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Notes de voyages de Laurent Jouannaud: Tintin, un monument de jeunesse

Notes de voyages de Laurent Jouannaud: Tintin, un monument de jeunesse

Le 22/01/2012 à 08:45 par Les ensablés

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22/01/2012 à 08:45

Les ensablés

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Mon cher Hervé,Ça m’a fait grand plaisir de vous voir à Strasbourg, entre deux tours de réveillon. Je ne sais pas si je vous ai assez remercié pour l’excellent repas et notre bonne bouteille : les petits plaisirs sont les plus sûrs, et celui qui s’en contenterait serait heureux… Je vous ai dit que je relisais Tintin pour les fêtes : j’étais moi aussi à la recherche « d’un instant de magie », comme vous l’écriviez dans votre chronique de Noël. Je ne peux pas dire que j’ai eu une enfance heureuse, mais les moments heureux de l’enfance sont absolus, tandis que les bonheurs de l’âge adulte ne sont jamais purs : nous les savons éphémères. L’enfance la plus sombre est donc éclairée de soleils. Parmi mes soleils, il y a eu la lecture de Tintin. J’ai lu Tintin pour la première fois vers neuf ans. J’étais malade et mon père m’a ramené quelques albums qu’il avait empruntés à la bibliothèque : j’ai été ébloui. J’ai décidé de relire Tintin à Noël pour retrouver les émotions de ma jeunesse. Mais ça n’a pas marché aussi facilement.Il y a 24 albums, et j’en ai 23 à la maison : ce sont les exemplaires que j’ai achetés à mes enfants. Ils les ont lus, mais pas avec mon enthousiasme : Titeuf fait une rude concurrence à Tintin. J’hésitais à piocher au hasard, et je me suis décidé à suivre l’ordre chronologique. Or les premiers volumes sont décevants : Tintin voyage en Afrique, en Amérique, au Proche-Orient (Égypte), en Chine et en Amérique du sud. Ces pays sont simplifiés, je ne les découvre plus, on les connaît : nous avons tous des images de ces pays en tête. Les aventures sont d’une simplicité navrante : c’est une succession de petits sketches sans véritable fil. Ces albums les plus anciens datent d’avant la guerre, et si j’en crois Wikipedia, ils ont été publiés en noir et blanc, et ensuite coloriés.Je m’y prends mal. Il vaut mieux que je me lance dans la relecture des deux albums que j’ai lus en premier : c’étaient L’étoile mystérieuse et  Le secret de la licorne. Cette fois, ça marche. La couverture de L’étoile mystérieuse est géniale : sur un bout de rocher qui émerge, il y a un champignon géant au pied blanc avec un chapeau rond taché de rouge, et Tintin et Milou le regardent avec stupéfaction. Derrière, il y a le ciel monochrome séparé de la mer par un fin trait noir. Cette couverture est la plus originale de Hergé. Et c’est le meilleur de Tintin : ce ne sont plus des récits où le jeune reporter se mesure à Al Capone comme dans Tintin en Amérique. Hergé a abandonné l’histoire policière (ou politique, comme dans Le lotus bleu), pour dessiner des aventures extraordinaires. L’étoile mystérieuse nous plonge dans un récit à la fois passionnant et hors normes : une météorite en feu s’approche de la terre et la température monte sur la planète. Philippulus le prophète, un doux dingue, annonce la fin du monde. La météorite passe au large, mais un morceau s’en détache : Tintin va aller en prendre possession au nom de la science. Mais des méchants font tout pour s’approprier ce morceau d’aérolithe recélant sans doute des minerais extraordinaires : course contre la montre, poursuites. Sur cette météorite que Tintin occupe le premier, les végétaux atteignent des tailles exceptionnelles : un trognon de pomme se transforme en pommier géant et les champignons prennent la proportion gigantesque qu’on a vue sur la couverture. A la fin, la météorite coule : il n’en reste qu’un caillou que ramène Tintin, et toute l’aventure n’a eu lieu que pour le plaisir du lecteur.Je viens d’employer le mot « lecteur », et c’est bien  mon problème : je lis Tintin au lieu de regarder les images. Or le texte des albums ne présente aucun intérêt littéraire. Tintin est un héros simple dont pas une parole ne prête à exégèse. Chez Hergé, la langue ne compte que pour les quiproquos des Dupont-Dupond, les insultes colorées du capitaine Hadock, et les répliques du professeur Tournesol dont la surdité rend tout dialogue impossible.Dans Le secret de la licorne, qui paraît juste après L’étoile mystérieuse, ce qui fait courir Tintin, c’est une série de coïncidences et de dédoublements : il achète un modèle réduit de bateau, « La Licorne », au marché aux puces. Or ce modèle est convoité par d’autres collectionneurs car il en existe trois exemplaires identiques. Et un quatrième sur un tableau de famille chez le capitaine Haddock. Un ancêtre du capitaine, au visage identique à son arrière descendant, a navigué sur un navire semblable au 17ième siècle. Il a rédigé ses mémoires et Hergé raconte son dernier combat contre le pirate Rackham le Rouge : il faut cesser de lire pour regarder les images. Le capitaine mime l’action et Tintin doit faire attention à ses moulinets de sabre ! Cet ancêtre lointain a fabriqué les trois modèles réduits et a caché dans le mât de chacun une partie du message permettant de retrouver l’endroit où il a caché le trésor de Rackham. Et les méchants ? Ce sont ces collectionneurs qui essaient de retrouver les trois modèles réduits. Ils possèdent le château de Moulinsart où ils retiennent Tintin prisonnier pour le faire parler. Ces souterrains sont un véritable musée et là encore, il faut regarder au lieu de lire. A la fin, bien sûr, une fois les trois navires retrouvés et le plan reconstitué, il faut partir chercher Le trésor de Rackham le rouge. Le capitaine monte une expédition pour retrouver le trésor : des scaphandres, un sous-marin miniature, une île déserte, des requins, un galion englouti, et, ultime rebondissement, « nous avons été chercher le trésor au bout du monde, alors qu’il se trouvait ici, à portée de la main »…Je feuillette d’autres albums, je regarde les vignettes. Dans L’île noire, page 16, sur les 11 vignettes, le texte se limite à ces trois phrases : « Voilà ! », « Et voilà ! » et « Vite ! mon browning ». Non, les dialogues ne sont pas l’essentiel chez Hergé. Mais la grande