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Notes de voyage de Laurent Jouannaud: Pour ou contre la Chartreuse de Parme?

Notes de voyage de Laurent Jouannaud: Pour ou contre la Chartreuse de Parme?

Le 10/10/2013 à 17:33 par Les ensablés

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10/10/2013 à 17:33

Les ensablés

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Il y a, dit-on, quatre grands romanciers au XIX° et je les classe dans l’ordre suivant : Zola, puis Balzac, ensuite Flaubert, et en dernier, Stendhal. C’est mon choix personnel. Oui, je prends plus de plaisir avec Zola qu’avec Stendhal. Tirez-en les conclusions que vous voudrez, mon cher Hervé : je sais que mon classement sera critiqué.J’ai tout de même relu ces jours-ci La Chartreuse de Parme. Stendhal raconte la vie d’un jeune homme, un « jeune Italien », Fabrice del Dongo, depuis ses seize ans jusqu’à sa mort, vers trente ans. Autour de lui s’affairent deux personnages : la duchesse Sanseverina, née Gina del Dongo, qui est sa tante, et l’amoureux de la Sanseverina, le Comte Mosca, Premier ministre du Prince de Parme. L’action se joue en Italie du Nord, à Parme, à Bologne, à Modène, à Ferrare, ou à Naples, principautés indépendantes d’avant l’unité italienne. Le roman raconte la carrière de Fabrice et ses amours.Les femmes aiment Fabrice, le lui prouvent, et il a sur elles l’avantage de ne pas les aimer : « J’aime sans doute, comme j’ai bon appétit à six heures ! » Il est convaincu que sa destinée le condamne « à ne jamais connaître la partie noble et intellectuelle de l’amour ». Il pourrait aimer sa tante mais ne sait que l’adorer ; elle l’adore et se retient de l’aimer. Stendhal va jouer de cette ambiguïté tout au long du roman. Fabrice est un jeune noble qui admire Napoléon : il veut se battre, s’échappe de la maison et monte jusqu’en Belgique à l’heure de Waterloo. Cette folie de jeunesse le rend suspect à sa classe sociale, mais il est porté par son nom, ses alliances, son mépris de la canaille. On ne pourra pas douter de son courage ni de sa générosité ; toutefois, du jacobin de dix-sept ans, il ne restera rien, Stendhal ne veut pas refaire Le Rouge et le Noir : Fabrice entrera dans la carrière ecclésiastique, deviendra sans doute évêque de Parme et peut-être évêque de Rome. Stendhal raconte longuement les intrigues de la cour de Parme : ce sont de petites rivalités de personnes, des mesquineries pour avoir une décoration ou un maroquin, selon les humeurs du Prince. Au début du chapitre VII, Stendhal écrit : « C’est de petits détails de cour aussi insignifiants que celui que nous venons de raconter qu’il faudrait remplir l’histoire des quatre années qui suivirent. » En effet, l’intérêt est mince.[caption id="attachment_4917" align="alignleft" width="170"] Stendhal[/caption]Dans ce même chapitre VII, Stendhal raconte la liaison entre Fabrice et la Fausta, cantatrice d’exception, « miracle de beauté ». Fabrice espère éprouver avec elle le vrai amour : « Serait-ce enfin là de l’amour ? se dit-il. » Il cède à la vanité de la ravir au terrible Comte M***. Suivent 20 pages ennuyeuses où pourtant je sens que Stendhal trouve son plaisir à raconter : M*** est jaloux, la Fausta compte les points. Fabrice prend des risques : il rentre à Parme où sa vie est en danger, il se déguise en valet, il rencontre la Fausta dans une église. Stendhal ajoute un quiproquo de comédie : M*** croit que l’amoureux de la Fausta est le prince héritier de Parme, ce qui écarte les soupçons contre Fabrice, qui est suivi par les espions de M*** qui le menacent et les espions de Mosca qui le protègent. Déguisée en homme, la femme de chambre de la Fausta vient dire à Fabrice qui passe régulièrement sous les fenêtres que sa maîtresse l’attend. Fabrice aime aussi la soubrette, continue à courtiser la Fausta, se fait enlever, est libéré. Il fait enlever son rival pour pouvoir se battre avec lui mais ce Comte M*** n’est qu’un lâche qui refuse le duel. C’est un beau sujet d’opérette ! Stendhal en fait trop et abuse du mot « tendre » : « les sentiments tendres », « préoccupation tendre », « regards si tendres », « ses yeux devenus plus tendres et plus brillants », « l’attendrissement le plus profond ».