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"Les clefs" de Germaine Beaumont (1890-1983), un livre à lire le soir.

Dès lors que l’on s’intéresse à la littérature ensablée, il n’y a plus de fin à la quête : aux étals des bouquinistes, des dizaines de livres, soudain, vous attirent. En d’autres temps, je veux dire en ces temps où l’on ne s’arrêtait qu’aux seules célébrités, guidé par les manuels officiels de tourisme littéraire, on eût à peine jeté un coup d’œil aux vieux volumes, et passé son chemin après en avoir, d’une main lasse, égrené les piles comme un jeu de cartes, avec cette bonne conscience de celui qui sait. Mais voilà, les noms inconnus il y a encore un an me disent quelque chose. Je suis comme celui qui apprend une langue étrangère, tout surpris, un jour, de comprendre les bribes d’une conversation.

Le 22/04/2012 à 16:45 par Les ensablés

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22/04/2012 à 16:45

Les ensablés

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Par Hervé Bel

Curieux : une fois que l’on sait, il semble qu’on a toujours su, et ce qui n’était que des monceaux de papiers apparaît, de toute évidence, comme un trésor qu’on serait prêt à payer fort cher. Ainsi, boulevard Montparnasse, je me promenais, attendant l’heure d’un dîner qui devait se dérouler non loin de là. J’avisai une librairie ancienne à la devanture bleue. Devant il y avait des caisses de livres. Autrefois, je ne m’arrêtais pas. Je pensais qu’on y mettait le rebut ; des classiques vendus deux euros dont l’état est tel qu’il n’est pas possible de les vendre à l’intérieur, et que seul un étudiant désargenté achète ; ou bien des romans « sans intérêt » (est-ce qu’il y a des romans sans intérêt ?), achetés par caisses dans une vente de province,et qui n’ont été pris que parce que mêlés à des livres précieux qui, eux, se trouvent à l’abri du vent, de la pluie, à l’intérieur. Je m’arrêtai : Tolstoï, Stendhal, Zola…

Et soudain, miracle ! un Sainte-Soline, puis deux, puis trois ! Cinq euros chacun, en bon état. Juste derrière, « Les clefs » (Plon, 1940) de Germaine Beaumont, un nom que j’avais lu, mais où ? Peu importait : le fait que Germaine Beaumont se trouvât à la suite des livres de Sainte-Soline plaidait en sa faveur. J’ai acheté « Les clefs » et l’ai lu dans mon refuge normand. Passionné, le mot est faible. Ce n’est pas un « grand » roman, non. Il manque l’ampleur, le volume, la multiplicité des personnages, mais on est accroché, incapable de se détacher. Incroyable roman, riche en surprises, en description dense de quelques personnages, essentiellement des femmes.

Une remarque : il a existé une littérature de femmes dans les années 30-40. On l’oublie trop, car l’histoire littéraire n’a pas été tendre avec elles. Réfléchissez un instant : quel nom de romancier femme vous vient à l’esprit, lorsque vous songez à ces années-là ? Beauvoir, bien sûr, et puis Némirovski, récemment échappée du royaume d’Hadès, longtemps remisée dans les curiosités. Qui d’autre ? Nous avons, nous Français, sur la littérature du passé une conception très masculine de l’écrit. Nous admettons que l’Angleterre a été une exception : George Eliot, Agatha Christie, Woolf etc., sans songer qu’il y eut également des femmes qui écrivirent en France, beaucoup de femmes, doublement ensablées, par le temps et ses préjugés. Elles ne pouvaient pas être toutes médiocres ! Et pourtant, les voilà considérées comme des reliques de la « Veillée des Chaumières », journal oublié lui aussi qui, durant des dizaines d’années, a meublé la vie désespérément vide des ménagères.

Si j’avais le temps, la chance de pouvoir me consacrer entièrement à ma passion de la littérature, nul doute que j’entreprendrais une histoire des romancières françaises de ces années 30. Mais pour le moment, je vais pas à pas, je découvre. Je découvre « Les clefs », titre qui prend tout son sens à la fin du texte, lorsque le mystère est enfin éclairci. Une veuve de quarante-sept ans, Frédérique Delaunay, épouse Marshall, se présente au notaire d’une petite ville de province pour acheter la Jaudraie, une propriété située près des remparts. Elle veut l’acheter aussitôt, sans discuter le prix. L’a-t-elle vue ? Non. Elle s’est contentée de lire l’affiche jaune qui décrit la bâtisse détenue par la famille Clauvel, et désertée depuis dix ans, depuis la mort de Julien Clauvel. Les Clauvel se sont installés pas très loin, à deux trois maisons, dans une vaste demeure.

