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Les ensablés, quelques idées sur l'oubli en littérature

L’écrivain meurt deux fois. D’abord, il meurt comme tout un chacun. Puis ce sont ses œuvres qui s’éteignent, à cause de lecteurs ingrats ou trop occupés à lire ce qui leur est contemporain, ou plus simplement parce qu’elles n’étaient pas bonnes –mais comment savoir ? La mort littéraire vient parfois très vite, car l’oubli d’un livre n’est pas proportionnel à la quantité de temps écoulé depuis sa première édition. La littérature française du vingtième siècle est déjà un vaste cimetière… Depuis plusieurs années, je m’y promène, effaré par ces immenses caveaux sur lesquels ne figurent plus que des noms à demi-effacés. Dessous, dorment les ensablés. Parmi eux, combien de grands écrivains que les circonstances, l’injustice du public, les aléas de l’histoire ont placés là, à tout jamais. A tout jamais ?

Le 02/01/2014 à 17:30 par Les ensablés

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02/01/2014 à 17:30

Les ensablés

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Par Hervé Bel

L’écrivain meurt deux fois. D’abord, il meurt comme tout un chacun. Puis ce sont ses œuvres qui s’éteignent, à cause de lecteurs ingrats ou trop occupés à lire ce qui leur est contemporain, ou plus simplement parce qu’elles n’étaient pas bonnes –mais comment savoir ? La mort littéraire vient parfois très vite, car l’oubli d’un livre n’est pas proportionnel à la quantité de temps écoulé depuis sa première édition. La littérature française du vingtième siècle est déjà un vaste cimetière… Depuis plusieurs années, je m’y promène, effaré par ces immenses caveaux sur lesquels ne figurent plus que des noms à demi-effacés. Dessous, dorment les ensablés. Parmi eux, combien de grands écrivains que les circonstances, l’injustice du public, les aléas de l’histoire ont placés là, à tout jamais. A tout jamais ?

C’est ainsi, l’oubli, cette deuxième mort qui menace tout écrivain, est la règle commune à la quasi-totalité des écrivains. Le chemin qui conduit à lui est en quelque sorte « balisé » par le monde de l’édition. Chez Gallimard, le livre est d’abord publié dans la Collection Blanche à liseré rouge, et réédité plusieurs fois en cas de succès. Suit l’édition en Folio Poche qui permet, pour quelques années encore, la survie de l’œuvre. Si les ventes ne suivent pas, elle disparaît des étals et n’est plus disponible que sur le marché de l’occasion. Certaines d’entre elles ont parfois la chance d’être exhumées pour paraître dans « L’imaginaire ». Créée en 1977, « L’imaginaire » est, comme l’indique Gallimard, une collection de réimpressions de documents et de textes littéraires, tantôt œuvres oubliées, marginales ou expérimentales d’auteurs reconnus, tantôt œuvres estimées par le passé mais que le goût du jour a quelque peu éclipsées. Elle compte désormais 637 titres de 302 auteurs différents, français ou étrangers, où cohabitent, pour parler des Français, des écrivains très connus (Yourcenar, Perec) et d’autres qui le sont beaucoup moins (Guérin, Forton, Calet etc.). Grasset, en 1983, a développé le même concept avec la Collection « Les cahiers rouges » où l’on retrouve, à côté d’œuvres un peu oubliées d’écrivains connus, celles de Charles-Louis Philippe, Calet, Hémon, etc. Vendues à des prix raisonnables (prix du poche), ces œuvres destinées aux vrais amateurs de littérature sont au bord de l’oubli.

Tout au moins n’y sont-elles pas encore, tandis que tant d’autres, qui n’ont pas eu leur chance, y ont depuis longtemps sombré. L’oubli comme le succès est capricieux en littérature. Il paraît impossible de le prévoir. Certains livres connaissent ainsi le succès à leur parution. Leurs auteurs sont adulés, cités à tout moment (Bourget, Duhamel etc.). Puis ils meurent, et leurs livres avec, presque aussitôt. On ne les lira plus. Ils n’existeront plus que dans les manuels d’histoire littéraire. Inversement, des livres, longtemps inconnus, connaissent la gloire posthume, car l’oubli, en littérature, n’est jamais définitif. L’exemple le plus extraordinaire de ces dernières années en France est la résurrection de l’écrivain Irène Némirovsky morte en 1942 à Auschwitz. Pour son roman « La suite française », elle a obtenu à titre posthume, en 2004, le prix Renaudot. Depuis, toutes ses œuvres ont été réédités et le succès ne se dément pas.

