Denis Gombert

C’est un village corse niché au cœur de la montagne. Un village austère avec son église et ses maisons uniformes toutes en pierres de granit. Il peut y souffler par bourrasque un vent mauvais. Ici les femmes respectent le deuil et sont habillées de noir. On croit autant à la puissance de Dieu qu’aux esprits. Ainsi de Mal’ concilio, l’arbre de la nuit qui se dresse à la sortie du village, près des maisons abandonnées. Cet arbre géant domine le village « cramponné à un versant où rien ne pousse ». Majestueux et effrayant, châtaigner sans âge, il est le seul grand arbre de la province de la Tèvola, région sèche et aride. On dit que le Mal’ concilia est hanté.

09/08/2020, 09:00

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Les Ensablés - “L'homme de choc” de Joseph Peyre (1892-1968)

Joseph Peyré était béarnais. Après des études littéraires où il eut Alain comme professeur de classes préparatoires, il s’essaya au barreau puis à l’administration territoriale. Mais c’est dans le journalisme puis dans l’écriture de romans qu’il trouva sa voie. Ses œuvres sont celles de l’action et de l’énergie allant de l’aventure saharienne à la tauromachie (Sang et Lumières lui valut en 1935 le prix Goncourt et fit l’objet d’une adaptation au cinéma en 1954 avec Daniel Gélin et Zsa Zsa Gabor, dialogues de Michel Audiard) et à la haute montagne (Matterhorn- le nom alémanique du Cervin en 1939).

26/07/2020, 09:00

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Les Ensablés - "L'ordre" de Marcel Arland (1899-1986), par François Ouellet

Après plusieurs mois d'absence, nous retrouvons avec une grande joie notre excellent ami et chroniqueur François Ouellet. Qu'il soit remercié pour sa fidélité à notre équipe.

Il y a des écrivains plus profondément ensablés que Marcel Arland. Pourtant, aujourd’hui, Arland n’est pas tellement plus que l’évocation d’un nom. Il survit tant bien que mal par le souvenir de sa collaboration à La Nouvelle Revue française, dont il a pris la direction avec Jean Paulhan au lendemain de la Seconde Guerre. Chez les libraires, on trouvera, avec un peu de chance, un ou deux titres, comme son premier livre, Terres étrangères, un récit de 1923 réédité dans la collection L’Imaginaire en 1996, ce qui commence à dater ; on trouvera plus facilement sa correspondance avec Paulhan, éditée par Jean-Jacques Didier chez Gallimard en 2000.

12/07/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz – 2e partie

Cet article fait suite à celui du 14 juin sur Eugène Müntz. Après avoir replacé, selon sa méthode, l’activité artistique comme un facteur central de compréhension de la civilisation de la renaissance, tout en se livrant à un examen documentaire des premières années de Raphaël, Eugène Müntz nous accompagne dans le développement du jeune peintre, fraîchement sorti de son apprentissage dans l’atelier du Pérugin pour partir à la conquête de Florence.

28/06/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz (1845-1902) 1ère Partie

Sous son imposante reliure de basane noire, c’est un intimidant in-quarto de plus de sept cent pages ; sur le plat figure un lourd médaillon de cuivre doré légendé Raphael Sanctius, représentant en buste le profil d’un homme jeune, aux cheveux longs, coiffé d’une barrette aux revers élégants.

A l’abri de cette présentation austère, dorment en sûreté, sous les serpentes qui craquent encore sous le doigt, de riches illustrations. Le trésor des notes critiques, le précieux catalogue des œuvres et la substance d’un texte éloquent font à ce livre un fermoir invisible dont seules la curiosité du savant et l’intrépidité de l’érudit possèdent la clef. C’est un livre réservé aux études profondes et au calme des bibliothèques, parlant à voix basse dans le silence des lampes. Le temps venu, on en soulève la lourde couverture comme on pousse la porte d’un ami qu’on ne se savait pas avoir.

