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Notes de voyage de Laurent Jouannaud: Pour ou contre la Chartreuse de Parme?

Notes de voyage de Laurent Jouannaud: Pour ou contre la Chartreuse de Parme?

Le 10/10/2013 à 17:33 par Les ensablés

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10/10/2013 à 17:33

Les ensablés

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Il y a, dit-on, quatre grands romanciers au XIX° et je les classe dans l’ordre suivant : Zola, puis Balzac, ensuite Flaubert, et en dernier, Stendhal. C’est mon choix personnel. Oui, je prends plus de plaisir avec Zola qu’avec Stendhal. Tirez-en les conclusions que vous voudrez, mon cher Hervé : je sais que mon classement sera critiqué.J’ai tout de même relu ces jours-ci La Chartreuse de Parme. Stendhal raconte la vie d’un jeune homme, un « jeune Italien », Fabrice del Dongo, depuis ses seize ans jusqu’à sa mort, vers trente ans. Autour de lui s’affairent deux personnages : la duchesse Sanseverina, née Gina del Dongo, qui est sa tante, et l’amoureux de la Sanseverina, le Comte Mosca, Premier ministre du Prince de Parme. L’action se joue en Italie du Nord, à Parme, à Bologne, à Modène, à Ferrare, ou à Naples, principautés indépendantes d’avant l’unité italienne. Le roman raconte la carrière de Fabrice et ses amours.Les femmes aiment Fabrice, le lui prouvent, et il a sur elles l’avantage de ne pas les aimer : « J’aime sans doute, comme j’ai bon appétit à six heures ! » Il est convaincu que sa destinée le condamne « à ne jamais connaître la partie noble et intellectuelle de l’amour ». Il pourrait aimer sa tante mais ne sait que l’adorer ; elle l’adore et se retient de l’aimer. Stendhal va jouer de cette ambiguïté tout au long du roman. Fabrice est un jeune noble qui admire Napoléon : il veut se battre, s’échappe de la maison et monte jusqu’en Belgique à l’heure de Waterloo. Cette folie de jeunesse le rend suspect à sa classe sociale, mais il est porté par son nom, ses alliances, son mépris de la canaille. On ne pourra pas douter de son courage ni de sa générosité ; toutefois, du jacobin de dix-sept ans, il ne restera rien, Stendhal ne veut pas refaire Le Rouge et le Noir : Fabrice entrera dans la carrière ecclésiastique, deviendra sans doute évêque de Parme et peut-être évêque de Rome. Stendhal raconte longuement les intrigues de la cour de Parme : ce sont de petites rivalités de personnes, des mesquineries pour avoir une décoration ou un maroquin, selon les humeurs du Prince. Au début du chapitre VII, Stendhal écrit : « C’est de petits détails de cour aussi insignifiants que celui que nous venons de raconter qu’il faudrait remplir l’histoire des quatre années qui suivirent. » En effet, l’intérêt est mince.[caption id="attachment_4917" align="alignleft" width="170"] Stendhal[/caption]Dans ce même chapitre VII, Stendhal raconte la liaison entre Fabrice et la Fausta, cantatrice d’exception, « miracle de beauté ». Fabrice espère éprouver avec elle le vrai amour : « Serait-ce enfin là de l’amour ? se dit-il. » Il cède à la vanité de la ravir au terrible Comte M***. Suivent 20 pages ennuyeuses où pourtant je sens que Stendhal trouve son plaisir à raconter : M*** est jaloux, la Fausta compte les points. Fabrice prend des risques : il rentre à Parme où sa vie est en danger, il se déguise en valet, il rencontre la Fausta dans une église. Stendhal ajoute un quiproquo de comédie : M*** croit que l’amoureux de la Fausta est le prince héritier de Parme, ce qui écarte les soupçons contre Fabrice, qui est suivi par les espions de M*** qui le menacent et les espions de Mosca qui le protègent. Déguisée en homme, la femme de chambre de la Fausta vient dire à Fabrice qui passe régulièrement sous les fenêtres que sa maîtresse l’attend. Fabrice aime aussi la soubrette, continue à courtiser la Fausta, se fait enlever, est libéré. Il fait enlever son rival pour pouvoir se battre avec lui mais ce Comte M*** n’est qu’un lâche qui refuse le duel. C’est un beau sujet d’opérette ! Stendhal en fait trop et abuse du mot « tendre » : « les sentiments tendres », « préoccupation tendre », « regards si tendres », « ses yeux devenus plus tendres et plus brillants », « l’attendrissement le plus profond ».« J’étais amoureux de l’amour ; j’ai fait tout au monde pour le connaître, mais il paraît que la nature m’a refusé un cœur pour aimer et être mélancolique ; je ne puis m’élever plus haut que le vulgaire plaisir. » Voilà ce qu’écrit Fabrice à sa tante Sanseverina, à la fin de la première partie de La Chartreuse.Dans la suite du roman, Fabrice va connaître l’amour. Emprisonné dans la tour Farnèse, il tombe amoureux de Clélia Conti, la fille du directeur de la prison, qu’il aperçoit sur la terrasse au pied de la tour quand elle s’occupe des oiseaux de sa volière. Mais ces 250 pages d’amour me semblent aussi longues que les 220 premières. Cela commence par un coup de théâtre : apprenant que Fabrice va être condamné pour un meurtre commis en légitime défense, la Sanseverina veut quitter Parme, mais vient d’abord annoncer au Prince son départ. Celui-ci sursoit à la sentence, car sans la Sanseverina, sa cour serait morte d’ennui. La scène s’étire sur 9 pages. Une fois la duchesse rentrée chez elle rassurée, le Prince de Parme revient sur sa grâce, demande à ses sbires qu’on arrête Fabrice. Grâce à une fausse lettre imitant l’écriture de sa tante, Fabrice revient sur le territoire de Parme où il est arrêté et se retrouve emprisonné dans la tour Farnèse. Il croise Clélia au moment où on le conduit dans sa geôle : il est beau (« Fabrice était superbe au milieu de ces gendarmes »), elle est belle (« Quelle physionomie angélique ! ») Cet emprisonnement fait le bonheur de Fabrice : « Fabrice oubliait complètement d’être malheureux. »Stendhal déploie trop minutieusement une carte du Tendre faite de doutes, de soupirs, de coquetteries : il me méprise car je suis la fille du gouverneur de la prison, pense-t-elle ; elle me méprise parce que je suis prisonnier, pense-t-il. Clélia croit que Fabrice est l’amant de la Sanseverina, elle est jalouse ; et son père veut qu’elle épouse le marquis Crescenzi, « l’homme le plus riche de la cour ». Stendhal complique à plaisir : Clélia va faire semblant d’être amoureuse de Crescenzi, car son père l’a menacée de la mettre au couvent si elle refuse ce beau parti. Or au couvent, elle ne pourrait plus apercevoir Fabrice dans la tour ! Et de même, Fabrice se jure de ne pas s’enfuir, car une fois libre, il ne verrait plus Clélia !En parallèle, Stendhal décrit en détail les querelles et les intrigues auxquelles