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Notes de voyage de Laurent Jouannaud: "la vie mode d'emploi" de Georges Perec, un monument un peu soporifique

Notes de voyage de Laurent Jouannaud: "la vie mode d'emploi" de Georges Perec, un monument un peu soporifique

Le 17/06/2012 à 18:36 par Les ensablés

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17/06/2012 à 18:36

Les ensablés

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Il y a de grands livres dont j’ai commencé et recommencé en vain la lecture : je n’ai jamais pu en arriver à bout. Ce sont Ulysse, Les trois mousquetaires, Ada ou l’ardeur, L’Homme sans qualités, L’Acacia… Pas moyen d’accrocher à ces romans qui ont leurs inconditionnels. Ces livres m’ennuient : je baille, je ne vois pas l’intérêt du récit, je ne crois pas aux personnages. Je saute quelques lignes, puis quelques pages et j’arrête en cours de route. Je peux lire jusqu’à la dernière page des romans qui m’énervent, mal foutus, dont les idées me déplaisent et dont l’esthétique n’est pas la mienne s’ils ne m’ennuient pas. Mais l’ennui est mortel… Un grand livre peut-il être ennuyeux ? Oui, sans doute. J’ai quelques bons amis que La Recherche et Belle du Seigneur ennuient, deux romans que je mets pourtant au-dessus de tout. Et inversement, pas mal de mauvais livres (surtout aujourd’hui) savent capter notre attention et se faire lire jusqu’au bout… La Vie mode d’emploi, de Georges Perec, prix Médicis en 1978, fait partie de ces monuments soporifiques que j’essaie régulièrement d’escalader. J’ai décidé de m’y remettre aujourd’hui. Comme je gagne chaque année en maturité (d’après le calendrier), il se peut que maintenant je sois enfin en état d’apprécier ce roman de 602 pages.Le préambule m’intéresse. Perec parle des puzzles : un élément n’a de sens que dans l’ensemble que forme l’image finale. « Considérée isolément une pièce d’un puzzle ne veut rien dire ; elle est seulement question impossible, défi opaque ». Telle est l’œuvre d’art, qui assemble des éléments épars en vue d’un tout parfaitement visible ; telle est la vie, dont les éléments successifs forment eux aussi un tout qui a rarement, hélas, l’élégance, le sens, la force d’une œuvre d’art.Il s’agit d’un immeuble du 11 rue Simon-Crubellier, XVII° arrondissement, à Paris ; il s’agit « de la vie de l’immeuble ». Le premier chapitre est intitulé Dans l’escalier, 1: une femme vient visiter l’appartement qu’occupait Gaspard Winckler. Et l’auteur annonce la couleur : « Gaspard Winckler est mort, mais la longue vengeance qu’il a si patiemment, si minutieusement ourdie, n’a pas encore fini de s’assouvir. » Mais avant d’entrer chez feu Winckler, nous passons chez Madame de Beaumont, dont l’auteur décrit le salon (Beaumont, 1). Un classeur est ouvert « sur une page en partie couverte d’équations transcrites d’une écriture fine et serrée », et suivent 13 lignes d’équation bourrées de lettres grecques, de parenthèses et crochets, de signes mathématiques. Viennent ensuite deux pages sur la carrière de Monsieur de Beaumont, « archéologue dont l’ambition égala celle de Schliemann », qui se suicida le 12 novembre 1935. Puis nous passons au Troisième droite, 1 : « Quatre hommes seront accroupis au centre de la pièce, pratiquement assis sur leurs talons, les genoux largement écartés, les coudes prenant appui sur les genoux, les mains jointes, les médius croisés, les autres doigts tendus. Trois des hommes seront sur une même ligne et feront face au quatrième. Tous seront torse nu et pieds nus, vêtus seulement d’un pantalon de soie noire sur lequel se répétera un même motif imprimé représentant un éléphant. » Perec aime les précisions ! Il s’agit de Ashikage Yoshimitsu. « Il appartient à une secte fondée à manille en 1960 par un marin-pêcheur, un employé des postes et un commis de boucherie. Le nom japonais de la secte est « Shira nami », « La vague blanche » ; son nom anglais est « The Three Free Men », « Les trois hommes libres ». Après la description de ces quatre hommes, Perec passe à un autre étage, au quatrième droite, Marquiseaux, 1. Cette fois, il décrit par le menu les quatre tableaux accrochés sur les murs de ce salon vide. Il s’attarde sur le quatrième tableau qui « s’inspire d’une histoire réelle qui arriva à Newcastle-upon-Tyne au cours de l’hiver 1858 » et raconte l’anecdote. Nous passons maintenant au chapitre V, intitulé Foulerot, 1, « au cinquième droite, tout au fond : c’est juste au-dessus que Gaspard Winckler avait son atelier  », puis dans une chambre de bonne au septième étage, puis une autre au huitième. C’est là qu’habitait Morellet. Cette fois les choses se précisent : Morellet réussissait à récupérer les marines qui avaient servi à faire les puzzles que Bartlebooth avait commandés à Winckler. Le milliardaire Bartlebooth est lui aussi locataire de l’immeuble. Et puis nous changeons d’étage, « nous sommes dans la pièce que Gaspard Winckler appelait le salon ».Je suis heureux de retrouver Winckler car, après de minutieuses descriptions des meubles qui ne sont plus là (car Winckler est mort), Perec fait avancer l’action : « Il y a vingt ans, en mille neuf cent cinquante cinq, Winckler acheva, comme prévu, le dernier des puzzles que Bartlebooth lui avait commandés. » On comprend que ces puzzles étaient fabriqués à partir d’aquarelles réalisées par Bartlebooth. Mais cette piste est à nouveau interrompue, et nous  montons et descendons les étages au hasard : Chambre de bonnes (elles sont nombreuses !), le petit appartement de deux pièces au cinquième gauche (Réol, 1), le grand duplex occupé par les Rorschash, le cabinet du docteur Dinteville, le grand appartement du premier étage, etc. Chaque appartement est décrit en détail. Chez Madame Moreau, par exemple : « A la droite du lit, sur la table de nuit, il y a une lampe de chevet avec un abat-jour de soie jaune, une tasse de café, une boîte de petits sablés bretons sur le couvercle de laquelle on voit un paysan labourant son champ, un flacon de parfum dont le corps parfaitement hémisphérique rappelle la forme de certains encriers de jadis, une soucoupe contenant quelques figues sèches et un morceau d’Edam étuvé, et un losange de métal, serti à ses quatre coins de cabochons en pierre de lune, encadrant la photographie d’un homme d’une quarantaine d’années, portant un blouson à col de fourrure, assis en plein air à une table campagnarde surchargée de victuailles : un aloyau, des tripes, du boudin, une fricassée de poulet, du cidre mousseux, une tarte aux compotes et des prunes à l’eau-de-vie. » Voilà une table de nuit bien chargée… et dont Perec ne nous reparlera sans doute jamais.L’auteur donne, sur une ou deux pages, tel ou tel détail biographique sur les locataires ou anciens locataires de ces appartements : comment Rorschash a failli faire fortune en Afrique avec le trafic de cauris ( « il existe diverses sortes de cauris : les cauris de la Mer rouge (Cyproea turdus), les cauris indiens (Cyproea caput serpentis) et les cauris monnaie (Cyproea moneta) ») et fut ruiné par un autre Français nommé Schlendrian qui, etc. ;  comment madame Moreau a fait fortune dans l’outillage individuel ; comment Lady Forthright fut à la fois aimée et trahie par son cocher, etc. Et il y a aussi une recette de cuisine (Mousseline aux fraises), un article de dictionnaire sur  Kusser ou Cousser (compositeur allemand d’origine hongroise qui est peut-être parent du patron de Morellet), une