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Les Ensablés - Notes de voyage de Laurent Jouannaud: "L'espoir" d'André Malraux, un grand roman pudique sur la guerre

Mon cher Hervé, Je lis au hasard des bouquinistes, au gré des nouvelles parutions et des rééditions en livre de poche : je lis selon mon bon plaisir et rien de ce qui est écrit ne m’est a priori étranger. Mais j’ai aussi des lectures dirigées. En ce moment, je lis des romans de guerre. J’ai achevé de rédiger KAFKA, suite, un roman qui paraîtra en octobre. Je commence maintenant un récit de guerre, appelons-le provisoirement La troisième guerre mondiale, et je me demande comment écrivains et historiens s’y sont pris pour raconter la guerre. J’ai lu les réflexions du philosophe Alain (Mars ou la guerre jugée) : il a participé à la première guerre mondiale et ses observations sur la discipline des armées font frémir. Je vais lire L’Art français de la guerre, par Alexis Jenni, qui a obtenu le Prix Goncourt 2011 avec ce premier roman. Et je relis un classique, L’Espoir, d’André Malraux, sur la guerre d’Espagne.

Le 09/04/2012 à 14:04 par Les ensablés

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Publié le :

09/04/2012 à 14:04

Les ensablés

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Je me souviens bien de La Condition humaine, prix Goncourt 1933, mais de L’Espoir, je n’ai en mémoire que la forme du roman : des dialogues entrecoupés par la description de combats, ou l’inverse, c’est selon le point de vue. Je lis le texte dans l’édition « Folio plus » : il y a en fin de volume un dossier documentaire qui est indispensable quand on n’a jamais entendu parler de la guerre d’Espagne. Ce que j’en sais me suffira : le gouvernement républicain légitimement élu en février 1936 est combattu par l’armée et la droite. C’est la guerre civile entre les rouges et les bruns. Les bruns finiront par l’emporter en 1939 : Franco restera maître et dictateur jusqu’à sa mort en 1975.

Malraux était du côté des rouges : il a fait partie des brigades internationales qui sont venues aider la gauche. L’écrivain, déjà célèbre, a voulu connaître l’action : il a  participé aux combats aériens en 1936-1937. On se bat et on se parle sur 600 pages. C’est long. Il y a beaucoup de personnages, il est difficile de s’y retrouver. Malraux décrit le camp des républicains. C’est un roman fragmenté : nous sommes dans Madrid qui résiste aux insurgés, puis à Barcelone lors de l’attaque de l’hôtel Colon, à Tolède avec les escadrilles internationales, de nouveau à Madrid, puis à Guadalajara, et dans la sierra de Guadarrama. La chronologie est  succincte : 20 juillet, 21 juillet, début d’août, août, nuit du 6 novembre, etc. « Le 18 mars », telle est la dernière indication, et bien des chapitres n’ont pas de date. Nous assistons à ces petits combats qui font les grandes batailles : la prise d’une barricade, la chute d’une garnison, le bombardement d’une colonne militaire, un duel d’aviateurs. A la différence des livres d’histoire qui analysent les forces en présence, font le total des pertes et donnent le nom du vainqueur, la guerre n’est pas une abstraction dans ce roman : « Manuel prenait conscience que la guerre, c’est faire l’impossible pour que des morceaux de fer entrent dans la chair vivante. » Malraux décrit un fourmillement de personnages, de petites actions, de déplacements, d’embuscades : « Guernico tenta de courir. Les pavés accumulés le faisaient trébucher sans cesse, et l’obscurité très dense rendait impossible de suivre le trottoir. Une auto passa en vitesse, les phares bleuis. Cinq nouvelles explosions, quelques coups de fusil, une vague rafale de mitrailleuse. »

