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Les Ensablés - Note de voyage de Laurent Jouannaud : La fin de l’homme rouge, Svetlana Alexievitch

Mon cher Hervé, je lis peu de littérature étrangère. Je me le reproche. Il paraît que les traductions sont excellentes et il y a évidemment de grands auteurs étrangers. Ce qui me gêne, c’est de n’être pas en direct avec le texte, un peu comme avec ces sacs et montres qui ressemblent à l’original, mais ne sont pas l’original. Une histoire allemande ou italienne racontée en français ne me semble plus aussi allemande ou italienne. Ce serait comme écouter Yesterday ou La Traviata en français ! Quant à la littérature russe, elle est difficile. Cet été, j’avais commencé Les frères Karamazov et j’ai arrêté au bout de 200 pages (sur 950), me promettant de reprendre un jour. Les personnages se multipliaient et je ne savais toujours pas de quoi veut parler Dostoïevski !

Le 27/03/2016 à 09:00 par Les ensablés

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27/03/2016 à 09:00

Les ensablés

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Par Laurent Jouannaud

Et puis Svetlana Alexievitch a reçu le prix Nobel de littérature en 2015. Née en 1948 en Ukraine, russophone, elle est de nationalité biélorusse depuis la disparition de l’URSS. Ce qu’on en disait dans les médias m’intéressait pour deux raisons : pour comprendre un peu mieux ce qui se passe en Russie, et parce qu’on évoquait un style nouveau, une littérature populaire, une technique de collage. J’ai donc acheté La fin de l’homme rouge pour me faire une idée.  C’est un grand livre. J’ai été pris d’un bout à l’autre des 540 pages.

Ce sont vingt histoires, de 15 à 40 pages, racontées par vingt personnes différentes dont l’auteur nous dit simplement le nom, l’âge, la situation : Timérian Zinatov, ancien combattant, 77 ans ;  Anna Maïa, architecte, 59 ans ; Eléna Iourevna S., troisième secrétaire du comité régional du parti, 49 ans ;  Margarita K., réfugiée arménienne, 41 ans ; Alexandre Laskovitch, soldat, entrepreneur, émigré, 21 puis 30 ans ; Xénia Zolotova, étudiante, 22 ans ; etc. Mais ces hommes et ces femmes parlent de leur mère dévouée, de l’oncle sibérisé, de tel ami qui a dénoncé, de leur enfant qui s’est suicidé, de leur partenaire qui a fichu le camp, si bien que le nombre de personnages est démultiplié. Ce sont des voix entendues dans la rue ou dans les cuisines en buvant le thé, et prises sur le vif par Svetlana Alexievitch.

Ces personnes parlent d’abord de « l’amour, de la jalousie, de l’enfance, de la vieillesse, de la musique, des danses, des coupes de cheveux. » Et forcément, elles parlent du passé et du présent d’un pays qui s’est appelé Russie pendant des siècles, puis URSS pendant 70 ans, et de nouveau Russie depuis 1991. Les voix parlent sans être interrompues, sans questions intermédiaires. Elles disent alors des choses contradictoires. Certains regrettent le régime soviétique, certains le dénoncent. Certains parlent avec nostalgie de Staline, d’autres le décrivent en dictateur impitoyable. Certains, malgré la terreur, étaient heureux parce que la Russie avait gagné la guerre et qu’il y avait un idéal. D’autres sont heureux que capitalisme et liberté soient advenus. « Je suis allé sur la tombe de Staline, il y avait des montagnes de fleurs. Des œillets rouges. », « Je n’ai aucune envie de revenir au soviétisme. Le passé ne m’attire pas du tout. », « Moi, je voudrais revenir en arrière. », « La Russie ne peut pas vivre sans le Christ. », « La Russie n’a pas besoin d’une démocratie, elle a besoin d’une monarchie. D’un tsar fort et juste. », « Vous connaissez l’histoire drôle la plus courte qui soit : Poutine est un démocrate. », « C’est Dieu qui nous a envoyé Poutine. » L’auteur s’efface derrière ces voix, elle ne prend pas la parole, elle ne commente même pas.

Est-elle journaliste ? Un journaliste ferait un choix. Il y a des journalistes indépendants, mais pas de journalistes neutres. Un journaliste ne reproduirait pas certaines assertions qui ne sont pas vérifiées : « Au travail, j’ai une amie ukrainienne qui a entendu raconter ça. Dans leur village, une mère a tué un de ses enfants à coup de hache, pour le faire cuire et le donner à manger aux autres. Son propre enfant. » (p. 121) Il ne garderait pas ce témoignage de seconde main où quelqu’un raconte ce que lui a raconté une réfugiée : « Que s’est-il passé chez toi ? -Notre maison a été saccagée.-  Et tes parents ? - Ils ont emmené maman dans la cour, ils l’ont mise toute nue et ils l’ont brûlée vive. Ils ont obligé ma sœur enceinte à danser autour du feu…Et quand ils l’ont tuée elle, ils ont sorti le bébé de son ventre avec des barres de fer. -Tais-toi ! Tais-toi ! - Papa, lui, ils l’ont découpé à la hache. » (p. 361) Vrai, faux, partiellement vrai, fantasmé ? Svetlana Alexievitch a dû se poser la question, mais elle transcrit ce qu’on lui raconte. Elle cherche autre chose que l’exactitude et la véracité des faits. Elle n’enquête pas.