bibliographie de 7 titres sur le peintre Franz Hutting (que je n’ai pas trouvé sur Google), une autre sur Rorschash, 4 pages d’un catalogue d’outils (pistolet à peinture, échafaudage mobile, coffret outillage, jeu de 12 clés plates, etc.), l’arbre généalogique des Gratiolet.Tout cela provoque un sourire amusé, puisque l’auteur s’amuse à énumérer, décrire, ramifier, citer des sources vraies ou imaginaires. On a compris que cet immeuble est « le personnage principal » du roman. C’est le cadre et l’image du puzzle qui s’appelle La Vie mode d’emploi. Chaque appartement est une pièce du puzzle, et Perec décrit dans le détail chacune de ces pièces, pièces du puzzle et pièces où l’on vit, qui a son autonomie, son dessin, ses découpures. Et on pourrait diviser chaque pièce à l’infini. Mais à l’amusement succède en moi une certaine impatience : où l’auteur veut-il en venir ? quand va-t-il reprendre le fil rouge qui semble être l’intrigue autour de Bartlebooth ? quel est le sens de l’analogie immeuble/vie humaine ? Peut-être dans la seconde partie qui commence à la page 115…Mais la visite de l’immeuble continue : Le hall d’entrée, 1 ; l’arrière-boutique du magasin d’antiquités de Madame Marcia, Marcia, 1. Puis nous repassons chez Madame Moreau (Moreau, 2), puis chez les Altamont (Altamont, 2) : « La salle à manger des Altamont a, comme toutes les autres pièces en façade de l’appartement, été spécialement aménagée en fonction de la grande réception qui va bientôt s’y donner. C’est une pièce octogonale dont les quatre pans coupés dissimulent de nombreux placards. Le sol est couvert de tommettes vernissées, les murs tapissés de papier liège. Au fond, la porte la porte conduisant aux cuisines… », etc. Mais j’ai oublié qui sont les Altamont, je les ai perdus en route ! Et c’est là sans doute que Georges Perec m’attendait : il savait que je perdrais pied et il a prévu les défaillances de mon attention.En effet, je me reporte à la fin du livre où se trouve comme un mode d’emploi de ce roman. Il y a une centaine de pages en annexe : un très précieux plan de l’immeuble, un index de tous les noms propres (au moins 2500 entrées !), un repère chronologique (de 1833 à 1974), un rappel de quelques-unes des histoires racontées dans cet ouvrage (histoire de l’acrobate qui ne voulut plus descendre de son trapèze, 13 ; histoire de l’acteur qui simula sa mort, 34 ; histoire de l’actrice australienne, 79 ; histoire de l’admirateur de Lomonossov, 60 ; histoire de l’américaine excentrique, 55 ! il y en a 4 pages) et enfin la table des matières où je vois qu’il y a un chapitre Altamont, 1, à la page 97. Je m’y reporte et, oui, « au second, chez les Altamont, on prépare la traditionnelle réception annuelle » (sans autre précision) et Perec a déjà  décrit « le petit salon ». Avec ces béquilles, je reprends ma lecture et il se trouve que le chapitre suivant, le XXVI, s’intitule Bartlebooth, 1, et cette fois, j’en saurai peut-être plus : « Une antichambre, chez Bartlebooth. C’est une pièce presque vide, meublée seulement de quelques chaises paillées, de deux tabourets à trois pieds garnis d’une galette rouge à petites franges et d’une longue banquette à dossier droit, recouverte d’une moleskine verdâtre telle qu’il y en avait jadis dans les salles d’attente des gares. » Ah ! « la galette rouge » et la « moleskine verdâtre »… et pourquoi pas la galette verte et la moleskine rouge ? Car tout cela est absolument gratuit et sans fondement autre que le bon plaisir de l’auteur.Et voici Bartlebooth : c’est un milliardaire qui de 1925 à 1935 s’est initié à l’aquarelle avec le peintre Valène (chambre de bonnes), qui a peint cinq cents marines (60x50) à cinq cents endroits différents du monde de 1935 à 1955, qui en a fait faire cinq cents puzzles de 750 pièces par  Gaspard Winckler (6ième étage) et qui les a reconstitués de 1955 à 1975, pour ensuite faire restaurer selon le procédé Morellet (chambre de bonnes) les marines "puzzlées": « Aucune trace, ainsi, ne resterait de cette opération qui aurait, pendant cinquante ans, entièrement mobilisé son auteur. » Ou, pour le dire avec Mallarmé, rien n’aura eu lieu que le lieu. Voilà qui me déçoit : je ne crois pas un instant à ce personnage, à ses aquarelles, à cette histoire. Toutes ces précisions, cette exactitude, ces détails sont donc mis au service d’une histoire invraisemblable : c’est à ce moment-là que j’ai dû interrompre ma lecture il y a une dizaine d’années. Tout ça pour ça ?Je fais un effort pour poursuivre mais l’élan n’y est plus. J’ai d’ailleurs sauté quelques lignes, quelques paragraphes, lors de la description du magasin d’antiquité de Madame Marcia : « Puis en vrac, posés sur des étagères, sur des petites tables de chevet, des guéridons, des coiffeuses, des chaises d’église, des tables à jeux, des bancs, des dizaines, des centaines de bibelots : boîtes à tabac, boîtes à fard, boîtes à pilules, boîtes à mouches, plateaux en métal argenté, bougeoirs, » etc. J’aime encore bien les 17 pages qui constituent une petite nouvelle policière dans Beaumont, 3, une parenthèse dans les parenthèses. Et j’interromps définitivement ma lecture sur l’énumération des étiquettes de vin de Caves, 1, la cave des Altamont : « Château-de-l’Abbaye –Skinner, Château-Lynch-Bages, Château-Palmer, Château-Brane-Cantenac, Château-Gruau-Larose », etc., sur 30 lignes, pages 203 ! Je regarde à la table des matières et il y aura au total cinq chapitres consacrés aux caves de l’immeuble, avec sans doute beaucoup d’autres énumérations.Je feuillette maintenant la suite du roman : il y a des reproductions de toutes sortes (étiquettes, grille de mots croisés, prospectus, couvertures de livres, menus, bouts de poèmes), beaucoup d’énumérations, et je suis content de n’avoir pas à les lire. Non, la vie de cet immeuble qui sera lui aussi la victime du temps (« les démolisseurs viendront »), et celle de Bartlebooth, ne me touchent guère, en tout cas pas de la façon dont ils sont racontés ici. Quant à la vengeance de Gérard Winckler, annoncée dans les premières pages, ce sera pour une autre fois. Je ne doute pas que tous les fils s’entrecroisent, que chaque pièce du puzzle ait son reflet dans les autres et que Perec ne conduise à son terme ce livre qui lui aura pris 10 ans (1969-1978). Sur la première page et je vois que le sous-titre du livre est « Romans ». C’est exactement cela qu’a écrit Perec : un roman gigogne, en abyme, un roman total, qui pourrait ne jamais finir, etc., et c’est bien ce que je n’ai pas envie de lire. J’aime les romans complexes, évidemment, mais la juxtaposition, la dérivation, les séries, les contraintes formelles artificielles et le coq-à-l’âne ne font pas une architecture. Question de goût ?Le roman est dédié à Queneau. C’était l’époque où on avait décrété la mort de l’auteur et l’autonomie du texte : les mots avançaient tout seuls et leur chercher un référent était le comble du ringardisme. Un texte était une mécanique, un jeu de formes, une vue de l’esprit et l’esprit de sérieux était à bannir. On en est revenu : la littérature n’est pas un jeu.J’ai lu de Georges Perec des textes brefs qui m’ont touché : Je me souviens et Penser/Classer. J’avais aimé Les Choses, roman sociologique et histoire de couple. La Vie mode d’emploi est un livre ambitieux, ingénieux, inventif, savant, bref intelligent. En ce qui me concerne, l’intelligence en littérature, comme en morale ou en amour, ne me suffit pas. 

