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Les Ensablés - Note de voyage de Laurent Jouannaud : La fin de l’homme rouge, Svetlana Alexievitch

Mon cher Hervé, je lis peu de littérature étrangère. Je me le reproche. Il paraît que les traductions sont excellentes et il y a évidemment de grands auteurs étrangers. Ce qui me gêne, c’est de n’être pas en direct avec le texte, un peu comme avec ces sacs et montres qui ressemblent à l’original, mais ne sont pas l’original. Une histoire allemande ou italienne racontée en français ne me semble plus aussi allemande ou italienne. Ce serait comme écouter Yesterday ou La Traviata en français ! Quant à la littérature russe, elle est difficile. Cet été, j’avais commencé Les frères Karamazov et j’ai arrêté au bout de 200 pages (sur 950), me promettant de reprendre un jour. Les personnages se multipliaient et je ne savais toujours pas de quoi veut parler Dostoïevski !

Le 27/03/2016 à 09:00 par Les ensablés

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27/03/2016 à 09:00

Les ensablés

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Par Laurent Jouannaud

Et puis Svetlana Alexievitch a reçu le prix Nobel de littérature en 2015. Née en 1948 en Ukraine, russophone, elle est de nationalité biélorusse depuis la disparition de l’URSS. Ce qu’on en disait dans les médias m’intéressait pour deux raisons : pour comprendre un peu mieux ce qui se passe en Russie, et parce qu’on évoquait un style nouveau, une littérature populaire, une technique de collage. J’ai donc acheté La fin de l’homme rouge pour me faire une idée.  C’est un grand livre. J’ai été pris d’un bout à l’autre des 540 pages.

Ce sont vingt histoires, de 15 à 40 pages, racontées par vingt personnes différentes dont l’auteur nous dit simplement le nom, l’âge, la situation : Timérian Zinatov, ancien combattant, 77 ans ;  Anna Maïa, architecte, 59 ans ; Eléna Iourevna S., troisième secrétaire du comité régional du parti, 49 ans ;  Margarita K., réfugiée arménienne, 41 ans ; Alexandre Laskovitch, soldat, entrepreneur, émigré, 21 puis 30 ans ; Xénia Zolotova, étudiante, 22 ans ; etc. Mais ces hommes et ces femmes parlent de leur mère dévouée, de l’oncle sibérisé, de tel ami qui a dénoncé, de leur enfant qui s’est suicidé, de leur partenaire qui a fichu le camp, si bien que le nombre de personnages est démultiplié. Ce sont des voix entendues dans la rue ou dans les cuisines en buvant le thé, et prises sur le vif par Svetlana Alexievitch.

Ces personnes parlent d’abord de « l’amour, de la jalousie, de l’enfance, de la vieillesse, de la musique, des danses, des coupes de cheveux. » Et forcément, elles parlent du passé et du présent d’un pays qui s’est appelé Russie pendant des siècles, puis URSS pendant 70 ans, et de nouveau Russie depuis 1991. Les voix parlent sans être interrompues, sans questions intermédiaires. Elles disent alors des choses contradictoires. Certains regrettent le régime soviétique, certains le dénoncent. Certains parlent avec nostalgie de Staline, d’autres le décrivent en dictateur impitoyable. Certains, malgré la terreur, étaient heureux parce que la Russie avait gagné la guerre et qu’il y avait un idéal. D’autres sont heureux que capitalisme et liberté soient advenus. « Je suis allé sur la tombe de Staline, il y avait des montagnes de fleurs. Des œillets rouges. », « Je n’ai aucune envie de revenir au soviétisme. Le passé ne m’attire pas du tout. », « Moi, je voudrais revenir en arrière. », « La Russie ne peut pas vivre sans le Christ. », « La Russie n’a pas besoin d’une démocratie, elle a besoin d’une monarchie. D’un tsar fort et juste. », « Vous connaissez l’histoire drôle la plus courte qui soit : Poutine est un démocrate. », « C’est Dieu qui nous a envoyé Poutine. » L’auteur s’efface derrière ces voix, elle ne prend pas la parole, elle ne commente même pas.

Est-elle journaliste ? Un journaliste ferait un choix. Il y a des journalistes indépendants, mais pas de journalistes neutres. Un journaliste ne reproduirait pas certaines assertions qui ne sont pas vérifiées : « Au travail, j’ai une amie ukrainienne qui a entendu raconter ça. Dans leur village, une mère a tué un de ses enfants à coup de hache, pour le faire cuire et le donner à manger aux autres. Son propre enfant. » (p. 121) Il ne garderait pas ce témoignage de seconde main où quelqu’un raconte ce que lui a raconté une réfugiée : « Que s’est-il passé chez toi ? -Notre maison a été saccagée.-  Et tes parents ? - Ils ont emmené maman dans la cour, ils l’ont mise toute nue et ils l’ont brûlée vive. Ils ont obligé ma sœur enceinte à danser autour du feu…Et quand ils l’ont tuée elle, ils ont sorti le bébé de son ventre avec des barres de fer. -Tais-toi ! Tais-toi ! - Papa, lui, ils l’ont découpé à la hache. » (p. 361) Vrai, faux, partiellement vrai, fantasmé ? Svetlana Alexievitch a dû se poser la question, mais elle transcrit ce qu’on lui raconte. Elle cherche autre chose que l’exactitude et la véracité des faits. Elle n’enquête pas.

Elle n’est pas sociologue non plus. Pierre Bourdieu et Nathalie Heinich, sociologues, utilisent des témoignages individuels enregistrés et reproduits, ce qu’on appelle des récits de vie. Ce sont des documents qui forment un corpus que le sociologue dépouille, analyse. A la fin, il y a des déductions, des conclusions, des classements. Mais Svetlana Alexievitch ne tire aucune conclusion, ne fait aucun bilan, ne propose aucun pronostic. Ces cas restent bruts.