Elle n’est pas sociologue non plus. Pierre Bourdieu et Nathalie Heinich, sociologues, utilisent des témoignages individuels enregistrés et reproduits, ce qu’on appelle des récits de vie. Ce sont des documents qui forment un corpus que le sociologue dépouille, analyse. A la fin, il y a des déductions, des conclusions, des classements. Mais Svetlana Alexievitch ne tire aucune conclusion, ne fait aucun bilan, ne propose aucun pronostic. Ces cas restent bruts.

Ni historienne non plus. Un historien ne s’intéresse pas aux individus, sauf aux grands. Les individus restent anonymes, ils forment la masse humaine qui fait chiffre : 140 000 morts à Hiroshima, 800 000 rapatriés d’Algérie, trois millions de chômeurs, ou cinq, ou dix. Svetlana Alexievitch s’occupe de l’être humain unité par unité, l’être qui sent, souffre, pleure. « L’histoire ne s’intéresse qu’aux faits ; les émotions, elles, restent toujours en marge. Ce n’est pas l’usage de les laisser entrer dans l’histoire. Moi, je regarde le monde avec les yeux d’une littéraire et non d’une historienne. Je suis étonnée par l’être humain. » (p. 22)

 Elle est donc écrivain. Mais quel livre ! Le plus curieux, le plus fort même, c’est qu’elle n’a rédigé qu’une vingtaine de ces pages, soit l’introduction et quelques rares précisions ou explications au cours du texte. Cet écrivain n’a pas écrit le livre qu’elle signe. Qui l’a composé alors ?  « Je note des récits », dit elle. Elle enregistre au magnétophone des gens qui lui racontent leur vie.

Certains n’ont aucun témoignage extraordinaire à fournir : ils parlent de leur vie banale en Russie et des événements. Ils témoignent qu’ils ont vécu. Certains parlent après avoir dit qu’ils ne parleraient pas. Et quand une personne parle, les autres l’écoutent et se mettent elles aussi à parler. Parler, être entendu. Nous voulons tous parler. Ce besoin est au cœur de l’homme, dit le philosophe Paul Ricœur : nous voulons tous faire une histoire de notre vie, l’identité humaine est narrative. Ce besoin est exacerbé dans le monde moderne où tout est spectacle, où tout est médiatisé. Nous sommes envahis par les sons et les images, mais il n’y a pas de place pour tout le monde sur les ondes et sur les écrans. On y entend toujours les mêmes. Qui nous écouterait raconter notre vie ? Personne. Pas plus en Russie qu’à Paris. Pas plus un étranger que les êtres avec qui nous vivons.

Svetlana Alexievitch donne la parole à ces personnes qu’on n’entend pas : « Flaubert a dit de lui-même qu'il était un homme-plume. Moi, je peux dire que je suis une femme-oreille. Quand je marche dans la rue et que je surprends des mots, des phrases, des exclamations, je me dis toujours : combien de romans qui disparaissent sans laisser de traces ! Qui disparaissent dans le temps. Dans les ténèbres. »[1]  Une des femmes interrogées déclare que « chaque destin est une histoire digne de Hollywood ». Un sujet rêvé pour un film. » (p. 509). Non, pas Hollywood, évidemment, mais un film à la Carné, à la Philippe Lioret (Welcome), à la Stéphane Brizé (La loi du marché). Longtemps, les écrivains ont parlé à notre place. Longtemps, nos élus ont parlé en notre nom. Aujourd’hui, les médias nous traitent en figurants. Svetlana Alexievitch, elle, essaie d’écrire sous notre dictée.

Les petites voix, en général inaudibles, ont envie elles aussi de pépier. « Que de fois j’ai eu envie de tout raconter à quelqu’un. » (p. 277), « Merci de ne pas avoir peur de moi. Merci de ne pas détourner les yeux comme les autres. De m’écouter. » (p. 292), « Tout le monde a envie de parler en ce moment, mais personne n’écoute personne. » (p. 320), « Vous me croyez, vous ? - Oui, je vous crois…ai-je dit. Et nous pleurons toutes les deux. » (p. 371), « Nous aimons, nous souffrons. Seulement, cela n’intéresse personne, on n’écrit pas de livres sur nous. Nous sommes une foule, une masse. Personne ne m’a jamais posé de questions sur ma vie, c’est pour cela que je suis si bavarde avec vous. » ( p. 414) Svetlana Alexievitch se fait le truchement des autres. Elle écoute et transcrit. Elle ne juge pas, elle ne corrige pas, elle n’interprète pas. Pas de politiquement correct ou incorrect.