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Japer

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Les Ensablés - "Mal'Concilio" de Jean-Claude Rogliano, par Denis Gombert

C’est un village corse niché au cœur de la montagne. Un village austère avec son église et ses maisons uniformes toutes en pierres de granit. Il peut y souffler par bourrasque un vent mauvais. Ici les femmes respectent le deuil et sont habillées de noir. On croit autant à la puissance de Dieu qu’aux esprits. Ainsi de Mal’ concilio, l’arbre de la nuit qui se dresse à la sortie du village, près des maisons abandonnées. Cet arbre géant domine le village « cramponné à un versant où rien ne pousse ». Majestueux et effrayant, châtaigner sans âge, il est le seul grand arbre de la province de la Tèvola, région sèche et aride. On dit que le Mal’ concilia est hanté.

09/08/2020, 09:00

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Les Ensablés - “L'homme de choc” de Joseph Peyre (1892-1968)

Joseph Peyré était béarnais. Après des études littéraires où il eut Alain comme professeur de classes préparatoires, il s’essaya au barreau puis à l’administration territoriale. Mais c’est dans le journalisme puis dans l’écriture de romans qu’il trouva sa voie. Ses œuvres sont celles de l’action et de l’énergie allant de l’aventure saharienne à la tauromachie (Sang et Lumières lui valut en 1935 le prix Goncourt et fit l’objet d’une adaptation au cinéma en 1954 avec Daniel Gélin et Zsa Zsa Gabor, dialogues de Michel Audiard) et à la haute montagne (Matterhorn- le nom alémanique du Cervin en 1939).

26/07/2020, 09:00

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Les Ensablés - "L'ordre" de Marcel Arland (1899-1986), par François Ouellet

Après plusieurs mois d'absence, nous retrouvons avec une grande joie notre excellent ami et chroniqueur François Ouellet. Qu'il soit remercié pour sa fidélité à notre équipe.