Ni historienne non plus. Un historien ne s’intéresse pas aux individus, sauf aux grands. Les individus restent anonymes, ils forment la masse humaine qui fait chiffre : 140 000 morts à Hiroshima, 800 000 rapatriés d’Algérie, trois millions de chômeurs, ou cinq, ou dix. Svetlana Alexievitch s’occupe de l’être humain unité par unité, l’être qui sent, souffre, pleure. « L’histoire ne s’intéresse qu’aux faits ; les émotions, elles, restent toujours en marge. Ce n’est pas l’usage de les laisser entrer dans l’histoire. Moi, je regarde le monde avec les yeux d’une littéraire et non d’une historienne. Je suis étonnée par l’être humain. » (p. 22)

 Elle est donc écrivain. Mais quel livre ! Le plus curieux, le plus fort même, c’est qu’elle n’a rédigé qu’une vingtaine de ces pages, soit l’introduction et quelques rares précisions ou explications au cours du texte. Cet écrivain n’a pas écrit le livre qu’elle signe. Qui l’a composé alors ?  « Je note des récits », dit elle. Elle enregistre au magnétophone des gens qui lui racontent leur vie.

Certains n’ont aucun témoignage extraordinaire à fournir : ils parlent de leur vie banale en Russie et des événements. Ils témoignent qu’ils ont vécu. Certains parlent après avoir dit qu’ils ne parleraient pas. Et quand une personne parle, les autres l’écoutent et se mettent elles aussi à parler. Parler, être entendu. Nous voulons tous parler. Ce besoin est au cœur de l’homme, dit le philosophe Paul Ricœur : nous voulons tous faire une histoire de notre vie, l’identité humaine est narrative. Ce besoin est exacerbé dans le monde moderne où tout est spectacle, où tout est médiatisé. Nous sommes envahis par les sons et les images, mais il n’y a pas de place pour tout le monde sur les ondes et sur les écrans. On y entend toujours les mêmes. Qui nous écouterait raconter notre vie ? Personne. Pas plus en Russie qu’à Paris. Pas plus un étranger que les êtres avec qui nous vivons.

Svetlana Alexievitch donne la parole à ces personnes qu’on n’entend pas : « Flaubert a dit de lui-même qu'il était un homme-plume. Moi, je peux dire que je suis une femme-oreille. Quand je marche dans la rue et que je surprends des mots, des phrases, des exclamations, je me dis toujours : combien de romans qui disparaissent sans laisser de traces ! Qui disparaissent dans le temps. Dans les ténèbres. »[1]  Une des femmes interrogées déclare que « chaque destin est une histoire digne de Hollywood ». Un sujet rêvé pour un film. » (p. 509). Non, pas Hollywood, évidemment, mais un film à la Carné, à la Philippe Lioret (Welcome), à la Stéphane Brizé (La loi du marché). Longtemps, les écrivains ont parlé à notre place. Longtemps, nos élus ont parlé en notre nom. Aujourd’hui, les médias nous traitent en figurants. Svetlana Alexievitch, elle, essaie d’écrire sous notre dictée.

Les petites voix, en général inaudibles, ont envie elles aussi de pépier. « Que de fois j’ai eu envie de tout raconter à quelqu’un. » (p. 277), « Merci de ne pas avoir peur de moi. Merci de ne pas détourner les yeux comme les autres. De m’écouter. » (p. 292), « Tout le monde a envie de parler en ce moment, mais personne n’écoute personne. » (p. 320), « Vous me croyez, vous ? - Oui, je vous crois…ai-je dit. Et nous pleurons toutes les deux. » (p. 371), « Nous aimons, nous souffrons. Seulement, cela n’intéresse personne, on n’écrit pas de livres sur nous. Nous sommes une foule, une masse. Personne ne m’a jamais posé de questions sur ma vie, c’est pour cela que je suis si bavarde avec vous. » ( p. 414) Svetlana Alexievitch se fait le truchement des autres. Elle écoute et transcrit. Elle ne juge pas, elle ne corrige pas, elle n’interprète pas. Pas de politiquement correct ou incorrect.

Il n’est pas si facile de faire parler les gens, les faire vraiment parler. Il y faut des qualités humaines particulières, celles qui font les grands écrivains : la conviction que chacun a droit à la parole, le sentiment de l’égalité de tous devant le drame de la vie. C’est un don rare que d’écouter. Comme le dit une des voix : « Personne ne comprend le malheur d’autrui, il est déjà difficile de comprendre le sien. » (p. 481)

Ce livre n’est pas une symphonie : c’est la fosse d’orchestre avant le concert. Des notes, des sons, des bouts de texte qui vont dans tous les sens, des cris, des bruits. C’est une terrible cacophonie. « J’écris, je ramasse brin par brin, miette par miette. » Nos éditeurs parisiens auraient dit à Svetlana Alexievitch : « Dommage que ce ne soit pas un roman ! Faites-en un ! » Ils lui auraient demandé de choisir parmi les dizaines de récits qu’elle brasse. Ils lui auraient conseillé de se concentrer sur quelques personnages, de dresser un décor, de mettre en chair, de faire de vrais dialogues au lieu de ces monologues qui font quinze pages. Ils lui auraient suggéré de supprimer certaines scènes atroces, d’éviter les digressions, de développer quelques beaux moments, de trouver une conclusion qui laisse place à l’avenir.

Svetlana Alexievitch aurait pu aussi bien composer un bon recueil de nouvelles, de petits bijoux réalistes, avec leur pointe finale saignante. Il y aurait l’histoire de cette femme qui tombe amoureuse d’un bel assassin interné en Sibérie, l’histoire de ce maréchal qui a été exécuté ou qui s’est suicidé, l’histoire de cette jeune milicienne exécutée par la Milice parce qu’elle a vu ce qu’elle ne devait pas voir, l’histoire de cette femme qui se marie pour un appartement et qui se le fait voler, l’histoire de ce vétéran brisé psychiquement par la guerre et mimant les combats devant son fils. Et pourquoi pas un remake de Roméo et Juliette qui mettrait en scène l’amour impossible de Margarita (arménienne chrétienne) et Albufaz (musulman) ?