L’achat se fait aussitôt, malgré les conseils du notaire. Mais Madame Marshall, fort riche, se moque des conseils. Elle veut cette maison à tout prix. Pourquoi ? Y a-t-il une raison ? Pas forcément, ou alors la raison est surnaturelle. Nos actes se justifient parfois après, lorsque leurs conséquences apparaissent enfin, lavées du quotidien, de ce qui nous éloigne de l’essentiel. Très vite, la nouvelle se répand. On cherche à savoir qui est cette dame distinguée, aux cheveux déjà gris, au comportement si étrange : Madame Marshall n’avait pas bougé. Il (le notaire) eut la certitude que, livrée à elle-même, elle pouvait rester des heures sans bouger. Elle n’était pas de ces femmes qui croisent les jambes, les décroisent, ouvrent leur sac à main, le referment, se poudrent, se mirent, regardent leurs dents dans une glace de poche, relisent des lettres, se livrent à des inventaires, des mimiques, polissent leurs ongles, rectifient leur chevelure, ou bien se lèvent, regardent, soulèvent du doigt des papiers, touchent des objets, les soupèsent, les laissent tomber. Il perçut au contraire en elle une capacité de silence, d’immobilité, si absolue qu’elle inspirait, en même temps que l’admiration, un malaise. On dirait, à lire Germaine Beaumont, que les femmes sont des abeilles…

Cette femme a un secret. Minna, sa bonne, le sait. Elle vit avec elle depuis dix ans. Madame Marshall a épousé Stephen Marshall, riche officier britannique, blessé pendant la guerre et qui est mort alcoolique. Souvent, il y avait entre les deux époux de longues discussions. Il semblait que l’officier posait sans cesse des questions, et qu’elle ne répondait pas, ou pas assez, mais jamais Minna n’a réussi à percer le mystère de sa maîtresse. Le mari l’a laissé à la tête d’une immense fortune qu’elle dépense au gré de ses voyages dans le monde. Et voilà qu’elle se fixe dans cette petite ville. Vient-elle de là ? Quel lien avec cet endroit ? Les Clauvel, la plus riche famille de la contrée, s’interroge, cherche qui est Madame Marshall. Rien à grappiller, il faut croire qu’elle est venue ici par hasard. Est-ce possible ?

C’est alors que le lecteur découvre cette famille Clauvel, un cauchemar. Trois êtres pervers. La veuve Clauvel, d’une avarice telle qu’elle se nourrit à peine, laisse sa bonne, une malheureuse, mourir de faim, lentement, en haut dans le grenier. Passage éblouissant, terrible, que la description de la mère Clauvel portant une perruque noire sur son crâne chauve, et dont la vie, le plaisir, est de toucher des loyers. (…) l’on voyait sa véritable physionomie d’homme de basoche au dix-septième siècle, le méchant œil des Clauvel tapi dans des peaux fripées, le menton trop long, rectangulaire, dévié, ce qui la faisait ressembler à ces têtes de gens souffrant d’un cor (…). Dans le bureau, jusqu’à midi elle accomplissait une besogne plus sordide d’être quotidienne, ne se donnant pour relâche que les heures qu’elle passait à pied d’œuvre, c'est-à-dire en tournée d’inspection. On la voyait venir avec cette terreur qui, neuf cents ans après la féodalité intégrale, ressuscitait le serf dans l’enveloppe chétive du petit employé, de l’ouvrier, du paysan. Femme effrayante, sans âme, experte dans le mal, et que ses enfants, le garçon et la fille, mauvais eux aussi, respectent comme on respecte un maître en sa matière.

