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Notes de voyage de Laurent Jouannaud: Pour ou contre la Chartreuse de Parme?

Notes de voyage de Laurent Jouannaud: Pour ou contre la Chartreuse de Parme?

Le 10/10/2013 à 17:33 par Les ensablés

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10/10/2013 à 17:33

Les ensablés

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Il y a, dit-on, quatre grands romanciers au XIX° et je les classe dans l’ordre suivant : Zola, puis Balzac, ensuite Flaubert, et en dernier, Stendhal. C’est mon choix personnel. Oui, je prends plus de plaisir avec Zola qu’avec Stendhal. Tirez-en les conclusions que vous voudrez, mon cher Hervé : je sais que mon classement sera critiqué.J’ai tout de même relu ces jours-ci La Chartreuse de Parme. Stendhal raconte la vie d’un jeune homme, un « jeune Italien », Fabrice del Dongo, depuis ses seize ans jusqu’à sa mort, vers trente ans. Autour de lui s’affairent deux personnages : la duchesse Sanseverina, née Gina del Dongo, qui est sa tante, et l’amoureux de la Sanseverina, le Comte Mosca, Premier ministre du Prince de Parme. L’action se joue en Italie du Nord, à Parme, à Bologne, à Modène, à Ferrare, ou à Naples, principautés indépendantes d’avant l’unité italienne. Le roman raconte la carrière de Fabrice et ses amours.Les femmes aiment Fabrice, le lui prouvent, et il a sur elles l’avantage de ne pas les aimer : « J’aime sans doute, comme j’ai bon appétit à six heures ! » Il est convaincu que sa destinée le condamne « à ne jamais connaître la partie noble et intellectuelle de l’amour ». Il pourrait aimer sa tante mais ne sait que l’adorer ; elle l’adore et se retient de l’aimer. Stendhal va jouer de cette ambiguïté tout au long du roman. Fabrice est un jeune noble qui admire Napoléon : il veut se battre, s’échappe de la maison et monte jusqu’en Belgique à l’heure de Waterloo. Cette folie de jeunesse le rend suspect à sa classe sociale, mais il est porté par son nom, ses alliances, son mépris de la canaille. On ne pourra pas douter de son courage ni de sa générosité ; toutefois, du jacobin de dix-sept ans, il ne restera rien, Stendhal ne veut pas refaire Le Rouge et le Noir : Fabrice entrera dans la carrière ecclésiastique, deviendra sans doute évêque de Parme et peut-être évêque de Rome. Stendhal raconte longuement les intrigues de la cour de Parme : ce sont de petites rivalités de personnes, des mesquineries pour avoir une décoration ou un maroquin, selon les humeurs du Prince. Au début du chapitre VII, Stendhal écrit : « C’est de petits détails de cour aussi insignifiants que celui que nous venons de raconter qu’il faudrait remplir l’histoire des quatre années qui suivirent. » En effet, l’intérêt est mince.[caption id="attachment_4917" align="alignleft" width="170"] Stendhal[/caption]Dans ce même chapitre VII, Stendhal raconte la liaison entre Fabrice et la Fausta, cantatrice d’exception, « miracle de beauté ». Fabrice espère éprouver avec elle le vrai amour : « Serait-ce enfin là de l’amour ? se dit-il. » Il cède à la vanité de la ravir au terrible Comte M***. Suivent 20 pages ennuyeuses où pourtant je sens que Stendhal trouve son plaisir à raconter : M*** est jaloux, la Fausta compte les points. Fabrice prend des risques : il rentre à Parme où sa vie est en danger, il se déguise en valet, il rencontre la Fausta dans une église. Stendhal ajoute un quiproquo de comédie : M*** croit que l’amoureux de la Fausta est le prince héritier de Parme, ce qui écarte les soupçons contre Fabrice, qui est suivi par les espions de M*** qui le menacent et les espions de Mosca qui le protègent. Déguisée en homme, la femme de chambre de la Fausta vient dire à Fabrice qui passe régulièrement sous les fenêtres que sa maîtresse l’attend. Fabrice aime aussi la soubrette, continue à courtiser la Fausta, se fait enlever, est libéré. Il fait enlever son rival pour pouvoir se battre avec lui mais ce Comte M*** n’est qu’un lâche qui refuse le duel. C’est un beau sujet d’opérette ! Stendhal en fait trop et abuse du mot « tendre » : « les sentiments tendres », « préoccupation tendre », « regards si tendres », « ses yeux devenus plus tendres et plus brillants », « l’attendrissement le plus profond ».« J’étais amoureux de l’amour ; j’ai fait tout au monde pour le connaître, mais il paraît que la nature m’a refusé un cœur pour aimer et être mélancolique ; je ne puis m’élever plus haut que le vulgaire plaisir. » Voilà ce qu’écrit Fabrice à sa tante Sanseverina, à la fin de la première partie de La Chartreuse.Dans la suite du roman, Fabrice va connaître l’amour. Emprisonné dans la tour Farnèse, il tombe amoureux de Clélia Conti, la fille du directeur de la prison, qu’il aperçoit sur la terrasse au pied de la tour quand elle s’occupe des oiseaux de sa volière. Mais ces 250 pages d’amour me semblent aussi longues que les 220 premières. Cela commence par un coup de théâtre : apprenant que Fabrice va être condamné pour un meurtre commis en légitime défense, la Sanseverina veut quitter Parme, mais vient d’abord annoncer au Prince son départ. Celui-ci sursoit à la sentence, car sans la Sanseverina, sa cour serait morte d’ennui. La scène s’étire sur 9 pages. Une fois la duchesse rentrée chez elle rassurée, le Prince de Parme revient sur sa grâce, demande à ses sbires qu’on arrête Fabrice. Grâce à une fausse lettre imitant l’écriture de sa tante, Fabrice revient sur le territoire de Parme où il est arrêté et se retrouve emprisonné dans la tour Farnèse. Il croise Clélia au moment où on le conduit dans sa geôle : il est beau (« Fabrice était superbe au milieu de ces gendarmes »), elle est belle (« Quelle physionomie angélique ! ») Cet emprisonnement fait le bonheur de Fabrice : « Fabrice oubliait complètement d’être malheureux. »Stendhal déploie trop minutieusement une carte du Tendre faite de doutes, de soupirs, de coquetteries : il me méprise car je suis la fille du gouverneur de la prison, pense-t-elle ; elle me méprise parce que je suis prisonnier, pense-t-il. Clélia croit que Fabrice est l’amant de la Sanseverina, elle est jalouse ; et son père veut qu’elle épouse le marquis Crescenzi, « l’homme le plus riche de la cour ». Stendhal complique à plaisir : Clélia va faire semblant d’être amoureuse de Crescenzi, car son père l’a menacée de la mettre au couvent si elle refuse ce beau parti. Or au couvent, elle ne pourrait plus apercevoir Fabrice dans la tour ! Et de même, Fabrice se jure de ne pas s’enfuir, car une fois libre, il ne verrait plus Clélia !En parallèle, Stendhal décrit en détail les querelles et les intrigues auxquelles