14/06/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Un amour platonique" de Paul Alexis (1847-1901)

Découvrir la littérature, c'est dérouler une pelote. En allant d'un auteur lié à un autre, voilà, comment le paysage littéraire se dessine peu à peu... Les Ensablés ont abordé récemment Léon Hennique (à lire ) et son roman étrange Un caractère. Voici maintenant Paul Alexis (1847-1901). Comme Hennique, il fut un fidèle d'Emile Zola et fournit l'une des six nouvelles du recueil des Soirées de Médan (1880).

31/05/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Le soleil des indépendances" de Ahmadou Kourouma

Chers lecteurs, nous sommes heureux d'accueillir à nouveau Henri-Jean Coudy qui, après de longs mois de silence, nous revient avec un nouvel ensablé, Ahmadou Kourouma.

Ahmadou Kourouma, né en 1927, en Afrique Occidentale Française, était Ivoirien même s’il suivit des études secondaires à Bamako, alors grande ville du Soudan français devenue après 1960  la capitale de l’état du Mali. Il aura donc connu les dernières années de la colonisation française puis le début des nouveaux états indépendants.

17/05/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Un caractère" de Léon Hennique (1851-1935)

Je suis tombé par hasard sur un roman de Léon Hennique, paru en 1889, intitulé "Un caractère". Il s'agit d'un livre qui a certes vieilli, mais mérite, comme le soulignait Octave Mirbeau, d'être lu. Surtout, il permet de découvrir son auteur qui joua un grand rôle dans l'histoire littéraire française, tout comme son camarade Lucien Descaves, d'ailleurs, que nos lecteurs connaissent mieux désormais (voir ici). Avec Hennique, on retrouve Goncourt, le naturalisme et... l'occultisme de la fin du dix-neuvième siècle.

01/05/2020, 09:00

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Les Ensablés – "Ecrits sur l’art" de Joris Karl Huysmans (1848-1907)

Joris-Karl Huysmans tenait à distance le grand public : même dans la période où la charité chrétienne gagna un petit avantage sur son pessimisme natif, il douta toujours qu’il fût possible de ramener par l’éducation, ou par l’admiration, le public vers l’art[1].

Ce grand solitaire est maintenant entré dans cette constellation très peuplée, la Pléiade ; avec Soumission, M. Houellebecq a remis Durtal à la mode ; cet hiver encore, le musée d’Orsay a consacré à Huysmans critique d’art une curieuse exposition dont il y aurait beaucoup à dire ; les rééditions se multiplient, comme celle que les Cahiers de l’Herne consacrèrent en 1985 à l’auteur.

Les éditions Bartillat se joignent à cette vogue en apportant leur contribution : la riche édition des Ecrits sur l’art, établie par Patrick Lormant, deviendra inévitablement le bréviaire des amateurs de Huysmans. Tout le parcours critique de l’auteur est rassemblé là, des premiers et respectueux essais du début de la carrière littéraire jusqu’à la grande conversion à l’art chrétien des années 1890, en passant par le chamboule-tout des critiques des Salons annuels.

19/04/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Sur le chemin des glaces" (1988) de Werner Herzog

La marche comme expérience mystique... En novembre 1974, le réalisateur Werner Herzog apprend que sa grande amie Lotte Eisner, célèbre critique de cinéma allemande qui vit et travaille à Paris à la cinémathèque française, est très gravement malade. Elle risque de mourir.  « J’ai répondu : cela ne se peut pas ». Saisissant une veste, une boussole et un sac, Herzog part sur le champ pour la retrouver. Mais il fera le voyage à pied, convaincu que c’est par la marche, vécue comme un acte de foi, qu’il sauvera son ami. Tête baissée, il se lance dans un improbable périple au cœur de l’hiver, quittant Munich pour rejoindre Paris. Sur le chemin des glaces est le journal de bord de sa folle aventure.