vignette du milieu, il faudrait des pages pour décrire son contenu : l’intérieur d’un château, un feu de cheminée, des livres, un sofa, des cadres sur les murs, deux hommes qui se battent, un troisième qui entre. L’art de Hergé est dans la précision du détail. Il y a trois pages magnifiques où l’action se déroule la nuit, et le coloriste utilise parfaitement le gris et le noir, le bleu pétrole et un vert sombre.Les 8 premières pages du Crabe aux pinces d’or n’utilisent presque que du noir et des variations de jaune, brun et orange pour de belles pages décrivant le désert : c’est certainement l’album le plus clair de Hergé. C’est là qu’apparaît Haddock pour la première fois, en alcoolique invétéré. Il y a quatre pleines pages sans texte, dont deux décrivent une rue arabe chamarrée, par pur plaisir de dessiner.Je lis Les 7 boules de cristal. Une malédiction pèse sur les membres d’une expédition archéologique qui rentre du Pérou : ils ont violé une sépulture inca. Un ami du professeur Tournesol est menacé, puis Tournesol est enlevé. Tintin et Haddock iront le chercher jusqu’en Amérique du sud. La suite se trouve dans Le temple du soleil, dont je me souviens : je sais que les lamas cracheront plusieurs fois leur salive au visage du capitaine. Et je me souviens de l’idée géniale de Hergé : Tintin va être exécuté par les Incas, il est sur un bûcher que le soleil va allumer grâce à une sorte de loupe. Mais Tintin commande au soleil de disparaître : il savait en effet qu’une éclipse devait se produire à ce moment-là. J’avais trouvé cela magistral, il y a trente ans. Aujourd’hui, cela me fait sourire, c’est bien une histoire pour enfants, avec coïncidences et hasards extraordinaires : Tintin saute d’un train en marche, Milou est enlevé par un condor, le capitaine Haddock s’assoit sur un crocodile, ils découvrent un passage secret, etc. Et bien sûr, c’est un festival de couleurs pour les costumes et les détails architecturaux.Objectif lune et On a marché sur la lune : j’ai lu et relu avec passion ces deux albums au moment sans doute où je découvrais Jules Verne (à relire, lui aussi) : en couverture, sur les deux albums, la fusée rouge et blanche posée à la verticale sur ses ailerons. A la page 9, Tournesol déclare à Tintin et Haddock qu’il a terminé les plans d’une fusée à propulsion atomique pour aller sur la lune. La Syldavie finance l’opération, et bien sûr, les pays étrangers cherchent à percer les secrets de l’opération. Le professeur Tournesol explique : « Et ce moteur, c’est moi, Tournesol, qui l’ai mis au point ! Son principe ? Eh bien, imaginez une bombe atomique dont l’explosion, au lieu d’être instantanée, serait étendue sur plusieurs jours. Bien entendu, pour le départ comme pour l’arrivée, nous utiliserons un autre moteur : un simple réacteur fonctionnant sur le mélange acide azotique et aniline. Pourquoi ? Parce que si… », etc. Je suis pris à nouveau. Hergé a composé ces deux albums en 1953 et 1954, et ça n’a pas vieilli.Il y a des gags, trop pour mon goût : Haddock est recouvert de peinture, il perd sa pipe et la retrouve dans sa poche en train de lui mettre le feu au derrière, sa combinaison de cosmonaute est remplie de souris cobayes, il s’appuie à un camion qui démarre, il se cogne quatre fois à la même porte en deux pages, il avale un bouchon de champagne ! Hergé n’est pas sérieux. A la page 61 : la fusée est dans l’espace, au-dessus de la Méditerranée bleue dans le ciel noir, et il faut attendre l’album suivant pour connaître la suite : « Quels dangers attendent, sur la Lune, Tintin et ses compagnons ? »La suite s’ouvre sur un gag : les deux Dupont sont malgré eux du voyage. Ayant confondu 1h 34 du matin et 13h 34, ils sont restés dans la fusée au moment du départ. Et Haddock a caché deux bouteilles de whisky dans un faux livre d’astronomie. Il y a les magnifiques pages où les voyageurs sont en apesanteur. Et bien sûr, dans cette fusée, Hergé n’a négligé aucun détail : il faut les voir et non plus lire. Et les gags se succèdent : le capitaine quitte la fusée et se trouve attiré par un astéroïde (Tournesol annonce : « Adonis a un nouveau satellite du nom deHaddock »), les Dupont dont la chevelure pousse et se colore (voir Tintin au pays de l’or noir, dit une note) « exigent des insultes, puisqu’on les a excusés ». Hergé aime le désert lunaire et étale ses monochromes. Les mots simples de Tintin, aujourd’hui, après Neil Armstrong, ont quelque chose de prophétique : « Ça y est !… J’ai fait quelques pas !… Pour la première fois sans doute dans l’histoire de l’humanité, ON A MARCHÉ SUR LA LUNE ! » Mais il y a un passager clandestin (dans cette fusée si bien gardée !), c’est le colonel Boris (voir : Le sceptre d’Ottokar) : il s’empare de la fusée et la fait redémarrer, abandonnant Haddock, Tournesol et les deux Dupont sur la lune. Horreur ! Heureusement que Tintin, pour la énième fois dans sa carrière, réussit à détacher ses liens ! Et il y a d’autres rebondissements jusqu’au dramatique retour sur terre, alors que l’oxygène manque dans la fusée. Sur terre, seul un verre de whisky permet au capitaine Haddock de revenir à lui, et il trébuche, s’affale sur le sol - c’est la dernière image- en disant : « On n’est vraiment bien que sur notre bonne vieille terre. »Je m’arrête ici. Il y a un âge pour les réglisses, le Monopoly, cache-cache, Disneyland et le babyfoot. Il y a un âge pour Tintin : j’ai passé cet âge-là. Le slogan publicitaire dit : « Tintin, de 7 à 77 ans ». Non, pas pour moi. Je ne suis pas triste du tout de constater que Tintin me fait sourire, sans plus. J’ai grandi, vieilli, et je n’ai plus les goûts de ma jeunesse. Quoi de plus normal ? J’ai d’autres plaisirs : ces petits plaisirs que j’évoquais au début de cette chronique, et des plaisirs littéraires que je n’avais pas à l’âge où j’aimais Tintin. Le jeunisme, cette perversion moderne, m’est étranger. On ne peut pas apprécier en même temps Proust et Tintin.J’ai dit plus haut que Hergé n’était pas sérieux : c’est ce qui fait tout le prix de son œuvre, et c’est sa limite. Elle est claire, droite, simple, drôle, surprenante, optimiste ! La vraie vie et la littérature le sont rarement. J’ai beaucoup aimé Hergé, il y a longtemps : c’est un monument de jeunesse.  