ses personnages se livrent pour faire libérer Fabrice : la Sanseverina rompt avec Mosca (c’est une ruse) et se montre plus brillante que jamais, Mosca présente et reprend sa démission, le clan de la Raversi (rivale de la Sanseverina) se croit arrivé au pouvoir. Il y a des espions partout, toutes sortes de rumeurs circulent, l’argent coule à flots pour soudoyer tout le monde, les fêtes continuent. Le Prince fait courir le bruit de l’exécution prochaine de Fabrice, puis le bruit contraire. Le comte Mosca, qui fait tout pour plaire à la Sanseverina qui adore toujours son neveu, va en personne assurer  Fabio Conti, gouverneur de la prison, qu’il le tuerait de sa main si un malheur arrivait à Fabrice.Fabrice, dans une sorte de cage, au secret, sans promenade, est heureux, car l’amour, déclare Stendhal, est le seul bonheur. Clélia, craignant qu’on ne l’empoisonne, se décide enfin à lui faire parvenir une corde grâce à laquelle il reçoit de la nourriture et des lettres (longues). Fabrice lui écrit : «  De la vie je ne fus aussi heureux !… N’est-il pas plaisant de voir que le bonheur m’attendait en prison ? » Il réussit à communiquer par signaux lumineux avec sa tante. Elle va le faire évader, il refuse : « Il sentait vivement que la vie sans l’amour de Clelia, ne pouvait être pour lui qu’une suite de chagrins amers ou d’ennuis insupportables. »  Cinq mois déjà ! Puis sept mois ! Fabrice apprend le projet de mariage entre Clélia et Crescenzi, Clélia croit toujours que Fabrice aime la Sanseverina. Ce double quiproquo dure, en vertu de la règle stendhalienne qui veut qu’un amoureux ne se rende pas compte qu’il est aimé. Fabrice comprend enfin : « Est-ce que jamais l’on se sauva d’un lieu où l’on est au comble du bonheur ? » Le bonheur d’être en prison ? Non, je n’y crois pas. Clélia le menace d’entrer au couvent s’il ne s’évade pas ! Il s’évade donc : nous sommes dans le roman de cape et d’épée.Mon cher Hervé, je passe les intrigues de cour, je ne veux pas que vous vous ennuyiez comme je me suis ennuyé. Clélia, pensant que son père était empoisonné (mais on l’avait simplement drogué), jure à la Madone de ne plus jamais revoir Fabrice si son père survit : « Si vous périssez, je ne vous survivrai point ; mais si vous réussissez, je ne vous reverrai jamais. » Stendhal prépare son effet (bonne idée, c’est vrai !) : Clélia rencontrera à nouveau Fabrice, mais de nuit seulement. Evadé, libre, Fabrice est malheureux puisqu’il est loin de Clélia. Et sa tante est malheureuse puisque son neveu l’est. Et Mosca aussi, et Clélia, bien entendu. Et puis le prince meurt d’un refroidissement (ou d’un empoisonnement ?), son fils lui succède, Mosca est bien en cour, puis c’est la disgrâce ; le nouveau prince est amoureux de la Sanseverina, il y a d’infinies intrigues de cour que Stendhal s’emploie à résoudre et à relancer sans cesse. Il est amoureux de son roman, de ses marionnettes, de son Italie en carton-pâte. Il écrit pour son plaisir .[caption id="attachment_4923" align="alignleft" width="220"] Gérard Philipe[/caption]Tout est rocambolesque, Stendhal abuse, il le sait : « Mais le lecteur est peut-être un peu las de tous ces détails de procédure, non moins que de ces intrigues de cour. » Oui, j’en suis las. Fabrice rentre à Parme, retourne volontairement à la citadelle, on va l’empoisonner, Clélia intervient, puis arrivent les hommes du Comte qui a été averti, mais la Sanseverina a dû promettre au prince de se donner à lui ! Que de discours subtils et brillants : c’est du théâtre (mais les acteurs manquent), de l’opérette (mais sans musique). Pour en finir enfin, Fabrice est lavé de tout soupçon, devient vicaire de l’archevêque, il est riche, respecté, et malheureux. Il se déguise pour s’approcher de Clélia et dans le noir, « toute tremblante d’amour, elle se jeta dans ses bras ». Elle demande à Fabrice son accord pour épouser Crescenzi, il le lui donne mais il est désespéré : ils se croisent encore une fois dans le monde, et Fabrice « pleura à chaudes larmes pendant plus d’une demi-heure. » Il y a encore des péripéties : le Prince veut la Sanseverina, Fabrice se retire du monde et revient dans le monde ; la Sanseverina et le Comte Mosca quittent Parme ; Fabrice devient prédicateur dans l’espoir qu’un jour Clélia vienne écouter ses sermons si  admirés, mais c’est Anetta Marini, « fille unique et héritière du plus riche marchand drapier de Parme », qui tombe amoureuse de lui : ça n’en finit pas, c’est une série télévisée, c’est Plus belle la vie, le feuilleton de FR3. Clélia, jalouse, veut revoir Fabrice, elle assiste à un de ses sermons, lui propose un rendez-vous secret et … : « Ici, nous demandons la permission de passer, sans en dire un seul mot, sur un espace de trois années. » Comme dans les contes ! Ils furent heureux : ce furent « trois années de bonheur divin », pendant lesquelles les amants se voient uniquement dans l’obscurité. Ils ont un fils que le naïf marquis Crescenzi croit être le sien. Fabrice l’aime trop, ce fils, il le fait donc enlever. Le jeune Sandrino meurt, Clélia meurt. Fabrice se retire alors à la Chartreuse de Parme, un couvent situé près du Pô : il y meurt un an après, et la Sanseverina juste après lui. Dernier épisode. Rideau.Non, vraiment, ce n’est pas ma tasse de thé. Je reconnais que Stendhal écrit souple, que ses dialogues sont vifs, que ses personnages sont brillants, mais je reste sur ma faim. Stendhal rêve au lieu de voir. Un spécialiste de son œuvre note : « Fabrice est comblé de tout ce qui a été refusé à Henri Beyle qui l’a doté généreusement de ses rêves et de ses désirs. » Les rêves et les désirs d’Henry Beyle, alias Stendhal, m’ennuient. Il s’est offert le plaisir de dicter son roman en cinquante-deux jours. Ce plaisir n’est pas contagieux : d’ailleurs, ceux qui chantent faux se font aussi plaisir. Et puis, mon cher Hervé, les chefs-d’œuvre ne sont-ils pas écrits dans la douleur ?Oui, mais voilà : Balzac (dont l’œuvre m’en impose) et Proust (que je mets au-dessus de presque tout) admiraient La Chartreuse de Parme ! Balzac a écrit un article fameux sur ce roman : « chef d’œuvre », « un livre où le sublime éclate de chapitre en chapitre », « le lecteur est en transe ». Proust l’évoque plusieurs fois dans La Prisonnière et fait dire à Saint-Loup : « La Chartreuse, c’est quelque chose d’énorme ! » Balzac et Proust sont contre moi. Quelle impression bizarre que d’entendre nos amis vanter ce que nous détestons !Je ne reviens pas sur mon impression négative, cher Hervé, mais cela me donne à réfléchir… Il y a bien de l’arbitraire dans nos jugements esthétiques. 