Svetlana Alexievitch refuse la littérature préfabriquée. Grande lectrice, elle doit pourtant savoir comment on construit un roman ! Elle a préféré nous montrer des blocs de pierre, des murs en construction, des tuyaux arrachés, des sacs éventrés, un tas de briques. Un chantier. La vie en chantier. La cacophonie des existences. Pourquoi ce  choix d’écrire sans peigner le texte et faire joli ? Qu’y gagne le lecteur ?

Le bilan politique ou historique auquel l’auteur ne se risque pas correspond peut-être à la difficulté ou l’impossibilité de savoir ce que sont les choses humaines. Il n’y a pas de vérité, il n’y a pas d’unité, il n’y a pas de solution à portée de main. Les jugements et les expériences sont contradictoires. Les témoins sont des victimes ou des profiteurs, ou les deux. Qui pourrait se prétendre neutre ? Pas Svetlana Alexievitch qui se dit elle-même « complice » du passé. Il semble qu’il n’y ait pas de dénominateur éthique commun en Russie. La souffrance humaine était inhumaine sous Staline, elle l’est encore sous Poutine. Ces 540 pages, ni roman, ni récit, ni théâtre, m’incitent à la prudence, à la retenue, à la réflexion, à la méfiance devant tout récit et toute image officiels. Comment juger ? Qui condamner ? La vie n’est-elle pas inextricable ? Ici même, en France, y a-t-il encore un dénominateur éthique commun ? Lequel ?

La vie, le réel, il n’est pas besoin de les inventer, de les imaginer. Un écrivain n’a pas à se casser la tête pour trouver un sujet. Les sujets de roman sont dans la parole de ceux qui sont vivants, aujourd’hui, ici, semble dire Svetlana Alexievitch. Elle ne veut pas écrire leur histoire sans eux. Elle veut écrire sous la dictée non de la Muse, mais de ses compatriotes. Bref, l’artiste ne vivrait pas plus que les autres, il n’aurait pas plus de sensibilité. Et tout le monde vit donc un roman sans le savoir, comme Monsieur Jourdain. L’artiste est alors inutile puisque nous le sommes tous. Allons plus loin : l’art est inutile, si chaque vie est un roman que chacun peut enfin raconter autour de lui. Parole directe, vérité toute nue, images prises sur le vif, les voix du peuple contre la voix des maîtres ! Mais attention, l’art brut est un choix esthétique. Pourquoi ce choix serait-il le seul bon ?

D’ailleurs, je ne suis pas naïf : l’art brut n’existe pas, il y a toujours de la mise en scène. Les voix que nous fait entendre l’auteur sont préférées à des dizaines d’autres. La parole libre, la discussion à bâtons rompus, le bavardage autour de la conviviale tasse de thé charrient certainement plus de scories que de perles. Les paroles fortes, vraies, originales, sont rares, l’auteur le sait : « Je n’ai pas pensé tout de suite à allumer mon magnétophone afin de saisir le moment que je guette toujours dans toutes les conversations, publiques ou privées, celui où la vie, la vie toute simple, se transforme en littérature. Mais il arrive que je manque de vigilance, or « un morceau de littérature », comme j’appelle ça, peut surgir n’importe où, et parfois dans les endroits les plus inattendus. » (p. 438)

Svetlana Alexievitch a certainement gommé les répétitions et les bégaiements. Elle a dû raccorder les paroles, les coudre ensemble et couper bien des digressions. La langue écrite que je lis est correcte, construite, ponctuée, corrigée. Enfin, Svetlana Alexievitch signe de son nom. Et c’est bien elle qui a reçu le prix Nobel de littérature en 2015, et pas ceux dont elle se fait le truchement, même si elle leur rend hommage : « Je ne suis pas toute seule sur cette tribune... Je suis entourée de voix, des centaines de voix, elles sont toujours avec moi. »

Comment écrire ? Qu’est ce qu’un écrivain ? A qui, à quoi sert-il ? De l’art, pour quoi faire ? Svetlana Alexievitch me pose ces questions avec la modestie, la sensibilité et l’acuité de ceux qui en ont vu. J’éprouve une grande admiration pour cette femme qui a traversé la Russie avec son magnétophone. J’imagine ses difficultés, les pressions quand elle écrit sur la guerre en Afghanistan ou sur Tchernobyl, la solitude, la peur, le découragement, la vie quotidienne des plus modeste, les livres qui ne se vendent pas, les rares soutiens et ses propres doutes sur son œuvre. Et je me demande ce qu’une Svetlana Alexievitch française rapporterait de sa pêche aux voix, pas les voix de l’urne, les voix du cœur.

P.-S. :

 Cher Hervé, chers lecteurs, tout occupé de cuisine littéraire, je n’ai guère parlé de la Russie actuelle et de la disparition de Homosovieticus qui sont le sujet du livre. Tant pis ! Une autre fois ! Cette réflexion désabusée cependant : « En cinq ans, tout peut changer en Russie, et en deux cents ans, rien du tout. » (p. 504).


[1] Discours de réception du prix Nobel de littérature. Ce discours est sur internet. Taper Alexievitch+ discours réception prix Nobel.

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Voici un cas inattendu : Jeanine Garanger, née Hagnauer, étudiante en droit et championne de patin artistique qui devait publier deux ou trois choses assez délicates dans les années 1930, avant de disparaître complètement de la scène littéraire.