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A l’abri de cette présentation austère, dorment en sûreté, sous les serpentes qui craquent encore sous le doigt, de riches illustrations. Le trésor des notes critiques, le précieux catalogue des œuvres et la substance d’un texte éloquent font à ce livre un fermoir invisible dont seules la curiosité du savant et l’intrépidité de l’érudit possèdent la clef. C’est un livre réservé aux études profondes et au calme des bibliothèques, parlant à voix basse dans le silence des lampes. Le temps venu, on en soulève la lourde couverture comme on pousse la porte d’un ami qu’on ne se savait pas avoir.

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Joris-Karl Huysmans tenait à distance le grand public : même dans la période où la charité chrétienne gagna un petit avantage sur son pessimisme natif, il douta toujours qu’il fût possible de ramener par l’éducation, ou par l’admiration, le public vers l’art[1].

Ce grand solitaire est maintenant entré dans cette constellation très peuplée, la Pléiade ; avec Soumission, M. Houellebecq a remis Durtal à la mode ; cet hiver encore, le musée d’Orsay a consacré à Huysmans critique d’art une curieuse exposition dont il y aurait beaucoup à dire ; les rééditions se multiplient, comme celle que les Cahiers de l’Herne consacrèrent en 1985 à l’auteur.

Les éditions Bartillat se joignent à cette vogue en apportant leur contribution : la riche édition des Ecrits sur l’art, établie par Patrick Lormant, deviendra inévitablement le bréviaire des amateurs de Huysmans. Tout le parcours critique de l’auteur est rassemblé là, des premiers et respectueux essais du début de la carrière littéraire jusqu’à la grande conversion à l’art chrétien des années 1890, en passant par le chamboule-tout des critiques des Salons annuels.

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Dans son essai "Un bon écrivain est un écrivain mort", Jean-Pierre Enard insistait sur le fait qu'un roman, comme le cinéma, le théâtre, la peinture ou n'importe quel autre mode d'expression, s'apprend. Ce qui ne signifie pas qu'il s'enseigne (...) Le langage, c'est comme le bois ou la pierre: un matériau. Écrire, c'est le travailler. On admet qu'un sculpteur apprenne sa technique. Et qu'un acteur fasse de la gymnastique ou place sa voix avant de monter sur scène. C'est pareil pour l'écrivain. Il doit s'exercer.

La mort est  une condition nécessaire mais non suffisante pour faire un bon écrivain. Enard en est la preuve: il est mort, c'était un bon écrivain, mais il n'est toujours pas considéré comme méritant une redécouverte. Faute de chance, seulement. Parce que ses livres valent d'être lus. Ce ne sont pas des grands crus, plutôt de la catégorie agréable des rosés, des blancs frais, avec de la buée sur le verre, qu'on boit avec plaisir en été à la terrasse des cafés, avec l'impression fugace d'être heureux.

22/03/2020, 09:00

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Les Ensablés - "La Maternelle" de Léon Frapié (1863-1949)

Parue en 1904, "La Maternelle" obtint le prix Goncourt au deuxième tour de scrutin, face, notamment, à Charles-Louis Philippe (que nos lecteurs des Ensablés connaissent bien) et Emile Guillaumin (pourtant favori avec son roman "La vie d'un simple"). Son auteur, Léon Frapié, était employé à l'hôtel de ville de Paris et marié à une institutrice qu'il avait beaucoup interrogée pour écrire ce roman étonnant, à mi-chemin entre la fiction et le documentaire. Il n'a pas perdu de son actualité quant aux questions qu'il pose sur l'école. Il vient de reparaître grâce aux éditions L'Eveilleur.