Il y a des écrivains plus profondément ensablés que Marcel Arland. Pourtant, aujourd’hui, Arland n’est pas tellement plus que l’évocation d’un nom. Il survit tant bien que mal par le souvenir de sa collaboration à La Nouvelle Revue française, dont il a pris la direction avec Jean Paulhan au lendemain de la Seconde Guerre. Chez les libraires, on trouvera, avec un peu de chance, un ou deux titres, comme son premier livre, Terres étrangères, un récit de 1923 réédité dans la collection L’Imaginaire en 1996, ce qui commence à dater ; on trouvera plus facilement sa correspondance avec Paulhan, éditée par Jean-Jacques Didier chez Gallimard en 2000.

12/07/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz – 2e partie

Cet article fait suite à celui du 14 juin sur Eugène Müntz. Après avoir replacé, selon sa méthode, l’activité artistique comme un facteur central de compréhension de la civilisation de la renaissance, tout en se livrant à un examen documentaire des premières années de Raphaël, Eugène Müntz nous accompagne dans le développement du jeune peintre, fraîchement sorti de son apprentissage dans l’atelier du Pérugin pour partir à la conquête de Florence.

28/06/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz (1845-1902) 1ère Partie

Sous son imposante reliure de basane noire, c’est un intimidant in-quarto de plus de sept cent pages ; sur le plat figure un lourd médaillon de cuivre doré légendé Raphael Sanctius, représentant en buste le profil d’un homme jeune, aux cheveux longs, coiffé d’une barrette aux revers élégants.

A l’abri de cette présentation austère, dorment en sûreté, sous les serpentes qui craquent encore sous le doigt, de riches illustrations. Le trésor des notes critiques, le précieux catalogue des œuvres et la substance d’un texte éloquent font à ce livre un fermoir invisible dont seules la curiosité du savant et l’intrépidité de l’érudit possèdent la clef. C’est un livre réservé aux études profondes et au calme des bibliothèques, parlant à voix basse dans le silence des lampes. Le temps venu, on en soulève la lourde couverture comme on pousse la porte d’un ami qu’on ne se savait pas avoir.

14/06/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Un amour platonique" de Paul Alexis (1847-1901)

Découvrir la littérature, c'est dérouler une pelote. En allant d'un auteur lié à un autre, voilà, comment le paysage littéraire se dessine peu à peu... Les Ensablés ont abordé récemment Léon Hennique (à lire ) et son roman étrange Un caractère. Voici maintenant Paul Alexis (1847-1901). Comme Hennique, il fut un fidèle d'Emile Zola et fournit l'une des six nouvelles du recueil des Soirées de Médan (1880).

31/05/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Le soleil des indépendances" de Ahmadou Kourouma

Chers lecteurs, nous sommes heureux d'accueillir à nouveau Henri-Jean Coudy qui, après de longs mois de silence, nous revient avec un nouvel ensablé, Ahmadou Kourouma.

Ahmadou Kourouma, né en 1927, en Afrique Occidentale Française, était Ivoirien même s’il suivit des études secondaires à Bamako, alors grande ville du Soudan français devenue après 1960  la capitale de l’état du Mali. Il aura donc connu les dernières années de la colonisation française puis le début des nouveaux états indépendants.

17/05/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Un caractère" de Léon Hennique (1851-1935)

Je suis tombé par hasard sur un roman de Léon Hennique, paru en 1889, intitulé "Un caractère". Il s'agit d'un livre qui a certes vieilli, mais mérite, comme le soulignait Octave Mirbeau, d'être lu. Surtout, il permet de découvrir son auteur qui joua un grand rôle dans l'histoire littéraire française, tout comme son camarade Lucien Descaves, d'ailleurs, que nos lecteurs connaissent mieux désormais (voir ici). Avec Hennique, on retrouve Goncourt, le naturalisme et... l'occultisme de la fin du dix-neuvième siècle.

01/05/2020, 09:00

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Les Ensablés – "Ecrits sur l’art" de Joris Karl Huysmans (1848-1907)

Joris-Karl Huysmans tenait à distance le grand public : même dans la période où la charité chrétienne gagna un petit avantage sur son pessimisme natif, il douta toujours qu’il fût possible de ramener par l’éducation, ou par l’admiration, le public vers l’art[1].

Ce grand solitaire est maintenant entré dans cette constellation très peuplée, la Pléiade ; avec Soumission, M. Houellebecq a remis Durtal à la mode ; cet hiver encore, le musée d’Orsay a consacré à Huysmans critique d’art une curieuse exposition dont il y aurait beaucoup à dire ; les rééditions se multiplient, comme celle que les Cahiers de l’Herne consacrèrent en 1985 à l’auteur.

Les éditions Bartillat se joignent à cette vogue en apportant leur contribution : la riche édition des Ecrits sur l’art, établie par Patrick Lormant, deviendra inévitablement le bréviaire des amateurs de Huysmans. Tout le parcours critique de l’auteur est rassemblé là, des premiers et respectueux essais du début de la carrière littéraire jusqu’à la grande conversion à l’art chrétien des années 1890, en passant par le chamboule-tout des critiques des Salons annuels.

19/04/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Sur le chemin des glaces" (1988) de Werner Herzog

La marche comme expérience mystique... En novembre 1974, le réalisateur Werner Herzog apprend que sa grande amie Lotte Eisner, célèbre critique de cinéma allemande qui vit et travaille à Paris à la cinémathèque française, est très gravement malade. Elle risque de mourir.  « J’ai répondu : cela ne se peut pas ». Saisissant une veste, une boussole et un sac, Herzog part sur le champ pour la retrouver. Mais il fera le voyage à pied, convaincu que c’est par la marche, vécue comme un acte de foi, qu’il sauvera son ami. Tête baissée, il se lance dans un improbable périple au cœur de l’hiver, quittant Munich pour rejoindre Paris. Sur le chemin des glaces est le journal de bord de sa folle aventure.