22/11/2020, 09:00

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Les Ensablés - À l'ombre de Maurice Genevoix, par Elisabeth Guichard-Roche

Le 6 novembre 2018, le Président de la République était dans la Meuse, aux Eparges, lieu d’une terrible boucherie durant la première guerre mondiale. Recueilli devant la statue de Genevoix, il annonçait son entrée au Panthéon pour le 11 novembre 2020. Il y aura deux panthéonisations : celle du romancier et celle à titre collectif de ceux de quatorze annonçant la Nation combattante.

Depuis 10 années, les Ensablés explorent la littérature du XXème siècle, et il nous est venu l’idée de répertorier les écrivains qui ont connu la Grande Guerre et dont nous avons abordé les œuvres. Cela constitue en quelque sorte notre Monument aux morts, pour ne jamais oublier…

11/11/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Il nous est arrivé d'être jeunes" de François Bott

Une fois de plus, on en revient à cette collection de poche dirigée par Alice Déon, "La petite Vermillon" qui m'enchante depuis plusieurs années. Indifférente à la mode, La Table Ronde ose rééditer des textes qui ne feront certes pas la une des journaux littéraires de plus en plus conformistes, mais ravissent ceux pour qui la littérature est l'affaire de leur vie.

Aujourd'hui, il me faut parler d'un livre qui m'a ravi "Il nous est arrivé d'être jeune" de François Bott.

01/11/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Captain Cap" d'Alphonse Allais

« Jetons par-dessus bord paperasses et registres, et avec les ronds de cuir de ces incapables, faisons des bouées de sauvetage. »
Tel est l’un des principaux points de la profession de foi d’Albert Caperon, dit Captain Cap, candidat aux élections législatives de 1893. « Anti bureaucrate » et anti européen » il se présente comme un aventurier qui a passé « les trois quarts de sa vie sur mer et les deux tiers de son existence sur les terres vierges. »

18/10/2020, 09:00

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Les Ensablés – Ange-Jacques Gabriel (1698-1782) par le comte de Fels

Le temps des vacances s'approche, ou s'éloigne : souvenez-vous, nous avions passé l’été à travers la Provence, en compagnie de Jean-Louis Vaudoyer. Cette fois, nous n’irons pas si loin, à peine pousserons-nous aux limites du département de la Seine-et-Oise ! Car nous sommes en 1927 et Jean-Louis Vaudoyer m’a demandé d’interviewer le comte de Fels, pour sa biographie d’Ange-Jacques Gabriel [1]. Le moyen de refuser ?

04/10/2020, 09:00

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Les Ensablés - L’incertitude amoureuse de René Laporte (1905-1954)

René Laporte est né à Toulouse dans une famille bourgeoise de magistrats et d’universitaires. Il fait des études de droit, mais lance, à dix-neuf ans, une revue bi-mestrielle, Les Cahiers libres, artistiques et littéraires, puis fonde les éditions du même nom qui, entre 1925 et 1934, publieront environ 150 ouvrages.

20/09/2020, 09:00

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Les Ensablés - Chroniques du Lac: “Le vélo” de René Fallet

L’actualité récente a mis le vélo sous les feux de la rampe. La grève des transports de Décembre et Janvier derniers incite des milliers de cyclistes à enfourcher leur bécane pour se rendre au travail, au mépris de la pluie et des frimas hivernaux. Les programmes des candidats aux élections municipales font la part belle au vélo dans les grandes métropoles françaises.

06/09/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Une belle journée" d'Henry Céard (1851-1924)

Avec Henry Céard, nous en aurons fini de parler de ceux que l’on nommait, non sans méchanceté et envie, « la queue » d’Émile Zola, à savoir les écrivains les plus proches du maître naturaliste dans les années 1880, dont deux fort connus (Maupassant et Huysmans), trois autres beaucoup moins (Hennique, Alexis et Céard). C’est Céard que nous abordons aujourd’hui, avec son roman Une belle journée, publié en 1881, un an après la parution du recueil « Soirées de Médan » auquel il avait contribué avec sa nouvelle « La saignée ». Une belle journée qui peut être consulté sur Gallica est un charmant roman, un trésor du naturalisme, un accomplissement en quelque sorte.

23/08/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Mal'Concilio" de Jean-Claude Rogliano, par Denis Gombert

C’est un village corse niché au cœur de la montagne. Un village austère avec son église et ses maisons uniformes toutes en pierres de granit. Il peut y souffler par bourrasque un vent mauvais. Ici les femmes respectent le deuil et sont habillées de noir. On croit autant à la puissance de Dieu qu’aux esprits. Ainsi de Mal’ concilio, l’arbre de la nuit qui se dresse à la sortie du village, près des maisons abandonnées. Cet arbre géant domine le village « cramponné à un versant où rien ne pousse ». Majestueux et effrayant, châtaigner sans âge, il est le seul grand arbre de la province de la Tèvola, région sèche et aride. On dit que le Mal’ concilia est hanté.

09/08/2020, 09:00

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Les Ensablés - “L'homme de choc” de Joseph Peyre (1892-1968)

Joseph Peyré était béarnais. Après des études littéraires où il eut Alain comme professeur de classes préparatoires, il s’essaya au barreau puis à l’administration territoriale. Mais c’est dans le journalisme puis dans l’écriture de romans qu’il trouva sa voie. Ses œuvres sont celles de l’action et de l’énergie allant de l’aventure saharienne à la tauromachie (Sang et Lumières lui valut en 1935 le prix Goncourt et fit l’objet d’une adaptation au cinéma en 1954 avec Daniel Gélin et Zsa Zsa Gabor, dialogues de Michel Audiard) et à la haute montagne (Matterhorn- le nom alémanique du Cervin en 1939).

26/07/2020, 09:00

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Les Ensablés - "L'ordre" de Marcel Arland (1899-1986), par François Ouellet

Après plusieurs mois d'absence, nous retrouvons avec une grande joie notre excellent ami et chroniqueur François Ouellet. Qu'il soit remercié pour sa fidélité à notre équipe.