Régulièrement, des noms d’écrivains reviennent dans l’actualité, pour quelque temps, avant de sombrer à nouveau. Récemment, les Editions Losfeld ont réédité les romans de Jean Meckert (1910-1995) et publié un inédit. La presse a suivi, quotidienne ou hebdomadaire. Plusieurs titres de Jean Forton (1930-1980) ont été récemment réédités par Le Dilettante, maison d’édition qui, à côté d’œuvres contemporaines, a le courage financier de publier chaque année des titres oubliés. Ces rééditions ont le mérite de relancer un temps la machine, de conquérir quelques lecteurs qui perpétueront encore la mémoire pour quelques années. Mais bien vite, malheureusement, parce que l’auteur n’est plus de ce monde pour paraître à la télévision, l’oubli, un instant battu en brèche, revient. L’oubli est donc intermittent, mais il est là, pesant comme une malédiction sur des auteurs qui ont été remarquables. L’oubli peut être aussi provisoire : on l’appelle alors le purgatoire, et il a concerné les plus grands écrivains et correspond à cette durée qui s’étend de la mort physique de l’auteur à sa résurrection éditoriale et définitive (et qui n’est constatée qu’après). Dans « Le sabbat », Maurice Sachs écrit à la fin des années 30 à propos de la Recherche du temps perdu : « Elle en est aujourd’hui à ce moment difficile par lequel passe toute œuvre, celui où (…) ses qualités de fraîcheur et d’intimité ne sont plus assez proches de nous dans le temps pour qu’on voisine et pas assez éloignées encore pour qu’on fasse le voyage pour les aller retrouver (…), car Marcel Proust a commencé ce long trajet de la postérité dont la courbe vous écarte d’abord du pays natal et vous ramène dépouillé sur les rivages d’où l’on est parti. » Ainsi, même Proust fut relativement oublié… »

En réalité, tout est promis à l’oubli sans que cela soit certain. Tout lecteur chevronné a le loisir de redécouvrir les œuvres injustement oubliées, mais pour cela, il faut lire, lire beaucoup, être déçu souvent, pour extraire enfin la pépite. L’oubli n’est pas forcément injuste. Sans doute, d’ailleurs, ne l’est-il que rarement. Mais la masse des livres ensevelis est telle qu’un infime pourcentage d’injustice suffirait déjà à remplir des bibliothèques.

Un seul lecteur suffit à faire revivre un livre. Je songe à ce roman de Jean Ray, Malpertuis, qui prétend que les dieux de l’Olympe sont morts parce que plus personne ne croyait en eux. Depuis plusieurs années, j’explore le vingtième siècle, je suis celui qui, chez les bouquinistes, ne va plus vers les grands livres, mais vers les cageots à légumes où s’empilent les vieux livres vendus pour rien ou presque. Je rapporte avec moi beaucoup de découvertes qui m’ont appris à mieux comprendre les mécanismes de l’oubli, ceux en tout cas qui entraînèrent l’ensevelissement de nombreux auteurs français au courant du XXe siècle. L’oubli a de multiples causes. La principale, la plus redoutable, est d’un caractère physique : le nombre croissant de livres qui s’entassent, car les siècles passent, et on ne peut pas tout lire, on écarte donc sans lire, souvent parce que personne n’est là pour nous montrer le chemin. Il est inévitable d’être injuste, même si l’on est de bonne volonté. Un écrivain chasse l’autre.

L’oubli est une nécessité, faute de quoi, il n’y aurait plus de nouvelle littérature. Une vie ne suffirait d’ailleurs pas à lire les chefs-d’œuvre du passé. Il faut choisir. Mais pourquoi celui-ci plutôt qu’un autre ? Il est frappant, après avoir lu tant d’auteurs ensevelis, de constater combien leurs œuvres  ressemblaient à celles qui ont perduré dans la mémoire. Il y a des époques en littérature, des façons d’écrire, que l’on peut dater, de la manière qu’un œnologue reconnaît un cru, une année. On a retenu Simenon, mais il y avait Emmanuel Bove, Astruc, Meckert (lisez « L’homme au marteau ») qui ont écrit à sa façon. Céline n’a pas inventé un style, quoi qu’il en ait dit : beaucoup ont écrit comme lui, à son époque. Alors, pourquoi eux ?... Parce qu’ils eurent la chance, un jour, d’écrire un livre remarqué par la presse, par le petit monde de l’édition. Ce fut le « Voyage » pour l’un. Pour l’autre, quelques « Maigret ». Raymond Guérin, lui, écrivit de nombreux livres de qualité « L’apprenti », « Quand vient la fin » qui auraient pu avoir un grand succès. Il eût peut-être suffi d’une fois, et son œuvre serait demeurée. Mystère des succès publics…