On dirait la chanson de Brel « Ces gens-là ». Il y a le fils Léon, un fainéant qui a épousé une fille de paysans riches, Célina, femme que les Clauvel méprisent, qu’ils tolèrent parce qu’elle a apporté une dot considérable. Léon, buveur, gras, un satrape, obsédé par le sexe, et qui a décidé de coucher avec la petite bonne Marie, seize ans, corps fin et figure de vierge, toussant, malade, et qui sait qu’elle sera un jour ou l’autre la proie de Léon, comme l’ont été avant elle, toutes les autres. La journée, le gros Léon tourne dans la cuisine, la pince, la presse. La nuit, il erre dans les couloirs, il attend qu’elle monte, mais toujours elle s’échappe, il ne l’entend pas : elle est si légère, morte avant même d’avoir vécu. Mais il l’aura. Il le sait. Il faut lire ces passages où la terreur de l’enfant est décrite, on n’en sort pas indemne.

Dans ce roman, le seul homme de l’histoire est ignoble, et je songe au roman de Sainte-Soline, Le Dimanche des Rameaux (cf. mon article ici) où le seul personnage masculin est également ignoble : hasard ? Et puis il y a la sœur, une belle fille gâtée de l’intérieur pour laquelle la vieille Clauvel, reconnaissant son pair, a une prédilection. Avant, elle avait une sœur, mais à la mort du père, un brave homme apparemment, quoi que coureur, Mathilde s’est enfuie au Carmel. Sur sa chambre, on a mis une croix, et l’on passe devant, dans la pénombre des couloirs, avec une crainte diffuse. Agnès, elle, ne fait rien, sinon jouer au tennis, en tentant de pervertir ses camarades, éprouvant pour Marie une espèce de désir sadique de l’épuiser. Mais Agnès a vu Madame Marshall, et elle a été éblouie. Elle en rêve, elle voudrait être son amie. Elle est prête à tout pour y parvenir.

Voilà dressé le portrait des principaux acteurs du drame. On suit tantôt Frédérique Marshall, tantôt les autres. La richissime veuve de l’anglais fait rénover la maison. Le lecteur la suit sans la comprendre. Il y a quelque chose en cette femme, un secret, comme il y a un secret dans la maison qu’elle a achetée, en particulier dans le kiosque à musique délabré qu’elle visite la nuit. Ah, magnifique description de la nuit : Le brouillard, épais dans la vallée, gonflait doucement, aspiré par la lune, et de molles écharpes fumeuse dépassaient le mur du parc en contre-bas (…) Elles gagnaient du terrain, aussi insidieuses que les vagues de la marée montante. Elles se formaient, s’évanouissaient, traînaient leurs longues robes de nixes, volaient sans bruit, répandaient le fade parfum des eaux endormies dans les prés et qui coulaient trop lentement à travers les mailles serrées des roseaux. Tandis que Madame Marshall s’installe, on revient à Marie, la petite bonne, la proie pourchassée par le sinistre Léon. Marie éprouve de l’affection pour Célina, l’épouse bafouée, et celle-ci a de la pitié, mais Marie est aussi une rivale, certes victime, mais tout de même. Et peu à peu, les mystères vont s'épaissir, jusqu’à une nuit, une nuit terrible d’où la lumière va surgir, montrant les uns et les autres sous des aspects inattendus. Une des beautés de ce texte, c'est l'atmosphère onirique, malgré un réel étouffant. Quoique rien ne soit dit, on pressent que chaque vie a un sens, un secret qui, une fois levé, ouvre vers la lumière ou la mort. Beau moment de lecture. On trouvera une notice biographique trop courte sur le site du Dilettante (formidable maison d'édition!). On me signale par ailleurs que trois gros volumes de ses œuvres ont été réédités en 2007, dont "les clefs".

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Les Ensablés - Voyage d’un livre à travers la Bibliothèque Nationale de  Henri Beraldi

Exhumé de l’oubli, ce petit texte écrit par un bibliophile passionné raconte et s’inquiète de la croissance des arrivées des livres en masse à la Bibliothèque Nationale. Nous sommes à la fin du XIXe siècle et la noble institution enregistre déjà 500.000 références disponibles (14 millions aujourd’hui !). « La vérité, annonce l’auteur, est que, de ces espaces, aujourd’hui, il n’y en a plus. La Bibliothèque est pleine, archipleine, bondée, bourrée jusqu’à refus. » Voyage au cœur de la Bibliothèque, ogre-machine qui tourne à plein régime. 