08/03/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Anna" d'André Thérive

Chers lecteurs des Ensablés, La Thébaïde publie ces jours-ci un des romans que je place parmi les meilleurs. Jusqu'à ce jour, il n'avait pas été réédité. Nous en avions déjà parlé en 2014: il s'agit d'Anna. Précipitez-vous si vous aimez Maupassant, Flaubert et Huysmans (dont d'ailleurs Thérive était un spécialiste). Il vous faut d'autant plus vous procurer ce texte exceptionnel qu'il est préfacé par notre excellent ami, collaborateur des Ensablés, François Ouellet qui, depuis des années, pour notre plaisir, explore la littérature française des années 30.

23/02/2020, 09:00

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Les Ensablés - “Histoire artistique des ordres mendiants”, de Louis Gillet (1876-1943)

« …dans le silence de ce jour naissant, je veux regarder le monde avec des yeux remplis d’amour »
Saint François d’Assise

Ce livre est un cours d’histoire de l’art que l’auteur donna à l’Institut catholique de Paris. Il est composé de dix leçons, qui suivent le développement des formes artistiques qu’inspirèrent les ordres mendiants du XIIIème siècle au milieu du XVIIème siècle ; le titre répond de l’austérité du sujet, mais il paraît utile de redonner vie à cette étude, en particulier lorsque l’occasion se trouve de mesurer l’état d’ignorance qui règne sur cette matière.

09/02/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Le rire de Caïn" de José-André Lacour (1919-2005)

Comment est-il possible que ce livre ait échappé à ma vigilance ? A sa parution, en 1980, je n'avais pas encore 20 ans, mais je lisais déjà beaucoup. Sans doute a-t-il été signalé dans quelque journal et l'ai-je ignoré parce qu'à l'époque je ne lisais que des classiques, et qu'en plus ce Rire de Caïn était un roman d'un Belge obscur, un certain José-André Lacour. De la littérature belge, je ne connaissais que Simenon et Rodenbach, ce qui m'allait assez, et depuis je n'ai gère progressé, ajoutant simplement à ma liste Armel Job... Mais la Petite Vermillon (la Table ronde) m'a envoyé récemment ce "Rire de Caïn" réédité pour le centenaire de son auteur, et je l'ai lu... C'est admirable de bout en bout!

26/01/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Monsieur Ripois et la Némésis" de Louis Hémon

Don Juan: subst. masc. Séducteur, le plus souvent libertin et sans scrupule (définition du Trésor de la langue française). Même s'il n'est pas un libertin, Monsieur Ripois, le héros du roman de Louis Hémon (1880-1913), est assurément un don Juan. Il séduit les femmes qu'il rencontre et les exploite sans scrupule. Mais, contrairement à son auguste ancêtre, Monsieur Ripois n'a aucune classe; il ne s'attaque qu'aux petites ouvrières, puis aux femmes fragiles, celles qu'il est certain de pouvoir conquérir et exploiter.

12/01/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Visage perdu" de Roger Vercel, par Carl Aderhold

Visage perdu est l’un des derniers romans de Roger Vercel, paru en 1953, quatre ans avant sa mort. L’auteur de Remorques (qui a déjà fait l’objet d’une chronique sur les Ensablés) et de Capitaine Conan retrouve ici un thème qui lui est cher. Le courage qu’il faut pour affronter le quotidien.

29/12/2019, 09:00

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Les Ensablés - Chroniques du Lac : "La dernière harde" de Maurice Genevoix

En ce début novembre où la campagne automnale résonne des aboiements des chiens et des coups de fusil, la lecture de la Dernière Harde de Maurice Genevoix se savoure comme une gourmandise de saison. Nul besoin d’être passionné de chasse ou féru de vénerie pour partager la vie mouvementée et captivante de la harde des Orfosses.

15/12/2019, 09:00

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Les Ensablés – "Miroir du temps" d'André Suarès (1868-1948)

Paru aux éditions Bartillat, Miroir du temps est un recueil d’articles d’André Suarès - certains inédits - de préfaces, de fragments de correspondance, voire de documents plus intimes encore, comme le testament de l’écrivain : peu de livres permettront de saisir aussi complètement un auteur qui sort lentement d’un oubli et dont les plus connaisseurs parmi les lecteurs ne pouvaient citer que le Voyage du Condottiere.
Ce recueil de textes parvient à restituer, en marquant la chronologie, les thèmes qui habitent son oeuvre. Des thèmes dont l’actualité permet de rendre cet auteur à son temps tout en le ramenant au nôtre. André Suarès écrivit toute sa vie le manifeste d’un art nouveau, qu’il souhaitait tout à la fois classique et régénérateur ; à l’imitation aussi de ce Speculum majus, ce Miroir dans lequel Vincent de Beauvais mit toutes les certitudes du Moyen-Age et qui voulut, selon Louis Gillet, « lier en système tout l’héritage des connaissances venues de l’Antiquité, le legs intellectuel de la Grèce, avec les vérités de la Révélation ».             
Après avoir lu avec attention l’érudite préface de M.Barsacq, les amateurs feront de Miroir du temps l’avant-propos nécessaire aux œuvres de ce grand écrivain : toute la diversité, toutes les contradictions de l’écrivain, et l’essence de son style, sont là.

01/12/2019, 09:00

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Les Ensablés - "Le joug" de Marion Gilbert, roman de la maternité martyrisée

Originaire de Montivilliers, en Seine Maritime, la romancière Marion Gilbert (pseudonyme d’Odette Maurel) a fait paraître une bonne vingtaine de titres entre Du sang sur la falaise (1913) et Les Scandalisés (1950), des romans psychologiques qui ont souvent la Haute-Normandie pour décor. Journaliste, elle a mené des enquêtes pour Le Matin, Le Petit Journal, Illustrations et d’autres. Traductrice avec Madeleine Duvivier, pseudonyme que s’était choisie sa sœur, elle a donné à lire en français Charles Dickens, P. G. Wodehouse et Charlotte Brontë. Féministe, elle prononça une conférence, en 1925, qu’on peut consulter en ligne.