05/04/2020, 09:00

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Les Ensablés - "le dernier dimanche de Sartre" de Jean-Pierre Enard

Dans son essai "Un bon écrivain est un écrivain mort", Jean-Pierre Enard insistait sur le fait qu'un roman, comme le cinéma, le théâtre, la peinture ou n'importe quel autre mode d'expression, s'apprend. Ce qui ne signifie pas qu'il s'enseigne (...) Le langage, c'est comme le bois ou la pierre: un matériau. Écrire, c'est le travailler. On admet qu'un sculpteur apprenne sa technique. Et qu'un acteur fasse de la gymnastique ou place sa voix avant de monter sur scène. C'est pareil pour l'écrivain. Il doit s'exercer.

La mort est  une condition nécessaire mais non suffisante pour faire un bon écrivain. Enard en est la preuve: il est mort, c'était un bon écrivain, mais il n'est toujours pas considéré comme méritant une redécouverte. Faute de chance, seulement. Parce que ses livres valent d'être lus. Ce ne sont pas des grands crus, plutôt de la catégorie agréable des rosés, des blancs frais, avec de la buée sur le verre, qu'on boit avec plaisir en été à la terrasse des cafés, avec l'impression fugace d'être heureux.

22/03/2020, 09:00

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Les Ensablés - "La Maternelle" de Léon Frapié (1863-1949)

Parue en 1904, "La Maternelle" obtint le prix Goncourt au deuxième tour de scrutin, face, notamment, à Charles-Louis Philippe (que nos lecteurs des Ensablés connaissent bien) et Emile Guillaumin (pourtant favori avec son roman "La vie d'un simple"). Son auteur, Léon Frapié, était employé à l'hôtel de ville de Paris et marié à une institutrice qu'il avait beaucoup interrogée pour écrire ce roman étonnant, à mi-chemin entre la fiction et le documentaire. Il n'a pas perdu de son actualité quant aux questions qu'il pose sur l'école. Il vient de reparaître grâce aux éditions L'Eveilleur.

08/03/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Anna" d'André Thérive

Chers lecteurs des Ensablés, La Thébaïde publie ces jours-ci un des romans que je place parmi les meilleurs. Jusqu'à ce jour, il n'avait pas été réédité. Nous en avions déjà parlé en 2014: il s'agit d'Anna. Précipitez-vous si vous aimez Maupassant, Flaubert et Huysmans (dont d'ailleurs Thérive était un spécialiste). Il vous faut d'autant plus vous procurer ce texte exceptionnel qu'il est préfacé par notre excellent ami, collaborateur des Ensablés, François Ouellet qui, depuis des années, pour notre plaisir, explore la littérature française des années 30.

23/02/2020, 09:00

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Les Ensablés - “Histoire artistique des ordres mendiants”, de Louis Gillet (1876-1943)

« …dans le silence de ce jour naissant, je veux regarder le monde avec des yeux remplis d’amour »
Saint François d’Assise

Ce livre est un cours d’histoire de l’art que l’auteur donna à l’Institut catholique de Paris. Il est composé de dix leçons, qui suivent le développement des formes artistiques qu’inspirèrent les ordres mendiants du XIIIème siècle au milieu du XVIIème siècle ; le titre répond de l’austérité du sujet, mais il paraît utile de redonner vie à cette étude, en particulier lorsque l’occasion se trouve de mesurer l’état d’ignorance qui règne sur cette matière.

09/02/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Le rire de Caïn" de José-André Lacour (1919-2005)

Comment est-il possible que ce livre ait échappé à ma vigilance ? A sa parution, en 1980, je n'avais pas encore 20 ans, mais je lisais déjà beaucoup. Sans doute a-t-il été signalé dans quelque journal et l'ai-je ignoré parce qu'à l'époque je ne lisais que des classiques, et qu'en plus ce Rire de Caïn était un roman d'un Belge obscur, un certain José-André Lacour. De la littérature belge, je ne connaissais que Simenon et Rodenbach, ce qui m'allait assez, et depuis je n'ai gère progressé, ajoutant simplement à ma liste Armel Job... Mais la Petite Vermillon (la Table ronde) m'a envoyé récemment ce "Rire de Caïn" réédité pour le centenaire de son auteur, et je l'ai lu... C'est admirable de bout en bout!

26/01/2020, 09:00

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Trek, de Pete Oswald : en randonnée avec Papa

BONNES FEUILLES – Le célèbre illustrateur new-yorkais Pete Oswald signe un nouvel album, Trek. L’histoire vous plongera dans un univers tendre, dans lequel la découverte de la nature rejoint l’exploration de la relation entre un père et son fils.

11/06/2021, 13:21

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Astérix et Obélix cèdent la vedette à Idéfix, cabot de Lutèce

Idéfix, qui accompagnait, depuis 1959, le célèbre duo créé par René Goscinny et Albert Uderzo, devient la star de sa propre bande dessinée. En collaboration avec les illustrateurs Jean Bastide et Philippe Fenech, les éditions Albert René présentent la première bande dessinée ayant pour héros le renommé Idéfix. Idéfix et les irréductibles sortira en librairie le mercredi 16 juin 2021. 

11/06/2021, 09:03

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Malacarne, Urbi et Orbi : l'Italie, en plein coeur 

ROMAN ETRANGER - Avec cet ouvrage, on entre dans une superbe découverte éditoriale dont l'originalité m'a séduit : deux romans tête-bêche, rassemblés dans un seul livre et imprimés l'un à partir de la première de couverture et l'autre à partir de la quatrième, comme pour lancer deux flèches dans une même direction vers une sorte de point focal : les éléments marquants de la société italienne.

10/06/2021, 11:29

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Disparition de l’écrivain Michel Host, emporté par la Covid

Michel Host, lauréat du Prix Goncourt 1986 pour son roman Valet de nuit (Grasset), est décédé dimanche 6 juin 2021 à Paris. Parti à l’âge de 79 ans, ses proches indiquent qu’il est décédé des suites du coronavirus. Né Yves Chavatte en 1942, ce fils de parents français aura grandi en Belgique.