23/05/2021, 20:41

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Les Ensablés - Hiver 1814, de Bernard Michel, la Campagne de France

Les Ensablés ont plusieurs fois évoqué Napoléon pour rappeler que dans sa jeunesse, il avait écrit des nouvelles, et qu’à Sainte-Hélène, il avait retrouvé son désir d’écrire et pu assouvir sa passion pour la lecture. Il faut lire Le Mémorial pour mesurer l’étendue de sa culture littéraire. Il profita de son inactivité pour écrire quelques ouvrages, dont une étude sur « La guerre des Gaules », et une espèce de fiction sur son exil à Sainte-Hélène. Par Hervé Bel

 

09/05/2021, 10:22

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Les Ensablés - Black (1858) d’Alexandre Dumas (1802-1870)

« Pas de mystère, pas de souterrain, pas de ténèbres dans cette œuvre ; partout le rayonnement, partout le plein midi », disait Victor Hugo. L’œuvre d’Alexandre Dumas n’intéresse pas l’Histoire de l’art. En 1840 certes, résidant à Florence, il lui fut commandé, pour la somme considérable de dix mille francs, un ouvrage sur la galerie des Offices. La description des trois cent cinquante portraits de peintres qui sont dans ce fameux musée devait former L’histoire biographique et anecdotique de la peinture depuis huit siècles. Par Antoine Cardinale.

25/04/2021, 10:12

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Les Ensablés - Le grand coucher, de Guy Dupré (1981)

Guy Dupré (1925-2018) ne fut un écrivain ni prolixe ni facile. Son œuvre littéraire ne comporte que trois ouvrages, si l’on met de côté des chroniques diverses : Les Fiancées sont Froides (paru en 1953 et salué par Gracq et par Breton), Le Grand Coucher (1981) et Les Mamantes (1986). par Henri-Jean Coudy

04/04/2021, 09:08

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Les Ensablés - L’œil et la connaissance de Jean-François Revel

« Philosopher n’est pas régner sur les connaissances du reste du genre humain comme un lointain propriétaire terrien sur des domaines qu’il administre nonchalamment et ne visite jamais. » (Revel, La connaissance inutile) Visitons ensemble le domaine de Jean-François Revel. Son nom est familier à ceux qu’intéressent les joutes politiques qui eurent lieu entre les années soixante-dix et le début du vingt et unième siècle. C’est un nom aimé ou détesté selon le bord duquel on considère ces choses. Par Antoine Cardinale.

21/03/2021, 09:00

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Les Ensablés - Marthe Femme seule, d’Antonine Coullet-Tessier

Pour le moins précoce, Antonine Coullet-Tessier (1892-1983) publie son premier recueil de poésie à l’âge de 11 ans. Intitulé Poésies d’une enfant, il paraît aux éditions Lemerre et est préfacé par le poète François Coppée. Suivront deux autres recueils de poèmes, L’Envolée, en 1911, puis Un Visage à la fenêtre, en 1930, peu de temps après la parution de son premier roman, Marthe Femme seule à la fin de 1929 à La Renaissance du livre. Dorénavant, le roman est le genre qu’elle va privilégier et qui, pendant les années 1930, en fera une des meilleures représentantes du roman populiste. Par François Ouellet

07/03/2021, 08:43

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Les Ensablés - Vache tachetée et concombre fugitif d'Octave Mirbeau

Octave Mirbeau (1848-1917) n'est pas un ensablé, ne serait-ce que par le film tiré de son roman, Journal d'une femme de chambre, avec Jeanne Moreau et Michel Piccoli, et sa pièce célèbre Les Affaires sont les affaires. Mais c'est peu au regard de la masse d'écrits qu'il a laissée à la postérité. Et notamment, trop oubliés, ses contes publiés dans la presse, et qu'il considérait comme alimentaires... À tort. Je puis l'affirmer après avoir lu la réédition d'une partie d'entre eux par l'Arbre Vengeur dans sa collection "L'exhumérante". Par Hervé Bel.