« J’étais amoureux de l’amour ; j’ai fait tout au monde pour le connaître, mais il paraît que la nature m’a refusé un cœur pour aimer et être mélancolique ; je ne puis m’élever plus haut que le vulgaire plaisir. » Voilà ce qu’écrit Fabrice à sa tante Sanseverina, à la fin de la première partie de La Chartreuse.Dans la suite du roman, Fabrice va connaître l’amour. Emprisonné dans la tour Farnèse, il tombe amoureux de Clélia Conti, la fille du directeur de la prison, qu’il aperçoit sur la terrasse au pied de la tour quand elle s’occupe des oiseaux de sa volière. Mais ces 250 pages d’amour me semblent aussi longues que les 220 premières. Cela commence par un coup de théâtre : apprenant que Fabrice va être condamné pour un meurtre commis en légitime défense, la Sanseverina veut quitter Parme, mais vient d’abord annoncer au Prince son départ. Celui-ci sursoit à la sentence, car sans la Sanseverina, sa cour serait morte d’ennui. La scène s’étire sur 9 pages. Une fois la duchesse rentrée chez elle rassurée, le Prince de Parme revient sur sa grâce, demande à ses sbires qu’on arrête Fabrice. Grâce à une fausse lettre imitant l’écriture de sa tante, Fabrice revient sur le territoire de Parme où il est arrêté et se retrouve emprisonné dans la tour Farnèse. Il croise Clélia au moment où on le conduit dans sa geôle : il est beau (« Fabrice était superbe au milieu de ces gendarmes »), elle est belle (« Quelle physionomie angélique ! ») Cet emprisonnement fait le bonheur de Fabrice : « Fabrice oubliait complètement d’être malheureux. »Stendhal déploie trop minutieusement une carte du Tendre faite de doutes, de soupirs, de coquetteries : il me méprise car je suis la fille du gouverneur de la prison, pense-t-elle ; elle me méprise parce que je suis prisonnier, pense-t-il. Clélia croit que Fabrice est l’amant de la Sanseverina, elle est jalouse ; et son père veut qu’elle épouse le marquis Crescenzi, « l’homme le plus riche de la cour ». Stendhal complique à plaisir : Clélia va faire semblant d’être amoureuse de Crescenzi, car son père l’a menacée de la mettre au couvent si elle refuse ce beau parti. Or au couvent, elle ne pourrait plus apercevoir Fabrice dans la tour ! Et de même, Fabrice se jure de ne pas s’enfuir, car une fois libre, il ne verrait plus Clélia !En parallèle, Stendhal décrit en détail les querelles et les intrigues auxquelles ses personnages se livrent pour faire libérer Fabrice : la Sanseverina rompt avec Mosca (c’est une ruse) et se montre plus brillante que jamais, Mosca présente et reprend sa démission, le clan de la Raversi (rivale de la Sanseverina) se croit arrivé au pouvoir. Il y a des espions partout, toutes sortes de rumeurs circulent, l’argent coule à flots pour soudoyer tout le monde, les fêtes continuent. Le Prince fait courir le bruit de l’exécution prochaine de Fabrice, puis le bruit contraire. Le comte Mosca, qui fait tout pour plaire à la Sanseverina qui adore toujours son neveu, va en personne assurer  Fabio Conti, gouverneur de la prison, qu’il le tuerait de sa main si un malheur arrivait à Fabrice.Fabrice, dans une sorte de cage, au secret, sans promenade, est heureux, car l’amour, déclare Stendhal, est le seul bonheur. Clélia, craignant qu’on ne l’empoisonne, se décide enfin à lui faire parvenir une corde grâce à laquelle il reçoit de la nourriture et des lettres (longues). Fabrice lui écrit : «  De la vie je ne fus aussi heureux !… N’est-il pas plaisant de voir que le bonheur m’attendait en prison ? » Il réussit à communiquer par signaux lumineux avec sa tante. Elle va le faire évader, il refuse : « Il sentait vivement que la vie sans l’amour de Clelia, ne pouvait être pour lui qu’une suite de chagrins amers ou d’ennuis insupportables. »  Cinq mois déjà ! Puis sept mois ! Fabrice apprend le projet de mariage entre Clélia et Crescenzi, Clélia croit toujours que Fabrice aime la Sanseverina. Ce double quiproquo dure, en vertu de la règle stendhalienne qui veut qu’un amoureux ne se rende pas compte qu’il est aimé. Fabrice comprend enfin : « Est-ce que jamais l’on se sauva d’un lieu où l’on est au comble du bonheur ? » Le bonheur d’être en prison ? Non, je n’y crois pas. Clélia le menace d’entrer au couvent s’il ne s’évade pas ! Il s’évade donc : nous sommes dans le roman de cape et d’épée.Mon cher Hervé, je passe les intrigues de cour, je ne veux pas que vous vous ennuyiez comme je me suis ennuyé. Clélia, pensant que son père était empoisonné (mais on l’avait simplement drogué), jure à la Madone de ne plus jamais revoir Fabrice si son père survit : « Si vous périssez, je