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Les Ensablés - Mes espoirs de retour par H.J. Coudy: Stephen Hecquet (1919-1960), le hussard ensablé (1)

Nous entretenons un lien curieux avec Stephen Hecquet, mort à presque quarante-et-un ans il y a maintenant plus d’un demi-siècle et nous le devons à notre mère. Stephen Hecquet était, au début des années cinquante avocat, à une époque où parait-il la profession était d’une bonne rentabilité, n’attirant pas l’attention des services fiscaux qui traitait ses revenus au forfait, évidemment sous-évalués.

Le 07/03/2013 à 21:12 par Les ensablés

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07/03/2013 à 21:12

Les ensablés

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Par Henri-Jean Coudy

Il se trouve qu’il appartenait à la même mouvance, intellectuelle et politique que notre père qui était également avocat ; il vint dîner un soir chez mes parents, nous devions y être mais à un âge où l’on dort quand les adultes dînent . Nous avons gardé depuis le récit  d’un Hecquet entrant dans la cuisine de notre mère, sans y être invité, regardant de près ce qui s’y faisait et commentant d’un ton qui déplut ; les mauvaises manières de Stephen Hecquet sont pour nous une histoire bien ancienne. Hecquet avait servi dans l’administration préfectorale d’un département proche de Paris, la Seine-et-Oise, pendant la guerre ; il en tira une chronique «  Les Guimbardes de Bordeaux » dont le titre est suggestif mais le contenu en retrait, on est loin du Maurice Sachs de La Chasse à Courre, dans le Bordeaux de juin 1940. Il y prend sa propre défense, d’un fonctionnaire qui a servi et ne voit pas très bien pourquoi on pourrait le lui reprocher, et  surtout pourquoi les temps de la Libération furent aussi agités.

Mais Hecquet était aussi écrivain, ami d’écrivains ; il existe un court livre «  Tel était Stephen Hecquet » que lui consacra Roger Nimier, paru en 1962, dont on dit que le chagrin fut immense lorsque Hecquet, qui avait une malformation cardiaque et le savait, décéda en juillet 1960 ; nous citons la phrase que l’on trouve sur le site Wikipedia : «  Une lumière, un souvenir le hantait : la gloire de l’écrivain, la plus haute à ses yeux. Traverser les siècles à grands mots, être entendu quelque temps plus tard, cet enfantillage le brûlait ». On voit que nous sommes dans notre sujet en feuilletant les rares œuvres de Stephen Hecquet, le hussard ensablé.

Une fois n’est pas coutume, c’est à deux livres  que nous nous intéresserons. Les Collégiens est paru l’année même de la mort de Hecquet. En 1993, la ville de Paris qui se préoccupe aussi de littérature le réédita dans la collection Capitale et en  fit cadeau à tout acheteur de 150 francs de livres chez un libraire ; elle entendait , et nous la citons, «rendre justice à l’exceptionnelle qualité d’œuvres d’écrivains moins connus de la période contemporaine ». On en jugera. Les Collégiens est une chronique, la chronique d’un grand établissement d’enseignement secondaire et préparatoire catholique parisien sur fond de grossissement de nuages, puisqu’elle se situe dans les deux années scolaires 1937-1938 et 1938-1939. Les amateurs reconnaîtront peut être sous le nom de Balthazar, Stanislas, Saint-Louis-de-Gonzague, Fénelon, en tout cas quelque chose qui y ressemble ; on suppose qu’Hecquet parlait en connaisseur et qu’il avait quelques comptes à régler. On y voit défiler des prêtres bien sûr, quelques rares enseignants et personnels laïcs, des élèves en général, si ce n’est toujours, issus de ce qu’on peut appeler les meilleurs milieux, des affaires, de la politique, de l’administration. Au sommet le chanoine Boulingrin ; un homme qui remplit admirablement sa mission de chef d’établissement prestigieux aux yeux de ses hiérarques de l’archevêché, un peu trop même si l’on considère que le chanoine ne songe qu’à devenir évêque, incompatible avec ses actuelles fonctions ; c’est que la route en est difficile ! Convaincre le cardinal-archevêque d’appuyer en cour de Rome sa démarche suppose d’éviter d’aussi redoutables obstacles que dressent «  les plus proches collaborateurs du prélat…les plus dangereux et les moins honnêtes des rivaux. L’un d’eux n’a-t-il-pas suggéré que le cardinal intervienne en vue de l’attribution de la rosette au chanoine, au titre des Affaires Étrangères ?...Mais le macaron décerné, adieu la mitre ! ». Boulingrin navigue, il faut le reconnaître, avec habileté, entre les nécessités du recrutement, les humeurs et les attitudes de prêtres aux sensibilités fort différentes, des lettres anonymes  relatives à leurs mœurs dont le vicaire-général, premier collaborateur du cardinal l’entretient ( mais allez savoir ce qu’il en pense), lui recommandant de ne plus se servir du cabriolet jaune clair du plus fortuné de ses clercs, qui fait désordre au sein d’un établissement aussi respectable…