21/02/2021, 07:31

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Les Ensablés – Le pain quotidien d'Henri Poulaille

Henri Poulaille, Henry Poulaille en littérature (1896-1980), est souvent considéré comme le créateur du courant de la littérature prolétarienne. Directeur de presse chez Grasset, il fonde également une dizaine de revues libertaires dans lesquelles il promeut la littérature d’expression populaire et les utopies sociales : Nouvel Âge, Prolétariat ou encore À Contre-courant. Il publie ou fait publier de nombreux auteurs français et étrangers, parmi lesquels Henri Barbusse, Lucien Bourgeois, Blaise Cendrars, Eugène Dabit, John Dos Passos, Jean Giono, Panaït Istrati, Charles Ferdinand Ramuz... Le Pain quotidien a obtenu en 1954 le prix des bouquinistes. Par Pascal Malbrunot

31/01/2021, 14:03

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Les Ensablés – Le crime de l'omnibus, de Fortuné de Boisgobey

Aujourd’hui, un roman de Fortuné de Boisgobey (1821-1891), Le crime de l’omnibus (1881) ; une curiosité assurément, mais dont la lecture reste un plaisir... peut-être parce que, comme le nom de son auteur, elle évoque un temps suranné. Avec ce texte, c’est tout un monde qui ressuscite, une ambiance qui annonce les enquêtes de Gaston Leroux ou de Maurice Leblanc. Plongeons-nous donc, ensemble dans le Paris de la fin du dix-neuvième siècle.

Par Hervé Bel

17/01/2021, 10:55

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Les Ensablés – Confession de minuit, de Georges Duhamel, un inconnu au pays des anti-héros

L’écrivain et académicien Georges Duhamel (prix Goncourt 1918 pour son roman Civilisation) entamait en 1920 avec Confession de minuit un cycle romanesque Vie et aventures de Salavin tout entier consacré à un personnage de parfait antihéros : Louis Salavin. Les éditions de la Belle Étoile ont la bonne idée de ressusciter en format poche ce texte oublié et pourtant majeur par bien des aspects. Ce titre, la Confession de minuit, a été classé par Le Figaro littéraire comme un des douze meilleurs romans de la première partie du XXe siècle. Inconnu, levez-vous ! 

03/01/2021, 10:07

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Le colonel ne dort pas : ce que la guerre fait à l'Homme

La guerre – ses ravages, sa cruauté, les débris et les corps qu’elle laisse dans son sillon. Cruelle, brutale, sauvage. On ne sait que trop bien la trace indélébile, et pourtant invisible, qu’elle laisse sur les hommes. Point de non-retour, ce basculement dans le « nous » contre les autres, ce qu’il en coûte. Quid des âmes entachées, brisées, de ces personnes qui restent ?

18/08/2022, 14:52

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Bienvenue dans le monde d’iPhuck

Et si toute enquête policière aboutissait à la rédaction d’un roman ? Les revenus des ventes financeraient de la sorte les coûts informatiques de l’ordinateur central de la police. Une littérature qui s’autorentabiliserait, parce que précisément rédigée par les bons soins d’un robot littéraire : une intelligence artificielle complexe en mesure d’analyser les faits et de les relater. Voici l’heure des rapports d’enquête devenus romans policiers. 

18/08/2022, 11:58

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Mirwais Ahmadzai : La revanche de la Swastika  

AVANT-CRITIQUE – Les plus nostalgiques se souviendront du mythique groupe de rock français des années 80, Taxi Girl. Mirwais Stass, dit Ahmadzai, restera jusqu’au bout dans l’ensemble transformé en duo dans les ultimes années, accompagné du chanteur Daniel Darc. On pensait que ce dernier était la figure littéraire de Taxi Girl, à tort. Celui qui a collaboré avec Madonna sort son premier roman aux éditions Séguier, Les Tout puissants. 

18/08/2022, 11:24

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Une nouvelle résidence artistique internationale à Lausanne

La Ville de Lausanne s’associe au Collège des humanités (CDH) de l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) pour accueillir dans la capitale vaudoise des artistes du monde entier dans le cadre du programme de résidence « EPFL-CDH AiR », qui vise notamment à promouvoir la recherche et l’expérimentation artistiques. Un appel à projets international intitulé « Enter the Hyper-Scientific » est lancé pour l’édition 2023 du programme.