ne vous survivrai point ; mais si vous réussissez, je ne vous reverrai jamais. » Stendhal prépare son effet (bonne idée, c’est vrai !) : Clélia rencontrera à nouveau Fabrice, mais de nuit seulement. Evadé, libre, Fabrice est malheureux puisqu’il est loin de Clélia. Et sa tante est malheureuse puisque son neveu l’est. Et Mosca aussi, et Clélia, bien entendu. Et puis le prince meurt d’un refroidissement (ou d’un empoisonnement ?), son fils lui succède, Mosca est bien en cour, puis c’est la disgrâce ; le nouveau prince est amoureux de la Sanseverina, il y a d’infinies intrigues de cour que Stendhal s’emploie à résoudre et à relancer sans cesse. Il est amoureux de son roman, de ses marionnettes, de son Italie en carton-pâte. Il écrit pour son plaisir .[caption id="attachment_4923" align="alignleft" width="220"] Gérard Philipe[/caption]Tout est rocambolesque, Stendhal abuse, il le sait : « Mais le lecteur est peut-être un peu las de tous ces détails de procédure, non moins que de ces intrigues de cour. » Oui, j’en suis las. Fabrice rentre à Parme, retourne volontairement à la citadelle, on va l’empoisonner, Clélia intervient, puis arrivent les hommes du Comte qui a été averti, mais la Sanseverina a dû promettre au prince de se donner à lui ! Que de discours subtils et brillants : c’est du théâtre (mais les acteurs manquent), de l’opérette (mais sans musique). Pour en finir enfin, Fabrice est lavé de tout soupçon, devient vicaire de l’archevêque, il est riche, respecté, et malheureux. Il se déguise pour s’approcher de Clélia et dans le noir, « toute tremblante d’amour, elle se jeta dans ses bras ». Elle demande à Fabrice son accord pour épouser Crescenzi, il le lui donne mais il est désespéré : ils se croisent encore une fois dans le monde, et Fabrice « pleura à chaudes larmes pendant plus d’une demi-heure. » Il y a encore des péripéties : le Prince veut la Sanseverina, Fabrice se retire du monde et revient dans le monde ; la Sanseverina et le Comte Mosca quittent Parme ; Fabrice devient prédicateur dans l’espoir qu’un jour Clélia vienne écouter ses sermons si  admirés, mais c’est Anetta Marini, « fille unique et héritière du plus riche marchand drapier de Parme », qui tombe amoureuse de lui : ça n’en finit pas, c’est une série télévisée, c’est Plus belle la vie, le feuilleton de FR3. Clélia, jalouse, veut revoir Fabrice, elle assiste à un de ses sermons, lui propose un rendez-vous secret et … : « Ici, nous demandons la permission de passer, sans en dire un seul mot, sur un espace de trois années. » Comme dans les contes ! Ils furent heureux : ce furent « trois années de bonheur divin », pendant lesquelles les amants se voient uniquement dans l’obscurité. Ils ont un fils que le naïf marquis Crescenzi croit être le sien. Fabrice l’aime trop, ce fils, il le fait donc enlever. Le jeune Sandrino meurt, Clélia meurt. Fabrice se retire alors à la Chartreuse de Parme, un couvent situé près du Pô : il y meurt un an après, et la Sanseverina juste après lui. Dernier épisode. Rideau.Non, vraiment, ce n’est pas ma tasse de thé. Je reconnais que Stendhal écrit souple, que ses dialogues sont vifs, que ses personnages sont brillants, mais je reste sur ma faim. Stendhal rêve au lieu de voir. Un spécialiste de son œuvre note : « Fabrice est comblé de tout ce qui a été refusé à Henri Beyle qui l’a doté généreusement de ses rêves et de ses désirs. » Les rêves et les désirs d’Henry Beyle, alias Stendhal, m’ennuient. Il s’est offert le plaisir de dicter son roman en cinquante-deux jours. Ce plaisir n’est pas contagieux : d’ailleurs, ceux qui chantent faux se font aussi plaisir. Et puis, mon cher Hervé, les chefs-d’œuvre ne sont-ils pas écrits dans la douleur ?Oui, mais voilà : Balzac (dont l’œuvre m’en impose) et Proust (que je mets au-dessus de presque tout) admiraient La Chartreuse de Parme ! Balzac a écrit un article fameux sur ce roman : « chef d’œuvre », « un livre où le sublime éclate de chapitre en chapitre », « le lecteur est en transe ». Proust l’évoque plusieurs fois dans La Prisonnière et fait dire à Saint-Loup : « La Chartreuse, c’est quelque chose d’énorme ! » Balzac et Proust sont contre moi. Quelle impression bizarre que d’entendre nos amis vanter ce que nous détestons !Je ne reviens pas sur mon impression négative, cher Hervé, mais cela me donne à réfléchir… Il y a bien de l’arbitraire dans nos jugements esthétiques. 