« L’évasion de Fabrice tient du miracle », écrira Balzac.
« J’éprouvais la jouissance la plus vive en écrivant ces pages ; je parlais de ce que j’adore, et je n’avais jamais songé à l’art de faire un roman. » (Lettre à Balzac.)

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Les Ensablés - "Le soleil des indépendances" de Ahmadou Kourouma

Chers lecteurs, nous sommes heureux d'accueillir à nouveau Henri-Jean Coudy qui, après de longs mois de silence, nous revient avec un nouvel ensablé, Ahmadou Kourouma.

Ahmadou Kourouma, né en 1927, en Afrique Occidentale Française, était Ivoirien même s’il suivit des études secondaires à Bamako, alors grande ville du Soudan français devenue après 1960  la capitale de l’état du Mali. Il aura donc connu les dernières années de la colonisation française puis le début des nouveaux états indépendants.

17/05/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Un caractère" de Léon Hennique (1851-1935)

Je suis tombé par hasard sur un roman de Léon Hennique, paru en 1889, intitulé "Un caractère". Il s'agit d'un livre qui a certes vieilli, mais mérite, comme le soulignait Octave Mirbeau, d'être lu. Surtout, il permet de découvrir son auteur qui joua un grand rôle dans l'histoire littéraire française, tout comme son camarade Lucien Descaves, d'ailleurs, que nos lecteurs connaissent mieux désormais (voir ici). Avec Hennique, on retrouve Goncourt, le naturalisme et... l'occultisme de la fin du dix-neuvième siècle.

01/05/2020, 09:00

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Les Ensablés – "Ecrits sur l’art" de Joris Karl Huysmans (1848-1907)

Joris-Karl Huysmans tenait à distance le grand public : même dans la période où la charité chrétienne gagna un petit avantage sur son pessimisme natif, il douta toujours qu’il fût possible de ramener par l’éducation, ou par l’admiration, le public vers l’art[1].

Ce grand solitaire est maintenant entré dans cette constellation très peuplée, la Pléiade ; avec Soumission, M. Houellebecq a remis Durtal à la mode ; cet hiver encore, le musée d’Orsay a consacré à Huysmans critique d’art une curieuse exposition dont il y aurait beaucoup à dire ; les rééditions se multiplient, comme celle que les Cahiers de l’Herne consacrèrent en 1985 à l’auteur.