Il n’est pas si facile de faire parler les gens, les faire vraiment parler. Il y faut des qualités humaines particulières, celles qui font les grands écrivains : la conviction que chacun a droit à la parole, le sentiment de l’égalité de tous devant le drame de la vie. C’est un don rare que d’écouter. Comme le dit une des voix : « Personne ne comprend le malheur d’autrui, il est déjà difficile de comprendre le sien. » (p. 481)

Ce livre n’est pas une symphonie : c’est la fosse d’orchestre avant le concert. Des notes, des sons, des bouts de texte qui vont dans tous les sens, des cris, des bruits. C’est une terrible cacophonie. « J’écris, je ramasse brin par brin, miette par miette. » Nos éditeurs parisiens auraient dit à Svetlana Alexievitch : « Dommage que ce ne soit pas un roman ! Faites-en un ! » Ils lui auraient demandé de choisir parmi les dizaines de récits qu’elle brasse. Ils lui auraient conseillé de se concentrer sur quelques personnages, de dresser un décor, de mettre en chair, de faire de vrais dialogues au lieu de ces monologues qui font quinze pages. Ils lui auraient suggéré de supprimer certaines scènes atroces, d’éviter les digressions, de développer quelques beaux moments, de trouver une conclusion qui laisse place à l’avenir.

Svetlana Alexievitch aurait pu aussi bien composer un bon recueil de nouvelles, de petits bijoux réalistes, avec leur pointe finale saignante. Il y aurait l’histoire de cette femme qui tombe amoureuse d’un bel assassin interné en Sibérie, l’histoire de ce maréchal qui a été exécuté ou qui s’est suicidé, l’histoire de cette jeune milicienne exécutée par la Milice parce qu’elle a vu ce qu’elle ne devait pas voir, l’histoire de cette femme qui se marie pour un appartement et qui se le fait voler, l’histoire de ce vétéran brisé psychiquement par la guerre et mimant les combats devant son fils. Et pourquoi pas un remake de Roméo et Juliette qui mettrait en scène l’amour impossible de Margarita (arménienne chrétienne) et Albufaz (musulman) ?

Svetlana Alexievitch refuse la littérature préfabriquée. Grande lectrice, elle doit pourtant savoir comment on construit un roman ! Elle a préféré nous montrer des blocs de pierre, des murs en construction, des tuyaux arrachés, des sacs éventrés, un tas de briques. Un chantier. La vie en chantier. La cacophonie des existences. Pourquoi ce  choix d’écrire sans peigner le texte et faire joli ? Qu’y gagne le lecteur ?

Le bilan politique ou historique auquel l’auteur ne se risque pas correspond peut-être à la difficulté ou l’impossibilité de savoir ce que sont les choses humaines. Il n’y a pas de vérité, il n’y a pas d’unité, il n’y a pas de solution à portée de main. Les jugements et les expériences sont contradictoires. Les témoins sont des victimes ou des profiteurs, ou les deux. Qui pourrait se prétendre neutre ? Pas Svetlana Alexievitch qui se dit elle-même « complice » du passé. Il semble qu’il n’y ait pas de dénominateur éthique commun en Russie. La souffrance humaine était inhumaine sous Staline, elle l’est encore sous Poutine. Ces 540 pages, ni roman, ni récit, ni théâtre, m’incitent à la prudence, à la retenue, à la réflexion, à la méfiance devant tout récit et toute image officiels. Comment juger ? Qui condamner ? La vie n’est-elle pas inextricable ? Ici même, en France, y a-t-il encore un dénominateur éthique commun ? Lequel ?

La vie, le réel, il n’est pas besoin de les inventer, de les imaginer. Un écrivain n’a pas à se casser la tête pour trouver un sujet. Les sujets de roman sont dans la parole de ceux qui sont vivants, aujourd’hui, ici, semble dire Svetlana Alexievitch. Elle ne veut pas écrire leur histoire sans eux. Elle veut écrire sous la dictée non de la Muse, mais de ses compatriotes. Bref, l’artiste ne vivrait pas plus que les autres, il n’aurait pas plus de sensibilité. Et tout le monde vit donc un roman sans le savoir, comme Monsieur Jourdain. L’artiste est alors inutile puisque nous le sommes tous. Allons plus loin : l’art est inutile, si chaque vie est un roman que chacun peut enfin raconter autour de lui. Parole directe, vérité toute nue, images prises sur le vif, les voix du peuple contre la voix des maîtres ! Mais attention, l’art brut est un choix esthétique. Pourquoi ce choix serait-il le seul bon ?