ses personnages se livrent pour faire libérer Fabrice : la Sanseverina rompt avec Mosca (c’est une ruse) et se montre plus brillante que jamais, Mosca présente et reprend sa démission, le clan de la Raversi (rivale de la Sanseverina) se croit arrivé au pouvoir. Il y a des espions partout, toutes sortes de rumeurs circulent, l’argent coule à flots pour soudoyer tout le monde, les fêtes continuent. Le Prince fait courir le bruit de l’exécution prochaine de Fabrice, puis le bruit contraire. Le comte Mosca, qui fait tout pour plaire à la Sanseverina qui adore toujours son neveu, va en personne assurer  Fabio Conti, gouverneur de la prison, qu’il le tuerait de sa main si un malheur arrivait à Fabrice.Fabrice, dans une sorte de cage, au secret, sans promenade, est heureux, car l’amour, déclare Stendhal, est le seul bonheur. Clélia, craignant qu’on ne l’empoisonne, se décide enfin à lui faire parvenir une corde grâce à laquelle il reçoit de la nourriture et des lettres (longues). Fabrice lui écrit : «  De la vie je ne fus aussi heureux !… N’est-il pas plaisant de voir que le bonheur m’attendait en prison ? » Il réussit à communiquer par signaux lumineux avec sa tante. Elle va le faire évader, il refuse : « Il sentait vivement que la vie sans l’amour de Clelia, ne pouvait être pour lui qu’une suite de chagrins amers ou d’ennuis insupportables. »  Cinq mois déjà ! Puis sept mois ! Fabrice apprend le projet de mariage entre Clélia et Crescenzi, Clélia croit toujours que Fabrice aime la Sanseverina. Ce double quiproquo dure, en vertu de la règle stendhalienne qui veut qu’un amoureux ne se rende pas compte qu’il est aimé. Fabrice comprend enfin : « Est-ce que jamais l’on se sauva d’un lieu où l’on est au comble du bonheur ? » Le bonheur d’être en prison ? Non, je n’y crois pas. Clélia le menace d’entrer au couvent s’il ne s’évade pas ! Il s’évade donc : nous sommes dans le roman de cape et d’épée.Mon cher Hervé, je passe les intrigues de cour, je ne veux pas que vous vous ennuyiez comme je me suis ennuyé. Clélia, pensant que son père était empoisonné (mais on l’avait simplement drogué), jure à la Madone de ne plus jamais revoir Fabrice si son père survit : « Si vous périssez, je ne vous survivrai point ; mais si vous réussissez, je ne vous reverrai jamais. » Stendhal prépare son effet (bonne idée, c’est vrai !) : Clélia rencontrera à nouveau Fabrice, mais de nuit seulement. Evadé, libre, Fabrice est malheureux puisqu’il est loin de Clélia. Et sa tante est malheureuse puisque son neveu l’est. Et Mosca aussi, et Clélia, bien entendu. Et puis le prince meurt d’un refroidissement (ou d’un empoisonnement ?), son fils lui succède, Mosca est bien en cour, puis c’est la disgrâce ; le nouveau prince est amoureux de la Sanseverina, il y a d’infinies intrigues de cour que Stendhal s’emploie à résoudre et à relancer sans cesse. Il est amoureux de son roman, de ses marionnettes, de son Italie en carton-pâte. Il écrit pour son plaisir .[caption id="attachment_4923" align="alignleft" width="220"] Gérard Philipe[/caption]Tout est rocambolesque, Stendhal abuse, il le sait : « Mais le lecteur est peut-être un peu las de tous ces détails de procédure, non moins que de ces intrigues de cour. » Oui, j’en suis las. Fabrice rentre à Parme, retourne volontairement à la citadelle, on va l’empoisonner, Clélia intervient, puis arrivent les hommes du Comte qui a été averti, mais la Sanseverina a dû promettre au prince de se donner à lui ! Que de discours subtils et brillants : c’est du théâtre (mais les acteurs manquent), de l’opérette (mais sans musique). Pour en finir enfin, Fabrice est lavé de tout soupçon, devient vicaire de l’archevêque, il est riche, respecté, et malheureux. Il se déguise pour s’approcher de Clélia et dans le noir, « toute tremblante d’amour, elle se jeta dans ses bras ». Elle demande à Fabrice son accord pour épouser Crescenzi, il le lui donne mais il est désespéré : ils se croisent encore une fois dans le monde, et Fabrice « pleura à chaudes larmes pendant plus d’une demi-heure. » Il y a encore des péripéties : le Prince veut la Sanseverina, Fabrice se retire du monde et revient dans le monde ; la Sanseverina et le Comte Mosca quittent Parme ; Fabrice devient prédicateur dans l’espoir qu’un jour Clélia vienne écouter ses sermons si  admirés, mais c’est Anetta Marini, « fille unique et héritière du plus riche marchand drapier de Parme », qui tombe amoureuse de lui : ça n’en finit pas, c’est une série télévisée, c’est Plus belle la vie, le feuilleton de FR3. Clélia, jalouse, veut revoir Fabrice, elle assiste à un de ses sermons, lui propose un rendez-vous secret et … : « Ici, nous demandons la permission de passer, sans en dire un seul mot, sur un espace de trois années. » Comme dans les contes ! Ils furent heureux : ce furent « trois années de bonheur divin », pendant lesquelles les amants se voient uniquement dans l’obscurité. Ils ont un fils que le naïf marquis Crescenzi croit être le sien. Fabrice l’aime trop, ce fils, il le fait donc enlever. Le jeune Sandrino meurt, Clélia meurt. Fabrice se retire alors à la Chartreuse de Parme, un couvent situé près du Pô : il y meurt un an après, et la Sanseverina juste après lui. Dernier épisode. Rideau.Non, vraiment, ce n’est pas ma tasse de thé. Je reconnais que Stendhal écrit souple, que ses dialogues sont vifs, que ses personnages sont brillants, mais je reste sur ma faim. Stendhal rêve au lieu de voir. Un spécialiste de son œuvre note : « Fabrice est comblé de tout ce qui a été refusé à Henri Beyle qui l’a doté généreusement de ses rêves et de ses désirs. » Les rêves et les désirs d’Henry Beyle, alias Stendhal, m’ennuient. Il s’est offert le plaisir de dicter son roman en cinquante-deux jours. Ce plaisir n’est pas contagieux : d’ailleurs, ceux qui chantent faux se font aussi plaisir. Et puis, mon cher Hervé, les chefs-d’œuvre ne sont-ils pas écrits dans la douleur ?Oui, mais voilà : Balzac (dont l’œuvre m’en impose) et Proust (que je mets au-dessus de presque tout) admiraient La Chartreuse de Parme ! Balzac a écrit un article fameux sur ce roman : « chef d’œuvre », « un livre où le sublime éclate de chapitre en chapitre », « le lecteur est en transe ». Proust l’évoque plusieurs fois dans La Prisonnière et fait dire à Saint-Loup : « La Chartreuse, c’est quelque chose d’énorme ! » Balzac et Proust sont contre moi. Quelle impression bizarre que d’entendre nos amis vanter ce que nous détestons !Je ne reviens pas sur mon impression négative, cher Hervé, mais cela me donne à réfléchir… Il y a bien de l’arbitraire dans nos jugements esthétiques. 