« L’évasion de Fabrice tient du miracle », écrira Balzac.
« J’éprouvais la jouissance la plus vive en écrivant ces pages ; je parlais de ce que j’adore, et je n’avais jamais songé à l’art de faire un roman. » (Lettre à Balzac.)
Stendhal Editions Gallimard
La Chartreuse de Parme
02/12/2003 750 pages 7,20 €
Scannez le code barre 9782070411382
9782070411382
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Les Ensablés ont le plaisir d'accueillir aujourd'hui dans leur rubrique Marie Coat, grande lectrice, qui nous fera partager au fil du temps ses découvertes. Merci à elle. Il y a tout juste un siècle, le 14 décembre 1921, le prix Goncourt fut attribué à René Maran, administrateur des colonies, pour son roman Batouala, proposé au jury par Henri de Régnier. Par Marie Coat

19/12/2021, 09:00

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Les Ensablés - Amour étrusque (1898) de JH Rosny aîné (1856-1940)

La littérature française est riche d’innombrables récits tirés de l’Antiquité grecque ou romaine. Sans remonter aux Aventures de Télémaque, nous avons tous lu La Venus d’Ille de Mérimée et son cruel dénouement, Gautier et Arria Marcella, Dumas et sa sulfureuse Acté et bien entendu Salammbô dans lequel Flaubert, de son aveu même, voulut appliquerà l’Antiquité les règles du roman moderne. L’Antiquité comme décor fabuleux et comme recueild’exemples politiques, mais aussi l’Antiquité onirique, féroce et sensuelle dont les jeunes latinistes découvraient avec ébahissement qu’elle reposait, au sens chrétien, sur une immoralité sans limite. Par Antoine Cardinale.

05/12/2021, 09:00

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Les Ensablés - Quinze rounds de Henri Decoin

Henri Decoin a connu plusieurs vies. Il fut tour à tour sportif de haut niveau – et le livre du jour fera montre de la science qu’il avait du noble art, la boxe -, héros de guerre, journaliste et cinéaste. Il fut aussi romancier. L’arbre vengeur a la bonne idée de rééditerune petite pépite, Quinze rounds, récit retraçant l’histoire d’une rencontre de boxe commentée par un boxeur sur le ring en temps réel. L’expérience littéraire y croise étonnamment les gants avec l’expérience sportive. Par Denis Gombert

21/11/2021, 09:19

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Les Ensablés – Les Maîtres du vertige, six romans de “merveilleux scientifique”

L’Arbre Vengeur, jamais en reste pour nous surprendre, nous offre aujourd’hui un très beau livre (sur la forme et le fond), Maîtres du Vertige, qui regroupe six romans de science-fiction — ou plutôt de « merveilleux scientifique », ayant été écrit par des auteurs de langue française du début du vingtième siècle… L’occasion, pour tous les curieux, épris de bonne littérature, de découvrir, non plus un seul auteur oublié, mais toute une littérature « ensablée », un continent, aurais-je envie de dire, dont j’ignorais jusqu’à l’existence. Par Hervé Bel.

08/11/2021, 16:26

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Les Ensablés – La Cité ardente d’Henry Carton de Wiart (1869-1951)  

La ville de Liège doit son célèbre surnom au titre de ce roman historique publié en 1905 (Paris, Perrin) par le comte Henry Carton de Wiart, le premier d’une série de cinq livres constituant le « cycle de la Destinée nationale ». L’ambition de l’auteur, qui s’apprête à occuper d’importantes fonctions gouvernementales au seuil de la guerre, est de renforcer le sentiment national belge en illustrant littérairement des épisodes de vaillance, de courage et de résistance puisés dans l’Histoire. Par Louis Mores

24/10/2021, 16:00

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Les Ensablés - La grande peur dans la montagne (1925) de Charles-Ferdinand Ramuz

L’œuvre de Ramuz comprend une vingtaine de romans. La grande peur dans la montagne est un texte de 1925 qui fait montre d’une grande maturité d’un auteur qui a entamé une carrière littéraire à Paris en 1900, à l’âge de vingt ans. Cependant, à Paris, là où son éditeur Bernard Grasset lui demandera toute sa vie de « se montrer », Charles Ferdinand Ramuz aura à cœur de toujours se mettre en retrait des mondanités. Par pudeur ainsi que par méfiance de la corruption urbaine, Ramuz est avant tout un homme de la terre. Par Denis Gombert

11/10/2021, 16:51

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Les Ensablés - L’univers sévère et lumineux de Maria Borrély (1890-1963)

Maria Borrély, le nom n’est pas connu. Pourtant, il devrait !...Il est toujours émouvant de découvrir des auteurs du passé. Je ne parle pas d’auteurs renommés qu’on lit pour la première fois, mais de ces auteurs complètement oubliés, que plus personne ne lit depuis longtemps, si tant est qu’ils ont déjà été lus. Par François Ouellet. 