D’ailleurs, je ne suis pas naïf : l’art brut n’existe pas, il y a toujours de la mise en scène. Les voix que nous fait entendre l’auteur sont préférées à des dizaines d’autres. La parole libre, la discussion à bâtons rompus, le bavardage autour de la conviviale tasse de thé charrient certainement plus de scories que de perles. Les paroles fortes, vraies, originales, sont rares, l’auteur le sait : « Je n’ai pas pensé tout de suite à allumer mon magnétophone afin de saisir le moment que je guette toujours dans toutes les conversations, publiques ou privées, celui où la vie, la vie toute simple, se transforme en littérature. Mais il arrive que je manque de vigilance, or « un morceau de littérature », comme j’appelle ça, peut surgir n’importe où, et parfois dans les endroits les plus inattendus. » (p. 438)

Svetlana Alexievitch a certainement gommé les répétitions et les bégaiements. Elle a dû raccorder les paroles, les coudre ensemble et couper bien des digressions. La langue écrite que je lis est correcte, construite, ponctuée, corrigée. Enfin, Svetlana Alexievitch signe de son nom. Et c’est bien elle qui a reçu le prix Nobel de littérature en 2015, et pas ceux dont elle se fait le truchement, même si elle leur rend hommage : « Je ne suis pas toute seule sur cette tribune... Je suis entourée de voix, des centaines de voix, elles sont toujours avec moi. »

Comment écrire ? Qu’est ce qu’un écrivain ? A qui, à quoi sert-il ? De l’art, pour quoi faire ? Svetlana Alexievitch me pose ces questions avec la modestie, la sensibilité et l’acuité de ceux qui en ont vu. J’éprouve une grande admiration pour cette femme qui a traversé la Russie avec son magnétophone. J’imagine ses difficultés, les pressions quand elle écrit sur la guerre en Afghanistan ou sur Tchernobyl, la solitude, la peur, le découragement, la vie quotidienne des plus modeste, les livres qui ne se vendent pas, les rares soutiens et ses propres doutes sur son œuvre. Et je me demande ce qu’une Svetlana Alexievitch française rapporterait de sa pêche aux voix, pas les voix de l’urne, les voix du cœur.

P.-S. :

 Cher Hervé, chers lecteurs, tout occupé de cuisine littéraire, je n’ai guère parlé de la Russie actuelle et de la disparition de Homosovieticus qui sont le sujet du livre. Tant pis ! Une autre fois ! Cette réflexion désabusée cependant : « En cinq ans, tout peut changer en Russie, et en deux cents ans, rien du tout. » (p. 504).


[1] Discours de réception du prix Nobel de littérature. Ce discours est sur internet. Taper Alexievitch+ discours réception prix Nobel.

Par Les ensablés
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Dans la fosse commune de l’oubli, Georges Hyvernaud n’a non seulement rien fait pour l’éviter - en ne publiant que deux livres de son vivant - mais y a sauté à pieds joints. La Peau et les os (1949), court mais édifiant récit de sa captivité pendant la seconde guerre mondiale, puis Le Wagon à Vaches (1953), roman implacable de l’impossible réadaptation à une vie dite normale, prouvent que l’écrivain avait pris le parti non négociable d’une vérité humaine très difficile à vendre. Par Nicolas ACKER.

08/06/2025, 19:15

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Les Ensablés - Planète sans visa, de Jean Malaquais

Né en 1908 à Varsovie, Vladimir Malacki - devenu par la suite Jean Malaquais  (1908-1998) - quitta la Pologne à l'âge de 18 ans pour venir vivre en France. Mobilisé en 1939, il fut fait prisonnier, puis parvint à s'évader. Juif et apatride, il partagea alors l'existence précaire de nombre de personnes réfugiées à Marseille dans l'espoir d'obtenir un visa. Grâce à l'aide de son ami Gide, il obtint ce précieux sésame et gagna les Etats-Unis où il vécut plusieurs années, enseignant la littérature. Malaquais n'a publié que trois romans : « Les Javanais » (prix Renaudot 1939),  « Le Gaffeur » (publié en 1953), tous deux objets de précédents articles et  « Planète sans visa », grand roman de la France sous l'occupation, publié en 1947 et qu'il remania jusqu'à ses derniers jours. Ce roman de plus de 500 pages a été réédité en 1999 après sa mort.

25/05/2025, 09:41

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Les Ensablés - La Saint-Michel et le Pont Euxin d'Anne Lacroix, par François Ouellet

Anne Lacroix (1897-1982) n’aurait publié qu’un seul roman, La Saint-Michel et le Pont-Euxin chez Grasset en janvier 1933. À cette date, elle a déjà commencé un deuxième roman, Rézle (et même annoncé un troisième titre, Les Bergers d’Arcadie), soumis en décembre de la fin de cette même année pour le Prix du roman du Temps ; les quelques voix qu’elle récolte seront insuffisantes pour qu’elle obtienne ce prix qui consiste dans la publication du roman dans les pages du quotidien. Mais, cinq ans plus tard, en mars 1938, Rézle paraîtra en feuilleton dans Le Temps. Il ne semble pas que la carrière d’Anne Lacroix ait connu d’autres développements. Par François Ouellet.