Examinant le destin de certains écrivains injustement oubliés du vingtième siècle français, on peut néanmoins apercevoir certaines causes récurrentes. La première, d’ordre physiologique, est liée à la durée de vie des écrivains, car, évidemment, plus l’on vit longtemps, plus on écrit et plus l’on parle de vous. Il est frappant de constater que Bove, Henri Calet, Eugène Dabit, Paul Gadenne, Charles-Louis Philippe, Martinet, Enard, Hémon, Huguenin et tant d’autres sont mort avant l’âge de cinquante ans. Ils avaient une œuvre derrière eux, mais l’âge leur aurait permis de publier encore, d’asseoir leurs réputations qui venaient, car elles venaient, hélas. Autre phénomène évident qui s’ajoute au précédent et qui concerna aussi certains des auteurs déjà cités: les deux guerres mondiales. Celle de 14-18 tua André Lafon (auteur du merveilleux « L’élève Gilles ») et Emile Clermont (« Amour promis ») ; celle de 39-45, Jacques Decour et Jean Prévost morts dans la résistance. Pour les écrivains qui survécurent, les guerres eurent ce redoutable effet de les anéantir non plus physiquement, mais spirituellement. Soudain, pour le public éprouvé par des années de privations, assoiffé de nouveautés, ils furent considérés comme dépassés, tandis que d’autres montaient au firmament, Sartre, Camus, Sagan, nouveaux apôtres du nouveau monde, si brillantes constellations que plus personne ne vit, à côté, les autres étoiles qui palpitaient. Pierre Bost interrompit ainsi en 1945 son œuvre de romancier qui comptait déjà une dizaine de romans dont certains (Faillite, Le scandale) méritent encore la lecture.

L’irruption du cinéma, de la radio, puis du téléviseur, a rendu soudain l’écrivain visible. Certains ont bien voulu le devenir ; d’autres plus timides, ont refusé, sans se douter qu’en ne paraissant pas, dans ce nouveau monde qui réclamait des images, ils n’existeraient pas, ou très peu. La deuxième moitié du vingtième siècle a accéléré la « médiatisation » de l’écrivain. Il lui a fallu s’engager, se montrer, toujours plus, « l’art pour l’art » ne faisant plus recette auprès du public qui demandait des prises de position, de fortes paroles, des excès. Tout autre chose que l’écrit ! C’est au cours de ces années que l’écrivain a cessé d’exister par ce qu’il écrivait, mais parce qu’on le voyait et qu’il plaisait. Sartre, Sagan, chacun à leur façon, le savaient bien, tandis que André Hardellet, Robert Margerit, se taisaient, publiant régulièrement des livres dont on parlait un moment, mais dont l’essor n’était pas aidé par la publicité orchestré par l’auteur lui-même. Il existe donc une littérature souterraine française, celle qu’ont faite tous ces gens dont j’ai mentionné le nom, et bien d’autres, qu’il est urgent de redécouvrir, de faire lire, pour le plaisir de lecteur. Il reste à écrire cette histoire, et notre blogue y contribue depuis plus de trois ans. L'article que vous venez de lire devrait également paraître en Roumanie (en langue roumaine), dans la revue "Conversations Littéraires". Par la suite, il me faudra régulièrement rédiger des articles sur certains écrivains ensablés, susceptibles d'intéresser les lecteurs roumains qui, comme vous le savez, et pour combien de temps encore? s'intéressent à notre littérature.

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Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz (1845-1902) 1ère Partie

Sous son imposante reliure de basane noire, c’est un intimidant in-quarto de plus de sept cent pages ; sur le plat figure un lourd médaillon de cuivre doré légendé Raphael Sanctius, représentant en buste le profil d’un homme jeune, aux cheveux longs, coiffé d’une barrette aux revers élégants.

A l’abri de cette présentation austère, dorment en sûreté, sous les serpentes qui craquent encore sous le doigt, de riches illustrations. Le trésor des notes critiques, le précieux catalogue des œuvres et la substance d’un texte éloquent font à ce livre un fermoir invisible dont seules la curiosité du savant et l’intrépidité de l’érudit possèdent la clef. C’est un livre réservé aux études profondes et au calme des bibliothèques, parlant à voix basse dans le silence des lampes. Le temps venu, on en soulève la lourde couverture comme on pousse la porte d’un ami qu’on ne se savait pas avoir.

14/06/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Un amour platonique" de Paul Alexis (1847-1901)

Découvrir la littérature, c'est dérouler une pelote. En allant d'un auteur lié à un autre, voilà, comment le paysage littéraire se dessine peu à peu... Les Ensablés ont abordé récemment Léon Hennique (à lire ) et son roman étrange Un caractère. Voici maintenant Paul Alexis (1847-1901). Comme Hennique, il fut un fidèle d'Emile Zola et fournit l'une des six nouvelles du recueil des Soirées de Médan (1880).

31/05/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Le soleil des indépendances" de Ahmadou Kourouma

Chers lecteurs, nous sommes heureux d'accueillir à nouveau Henri-Jean Coudy qui, après de longs mois de silence, nous revient avec un nouvel ensablé, Ahmadou Kourouma.

Ahmadou Kourouma, né en 1927, en Afrique Occidentale Française, était Ivoirien même s’il suivit des études secondaires à Bamako, alors grande ville du Soudan français devenue après 1960  la capitale de l’état du Mali. Il aura donc connu les dernières années de la colonisation française puis le début des nouveaux états indépendants.