27/09/2021, 09:39

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Les Ensablés - Les quatre éléments (1935) d'André Chamson (1900-1983)

« Mort sont les beaux diseurs/Mais le livre est écrit/Morts sont les bâtisseurs/mais le temple est bâti » (F.Mistral) André Chamson fit un voyage au Japon qu’il relate dans ses souvenirs. Nous avons été naturellement chez les geishas qui ne sont pas ce que l’on peut croire. La fille qui était venue sur le tatami pour allumer ma cigarette m’a dit « Monsieur, j’ai lu votre livre les Quatre éléments ». Les quatre éléments étaient devenus « le soleil, la rivière, la montagne » et je ne sais plus quoi… Par Antoine Cardinale

12/09/2021, 14:02

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Les Ensablés – La Rédemption de Mars de Pierre Nothomb (1887-1966)

Au sortir de la Première Guerre mondiale, durant laquelle il a travaillé pour le Gouvernement belge en exil au Havre (Sainte-Adresse) et publié des essais défendant et illustrant les positions de son pays, Pierre Nothomb (1887-1966) mène une vie littéraire entre la Belgique et la France et fait notamment paraître à Paris le roman La Rédemption de Mars (Paris, Plon, 1922). Par Louis Morès.

18/07/2021, 10:00

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Les Ensablés - Prétextat, de Pierre Bost (1901-1975)

Nos fidèles lecteurs n'ignorent pas que nous aimons Pierre Bost (1), écrivain d'avant-guerre devenu scénariste célèbre après 1945, et que nous aimons aussi les Editions de la Thébaïde qui, il y a deux ans, ont publié un recueil de nos articles sur les écrivains oubliés (Lectures en stock). Il était donc évident et naturel que nous parlions aujourd'hui de la réédition de Prétextat (1925) de Pierre Bost, d'autant plus que la préface a pour auteur François Ouellet, chroniqueur des "Ensablés", et par ailleurs grand spécialiste de l'écrivain. Par Hervé Bel.

27/06/2021, 13:22

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Les Ensablés – La Maison Camille, (1935) de Henri Duvernois

Les fidèles de notre rubrique se rappelleront que nous avons déjà chroniqué deux romans de cet auteur prolixe (Edgar, L’homme qui s’est retrouvé) mort en 1937, juste avant la guerre ; ce qui lui fut peut-être fatal, car, en 1945, on était passé à un autre monde, pas forcément meilleur. À côté de Camus, Sartre, et tant d’autres, Duvernois ne faisait plus très sérieux, d’autant que l’homme, dans sa vie comme dans ses écrits, avait toujours imité la légèreté. Je dis « imité » à dessein, car l’œuvre de Duvernois, sous des apparences d’ironie et de comique, dissimule une profonde mélancolie, une réflexion désabusée sur l’homme. Par Hervé Bel.

06/06/2021, 19:41

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Les Ensablés - Voyage d’un livre à travers la Bibliothèque Nationale de  Henri Beraldi

Exhumé de l’oubli, ce petit texte écrit par un bibliophile passionné raconte et s’inquiète de la croissance des arrivées des livres en masse à la Bibliothèque Nationale. Nous sommes à la fin du XIXe siècle et la noble institution enregistre déjà 500.000 références disponibles (14 millions aujourd’hui !). « La vérité, annonce l’auteur, est que, de ces espaces, aujourd’hui, il n’y en a plus. La Bibliothèque est pleine, archipleine, bondée, bourrée jusqu’à refus. » Voyage au cœur de la Bibliothèque, ogre-machine qui tourne à plein régime. 

23/05/2021, 20:41

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Les Ensablés - Hiver 1814, de Bernard Michel, la Campagne de France

Les Ensablés ont plusieurs fois évoqué Napoléon pour rappeler que dans sa jeunesse, il avait écrit des nouvelles, et qu’à Sainte-Hélène, il avait retrouvé son désir d’écrire et pu assouvir sa passion pour la lecture. Il faut lire Le Mémorial pour mesurer l’étendue de sa culture littéraire. Il profita de son inactivité pour écrire quelques ouvrages, dont une étude sur « La guerre des Gaules », et une espèce de fiction sur son exil à Sainte-Hélène. Par Hervé Bel

 

09/05/2021, 10:22

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Les Ensablés - Black (1858) d’Alexandre Dumas (1802-1870)

« Pas de mystère, pas de souterrain, pas de ténèbres dans cette œuvre ; partout le rayonnement, partout le plein midi », disait Victor Hugo. L’œuvre d’Alexandre Dumas n’intéresse pas l’Histoire de l’art. En 1840 certes, résidant à Florence, il lui fut commandé, pour la somme considérable de dix mille francs, un ouvrage sur la galerie des Offices. La description des trois cent cinquante portraits de peintres qui sont dans ce fameux musée devait former L’histoire biographique et anecdotique de la peinture depuis huit siècles. Par Antoine Cardinale.

25/04/2021, 10:12

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La Furieuse, rives et dérives par Michèle Lesbre

BONNES FEUILLES - « Rives et dérives » est un parfait sous-titre pour ce nouveau texte de Michèle Lesbre. Elle y emprunte des chemins de traverse afin de rejoindre une rivière, la Furieuse, dont le nom – sans qu’elle la connaisse – a résonné en elle de manière particulière. 