09/06/2021, 12:43

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Disparition du poète Matthieu Messagier

Matthieu Messagier, poète français, est décédé le mardi 1er juin 2021 à l’hôpital de Trévenans (Bourgogne-Franche-Comtée). Agé de 72 ans, il avait dédié sa vie à l’écriture. Fils du peintre Jean Messagier, représentant de la tendance abstraite de l'École de Paris, et de l'artiste céramiste Marcelle Baumann-Messagier, il écrivait depuis son plus jeune âge et ne cessa jamais de le faire.

08/06/2021, 13:39

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Un jour ce sera vide : On est très sérieux quand on a 10 ans

ROMAN FRANCOPHONE - Un jour ce sera vide d'Hugo Lindenberg faisait partie des 36 titres de la dernière rentrée littéraire sélectionnés par les libraires pour le Prix Libraires en Seine 2021, qui vient d'annoncer sa sélection finale. Un premier roman étonnant de grâce et de maîtrise.

[Màj 7 juin 2021 : le titre remporte le Prix du Livre Inter 2021] 

07/06/2021, 12:00

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Philippe d'Orléans, Le Régent absolu 

BIOGRAPHIE HISTORIQUE - En 25 chapitres qui suivent pas à pas l’itinéraire du fils de Monsieur, le frère de Louis XIV, et de Madame – la princesse Palatine -, devenu « le Régent » pendant la minorité de Louis XV entre 1715 et 1723, Alexandre Dupilet dresse un portrait renouvelé, tout en nuances, de ce libertin à la réputation sulfureuse, celui que même Montesquieu ne parvenait pas à cerner, le qualifiant d’« indéfinissable ».  

L’ouvrage vient d’être couronné lauréat du Prix Château de Versailles du livre d’histoire. Joël Cornette, membre du Jury, nous présente ce texte.

 

07/06/2021, 10:58

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De la haine à l’amour, il n’y a qu’un clap : Agent of my Heart!

Autrefois brimée à l’école, Chitose Saejima est aujourd'hui une manager forte et autoritaire. Et de l’autorité, il va lui en falloir pour gérer Sena Fujishiro, la superstar de l'agence artistique où elle travaille. Si les talents d’acteur de ce dernier sont indiscutables, sa tendance à draguer et à mentir compulsivement va donner du fil à retordre à Chitose… D’autant qu’il semblerait que leurs routes se soient déjà croisées !

05/06/2021, 11:22

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Colin Niel, Entre fauves : qui est la proie ? qui est le prédateur ?

ROMAN NOIR FRANCOPHONE - Entre fauves de Colin Niel, paru au Rouergue cet automne, fait partie de la sélection de 36 titres sélectionnés par les libraires pour le Prix Libraires en Seine 2021, dont ActuaLitté est partenaire. Un double récit sous tension, l'homme ramené à ses instincts et sensations les plus primaires.

[Maj 05/06 : Colin Niel est lauréat du Prix Libraires en Seine 2021] 

05/06/2021, 10:02

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Frère d’âme : le chant tragique du conte guerrier

ROMAN FRANCOPHONE - C’est la voix du tirailleur sénégalais Alfa Ndiaye qui se fait entendre, à la manière d’un griot, dès l’ouverture de Frère d'âme publié lors de cette rentrée littéraire 2018 par David Diop. Une voix de conteur africain, aux formules répétitives, presque incantatrices, souvent poétiques. Un récit qui s’enracine dans l’expérience traumatisante de l’agonie et de la mort au front, près des tranchées de Mademba Diop, ce tout jeune homme qui était plus qu’un frère pour Alfa Ndiaye. [MAJ 03/06/2021 : Frère d'âme, par ailleurs multi récompensé depuis sa parution, est lauréat de l'International Booker Prize 2021.]

03/06/2021, 11:30

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Héritage de Miguel Bonnefoy, une fresque familiale entre histoire et voyage

ROMAN FRANCOPHONE - La maison de la rue Santo Domingo à Santiago du Chili, cachée derrière ses trois citronniers, a accueilli plusieurs générations de la famille des Lonsonier, arrivés des coteaux du Jura. Bien des années plus tard, un drame sanglant frappera les Lonsonier. Emportés dans l’oeil du cyclone, ils voleront ensemble vers leur destin avec, pour seul héritage, la légende mystérieuse d’un oncle disparu. Héritage de Miguel Bonnefoy fait partie des 5 titres sélectionnés pour le Prix des Libraires 2021.

[Maj 2 juin 2021 : Le titre de Miguel Bonnefoy est lauréat du Prix des libraires 2021 ]

02/06/2021, 22:36

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Vénus Khoury Ghata, Ce qui reste des hommes : Rester libre, obstinément 

ROMAN FRANCOPHONE - Dans l'agence funéraire, Diane vient de choisir le marbre rouge destiné à la concession qui sera son ultime domicile. Totalement à l'encontre de l'avis de l'employé qui lui a présenté son catalogue, lui expliquant que des noirs ou des gris seraient tout de même mieux adaptés ! Et puis, quelle idée d'avoir demandé une concession pour deux alors que de mariages en divorces, d'aventures en passades, elle nage aujourd'hui en plein désert de solitude seulement entrecoupée de ses échanges avec son amie Hélène !

02/06/2021, 22:35

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Comme sur un nuage : amitié et homosexualité au lycée

MANGA - Dai vient d’arriver dans un nouveau lycée. Enjoué et bon vivant, il n’a aucun mal à se faire des amis. Mais il remarque vite qu’un garçon de sa classe est tenu à l’écart. Les rumeurs disent qu’il est gay… Dai compte bien devenir ami avec lui et rompre l’injustice !

02/06/2021, 22:35

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Alyson Ford, graine d’héroïne

BANDES DESSINEES - Après Cerise et ses carnets à succès ou Enola (aux éditions de la Gouttière), Joris Chamblain donne naissance ici à une nouvelle jeune héroïne aventureuse. À 11 ans, jeune et brillante élève au prestigieux Canterbury College, Alyson Ford parle plusieurs langues, excelle en sports mais aime surtout grimper aux arbres. Elle est la dernière descendante d’une grande famille d’explorateurs et de chasseurs de trésors, dont les parents sont justement partis en Amazonie à la recherche de son grand-père disparu.