Il y a des écrivains plus profondément ensablés que Marcel Arland. Pourtant, aujourd’hui, Arland n’est pas tellement plus que l’évocation d’un nom. Il survit tant bien que mal par le souvenir de sa collaboration à La Nouvelle Revue française, dont il a pris la direction avec Jean Paulhan au lendemain de la Seconde Guerre. Chez les libraires, on trouvera, avec un peu de chance, un ou deux titres, comme son premier livre, Terres étrangères, un récit de 1923 réédité dans la collection L’Imaginaire en 1996, ce qui commence à dater ; on trouvera plus facilement sa correspondance avec Paulhan, éditée par Jean-Jacques Didier chez Gallimard en 2000.

12/07/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz – 2e partie

Cet article fait suite à celui du 14 juin sur Eugène Müntz. Après avoir replacé, selon sa méthode, l’activité artistique comme un facteur central de compréhension de la civilisation de la renaissance, tout en se livrant à un examen documentaire des premières années de Raphaël, Eugène Müntz nous accompagne dans le développement du jeune peintre, fraîchement sorti de son apprentissage dans l’atelier du Pérugin pour partir à la conquête de Florence.

28/06/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz (1845-1902) 1ère Partie

Sous son imposante reliure de basane noire, c’est un intimidant in-quarto de plus de sept cent pages ; sur le plat figure un lourd médaillon de cuivre doré légendé Raphael Sanctius, représentant en buste le profil d’un homme jeune, aux cheveux longs, coiffé d’une barrette aux revers élégants.

A l’abri de cette présentation austère, dorment en sûreté, sous les serpentes qui craquent encore sous le doigt, de riches illustrations. Le trésor des notes critiques, le précieux catalogue des œuvres et la substance d’un texte éloquent font à ce livre un fermoir invisible dont seules la curiosité du savant et l’intrépidité de l’érudit possèdent la clef. C’est un livre réservé aux études profondes et au calme des bibliothèques, parlant à voix basse dans le silence des lampes. Le temps venu, on en soulève la lourde couverture comme on pousse la porte d’un ami qu’on ne se savait pas avoir.

14/06/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Un amour platonique" de Paul Alexis (1847-1901)

Découvrir la littérature, c'est dérouler une pelote. En allant d'un auteur lié à un autre, voilà, comment le paysage littéraire se dessine peu à peu... Les Ensablés ont abordé récemment Léon Hennique (à lire ) et son roman étrange Un caractère. Voici maintenant Paul Alexis (1847-1901). Comme Hennique, il fut un fidèle d'Emile Zola et fournit l'une des six nouvelles du recueil des Soirées de Médan (1880).

31/05/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Le soleil des indépendances" de Ahmadou Kourouma

Chers lecteurs, nous sommes heureux d'accueillir à nouveau Henri-Jean Coudy qui, après de longs mois de silence, nous revient avec un nouvel ensablé, Ahmadou Kourouma.

Ahmadou Kourouma, né en 1927, en Afrique Occidentale Française, était Ivoirien même s’il suivit des études secondaires à Bamako, alors grande ville du Soudan français devenue après 1960  la capitale de l’état du Mali. Il aura donc connu les dernières années de la colonisation française puis le début des nouveaux états indépendants.

17/05/2020, 09:00

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Blake et Mortimer, By Jove ! : les 200 meilleures ventes (semaine 46)

Solidement accroché à son rocher, Astérix persiste et signe : 1,12 million d’exemplaires, soit près de 60.000 de plus que la semaine passée… Pas si fou pour l’irréductible Gaulois. Il est suivi par le Goncourt, à 125.000 exemplaires, et Blake et Mortimer, évidemment, qui pour sa première semaine de vente passe joyeusement les 24.000 unités. Enfin, solidarité oblige, le collectif 13 à table 2022 occupe la 4e place des meilleures ventes de la semaine. Juste devant Ken Follett, à 26.000 ventes !

26/11/2021, 10:17

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Vous haïssez vos voisins ? Attendez de voir Ceux d’à côté, de M.T. Edvardsson 

BONNES FEUILLES – À Köpinge, petite localité résidentielle proprette de Suède, tout le monde se connaît, et l’entraide entre voisins fait office de loi. Du moins, en apparence. Car Micke et Bianca Andersson, qui ont quitté Stockholm pour élever leurs deux enfants dans le calme de la petite ville, découvrent rapidement que leur voisinage est loin d’être aussi idyllique que prévu.

 

26/11/2021, 08:00

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Quand il fait triste Bertha chante : Rodney Saint-Éloi, de la mère au fils

« Ce récit est, à mes yeux, l’hommage le plus émouvant rendu à une mère depuis le Livre de ma mère d’Albert Cohen », écrit Alain Mabanckou. Dans ce récit admirablement écrit, l’auteur rend hommage à sa mère, Bertha. Cette grande dame noire à l’énergie et à la générosité exemplaires, « amoureuse de l’amour », vient de mourir. Rodney, son fils aîné, raconte l’enfance bleue au pays natal, leur chemin d’exil, elle à New York, lui à Montréal.

26/11/2021, 07:12

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Patrice Leconte et Vincent Lacoste : la BD fait son cinéma

Fort de ses succès en librairie, Riad Sattouf lance une nouvelle série, dans laquelle il raconte le parcours de Vincent Lacoste, jeune étoile du cinéma français. Au même moment, Joub et Nicoby retracent les aventures cinématographiques atypiques de Patrice Leconte, l'un des rares réalisateurs à être parvenu pendant plusieurs décennies à alterner films à grand succès et projets plus personnels. Ces deux albums BD dévoilent les coulisses des tournages, les complications de production et les joies de la création cinématographique. Des cases qui donnent des envies de salles obscures.