Car Hecquet est drôle. Drôle quand il met en scène les efforts de la direction de l’établissement pour trouver un prix à attribuer au fils d’un académicien, les mérites propres de l’élève l’interdisant, mais auquel académicien on ne peut faire l’affront de le refuser ; il y a bien un ancien de la maison , qui fut conseiller municipal de Gambais, qui désire attribuer un prix à un élève qui se sera distingué «  par son amour de la nature et son attachement aux choses de la terre » ; la seule difficulté est que l’ancien élève s’appelle Charles-Henri Landru, et s’il n’est qu’un lointain cousin du Landru plus connu, il conviendra d’effacer la mention de Gambais en faisant porter le chapeau à l’éditeur ( car le Landru en question y tient). Drôle quand la direction de l’établissement se met en quête de renouveler la galerie des portraits des anciens élèves illustres où les contemporains ont droit à une exposition particulière ; on y regrette que le maréchal Pétain ne soit pas un ancien élève , «  Avec un homme de cet âge, on n’a vraiment rien à craindre… » ; et on s’arrête, ça tombe sous le sens, sur le généralissime en poste, le général Gamelin, «  Gamelin sort de Balth ? Parfaitement , messieurs, et dans des conditions très honorables…Premier en composition française notamment, et toujours nommé en Histoire. Aucune incartade sur le plan moral. De plus un homme d’une courtoisie et d’une modération absolues. Rien de l’aventurier et du conquérant. Bref, le vrai chef d’une armée moderne, c’est-à-dire prête à la riposte plutôt qu’à l’offensive… ».

Drôle quand il conduit à son aboutissement la rivalité entre deux prêtres, chacun préfet des études, qui ne pouvaient déjà largement pas se sentir et dont l’attribution à l’un des deux de la surveillance du cours exceptionnel, réservé aux candidats au baccalauréat  ayant échoué à la session de juillet  qui retient l’heureux titulaire jusqu’au milieu du mois d’août, met le feu aux poudres. Les deux préfets  qui bénéficient chacun des heureux surnoms de Caïn et du Huron finissent par en venir aux mains devant un parterre de leurs confrères : Devant un rideau de soutanes, les deux hommes roulèrent à terre, leurs grandes bottines  à clous dessinant dans l’espace d’inquiétants moulinets. "Canaille, incapable, corbeau de malheur, fumier de curé, pourriture de Satan… "Et sans doute, le combat se fût-il terminé par quelque malheur, si l’abbé Lafon , entrant opportunément dans la salle, n’avait de deux directs posément assénés , séparé les combattants… ». Il est plus grave  quand il évoque les tentations qui rôdent autour du monde de l’établissement Batlhazar. Celle de la chair, bien sûr ; passe encore que l’élève Seboeuf, fréquente quelquefois les maison de tolérance et la couche d’une mère d’élève, mais les prêtres… Eh bien, certains prêtres ont les mêmes habitudes qui les exposent à être reconnus par leurs élèves. Mais il y a pour l’état de prêtrise, plus grave, qui pourrait être la naissance d’un sentiment. C’est qu’une nouvelle génération de prêtres est arrivée dans l’établissement qui a des vues sur le monde différentes, quelquefois très différentes, de celles des plus anciens ; ainsi l’abbé Leblanc,  qui est bien décidé à laisser sa santé, sa réputation, sa foi mais n’entrera jamais dans la voie de la compromission …La vraie révolution , c’est n’est aujourd’hui ni dans les comités ni dans les meetings, ni dans les combats qu’il faut la chercher. Malraux, Mauriac, Déat, Bidault, tous finiront ministres ou grand-croix de la Légion d’Honneur. Pouah ! Ce qu’il faut, c’est briser les livres scolaires, brûler les facultés, incendier les professeurs d’un feu nouveau...