05/04/2020, 09:00

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Les Ensablés - "le dernier dimanche de Sartre" de Jean-Pierre Enard

Dans son essai "Un bon écrivain est un écrivain mort", Jean-Pierre Enard insistait sur le fait qu'un roman, comme le cinéma, le théâtre, la peinture ou n'importe quel autre mode d'expression, s'apprend. Ce qui ne signifie pas qu'il s'enseigne (...) Le langage, c'est comme le bois ou la pierre: un matériau. Écrire, c'est le travailler. On admet qu'un sculpteur apprenne sa technique. Et qu'un acteur fasse de la gymnastique ou place sa voix avant de monter sur scène. C'est pareil pour l'écrivain. Il doit s'exercer.

La mort est  une condition nécessaire mais non suffisante pour faire un bon écrivain. Enard en est la preuve: il est mort, c'était un bon écrivain, mais il n'est toujours pas considéré comme méritant une redécouverte. Faute de chance, seulement. Parce que ses livres valent d'être lus. Ce ne sont pas des grands crus, plutôt de la catégorie agréable des rosés, des blancs frais, avec de la buée sur le verre, qu'on boit avec plaisir en été à la terrasse des cafés, avec l'impression fugace d'être heureux.

22/03/2020, 09:00

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Les Ensablés - "La Maternelle" de Léon Frapié (1863-1949)

Parue en 1904, "La Maternelle" obtint le prix Goncourt au deuxième tour de scrutin, face, notamment, à Charles-Louis Philippe (que nos lecteurs des Ensablés connaissent bien) et Emile Guillaumin (pourtant favori avec son roman "La vie d'un simple"). Son auteur, Léon Frapié, était employé à l'hôtel de ville de Paris et marié à une institutrice qu'il avait beaucoup interrogée pour écrire ce roman étonnant, à mi-chemin entre la fiction et le documentaire. Il n'a pas perdu de son actualité quant aux questions qu'il pose sur l'école. Il vient de reparaître grâce aux éditions L'Eveilleur.

08/03/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Anna" d'André Thérive

Chers lecteurs des Ensablés, La Thébaïde publie ces jours-ci un des romans que je place parmi les meilleurs. Jusqu'à ce jour, il n'avait pas été réédité. Nous en avions déjà parlé en 2014: il s'agit d'Anna. Précipitez-vous si vous aimez Maupassant, Flaubert et Huysmans (dont d'ailleurs Thérive était un spécialiste). Il vous faut d'autant plus vous procurer ce texte exceptionnel qu'il est préfacé par notre excellent ami, collaborateur des Ensablés, François Ouellet qui, depuis des années, pour notre plaisir, explore la littérature française des années 30.

23/02/2020, 09:00

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Les Ensablés - “Histoire artistique des ordres mendiants”, de Louis Gillet (1876-1943)

« …dans le silence de ce jour naissant, je veux regarder le monde avec des yeux remplis d’amour »
Saint François d’Assise

Ce livre est un cours d’histoire de l’art que l’auteur donna à l’Institut catholique de Paris. Il est composé de dix leçons, qui suivent le développement des formes artistiques qu’inspirèrent les ordres mendiants du XIIIème siècle au milieu du XVIIème siècle ; le titre répond de l’austérité du sujet, mais il paraît utile de redonner vie à cette étude, en particulier lorsque l’occasion se trouve de mesurer l’état d’ignorance qui règne sur cette matière.

09/02/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Le rire de Caïn" de José-André Lacour (1919-2005)

Comment est-il possible que ce livre ait échappé à ma vigilance ? A sa parution, en 1980, je n'avais pas encore 20 ans, mais je lisais déjà beaucoup. Sans doute a-t-il été signalé dans quelque journal et l'ai-je ignoré parce qu'à l'époque je ne lisais que des classiques, et qu'en plus ce Rire de Caïn était un roman d'un Belge obscur, un certain José-André Lacour. De la littérature belge, je ne connaissais que Simenon et Rodenbach, ce qui m'allait assez, et depuis je n'ai gère progressé, ajoutant simplement à ma liste Armel Job... Mais la Petite Vermillon (la Table ronde) m'a envoyé récemment ce "Rire de Caïn" réédité pour le centenaire de son auteur, et je l'ai lu... C'est admirable de bout en bout!