A l’éternelle guerre au corps à corps, s’ajoute la guerre moderne où l’essence et les moteurs comptent plus que les jambes et le sang.  On se bat dans les airs : Malraux raconte les périlleuses missions sur des avions de fortune, alors que les rebelles disposent d’appareils modernes fournis par l’Allemagne et l’Italie. Les volontaires sont de bonne volonté mais inaptes et on doute des mercenaires qui se font payer. Le terrien ne peut rien contre la mort aveugle qui vient d’en haut : « Depuis le début du bombardement, des coqs chantaient. Sous l’éclatement sauvage d’une torpille, ils devinrent déments ; tous ensemble, nombreux comme ceux d’un village dans ce quartier misérable, frénétiques, exaspérés, ils commencèrent à hurler à la mort le chant sauvage de la pauvreté. » Il y a des personnages qui meurent vite, dès le début : Le Négus, Puig. D’autres meurent en cours de roman : Ramos, Scali, Sembrano, Hernandez. D’autres vivent encore à la dernière page : Magnin, Attignies, Garcia, Manuel, le journaliste Shade. Malraux ne cherche pas à décrire des figures héroïques. C’est la guerre au jour le jour, un ensemble de petites actions individuelles.

Le courage va de soi et chacun a déjà fait le sacrifice de son confort et de sa liberté, peut-être de sa vie : « Pour Ximénès comme pour Puig, le courage était une patrie. » Les dialogues donnent leur humanité aux personnages qui ne sont que des pions pendant l’action. Ces discussions expriment la tragédie de toutes les guerres dès qu’on se met à penser : la fin justifie-t-elle de tels moyens ? « L’action est l’action, et non la justice », dit Magnin. La solidarité prévaut-elle contre la justice ? « L’amitié, ce n’est pas d’être avec ses amis quand ils ont raison, c’est d’être avec eux même quand ils ont tort », déclare Attignies. Le colonel Ximénès, catholique fervent mais fidèle à la République, distingue Dieu de ses prêtres : « Pourquoi faut-il que les hommes confondent toujours la cause sacrée de celui qui vous voit en ce moment  et celle des ses ministres indignes ? » Bien entendu, le rôle des partis ou des cadres (ici, le parti communiste) pose problème : «  Les partis sont faits pour les hommes, pas les hommes pour les partis », dit Le Négus. Mais Manuel, qui a de l’expérience, sait que « le courage est un problème d’organisation. Reste à savoir quels sont ceux qui veulent être organisés. » Garcia se demande : « De quelque façon que finisse la guerre, à ce point de haine, quelle paix sera possible ici ? Et qu’est-ce que cette guerre fera de moi ? » Le sage Alvear voit plus loin que le pain : « La servitude économique est lourde ; mais si pour la détruire, on est obligé de renforcer la servitude politique, ou militaire, ou religieuse, ou policière, alors que m’importe ? » Et qu’est-ce que le courage ? « Devant les obus, je ne crois plus aux réflexions ; ni aux vérités profondes ; ni à rien : je crois à la peur. La vraie : pas celle qui fait parler, celle qui fait partir. » Et ceux qui partent quand l’ennemi arrive sont fusillés, comme dans toutes les armées du monde : « Jamais Manuel n’avait ressenti à ce point qu’il fallait choisir entre la victoire et la pitié. »

