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Les Ensablés - La Logique du grain de sable : Louis-René des Forêts, Le Bavard (1946), par Carl Aderhold

« Et notez que je ne vous demande pas de me lire vraiment, mais de m’entretenir dans cette illusion que je suis lu : vous saisissez la nuance ? »

Le 15/05/2016 à 09:00 par Les ensablés

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15/05/2016 à 09:00

Les ensablés

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C’est peu dire que lors de sa parution en 1946, Le Bavard de Louis-René des Forêts (1916-2000) reçut un accueil à peu près nul. « Divertissement intellectuel », « amusant et déconcertant », ce premier roman passa inaperçu. Il fallut attendre sa ressortie en poche en 1963, avec une postface de Maurice Blanchot, pour qu’il devienne un livre référence pour toute une génération d’écrivains, dans la foulée des recherches linguistiques et du Nouveau Roman.

Par Carl Aderhold

Si Le Bavard fut méconnu au lendemain de la Seconde Guerre mondiale alors que la littérature est encore dominée par la veine naturaliste, il fut porté au pinacle par les membres de la revue Tel Quel, dirigée par Philippe Sollers, et tous ceux qui s’attaquaient aux vieilles ficelles du roman et pourfendaient l’intrigue, la psychologie. Mais cette lecture, pour intéressante qu’elle soit, a contribué à faire de cet auteur une sorte d’icône postmoderne qui aurait passé son existence à démontrer que la littérature, et à travers elle le langage, est un « véhicule qui ne véhicule plus rien », « dénuée de toute fin » comme l’écrit Pascal Quignard en quatrième de couverture de la réédition du Bavard dans la collection L’Imaginaire.

Revenu des expériences du Nouveau Roman, de la déconstruction post-moderne de tout texte, le lecteur d’aujourd’hui pourrait voir dans Louis-René des Forêts, un écrivain de laboratoire, abscons, ou du moins peu accessible.

Et il est vrai que d’une certaine manière, son œuvre plaide pour cette vision de l’écrivain. Auteur de deux romans, neuf nouvelles, deux recueils de poèmes, des chroniques musicales et littéraires, de dessins et de peintures, des Forêts fut fortement influencé par Joyce qu’il rencontra et devint également l’un des co-fondateurs en 1967 de la revue L’Éphémère, en compagnie notamment de Michel Bonnefoy, Paul Celan, Michel Leiris et Gaëtan Picon.

Mais ce serait une vision par trop réductrice de son travail, et plus encore tomber dans le piège que des Forêts dénonce lui-même, une (im)posture, l’écrivain qui aurait montré l’inanité de toute fiction, encore une image construite, artifice suprême, artifice indépassable, comme si déconstruire était encore une forme de construction.

Pour saisir la force et la profondeur du Bavard et du questionnement de des Forêts, il faut, je crois, en revenir au contexte de publication de ce livre.

Louis René des Forêts est un homme en prise avec son temps. Très loin de l’image de l’intellectuel enfermé dans sa tour d’ivoire, occupé à réfléchir sur le langage, il s’est engagé dans de nombreux combats qui ont rejailli sur son œuvre. Certes pas de manière directe : il n’est pas un écrivain engagé, mais en l’amenant à poser des questions essentielles sur l’existence et la littérature, questions qui ont parcouru son travail.

Mais revenons au contexte. Après des études de droit et de sciences politiques, il est mobilisé en 1939. Le bouleversement provoqué par la débâcle, l’effondrement de la société française et la violence engendrée par la barbarie nazie, amènent le jeune Louis-René des Forêts à entrer dans la Résistance. Il écrit durant cette période son premier texte, Les Mendiants, paru en 1943. Sont déjà à l’œuvre quelques-uns des thèmes qui hanteront son œuvre. Il s’attaque au romanesque et à ses conventions, en particulier la progression de l’intrigue. Ce recueil est composé de trente-cinq monologues émanant de onze personnages, « onze figures vocales », qui empêchent tout avancée de l’histoire. Mais s’il agit ainsi, ce n’est pas par jeu littéraire mais, me semble-t-il, avec la conviction que le naufrage de l’époque est aussi le naufrage de la littérature dont il lui importe de démasquer l’imposture. C’est dans le même esprit qu’il écrit Le Bavard publié après la guerre.