25/11/2021, 16:19

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Asphalte, de Matthieu Zaccagna : courir à perdre la vie ?

BONNES FEUILLES – À 17 ans, Victor fuit un quotidien d’une violence absolue. Sans argent, sans liens, sans but, sans aide de quiconque, il court dans Paris jusqu’à l’anéantissement, la souffrance. Il fera des rencontres, se mettra à l’épreuve, défiera sans cesse la mort pour se réapproprier son corps et son passé. 

25/11/2021, 07:35

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David Lelait-Helo : Je suis la maman du bourreau, Prier Dieu, se vouer au Diable

BONNES FEUILLES – Du haut de ses quatre-vingt-dix ans, Gabrielle de Miremont semblait inatteignable. Figée dans l’austérité de la vieille aristocratie catholique dont elle est l’incarnation. Sa devise : « Ne jamais rien montrer, taire ses émotions. » 

25/11/2021, 07:12

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Un projet inédit de Max Ernst et René Crevel en librairie

Ce 26 novembre, les éditions Prairial publient Monsieur Couteau, mademoiselle Fourchette, la traduction inédite de Mr. Knife Miss Fork, rareté de bibliophile parue en 1931 et vendue, par souscription, à 250 exemplaires. Ce bel ouvrage réunit Max Ernst et René Crevel autour d'un projet surréaliste.

24/11/2021, 16:08

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15 aphorismes insoucieux et désenchantés, par Françoise Sagan

Les éditions Julliard ont sorti en ce mois de novembre un recueil de plus de 230 aphorismes et pensées de Françoise Sagan sélectionnés par son fils, Denis Westhoff. L’occasion d’en faire une petite sélection pour pénétrer son univers désinvolte et mélancolique. Des aphorismes sur l'amour, l'argent, le jeu, la gloire, le bonheur ou encore la mort. Autant de traits d'esprit exprimant sa modernité et sa liberté, comme une approche radicale contre l’esprit de sérieux.

24/11/2021, 14:08

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Lenka Horňáková-Civade : Un regard bleu, quand Rembrandt rencontre Comenius

BONNES FEUILLES – Amsterdam, 1656. Alors que Rembrandt voit ses créanciers vider sa maison, il croise le regard bleu d’un inconnu dans la foule qui immédiatement capte son attention. Cet homme, Comenius, est un philosophe et pédagogue tchèque qui, chassé par la guerre, a été contraint de quitter son pays. La rencontre passionnante, au XVIIe siècle, entre deux génies attachants et modernes.

24/11/2021, 08:05

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David Joy : Nos vies en flammes, plus qu'un combat, une révolte

BONNES FEUILLES – Retraité depuis quelques années du service des forêts, Ray Mathis mène une vie solitaire dans sa ferme des Appalaches. Il attend sans vraiment attendre que son fils Ricky vienne le rejoindre. Mais celui-ci a d’autres préoccupations – se procurer sa dose quotidienne de drogue, par exemple...

24/11/2021, 07:30

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À la découverte de Zahhak, la légende du roi serpent, livre pop-up d'exception

Zahhak, fils du roi de Perse, séduit par le Démon, assassine son père et s’approprie le trône. Constamment menacé et intrigué par deux serpents lovés autour de ses épaules, il se lance dans une conquête dévastatrice et agrandit considérablement son royaume, imposant sa cruauté aux peuples opprimés. Il règne ainsi mille ans, jusqu’à ce qu’un oracle lui prédise sa chute prochaine sous le bras armé du jeune Fereydoun.

23/11/2021, 11:08

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Revenir à toi : Léonor de Récondo, meutrissures et abandon

Magdalena sort tout juste du cabinet de sa dermatologue lorsque son téléphone sonne : un rappel de sa messagerie sur laquelle Adèle, son agente, lui a laissé un message ! Encore engluée dans ses réflexions à propos des soins qu’elle vient de subir et qui sont, pourtant, sans conséquence, elle peine à entendre le sens des mots qu’Adèle a laissé pour elle : la trace de sa mère a enfin été retrouvée ! Après une disparition pendant trente ans. Sans aucune nouvelle. Sans aucune information. Seulement « partie » selon son père et ses grands parents ! Retrouvée !

23/11/2021, 10:38

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Le Syndrome du golem : Mikael Hirsch revisite Frankenstein

BONNES FEUILLES – Bizarrement, c’est moins le golem éponyme, le seul, l’unique, modelé à coups de pouce rageur, et dans une épaisse argile, par le rabbin pragois Judas Lœw Ben Bezalel, qu’évoque le formidable roman de Mikaël Hirsch, que la créature de Frankenstein, colosse couturé et titubant fait de bric charnel et de broc osseux. 

23/11/2021, 08:42

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Johanne : Graciano, sur des traces peu connues de Jeanne d'Arc

BONNES FEUILLES – Le premier roman de Marc Graciano avait failli s’intituler Anarchie dans la montagne. Celui qui nous vient aujourd’hui aurait pu tout autant s’intituler Liberté dans les forêts. Sans cesse déployé, et mûri par un écrivain parvenu à sa plénitude, c’est toujours le même enjeu, et toute la grâce de Graciano : nous soigner de ce qui nous fait souffrir, nous ouvrir à un regard qui comprend le monde, nous redonner une langue qui permet de nommer ce que nous ressentons et pouvons ressentir.

23/11/2021, 08:17

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Ils ont tué Oppenheimer : Virginie Ollagnier raconte le “Doctor Atomic”

BONNES FEUILLES – Un roman intime et politique qui nous plonge au cœur de la guerre froide et dans la pensée complexe du père de la bombe. Robert Oppenheimer aimait les femmes, courser les trains au volant de sa puissante voiture, affronter les tempêtes à la barre de son bateau et galoper sur les chemins du Nouveau-Mexique. Par-dessus tout, il aimait la physique car elle réveillait en lui le philosophe, le poète. 