Finalement, l’idéologie a peu de place dans ce roman : il y a deux camps opposés mais il n’y a pas les bons contre les méchants. Il y deux conceptions du monde qui s’affrontent : on connaissait en Espagne le monde vertical qui fait danser quelques privilégiés au sommet de la pyramide que bâtissent leurs semblables. Les républicains ont fait naître l’espoir d’un monde horizontal où le poids de la vie est réparti à égalité sur toutes les épaules. Cet espoir justifie la guerre contre les fascistes : « Dans chaque patelin qu’a pris Franco, tout devient plus esclave : non seulement les nôtres, ça va de soi, mais les gosses qu’on remet chez le curé, les femmes qu’on remet à la cuisine. » Ou encore, pour parler en termes économiques, c’est « la vieille lutte de celui qui cultive contre le possesseur héréditaire. » Cet espoir porte déjà ses fruits : il y a la fraternité de l’action, « la même fatalité fraternelle. » L’auteur a choisi son camp en évitant le manichéisme. On tue des deux côtés et l’horreur est partout : « Il y a des guerres justes, -la nôtre en ce moment- mais il n’y a pas d’armée juste. » Il doit aussi y avoir de la fraternité et du courage dans l’armée d’en face. Mais si les rouges prennent parfois des gants (on fait passer les lettres d’un général fasciste à sa femme qui vit derrière les lignes républicaines), pas les rebelles : « Il y a cent cinquante mille places dans les abris, et un million d’habitants à Madrid. Dans les quartiers les plus visés n’existe aucun objectif militaire. » Les hommes qui se battent ont droit au respect, même ceux qui se trompent de combat. Pour certains, la guerre et la révolution ne sont pas les seuls buts : « Pour un homme qui pense, la révolution est tragique. Mais pour un tel homme, la vie aussi est tragique. Et si c’est pour supprimer sa tragédie qu’il compte sur la révolution, il pense de travers. » Et Malraux n’oublie pas ces hommes réfractaires à la politique : « Dans la guerre civile la plus passionnée, il y a un grand nombre d’indifférents. » C’est la grandeur de Malraux de comprendre et dire qu’aucun régime politique n’empêchera certains hommes d’être malheureux. Malraux reste économe de ses moyens, il n’en rajoute pas, mais l’artiste apparaît parfois dans certaines descriptions : « Le sang de l’un des corps, étincelant au soleil, couvrait peu à peu une pierre plate et blanche d’une pureté de sucre. », « Dans cette sombre lumière, la peau était rouge, l’asphalte noir était rouge, et le sang, brun clair comme du madère, devenait en tombant d’un jaune lumineux, comme celui de la cigarette de Ramos. » De même, il n’hésite pas à mettre dans la bouche de ses personnages de ces formules qui font mouche : « Le Christ est un anarchiste qui a réussi. », « Les hommes ne meurent que pour ce qui n’existe pas », « La révolution joue, entre autres rôles, celui que joua jadis la vie éternelle. », « La tragédie de la mort, c’est qu’elle transforme la vie en destin. », « Ce ne sont pas les dieux qui ont fait la musique, c’est la musique qui a fait les dieux. », « On ne découvre qu’une fois la guerre, mais on découvre plusieurs fois la vie. »

Et il y a quinze pages extraordinaires qui décrivent comment les paysans escortent vers la plaine les civières des aviateurs blessés qui se sont écrasés dans la montagne : « Obsédés par les pierres du sentier, ne pensant qu’à ne pas secouer les civières, ils avançaient au pas, d’un pas ordonné et ralenti à chaque rampe ; et ce rythme accordé à la douleur sur un si long chemin semblait emplir cette gorge immense où criaient là-haut les derniers oiseaux, comme l’eût emplie le battement solennel des tambours d’une marche funèbre. » A la fin du roman –dans la troisième partie intitulée « L’espoir »- la guerre se fait à armes égales entre les deux camps : les avions russes sont arrivés, l’armée républicaine s’est organisée, « c’était la fin de la guérilla, la naissance de l’armée. » Les rouges peuvent espérer gagner. Le récit de Malraux s’arrête, la guerre d’Espagne commence. Dans ce roman, Malraux s’engage sans verser dans la propagande politique qui serait au-dessous de l’art. Il évite la plupart du temps la prose lyrique qui tromperait sur les réalités atroces du terrain. Il refuse la neutralité et l’objectivité du journaliste qu’il n’est pas. Il ne prend pas non plus la pose avantageuse du témoin qui livre ses impressions brutes de volontaire engagé. Mais il y a un peu de tous ces styles à la fois dans ce roman, tant les façons de parler de la mort programmée sont variées. Malraux n’a pas exactement trouvé le ton juste mais L’Espoir est un grand roman pudique sur la guerre.