« L’évasion de Fabrice tient du miracle », écrira Balzac.
« J’éprouvais la jouissance la plus vive en écrivant ces pages ; je parlais de ce que j’adore, et je n’avais jamais songé à l’art de faire un roman. » (Lettre à Balzac.)

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26/07/2020, 09:00

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Les Ensablés - "L'ordre" de Marcel Arland (1899-1986), par François Ouellet

Après plusieurs mois d'absence, nous retrouvons avec une grande joie notre excellent ami et chroniqueur François Ouellet. Qu'il soit remercié pour sa fidélité à notre équipe.

Il y a des écrivains plus profondément ensablés que Marcel Arland. Pourtant, aujourd’hui, Arland n’est pas tellement plus que l’évocation d’un nom. Il survit tant bien que mal par le souvenir de sa collaboration à La Nouvelle Revue française, dont il a pris la direction avec Jean Paulhan au lendemain de la Seconde Guerre. Chez les libraires, on trouvera, avec un peu de chance, un ou deux titres, comme son premier livre, Terres étrangères, un récit de 1923 réédité dans la collection L’Imaginaire en 1996, ce qui commence à dater ; on trouvera plus facilement sa correspondance avec Paulhan, éditée par Jean-Jacques Didier chez Gallimard en 2000.

12/07/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz – 2e partie

Cet article fait suite à celui du 14 juin sur Eugène Müntz. Après avoir replacé, selon sa méthode, l’activité artistique comme un facteur central de compréhension de la civilisation de la renaissance, tout en se livrant à un examen documentaire des premières années de Raphaël, Eugène Müntz nous accompagne dans le développement du jeune peintre, fraîchement sorti de son apprentissage dans l’atelier du Pérugin pour partir à la conquête de Florence.