Bigre ! Trente ans avant d’autres iconoclastes, voila la jeune génération cléricale prise d’un étrange feu sacré. Car l’abbé Leblanc est torturé. Ne le voilà-t-il pas qui va demander à son collègue Ysabel, de la même génération, combien de leurs commensaux ont encore la foi… Ce à quoi Ysabel, indifférent cynique, à qui la stabilité matérielle et morale de la condition de clerc convient, répond : Mais aucun, mon ami, aucun…  et de l’entretenir de la perte de ce qui faisait la grandeur de l’église catholique et sa solidité, sa vocation de service public, en voie de disparition. Et puis, il y a Jacqueline des Butours, mère d’élève, délaissée par un mari homme d’affaires, fort pris, qui lui propose de participer à des réunions d’étude où des gens d’orientation différente viennent confronter leurs points de vue ; comment refuser quand le regard de Mme des Butours lui fait rajuster sa soutane comme une femme rajusterait sa jupe ; on peut craindre pour le jeune prêtre qu’il ne s’engage sur un chemin qui est, comme chacun sait, pavé de bonnes intentions… C’est dans cet état d’équilibre instable que les évènements de l’automne 38, la crise des Sudètes, la mobilisation partielle puis la démobilisation, viennent donner un peu plus de roulis à la vénérable institution. Pourtant, Hecquet, dont il faut bien reconnaître la virtuosité d’écriture, n’évoque aucun drame, comme si passer du comique au légèrement grave lui suffisait. Il faut dire que les évènements que connût le jeune homme avaient leur plein de fureur. Il peut, en tout cas, être rassuré. Stephen Hecquet, le hussard ensablé, n’est pas oublié. A suivre  

HJ COUDY - Mars 2013

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Joseph Peyré était béarnais. Après des études littéraires où il eut Alain comme professeur de classes préparatoires, il s’essaya au barreau puis à l’administration territoriale. Mais c’est dans le journalisme puis dans l’écriture de romans qu’il trouva sa voie. Ses œuvres sont celles de l’action et de l’énergie allant de l’aventure saharienne à la tauromachie (Sang et Lumières lui valut en 1935 le prix Goncourt et fit l’objet d’une adaptation au cinéma en 1954 avec Daniel Gélin et Zsa Zsa Gabor, dialogues de Michel Audiard) et à la haute montagne (Matterhorn- le nom alémanique du Cervin en 1939).

26/07/2020, 09:00

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Les Ensablés - "L'ordre" de Marcel Arland (1899-1986), par François Ouellet

Après plusieurs mois d'absence, nous retrouvons avec une grande joie notre excellent ami et chroniqueur François Ouellet. Qu'il soit remercié pour sa fidélité à notre équipe.

Il y a des écrivains plus profondément ensablés que Marcel Arland. Pourtant, aujourd’hui, Arland n’est pas tellement plus que l’évocation d’un nom. Il survit tant bien que mal par le souvenir de sa collaboration à La Nouvelle Revue française, dont il a pris la direction avec Jean Paulhan au lendemain de la Seconde Guerre. Chez les libraires, on trouvera, avec un peu de chance, un ou deux titres, comme son premier livre, Terres étrangères, un récit de 1923 réédité dans la collection L’Imaginaire en 1996, ce qui commence à dater ; on trouvera plus facilement sa correspondance avec Paulhan, éditée par Jean-Jacques Didier chez Gallimard en 2000.

12/07/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz – 2e partie

Cet article fait suite à celui du 14 juin sur Eugène Müntz. Après avoir replacé, selon sa méthode, l’activité artistique comme un facteur central de compréhension de la civilisation de la renaissance, tout en se livrant à un examen documentaire des premières années de Raphaël, Eugène Müntz nous accompagne dans le développement du jeune peintre, fraîchement sorti de son apprentissage dans l’atelier du Pérugin pour partir à la conquête de Florence.