Laurent Jouannaud - Avril 2014

La condition humaine. Le meilleur du Prix Goncourt

André Malraux

Paru le 21/06/2007

415 pages

Editions Gallimard

9,40 €

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Hélène Froment (1908-2003), auteure d’un excellent premier roman paru chez Gallimard en 1941, On ne revient pas, est le pseudonyme d’Hélène Jaunez, qui a épousé l’aristocrate Jean de Vogüé (futur chef de la Résistance) en 1927. Dite Nelly de Vogüé, elle est surtout connue pour avoir été la maîtresse de Saint-Exupéry à partir de leur rencontre chez Louise de Vilmorin en 1929, deux ans avant le mariage de l’écrivain avec Consuelo. En 1949, cette fois-ci sous le pseudonyme de Pierre Chevrier, Nelly va lui consacrer un ouvrage, Antoine de Saint-Exupéry (Gallimard, 1949), et sera responsable de l’édition posthume de Citadelle (1948) et des Carnets (1953) de l’écrivain. par François Ouellet.

02/01/2022, 09:00

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Les Ensablés - Batouala (1921) de René Maran (1887-1960)

Les Ensablés ont le plaisir d'accueillir aujourd'hui dans leur rubrique Marie Coat, grande lectrice, qui nous fera partager au fil du temps ses découvertes. Merci à elle. Il y a tout juste un siècle, le 14 décembre 1921, le prix Goncourt fut attribué à René Maran, administrateur des colonies, pour son roman Batouala, proposé au jury par Henri de Régnier. Par Marie Coat

19/12/2021, 09:00

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Les Ensablés - Amour étrusque (1898) de JH Rosny aîné (1856-1940)

La littérature française est riche d’innombrables récits tirés de l’Antiquité grecque ou romaine. Sans remonter aux Aventures de Télémaque, nous avons tous lu La Venus d’Ille de Mérimée et son cruel dénouement, Gautier et Arria Marcella, Dumas et sa sulfureuse Acté et bien entendu Salammbô dans lequel Flaubert, de son aveu même, voulut appliquerà l’Antiquité les règles du roman moderne. L’Antiquité comme décor fabuleux et comme recueild’exemples politiques, mais aussi l’Antiquité onirique, féroce et sensuelle dont les jeunes latinistes découvraient avec ébahissement qu’elle reposait, au sens chrétien, sur une immoralité sans limite. Par Antoine Cardinale.

05/12/2021, 09:00

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Les Ensablés - Quinze rounds de Henri Decoin

Henri Decoin a connu plusieurs vies. Il fut tour à tour sportif de haut niveau – et le livre du jour fera montre de la science qu’il avait du noble art, la boxe -, héros de guerre, journaliste et cinéaste. Il fut aussi romancier. L’arbre vengeur a la bonne idée de rééditerune petite pépite, Quinze rounds, récit retraçant l’histoire d’une rencontre de boxe commentée par un boxeur sur le ring en temps réel. L’expérience littéraire y croise étonnamment les gants avec l’expérience sportive. Par Denis Gombert

21/11/2021, 09:19

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Les Ensablés – Les Maîtres du vertige, six romans de “merveilleux scientifique”

L’Arbre Vengeur, jamais en reste pour nous surprendre, nous offre aujourd’hui un très beau livre (sur la forme et le fond), Maîtres du Vertige, qui regroupe six romans de science-fiction — ou plutôt de « merveilleux scientifique », ayant été écrit par des auteurs de langue française du début du vingtième siècle… L’occasion, pour tous les curieux, épris de bonne littérature, de découvrir, non plus un seul auteur oublié, mais toute une littérature « ensablée », un continent, aurais-je envie de dire, dont j’ignorais jusqu’à l’existence. Par Hervé Bel.