23/11/2021, 08:00

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Sapiens, tome 2 : la puissance de la fiction

« Sapiens », le brillant essai fleuve de Yuval Noah Harari, ce best seller mondial qui raconte sous un jour nouveau l'histoire de l'Humanité, prend à nouveau d'assaut les tables des librairies dix ans après sa première parution en hébreu, en bande dessinée cette fois. Le deuxième tome, toujours aussi réussi, met en lumière les mécanismes qui ont permis aux homos sapiens de s'établir, de coopérer et, petit à petit, de faire société à grande échelle, notamment grâce au recours à des fictions collectives comme l'argent, les divinités ou les empires. Un récit en cases et en bulles qui, comme l'Homo Sapiens il y a 70000 ans, part à la conquête du monde entier.

22/11/2021, 11:51

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Daft Punk, Pikachu ou Greta Thunberg : le grand retour de Clotaire se déguise

BONNES FEUILLES – Roi incontesté du déguisement en tous genres, Clotaire revient dans une nouvelle édition, pour un défilé de personnages toujours plus surprenants ! Un album, paru originellement chez Autrement jeunesse en 2014, toujours dès 3 ans, mais que l'on retrouvera réédité en janvier prochain.

22/11/2021, 08:40

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Braconniers, d’Alessandro Cinquegrani : “Le chant d’une vie consumée”

Pour cette nouvelle année, les éditions do publiera Braconniers d’Alessandro Cinquegrani, traduit de l’italien par Laura Brignon. Plongé dans une représentation allégorique de l’histoire de l’Italie, le lecteur découvre des personnages tourmentés par la mort de leur fils dans des conditions mystérieuses, qui les laissent dans une souffrance — presque — inexprimable. 

22/11/2021, 08:15

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Le latin ? Un droit pour tous : un vivifiant plaidoyer 

Le latin ? Une langue ancienne, une langue morte, devenue inutile dans notre monde contemporain, diront certains. C’est pour répondre à ces mauvaises langues qui s’égarent dans une vision étriquée du savoir que Marie-Pierre Delaygue-Masson a décidé de prendre la plume. Son court essai intitulé Le latin ? Un droit pour tous ! vient d’être publié par la nouvelle maison d’édition l’autreface créée en 2020.

22/11/2021, 07:30

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Dragon Ball, Astérix et un Goncourt : les 200 meilleures ventes (semaine 45)

La potion magique continue de faire son effet, mais après avoir dépassé le million d’exemplaires en quelques semaines, Astérix et son Griffon perdent un peu leur souffle. Tout en gardant la première place des ventes. Assez logiquement, le Prix Goncourt décerné à Mohamed Mbougar Sarr, permet à son livre, avec 86.595 exemplaires, de prendre la seconde. Et à sa suite, San Goku et ses amis se glissent à la 3e place : le T.15 de Dragon Ball Super affiche 21.770 ventes, star de la semaine.

19/11/2021, 11:33

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Enki Bilal : A l'intérieur de l'artiste

Alors qu’une exposition Picasso, l’étranger s’est installée au Musée de l’histoire de l’immigration depuis le 4 novembre, le maître espagnol fait le même jour l’actualité éditoriale. Les éditions Points ressortent dans leur collection Beaux livres le texte d’Enki Bilal, paru d’abord aux éditions Stock. Connu pour ses BD devenus cultes et son style si particulier, Enki Bilal propose ici une déambulation onirique et nocturne dans le Musée Picasso. Une nuit où l’on croise le maître espagnol, mais également son illustre compatriote qui le précéda, Francisco de Goya, la photographe et compagne du peintre des Demoiselles d’Avignon, Dora Maar, ou encore le Minotaure..

17/11/2021, 09:36

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Rodolphe Tosi, Le voltigeur de la République

C’est un témoignage particulièrement poignant qu’à recueilli notre confrère, le journaliste et critique Jean-Luc Favre Reymond — celui du résistant de la première heure, dénommé Rodolphe Tosi, âgé aujourd’hui de 94 ans passé, et vivant en Savoie. Né en 1926 à Modane en Maurienne, zone frontalière avec l’Italie, il est issu d’une famille d’immigrés italiens, comme beaucoup de ressortissants à cette époque venus chercher un emploi en France. 

16/11/2021, 16:37

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Écriture et sexisme : “Ils n’adopteront jamais une femme auteur à mérite égal”

La collection « Les Plumées », des éditions Talents hauts, destinée à donner une nouvelle vie à des textes d'autrices oubliés ou négligés par l'histoire littéraire, accueille le 25 novembre prochain La femme auteur, roman écrit en 1802 par Félicité de Genlis. Auteure de quelque 140 ouvrages, elle encourage les femmes, dans ce roman, à prendre la plume.

16/11/2021, 15:58

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La nuit tombée sur nos âmes : souvenirs du G8 de Gênes, en 2001 

Été 2001 ! Convergent vers Gênes (Genova, la magnifique cité méditerranéenne aux églises somptueuses, aux ruelles étroites, aux palais magnifiques) des catégories de gens bien différentes...

15/11/2021, 15:47

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La jeune femme au luth, de Vermeer au coeur du thriller de Katharine Weber

Patricia Dolan est, certes, d’origine irlandaise, mais bien américaine depuis l’émigration de sa famille de l’autre côté de l’Atlantique pour tenter d’échapper à la pauvreté qui s’abattait sur les Irlandais avec autant d’assiduité que les pluies venues de l’ouest sur la terre d’Irlande. Pourtant Patricia a quitté son passionnant travail à la bibliothèque de la Frick Collection, célèbre musée d’art de New York, pour un congé sans solde, sans durée prédéfinie et sans explication très claire à son père Pete, pour venir s’installer pour une durée indéterminée dans un cottage isolé, au bord de l’Océan, à quelque distance d’un village irlandais où sa famille perd ses origines.