28/06/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz (1845-1902) 1ère Partie

Sous son imposante reliure de basane noire, c’est un intimidant in-quarto de plus de sept cent pages ; sur le plat figure un lourd médaillon de cuivre doré légendé Raphael Sanctius, représentant en buste le profil d’un homme jeune, aux cheveux longs, coiffé d’une barrette aux revers élégants.

A l’abri de cette présentation austère, dorment en sûreté, sous les serpentes qui craquent encore sous le doigt, de riches illustrations. Le trésor des notes critiques, le précieux catalogue des œuvres et la substance d’un texte éloquent font à ce livre un fermoir invisible dont seules la curiosité du savant et l’intrépidité de l’érudit possèdent la clef. C’est un livre réservé aux études profondes et au calme des bibliothèques, parlant à voix basse dans le silence des lampes. Le temps venu, on en soulève la lourde couverture comme on pousse la porte d’un ami qu’on ne se savait pas avoir.

14/06/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Un amour platonique" de Paul Alexis (1847-1901)

Découvrir la littérature, c'est dérouler une pelote. En allant d'un auteur lié à un autre, voilà, comment le paysage littéraire se dessine peu à peu... Les Ensablés ont abordé récemment Léon Hennique (à lire ) et son roman étrange Un caractère. Voici maintenant Paul Alexis (1847-1901). Comme Hennique, il fut un fidèle d'Emile Zola et fournit l'une des six nouvelles du recueil des Soirées de Médan (1880).

31/05/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Le soleil des indépendances" de Ahmadou Kourouma

Chers lecteurs, nous sommes heureux d'accueillir à nouveau Henri-Jean Coudy qui, après de longs mois de silence, nous revient avec un nouvel ensablé, Ahmadou Kourouma.

Ahmadou Kourouma, né en 1927, en Afrique Occidentale Française, était Ivoirien même s’il suivit des études secondaires à Bamako, alors grande ville du Soudan français devenue après 1960  la capitale de l’état du Mali. Il aura donc connu les dernières années de la colonisation française puis le début des nouveaux états indépendants.

17/05/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Un caractère" de Léon Hennique (1851-1935)

Je suis tombé par hasard sur un roman de Léon Hennique, paru en 1889, intitulé "Un caractère". Il s'agit d'un livre qui a certes vieilli, mais mérite, comme le soulignait Octave Mirbeau, d'être lu. Surtout, il permet de découvrir son auteur qui joua un grand rôle dans l'histoire littéraire française, tout comme son camarade Lucien Descaves, d'ailleurs, que nos lecteurs connaissent mieux désormais (voir ici). Avec Hennique, on retrouve Goncourt, le naturalisme et... l'occultisme de la fin du dix-neuvième siècle.

01/05/2020, 09:00

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Les Ensablés – "Ecrits sur l’art" de Joris Karl Huysmans (1848-1907)

Joris-Karl Huysmans tenait à distance le grand public : même dans la période où la charité chrétienne gagna un petit avantage sur son pessimisme natif, il douta toujours qu’il fût possible de ramener par l’éducation, ou par l’admiration, le public vers l’art[1].

Ce grand solitaire est maintenant entré dans cette constellation très peuplée, la Pléiade ; avec Soumission, M. Houellebecq a remis Durtal à la mode ; cet hiver encore, le musée d’Orsay a consacré à Huysmans critique d’art une curieuse exposition dont il y aurait beaucoup à dire ; les rééditions se multiplient, comme celle que les Cahiers de l’Herne consacrèrent en 1985 à l’auteur.

Les éditions Bartillat se joignent à cette vogue en apportant leur contribution : la riche édition des Ecrits sur l’art, établie par Patrick Lormant, deviendra inévitablement le bréviaire des amateurs de Huysmans. Tout le parcours critique de l’auteur est rassemblé là, des premiers et respectueux essais du début de la carrière littéraire jusqu’à la grande conversion à l’art chrétien des années 1890, en passant par le chamboule-tout des critiques des Salons annuels.

19/04/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Sur le chemin des glaces" (1988) de Werner Herzog

La marche comme expérience mystique... En novembre 1974, le réalisateur Werner Herzog apprend que sa grande amie Lotte Eisner, célèbre critique de cinéma allemande qui vit et travaille à Paris à la cinémathèque française, est très gravement malade. Elle risque de mourir.  « J’ai répondu : cela ne se peut pas ». Saisissant une veste, une boussole et un sac, Herzog part sur le champ pour la retrouver. Mais il fera le voyage à pied, convaincu que c’est par la marche, vécue comme un acte de foi, qu’il sauvera son ami. Tête baissée, il se lance dans un improbable périple au cœur de l’hiver, quittant Munich pour rejoindre Paris. Sur le chemin des glaces est le journal de bord de sa folle aventure.

05/04/2020, 09:00

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Les Ensablés - "le dernier dimanche de Sartre" de Jean-Pierre Enard

Dans son essai "Un bon écrivain est un écrivain mort", Jean-Pierre Enard insistait sur le fait qu'un roman, comme le cinéma, le théâtre, la peinture ou n'importe quel autre mode d'expression, s'apprend. Ce qui ne signifie pas qu'il s'enseigne (...) Le langage, c'est comme le bois ou la pierre: un matériau. Écrire, c'est le travailler. On admet qu'un sculpteur apprenne sa technique. Et qu'un acteur fasse de la gymnastique ou place sa voix avant de monter sur scène. C'est pareil pour l'écrivain. Il doit s'exercer.