08/11/2021, 16:26

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Les Ensablés – La Cité ardente d’Henry Carton de Wiart (1869-1951)  

La ville de Liège doit son célèbre surnom au titre de ce roman historique publié en 1905 (Paris, Perrin) par le comte Henry Carton de Wiart, le premier d’une série de cinq livres constituant le « cycle de la Destinée nationale ». L’ambition de l’auteur, qui s’apprête à occuper d’importantes fonctions gouvernementales au seuil de la guerre, est de renforcer le sentiment national belge en illustrant littérairement des épisodes de vaillance, de courage et de résistance puisés dans l’Histoire. Par Louis Mores

24/10/2021, 16:00

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Les Ensablés - La grande peur dans la montagne (1925) de Charles-Ferdinand Ramuz

L’œuvre de Ramuz comprend une vingtaine de romans. La grande peur dans la montagne est un texte de 1925 qui fait montre d’une grande maturité d’un auteur qui a entamé une carrière littéraire à Paris en 1900, à l’âge de vingt ans. Cependant, à Paris, là où son éditeur Bernard Grasset lui demandera toute sa vie de « se montrer », Charles Ferdinand Ramuz aura à cœur de toujours se mettre en retrait des mondanités. Par pudeur ainsi que par méfiance de la corruption urbaine, Ramuz est avant tout un homme de la terre. Par Denis Gombert

11/10/2021, 16:51

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Les Ensablés - L’univers sévère et lumineux de Maria Borrély (1890-1963)

Maria Borrély, le nom n’est pas connu. Pourtant, il devrait !...Il est toujours émouvant de découvrir des auteurs du passé. Je ne parle pas d’auteurs renommés qu’on lit pour la première fois, mais de ces auteurs complètement oubliés, que plus personne ne lit depuis longtemps, si tant est qu’ils ont déjà été lus. Par François Ouellet. 

27/09/2021, 09:39

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Les Ensablés - Les quatre éléments (1935) d'André Chamson (1900-1983)

« Mort sont les beaux diseurs/Mais le livre est écrit/Morts sont les bâtisseurs/mais le temple est bâti » (F.Mistral) André Chamson fit un voyage au Japon qu’il relate dans ses souvenirs. Nous avons été naturellement chez les geishas qui ne sont pas ce que l’on peut croire. La fille qui était venue sur le tatami pour allumer ma cigarette m’a dit « Monsieur, j’ai lu votre livre les Quatre éléments ». Les quatre éléments étaient devenus « le soleil, la rivière, la montagne » et je ne sais plus quoi… Par Antoine Cardinale

12/09/2021, 14:02

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Les Ensablés – La Rédemption de Mars de Pierre Nothomb (1887-1966)

Au sortir de la Première Guerre mondiale, durant laquelle il a travaillé pour le Gouvernement belge en exil au Havre (Sainte-Adresse) et publié des essais défendant et illustrant les positions de son pays, Pierre Nothomb (1887-1966) mène une vie littéraire entre la Belgique et la France et fait notamment paraître à Paris le roman La Rédemption de Mars (Paris, Plon, 1922). Par Louis Morès.

18/07/2021, 10:00

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Ishmael Beah : cinq orphelins dans une carcasse d’avion

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Six foyers prêts à livrer leurs secrets dans Un Coup de Soleil

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Alia Cardyn s'immisce dans la lignée des Rosas

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L'impératrice de Pierre : A travers le temps et l'Histoire

BONNES FEUILLES - Catherine Ire est née Marta Skowronska en 1684. Issue d’une famille lituanienne appauvrie, la première impératrice de Russie, épouse du tsar Pierre le Grand, fut qualifiée par Voltaire de « Cendrillon du xviiie siècle ». En mai 1727, sur son lit de mort, elle remonte le temps et le cours de l’histoire, où l’on verra que sa vie était loin de ressembler à un conte de fées.

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Écrire la violence : exorciser ou aiguiser la souffrance ?

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27/01/2023, 15:52