17/11/2019, 09:00

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Les Ensablés - "Journal de travail (1929-1943)" de Jean Prévost

L'éditeur Emmanuel Bluteau a des auteurs qu'il chérit particulièrement: l'un d'eux est Jean Prévost, écrivain et résistant, mort les armes à la main dans le Vercors en 1944 à l'âge de 43 ans. Après avoir publié "L'affaire Berthet" que nous avons chroniqué, La Thébaïde fait paraître aujourd'hui Le journal de travail (1929-1943) de ce même Jean Prévost avec une préface de Jérôme Garcin (à qui l'on doit un "Pour Jean Prévost", biographie parue en 1994).  "J'ai toujours pensé, écrit ce dernier (...) que Jean Prévost s'apprêtait à donner, après la guerre, son grand roman, son oeuvre majeure." Le destin ne l'a pas voulu. Et on lira donc ce journal de travail, cette "arrière-boutique" de l'écrivain, avec un sentiment mêlé d'admiration et de tristesse pour cette promesse qui s'annonçait déjà et ne fut pas tenue.

03/11/2019, 09:00

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Les Ensablés - "Jours de colère" (1989) de Sylvie Germain

Sylvie Germain est née en 1954 à Châteauroux. Formée à la philosophie, notamment auprès d’Emmanuel Levinas et de Daniel Charles, elle a été documentaliste puis professeur de français et de philosophie au lycée français de Prague, avant de se consacrer à sa seule activité littéraire. Elle obtient le prix Femina en 1989 pour son roman Jours de colère. Elle n'est pas un ensablée, mais on ne parle pas assez d'elle.

20/10/2019, 09:00

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Les Ensablés – "L’Altana ou la vie vénitienne" (1928) de Henri de Régnier (1864-1936)

Si l’on n’avait pas rêvé d’être heureux, la vie serait sans cruauté. (Marcel Proust)
Avec trois chroniques sous la plume de Hervé Bel, l’une sur Histoires incertaines, l’autre sur son entourage, le Club des longues moustaches, la dernière enfin, sur son fils, Pierre de Régnier qui écrivit Chroniques d’un patachon, Henri de Régnier est l’auteur dont l’univers est le plus relancé parmi les Ensablés, et il en est devenu au fil du temps à la fois le champion et l’emblème. Il y a donc quelque chose d’intimidant à rajouter quelques pages et un quatrième opus à cette œuvre de réhabilitation ; on redoute de déplaire ; on soupçonne que clandestinement, quelque part entre Paris et Venise, se réunit encore ce Club des Longues moustaches, que M.Bulteau (1) a admirablement décrit, redoutable cénacle agissant qui peut faire réussir ou échouer une carrière littéraire !

06/10/2019, 09:00

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Wendy Delorme : “Toutes brisées et pourtant incassables”

AVANT-PREMIÈRE – « Parce que son texte est magnifique, parce qu’elle a le cœur pur et le feu, parce que Wendy Delorme est une grande autrice. » C'est Ovidie qui a ces mots pour Wendy Delorme. Avec Viendra le temps du feu, l'autrice nous démontre que l'on peut lui faire confiance pour surprendre, prendre de court, et bien plus encore.

27/02/2021, 10:00

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Dernier tour lancé d'Antonin Varenne : à n'importe quel prix

Julien Perrault a tout perdu en percutant deux de ses concurrents sur le circuit du Mans. Lui qui avait été le prodige du Grand Prix Moto est devenu le paria, « l’assassin ». Mais un sponsor sulfureux propose au jeune homme de revenir sur le devant de la scène. Courir de nouveau. Pour son retour à la manufacture de livres, Antonin Varenne signe avec Dernier tour lancé un roman plein de fureur. 

26/02/2021, 14:58

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Peintres femmes : exceptions en marche 

BEAUX ARTS - Les carnets d’expo de la collection Découvertes Gallimard sont toujours un réel plaisir ! Ils le sont d’autant plus en ce moment puisque les musées restent fermés aux publics. Le dernier en date, Peintres femmes – 1780 -1830, à paraître ce 25 février et signé de la docteure en histoire et théorie de l’art, Martine Lacas, sort à l’occasion de l’exposition Peintres femmes -1780-1830 – Naissance d’un combat qui doit se tenir au musée du Luxembourg du 3 mars au 4 juillet. S’il semble exclu que nous puissions y aller dès le 3 mars peut-être nous est-il permis d’espérer de nous y rendre d’ici le 4 juillet. 

26/02/2021, 09:00

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Gianrico Carofiglio : L’Été froid, une nouvelle saison en enfer

AVANT-PREMIÈRE – Nous sommes en 1992, entre mai et juillet. À Bari, comme ailleurs, tirs en embuscade et meurtres sont monnaie courante. Quand la nouvelle arrive qu’un enfant, fils d’un chef de clan, a été enlevé, le maréchal Pietro Fenoglio se rend compte que le point de non-retour a été atteint. Maintenant tout peut arriver.

25/02/2021, 14:09

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Mon livre à malaxer Le chemin du lapin, pour stimuler la motricité

Un livre-tissu original pour stimuler la motricité fine des plus petits, avec un lapin à guider à travers le tissu pour rejoindre le potager.  L'enfant doit aider un petit lapin à rejoindre un tas de carottes, en manipulant un galet en bois (représentant l'animal) à travers un labyrinthe en tissu. 