La mort est  une condition nécessaire mais non suffisante pour faire un bon écrivain. Enard en est la preuve: il est mort, c'était un bon écrivain, mais il n'est toujours pas considéré comme méritant une redécouverte. Faute de chance, seulement. Parce que ses livres valent d'être lus. Ce ne sont pas des grands crus, plutôt de la catégorie agréable des rosés, des blancs frais, avec de la buée sur le verre, qu'on boit avec plaisir en été à la terrasse des cafés, avec l'impression fugace d'être heureux.

22/03/2020, 09:00

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Les Ensablés - "La Maternelle" de Léon Frapié (1863-1949)

Parue en 1904, "La Maternelle" obtint le prix Goncourt au deuxième tour de scrutin, face, notamment, à Charles-Louis Philippe (que nos lecteurs des Ensablés connaissent bien) et Emile Guillaumin (pourtant favori avec son roman "La vie d'un simple"). Son auteur, Léon Frapié, était employé à l'hôtel de ville de Paris et marié à une institutrice qu'il avait beaucoup interrogée pour écrire ce roman étonnant, à mi-chemin entre la fiction et le documentaire. Il n'a pas perdu de son actualité quant aux questions qu'il pose sur l'école. Il vient de reparaître grâce aux éditions L'Eveilleur.

08/03/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Anna" d'André Thérive

Chers lecteurs des Ensablés, La Thébaïde publie ces jours-ci un des romans que je place parmi les meilleurs. Jusqu'à ce jour, il n'avait pas été réédité. Nous en avions déjà parlé en 2014: il s'agit d'Anna. Précipitez-vous si vous aimez Maupassant, Flaubert et Huysmans (dont d'ailleurs Thérive était un spécialiste). Il vous faut d'autant plus vous procurer ce texte exceptionnel qu'il est préfacé par notre excellent ami, collaborateur des Ensablés, François Ouellet qui, depuis des années, pour notre plaisir, explore la littérature française des années 30.

23/02/2020, 09:00

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Les Ensablés - “Histoire artistique des ordres mendiants”, de Louis Gillet (1876-1943)

« …dans le silence de ce jour naissant, je veux regarder le monde avec des yeux remplis d’amour »
Saint François d’Assise

Ce livre est un cours d’histoire de l’art que l’auteur donna à l’Institut catholique de Paris. Il est composé de dix leçons, qui suivent le développement des formes artistiques qu’inspirèrent les ordres mendiants du XIIIème siècle au milieu du XVIIème siècle ; le titre répond de l’austérité du sujet, mais il paraît utile de redonner vie à cette étude, en particulier lorsque l’occasion se trouve de mesurer l’état d’ignorance qui règne sur cette matière.

09/02/2020, 09:00

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Disparition de l’écrivain libanais Jabbour Douaihy

Jabbour Douaihy est décédé ce 23 juillet, à l’âge de 72 ans des suites d’une longue maladie, à Ehden, village montagnard au nord nord du Liban, et sa ville natale. Il laisse derrière lui une importante œuvre romanesque, ancrée dans la culture libanaise.

03/08/2021, 12:02

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Ceci est ma chair, de Marc Villemain : cannibalisme, tabou fascinant et futur de l'humain

BONNES FEUILLES – À l'approche de la rentrée littéraire, les éditions les Pérégrines publient le nouveau roman de Marc Villemain. La mise en œuvre romanesque d’une idée folle : le summum de la civilisation, par protection des animaux et de la planète, et respect de l’homme, serait le cannibalisme. L’humour se mêle à des personnages hauts en couleurs pour questionner en creux l’humaine et tragique condition.

03/08/2021, 10:45

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Danger en rive, de Nathalie Rheims : d’une disparition, l’autre

BONNES FEUILLES – Pour cette rentrée littéraire, les éditions Léo Sheer publient le prochain roman de Nathalie Rheims. Dans ses livres, l’autrice évoque souvent les disparus et sa relation avec les défunts. Dans ce roman, la narratrice met en scène une autre forme de disparition, celle qui consiste à fuir sans laisser de traces, pour commencer une autre vie.

03/08/2021, 10:30

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Jean-Baptiste Andréa, magicien des mots et des histoires

Dans les halls de gare ou d’aéroports, les foules passent à proximité de lui, l’oreille distraite, emmaillotées dans leurs soucis et leurs préoccupations. Pourtant, ils sont nombreux à ralentir, à s’arrêter même, pour l’écouter jouer. Lui, c’est Joe. Autrefois, c’était Joseph. Mais il préfère Joe. Il est assis face à un piano posé là, aux quatre vents de toutes les migrations quotidiennes, et il joue. Merveilleusement !

03/08/2021, 10:17

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Fenrir : entre rêves, légendes et combats, l’épopée de Gengis Khan

Temüjin est le second du chef de son clan, des nomades dans les steppes mongoles. Dans leur monde, il faut tuer pour éviter d’être tué. Mais son demi-frère le chef fait le choix de la soumission, ce qui finira par lui coûter la vie. Temüjin, lui, échappe de justesse à la mort, sauvé par l’esprit Fenrir, en forme de femme séduisante. Elle lui dévoile le destin qu’il devra faire sien : unifier la terre entière pour y régner en paix. 