17/05/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Un caractère" de Léon Hennique (1851-1935)

Je suis tombé par hasard sur un roman de Léon Hennique, paru en 1889, intitulé "Un caractère". Il s'agit d'un livre qui a certes vieilli, mais mérite, comme le soulignait Octave Mirbeau, d'être lu. Surtout, il permet de découvrir son auteur qui joua un grand rôle dans l'histoire littéraire française, tout comme son camarade Lucien Descaves, d'ailleurs, que nos lecteurs connaissent mieux désormais (voir ici). Avec Hennique, on retrouve Goncourt, le naturalisme et... l'occultisme de la fin du dix-neuvième siècle.

01/05/2020, 09:00

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Les Ensablés – "Ecrits sur l’art" de Joris Karl Huysmans (1848-1907)

Joris-Karl Huysmans tenait à distance le grand public : même dans la période où la charité chrétienne gagna un petit avantage sur son pessimisme natif, il douta toujours qu’il fût possible de ramener par l’éducation, ou par l’admiration, le public vers l’art[1].

Ce grand solitaire est maintenant entré dans cette constellation très peuplée, la Pléiade ; avec Soumission, M. Houellebecq a remis Durtal à la mode ; cet hiver encore, le musée d’Orsay a consacré à Huysmans critique d’art une curieuse exposition dont il y aurait beaucoup à dire ; les rééditions se multiplient, comme celle que les Cahiers de l’Herne consacrèrent en 1985 à l’auteur.

Les éditions Bartillat se joignent à cette vogue en apportant leur contribution : la riche édition des Ecrits sur l’art, établie par Patrick Lormant, deviendra inévitablement le bréviaire des amateurs de Huysmans. Tout le parcours critique de l’auteur est rassemblé là, des premiers et respectueux essais du début de la carrière littéraire jusqu’à la grande conversion à l’art chrétien des années 1890, en passant par le chamboule-tout des critiques des Salons annuels.

19/04/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Sur le chemin des glaces" (1988) de Werner Herzog

La marche comme expérience mystique... En novembre 1974, le réalisateur Werner Herzog apprend que sa grande amie Lotte Eisner, célèbre critique de cinéma allemande qui vit et travaille à Paris à la cinémathèque française, est très gravement malade. Elle risque de mourir.  « J’ai répondu : cela ne se peut pas ». Saisissant une veste, une boussole et un sac, Herzog part sur le champ pour la retrouver. Mais il fera le voyage à pied, convaincu que c’est par la marche, vécue comme un acte de foi, qu’il sauvera son ami. Tête baissée, il se lance dans un improbable périple au cœur de l’hiver, quittant Munich pour rejoindre Paris. Sur le chemin des glaces est le journal de bord de sa folle aventure.

05/04/2020, 09:00

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Les Ensablés - "le dernier dimanche de Sartre" de Jean-Pierre Enard

Dans son essai "Un bon écrivain est un écrivain mort", Jean-Pierre Enard insistait sur le fait qu'un roman, comme le cinéma, le théâtre, la peinture ou n'importe quel autre mode d'expression, s'apprend. Ce qui ne signifie pas qu'il s'enseigne (...) Le langage, c'est comme le bois ou la pierre: un matériau. Écrire, c'est le travailler. On admet qu'un sculpteur apprenne sa technique. Et qu'un acteur fasse de la gymnastique ou place sa voix avant de monter sur scène. C'est pareil pour l'écrivain. Il doit s'exercer.

La mort est  une condition nécessaire mais non suffisante pour faire un bon écrivain. Enard en est la preuve: il est mort, c'était un bon écrivain, mais il n'est toujours pas considéré comme méritant une redécouverte. Faute de chance, seulement. Parce que ses livres valent d'être lus. Ce ne sont pas des grands crus, plutôt de la catégorie agréable des rosés, des blancs frais, avec de la buée sur le verre, qu'on boit avec plaisir en été à la terrasse des cafés, avec l'impression fugace d'être heureux.

22/03/2020, 09:00

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Les Ensablés - "La Maternelle" de Léon Frapié (1863-1949)

Parue en 1904, "La Maternelle" obtint le prix Goncourt au deuxième tour de scrutin, face, notamment, à Charles-Louis Philippe (que nos lecteurs des Ensablés connaissent bien) et Emile Guillaumin (pourtant favori avec son roman "La vie d'un simple"). Son auteur, Léon Frapié, était employé à l'hôtel de ville de Paris et marié à une institutrice qu'il avait beaucoup interrogée pour écrire ce roman étonnant, à mi-chemin entre la fiction et le documentaire. Il n'a pas perdu de son actualité quant aux questions qu'il pose sur l'école. Il vient de reparaître grâce aux éditions L'Eveilleur.

08/03/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Anna" d'André Thérive

Chers lecteurs des Ensablés, La Thébaïde publie ces jours-ci un des romans que je place parmi les meilleurs. Jusqu'à ce jour, il n'avait pas été réédité. Nous en avions déjà parlé en 2014: il s'agit d'Anna. Précipitez-vous si vous aimez Maupassant, Flaubert et Huysmans (dont d'ailleurs Thérive était un spécialiste). Il vous faut d'autant plus vous procurer ce texte exceptionnel qu'il est préfacé par notre excellent ami, collaborateur des Ensablés, François Ouellet qui, depuis des années, pour notre plaisir, explore la littérature française des années 30.