26/01/2020, 09:00

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Trek, de Pete Oswald : en randonnée avec Papa

BONNES FEUILLES – Le célèbre illustrateur new-yorkais Pete Oswald signe un nouvel album, Trek. L’histoire vous plongera dans un univers tendre, dans lequel la découverte de la nature rejoint l’exploration de la relation entre un père et son fils.

11/06/2021, 13:21

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Astérix et Obélix cèdent la vedette à Idéfix, cabot de Lutèce

Idéfix, qui accompagnait, depuis 1959, le célèbre duo créé par René Goscinny et Albert Uderzo, devient la star de sa propre bande dessinée. En collaboration avec les illustrateurs Jean Bastide et Philippe Fenech, les éditions Albert René présentent la première bande dessinée ayant pour héros le renommé Idéfix. Idéfix et les irréductibles sortira en librairie le mercredi 16 juin 2021. 

11/06/2021, 09:03

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Malacarne, Urbi et Orbi : l'Italie, en plein coeur 

ROMAN ETRANGER - Avec cet ouvrage, on entre dans une superbe découverte éditoriale dont l'originalité m'a séduit : deux romans tête-bêche, rassemblés dans un seul livre et imprimés l'un à partir de la première de couverture et l'autre à partir de la quatrième, comme pour lancer deux flèches dans une même direction vers une sorte de point focal : les éléments marquants de la société italienne.

10/06/2021, 11:29

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Disparition de l’écrivain Michel Host, emporté par la Covid

Michel Host, lauréat du Prix Goncourt 1986 pour son roman Valet de nuit (Grasset), est décédé dimanche 6 juin 2021 à Paris. Parti à l’âge de 79 ans, ses proches indiquent qu’il est décédé des suites du coronavirus. Né Yves Chavatte en 1942, ce fils de parents français aura grandi en Belgique.

09/06/2021, 12:43

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Disparition du poète Matthieu Messagier

Matthieu Messagier, poète français, est décédé le mardi 1er juin 2021 à l’hôpital de Trévenans (Bourgogne-Franche-Comtée). Agé de 72 ans, il avait dédié sa vie à l’écriture. Fils du peintre Jean Messagier, représentant de la tendance abstraite de l'École de Paris, et de l'artiste céramiste Marcelle Baumann-Messagier, il écrivait depuis son plus jeune âge et ne cessa jamais de le faire.

08/06/2021, 13:39

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Un jour ce sera vide : On est très sérieux quand on a 10 ans

ROMAN FRANCOPHONE - Un jour ce sera vide d'Hugo Lindenberg faisait partie des 36 titres de la dernière rentrée littéraire sélectionnés par les libraires pour le Prix Libraires en Seine 2021, qui vient d'annoncer sa sélection finale. Un premier roman étonnant de grâce et de maîtrise.

[Màj 7 juin 2021 : le titre remporte le Prix du Livre Inter 2021] 

07/06/2021, 12:00

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Philippe d'Orléans, Le Régent absolu 

BIOGRAPHIE HISTORIQUE - En 25 chapitres qui suivent pas à pas l’itinéraire du fils de Monsieur, le frère de Louis XIV, et de Madame – la princesse Palatine -, devenu « le Régent » pendant la minorité de Louis XV entre 1715 et 1723, Alexandre Dupilet dresse un portrait renouvelé, tout en nuances, de ce libertin à la réputation sulfureuse, celui que même Montesquieu ne parvenait pas à cerner, le qualifiant d’« indéfinissable ».  

L’ouvrage vient d’être couronné lauréat du Prix Château de Versailles du livre d’histoire. Joël Cornette, membre du Jury, nous présente ce texte.

 

07/06/2021, 10:58

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De la haine à l’amour, il n’y a qu’un clap : Agent of my Heart!