02/06/2021, 22:34

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Ce matin la mer est calme - Journal d’un marin sauveteur en Méditerranée : agir et raconter

RÉCIT - Antonin Richard ne se destinait pas à devenir marin-sauveteur. En 2016, une formation de journalisme en poche, il quitte Lille et lâche sa caméra pour rejoindre l’ île de Lesbos. Là, il retrouve les activistes de Greenpeace pour participer aux opérations de sauvetage en mer Méditerranée. Militant depuis ses 17 ans, il n’hésite pas lorsque l’ONG lui propose de participer à une mission humanitaire en Grèce.

02/06/2021, 22:25

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Primo-romancier, Tarantino apporte Hollywood en France

Le réalisateur avait promis qu’il se mettrait désormais à écrire des livres, mais des livres sur le cinéma. Et pour commencer, c’est à l’un de ses propres films qu’il s’attaquerait en réalisant l’adaptation, pour une version romanesque, de sa dernière production, Once Upon A Time... In Hollywood. Et cette dernière comptera donc parmi les premiers romans de la rentrée littéraire de septembre, joli coup pour son éditeur français.

02/06/2021, 09:33

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Benoît Sokal : mort d'un passionné, de la BD aux jeux vidéo

C’est avec une profonde tristesse que l’équipe de Microids annonce le décès de Benoît Sokal, survenu le 28 mai 2021 des suites d’une longue maladie. Connu avant tout pour être un talentueux scénariste et dessinateur de bande dessinée, Benoît a aussi marqué l’industrie du jeu vidéo à travers le monde avec ses différentes productions pendant plus de vingt-cinq ans.

29/05/2021, 10:14

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Corot, la mémoire du paysage : peintre serein à la recherche de la lumière

BEAUX ARTS - Jean-Baptiste Camille Corot, né le 16 juillet 1796 et mort le 22 février 1875 à 78 ans fait la jonction entre deux courants artistiques et deux époques. Il naît sous le Directoire et meurt sous la Troisième République. Il a connu le Premier Empire, les soubresauts d’une royauté mortifère, la Révolution de 1848, le Second Empire, la Commune en 1871 et les débuts de la révolution industrielle. Véritable témoin d’une société en pleine mutation c’est pourtant loin des villes qu’il se sent le mieux, là où tout est calme, en pleine nature. 

25/05/2021, 09:57

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Les 24 saisons de Nanako de Pascale Moteki : journal intime des temps d'enfance

ALBUM JEUNESSE - Nanako Kotabe aura bientôt dix ans. Elle vit à Itoshima au Japon, une petite ville sur l’île de Kyushu avec ses parents, sa petite soeur Mayura et sa grand-mère Mamimoon. C’est cette dernière qui lui a offert le calendrier traditionnel Nijushi Sekki que Nanako a converti en journal intime. 

25/05/2021, 09:16

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Femmes au fil du temps : vies privées des femmes ordinaires

DOCUMENTAIRE JEUNESSE - “Les hommes n’ont jamais eu besoin d’être extraordinaires pour apparaître dans les livres d’Histoire”. Répétez cette phrase à voix haute, vous en saisirez encore mieux la portée. Alors que certains droits et libertés sont remis en cause à l’heure actuelle dans le monde, Femmes au fil du temps propose une Histoire au féminin, et parle des femmes ordinaires dans leur vie quotidienne.

 

25/05/2021, 09:14

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L’hôtel de verre d'Emily St John Mandel : vies brisées

POLAR ETRANGER - Fascinée par l’affaire Bernard Madoff, Emily St John Mandel imagine les vies des anonymes entraînés dans la chute de l’escroc américain. Avec délicatesse, elle évoque ces destinées qui, toutes, s’imbriquent étroitement en un gigantesque puzzle.

25/05/2021, 09:13

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Freshkills, Recycler la Terre de Lucie Taïeb : effacer les traces

ESSAI - Lorsque les premiers colons arrivèrent sur les rives du Nouveau Monde, Staten Island, qui ne s'appelait pas encore ainsi évidemment, était un lieu sauvage et marécageux parcouru par de nombreux petits cours d'eau que les Hollandais dénommèrent Kills en le déclinant à l'envie : Fresh Kills fut l'un d'eux mais aussi Great, Arthur, etc....

 

25/05/2021, 09:07

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Décès du poète SAÏD, exilé iranien sur le sol allemand

Exilé en Allemagne, le poète originaire d’Iran SAÏD, est décédé ce 15 mai dernier, nous informe la traductrice Nathalie Huet. L’auteur avait connu, écrivant en allemand, une grande reconnaissance, il reste encore à découvrir pour le public français. Seuls quelques-uns de ses textes furent proposés en traduction par des maisons audacieuses.

25/05/2021, 08:58

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Benjamin Adam, UOS : l'éternité, c'est long, surtout vers la fin

Il y a des livres dans lesquels on se perd, littéralement, avec jubilation. Des livres qui nous dépassent, qui disent, en images, avec force, ce que nous pressentons sans que notre intuition n'ait jusqu'alors trouvé la voie précise pour former en notre pensée des mots, des phrases, des arguments. A n'en pas douter, UOS est de ceux-là. Un grand album pour les grands enfants, un miroir déformant dans lequel le lecteur est confronté à un futur lointain, mais inéluctable, dans lequel un dernier homme erre dans les ruines d'une civilisation éteinte et irradiée.

 

21/05/2021, 11:38

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Pour quelques millions !, entre Paris et La Havane, plonger en enfer 

POLAR FRANCOPHONE - Conrad est le fils de la fondatrice d’une ONG dont l’assassinat à Paris, maquillé en suicide, n’a jamais été élucidé. Il galère depuis, frôlant sans cesse l’illégalité. À quelques encablures de La Havane, Dahlia, abusée par son père, se bat bec et ongles pour éviter à son frère de subir le même sort. Ce sont les deux héros du polar de Carl Pineau, Pour quelques millions! 