23/02/2020, 09:00

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Les Ensablés - “Histoire artistique des ordres mendiants”, de Louis Gillet (1876-1943)

« …dans le silence de ce jour naissant, je veux regarder le monde avec des yeux remplis d’amour »
Saint François d’Assise

Ce livre est un cours d’histoire de l’art que l’auteur donna à l’Institut catholique de Paris. Il est composé de dix leçons, qui suivent le développement des formes artistiques qu’inspirèrent les ordres mendiants du XIIIème siècle au milieu du XVIIème siècle ; le titre répond de l’austérité du sujet, mais il paraît utile de redonner vie à cette étude, en particulier lorsque l’occasion se trouve de mesurer l’état d’ignorance qui règne sur cette matière.

09/02/2020, 09:00

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Disparition de l’écrivain libanais Jabbour Douaihy

Jabbour Douaihy est décédé ce 23 juillet, à l’âge de 72 ans des suites d’une longue maladie, à Ehden, village montagnard au nord nord du Liban, et sa ville natale. Il laisse derrière lui une importante œuvre romanesque, ancrée dans la culture libanaise.

03/08/2021, 12:02

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Ceci est ma chair, de Marc Villemain : cannibalisme, tabou fascinant et futur de l'humain

BONNES FEUILLES – À l'approche de la rentrée littéraire, les éditions les Pérégrines publient le nouveau roman de Marc Villemain. La mise en œuvre romanesque d’une idée folle : le summum de la civilisation, par protection des animaux et de la planète, et respect de l’homme, serait le cannibalisme. L’humour se mêle à des personnages hauts en couleurs pour questionner en creux l’humaine et tragique condition.

03/08/2021, 10:45

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Danger en rive, de Nathalie Rheims : d’une disparition, l’autre

BONNES FEUILLES – Pour cette rentrée littéraire, les éditions Léo Sheer publient le prochain roman de Nathalie Rheims. Dans ses livres, l’autrice évoque souvent les disparus et sa relation avec les défunts. Dans ce roman, la narratrice met en scène une autre forme de disparition, celle qui consiste à fuir sans laisser de traces, pour commencer une autre vie.

03/08/2021, 10:30

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Jean-Baptiste Andréa, magicien des mots et des histoires

Dans les halls de gare ou d’aéroports, les foules passent à proximité de lui, l’oreille distraite, emmaillotées dans leurs soucis et leurs préoccupations. Pourtant, ils sont nombreux à ralentir, à s’arrêter même, pour l’écouter jouer. Lui, c’est Joe. Autrefois, c’était Joseph. Mais il préfère Joe. Il est assis face à un piano posé là, aux quatre vents de toutes les migrations quotidiennes, et il joue. Merveilleusement !

03/08/2021, 10:17

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Fenrir : entre rêves, légendes et combats, l’épopée de Gengis Khan

Temüjin est le second du chef de son clan, des nomades dans les steppes mongoles. Dans leur monde, il faut tuer pour éviter d’être tué. Mais son demi-frère le chef fait le choix de la soumission, ce qui finira par lui coûter la vie. Temüjin, lui, échappe de justesse à la mort, sauvé par l’esprit Fenrir, en forme de femme séduisante. Elle lui dévoile le destin qu’il devra faire sien : unifier la terre entière pour y régner en paix. 

03/08/2021, 10:17

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Mamma Roma, de Luca Di Fulvio : entre rêves et destin 

BONNES FEUILLES – Pour la rentrée littéraire, les éditions Slatkine & Cie publient le nouveau roman de l’auteur très médiatisé, Luca Di Fulvio : Mamma Roma (traduit par Elsa Damien, aux éditions Pocket). Transporté dans le coeur de l’Italie, Rome, le lecteur fera la connaissance de trois personnages aux rêves bien définis. Malheureusement, un évènement dramatique risque rapidement de les compromettre.

03/08/2021, 10:05

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Les ombres filantes, de Christian Guay-Poliquin : sauver l'avenir de la jeunesse

BONNES-FEUILLES – Pour la rentrée littéraire, les éditions La Peuplade publient le nouveau roman de l'auteur québécois Christian Guay-Poliquin, récompensé par de nombreux Prix. Les ombres filantes retrace le parcours d'un homme, à travers la forêt, qui tente de rejoindre sa famille. Construit comme une fable politique, ce livre revendique l'importance de protéger l'avenir de la jeunesse. 