15/11/2021, 15:11

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Potiki : en Nouvelle-Zélande, mythes et difficiles réalités

Roimata a épousé Henri parce que l’amour les avait déjà unis alors qu’ils n’étaient que des enfants. Il avait accompagné leur enfance jusqu’au jour où Roimata a dû partir pour aller étudier, ailleurs, dans un pensionnat où son père, déjà veuf, juste avant de mourir, l’avait inscrite. Et le jour où elle a pu et décidé de revenir, des années après, elle n’a prévenu personne de son retour, préférant retrouver seule le chemin qui la ramenait vers la maison où elle savait que Henri et sa famille lui feraient bon accueil.

12/11/2021, 15:55

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Chainsaw Man 11 : coup de poing final

Le 11e et dernier tome de la première partie de la série phénomène est là. Préparez vos yeux pour des larmes et des doubles pages flamboyantes, et votre âme pour un déchirement final. L'espace de 192 pages, vous êtes entre les mains de Fujimoto-sensei.

12/11/2021, 15:24

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La Perle : Anne-Margot Ramstein et Matthias Aregui aux somptueuses compositions

Une perle, extraite d'un coquillage immergé aux abords d'une plage exotique, est offerte par un jeune garçon à une petite fille. Amoureusement, celle-ci s'en fait une bague qu'elle tend devant elle, pleine d'admiration avant de la déposer sur une table et d'aller se coucher. Dans la nuit arrive un oiseau qui vole le bijou. La perle passera ainsi de mains en mains pour vivre un véritable périple. 

12/11/2021, 15:09

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Contes et nouvelles de mon pays de Jean-Yves Carlen 

Ces contes et nouvelles proposent une lecture originale et parfois décalée de la région du Rhin supérieur où tout lecteur pourra percevoir à travers ses singularités propres, certains thèmes universels qui façonnent la condition humaine. 

12/11/2021, 13:11

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1 million d'exemplaires pour Astérix : les 200 meilleures ventes (semaine 44)

Une fois de plus, les irréductibles Gaulois monopolisent l’attention : 1,005 million d’exemplaires vendus, avec la première place absolue… S’en suit le prix Goncourt de Mohamed Mbougar Sarr, qui accumule 39.500 ventes. La troisième place revient à Le jeune acteur (T.1) : aventures de Vincent Lacoste au cinéma, de Riad Sattouf (17.146 exemplaires). Et voilà comment tout se déroule…

12/11/2021, 10:24

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La femmes qui a tué des poissons : Clarice Lispector en conteuse

BONNES FEUILLES – Après avoir publié en 2004 La vie intime de Laura suivi du Mystère du lapin pensant, les éditions des femmes-Antoinette Fouque présentent une nouvelle édition de ces deux contes, réunis en un volume auquel viennent s’ajouter deux titres : une nouvelle traduction de La femme qui a tué les poissons (Ramsay, 1990 et Seuil, 1997) et un conte inédit en français et publié pour la première fois, Comme si c’était vrai. Ce recueil est illustré par l’artiste graveuse Julia Chausson. 

10/11/2021, 11:53

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Eden : un monde post-pandémie entre espérances et ravages

Un virus a achevé presque toute la population mondiale — à l’exception de deux enfants et d’un scientifique qui vivent retranchés dans une colonie quasi utopique. Auront-ils à repeupler la Terre, comme de nouveaux Adam et Ève ? Leurs plans infusés de lectures de la Bible sont perturbés par l’arrivée soudaine de représentants armés des Nations Unies. Au-dehors, c’est une humanité plus pécheresse que jamais qui tente de sortir du chaos.

10/11/2021, 10:08

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John Keats : “Ces abstractions qui sont ma seule vie”

Les éditions Poesis ont publié ce 4 novembre John Keats, La Poésie de la terre ne meurt jamais : un recueil d'extraits des correspondances du poète romantique anglais et de choix de poèmes. Une correspondance traduite par Thierry Gillyboeuf, et les poèmes par Cécile A. Holdban. Les éditions dirigées par Frédéric Brun continuent à s'intéresser au romantisme de la fin du XVIIe-début XIXe, après une édition consacrée au poète allemand Novalis, en 2015.

09/11/2021, 11:24

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Visa Transit : fin d'un stupéfiant périple intérieur à travers l'Europe

Avec un troisième tome plus intime et sombre que les deux précédents, Nicolas de Crécy boucle le récit fabuleux de son road-trip de Paris vers les confins de la Turquie, en compagnie de son cousin, en 1986. Plus bestial, plus flamboyant, plus coloré aussi, bref plus personnel encore, ce dernier volet du triptyque met un point final à un magnifique voyage aussi graphique que dépaysant.

08/11/2021, 11:48

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Simon Liberati : Anthologie de ses apparitions (et de ses méditations)

Les Editions Seguier éditent le journal de Simon Liberati. Entre le 14 février et le 27 mai de je ne sais quelle année (le début des années 2010), l’auteur d’Occident livre un quotidien de mondain et de ruminant, de souffrance et de dilettantisme, de journaliste et d’écrivain.

07/11/2021, 08:35

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Astérix, Mortelle Adèle et Guillaume Musso : les 200 meilleures ventes (semaine 43)

Avec 857.360 exemplaires écoulés, l’irréductible et ses amis gaulois prennent la tête de très très loin avec Astérix et le Griffon. Guillaume Musso poursuit son installation dans les meilleures ventes de l’année (229.182 exemplaires pour L'inconnue de la Seine), mais pour l’heure demeure troisième de la semaine, après une certaine Mortelle Adèle et la galaxie des bizarres, aux 36.747 exemplaires. Mais les aventures ne manquent pas dans les hautes sphères des classements, avec, assez nettement, une tendance bande dessinée bien marquée.

05/11/2021, 11:09