01/12/2022, 09:00

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Par la fenêtre, entre mémoire et Histoire par Allain Glyko

BONNES FEUILLES - Aujourd’hui disparu, Philippe était un brillant étudiant en philosophie, disciple de Gilles Deleuze. Bébé, il avait réchappé à la mort de justesse, une photo a immortalisé son départ pour l’hôpital. 

01/12/2022, 08:00

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Stéphanie Garzanti interroge l'acte d'écrire dans Petite Nature

BONNES FEUILLES - Après Les Orageuses de Marcia Burnier et La Vie têtue de Juliette Rousseau, la
collection Sorcières propose un nouveau premier roman, celui de l'artiste plasticienne Stéphanie Garzanti.

 

01/12/2022, 07:30

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Jerry Stahl en compagnie des "touristes des camps de la mort"

BONNES FEUILLES - Comment survivre à un voyage organisé dans les camps de la mort quand on est juif et dépressif ? C'est le défi que s'est lancé Jerry Stahl, dans une enquête délirante et grinçante, monument d'humour noir et d'autodérision, sur fond de satire de l'amérique trumpiste.

30/11/2022, 09:30

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La plus grande catastrophe écologique du XXe

BONNES FEUILLES - Une histoire d’amour entre un ingénieur soviétique et une chamane sur fond de la plus grande catastrophe écologique du XXe siècle.

30/11/2022, 09:00

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La découverte d'un autre Rimbaud avec Henri Guyonnet

BONNES FEUILLES - Une exofiction qui retrace la découverte, par Rodolphe Darzens, de l’œuvre poétique d’Arthur Rimbaud, dans un chassé-croisé haletant.

30/11/2022, 08:00

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L’indépendance des États-Unis ou le jeu de dupes des nations 

Quel livre déroutant que voila. Signé par Joel Richard Paul, professeur de droit à l’université de Californie, l'ouvrage est intitulé Unlikely Allies - How a Merchant, a Playwright, and a Spy Saved the American Revolution (littéralement Improbables alliés - Comment un marchand, un dramaturge et un espion ont sauvé la révolution américaine) dans sa version originale. Traduit chez Perrin par Espions en révolution – Beaumarchais, le chevalier d’Éon, Silas Deane & les secrets de l’indépendance américaine, ce titre aurait peut-être dû s’arrêter au marchand et au dramaturge. Passé une certaine déception, il devient fort intéressant à lire. Voici pourquoi. 

29/11/2022, 12:40

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Grégory Rateau et ses Imprécations Nocturnes…

Dans son nouveau recueil élégamment intitulé Imprécations Nocturnes, préfacé par Jean-Louis Kuffer, l’auteur poursuit sa quête inlassable ou plutôt sa « hantise insondable », amplement signifiée dès son premier recueil, Conspiration du Réel, dont j’avais dans un article précédent vanté les qualités littéraires. Mais également le contenu singulier, dont les thèmes récurrents qui n’ont rien d’une argumentation passive ou poussive, c’est selon, convoquent une fois de plus les affres de la vie et plus encore ses pernicieux revers.

29/11/2022, 11:29

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Les trompettes de la mort : un premier album puissant

C'est toujours un bonheur de tomber sur un album qui happe les lecteurs comme le tuyau d'un aspirateur emporte la poussière. Les trompettes de la mort a la puissance des grands livres, à savoir celle qui efface le monde environnant et nous plonge de la tête aux pieds dans le pur espace de la fiction. Et plus particulièrement dans les décors d'une campagne nostalgique qui évoque à peu près tout sauf le bonheur et l'insouciance.

29/11/2022, 11:24

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Paula Jacques débarque à New York avec Mon oncle de Brooklyn

BONNES FEUILLES - Quand Éva débarque à New York, elle a plus d’une idée en tête : côté pile, interviewer des personnalités apparemment inaccessibles pour une jeune journaliste française – comme l’impressionnante Toni Morrison, qui pourrait se confier sur les très récentes émeutes raciales qui viennent d’enflammer la ville. 

29/11/2022, 09:00

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Aurélien Delsaux : tirer à vue sur l'époque

BONNES FEUILLES - Etienne rentre de vacances avec sa famille parfaite et son apparent bien-être. Sa vie est confortable, routinière. Il mène une vie normale, c’est l’essentiel. 

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Le destin d'un ténor d'exception par Alexia Stresi

BONNES FEUILLES - Paris, 1935. Ce soir-là, à la Première du Rigoletto de Verdi à l’Opéra-Comique, une chose inouïe se produit.

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Laurent Quintreau : hommes et femmes à travers les âges

BONNES FEUILLES - Une fresque intergénérationnelle explorant l'évolution des rapports de force entre hommes et femmes, construite à partir d'une seule histoire familiale, dont on suit la trajectoire du milieu du XIXe siècle jusqu'en 2050, à l'aube du transhumanisme et de la disparition de la famille traditionnelle.