28/06/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz (1845-1902) 1ère Partie

Sous son imposante reliure de basane noire, c’est un intimidant in-quarto de plus de sept cent pages ; sur le plat figure un lourd médaillon de cuivre doré légendé Raphael Sanctius, représentant en buste le profil d’un homme jeune, aux cheveux longs, coiffé d’une barrette aux revers élégants.

A l’abri de cette présentation austère, dorment en sûreté, sous les serpentes qui craquent encore sous le doigt, de riches illustrations. Le trésor des notes critiques, le précieux catalogue des œuvres et la substance d’un texte éloquent font à ce livre un fermoir invisible dont seules la curiosité du savant et l’intrépidité de l’érudit possèdent la clef. C’est un livre réservé aux études profondes et au calme des bibliothèques, parlant à voix basse dans le silence des lampes. Le temps venu, on en soulève la lourde couverture comme on pousse la porte d’un ami qu’on ne se savait pas avoir.

14/06/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Un amour platonique" de Paul Alexis (1847-1901)

Découvrir la littérature, c'est dérouler une pelote. En allant d'un auteur lié à un autre, voilà, comment le paysage littéraire se dessine peu à peu... Les Ensablés ont abordé récemment Léon Hennique (à lire ) et son roman étrange Un caractère. Voici maintenant Paul Alexis (1847-1901). Comme Hennique, il fut un fidèle d'Emile Zola et fournit l'une des six nouvelles du recueil des Soirées de Médan (1880).

31/05/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Le soleil des indépendances" de Ahmadou Kourouma

Chers lecteurs, nous sommes heureux d'accueillir à nouveau Henri-Jean Coudy qui, après de longs mois de silence, nous revient avec un nouvel ensablé, Ahmadou Kourouma.

Ahmadou Kourouma, né en 1927, en Afrique Occidentale Française, était Ivoirien même s’il suivit des études secondaires à Bamako, alors grande ville du Soudan français devenue après 1960  la capitale de l’état du Mali. Il aura donc connu les dernières années de la colonisation française puis le début des nouveaux états indépendants.

17/05/2020, 09:00

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L’homme qui arrêta le désert de Yacouba Sawadogo et Damien Deville : l'espoir

BONNES FEUILLES – Un témoignage nécessaire et un message plein d’espoir pour construire le monde de demain. Ramener du vert et de la vie dans le désert du Sahel : tel est l’engagement de Yacouba Sawadogo, un paysan burkinabé qui a consacré 40 ans de sa vie à lutter contre la désertification de ses terres natales. Le récit de la ténacité et de la persévérance d’un homme qui avait arrêté l’avancée du désert.

04/12/2021, 06:50

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Graeme Macrae Burnet, un suicide, Une Patiente

BONNES FEUILLES – 1965, Londres. Élevée dans une famille bourgeoise, Veronica est une jeune femme brillante, à l’avenir radieux et tout tracé. Aussi son suicide surprend-il son entourage. À commencer par sa jeune sœur, pour qui l’incompréhension est totale. 

04/12/2021, 06:34

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Astérix, Blake et Mortimer, Goncourt  : les 200 meilleures ventes (semaine 47)

Parvenus à cette période de l’année, les best-sellers besteront et plus grand-chose ne devrait changer. Aussi garde-t-on Astérix, 1,2 million, en tête des ventes de la semaine et des ventes tout court. Blake et Mortimer dépassent encore une fois le Goncourt en vente hebdomadaire (avec respectivement 61.448 et 157.150 exemplaires cumulés). Et, chose épatante, l’ouvrage de campagne de Jean-Luc Mélenchon poursuit son ascension, accédant à la 13e place, avec 10.790 ventes. Délicieuse politique…

03/12/2021, 10:53

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Dima Abdallah signe Bleu nuit, le poids de la mémoire

BONNES FEUILLES – Dès l’ouverture de ce monologue, le protagoniste avoue livrer une bataille impitoyable contre la mémoire. Il a développé des techniques infaillibles afin d’éviter que ne resurgissent ses souvenirs. Il n’accepte que deux dates comme balises de son parcours : sa naissance en 1961, et ce 21 mars 2013. La veille, un appel téléphonique a fait basculer son existence : la seule femme qu’il ait aimée, et qui l’a quitté voici bien longtemps, vient de mourir. 