Les éditions Bartillat se joignent à cette vogue en apportant leur contribution : la riche édition des Ecrits sur l’art, établie par Patrick Lormant, deviendra inévitablement le bréviaire des amateurs de Huysmans. Tout le parcours critique de l’auteur est rassemblé là, des premiers et respectueux essais du début de la carrière littéraire jusqu’à la grande conversion à l’art chrétien des années 1890, en passant par le chamboule-tout des critiques des Salons annuels.

19/04/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Sur le chemin des glaces" (1988) de Werner Herzog

La marche comme expérience mystique... En novembre 1974, le réalisateur Werner Herzog apprend que sa grande amie Lotte Eisner, célèbre critique de cinéma allemande qui vit et travaille à Paris à la cinémathèque française, est très gravement malade. Elle risque de mourir.  « J’ai répondu : cela ne se peut pas ». Saisissant une veste, une boussole et un sac, Herzog part sur le champ pour la retrouver. Mais il fera le voyage à pied, convaincu que c’est par la marche, vécue comme un acte de foi, qu’il sauvera son ami. Tête baissée, il se lance dans un improbable périple au cœur de l’hiver, quittant Munich pour rejoindre Paris. Sur le chemin des glaces est le journal de bord de sa folle aventure.

05/04/2020, 09:00

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Les Ensablés - "le dernier dimanche de Sartre" de Jean-Pierre Enard

Dans son essai "Un bon écrivain est un écrivain mort", Jean-Pierre Enard insistait sur le fait qu'un roman, comme le cinéma, le théâtre, la peinture ou n'importe quel autre mode d'expression, s'apprend. Ce qui ne signifie pas qu'il s'enseigne (...) Le langage, c'est comme le bois ou la pierre: un matériau. Écrire, c'est le travailler. On admet qu'un sculpteur apprenne sa technique. Et qu'un acteur fasse de la gymnastique ou place sa voix avant de monter sur scène. C'est pareil pour l'écrivain. Il doit s'exercer.

La mort est  une condition nécessaire mais non suffisante pour faire un bon écrivain. Enard en est la preuve: il est mort, c'était un bon écrivain, mais il n'est toujours pas considéré comme méritant une redécouverte. Faute de chance, seulement. Parce que ses livres valent d'être lus. Ce ne sont pas des grands crus, plutôt de la catégorie agréable des rosés, des blancs frais, avec de la buée sur le verre, qu'on boit avec plaisir en été à la terrasse des cafés, avec l'impression fugace d'être heureux.

22/03/2020, 09:00

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Les Ensablés - "La Maternelle" de Léon Frapié (1863-1949)

Parue en 1904, "La Maternelle" obtint le prix Goncourt au deuxième tour de scrutin, face, notamment, à Charles-Louis Philippe (que nos lecteurs des Ensablés connaissent bien) et Emile Guillaumin (pourtant favori avec son roman "La vie d'un simple"). Son auteur, Léon Frapié, était employé à l'hôtel de ville de Paris et marié à une institutrice qu'il avait beaucoup interrogée pour écrire ce roman étonnant, à mi-chemin entre la fiction et le documentaire. Il n'a pas perdu de son actualité quant aux questions qu'il pose sur l'école. Il vient de reparaître grâce aux éditions L'Eveilleur.

08/03/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Anna" d'André Thérive

Chers lecteurs des Ensablés, La Thébaïde publie ces jours-ci un des romans que je place parmi les meilleurs. Jusqu'à ce jour, il n'avait pas été réédité. Nous en avions déjà parlé en 2014: il s'agit d'Anna. Précipitez-vous si vous aimez Maupassant, Flaubert et Huysmans (dont d'ailleurs Thérive était un spécialiste). Il vous faut d'autant plus vous procurer ce texte exceptionnel qu'il est préfacé par notre excellent ami, collaborateur des Ensablés, François Ouellet qui, depuis des années, pour notre plaisir, explore la littérature française des années 30.

23/02/2020, 09:00

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Les Ensablés - “Histoire artistique des ordres mendiants”, de Louis Gillet (1876-1943)

« …dans le silence de ce jour naissant, je veux regarder le monde avec des yeux remplis d’amour »
Saint François d’Assise

Ce livre est un cours d’histoire de l’art que l’auteur donna à l’Institut catholique de Paris. Il est composé de dix leçons, qui suivent le développement des formes artistiques qu’inspirèrent les ordres mendiants du XIIIème siècle au milieu du XVIIème siècle ; le titre répond de l’austérité du sujet, mais il paraît utile de redonner vie à cette étude, en particulier lorsque l’occasion se trouve de mesurer l’état d’ignorance qui règne sur cette matière.

09/02/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Le rire de Caïn" de José-André Lacour (1919-2005)

Comment est-il possible que ce livre ait échappé à ma vigilance ? A sa parution, en 1980, je n'avais pas encore 20 ans, mais je lisais déjà beaucoup. Sans doute a-t-il été signalé dans quelque journal et l'ai-je ignoré parce qu'à l'époque je ne lisais que des classiques, et qu'en plus ce Rire de Caïn était un roman d'un Belge obscur, un certain José-André Lacour. De la littérature belge, je ne connaissais que Simenon et Rodenbach, ce qui m'allait assez, et depuis je n'ai gère progressé, ajoutant simplement à ma liste Armel Job... Mais la Petite Vermillon (la Table ronde) m'a envoyé récemment ce "Rire de Caïn" réédité pour le centenaire de son auteur, et je l'ai lu... C'est admirable de bout en bout!