03/08/2021, 09:59

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Mégafauna : quand Sapiens et Néandertaliens se partageaient le monde

BANDE DESSINÉE – En 1488 après Kmaresh coexistent sur Terre deux grandes civilisations d’Homo : des Sapiens d’un côté, des Néandertaliens de l’autre. Séparées par une muraille monumentale, bâtie par les Néandertaliens, qui constitue une frontière quasi infranchissable, les deux populations, qui se font régulièrement la guerre, ne manquent pas de profiter des suspensions des conflits pour commercer et échanger tous les produits qui leur font respectivement défaut puisque les divergences culturelles et les richesses naturelles des territoires respectifs ont fini par leur attribuer des valeurs bien différentes de part et d’autre de la muraille !

02/08/2021, 12:26

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Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon, ou Sisyphe revisité

Il peut à première vue sembler étrange, voire incongru qu’un roman dont le narrateur est enfermé dans une prison canadienne soit une telle ode au libre arbitre. Pourtant, dans Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon, lauréat du Goncourt 2019, Jean-Paul Dubois affirme la puissance du choix dans un monde livré à l’absurdité. L'ouvrage s'est déjà vendu à plus de 633.000 exemplaires (données Edistat).

02/08/2021, 11:10

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La maison des solitudes, de Constance Rivière : une fresque de secrets

BONNES FEUILLES — « Au jeu des Sept familles, je demande la famille silence. Le grand- père secret. La grand-mère mystère. La mère mutique. Le père motus. La fille bouche cousue. Une seule règle du jeu : pas de question. » Pour cette rentrée littéraire, les éditions Stock publient le prochain roman de l’autrice Constance Rivière.

02/08/2021, 10:57

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Bucket list of the dead : les zombies, mieux que les antidépresseurs

Akira était ravi d’intégrer le marché du travail dans une grosse boîte. Mais voilà, trois ans après, il est tellement exploité et opprimé qu’il ne lui reste même pas l’énergie de démissionner. Plus mort que vivant, il se traîne. Jusqu’à ce qu’arrive une apocalypse zombie : les rues en sont remplies, impossible d’aller au boulot ! Akira va pouvoir reprendre sa vie en main, à commencer par dresser sa liste de choses à faire avant de se faire zombifier. 

02/08/2021, 10:44

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Alerte 5, de Max de Radiguès : comme des mouches dans un bocal

Imaginez une fusée sur son pas de tir, la mise à feu, le lancement et, zou, sous les yeux admiratifs de la foule et des hauts gradés de l’armée, une explosion vient anéantir des mois et de mois de préparatifs. Sans parler du coût en vies humaines. Et si la catastrophe semble causée par un sabotage volontaire, on peut redouter le pire pour l’ensemble des opérations spatiales en cours. Notamment pour un groupe de jeunes adultes installés dans un camp de recherche sur la planète rouge… Ne risquent-ils pas d’être les prochaines victimes ? Mieux vaut se montrer prudent. Quitte à les mettre en danger sans le savoir.

02/08/2021, 09:41

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Gaëlle Josse : Ce matin-là, renouer avec les rêves de l'enfance

ROMAN FRANCOPHONE – « Un matin, ça ne sert à rien », chantait Goldman. Sauf ces matins de terribles révélations, façon théophanie où apparaîtrait une divinité maléfique. Le ciel vous tombe sur la tête, embarquant les satellites et les astres. Dans l’histoire Clara, ce matin-là, celui-ci plus que tous les autres, est devenu le bac révélateur : avant toute photo, un négatif, qui a capté ce que l’on souhaitait ignorer.

31/07/2021, 07:31

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OK Ici, la Béringie, de Jeremie Brugidou : plongée surprenante dans le détroit de Béring

BONNES FEUILLES - Jeremie Brugidou, surtout connu comme réalisateur de film s’essaie à l’écriture dans son premier roman Ici, la Béringie, publié par les éditions de l’Ogre, qui sortira pour la rentrée littéraire. Au sein de ce récit qui lie le destin de trois protagonistes, il « [part] de la science, d’une perspective anthropologique et animiste, pour proposer une nouvelle lecture du monde par la fiction ». Le livre sortira en librairie le 19 août 2021. 

31/07/2021, 07:19

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L'inexistence de David Turgeon : entre histoire, sociologie, art et politique 

[BONNES FEUILLES] Pour cette rentrée littéraire, les éditions Le Quartanier publie le cinquième roman de David Turgeon : L’inexistence. Dans l’Empire fictif de Privine, Carel Ender fait le lien entre différentes réalités, propres à chaque personnage, dans un monde où la guerre approche à grands pas. Ce roman est « une fiction politique et un conte tout à la fois, qui examine l’influence structurante de la vie sociale, artistique et politique d’une époque sur les parcours artistiques individuels ».

31/07/2021, 07:18

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La grande vie, de Jean-Pierre Martinet, “Feel bad book de chevet !”

Grâce au buzz international autour de la table « feel bad books » montée par Maldoror. books et Electron_livre au Furet du nord de Lille, il est peut-être temps de parler du plus feel bad book de tous les feel bad. Voici celui qui fera tourner les corbeaux au-dessus de vos têtes, bouffant chacun de vos cheveux blancs en guise de mise en bouche. Vous allez crever, c’est une certitude, mais sans avoir lu La grande vie de Jean-Pierre Martinet, ce serait pire que tout. Pas le temps ? 48 pages. Pas les sous ? 9 euros. OK c’est parti.