La violence de l’existence, il l’éprouve à cette époque à trois reprises. En 1940 meurt son père. En 1944, son frère aîné, engagé dans les Forces françaises libres, est tué devant Belfort. En 1945, son ami Jean de Frotté est déporté et fusillé par les nazis. Comment écrire dès lors ? Comment ne pas sentir la profonde inanité de toute parole, de toute écriture ?

« Suis-je un homme, une ombre, ou rien, absolument rien ? » Telle est l’interrogation qui le hante à cette époque.

Le Bavard entend répondre ou du moins explorer cette interrogation dans une démarche proche de celle d’un Beckett pour le théâtre. « Je me regarde souvent dans la glace », ainsi s’adresse le narrateur au lecteur au début du roman. Si ce narrateur n’a rien à dire, juste parler, il cherche malgré tout à dire ce rien. Il révèle au lecteur son histoire : un soir alors qu’il a trop bu, le héros est soudain pris d’une hardiesse inhabituelle. Dans une boite de nuit, il invite une femme superbe à danser, s’exposant à l’hostilité de son cavalier. Il danse un long moment avec elle, sous les regards envieux des autres, avant de l’inviter au bar et de se mettre à lui raconter son âme. Le rire railleur de la belle le pousse à s’enfuir dans les rues jusque dans un jardin public où son rival le rejoint pour lui livrer bagarre.

Le monologue du narrateur est entrecoupé de multiples incises, de digressions, qui noient sans cesse le récit. Une véritable logorrhée, semblable à la garrulité du geai, qui ne cesse de pépier.

« C’est entendu, je suis un bavard, un inoffensif et fâcheux bavard, comme vous l’êtes vous-mêmes, et par surcroît un menteur comme le sont tous les bavards, je veux dire les hommes. » D’aveu en aveu, le narrateur du Bavard embarque son lecteur dans une suite « romanesque », jusqu’à l’aveu final, tout n’était que mensonge, qui annulera tout le récit. L’authenticité de la parole intérieure est indissociable du mensonge.

L’impossibilité de trouver les mots, ou plutôt de prononcer un discours « vrai » face à ces morts proches, le conduit à dénoncer « la parole vaine », la fausseté du langage, à travers le bavardage. La vérité de toute langue semblant être devenue à ses yeux un « pacte avec l’illusion ». Ils sont comme les deux faces d’une même pièce. La langue contient en elle-même sa trahison. C’est le constat terrible auquel arrive Louis-René des Forêts dans ce roman qu’il nomme « ontologique », c’est-à-dire au cœur même de l’être, par opposition à un roman psychologique ou à un roman d’analyse, qui ne seraient qu’une reconstruction artificielle, une parole fausse, le mensonge se cachant derrière les affèteries stylistiques.

On le comprend, ici, la destruction en règle de la littérature, entreprise par Louis-René des Forêts n’est en rien le fruit d’une théorie comme aiment à le croire les adeptes du Nouveau Roman, les zélateurs du structuralisme (qui eux se livreront à la mise en pièce de l’écriture au nom d’une théorie littéraire). Ni jeu, ni pose, mais questionnement sincère, oui sincère – la sincérité de ses doutes, de ses interrogations en fait toute l’exigence et la profondeur – sur le pouvoir du langage.

La tentation du silence, que connaît parfois l’écrivain, non pas l’angoisse de la page blanche, mais la conviction, le bord du gouffre, que seul le silence contient la vérité pleine, sans apprêt ni rétraction, de notre être, hante l’œuvre de des Forêts. Après Le Bavard, il se plonge dans un mutisme certain, presque un renoncement à l’écriture, qu’il ne rompt qu’en partie en 1960 avec la Chambre des Enfants, un recueil de nouvelles. Entretemps, il reste un homme engagé notamment durant la guerre d’Algérie qui le conduit à signer le Manifeste des 121. La mort de sa fille, Elizabeth, à l’âge de 14 ans, en 1965, est un nouveau drame qui le pousse à garder le silence un long moment encore.