26/01/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Monsieur Ripois et la Némésis" de Louis Hémon

Don Juan: subst. masc. Séducteur, le plus souvent libertin et sans scrupule (définition du Trésor de la langue française). Même s'il n'est pas un libertin, Monsieur Ripois, le héros du roman de Louis Hémon (1880-1913), est assurément un don Juan. Il séduit les femmes qu'il rencontre et les exploite sans scrupule. Mais, contrairement à son auguste ancêtre, Monsieur Ripois n'a aucune classe; il ne s'attaque qu'aux petites ouvrières, puis aux femmes fragiles, celles qu'il est certain de pouvoir conquérir et exploiter.

12/01/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Visage perdu" de Roger Vercel, par Carl Aderhold

Visage perdu est l’un des derniers romans de Roger Vercel, paru en 1953, quatre ans avant sa mort. L’auteur de Remorques (qui a déjà fait l’objet d’une chronique sur les Ensablés) et de Capitaine Conan retrouve ici un thème qui lui est cher. Le courage qu’il faut pour affronter le quotidien.

29/12/2019, 09:00

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Les Ensablés - Chroniques du Lac : "La dernière harde" de Maurice Genevoix

En ce début novembre où la campagne automnale résonne des aboiements des chiens et des coups de fusil, la lecture de la Dernière Harde de Maurice Genevoix se savoure comme une gourmandise de saison. Nul besoin d’être passionné de chasse ou féru de vénerie pour partager la vie mouvementée et captivante de la harde des Orfosses.

15/12/2019, 09:00

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Les Ensablés – "Miroir du temps" d'André Suarès (1868-1948)

Paru aux éditions Bartillat, Miroir du temps est un recueil d’articles d’André Suarès - certains inédits - de préfaces, de fragments de correspondance, voire de documents plus intimes encore, comme le testament de l’écrivain : peu de livres permettront de saisir aussi complètement un auteur qui sort lentement d’un oubli et dont les plus connaisseurs parmi les lecteurs ne pouvaient citer que le Voyage du Condottiere.
Ce recueil de textes parvient à restituer, en marquant la chronologie, les thèmes qui habitent son oeuvre. Des thèmes dont l’actualité permet de rendre cet auteur à son temps tout en le ramenant au nôtre. André Suarès écrivit toute sa vie le manifeste d’un art nouveau, qu’il souhaitait tout à la fois classique et régénérateur ; à l’imitation aussi de ce Speculum majus, ce Miroir dans lequel Vincent de Beauvais mit toutes les certitudes du Moyen-Age et qui voulut, selon Louis Gillet, « lier en système tout l’héritage des connaissances venues de l’Antiquité, le legs intellectuel de la Grèce, avec les vérités de la Révélation ».             
Après avoir lu avec attention l’érudite préface de M.Barsacq, les amateurs feront de Miroir du temps l’avant-propos nécessaire aux œuvres de ce grand écrivain : toute la diversité, toutes les contradictions de l’écrivain, et l’essence de son style, sont là.

01/12/2019, 09:00

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Alexis Bardini, Une épiphanie : une nouvelle peau 

POESIE - Si l’on en croit certains journaux nationaux tout récemment parus, dont un excellent dossier de L'Obs, « Poésie la nouvelle vague », signé Amandine Schmitt – La poésie reviendrait à la mode, à condition toutefois qu’elle ne l’eût été un jour ! Genre littéraire quelque peu oublié voire parfois relégué au second plan, il n’en demeure pas moins, que la poésie a toujours ses « défenseurs et ses adeptes » qui eux ne se soucient guère des effets de mode. 

12/04/2021, 12:17

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Le temps des balcons, Valérie Layraud 

Le temps des balcons raconte autant les angoisses de Sandrine, jeune femme célibataire que les rêves de Quentin, ce petit garçon mal aimé ou encore la mélancolie de Jean Julien, cet homme esseulé au travers d’un chassé-croisé dans une résidence pendant le confinement de 2020. Chacun de ces personnages se débat avec les sept péchés dits « capitaux ». Seul le chat, énigmatique et incontournable, semble détenir les clés de cet enfer. 

12/04/2021, 12:15

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Le Poisson-perroquet, Florence De Noidan 

Jean, ingénieur dans le développement des nouvelles énergies, plus particulièrement la production électrique, lors d’un voyage il découvre un monde où la notion de genre n’existe pas. Un pays où les garçons peuvent devenir des filles, les filles devenir des garçons. Un monde où, il n’y a pas de différence. 

12/04/2021, 12:15

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George Sand Ma vie à Nohant : le domaine de tous les possibles

BONNES FEUILLES - La liberté et les frasques de George Sand sont fameuses : ses liaisons hors mariage, son rejet de la bienséance hypocrite, son apparence masculine, son retentissant et passionné combat en faveur de l’émancipation et des droits de la femme…

12/04/2021, 12:04

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Un été anglais : vertiges de la mémoire et de l'amour 

ROMAN FRANCOPHONE - Les cheminements de l'âme empruntent parfois des tracés tortueux. Et ceux qui suivent les émotions ne le sont pas moins. Ainsi en est-il des ruminations du quinquagénaire installé à l'avant-scène d'Un Été anglais, dès la séquence introductive du roman. Un malaise diffus s'empare peu à peu de cette personnalité encline au mutisme et à l'introspection. Une blessure ou une fêlure peut-être, qui n'aurait jamais été vraiment traitée – ou alors mal, à la va-vite, comme on se débarrasse d'une corvée.