Autrefois brimée à l’école, Chitose Saejima est aujourd'hui une manager forte et autoritaire. Et de l’autorité, il va lui en falloir pour gérer Sena Fujishiro, la superstar de l'agence artistique où elle travaille. Si les talents d’acteur de ce dernier sont indiscutables, sa tendance à draguer et à mentir compulsivement va donner du fil à retordre à Chitose… D’autant qu’il semblerait que leurs routes se soient déjà croisées !

05/06/2021, 11:22

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Colin Niel, Entre fauves : qui est la proie ? qui est le prédateur ?

ROMAN NOIR FRANCOPHONE - Entre fauves de Colin Niel, paru au Rouergue cet automne, fait partie de la sélection de 36 titres sélectionnés par les libraires pour le Prix Libraires en Seine 2021, dont ActuaLitté est partenaire. Un double récit sous tension, l'homme ramené à ses instincts et sensations les plus primaires.

[Maj 05/06 : Colin Niel est lauréat du Prix Libraires en Seine 2021] 

05/06/2021, 10:02

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Frère d’âme : le chant tragique du conte guerrier

ROMAN FRANCOPHONE - C’est la voix du tirailleur sénégalais Alfa Ndiaye qui se fait entendre, à la manière d’un griot, dès l’ouverture de Frère d'âme publié lors de cette rentrée littéraire 2018 par David Diop. Une voix de conteur africain, aux formules répétitives, presque incantatrices, souvent poétiques. Un récit qui s’enracine dans l’expérience traumatisante de l’agonie et de la mort au front, près des tranchées de Mademba Diop, ce tout jeune homme qui était plus qu’un frère pour Alfa Ndiaye. [MAJ 03/06/2021 : Frère d'âme, par ailleurs multi récompensé depuis sa parution, est lauréat de l'International Booker Prize 2021.]

03/06/2021, 11:30

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Héritage de Miguel Bonnefoy, une fresque familiale entre histoire et voyage

ROMAN FRANCOPHONE - La maison de la rue Santo Domingo à Santiago du Chili, cachée derrière ses trois citronniers, a accueilli plusieurs générations de la famille des Lonsonier, arrivés des coteaux du Jura. Bien des années plus tard, un drame sanglant frappera les Lonsonier. Emportés dans l’oeil du cyclone, ils voleront ensemble vers leur destin avec, pour seul héritage, la légende mystérieuse d’un oncle disparu. Héritage de Miguel Bonnefoy fait partie des 5 titres sélectionnés pour le Prix des Libraires 2021.

[Maj 2 juin 2021 : Le titre de Miguel Bonnefoy est lauréat du Prix des libraires 2021 ]

02/06/2021, 22:36

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Vénus Khoury Ghata, Ce qui reste des hommes : Rester libre, obstinément 

ROMAN FRANCOPHONE - Dans l'agence funéraire, Diane vient de choisir le marbre rouge destiné à la concession qui sera son ultime domicile. Totalement à l'encontre de l'avis de l'employé qui lui a présenté son catalogue, lui expliquant que des noirs ou des gris seraient tout de même mieux adaptés ! Et puis, quelle idée d'avoir demandé une concession pour deux alors que de mariages en divorces, d'aventures en passades, elle nage aujourd'hui en plein désert de solitude seulement entrecoupée de ses échanges avec son amie Hélène !

02/06/2021, 22:35

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Comme sur un nuage : amitié et homosexualité au lycée

MANGA - Dai vient d’arriver dans un nouveau lycée. Enjoué et bon vivant, il n’a aucun mal à se faire des amis. Mais il remarque vite qu’un garçon de sa classe est tenu à l’écart. Les rumeurs disent qu’il est gay… Dai compte bien devenir ami avec lui et rompre l’injustice !

02/06/2021, 22:35

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Alyson Ford, graine d’héroïne

BANDES DESSINEES - Après Cerise et ses carnets à succès ou Enola (aux éditions de la Gouttière), Joris Chamblain donne naissance ici à une nouvelle jeune héroïne aventureuse. À 11 ans, jeune et brillante élève au prestigieux Canterbury College, Alyson Ford parle plusieurs langues, excelle en sports mais aime surtout grimper aux arbres. Elle est la dernière descendante d’une grande famille d’explorateurs et de chasseurs de trésors, dont les parents sont justement partis en Amazonie à la recherche de son grand-père disparu.