« Ce qu’il faut de sanglots pour un air de guitare », écrivait Aragon. Louis-René des Forêts lui ne croyait pas à la souffrance créatrice et plus encore que l’art pouvait rendre cette souffrance sans la trahir. En 1986, dans un recueil de poésie, Poèmes de Samuel Wood, il notait : « Les mots dont chacun use et abuse jusqu’au jour de sa mort / Les a-t-on jamais vus agiter les feuilles, animer un nuage ? »

Carl Aderhold - Mai 2016

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Henri Poulaille, Henry Poulaille en littérature (1896-1980), est souvent considéré comme le créateur du courant de la littérature prolétarienne. Directeur de presse chez Grasset, il fonde également une dizaine de revues libertaires dans lesquelles il promeut la littérature d’expression populaire et les utopies sociales : Nouvel Âge, Prolétariat ou encore À Contre-courant. Il publie ou fait publier de nombreux auteurs français et étrangers, parmi lesquels Henri Barbusse, Lucien Bourgeois, Blaise Cendrars, Eugène Dabit, John Dos Passos, Jean Giono, Panaït Istrati, Charles Ferdinand Ramuz... Le Pain quotidien a obtenu en 1954 le prix des bouquinistes. Par Pascal Malbrunot

31/01/2021, 14:03

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Les Ensablés – Le crime de l'omnibus, de Fortuné de Boisgobey

Aujourd’hui, un roman de Fortuné de Boisgobey (1821-1891), Le crime de l’omnibus (1881) ; une curiosité assurément, mais dont la lecture reste un plaisir... peut-être parce que, comme le nom de son auteur, elle évoque un temps suranné. Avec ce texte, c’est tout un monde qui ressuscite, une ambiance qui annonce les enquêtes de Gaston Leroux ou de Maurice Leblanc. Plongeons-nous donc, ensemble dans le Paris de la fin du dix-neuvième siècle.

Par Hervé Bel

17/01/2021, 10:55

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Les Ensablés – Confession de minuit, de Georges Duhamel, un inconnu au pays des anti-héros

L’écrivain et académicien Georges Duhamel (prix Goncourt 1918 pour son roman Civilisation) entamait en 1920 avec Confession de minuit un cycle romanesque Vie et aventures de Salavin tout entier consacré à un personnage de parfait antihéros : Louis Salavin. Les éditions de la Belle Étoile ont la bonne idée de ressusciter en format poche ce texte oublié et pourtant majeur par bien des aspects. Ce titre, la Confession de minuit, a été classé par Le Figaro littéraire comme un des douze meilleurs romans de la première partie du XXe siècle. Inconnu, levez-vous ! 

03/01/2021, 10:07

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Les Ensablés – Les origines de la Renaissance d'Émile Gebhart (1839-1908)

Elle raisonnait facilement sur la peinture italienne ou flamande, sur le moyen âge ou la renaissance. Le bal de Sceaux est une nouvelle publiée en 1830, dans laquelle Balzac nous donne la peinture admirable d’une époque, nouvelle dont la profonde leçon morale qui frappe Emilie de Fontaine a été méditée par tous ceux qui furent tentés de soumettre l’amour à un calcul social.

20/12/2020, 09:00

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Les Ensablés - "La vie d'un simple" d'Emile Guillaumin (1873-1951)

Le prix Renaudot 2020 attribué à Marie-Hélène Lafon pour Histoire du fils nous rappelle que les romans paysans ont souvent recueilli le suffrage des prix littéraires. Récemment, nous évoquions Campagne de Raymonde Vincent récompensée en 1937 par le prix Femina. Cette même année, Jean Rogissart avec son roman Mervale obtenait le Renaudot... Aujourd'hui, nous parlerons de l'admirable Vie d'un simple de Emile Guillaumin qui, par sa facture, fait aussitôt penser à Marie-Claire (Prix Femina 1910) de Marguerite Audoux.

06/12/2020, 00:00

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Les Ensablés - « L’axel littéraire de Jeanine Garanger » par François Ouellet

Voici un cas inattendu : Jeanine Garanger, née Hagnauer, étudiante en droit et championne de patin artistique qui devait publier deux ou trois choses assez délicates dans les années 1930, avant de disparaître complètement de la scène littéraire.