12/04/2021, 11:46

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Anniversaire de Baudelaire : 200 ans, une poésie toujours sulfureuse

Le 9 avril 1821, naissait l’une des plus grandes figures de la poésie française. Poète maudit, inventeur de la modernité, artiste cynique, syphilitique dandy… Baudelaire est toujours auréolé d’une lumière sombre. Sa figure vénéneuse fascine et ses mots résonnent encore aujourd’hui dans la bouche de nombreux artistes. Nous vous proposons un bref retour sur cet héritage.

09/04/2021, 15:45

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400 ans après sa naissance, La Fontaine plus vivant que jamais 

Le 8 avril 2021 a marqué le lancement du 400e anniversaire de la naissance de Jean de La Fontaine dans sa ville natale, Château-Thierry. Le maire de Château-Thierry, Sébastien Eugène, déclare que ces commémorations sont l'occasion « de mieux connaître la personnalité et l’œuvre de Jean de La Fontaine ». 

09/04/2021, 12:20

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Micro Zouzou contre les Maxi-Zinzins : Délire interdentaire !

BANDES DESSINEES - Difficile d'imaginer que le très sérieux Picsou Magazine a publié pendant quelques numéros une aventure aussi délirante, d'un point de vue narratif et graphique, que Micro Zouzou contre les Maxi-Zinzins de Matthias Aregui et Léon Maret ! Cette histoire de vieille dame qui rêve de rejoindre un club de milliardaires et reçoit l'aide providentielle de son dentiste fou amoureux qui envoie son neveu en exploration dans les gencives et les molaires de la vieille, a dû agir sur les jeunes lecteurs comme le LSD sur les G.I. au Vietnam. Une fois les portes de la perception ouvertes, plus rien n'a la même saveur...

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Tatiana de Rosnay, Célestine du Bac : une amitié bouleversante 

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09/04/2021, 10:20

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Les Apprentis Samouraïs sont de retour ! 

BONNES FEUILLES - Sakura la kendoka, Léon le judoka et Logan le karateka sont invités par le célèbre Maître Saburo à un stage d'arts martiaux dans son dojo. Ces trois jeunes champions d'arts martiaux se retrouvent plongés dans le Japon médiéval sur la piste des derniers samouraïs du clan Minamoto.

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Explorer Paris avec la famille Oukilé

BONNES FEUILLES - Dans ce nouvel album-jeu inédit, la famille Oukilé voyage à Paris. Monsieur et madame Oukilé, leurs enfants Flore et Nestor, et le petit chien Opié se baladent dans les rues de Paris. La ville est grande et les personnages se perdent souvent. C'est au lecteur de les retrouver… 

08/04/2021, 15:55

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Le cerf-volant, un nouveau livre de Laetitia Colombani en juin prochain

Les éditions Grasset annoncent la parution d'un nouveau roman de Laetitia Colombani en juin prochain. L'autrice de La Tresse publiera Le cerf-volant, récit d'une rencontre entre trois générations de femmes, où solidarité, sororité et esprit de résistance se mêlent joyeusement...

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Mort d'Antoine Martin, écrivain “tout d'élégance et d'humour”

Antoine Martin était né en 1955. Romancier, nouvelliste, traducteur d’espagnol, de catalan et d’italien « aucun code de langue latine ne pouvait lui résister. Aucun sud », indique son éditrice. Il avait adopté un style brillant et un humour sans faille à la recherche d’une littérature qui ne se prend pas au sérieux. Son éditeur, Au Diable Vauvert, lui rend hommage, alors que l'auteur est décédé d'une longue maladie.

08/04/2021, 08:57

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Jean Hatzfeld, Là où tout se tait : les cris, le silence

RECIT - Lorsque j'ai eu tourné la dernière page de Dans le nu de la vie qui est le premier des trois ouvrages constitutifs du recueil intitulé Récits des marais rwandais écrits par Jean Hatzfeld, je m'étais promis de poursuivre ma lecture, mais plus tard, une fois digérée cette première incursion dans une page des plus sombres de l'humanité (qui, dans ces cas-là, ne mérite plus du tout de « h » majuscule !). Mais quand Là où tout se tait m'a récemment été offert suite à sa parution tout aussi récente, alors que le malaise ressenti précédemment est encore loin d'être totalement dissipé, cela a un peu « forcé la main » de mes lectures. Ce livre n'a en rien dissipé mon trouble. Bien au contraire.

07/04/2021, 19:27

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L'univers sous mes pieds, la tête dans les étoiles. 

ESSAI - Le livre de Blandine Pluchet commence comme un film en accéléré : du Big Bang aux premiers atomes, des forces gravitationnelles aux étoiles, aux galaxies et aux trous noirs, des poussières d'étoiles aux planètes, astéroïdes et comètes, de l'espace intersidéral à la vie ! Un réveil assez époustouflant qui lui aura été soufflé par l'observation d'une nuit à la « belle étoile ».

07/04/2021, 17:29

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L'Espionne de Marie-Aude Murail : des secrets dans les cases 

BONNES FEUILLES - Shhhhhhhhht ! C'est tout de même curieux... Mais où était donc passée l'espionne ??? Au fait, la reconnaissez-vous ? C'est sous l'irrésistible trait d'Eglantine Ceulemans que Romarine, l'héroïne de Marie-Aude Murail, fait son entrée chez BD Kids. 