28/11/2022, 08:00

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Véronique Ovaldé laisse s'exprimer la Fille en colère sur un banc de pierre

BONNES FEUILLES - Quand elle décroche, Aïda entend sa sœur lui lancer un grotesque « coucou » ; on ne dit pas coucou à quelqu’un qu’on n’a pas vu (et pas voulu voir) pendant quinze ans. 

27/11/2022, 09:00

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Thibaut Solano met Clermont à l'épreuve dans Les Dévorés

BONNES FEUILLES - Un roman social avec comme toile de fond le mouvement des gilets jaunes et la sauvagerie d'un grand méchant loup moderne. 

27/11/2022, 08:00

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Rodolphe Danjou imagine Ces vies d'où l'on vient

BONNES FEUILLES - Faut-il retourner aux sources pour rebattre les cartes ? Faut-il revenir d’où l’on vient pour tout recommencer ? Tel est le pari d’Adrien, quadra. 

26/11/2022, 09:00

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Mickaël Brun-Arnaud explore Les vallées closes

BONNES FEUILLES - On pardonne rarement à celui qui s'éloigne du troupeau. Une tragédie moderne et poignante sur le déterminisme social. 

26/11/2022, 08:00

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Le temps des orphelins, autofiction de Claude Rodhain

Avocat honoraire, désormais installé dans les Bouches-du-Rhône, Claude Rodhain a fort bien évoqué son parcours d’enfant abandonné devenu notable dans Le Destin bousculé, autobiographie parue chez Robert Laffont en 1986, deuxième prix des lectrices du magazine Elle, succès de librairie. Vingt-six ans plus tard, l’homme revient avec une suite, plus romancée, plus sombre aussi. Texte d'Étienne Ruhaud.

25/11/2022, 15:35

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Meilleures ventes : l'éternel effet prix

On le sait, nous le savons, ils savent. Les prix littéraires ont une influence considérable sur les meilleures ventes des livres, en fin d'année. Alors un prix Goncourt à un petit mois de Noël, c'est quasi synonyme de première place au classement. Cette année, c'est Brigitte Giraud qui en profite : son roman Vivre vite (Flammarion) a convaincu 24.048 lecteurs cette semaine.

25/11/2022, 12:22

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Eric Faye présente sa petite saga des années 2010

BONNES FEUILLES - Dans les années 2010, un journaliste vit, de l’intérieur, les convulsions de l’entreprise de presse dans laquelle il travaille depuis de nombreuses années : rachat, brutalité managériale, obsession du profit envers et contre tout... 

25/11/2022, 09:00

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Boris, 1985 : un premier “je” pour Douna Loup

BONNES FEUILLES - Janvier 1985. Boris Weisfeiler, quarante-quatre ans, disparaît dans le Chili de Pinochet. Né en URSS au sein d’une famille juive, ce surdoué des chiffres s’exile aux États-Unis pour pouvoir exercer librement les mathématiques. 

25/11/2022, 08:00

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Nesrine Slaoui à la croisée des vies d'Anissa et de Nora avec Seule

BONNES FEUILLES - À la mort d'Anissa qu'elle était trop loin pour empêcher, Nora décide d'en finir radicalement avec la violence des hommes.

25/11/2022, 07:30

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Moïse ou la Chine, un monde sans Dieu

Le titre est lié à une pensée de Pascal, qu'il a ensuite raturée : « Lequel est le plus croyable des deux ? Moïse ou la Chine ? ». L’enjeu, mettre Dieu en comparaison, est de taille ! Et propre à effrayer. François Jullien pratique un vis-à-vis des deux cultures, il ne les mesure pas, ne mesure pas leur distance, leurs écarts, il ne les frotte pas l’une contre l’autre ni pour faire des étincelles, ni pour les faire briller. S’il dit l’une de la fenêtre de l’autre, en alternance et réciprocité, c’est pour les écrire au mieux, les décrire mieux. Texte d'Orelien Péréol. 

24/11/2022, 15:38

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Une somme humaine : coup de projecteur sur l’humanité

La narratrice n’est jamais nommée, pourtant c’est l’entièreté de sa vie qu’elle offre à travers le voile de la mort. Son passé, ses pensées, ses espoirs et ses déboires, mais aussi une vision de l’humanité — crue, accusatrice, féroce. Son récit débute avec la fin de sa vie : le souhait de disparaître, ces moments où elle imagine comme s’y prendre, puis le saut sur les rails, devant un train à Paris, cette ville devenue son refuge face à une enfance d’une violence inouïe.

24/11/2022, 12:17

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Isabelle Rodriguez dévoilent Les Orphelines du mont Luciole

BONNES FEUILLES - Un retour envoûtant sur les lieux de l’enfance et l’imaginaire qui s’y déploie. Une supplique pour que la mémoire des campagnes ne s’efface jamais.

24/11/2022, 09:00

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Samuel Dock fait la lumière sur une triste vérité avec L'enfant thérapeute

BONNES FEUILLES - Quand faire le deuil de son enfance implique de faire celui de l’enfance que sa propre mère n’a jamais eue. Samuel Dock livre un récit poignant sur l’enfance maltraitée, ses saccages, la reconstruction et la puissance du lien filial.