03/08/2021, 10:17

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Mamma Roma, de Luca Di Fulvio : entre rêves et destin 

BONNES FEUILLES – Pour la rentrée littéraire, les éditions Slatkine & Cie publient le nouveau roman de l’auteur très médiatisé, Luca Di Fulvio : Mamma Roma (traduit par Elsa Damien, aux éditions Pocket). Transporté dans le coeur de l’Italie, Rome, le lecteur fera la connaissance de trois personnages aux rêves bien définis. Malheureusement, un évènement dramatique risque rapidement de les compromettre.

03/08/2021, 10:05

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Les ombres filantes, de Christian Guay-Poliquin : sauver l'avenir de la jeunesse

BONNES-FEUILLES – Pour la rentrée littéraire, les éditions La Peuplade publient le nouveau roman de l'auteur québécois Christian Guay-Poliquin, récompensé par de nombreux Prix. Les ombres filantes retrace le parcours d'un homme, à travers la forêt, qui tente de rejoindre sa famille. Construit comme une fable politique, ce livre revendique l'importance de protéger l'avenir de la jeunesse. 

03/08/2021, 09:59

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Mégafauna : quand Sapiens et Néandertaliens se partageaient le monde

BANDE DESSINÉE – En 1488 après Kmaresh coexistent sur Terre deux grandes civilisations d’Homo : des Sapiens d’un côté, des Néandertaliens de l’autre. Séparées par une muraille monumentale, bâtie par les Néandertaliens, qui constitue une frontière quasi infranchissable, les deux populations, qui se font régulièrement la guerre, ne manquent pas de profiter des suspensions des conflits pour commercer et échanger tous les produits qui leur font respectivement défaut puisque les divergences culturelles et les richesses naturelles des territoires respectifs ont fini par leur attribuer des valeurs bien différentes de part et d’autre de la muraille !

02/08/2021, 12:26

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Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon, ou Sisyphe revisité

Il peut à première vue sembler étrange, voire incongru qu’un roman dont le narrateur est enfermé dans une prison canadienne soit une telle ode au libre arbitre. Pourtant, dans Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon, lauréat du Goncourt 2019, Jean-Paul Dubois affirme la puissance du choix dans un monde livré à l’absurdité. L'ouvrage s'est déjà vendu à plus de 633.000 exemplaires (données Edistat).

02/08/2021, 11:10

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La maison des solitudes, de Constance Rivière : une fresque de secrets

BONNES FEUILLES — « Au jeu des Sept familles, je demande la famille silence. Le grand- père secret. La grand-mère mystère. La mère mutique. Le père motus. La fille bouche cousue. Une seule règle du jeu : pas de question. » Pour cette rentrée littéraire, les éditions Stock publient le prochain roman de l’autrice Constance Rivière.

02/08/2021, 10:57

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Bucket list of the dead : les zombies, mieux que les antidépresseurs

Akira était ravi d’intégrer le marché du travail dans une grosse boîte. Mais voilà, trois ans après, il est tellement exploité et opprimé qu’il ne lui reste même pas l’énergie de démissionner. Plus mort que vivant, il se traîne. Jusqu’à ce qu’arrive une apocalypse zombie : les rues en sont remplies, impossible d’aller au boulot ! Akira va pouvoir reprendre sa vie en main, à commencer par dresser sa liste de choses à faire avant de se faire zombifier. 

02/08/2021, 10:44

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Alerte 5, de Max de Radiguès : comme des mouches dans un bocal

Imaginez une fusée sur son pas de tir, la mise à feu, le lancement et, zou, sous les yeux admiratifs de la foule et des hauts gradés de l’armée, une explosion vient anéantir des mois et de mois de préparatifs. Sans parler du coût en vies humaines. Et si la catastrophe semble causée par un sabotage volontaire, on peut redouter le pire pour l’ensemble des opérations spatiales en cours. Notamment pour un groupe de jeunes adultes installés dans un camp de recherche sur la planète rouge… Ne risquent-ils pas d’être les prochaines victimes ? Mieux vaut se montrer prudent. Quitte à les mettre en danger sans le savoir.

02/08/2021, 09:41

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Gaëlle Josse : Ce matin-là, renouer avec les rêves de l'enfance

ROMAN FRANCOPHONE – « Un matin, ça ne sert à rien », chantait Goldman. Sauf ces matins de terribles révélations, façon théophanie où apparaîtrait une divinité maléfique. Le ciel vous tombe sur la tête, embarquant les satellites et les astres. Dans l’histoire Clara, ce matin-là, celui-ci plus que tous les autres, est devenu le bac révélateur : avant toute photo, un négatif, qui a capté ce que l’on souhaitait ignorer.

31/07/2021, 07:31

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OK Ici, la Béringie, de Jeremie Brugidou : plongée surprenante dans le détroit de Béring

BONNES FEUILLES - Jeremie Brugidou, surtout connu comme réalisateur de film s’essaie à l’écriture dans son premier roman Ici, la Béringie, publié par les éditions de l’Ogre, qui sortira pour la rentrée littéraire. Au sein de ce récit qui lie le destin de trois protagonistes, il « [part] de la science, d’une perspective anthropologique et animiste, pour proposer une nouvelle lecture du monde par la fiction ». Le livre sortira en librairie le 19 août 2021. 