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Départ de feu, d'Adrien Gygax : La Why generation

BONNES FEUILLES - On l’appellela « génération Y »–why generation – et elle est en quête. Une quête de sens acharnée, foisonnante, parfois maladroite. Départ de feu est l’histoire de cette quête. 

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Un général, des généraux : la France, l'Algérie... et au milieu coule De Gaulle

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Concrete Rose : Angie Thomas revient 18 ans avant The Hate U Give

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Nassim Kezoui : Une famille algérienne

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Patte de mouche : petite et indispensable

Il y a quelques mois, L’Association, qui compte parmi les éditeurs historiques ayant émergé dans les années 90, relançait sa fameuse collection Patte de mouche, revenant aux sources de leur catalogue. Le principe de cette collection est simple : un même format (A6), un nombre de pages relativement constant (oscillant autour de 32 pages), une impression en noir et blanc.

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Âgée de 82 ans, la romancière, dramaturge et poète Marie-Claire Blais est décédée ce mardi 30 novembre à Key West (Floride). Née en 1939 à Québec, au Canada, l’artiste a publié son premier roman à l’âge de 20 ans, intitulé La Belle Bête. Au cours de sa carrière, elle aura écrit de nombreux romans, mais aussi des essais, des recueils de poésie et des pièces de théâtre.

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Entre les lignes : la douce rencontre de deux solitudes

Asa est une ado douce et sincère – mais quand ses parents meurent dans un accident de voiture, elle n’arrive même pas à pleurer. Elle est juste seule, comme au milieu d’un grand désert. Sur un coup de tête, sa tante Makio la recueille. Mais cette mystérieuse autrice n’a pas l’habitude des contacts sociaux prolongés… Entre les lignes nous présente les délicats balbutiements de deux êtres fragiles qui apprennent à se connaître. 

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Bile en tête, de Sébastien Bouillé : une incarnation visqueuse du vide intérieur 

Pour cette nouvelle année, les éditions Le Dilettante accueille le premier roman de Sébastien Bouillé, Bile en tête. Un ouvrage incarnant cette montée de bile, venue de nos entrailles vers la gorge, et qui nous submerge tout entier. Loin du dégoût inspiré par cette matière visqueuse, les tonalités cyniques renforcent davantage le mal-être d’un personnage piégé dans sa propre intériorité.

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Lliberata : la Grande Dépression, entre pâtisserie, amour et fascisme

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En votre intime conviction : Clémentine Thiébault, à l'heure du verdict

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30/11/2021, 15:50

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Craig Johnson : Dry Bones, plutôt T-bone ou T-Rex ? 

C’est complètement par hasard que Jennifer Watt, accompagnée de son dogue du Tibet, avait découvert, dans une grotte du Lone Elk Ranch, ce qui allait s’avérer être une découverte sensationnelle, extraordinaire même, pendant que Dave Baumann, le directeur du High Plains Dinosaur Museum, s’acharnait à remplacer une roue de son vieux Land Rover, crevée alors qu’ils sillonnaient les terres de l’immense ranch dans une quête jusque là restée infructueuse.

30/11/2021, 12:43

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Watergang, la première vague de Mario Alonso

BONNES FEUILLES – « Je rêve. Je suis connu dans le monde entier sous le nom de Jan De Vaart, écrivain né à Middelbourg, de père inconnu et de mère incertaine. Mais pour l’instant, au village, tout le monde m’appelle Paul. Paul De Vaart, et je n’ai rien d’un rêveur. Je sais ce que je veux. »

30/11/2021, 07:34

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Nous sommes l'incendie : l'Amérique brisée de Steph Cha

BONNES FEUILLES – Sous les palmiers, les flammes. Los Angeles, 1991. Tandis que la ville brûle sous le feu de la contestation et des émeutes, la sœur de Shawn Matthews se fait tuer sous ses yeux. Son crime ? Être noire. Depuis, l’injustice pèse sur les épaules de Shawn. 