02/06/2021, 22:34

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Ce matin la mer est calme - Journal d’un marin sauveteur en Méditerranée : agir et raconter

RÉCIT - Antonin Richard ne se destinait pas à devenir marin-sauveteur. En 2016, une formation de journalisme en poche, il quitte Lille et lâche sa caméra pour rejoindre l’ île de Lesbos. Là, il retrouve les activistes de Greenpeace pour participer aux opérations de sauvetage en mer Méditerranée. Militant depuis ses 17 ans, il n’hésite pas lorsque l’ONG lui propose de participer à une mission humanitaire en Grèce.

02/06/2021, 22:25

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Primo-romancier, Tarantino apporte Hollywood en France

Le réalisateur avait promis qu’il se mettrait désormais à écrire des livres, mais des livres sur le cinéma. Et pour commencer, c’est à l’un de ses propres films qu’il s’attaquerait en réalisant l’adaptation, pour une version romanesque, de sa dernière production, Once Upon A Time... In Hollywood. Et cette dernière comptera donc parmi les premiers romans de la rentrée littéraire de septembre, joli coup pour son éditeur français.

02/06/2021, 09:33

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Benoît Sokal : mort d'un passionné, de la BD aux jeux vidéo

C’est avec une profonde tristesse que l’équipe de Microids annonce le décès de Benoît Sokal, survenu le 28 mai 2021 des suites d’une longue maladie. Connu avant tout pour être un talentueux scénariste et dessinateur de bande dessinée, Benoît a aussi marqué l’industrie du jeu vidéo à travers le monde avec ses différentes productions pendant plus de vingt-cinq ans.

29/05/2021, 10:14

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Corot, la mémoire du paysage : peintre serein à la recherche de la lumière

BEAUX ARTS - Jean-Baptiste Camille Corot, né le 16 juillet 1796 et mort le 22 février 1875 à 78 ans fait la jonction entre deux courants artistiques et deux époques. Il naît sous le Directoire et meurt sous la Troisième République. Il a connu le Premier Empire, les soubresauts d’une royauté mortifère, la Révolution de 1848, le Second Empire, la Commune en 1871 et les débuts de la révolution industrielle. Véritable témoin d’une société en pleine mutation c’est pourtant loin des villes qu’il se sent le mieux, là où tout est calme, en pleine nature. 

25/05/2021, 09:57

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Les 24 saisons de Nanako de Pascale Moteki : journal intime des temps d'enfance

ALBUM JEUNESSE - Nanako Kotabe aura bientôt dix ans. Elle vit à Itoshima au Japon, une petite ville sur l’île de Kyushu avec ses parents, sa petite soeur Mayura et sa grand-mère Mamimoon. C’est cette dernière qui lui a offert le calendrier traditionnel Nijushi Sekki que Nanako a converti en journal intime. 

25/05/2021, 09:16

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Femmes au fil du temps : vies privées des femmes ordinaires

DOCUMENTAIRE JEUNESSE - “Les hommes n’ont jamais eu besoin d’être extraordinaires pour apparaître dans les livres d’Histoire”. Répétez cette phrase à voix haute, vous en saisirez encore mieux la portée. Alors que certains droits et libertés sont remis en cause à l’heure actuelle dans le monde, Femmes au fil du temps propose une Histoire au féminin, et parle des femmes ordinaires dans leur vie quotidienne.

 

25/05/2021, 09:14

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L’hôtel de verre d'Emily St John Mandel : vies brisées

POLAR ETRANGER - Fascinée par l’affaire Bernard Madoff, Emily St John Mandel imagine les vies des anonymes entraînés dans la chute de l’escroc américain. Avec délicatesse, elle évoque ces destinées qui, toutes, s’imbriquent étroitement en un gigantesque puzzle.