30/07/2021, 09:41

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L'Enfer de Dante, mis en vulgaire parlure, par Antoine Brea : entre rimes et rires 

[BONNES FEUILLES] Pour cette rentrée littéraire, les éditions Le Quartanier rend hommage à Dante à travers une « révision » de son oeuvre : l’Enfer de Dante, mis en vulgaire parlure, signée par Antoine Brea. « Le livre propose une adaptation souriante de l’Enfer de Dante où l’invention langagière la plus débridée puise dans l’argot populaire et les archaïsmes français. »

30/07/2021, 09:04

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Ultramarins, de Mariette Navarro : voyage dans la désorientation

BONNES FEUILLES – « Il y a les vivants occupés à construire et les morts calmes au creux des tombes. Et il y a les marins. » Pour cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Quidam publient le premier roman de Mariette Navarro, Ultramarins. A bord d’un cargo qui traverse l’Atlantique, l’équipage décide un jour, après l’accord inattendu de la Commandante de bord, de s’offrir une baignade en pleine mer, totalement gratuite et clandestine. De cette baignade, à laquelle seule la Commandante ne participe pas, naît un vertige qui contamine toute la suite du voyage.

30/07/2021, 08:51

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Téké, de Mika Biermann : kaléidoscopique cosmique

BONNES FEUILLES – Pour cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Anacharsis publient le prochain livre de Mika Biermann. Téké se fait roman métaphysique, alternativement bouffon, terrifiant et splendide, par lequel l’auteur parvient à l’impossible : dire l’indicible.

30/07/2021, 08:43

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Les Aquatiques, de Osvalde Lewat : Africaine, au présent 

BONNES FEUILLES — Pour cette rentrée littéraire, les éditions Les Escales publient le premier roman de l’autrice franco-camerounaise Osvalde Lewat. Dans une écriture ciselée, Les Aquatiques porte un regard éclairé sur les enjeux des sociétés d'Afrique francophone d’aujourd'hui. La révélation d’une nouvelle voix…

30/07/2021, 08:40

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Le saut d’Aaron, de Magdaléna Platzová : une fresque politique et artistique

BONNES FEUILLES – Pour cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Agullo publient le prochain livre de l’autrice tchèque Magdaléna Platzová, traduit du tchèque par Barbora Faure. Le destin tragique d'une artiste fauchée par l'Histoire, assassinée à Auschwitz en 1944.

29/07/2021, 08:53

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Les Bourgeois de Calais, de Michel Bernard : découvrir Rodin, passionnément

BONNES FEUILLES – Pour cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions de la Table Ronde publient le prochain roman de Michel Bernard. Le monument des Bourgeois de Calais – hommage à l’héroïsme de six riches habitants qui se livrèrent au roi d’Angleterre à l’issue d’un long siège, au début de la guerre de Cent Ans, pour que soient épargnés leurs concitoyens – exerce une fascination universelle.

29/07/2021, 08:35

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Six pieds sur terre, de Antoine Dole : et l’amour ?

BONNES FEUILLES – Pour cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Robert Laffont publient le premier roman de Antoine Dole, alias Mr Tan, auteur de la série jeunesse Mortelle Adèle. Sans le savoir, Camille et Jérémy marchent l'un vers l'autre depuis leur naissance…

29/07/2021, 08:11

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La maison des solitudes de Constance Rivière : lorsque la ritournelle accélère 

BONNES FEUILLES - « Au jeu des Sept familles, je demande la famille silence. Le grand-père secret. La grand-mère mystère. La mère mutique. Le père motus. La fille bouche cousue. Une seule règle du jeu : pas de question. » La maison des solitudes de Constance Rivière, à paraître lors de la prochaine rentrée littéraire chez Stock, se lit d’une traite, et porte avec délicatesse les questions de la transmission, du secret et de la réconciliation dans un style d’une grande maturité.

28/07/2021, 15:57

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Madame, de Gisèle Berman : entre folie et émancipation

BONNES FEUILLES – A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditons arléa vous proposent de découvrir le premier roman de Gisèle Berkman, Madame. L’autrice donne ici un premier roman vertigineux. Le style, la maîtrise de l’écriture et de l’émotion, la gravité du sujet changée en grâce, tout cela fait de Madame un grand texte.

28/07/2021, 14:38

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La Vie interrompue de Sergueï Alexandrovich Essenine, de Jean de Boishue : traque politique, littéraire et historique 

Pour la rentrée littéraire, les éditions Bartillat publie le premier roman de Jean de Boishue : La Vie interrompue de Sergueï Alexandrovich Essenine. Ce dernier retrace l’enquête, menée par l’officier du KGB, Alexis Kars, sur les circonstances de la mort de l’un des plus grands poètes russes. 