 

07/04/2021, 15:48

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Les Collectionneurs d'images : Féroe, la traversée des îles

BONNES FEUILLES - Djalli mourut le premier d’une méningite, Ingimar fut emporté au fond de l’eau par un filet de pêche, on retrouva le corps de Staffan dans la commune libre de Christiania à Copenhague, Fríðrikur fut lâchement assassiné, Olaf mourut d’une maladie interdite et Kári fit leur éloge funèbre. Les Collectionneurs d'images de Jóanes Nielsen les suit durant plus de quarante années, offrant à la littérature nordique un chef-d’oeuvre de vie, de rires et de larmes .

07/04/2021, 15:14

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Le dessinateur et scénariste Michel Koeniguer est mort

Créateur de la trilogie Bushido, Michel Koeniguer s’était peu à peu spécialisé dans le domaine des séries de guerres, illustrant avec brio les conflits irakien et vietnamien. Il est mort ce 6 avril 2021 d’un arrêt cardiaque à 49 ans.

 

07/04/2021, 12:34

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Cinq femmes, trois générations, une grande histoire d'amour.

BONNES FEUILLES - De l'Inde aux États-Unis, les destins entremêlés de femmes incroyables. Tara et Sonia ont respectivement 17 et 15 ans lorsque leurs parents décident de quitter l’Angleterre pour s’installer aux États-Unis au début des années 70. D’origine bengali, elles vont devoir apprendre à mêler les traditions familiales avec leur nouvelle vie américaine.

07/04/2021, 09:24

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Journée parfaite : prendre le temps d'être heureux 

ALBUM JEUNESSE - Une forêt, quelques arbres, un bosquet : le décor est posé. Aux animaux maintenant de l’habiter, au lapin de s’y mouvoir, d’interagir avec d’autres bêtes et vivre chaque moment intensément. Toutes les activités sont considérées avec une même importance et le jeu se hisse au niveau de la réflexion, du frisson, du repos ou de l’amour. Ce livre engage ainsi à profiter de chaque occupation et contrarie cette idée par trop répandue qu’il faut rentabiliser son temps : chaque instant, quel qu’il soit, passe et il est important de le goûter. Journée parfaite nous montre avec délicatesse que le temps s’écoule doucement à travers la simplicité des tâches qui permettent de l’apprécier.

06/04/2021, 18:43

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Artiste hongroise engagée, Krisztina Tóth, en résidence à Cognac

Krisztina Tóth, autrice hongroise réputée, sera présente à Cognac du 16 octobre au 22 novembre 2021 dans le cadre de la résidence d’écriture Jean Monnet. Autrice renommée et engagée, elle a récemment fait l’objet de pressions de la part du gouvernement Orbán. 

06/04/2021, 18:22

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L'Odeur de la pluie : grandir trop vite, franchir les frontières 

YOUNG ADULT - L’Odeur de la pluie est un roman qui ose, un roman qui expose la teinte parfois sombre des événements qui poussent un adolescent à grandir trop vite. Dans son premier livre, Gwendoline Vervel va plus loin dans le roman d’apprentissage. Plus que la transformation du corps, l’auteure n’a pas peur d’aborder des sujets difficiles tels que le harcèlement, les agressions sexuelles et le viol. 

06/04/2021, 15:05

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Des graffs dans la nuit : au fond des grottes, l'éblouissement de l'énigme 

RECIT FRANCOPHONE - Depuis l’enfance où son père instituteur l’amenait récolter des fragments de poterie, des silex ou des dents humaines dans les grottes ou au pied des dolmens de l’Ardèche, Jean-Jacques Salgon, écrivain et scientifique de formation, passionné d’art, a gardé un goût prononcé pour la préhistoire. En 2004, il a eu la chance de visiter la grotte Chauvet et, plus récemment, celle moins connue de Baume Latrone, dans le Gard...

06/04/2021, 14:31

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Mini cache-cache Petit Ours Brun : Où êtes-vous, petites fraises ? 

Une nouvelle collection de livres à volets en feutrine colorée pour les tout-petits. Où se cachent les fraises, le hérisson et le soleil ? Six objets du jardin sont à retrouver derrière des volets, pour le plaisir et l’émerveillement des tout-petits. 

06/04/2021, 10:33

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Décès de Jeanne Hyvrard, juriste, autrice et féministe

Autrice d’une vingtaine d’ouvrages, Jeanne Hyvrard était née à Paris en 1945. Économiste de formation et de profession, elle aura, durant une quarantaine d’années, multiplié les œuvres littéraires originales : romans, théories-fictions, récits, essais, poèmes, chansons de geste et même un livret d’opéra.

05/04/2021, 11:50

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Dante est mort ! Vive Durante degli Alighieri !

HISTOIRE - Il y a 700 ans disparaissait un génie. Il y a 700 ans, Dante nous quittait et nous ne nous en sommes toujours pas remis. Des monuments, des films, des partitions musicales, des jeux vidéo, son profil sur la pièce italienne de 2€ et depuis le 25 mars 2020, une journée officielle de commémoration approuvée par le Conseil des ministres italien. Et tout cela majoritairement grâce à une œuvre, la Divine Comédie. 700 ans plus tard, un autre livre fait date, celui d’Alessandro Barbero, spécialiste d’histoire médiévale, publié chez Flammarion et traduit de l’italien par Sophie Royère. Son titre ? Dante

05/04/2021, 11:31

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Jésus comme un roman : Marie-Aude Murail sur les traces du Christ

« Tu peux croire en Dieu, ou pas. Tu peux croire en ce Dieu-ci plutôt qu’en ce Dieu-là. Ce que cet homme, ce Jésus a dit, ce qu’il a vécu il y a plus de 2000 ans, n’est pas pour moi une question de foi, mais une question d’actualité. Réfléchir sur son message peut infléchir notre vie et bousculer notre façon d’aimer », assure Marie-Aude Murail.