25/05/2021, 09:13

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Freshkills, Recycler la Terre de Lucie Taïeb : effacer les traces

ESSAI - Lorsque les premiers colons arrivèrent sur les rives du Nouveau Monde, Staten Island, qui ne s'appelait pas encore ainsi évidemment, était un lieu sauvage et marécageux parcouru par de nombreux petits cours d'eau que les Hollandais dénommèrent Kills en le déclinant à l'envie : Fresh Kills fut l'un d'eux mais aussi Great, Arthur, etc....

 

25/05/2021, 09:07

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Décès du poète SAÏD, exilé iranien sur le sol allemand

Exilé en Allemagne, le poète originaire d’Iran SAÏD, est décédé ce 15 mai dernier, nous informe la traductrice Nathalie Huet. L’auteur avait connu, écrivant en allemand, une grande reconnaissance, il reste encore à découvrir pour le public français. Seuls quelques-uns de ses textes furent proposés en traduction par des maisons audacieuses.

25/05/2021, 08:58

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Benjamin Adam, UOS : l'éternité, c'est long, surtout vers la fin

Il y a des livres dans lesquels on se perd, littéralement, avec jubilation. Des livres qui nous dépassent, qui disent, en images, avec force, ce que nous pressentons sans que notre intuition n'ait jusqu'alors trouvé la voie précise pour former en notre pensée des mots, des phrases, des arguments. A n'en pas douter, UOS est de ceux-là. Un grand album pour les grands enfants, un miroir déformant dans lequel le lecteur est confronté à un futur lointain, mais inéluctable, dans lequel un dernier homme erre dans les ruines d'une civilisation éteinte et irradiée.

 

21/05/2021, 11:38

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Pour quelques millions !, entre Paris et La Havane, plonger en enfer 

POLAR FRANCOPHONE - Conrad est le fils de la fondatrice d’une ONG dont l’assassinat à Paris, maquillé en suicide, n’a jamais été élucidé. Il galère depuis, frôlant sans cesse l’illégalité. À quelques encablures de La Havane, Dahlia, abusée par son père, se bat bec et ongles pour éviter à son frère de subir le même sort. Ce sont les deux héros du polar de Carl Pineau, Pour quelques millions! 

 

20/05/2021, 15:00

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Kentaro Miura, créateur de Berserk, est décédé

Voilà quelques jours, la possibilité d’une adaptation sur Netflix de Berserk était définitivement exclue. Ou quasi. Et voici que l’on apprend le décès, survenu le 6 mai, du créateur de cette saga, Kentaro Miura. À 54 ans, le mangaka est mort des suites d’une dissection aortique aiguë, explique un communiqué de son éditeur Hakusensha.

20/05/2021, 09:11

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Ne crains pas l’ombre ni les chiens errants, le long de la route vers soi-même 

ROMAN FRANCOPHONE - « C’est la bonne nuit pour fuir. La lune éclaire la route. Je chante pour me donner le courage de rejoindre le village, au loin là-bas, de l’autre côté de la route. » Sa petite Clara serrée dans ses bras, Cassandre a tout laissé derrière elle. Elle quitte Magelang, au centre de l’île de Java. Un premier vol doit l’emmener à Jakarta, un second vers Amsterdam. Ensuite, elle retrouvera la France. Qu’est-ce qui a jeté sur les routes cette maman de trente ans, héroïne de Ne crains pas l’ombre ni les chiens errants (L’Iconoclaste) de Camille Zabka ?

19/05/2021, 14:40

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Teenage Riot : révoltés, vivants, grandis

ROMAN JEUNESSE - On n’entre pas comme ça dans Teenage riot, deuxième livre écrit à quatre mains par Éric Pessan et Olivier de Solminihac. Il faut attendre quelques pages que l’Ours trouve le rythme de sa bande-son pour que l’on soit happé par sa vie et celle d’une poignée d’autres adolescents.

19/05/2021, 14:27

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Une République une et Indivisible... ou presque? 