25/02/2021, 14:08

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J'aime mon corps : apprendre aux enfants que leur corps leur appartient

« J’aime mon corps, je le protège. Il est à moi, personne n’a le droit d’y toucher si je ne veux pas », affirme une petite fille. Il n'est jamais trop tôt pour apprendre aux enfants que leur corps leur appartient. Un livre coup de coeur. 

25/02/2021, 14:07

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Wild Child : Neil Connelly embarque la littérature jeunesse sur le ring

Quand Wild Child entre sur le ring, c’est son futur qu’il gagne à coups de poing. Ce roman de Neil Connelly s'inscrit dans la lignée des plus grandes œuvres sur le thème de la boxe, tels que Fight Club et Raging Bull. Une magnifique histoire d’amitié, de vengeance et de repentir : un texte intense qui ne prend pas de détour.

25/02/2021, 14:06

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Ballerines et voyages dans le temps :  Elisa Villebrun, Les voyageurs de la danse

AVANT-PREMIÈRE – Voici une nouvelle série Passion qui mêle danse, aventure et magie, pour un voyage dans le temps à la découverte des grands danseurs de l’histoire ! La danse, une activité pratiquée par 18 % des enfants français et un univers qui les passionne, revisité sous l’angle original du voyage dans le temps : chaque tome nous transporte dans un moment clé de l’histoire de la danse.

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Le petit livre pour parler des enfants migrants : en parler, en bande dessinée

AVANT-PREMIÈRE – Sur Internet, à la télé ou dans la rue, les enfants sont exposés aux problématiques des migrations. Ce sujet fort d'actualité se retrouve dans la collection des Petits livres : les enfants migrants, abordé par le biais de vraies questions d'enfants traitées sous forme de petites BD. Le livre répond ainsi aux questions des enfants, faisant écho à des situations de leur quotidien. 

25/02/2021, 14:04

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Le Numérique pas bête : décrypter le web et ses régles

AVANT-PREMIÈRE – Dans la collection à succès Pas bêtes, des spécialistes répondent à de vraies questions d'enfants pour mieux comprendre le monde numérique dans lequel ils grandissent. Voici un livre qui décrypte le monde du web, son histoire, ses possibilités infinies, et liste les comportements responsables à adopter, et les règles à suivre.

25/02/2021, 14:02

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Le Petit Ogre à l'aventure : un jeu de mémoire coopératif

Le Petit Ogre a soif de découvertes : il veut partir à l’aventure autour du monde et se faire des amis. Le but du jeu : chacun son tour, déplacer Petit Ogre sur le plateau de jeu grâce à des cartes déplacement, afin de retrouver les six tuiles spéciales cachées. La partie est gagnée si les tuiles spéciales sont découvertes avant la fin de la pioche.

24/02/2021, 16:17

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Les Traqueurs de cauchemars : si la forêt chuchote, gare à qui l'écoute

La série frisson de Marie-Hélène Delval ressort avec de nouvelles couvertures ! Quatre copains découvrent le moyen d’entrer dans les cauchemars pour en délivrer leurs amis et forment l’équipe des Traqueurs de cauchemars. Bienvenue dans La forêt qui chuchote, premier tome de l'aventure.

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Un conte-randonnée de Suzanne Strasser : En voiture Renard ! 

Le renard conduit sa voiture. « Tip tap tip tap » font ses pieds sur le sol. Petit à petit, des passagers s’invitent au voyage, et le renard ne remarque rien. Mais jusqu’à quand ? Un conte-randonnée hilarant ! Un nouvel album de Susanne Strasser, 5e album dans sa série à succès, vendue à plus de 34.500 exemplaires.

24/02/2021, 15:32

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Monstres et frissons avec Le Collège Lovecraft de Charles Gilman 

AVANT-PARUTION – Mattéo fait sa rentrée au collège Lovecraft, un bâtiment ultramoderne construit quelques mois plus tôt. Il ne connaît personne, excepté Glenn Torkells, sa bête noire depuis l’école primaire... Bienvenue au collège Lovecraft, un établissement affreusement pas comme les autres... La série à succès, avec plus de 50.000 exemplaires vendus, fait son passage en poche…

24/02/2021, 15:30

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Je veille sur ma planète : ces jeunes qui oeuvrent pour l'écologie intégrale 

AVANT-PREMIÈRE – Un guide avec des ateliers brico, des quizz, des pages à remplir, des portraits de précurseurs (François d’Assise, Mohamed Yunus), des citations du Pape François, des témoignages de jeunes qui œuvrent pour la planète, des prières, des réflexions et des infos pour te convertir à l’écologie intégrale. 

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Niko, de Paco Sordo : catastrophe et rigolade...

AVANT-PREMIÈRE – Niko a des parents inventeurs et ça tombe bien, car il a beaucoup d'imagination lui aussi. Mais quand il leur "emprunte" leurs machines, la vie déraille très vite. Résultat ? Des catastrophes en cascade, et une bonne dose de rigolade!

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Mort de l'écrivain Joseph Ponthus, emporté par un cancer

Les éditions de la Table ronde annoncent dans un bref communiqué le décès de l’écrivain Joseph Ponthus. Né en 1978, il avait bouclé des études de littérature à Reims et de travail social à Nancy. Durant plus de dix ans, il a exercé le métier d'éducateur spécialisé en banlieue parisienne où il a notamment dirigé et publié Nous... La Cité (Editions Zones, 2012) et le multi-récompensé À la ligne (Editions La Table ronde).  