11/05/2025, 09:00

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Les Ensablés - L'Impassible de Frédéric Berthet (1954-2003)

Lorsque la critique d’un livre est aussi intéressante, voire plus, que le livre dont elle parle, lorsqu’on se régale de son style, de son ironie, de sa drôlerie, et si transparaît à travers ses mots l’originalité de l’homme lui-même, alors on peut se dire qu’elle est elle-même œuvre littéraire, et que son auteur est un sacré bonhomme. Voilà la réflexion que je me suis faite après la lecture de ce recueil d’articles de Frédéric Berthet, récemment paru chez La Table Ronde sous le titre L’Impassible. Par Hervé BEL

27/04/2025, 09:00

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Les Ensablés - Happe-Chair de Camille Lemonnier (1844-1913)

Happe-Chair, un titre qui a tout de suite attiré mon attention. Je me trouvais alors dans une des dernières librairies anciennes de la rue Saint-Sulpice (pour combien de temps encore sera-t-elle là ?), dans la bonne odeur des vieux livres, lorsque je suis tombé sur la réédition de 1908 de ce roman de Camille Lemonnier publié une première fois en 1886 chez Kiestmaeckers…  par Hervé Bel. 

13/04/2025, 12:28

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Les Ensablés - Jacques Rivière, Sentiments et critique

À l’occasion du centenaire de sa mort, la collection Bouquins consacre un volume à Jacques Rivière, critique et essayiste, véritable cheville ouvrière de la Nouvelle revue française dont il assura la direction durant plus de 10 ans. Mort prématurément en 1925 à l’âge de 39 ans, celui qui fut à la fois le grand ami et le beau-frère d’Alain Fournier, l’auteur du Grand Meaulnes, révèle par la quantité d’articles qu’il donna à la revue une perspicacité critique étonnante. Sensuelle et inspirée. Par Denis Gombert

30/03/2025, 09:00

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Les Ensablés - Lire sous l'occupation de Jacques Cantier

Le monde des livres sous l’Occupation a déjà été étudié par l’historien Jacques Cantier qui s’était intéressé à la trajectoire de l’une des figures maudites des lettres françaises avec sa biographie de Pierre Drieu La Rochelle (Perrin, 2011). Cette fois, avec Lire sous l’Occupation, publié en 2019 et en poche en 2024 aux Éditions CNRS, il nous présente un panorama global de la lecture entre 1939 et 1945. , par Nicolas Acker.

16/03/2025, 16:50

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Les Ensablés - La femme qui boit de Colette Andris, par Marie Coat

En mars 2023, Gallimard publiait dans sa collection L’imaginaire un grand succès de son catalogue paru en 1929, réédité à huit reprises puis repris en 1934 dans sa collection de poche : La femme qui boit », première oeuvre d’une jeune femme de 29 ans, Pauline Toutey. Par Marie  Coat

02/03/2025, 19:56

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Les Ensablés - Le gaffeur de Jean Malaquais

Né en 1908 à Varsovie, Vladimir Malacki - devenu par la suite Jean Malaquais - quitta la Pologne  à l'âge de 18 ans pour venir vivre en France. Cette période de sa vie fut marquée par une grande précarité et  par la volonté farouche de vivre de sa plume. Mobilisé en 1939 puis fait prisonnier, il s'évada et émigra vers le continent américain. Par Isabelle Luciat

16/02/2025, 10:09

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Les Ensablés - Le Boucher des Hurlus de Jean Meckert

Jean Meckert (alias Jean Amila, 1910-1995) est mort il y a trente ans… Pas tout à fait mort, car ses romans ont continué d’être réédités et nous n’avons pas manqué d'en parler dans nos colonnes (1). Cette fois, c’est la courageuse Ronces éditions (2) qui republie Le boucher des hurlus paru chez Gallimard en 1982 et signé du nom Jean Amila qu’il avait adopté pour ses romans publiés dans la Série Noire. Par Hervé BEL

02/02/2025, 19:38

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Les Ensablés - L'inconstante de Marie de Régnier

Fille de José Marie de Heredia, épouse du poète Henri de Régnier, Marie de Régnier n’eût peut-être d’autre choix que de devenir une femme de lettres. Mais en adoptant un nom d’homme tout de même, société corsetée oblige ! C’est ainsi que Marie de Régnier entama très tôt une carrière littéraire au confluent de deux siècles, à la période de la Belle Epoque, sous le nom de de Gérard d’Houville, puis de Gérardine (la renommée de Caroline Rémy, dite Séverine, étant peut-être passée par là). Par Denis Gombert.

19/01/2025, 09:00

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Les Ensablés - Autour des trônes que j’ai vus tomber (1921), de la princesse Louise de Belgique

L’Avenue Louise est l’une des plus importantes artères de Bruxelles. On oublie souvent qu’elle fut dédiée à la princesse Louise (1858-1924), fille aînée de Léopold II, le roi bâtisseur qui rénova la ville. Et l’on a tout autant perdu le souvenir de l’histoire rocambolesque et tragique de sa déchéance au sein des cours européennes de son temps... Ces mémoires romancés offrent au lecteur les confessions rares d’une princesse égarée par le destin. Par Louis Morès.

05/01/2025, 09:00

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Les Ensablés - Mes amis d'Emmanuel Bove, centenaire d'un chef-d'oeuvre

On ne pouvait pas laisser s’achever cette année 2024 sans célébrer les cent ans d’un des chefs-d’œuvre romanesques du XXe siècle. Des chefs-d’œuvre, la littérature française en a produit son lot, et les centenaires à venir ne manqueront pas : en 2026, ce sera Les Faux-monnayeurs, en 2032, Voyage au bout de la nuit, en 2038, La Nausée, etc. Mais les auteurs ensablés aussi ont leurs grands et petits chefs-d’œuvre, dont certains ont été chroniqués ici même : L’Enfant à la balustrade, Les Javanais, par exemple. Et maintenant Mes Amis d’Emmanuel Bove : avis à ceux qui ne l’auraient pas encore lu. Par François Ouellet.