31/07/2021, 07:19

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L'inexistence de David Turgeon : entre histoire, sociologie, art et politique 

[BONNES FEUILLES] Pour cette rentrée littéraire, les éditions Le Quartanier publie le cinquième roman de David Turgeon : L’inexistence. Dans l’Empire fictif de Privine, Carel Ender fait le lien entre différentes réalités, propres à chaque personnage, dans un monde où la guerre approche à grands pas. Ce roman est « une fiction politique et un conte tout à la fois, qui examine l’influence structurante de la vie sociale, artistique et politique d’une époque sur les parcours artistiques individuels ».

31/07/2021, 07:18

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La grande vie, de Jean-Pierre Martinet, “Feel bad book de chevet !”

Grâce au buzz international autour de la table « feel bad books » montée par Maldoror. books et Electron_livre au Furet du nord de Lille, il est peut-être temps de parler du plus feel bad book de tous les feel bad. Voici celui qui fera tourner les corbeaux au-dessus de vos têtes, bouffant chacun de vos cheveux blancs en guise de mise en bouche. Vous allez crever, c’est une certitude, mais sans avoir lu La grande vie de Jean-Pierre Martinet, ce serait pire que tout. Pas le temps ? 48 pages. Pas les sous ? 9 euros. OK c’est parti.

30/07/2021, 09:41

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L'Enfer de Dante, mis en vulgaire parlure, par Antoine Brea : entre rimes et rires 

[BONNES FEUILLES] Pour cette rentrée littéraire, les éditions Le Quartanier rend hommage à Dante à travers une « révision » de son oeuvre : l’Enfer de Dante, mis en vulgaire parlure, signée par Antoine Brea. « Le livre propose une adaptation souriante de l’Enfer de Dante où l’invention langagière la plus débridée puise dans l’argot populaire et les archaïsmes français. »

30/07/2021, 09:04

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Ultramarins, de Mariette Navarro : voyage dans la désorientation

BONNES FEUILLES – « Il y a les vivants occupés à construire et les morts calmes au creux des tombes. Et il y a les marins. » Pour cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Quidam publient le premier roman de Mariette Navarro, Ultramarins. A bord d’un cargo qui traverse l’Atlantique, l’équipage décide un jour, après l’accord inattendu de la Commandante de bord, de s’offrir une baignade en pleine mer, totalement gratuite et clandestine. De cette baignade, à laquelle seule la Commandante ne participe pas, naît un vertige qui contamine toute la suite du voyage.

30/07/2021, 08:51

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Téké, de Mika Biermann : kaléidoscopique cosmique

BONNES FEUILLES – Pour cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Anacharsis publient le prochain livre de Mika Biermann. Téké se fait roman métaphysique, alternativement bouffon, terrifiant et splendide, par lequel l’auteur parvient à l’impossible : dire l’indicible.

30/07/2021, 08:43

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Les Aquatiques, de Osvalde Lewat : Africaine, au présent 

BONNES FEUILLES — Pour cette rentrée littéraire, les éditions Les Escales publient le premier roman de l’autrice franco-camerounaise Osvalde Lewat. Dans une écriture ciselée, Les Aquatiques porte un regard éclairé sur les enjeux des sociétés d'Afrique francophone d’aujourd'hui. La révélation d’une nouvelle voix…

30/07/2021, 08:40

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Le saut d’Aaron, de Magdaléna Platzová : une fresque politique et artistique

BONNES FEUILLES – Pour cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Agullo publient le prochain livre de l’autrice tchèque Magdaléna Platzová, traduit du tchèque par Barbora Faure. Le destin tragique d'une artiste fauchée par l'Histoire, assassinée à Auschwitz en 1944.

29/07/2021, 08:53

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Les Bourgeois de Calais, de Michel Bernard : découvrir Rodin, passionnément

BONNES FEUILLES – Pour cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions de la Table Ronde publient le prochain roman de Michel Bernard. Le monument des Bourgeois de Calais – hommage à l’héroïsme de six riches habitants qui se livrèrent au roi d’Angleterre à l’issue d’un long siège, au début de la guerre de Cent Ans, pour que soient épargnés leurs concitoyens – exerce une fascination universelle.

29/07/2021, 08:35

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Six pieds sur terre, de Antoine Dole : et l’amour ?

BONNES FEUILLES – Pour cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Robert Laffont publient le premier roman de Antoine Dole, alias Mr Tan, auteur de la série jeunesse Mortelle Adèle. Sans le savoir, Camille et Jérémy marchent l'un vers l'autre depuis leur naissance…

29/07/2021, 08:11

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La maison des solitudes de Constance Rivière : lorsque la ritournelle accélère 

BONNES FEUILLES - « Au jeu des Sept familles, je demande la famille silence. Le grand-père secret. La grand-mère mystère. La mère mutique. Le père motus. La fille bouche cousue. Une seule règle du jeu : pas de question. » La maison des solitudes de Constance Rivière, à paraître lors de la prochaine rentrée littéraire chez Stock, se lit d’une traite, et porte avec délicatesse les questions de la transmission, du secret et de la réconciliation dans un style d’une grande maturité.

28/07/2021, 15:57

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Madame, de Gisèle Berman : entre folie et émancipation

BONNES FEUILLES – A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditons arléa vous proposent de découvrir le premier roman de Gisèle Berkman, Madame. L’autrice donne ici un premier roman vertigineux. Le style, la maîtrise de l’écriture et de l’émotion, la gravité du sujet changée en grâce, tout cela fait de Madame un grand texte.