02/04/2021, 16:13

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Frère Wulf de Joseph Delaney : découvrez le spin-off de L'Épouvanteur

BONNES FEUILLES – Voici un roman qui signe le retour très attendu de Tom Ward et la naissance d'un nouvel épouvanteur ! Joseph Delaney entame un spin-off de la saga culte, avec le retour de personnages incontournables, Tom Ward et Alice, et l’arrivée de nouveaux, Frère Wulf et William Johnson. Le tout ouvrant des portes sur un nouveau monde, les Enfers, où règne une puissante antagoniste, Circé, déesse tout aussi terrifiante que fascinante. 

 

 

02/04/2021, 16:11

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La toile implacable de La Femme de l'ombre 

POLAR GLACIAIRE - Fin 1940 : cela fait déjà plusieurs mois que, après une attaque fulgurante, les armées allemandes ont envahi le Danemark. Ce soir-là, Osvaldur, un étudiant en médecine islandais inscrit en faculté à Copenhague, rentre chez lui, inquiet : il a appris que la Gestapo a arrêté Christian, un étudiant qui, comme lui, s'est engagé dans la lutte de l'ombre contre l'envahisseur.

01/04/2021, 16:24

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Les enquêtes du Docteur Énigmus : La malédiction des 12 portes

Intrigués par le testament du grand-oncle d'Énigmus, l'inspecteur et sa fidèle acolyte, Tatiana, se retrouvent projetés à travers onze univers merveilleux... ou terrifiants ! Ce n'est qu'en répondant aux énigmes qui leur sont posées qu'ils pourront se sortir de ces mondes étranges et déroutants. Ce livre d'énigmes régalera les 8-12 ans avides de mystères et d'enquêtes à résoudre. 

01/04/2021, 15:10

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Énigmes à tous les étages 8 : arts, arnaques et micmacs

Le huitième volume de la collection, 12 énigmes originales à résoudre, avec pour chacune un domaine artistique différent, des personnages loufoques, des situations farfelues. Cette fois, les énigmes se déroulent dans tous les milieux de l'art ! Un livre-jeu au concept unique sur le marché de l'édition jeunesse : de grandes doubles-pages à plier qui se transforment à chaque enquête pour le plaisir du lecteur qui s'improvise détective, cette fois-ci dans le monde déjanté des arts. 

01/04/2021, 15:10

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Aller-double de Pef : libres roues sur les chemins d'enfance

BONNES FEUILLES - Bien sûr Motordu et sa belle lisse poire, bien sûr, le monstre poilu... Si Pef est connu de millions d'écoliers, on le connait moins devenu grand, trésor de délicatesse et d'humour. Sachez-le, Pef est né avec un guidon entre les mains. Et pour lui, un vélo n’est pas autre chose qu’un avion rivé au sol mais qui s’incline avec grâce dans les virages...

31/03/2021, 17:26

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Un lieu de justice, au cœur du Tribunal de Grande Instance de Paris

BONNES FEUILLES - Avec son précédent livre Pontée, Jean-Paul Honoré nous avait embarqué dans l’univers d’un cargo porte-conteneurs ; avec Un lieu de justice, il explore cette fois un autre vaisseau géant, lieu de justice et d’humanité où rien n’échappe à l’intrus, au tamis quasi-archéologique de son écriture : le nouveau Tribunal de Grande Instance de Paris

31/03/2021, 16:36

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Les désastreuses conséquences de la chute d’une goutte de pluie

ALBUM JEUNESSE - Combien de temps dure la chute d’une goutte de pluie ? Le temps de présenter les différents protagonistes d’un drame à venir.  Chaque nouveau livre d’Adrien Parlange est une merveille. On ne sait jamais où l’auteur va nous emmener, quelle astuce matérielle, graphique ou narrative il va inventer pour nous raconter une histoire sensible et poétique. D’une incroyable constance, il se renouvelle d’album en album en sachant toujours toucher juste, trouver un moyen original pour exprimer une forme de tendresse. Les désastreuses conséquences de la chute d’une goutte de pluie, au contraire de ce que voudrait faire croire son titre, ne déroge pas à la douceur de ses prédécesseurs. 

31/03/2021, 16:25

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Frère d’âme : le chant tragique du conte guerrier

ROMAN FRANCOPHONE - C’est la voix du tirailleur sénégalais Alfa Ndiaye qui se fait entendre, à la manière d’un griot, dès l’ouverture de Frère d'âme publié lors de cette rentrée littéraire 2018 par David Diop. Une voix de conteur africain, aux formules répétitives, presque incantatrices, souvent poétiques. Un récit qui s’enracine dans l’expérience traumatisante de l’agonie et de la mort au front, près des tranchées de Mademba Diop, ce tout jeune homme qui était plus qu’un frère pour Alfa Ndiaye. [MAJ 31/03/2021 : Frère d'âme, par ailleurs multi récompensé depuis sa parution, est en lice pour l'International Booker Prize 2021.]

31/03/2021, 11:30

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Sénégal : le chant des souvenirs épars 

ALBUM JEUNESSE - L’évocation d’un souvenir de jeunesse est l’occasion d’autres réminiscences par association d’idées, de matières ou de couleurs. Celles-ci tournent autour du mystère d’un chant, entonné par une figure maternelle dont la cause des larmes qui s’écoulent sur les joues demeure inconnue.

30/03/2021, 17:27