18/08/2022, 09:42

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Simon Liberati : Blues électrique  

Simon Liberati revient en cette rentrée littéraire sous le signe du puissant chiffre 22. 13e livre pour l’auteur de Jayne Mansfield 1967, Performance. Le titre aurait pu être celui d’un roman sur la société actuelle où le productivisme est roi et la compétition reine, il n’en est rien. Simon Liberati continue à creuser son sillon favori : les années 60, cette fois par l’entremise des Rolling Stones première époque, close avec la mort du mythique Brian Jones.

18/08/2022, 09:00

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Rien pour elle : de ces romans qui arrivent et qui ne quittent plus

Avec une langue et un rythme envoûtant, Laura Mancini nous emporte dans cette Italie de la fin de la guerre jusqu'au début des années 1990. 50 ans d'histoire qui sont autant de déambulations romaines à travers les heurts et malheurs (pour plagier Defoe et sa Moll Flanders) de Tullia. Autres temps, autre lieu.

16/08/2022, 16:41

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“Le guide est mort et la ville des sables le pleure”

« Il avançait comme le spectre d’un lieu hanté. Il était l’ombre de la zone, l’enfant d’un hors-champ. » Un garçon, seul, erre à travers les reliques de ces dunes. Particularité de ce petit être : ce sixième doigt qui orne une de ses mains. Pourquoi il se trouve là, sans autre forme de vie, il n’en sait rien. Son prénom ? Marlo. 

16/08/2022, 15:41

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Marc Graciano, de Jeanne à Johanne...

Ce texte est comme une flambée littéraire, une explosion stylistique, une virée à travers une histoire composée de mots savoureux venus d’hier, d’une richesse sémantique envoûtante et qui donne au roman cet effet finement ciselé d’une pièce de joaillerie. Bref, une façon d’œuvre d’art, les mots sont pesés !

16/08/2022, 15:20

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Deux ouvrages pour souffler les 400 bougies de Molière

À l'occasion du 400e anniversaire de sa naissance, la figure centrale du théâtre qu'est Molière a été régulièrement mise à l'honneur. Aux multiples célébrations s'ajoutent des publications tout aussi nombreuses, dont deux ouvrages publiés aux Éditions Petit à Petit.

16/08/2022, 13:11

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Legendborn de Tracy Deonn : Entre dans la légende

BONNES FEUILLES – J'ai lu publiera fin août le roman Legendborn, un ouvrage Young Adult dans la veine de la Black Girl Magic, très attendu par les fans françaises. Il s’agit d’un dyptique signé Tracy Deonn, dont le premier tome paraîtra le 31 août, dans une traduction inédite (par Antoine Monvoisin), qui sortira en grand format.

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Mobidys propose un outil pour évaluer la fluidité de la lecture

L'éditeur Mobidys lance un nouveau programme de développement en vue de permettre aux élèves de préparer et réaliser leur test de fluence sur des outils numériques d'aide à la lecture.

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Meilleures ventes : une provision de poches pour les vacances

Le format poche a clairement le vent en poupe en ces mois estivaux. L'anomalie, d'Hervé Le Tellier, reste rivé en première place avec plus de 15.000 exemplaires écoulés en cette semaine 31. Il est toujours talonné par Trois, de Valérie Perrin (12.300 exemplaires), tandis que Skidamarink de Guillaume Musso se hisse en troisième position (10.600 exemplaires).

12/08/2022, 12:05

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Crédit Illimité : le nouveau Nicolas Rey 

BONNES FEUILLES - Dans cette farce œdipienne rythmée comme un polar, avec un regard satirique hilarant qui fait merveille sur l’entreprise, l’économie de la rentabilité et les dérives capitalistes, Nicolas Rey change tout, tout en restant comme on l’aime : délicieusement immoral ! 

12/08/2022, 10:30

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L'été où tout a fondu, une rencontre avec le diable de Tiffany McDaniel

BONNES FEUILLES - Porté par une écriture incandescente, L’été où tout a fondu raconte la quête d’une innocence perdue et vient confirmer le talent exceptionnel d’une romancière à l’imaginaire flamboyant. 