24/02/2021, 12:59

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Serena Giuliano : “Ne jamais se précipiter, au risque de tout foutre en l’air”

AVANT-PREMIÈRE – Mamma Maria sortira en poche ce 18 mars (Pocket), mais Serena Giuliano réserve à ses lecteurs une belle surprise : Luna, son nouveau roman prévu également le 18 mars — le hasard fait bien les choses. Même quand il n’existe pas.

24/02/2021, 12:09

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Si mes souvenirs sont bons : l'impossible amour de Delphine Benattar

AVANT-PREMIÈRE – Lola et Lenny se retrouvent à Ibiza, où leurs parents passent les vacances chaque été. Elle a huit ans. Il en a quinze. Au fil du temps, un lien invisible et singulier se tisse entre eux, dont Lola ignore encore toute la portée, jusqu’à ce qu’elle tombe éperdument amoureuse. Cet adolescent devient son obsession. 

24/02/2021, 11:55

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Naoto, le gardien de Fukushima : la vie avant tout le reste

BANDES DESSINEES - Qu'avons-nous retenu de Fukushima ? Un nom de lieu, des images glaçantes, des mensonges officiels à la chaîne et l'idée, terrible, qu'une fois de plus la Nature a été plus forte que le pari des hommes. Contre les discours prétendant que l'énergie nucléaire est sûre et que les accidents du passé ne peuvent plus se reproduire, la réalité s'est imposée, forçant peu à peu les autorités à perdre la face et à admettre que le cœur de trois réacteurs de la centrale de Fukushima-Daiichi étaient entrés en fusion. Et qu'il faudra probablement attendre trente ou quarante ans pour en finir avec les conséquences de la catastrophe. À partir de l'histoire vraie de Naoto Matsumura, Fabien Grolleau et Ewen Blain revisitent les événements du côté non pas de la mort, mais de la vie qui suit son cours par-delà l'effondrement.

24/02/2021, 09:02

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Patagonie route 203 : un road trip comme un tango

ROMAN ETRANGER - L’Argentin Eduardo Fernando Varela a attendu l’âge de soixante ans pour écrire son premier roman, et c’est un chef-d’oeuvre ! La sidération admirative si savoureuse que suscite sa lecture et que je peine à quitter rend le partage hasardeux. Je vais, par conséquent, vous en parler de façon très simple, pressée par la peur de trahir un tant soit peu ce merveilleux roman qui va forcément faire date dans la production littéraire contemporaine latino-américaine.

24/02/2021, 09:01

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Diplomates et espions français, héros oubliés : les ombres des Balkans

HISTOIRE - Expropriations, humiliations, privations, spoliations, travail forcé, tortures, fusillades massives, trains de la mort, sous-alimentation dans les camps de concentration, et dans les chambres à gaz des camps d’extermination, fours crématoires… Tel fut le triste sort de millions de Juifs d’Europe au cours de la Seconde Guerre mondiale, avec environ six millions de personnes, femmes, hommes, vieillards, enfants, éradiqués dans le cadre de la solution finale promulguée par les nazis à partir du 31 juillet 1941. 

 

24/02/2021, 09:00

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Shy : 14 ans et timide à en mourir, pourra-t-elle sauver le monde ?

MANGA SHONEN - Au milieu du 21e siècle, des héros sont apparus sur Terre, et y maintiennent la paix depuis. Chaque pays a le sien, sauvant les citoyens des dangers du quotidien. Mais l’héroïne du Japon est plutôt mal taillée pour son rôle : réservée et solitaire, elle est surtout bien frêle du haut de ses 14 ans. Quand une mystérieuse menace surgit de l’ombre, sera-t-elle à la hauteur ?

24/02/2021, 09:00

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Permafrost : au final, apprendre ce qui compte

RÉCIT ÉTRANGER - Permafrost, un mot avec lequel se définit Eva Baltasar. Comme gelée à l’extérieur, elle s’est construit une carapace et plus rien ne l’atteint. Elle fait pourtant preuve d’une grande sensibilité dans ce récit intimiste écrit à la première personne.

24/02/2021, 08:58

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Eliete, la vie normale, et bousculer les contours du monde 

ROMAN ETRANGER - Dulce Maria Cardoso m’était inconnue avant que Valério Romão (écrivain portugais magistral, également publié chez Chandeigne) me glisse son nom alors qu’il regardait le rayon lusophone de la librairie. Du genre : « Ah ? Vous n’avez pas Dulce Maria Cardoso en rayon ? » Il n’en fallait pas beaucoup plus pour que le libraire (un peu vexé) que je suis se jette sur Eliete, la vie normale, de cette romancière mystérieuse et adulée.

24/02/2021, 08:57

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Les Déraisonnables, d'Olivier Auroy : désapprendre à raison garder

AVANT-PREMIÈRE – Ce qu’il faut d’audace pour changer le cours de son existence ! Comment Madeleine, paisible sexagénaire brutalement licenciée, et Camille, une jeune geek un peu paumée, un peu rebelle, vont-elles nouer une amitié improbable et s’offrir un nouvel élan ? Jusqu’où Pietro, retraité, est-il prêt à aller pour ranimer la mémoire défaillante de sa femme ? Ce voyage sur les traces d’un fantôme dans le sud de l’Italie ne risque-t-il pas de lui faire perdre son grand amour s’il parvient à ses fins ? 