ROMAN FRANCOPHONE - Le roman historique est une forme de roman qui m’inquiète toujours un peu. Sera-t-il fidèle à l’Histoire ou complètement farfelu ? Sera-t-il captivant comme se doit de l’être une bonne fiction ou instructif mais fastidieux comme certains essais ? Écrire un bon roman historique c’est comme faire de la pâtisserie, c’est un savant mélange : il faut que la fiction s’intègre à la réalité au point où le lectorat s’interroge, « si ça se trouve c’est vraiment comme cela que ça s’est passé ? Après tout l’Histoire est pleine de zones d’ombre alors si l’auteure avait vu juste ? » Et Laurence Malençon qui a publié chez Plon le 11 mars dernier L’Indivisible réussit cette prouesse avec brio.

19/05/2021, 14:15

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Birthday Girl : dans les jeux de miroirs  

ROMAN ETRANGER - Ce soir-là, la petite serveuse n’aurait pas dû être au restaurant pour assurer le service, mais sa collègue, qui avait pourtant accepté de la remplacer afin qu'elle puisse fêter son anniversaire avec son petit ami, n'avait pu tenir son engagement, clouée au lit par une forte fièvre.

19/05/2021, 14:12

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Carole & Tuesday : deux filles et une chanson, la révolution sur Mars

MANGA - Dans une stricte société futuriste où les humains ont émigré sur Mars, Carole, qui a fugué depuis le manoir familial, et Tuesday, qui vit seule en accumulant les petits boulots, rêvent chacune de devenir musiciennes. Mais les attentes sociales comme la compétition des intelligences artificielles rendent leurs espoirs vains. À moins que… Et si une rencontre soudaine pouvait créer un miracle ?  

 

19/05/2021, 14:02

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Home Body de Rupi Kaur : combats d'une âme poétique 

POÉSIE - La poésie ne se raconte pas. Elle se goûte, page après page, au rythme que lui impose l'auteur et que ne peut que suivre le lecteur. Il n'y a qu'à se laisser aller, se laisser prendre, se laisser surprendre, se laisser emporter dans le tourbillon des sentiments qui s'expriment avec douceur, avec amour, avec violence, avec rancœur, avec tristesse, avec espoir. Mais toujours avec force et conviction. À la suite de Rupi Kaur, qui signe chez NIL Home Body.

19/05/2021, 14:01

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RIP Raphaël Sorin : hommages à l'éditeur, absent de Paris...

Il avait décidé de prolonger sa carrière dans l’aventure des éditions Ring, mais Raphaël Sorin, éditeur historique, et directeur de collection, laissera surtout une carrière grandiose. Il aura traversé l’édition française, de Seuil à Albin Michel, en passant par Flammarion ou Fayard. C’est aussi lui qui mettra le pied à l’étrier d’un certain Michel Houellebecq, publiant deux romans de l’écrivain.

16/05/2021, 18:55

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Alain Joubert, de l'autre côté du surréalisme

Passionné de cinéma, Alain Joubert aura exploité cet art à travers le prisme du surréalisme. Écrivain, mais également journaliste, il produisit pour la télévision. Emporté par la Covid le 22 avril dernier, il est mort à l’âge de 85 ans, après avoir voué sa création au surréalisme.

15/05/2021, 12:28

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La révolution que l’on attendait est arrivée Le réenchantement du territoire

BONNES FEUILLES - Nous avons changé. La maladie, la mort, la solitude, la peur du chômage et le désir de transformer nos vies sont partout. Nous avons vécu local et planétaire, télétravail et livraisons, mais aussi respect, nouveau ou renforcé, pour les soignants, les caissiers, les livreurs, les agriculteurs... et défiance accrue face aux décideurs et aux immenses bureaucraties publiques. 

14/05/2021, 10:05

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La couleur de l'agonie de Gisèle Pineau

BONNES FEUILLES – Une trentaine d'années après le viol sauvage qu'ils ont commis, sept hommes voient se dessiner le visage de la vengeance et la couleur de l'agonie. La mort leur court après telle une ombre sans pardon.

13/05/2021, 12:57