12/08/2022, 10:15

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Le Passeur de livres de Carsten Henn : libraire, plus beau métier

BONNES FEUILLES - Un hymne à l’amitié et à tous les livres qui rendent heureux. À travers ce roman tendre et sensible, un vibrant hommage au métier de libraire.

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La plupart ne reviendront pas d'Eugenio Corti

BONNES FEUILLES - Mobilisé par l’armée italienne en 1942, Eugenio Corti, l’auteur inoubliable du Cheval rouge, prend part, comme jeune officier d’artillerie, à l’épopée du front de l’Est. 

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Ma théorie sur les pères et les cosmonautes de Pauline Desmurs

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L'Inconduite d'Emma Becker : Un objet de désir

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Real Life de Brandon Taylor : histoire d'une quête identitaire 

BONNES FEUILLES - C’est la fin des vacances d’été et Wallace retrouve son groupe de camarades au sein de la prestigieuse université du Midwest. Mais parmi ces jeunes gens Blancs et insouciants, Wallace peine à trouver sa place. Le veut-il vraiment ? 

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La nuit des pères de Gaëlle Josse : être à son chevet

BONNES FEUILLES - Appelée par son frère Olivier, Isabelle rejoint le village des Alpes où ils sont nés. La santé de leur père, ancien guide de montagne, décline, il entre dans les brumes de l'oubli. 

12/08/2022, 08:45

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Mexicayotl de Michael Collado : jeu de piste périlleux

BONNES FEUILLES - Un chanteur français nommé Arthur Loizeau, retraité en Californie, où il semble couler des jours heureux loin de la musique et de la poésie, dans lesquelles il a dû exceller avant que le décés de son frère jumeau le conduise à reconsidérer son existence, se voit un jour, par erreur, kidnappé par les sbires d’un surnommé Ogre, gourou obèse d’une secte croyant au retour des Aztèques. 

12/08/2022, 08:30

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Les disparus des Argonnes de Julie Peyr : absences et silences

D’après une affaire réelle, un « cold case » comme on dit facilement dans la vulgate des séries télévisées. Une affaire non résolue donc, dont s’inspire Julie Peyr pour tisser un roman où règne une tension psychologique digne des meilleurs polars.

11/08/2022, 12:00

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10 000 km ou les foulées infernales de Noé Alvarez

Noé Alvarez s’engage véritablement dans une course initiatique vers lui-même. Parcourir une telle distance à travers les terres usurpées aux « natifs », aux tribus premières qui peuplaient jadis avec sagesse ces contrées vastes et sauvages, ces tribus habitées par un total respect des processus naturels et du mouvement imperturbable des saisons.

11/08/2022, 11:49

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Un homme sans titre de Xavier Le Clerc : un Normand en Algérie 

BONNES FEUILLES - Ce témoignage captivant est un cri de révolte contre l’injustice et la misère organisée, mais il laisse aussi entendre une voix apaisée qui invite à réfléchir sur les notions d’identité et d’intégration.

11/08/2022, 10:15

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La Cygne noire de Dominique Chevallier : les coulisses de la politique

BONNES FEUILLES - Fabuleux récit sur la conquête du pouvoir, Dominique Chevallier dresse un tableau satirique, savoureux, mais aiguisé, de la mécanique politique. L'auteur sait de quoi il parle. La cygne noire est son premier roman. 

11/08/2022, 10:00

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Stramer : une famille à l'épreuve, par Mikolaj Lozinski 

BONNES FEUILLES - Comme l’a écrit le grand poète Adam Zagajewski : « Cette histoire semblerait condamnée à une tristesse incurable et à la fin que nous connaissons tous. Pourtant, Mikołaj Łoziński a réussi à effacer la noirceur qui teinte notre mémoire de cette époque. Les protagonistes n’ont aucune idée de ce qui les attend, alors que nous ne le savons que trop bien. L’auteur permet à ses personnages de faire des erreurs, de commettre des bévues ; il leur insuffle la vie. » 

11/08/2022, 09:45

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Une histoire de couleur par Caleb Azumah Nelson : Open Water

BONNES FEUILLES - Ce roman saisissant par son originalité et sa poésie conte l'histoire d'amour tendre et bouleversante entre un photographe et une danseuse, mise à mal par la violence et le racisme. À la fois histoire d'amour d'une beauté déchirante et regard sans concession sur la condition noire et la masculinité, Open Water est un texte d’une poésie et d’une musicalité incomparables. 