15/12/2024, 16:14

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Les Ensablés - Le Poil de la bête de René-Jean Clot

Un peu avant l'excellent Elisabeth que nous avons chroniqué , les éditions Le Passeur avaient réédité en 2023 le roman Le poil de la bête  de René-Jean Clot (1913-1997). Une fois de plus, soyons reconnaissants à cet éditeur d’oser ainsi remettre au goût du jour des auteurs injustement oubliés. René-Jean Clot l’est inexplicablement. Par Hervé Bel

01/12/2024, 09:00

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Les Ensablés - Jabadao (1951) de Anne de Tourville

Lorsqu’il y a tout juste vingt ans, Anne de Tourville  (1910-2004) décéda à 94 ans, elle était bien oubliée du monde littéraire et l’est encore à ce jour. Elle avait pourtant remporté le Prix Femina en 1951 avec son roman «Jabadao» devançant entre autres, dès le deuxième tour, Louise de Vilmorin et Michel de Saint Pierre. Par Marie Coat

11/11/2024, 09:40

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Les Ensablés - L'invitation chez les Stirl, de Paul Gadenne

La vie de Paul Gadenne (1907-1956) a été marquée par l'épreuve de la maladie qui le contraint à abandonner une prometteuse carrière de professeur de lettres classiques et à séjourner périodiquement au sanatorium de Praz-Coutant, en Savoie (cadre de son premier roman « Siloé », objet d'un précédent article). Paul Gadenne termina ses jours à Cambo-Les-Bains, station thermale du pays basque reconvertie dans les années 30 en centre de cure pour les tuberculeux. Par Isabelle Luciat.

27/10/2024, 09:00

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Camargue : 20 Belles Balades, un voyage entre flamants roses, rizières et chevaux blancs

Entre le Rhône et la Méditerranée s’étend un monde à part : la Camargue, terre de contrastes et de lumière, façonnée par la rencontre du fleuve et de la mer. Dans ce guide collectif, à paraître le 16 avril, l’eau salée et l’eau douce s’affrontent et s’épousent, dessinant un paysage vivant où se mêlent lagunes, sansouires, marais et dunes mouvantes.

10/04/2026, 17:00

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Loire Anjou Touraine : 20 Belles Balades, un guide illustré pour découvrir la Loire pas à pas

Entre Tours, Saumur et Chinon, le Val de Loire dévoile ses plus beaux visages : coteaux baignés de lumière, villages troglodytiques, forêts profondes, prairies humides et châteaux majestueux. À travers ce guide collectif, à paraître le 16 avril, le lecteur est invité à explorer toute la richesse de ces paysages.

10/04/2026, 16:30

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Valérie Perrin numéro 1 des ventes : son roman Tata surclasse tout le monde

Personne ne demandera à Tata pourquoi elle tousse, parce que Tata ne tousse pas. En revanche, Valérie Perrin débarque à la toute première place avec 18.764 ventes de son roman (Livre de Poche) dans le classement Edistat. Sur cette semaine 14 (30 mars - 5 avril), les best-sellers poussent de leurs bras musclés l’Américaine Freida McFadden hors du top 10… mais l’Amérique n’a pas dit son dernier mot. 

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10/04/2026, 13:00

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Calanques : 21 Belles Balades, une immersion dans un territoire sauvage et fragile

Entre mer et garrigue, le grand spectacle du vivant, ce guide collectif invite à arpenter 21 balades exceptionnelles, du sommet du mont Puget aux sentiers de Morgiou, de Sugiton ou d’En-Vau, pour découvrir un territoire à la beauté brute et fragile. À paraître le 16 avril.

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Baie de Somme : 20 Belles Balades invite à explorer un joyau naturel entre terre et mer

Entre terre, ciel et mer, un joyau naturel à découvrir pas à pas. À travers ce guide collectif à paraître le 16 avril, la baie de Somme, vaste amphithéâtre de lumière et d’eau, s’offre ici comme jamais.

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“La littérature, c’est l’univers” : un livre dans la vie de Primo Levi

Le nouveau livre de Fabrice Gaignault est un chef-d’œuvre. Un livre raconte le livre de Roger Vercel Remorques qui a accompagné Primo Levi au camp d’Auschwitz. Chez Gaignault qui a un très bel itinéraire d’écrivian, on sent et on sait un amour intarissable des mots et de la littérature : et c’est ce que Un livre ne cesse de confirmer au travers du prisme des figures de Levi et de Vercel.   