23/02/2021, 15:23

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Des Zigues et des Âmes : banlieue, immigration et autres découvertes

AVANT-PREMIÈRE – Husayn a treize ans lorsqu’il est emporté par son cerf-volant bien au-delà de Jalaland, son pays natal. Un voyage initiatique qui le conduira de la rivière des Perles à Cergy dans le Val-d’Oise. En France, le garçon découvre la banlieue, ses cités, ses jeunes, ses migrants, ses barbus. Rattrapé par les autorités, il fait connaissance avec les mystères de l’administration, explore la capitale, se lie d’amitié avec des femmes et des hommes de tous horizons.

23/02/2021, 14:56

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Sexuellement vôtre, de Murielle Lévêque

Sexuellement Vôtre est un ensemble de petites histoires pornographiques que j'écrivais chaque jour à mon ex-compagnon. Au départ il s'agissait d'un petit jeu pour pimenter notre relation à distance. Pour tout avouer, il n'était pas dédié à être publié, mais les aléas de la vie ont fait que nous nous sommes séparés et après avoir mûrement réfléchis et en avoir parlé à ma famille, j'ai pris la décision de le publier.

23/02/2021, 14:49

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Quid du stress ? Quid du bien-être ?,  Denise Perigault    

Le stress est un concept à la mode : tout le monde en parle car chacun peut en ressentir les effets, plutôt négatifs d'ailleurs. En effet, nous n'entendons pas ou peu les gens parler de stress lorsqu'il est question de bon stress.
Qu'est-ce en fait que le stress ? Pourquoi le stress ? Comment réagir au stress ? Comment éviter un très mauvais stress ? Autant de questions auxquelles on ne prend pas le temps de réfléchir.

 

23/02/2021, 12:38

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Un timbre pour célébrer les 200 ans de l'École nationale des Chartes

Le 23 février 2021, La Poste émetra un timbre représentant la célèbre institution. Au cours de ses deux cents ans d’existence, l’École a participé à tous les mouvements politiques, sociaux et culturels de l’histoire de France. Au service des archives, des bibliothèques, des musées, de la recherche et de l’université, des entreprises, ses anciens élèves et étudiants ont accompagné le développement d’une prise de conscience patrimoniale, en France et hors des frontières.

22/02/2021, 10:30

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Les Ensablés - Vache tachetée et concombre fugitif d'Octave Mirbeau

Octave Mirbeau (1848-1917) n'est pas un ensablé, ne serait-ce que par le film tiré de son roman, Journal d'une femme de chambre, avec Jeanne Moreau et Michel Piccoli, et sa pièce célèbre Les Affaires sont les affaires. Mais c'est peu au regard de la masse d'écrits qu'il a laissée à la postérité. Et notamment, trop oubliés, ses contes publiés dans la presse, et qu'il considérait comme alimentaires... À tort. Je puis l'affirmer après avoir lu la réédition d'une partie d'entre eux par l'Arbre Vengeur dans sa collection "L'exhumérante". Par Hervé Bel.

21/02/2021, 07:31

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Drogue, sexe, vie en marge : L'histoire du Velvet Underground

AVANT-PREMIÈRE – Long Island, années 1960. Le jeune Lewis Alan Reed en a marre de vivre chez ses parents. Il ne supporte plus les séances d’électrochocs censés le guérir de ses « tendances ». Il veut aussi qu’on l’appelle « Lou ». Bref, il décide de partir pour New York. C’est là qu’il rencontre John Cale, un Gallois venu aux États-Unis pour jouer de la musique concrète. Ensemble, ils vont former un groupe, TheVelvet Underground, et imaginer un rock « radicalement différent »...

20/02/2021, 10:47

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La Casa de Papel : la série Netflix arrive en bande dessinée

Depuis ses premiers pas sur le site de streaming en 2017, La Casa de Papel, réalisée par Alex Pina a conquis les spectateurs. Pour preuve de ce succès, les chiffres remontés par Netlflix — ou encore l’International Emmy Award de 2018 pour la meilleure série dramatique. Avant de découvrir les 10 épisodes qui composeront la saison 5, les éditions Robinson proposeront une adaptation en BD, signée José Fonollosa, en mai prochain. Una mattina… mi son’ svegliato… O bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao….

19/02/2021, 17:00

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Voyelles, certes et consonnes aussi : le Dictionnaire Rimbaud 

Arthur Rimbaud (1854-1891) fut ce « météore » littéraire, devenu le symbole de toutes les révoltes. Au-delà de l’itinéraire personnel, il reste une œuvre à tout jamais exceptionnelle, dont l’ombre portée sur tous les poètes à venir est immense.

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La Villa du Temps retrouvé : un musée-maison de Marcel Proust, à Cabourg

Musée de collections multiples, machine à remonter le temps, maison d'œuvres en villégiature... À Cabourg, le 14 avril prochain, le public découvrira un nouveau lieu culturel inédit dédié à l'épopée de la Belle Époque sur la Côte Fleurie, racontée par Marcel Proust. Véritable expérience immersive, cet espace muséal érigé dans une villa historique convoquera tous les sens des visiteurs et les transportera dans un monde de beauté et de grande créativité.

18/02/2021, 15:12

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Quand la mémoire flanche, le combat de Clémence contre Alzheimer

ROMAN GRAPHIQUE - Premier roman graphique d’Alix Garin, Ne m’oublie pas aux éditions Le Lombard, aborde avec douceur un sujet lourd, la maladie d’Alzheimer et ses retentissements. Envers et contre tout Clémence emmènera Marie-Louise, atteinte d’Alzheimer, réaliser la dernière volonté de sa propre mère : aller embrasser la mer. Courir après le passé pour rattraper sa mémoire, voilà le projet de la jeune femme pour sa grand-mère, seulement tout ne passera pas comme prévu.

17/02/2021, 16:48