 

20/05/2021, 15:00

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Kentaro Miura, créateur de Berserk, est décédé

Voilà quelques jours, la possibilité d’une adaptation sur Netflix de Berserk était définitivement exclue. Ou quasi. Et voici que l’on apprend le décès, survenu le 6 mai, du créateur de cette saga, Kentaro Miura. À 54 ans, le mangaka est mort des suites d’une dissection aortique aiguë, explique un communiqué de son éditeur Hakusensha.

20/05/2021, 09:11

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Ne crains pas l’ombre ni les chiens errants, le long de la route vers soi-même 

ROMAN FRANCOPHONE - « C’est la bonne nuit pour fuir. La lune éclaire la route. Je chante pour me donner le courage de rejoindre le village, au loin là-bas, de l’autre côté de la route. » Sa petite Clara serrée dans ses bras, Cassandre a tout laissé derrière elle. Elle quitte Magelang, au centre de l’île de Java. Un premier vol doit l’emmener à Jakarta, un second vers Amsterdam. Ensuite, elle retrouvera la France. Qu’est-ce qui a jeté sur les routes cette maman de trente ans, héroïne de Ne crains pas l’ombre ni les chiens errants (L’Iconoclaste) de Camille Zabka ?

19/05/2021, 14:40

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Teenage Riot : révoltés, vivants, grandis

ROMAN JEUNESSE - On n’entre pas comme ça dans Teenage riot, deuxième livre écrit à quatre mains par Éric Pessan et Olivier de Solminihac. Il faut attendre quelques pages que l’Ours trouve le rythme de sa bande-son pour que l’on soit happé par sa vie et celle d’une poignée d’autres adolescents.

19/05/2021, 14:27

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Une République une et Indivisible... ou presque? 

ROMAN FRANCOPHONE - Le roman historique est une forme de roman qui m’inquiète toujours un peu. Sera-t-il fidèle à l’Histoire ou complètement farfelu ? Sera-t-il captivant comme se doit de l’être une bonne fiction ou instructif mais fastidieux comme certains essais ? Écrire un bon roman historique c’est comme faire de la pâtisserie, c’est un savant mélange : il faut que la fiction s’intègre à la réalité au point où le lectorat s’interroge, « si ça se trouve c’est vraiment comme cela que ça s’est passé ? Après tout l’Histoire est pleine de zones d’ombre alors si l’auteure avait vu juste ? » Et Laurence Malençon qui a publié chez Plon le 11 mars dernier L’Indivisible réussit cette prouesse avec brio.

19/05/2021, 14:15

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Birthday Girl : dans les jeux de miroirs  

ROMAN ETRANGER - Ce soir-là, la petite serveuse n’aurait pas dû être au restaurant pour assurer le service, mais sa collègue, qui avait pourtant accepté de la remplacer afin qu'elle puisse fêter son anniversaire avec son petit ami, n'avait pu tenir son engagement, clouée au lit par une forte fièvre.

19/05/2021, 14:12

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Carole & Tuesday : deux filles et une chanson, la révolution sur Mars

MANGA - Dans une stricte société futuriste où les humains ont émigré sur Mars, Carole, qui a fugué depuis le manoir familial, et Tuesday, qui vit seule en accumulant les petits boulots, rêvent chacune de devenir musiciennes. Mais les attentes sociales comme la compétition des intelligences artificielles rendent leurs espoirs vains. À moins que… Et si une rencontre soudaine pouvait créer un miracle ?  

 

19/05/2021, 14:02

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Home Body de Rupi Kaur : combats d'une âme poétique 

POÉSIE - La poésie ne se raconte pas. Elle se goûte, page après page, au rythme que lui impose l'auteur et que ne peut que suivre le lecteur. Il n'y a qu'à se laisser aller, se laisser prendre, se laisser surprendre, se laisser emporter dans le tourbillon des sentiments qui s'expriment avec douceur, avec amour, avec violence, avec rancœur, avec tristesse, avec espoir. Mais toujours avec force et conviction. À la suite de Rupi Kaur, qui signe chez NIL Home Body.

19/05/2021, 14:01

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RIP Raphaël Sorin : hommages à l'éditeur, absent de Paris...

Il avait décidé de prolonger sa carrière dans l’aventure des éditions Ring, mais Raphaël Sorin, éditeur historique, et directeur de collection, laissera surtout une carrière grandiose. Il aura traversé l’édition française, de Seuil à Albin Michel, en passant par Flammarion ou Fayard. C’est aussi lui qui mettra le pied à l’étrier d’un certain Michel Houellebecq, publiant deux romans de l’écrivain.

16/05/2021, 18:55

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Alain Joubert, de l'autre côté du surréalisme

Passionné de cinéma, Alain Joubert aura exploité cet art à travers le prisme du surréalisme. Écrivain, mais également journaliste, il produisit pour la télévision. Emporté par la Covid le 22 avril dernier, il est mort à l’âge de 85 ans, après avoir voué sa création au surréalisme.

15/05/2021, 12:28

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La révolution que l’on attendait est arrivée Le réenchantement du territoire

BONNES FEUILLES - Nous avons changé. La maladie, la mort, la solitude, la peur du chômage et le désir de transformer nos vies sont partout. Nous avons vécu local et planétaire, télétravail et livraisons, mais aussi respect, nouveau ou renforcé, pour les soignants, les caissiers, les livreurs, les agriculteurs... et défiance accrue face aux décideurs et aux immenses bureaucraties publiques. 

14/05/2021, 10:05

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La couleur de l'agonie de Gisèle Pineau

BONNES FEUILLES – Une trentaine d'années après le viol sauvage qu'ils ont commis, sept hommes voient se dessiner le visage de la vengeance et la couleur de l'agonie. La mort leur court après telle une ombre sans pardon.

13/05/2021, 12:57