10/04/2026, 09:54

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Pays Basque : 22 Belles Balades, un voyage entre océan Atlantique et sommets basques

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Autour de Lille : 20 Belles Balades révèle une nature insoupçonnée aux portes de la ville

Qui aurait cru que, tout autour de Lille, la nature reprenait si bien ses droits ? Derrière les terrils, les zones industrielles ou les champs de houblon, se cachent des forêts profondes, des marais foisonnants, des bocages bruissants de vie et des prairies où s’ébattent chevreuils, putois ou hérons cendrés. Un guide disponible à partir du 16 avril.

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Vraiment le plus beau métier du monde ? Ce n’est pas rien d’être prof...

« Il y a deux genres de profs, les profs à sacoches à bout de bras et les profs à sacoches sous le bras, ce ne sont pas les mêmes. Et puis : une invasion de profs avec des sacs à dos. » Dominique Fabre brosse le portrait de l’Éducation nationale à travers des histoires de profs, d’élèves, de parents d’élèves, de proviseurs et d’inspecteurs d’académie comme on passerait des diapos au retour de vacances. 

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Arrière-pays niçois : 20 Belles Balades, un guide pour découvrir les merveilles cachées autour de Nice

Entre mer et montagnes, l’arrière-pays niçois dévoile une nature à couper le souffle, sauvage et multiple. Ici, les gorges succèdent aux forêts profondes, les crêtes s’élèvent au-dessus des vallées d’oliviers, et les senteurs du maquis se mêlent à l’air vif des Alpes. Publication annoncée pour le 16 avril.

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Corse : 40 Belles Balades, le livre qui transforme chaque balade en exploration

Entre mer et montagne, la Corse concentre à elle seule une richesse naturelle et humaine sans égale. Des aiguilles de Bavella aux criques secrètes du Cap, des forêts de chênes verts du Niolu aux étangs miroitants de Biguglia, chaque sentier raconte une île à la fois farouche et accueillante, sauvage et raffinée, où chaque pas devient une découverte. Disponible dès le 16 avril.

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Blois-Chambord : 20 Belles Balades, la Loire comme vous ne l’avez jamais parcourue

Au cœur du Val de Loire, classé au Patrimoine mondial de l’UNESCO, le territoire de Blois-Chambord réunit tout ce qui fait la magie ligérienne : la lumière sur le fleuve, la majesté des châteaux, la quiétude des forêts et la richesse d’une faune omniprésente. Ici, l’eau, la pierre et le vent s’unissent pour dessiner des paysages d’une beauté intemporelle.

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Hautes-Pyrénées : 20 Belles Balades, un guide pour découvrir les trésors du massif

Des vallées verdoyantes du piémont jusqu’aux cirques vertigineux de Gavarnie, les Hautes-Pyrénées offrent un condensé de nature sauvage et de beauté pure. Entre torrents, forêts et lacs d’altitude, ce guide collectif vous invite à parcourir l’un des plus beaux territoires de montagne d’Europe. Parution prévue le 16 avril 2026.

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Hélène Vecchiali : faut-il vraiment “déconstruire” les hommes ?

Et si la « déconstruction des hommes » n'était pas la solution... mais le symptôme d'un immense malentendu ? Voici la thèse d'Hélène Vecchiali, dans un ouvrage paru aux éditions Trédaniel.

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Atlas culotté de la France : le livre qui revisite la France avec humour et curiosité

Voici un atlas… qui n’en fait qu’à sa tête. L’Atlas culotté de la France est un grand voyage sans GPS ni langue de bois : 500 et quelques pages pour voir le pays tel qu’on le vit, le cuisine et le raconte. Un guide impertinent « pour ceux qui ont tout à (re)voir », avec des cartes qui claquent, des trouvailles et des piques bien senties. En librairie à partir du 16 avril.

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Autour de Lyon : 20 Belles Balades, un guide illustré pour s’évader à quelques kilomètres de Lyon

Et si la nature la plus sauvage se cachait aux portes de la ville ? Cet ouvrage collectif entraîne le promeneur, à quelques kilomètres de la presqu’île, dans un monde insoupçonné de vallées secrètes, de coteaux couverts de vignes, de forêts profondes, de marais paisibles et de sommets aux panoramas grandioses. À découvrir en librairie le 16 avril.

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Bretagne Nord : 25 Belles Balades, un livre pour marcher entre falaises, caps et landes

En Bretagne, rien n’est jamais tout à fait fixe : la terre se fond dans la mer, la lande devient tourbière, le granit se couvre d’ajoncs et de bruyères. Cet ouvrage collectif entraîne le lecteur dans un monde de nuances, où les frontières s’effacent et où chaque sentier ouvre une fenêtre sur l’infini. Le livre paraîtra le 16 avril.

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Vieillir sans s’effacer : Erri De Luca fait de la vieillesse un dernier territoire à conquérir

Ni manuel de sagesse ni variation mélancolique sur le temps qui passe, L’âge expérimental examine la vieillesse comme une terre neuve. Erri De Luca y interroge le corps, la mémoire, la liberté et l’amour, tandis qu’Inès de la Fressange introduit la question du style et du regard social. Un livre sec, dense, qui refuse le déclin et cherche dans l’âge avancé une dernière conquête.