24/11/2022, 08:00

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Trillion game : gagner 1000 milliards de dollars à partir de rien  

Haru et Gaku, meilleurs amis depuis le lycée, tentent de trouver leur premier emploi. Ils visent tous deux la prestigieuse Dragon Bank – mais beaucoup trop introvertis, Gaku échoue lamentablement à l’entretien. Ce n’est pas ça qui va les séparer ! Haru leur lance un défi : à eux deux, ils vont monter une boîte, et obtenir 1000 milliards de dollars.

23/11/2022, 15:22

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Héliotrope, l’amour déjanté

Le prolifique Joann Sfar commence une nouvelle série fantastique en collaboration avec Benjamin Chaud. Le Tome 1 d’Héliotrope, publié en juin 2022 aux Éditions Dupuis (le T.2 ce 18 novembre), est empreint de toute la verve de Sfar. Mais convainc moins que la saga Petit Vampire

23/11/2022, 09:59

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Le retour de Janvier ou la France des tempêtes

BONNES FEUILLES - Dans un monde qui refuse de voir son lent effondrement, l’odyssée de Janvier Bonnefoi pour rentrer chez lui et tenter de reconstruire sur les ruines. Un premier roman remarquable, d’une étonnante crédibilité.

23/11/2022, 09:00

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Les heures abolies, entre sauvagerie et civilisation

BONNES FEUILLES - Dans un golfe étroit veillé par des montagnes jumelles et des forêts ogresses, un couple traverse l’obscurité de l’hiver boréal pendant plusieurs semaines.

23/11/2022, 08:00

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Sonia Mossé, biographie d'une reine sans couronne

Sans ambitionner d’être catalogué biographe, Gérard Guégan s’est montré fort habile, depuis une douzaine d’années, à filmer littérairement des Français au destin tragique : Jean Fontenoy, Aragon, Drieu La Rochelle, Théodore Fraenkel, qui avaient en commun d’être nés à l’extrême fin du XIXe siècle. Après eux, on espérait une femme. La voici enfin. Plus jeune que les précédents (née à Paris en 1917), belle et blonde, Sonia Mossé est juive comme Fraenkel et plus franchement homosexuelle qu’Aragon. Sa vie sera plus brève, puisque, arrêtée à Paris par des inspecteurs du service des Affaires juives, elle mourra gazée à Sobibór avec sa demi-sœur en 1943. Texte par Adrien Le Bihan.

22/11/2022, 12:33

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Philippe Besson de retour : Ceci n'est pas un fait divers

BONNES FEUILLES - « Papa vient de tuer maman. » Passée la sidération, deux enfants brisés vont devoir se débattre avec le chagrin, la colère, la culpabilité. Et réapprendre à vivre.

22/11/2022, 09:00

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Sous les apparences, les vrais Monstres

Paris, dans la France du XVIIe siècle. Un lieu, à l’époque, où règnent le chaos et l’immondice en termes d’hygiène. Ici, tout est « gris, sale, étroit, boueux, disparate », au point que les rues et les parcs sont devenus les poubelles et les latrines des habitants — impossible, donc, de naviguer dans cette ville sans heurter ses narines ou crotter ses chaussures. Pourtant, au cœur de Paris se dresse Le Louvre, ce palais merveilleux de beauté et de parfums épicés, « une perle dans une huître ».

21/11/2022, 12:53

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La Main de Dieu : l'Église, la mafia ou les deux

En ce matin de 13 janvier, après un bref passage au bureau, le Commissaire Soneri était parti faire un tour dans les rues de Parme pour faire passer sa mauvaise humeur quand le téléphone le ramena à la triste réalité : un policier l’appelait pour lui annoncer la découverte d’un cadavre échoué sur la grève de la Parma au niveau du Ponte di Mezzo. Comme il était juste à deux pas dudit pont, il put observer un moment, avec les badauds qui se délectaient du spectacle et immortalisaient l’instant avec leurs téléphones portables, l’agitation des agents autour du corps que la baisse du niveau de l’eau avait dû déposer là après les grosses pluies des jours précédents.

21/11/2022, 12:12

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Zanzibar, l'autre voie d'Altaïr Despres

BONNES FEUILLES - Ce premier roman raconte une île tropicale d’une beauté franche et sale, théâtre de rencontres exaltées entre des jeunes Européennes qui ont tout plaqué pour faire leur vie loin de chez elles, et des beach boys, décidés à saisir les opportunités laissées par un tourisme écrasant.

21/11/2022, 09:00

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Les désobéissantes dévoilent les secrets de Marcus Solar

BONNES FEUILLES - On dit de lui qu’il a eu mille vies. Une enfance passée à l’orphelinat, une jeunesse marquée par le succès et, au faîte de sa gloire, des fiançailles avec une riche Américaine.

21/11/2022, 08:00