11/08/2022, 09:30

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Le Choix de Viola Ardone : le droit au choix 

BONNES FEUILLES - Après le succès du Train des enfants, Viola Ardone confirme son talent à mêler fiction et Histoire en donnant dans ce nouveau roman une voix singulière, inoubliable, à ses personnages.

11/08/2022, 09:15

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L'effet Titanic de Lili Nyssen : un premier amour fébrile 

BONNES FEUILLES - En plein désert affectif après une rupture, la narratrice, vingt-cinq ans, tente d’écrire une histoire d’amour. Celle de Flora et de Zak. Avec une grâce folle et un réalisme saisissant, Lili Nyssen dépeint ce concentré de fièvre et de doute qui caractérise le moment adolescent.

11/08/2022, 09:00

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Strega de Johann Lykke Holm : entre thriller et fantasy 

BONNES FEUILLES - Dans un style exceptionnel, d’un onirisme sensuel à mi-chemin entre l’univers de Zelda Fitzgerald et le cinéma de Sofia Coppola, Strega raconte l’histoire, empreinte de lait et de sang, de neuf femmes aux prises avec un malaise insaisissable. L’écriture incantatoire de Johanne Lykke Holm œuvre comme un lent poison irrésistible. 

11/08/2022, 08:45

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Tant qu'il y'a de l'amour de Sandrine Cohen : le combat d'une famille

BONNES FEUILLES - Suzanne vit avec ses quatre enfants de quatre pères différents, Achille, Jules, Arthur et Mathilde qui ont rentre 17 et 6 ans. Ils partagent un quotidien tendre et fantasque à l’image de leur mère. Liés par un amour indéfectible, ils ont surmonté toutes les épreuves jusqu’à ce jour de novembre 2015 où tout s’écroule. Leur histoire rejoint alors celle du monde, et leur amour devient leur seule planche de salut. 

11/08/2022, 08:30

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Mon acrobate de Cécile Pivot : parents tendres, enfant atypique...

14 mois après la mort de Zoé, leur « acrobate philosophe », brisés par leur chagrin, Étienne et Izia se séparent. Si lui se dévoile en pointillés, elle se raconte par petites touches, évoque des souvenirs d'une famille unie et d'une fillette lumineuse et singulière.

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La petite menteuse de Pascale Robert-Diart, fragile justice

AVANT-CRITIQUE – Après une révélation fracassante, Alice, une avocate chevronnée, doit se battre pour sa cliente Lisa qui oscille entre l’adolescente paumée et la jeune adulte déterminée.

10/08/2022, 14:45

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Le Petit Frère, de Jean-Louis Tripp : survivre à la mort

Comment la vie reprend après la perte d’un être cher ? Jean-Louis a 18 ans lorsque sur la route des vacances son petit frère de 11 ans perd la vie, fauché par un chauffard qui prend la fuite. C’est un long parcours de deuil pour lui et sa famille qu’il va nous retraçait tout au long de cette BD. 

10/08/2022, 12:34

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Nos jours brûlés, tome 2, de Laura Nsafou : adieu soleil

BONNES FEUILLES - 2051. Depuis plus de vingt ans, le soleil a disparu et le monde est plongé dans la pénombre. Elikia, née peu après l'avènement de la grande nuit, s'est fixé pour but de ramener le jour sur le monde. Elle découvrira, au cours de cette quête périlleuse, des enjeux dont elle ignorait jusque-là l'existence... Mais aussi des pans insoupçonnés d'elle-même. 

10/08/2022, 11:34

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Eleftheria de Murielle Szac : un récit de la Seconde guerre mondiale

BONNES FEUILLES - 1940, au nord de la Crète. La communauté juive célèbre Rosh Hashana. Rebecca écoute les commérages sur le futur mariage de Stella. On s’interroge aussi sur la guerre qui a commencé en Europe. Metaxas, le dictateur au pouvoir à Athènes, saura-t-il résister à Mussolini et à son allié, Hitler ? 

10/08/2022, 10:15