30/11/2021, 07:18

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Langue Morte, d'Hector Mathis : quand ressuscite le passé

Langue Morte sera le nouveau roman d’Hector Mathis qui dépeint avec une tendresse acide la difficulté de grandir dans un monde désenchanté, gris, où les rapports humains ne connaissent ni empathie, ni complaisance. Loin de K.O. (2018) ou Carnaval (2020), ses précédents romans, Langue Morte offre au lecteur un roman sur la vie doté d’une écriture poétique et musicale avec une percutante ironie, qui exprime les contrastes entre les grandes villes et leurs banlieues et surtout le monde actuel occidental.

 

30/11/2021, 06:34

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Anouk Lejczyk : Felis Silvestris, sa soeur

BONNES FEUILLES - Elle porte une cagoule pour faire comme les autres et se protéger du froid. Du haut de sa cabane, ou les pieds sur terre, elle contribue à la vie collective et commence à se sentir mieux. Mais Felis ignore que c’est sa soeur qui la fait exister – ou bien est-ce le contraire ? 

29/11/2021, 16:57

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L’Ours ou le nature writing post-apocalyptique

C’est un étonnant petit roman que nous proposent les éditions Globe cet automne. L’Ours est avant tout un roman post-apocalyptique qui commence par ces mots : « Les deux derniers étaient une fille et son père… » Cette fille et son père, donc, qui ne seront pas nommés de tout le roman – mais à quoi bon nommer quand il n’y a plus ni autre femme ni autre homme ? – semblent être les deux derniers humains sur terre. Par Laurence Baulande.

29/11/2021, 15:00

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Le codex, de Simon de Thuillières : voyage à l'ère médiévale 

Durant le premier confinement, fameux temps de suspension pour nombre de français, Simon de Thuillières a réalisé des images dans lesquelles il représente des œuvres populaires suivant des conventions esthétiques caractéristiques de l’époque médiévale. L’auteur postait alors régulièrement ses images sur des réseaux sociaux et connu un tel succès qu’il les a regroupées dans ce recueil déjanté. 

29/11/2021, 13:22

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Boubou en était sûr : la déconfusion des sentiments

BONNES FEUILLES – Un échange epistolaire entre deux enfants met en scène les limites du langage face à l’amour et les difficultés de mettre en mots les sentiments. Un album à partir de 5 ans

29/11/2021, 08:26

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Selva Almada : Ce n’est pas un fleuve, un hymne à la nature

BONNES FEUILLES – Une partie de pêche sur un fleuve peuplé de raies géantes. Le grand roman de la nature tropicale où rêve et réalité se confondent dans la torpeur fluviale. Une Carson McCullers latina au sommet de sa forme. 

29/11/2021, 07:29

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Blake et Mortimer, By Jove ! : les 200 meilleures ventes (semaine 46)

Solidement accroché à son rocher, Astérix persiste et signe : 1,12 million d’exemplaires, soit près de 60.000 de plus que la semaine passée… Pas si fou pour l’irréductible Gaulois. Il est suivi par le Goncourt, à 125.000 exemplaires, et Blake et Mortimer, évidemment, qui pour sa première semaine de vente passe joyeusement les 24.000 unités. Enfin, solidarité oblige, le collectif 13 à table 2022 occupe la 4e place des meilleures ventes de la semaine. Juste devant Ken Follett, à 26.000 ventes !

26/11/2021, 10:17

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Vous haïssez vos voisins ? Attendez de voir Ceux d’à côté, de M.T. Edvardsson 

BONNES FEUILLES – À Köpinge, petite localité résidentielle proprette de Suède, tout le monde se connaît, et l’entraide entre voisins fait office de loi. Du moins, en apparence. Car Micke et Bianca Andersson, qui ont quitté Stockholm pour élever leurs deux enfants dans le calme de la petite ville, découvrent rapidement que leur voisinage est loin d’être aussi idyllique que prévu.