28/07/2021, 14:38

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Les oracles de Teresa, de Arianna Cecconi : secrets de famille

BONNES FEUILLES – « Grand-mère rêvait tout en nous écoutant, elle dormait tout en veillant sur nous. Ses paupières étaient closes, mais dessous, ses yeux étaient grands ouverts. » A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditons la Belle étoile vous proposent de découvrir le premier roman de Arianna Cecconi, Les oracles de Teresa., traduit de l’italien par Marianne Faurobert.

28/07/2021, 14:37

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Sous le ciel immense selon O'Keeffe, de Catherine Guennec : histoire d'un chef d'oeuvre

Pour la rentrée littéraire, les éditions Ateliers Henry Dougier publient le nouveau roman de Catherine Guennec : Sous le ciel immense selon O’Keeffe. Basé sur la vie de la peintre américaine, l’histoire raconte celle d’un tableau de manière romancée et historique. Un livre à découvrir en parallèle de l’exposition sur O’Keeffe à Pompidou.

28/07/2021, 14:37

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Jeu-concours 2022 : entre écologie et territoires 

Les éditions Terre Urbaine, qui sensibilisent aux questions écologiques et territoriales, proposent aux jeunes de 18 à 36 ans de participer à leur jeu-concours. Celui-ci consistera à la rédaction d’un manuscrit sur le thème imposé par la maison. Vous avez jusqu’au 31 décembre 2021 pour participer !

28/07/2021, 10:14

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34 centimes la minute, de Sophie Boursat : avenir, que seras-tu ?

BONNES FEUILLES – A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions du Canoë vous proposent de découvrir le prochain roman de Sophie Boursat. Un récit qui suit le quotidien d'Olivia...

28/07/2021, 08:55

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L'étonnante facilité de Louise Erdrich

Seize nouvelles composent ce recueil qui fait suite à un premier tome,  La Décapotable Rouge (paru aux mêmes éditions, mais que, fidèle à mon habitude, je n’ai pas encore lu), et présente des textes déjà parus (certains, mais pas tous, loin de là) dans des revues littéraires et des magazines américains. Il eût été dommage que, sans l’intervention de proches de l’auteure, cette dernière ne les fasse pas paraître sous la forme de ces recueils comme elle laisse entendre qu’elle en avait bien l’intention : les garder dans ses cahiers semblait la satisfaire en les considérant comme des « textes embryonnaires » qui étaient terminés, mais qui auraient pu recevoir retouches et modifications. Voire, parfois, devenir de véritables romans.

27/07/2021, 13:11

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René Crevel, à la recherche de Paul Klee

Les éditions de la variation publient dans leur collection « regard(s) » des petits carnets contenant de grands écrits. Vient ainsi de paraître une critique d’art sur Paul Klee signée René Crevel et publiée pour la première fois en 1930 à la NRF ; un essai poétique qui s’inspire du parcours des sœurs Brontë et de leur frère Patrick Branwell, toujours signé René Crevel, et enfin un texte d’Antonin Artaud qui déplore l’arrivée du cinéma parlant. Des petits délices. 

27/07/2021, 10:20

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La femme qui n'aimait plus les hommes, d'Isabelle Le Nouvel : vivre, envers et contre tout

BONNES FEUILLES – Quand la violence du présent convoque celle du passé : Jeanne, harcelée et frappée par son mari, va devoir affronter, pour pouvoir revivre, le bourreau de son enfance… A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Michel Lafon vous proposent de découvrir le premier roman d’Isabelle Le Nouvel. « On ne guérit pas d’être morte. »

27/07/2021, 09:51

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Grande Couronne, de Salomé Kiner : entre rêves et contradictions 

Pour la rentrée littéraire, les éditions Christian Bourgois publient le premier roman de Salomé Kiner, Grande Couronne. Décrit comme un roman « de banlieue », il se distingue de la production actuelle : ni banlieue HLM (Faïza Guène), ni France périphérique (Nicolas Mathieu, David Lopez). Il n’est ni politiquement correct, ni naïf. En somme, un roman de formation qui ravira les nostalgiques des années 1990, tout en décrivant avec justesse la relation mère/fille. Il s’inscrit dans la lignée du roman Il est des hommes qui se perdront toujours de Rebecca Lighieri.

27/07/2021, 09:43

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Hadès, Argentine, de Daniel Loedel : entre violence, trahison et aveuglement 

Pour la rentrée littéraire, les éditions La Croisée publie le premier roman de Daniel Loedel, traduit par David Fauquemberg. Il fait partie de la sélection Fnac 2021. « Ce n’est donc que ça, l’enfer ? Rien que notre vie à nouveau ? »

27/07/2021, 09:40

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Le chat, le général et la corneille, de Nino Haratischwili : entre histoire et fiction

BONNES FEUILLES – A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Belfond vous propose de découvrir le roman de l’autrice Nino Haratichwili. Un récit de violence, de passion et de culpabilité inextricablement lié à l’histoire de l’Europe contemporaine…

26/07/2021, 10:53