09/04/2026, 11:56

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Le parcours d’un jeune migrant jusqu’à Paris

18 décembre, 14 heures, l’arrivée Porte Maillot. Désiré, clandestin venu du Burkina Faso, foule enfin le pavé parisien. Il lui reste dix kilomètres pour rallier Pantin où l’attend son cousin. C’est la dernière étape de son odyssée, une délivrance doublée d’une heureuse surprise : il neige. Chemin faisant, les émotions s’entrecroisent.

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Quelqu’un vit chez elle sans qu’elle le sache

À Liverpool, Anaïs Berg est professeure d’université et spécialiste reconnue des Beatles. Dans une belle maison victorienne, elle mène avec Joe une vie si sereine qu’elle en oublierait presque un passé qu’elle préfère taire. Tout bascule lorsqu’elle aperçoit, dans une foule, une silhouette qui ravive brutalement de vieux souvenirs.

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Reines carolingiennes

08/04/2026, 18:14

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Que peut encore l’écriture face à la barbarie ? Le cri de Jacqueline Merville

Au cœur de ce nouveau texte, une question traverse l’ensemble du récit : que peut encore l’écriture dans un monde en ruine ? Jeanne, hantée par les voix de son passé et marquée par le traumatisme d’un viol collectif, évolue dans un univers dominé par la violence contemporaine - guerres, massacres, indifférence généralisée. 

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Mademoisellemoncœur, une belle histoire contemporaine du livre et du désir

Pour bon nombre d’éditeurs, elle est devenue un nom qui compte. Pour ses abonnés, une voix familière. Pour le monde du livre, un symptôme de notre époque. Sur Instagram, Estelle Derouen, mieux connue sous le pseudonyme mademoisellemoncoeur, s’est imposée comme l’une des influenceuses littéraires francophones les plus suivies et les plus prescriptrices de ces dernières années.

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Devenir soi de Nicky Doll : l'autobiographie queer qui dépasse le drag

Avec Devenir soi, Nicky Doll retrace un parcours d’émancipation où l’enfance, l’exil, la honte sociale, la scène drag et la conquête d’une voix propre s’enchaînent sans folklore inutile. Entre récit personnel, réflexion sur les normes et adresse à la jeunesse queer, le livre montre comment une identité se construit par déplacements, chocs, essais et reprises de pouvoir sur soi.

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Quand un carnage à Paris mène au coeur de mafia russe, en Sibérie

Jeff Pasques crée la surprise avec ce polar rythmé qui emmène le lecteur et le commandant Delestran au fin fond de la Sibérie, chez les eunuques scoptes !

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Dans Fearful, Lauren Roberts (trad. Marie Demay) déplace son univers en une zone plus sombre et mélancolique. En donnant la parole à une Mort ironique, solitaire et curieuse des vivants, elle bâtit un roman où la fantasy romantique se charge d’enjeux politiques et intimes. Pouvoir empoisonné, héritage corrompu : le livre séduit par sa voix singulière, malgré quelques effets de style trop appuyés.

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Paulina Flores : un roman d’amour qui avance au bord du suicide

Roman d’exil, de désir et de culpabilité, La prochaine fois que je te vois, je te tue (trad. Christilla Vasserot) avance au bord du gouffre avec une voix qui mêle sarcasme, panique et tendresse vénéneuse. Paulina Flores suit une narratrice chilienne à Barcelone, prise entre une histoire d’amour toxique, une amie décidée à mourir et une conscience qui transforme chaque détail en scène de crise. Une fiction nerveuse, drôle et profondément instable, qui sonde aussi l’épreuve de la solitude. 

07/04/2026, 15:02

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Amour et goulag : au cœur de la Kolyma

Antoine Sénanque raconte l’histoire d’une humanité. En pleine guerre froide, dans un désert de glace, voici la Kolyma, camp de travaux forcés. Pourquoi avoir choisi la Kolyma ? Il fallait tisser une grande histoire d’amour. Tous les protagonistes sont des personnages de combattants, c’est ce qu’il fallait pour retrouver ce souvenir de la Kolyma. C’est ce qu’il fallait pour tisser une grande histoire d’amour.

07/04/2026, 09:55

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Hitchcock, Afghanistan, Lamarck : les livres qui éclairent le monde

Du cinéma d’Hitchcock aux échecs stratégiques américains en Afghanistan, des débats sur l’héritage de Lamarck aux mystères persistants de la conscience, la Booksletter traverse disciplines et continents. À travers essais, récits et polars, elle met en lumière des ouvrages qui ne se contentent pas d’expliquer le monde : ils en révèlent les tensions, les angles morts et les récits concurrents.

04/04/2026, 06:00

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Le Petit Prince : un livre d’art pour comprendre la naissance du chef-d’œuvre

Pour les amoureux du Petit Prince et des beaux objets : Gallimard publie le fac-similé du manuscrit d’Antoine de Saint-Exupéry, à l’occasion du 80e anniversaire de la parution française de l’ouvrage. Un retour à la source, au tremblé du geste, à l’hésitation créatrice, à l’intelligence en mouvement.

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