 

26/11/2021, 08:00

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Quand il fait triste Bertha chante : Rodney Saint-Éloi, de la mère au fils

« Ce récit est, à mes yeux, l’hommage le plus émouvant rendu à une mère depuis le Livre de ma mère d’Albert Cohen », écrit Alain Mabanckou. Dans ce récit admirablement écrit, l’auteur rend hommage à sa mère, Bertha. Cette grande dame noire à l’énergie et à la générosité exemplaires, « amoureuse de l’amour », vient de mourir. Rodney, son fils aîné, raconte l’enfance bleue au pays natal, leur chemin d’exil, elle à New York, lui à Montréal.

26/11/2021, 07:12

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Patrice Leconte et Vincent Lacoste : la BD fait son cinéma

Fort de ses succès en librairie, Riad Sattouf lance une nouvelle série, dans laquelle il raconte le parcours de Vincent Lacoste, jeune étoile du cinéma français. Au même moment, Joub et Nicoby retracent les aventures cinématographiques atypiques de Patrice Leconte, l'un des rares réalisateurs à être parvenu pendant plusieurs décennies à alterner films à grand succès et projets plus personnels. Ces deux albums BD dévoilent les coulisses des tournages, les complications de production et les joies de la création cinématographique. Des cases qui donnent des envies de salles obscures.

25/11/2021, 16:19

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Asphalte, de Matthieu Zaccagna : courir à perdre la vie ?

BONNES FEUILLES – À 17 ans, Victor fuit un quotidien d’une violence absolue. Sans argent, sans liens, sans but, sans aide de quiconque, il court dans Paris jusqu’à l’anéantissement, la souffrance. Il fera des rencontres, se mettra à l’épreuve, défiera sans cesse la mort pour se réapproprier son corps et son passé. 

25/11/2021, 07:35

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David Lelait-Helo : Je suis la maman du bourreau, Prier Dieu, se vouer au Diable

BONNES FEUILLES – Du haut de ses quatre-vingt-dix ans, Gabrielle de Miremont semblait inatteignable. Figée dans l’austérité de la vieille aristocratie catholique dont elle est l’incarnation. Sa devise : « Ne jamais rien montrer, taire ses émotions. » 

25/11/2021, 07:12

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Un projet inédit de Max Ernst et René Crevel en librairie

Ce 26 novembre, les éditions Prairial publient Monsieur Couteau, mademoiselle Fourchette, la traduction inédite de Mr. Knife Miss Fork, rareté de bibliophile parue en 1931 et vendue, par souscription, à 250 exemplaires. Ce bel ouvrage réunit Max Ernst et René Crevel autour d'un projet surréaliste.

24/11/2021, 16:08

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15 aphorismes insoucieux et désenchantés, par Françoise Sagan

Les éditions Julliard ont sorti en ce mois de novembre un recueil de plus de 230 aphorismes et pensées de Françoise Sagan sélectionnés par son fils, Denis Westhoff. L’occasion d’en faire une petite sélection pour pénétrer son univers désinvolte et mélancolique. Des aphorismes sur l'amour, l'argent, le jeu, la gloire, le bonheur ou encore la mort. Autant de traits d'esprit exprimant sa modernité et sa liberté, comme une approche radicale contre l’esprit de sérieux.

24/11/2021, 14:08

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Lenka Horňáková-Civade : Un regard bleu, quand Rembrandt rencontre Comenius

BONNES FEUILLES – Amsterdam, 1656. Alors que Rembrandt voit ses créanciers vider sa maison, il croise le regard bleu d’un inconnu dans la foule qui immédiatement capte son attention. Cet homme, Comenius, est un philosophe et pédagogue tchèque qui, chassé par la guerre, a été contraint de quitter son pays. La rencontre passionnante, au XVIIe siècle, entre deux génies attachants et modernes.

24/11/2021, 08:05

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David Joy : Nos vies en flammes, plus qu'un combat, une révolte

BONNES FEUILLES – Retraité depuis quelques années du service des forêts, Ray Mathis mène une vie solitaire dans sa ferme des Appalaches. Il attend sans vraiment attendre que son fils Ricky vienne le rejoindre. Mais celui-ci a d’autres préoccupations – se procurer sa dose quotidienne de drogue, par exemple...

24/11/2021, 07:30