28/07/2021, 14:38

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La Vie interrompue de Sergueï Alexandrovich Essenine, de Jean de Boishue : traque politique, littéraire et historique 

Pour la rentrée littéraire, les éditions Bartillat publie le premier roman de Jean de Boishue : La Vie interrompue de Sergueï Alexandrovich Essenine. Ce dernier retrace l’enquête, menée par l’officier du KGB, Alexis Kars, sur les circonstances de la mort de l’un des plus grands poètes russes. 

28/07/2021, 14:38

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Les oracles de Teresa, de Arianna Cecconi : secrets de famille

BONNES FEUILLES – « Grand-mère rêvait tout en nous écoutant, elle dormait tout en veillant sur nous. Ses paupières étaient closes, mais dessous, ses yeux étaient grands ouverts. » A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditons la Belle étoile vous proposent de découvrir le premier roman de Arianna Cecconi, Les oracles de Teresa., traduit de l’italien par Marianne Faurobert.

28/07/2021, 14:37

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Sous le ciel immense selon O'Keeffe, de Catherine Guennec : histoire d'un chef d'oeuvre

Pour la rentrée littéraire, les éditions Ateliers Henry Dougier publient le nouveau roman de Catherine Guennec : Sous le ciel immense selon O’Keeffe. Basé sur la vie de la peintre américaine, l’histoire raconte celle d’un tableau de manière romancée et historique. Un livre à découvrir en parallèle de l’exposition sur O’Keeffe à Pompidou.

28/07/2021, 14:37

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Jeu-concours 2022 : entre écologie et territoires 

Les éditions Terre Urbaine, qui sensibilisent aux questions écologiques et territoriales, proposent aux jeunes de 18 à 36 ans de participer à leur jeu-concours. Celui-ci consistera à la rédaction d’un manuscrit sur le thème imposé par la maison. Vous avez jusqu’au 31 décembre 2021 pour participer !

28/07/2021, 10:14

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34 centimes la minute, de Sophie Boursat : avenir, que seras-tu ?

BONNES FEUILLES – A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions du Canoë vous proposent de découvrir le prochain roman de Sophie Boursat. Un récit qui suit le quotidien d'Olivia...

28/07/2021, 08:55

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L'étonnante facilité de Louise Erdrich

Seize nouvelles composent ce recueil qui fait suite à un premier tome,  La Décapotable Rouge (paru aux mêmes éditions, mais que, fidèle à mon habitude, je n’ai pas encore lu), et présente des textes déjà parus (certains, mais pas tous, loin de là) dans des revues littéraires et des magazines américains. Il eût été dommage que, sans l’intervention de proches de l’auteure, cette dernière ne les fasse pas paraître sous la forme de ces recueils comme elle laisse entendre qu’elle en avait bien l’intention : les garder dans ses cahiers semblait la satisfaire en les considérant comme des « textes embryonnaires » qui étaient terminés, mais qui auraient pu recevoir retouches et modifications. Voire, parfois, devenir de véritables romans.

27/07/2021, 13:11

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René Crevel, à la recherche de Paul Klee

Les éditions de la variation publient dans leur collection « regard(s) » des petits carnets contenant de grands écrits. Vient ainsi de paraître une critique d’art sur Paul Klee signée René Crevel et publiée pour la première fois en 1930 à la NRF ; un essai poétique qui s’inspire du parcours des sœurs Brontë et de leur frère Patrick Branwell, toujours signé René Crevel, et enfin un texte d’Antonin Artaud qui déplore l’arrivée du cinéma parlant. Des petits délices. 

27/07/2021, 10:20

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La femme qui n'aimait plus les hommes, d'Isabelle Le Nouvel : vivre, envers et contre tout

BONNES FEUILLES – Quand la violence du présent convoque celle du passé : Jeanne, harcelée et frappée par son mari, va devoir affronter, pour pouvoir revivre, le bourreau de son enfance… A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Michel Lafon vous proposent de découvrir le premier roman d’Isabelle Le Nouvel. « On ne guérit pas d’être morte. »

27/07/2021, 09:51

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Grande Couronne, de Salomé Kiner : entre rêves et contradictions 

Pour la rentrée littéraire, les éditions Christian Bourgois publient le premier roman de Salomé Kiner, Grande Couronne. Décrit comme un roman « de banlieue », il se distingue de la production actuelle : ni banlieue HLM (Faïza Guène), ni France périphérique (Nicolas Mathieu, David Lopez). Il n’est ni politiquement correct, ni naïf. En somme, un roman de formation qui ravira les nostalgiques des années 1990, tout en décrivant avec justesse la relation mère/fille. Il s’inscrit dans la lignée du roman Il est des hommes qui se perdront toujours de Rebecca Lighieri.

27/07/2021, 09:43

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Hadès, Argentine, de Daniel Loedel : entre violence, trahison et aveuglement 

Pour la rentrée littéraire, les éditions La Croisée publie le premier roman de Daniel Loedel, traduit par David Fauquemberg. Il fait partie de la sélection Fnac 2021. « Ce n’est donc que ça, l’enfer ? Rien que notre vie à nouveau ? »

27/07/2021, 09:40

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Le chat, le général et la corneille, de Nino Haratischwili : entre histoire et fiction

BONNES FEUILLES – A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Belfond vous propose de découvrir le roman de l’autrice Nino Haratichwili. Un récit de violence, de passion et de culpabilité inextricablement lié à l’histoire de l’Europe contemporaine…

26/07/2021, 10:53