22/11/2020, 09:00

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Poétesse et essayiste, Fina García Marruz est décédée

Son oeuvre fut traduite dans de nombreuses langues, et lui valut plusieurs prix et distinctions. La poétesse cubaine Fina García Marruz est décédée ce lundi 27 juin à La Havane, âgée de 99 ans. De son vrai nom, Josefina García-Marruz Badía était la dernière survivante du groupe littéraire Orígenes, créé par José Lezama Lima. 

28/06/2022, 11:35

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Les poumons pleins d'eau, un premier roman vivant pour Jeanne Beltane

BONNES FEUILLES - « Sans qu’elle ait pu s’y préparer, elle traverse à toute vitesse une surface liquide. Elle se débat dans un fluide baveux et chaud qui lui rappelle le ventre de sa mère. Elle n’a bientôt plus d’oxygène et peine à remonter à la surface quand ses yeux croisent un regard. Son père ! » 

28/06/2022, 08:00

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Cléopâtre and Frankenstein de Coco Mellors : une rom com rafraichissante 

BONNES FEUILLES - Une chronique brillante, drolatique, douloureuse d'êtres humains imparfaits en quête d'absolu qui ratent l'essentiel avec les meilleures intentions. Un grand roman sur le couple entre Chronique de San Francisco et le film Marriage Story. 

28/06/2022, 07:30

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Des rêves d'or et d'acier : le digne hommage d'une fille à son père émigré  

BONNES FEUILLES — Cet hommage d’une fille à son père, qu’elle a conçu comme un monument érigé à la dignité et au courage de ce « héros anonyme », fait éprouver par des moyens que la littérature est seule à détenir ce que produit vraiment l’exil sur les corps et dans les têtes. Elle raconte en effet l’histoire vraie de cet homme qui a fui le Vietnam en 1980, apportant ainsi sa contribution aux rares récits de parcours d’immigration depuis le sud-est de l’Asie, mais aussi l’amour filial singulier et puissant qui les relie. 

28/06/2022, 07:00

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Comprendre les institutions et grands thèmes de l’Union européenne 

Dans une collection intitulée « Initiation à l’éducation citoyenne », dont le but est de développer l’esprit civique des jeunes, on trouve ce petit livre de 76 pages qui choisit d’évoquer l’Europe, en étant favorable à sa construction. 

27/06/2022, 16:19

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L'Union Européenne, la révolution d'un continent 

Dans cet ouvrage, Gilles Grin présente une histoire de l’Europe depuis le début du XIXème siècle jusqu’à nos jours. Son approche mêle l’histoire à la géopolitique européenne, et le fil historique est précis.

27/06/2022, 15:29

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Le crépuscule des Urmes : quêtes et légendes au Pays de Galles

Une nuit d’hiver, dans une chaumière. Réveillée par les cris de son frère, encore bambin, la petite Yana accourt à ses côtés et, d’une comptine chantée à mi-voix, tente de l’endormir. L’instant suivant, c’est toute sa vie qui bascule. Une silhouette ailée, évanescente, se penche sur le berceau. Une autre créature la chasse, s’empare de l’enfant, disparaît. « Était-ce une illusion ? Un mauvais rêve ? » Ce n’est finalement que le début de tout.

27/06/2022, 14:50

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Les Contes curieux de Praline Gay-Para 

C’est bien aux « quatre coins du monde » que Praline Gay-Para nous invite à la suivre avec ce délicieux recueil de contes tous très différents, tous magnifiques. Collectés un peu partout auprès d’autres amateurs qui, comme elle, s’échinent à récupérer des pépites authentiques, elle présente ainsi plus de vingt récits que le lecteur va découvrir tout au long d’un voyage d’une originalité époustouflante et d’une diversité qui ne l’est pas moins.

27/06/2022, 14:48

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Tout garder de Carole Allamand : la folie d'une mère 

BONNES FEUILLES - Quand sa mère décède subitement, Carole Allamand rentre en Suisse pour s'occuper de ses funérailles. Un essai bouleversant qui bascule de l’enquête sur une folie vers le portrait d’une mère.

27/06/2022, 08:00

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Le Lâche de Jarred McGinnis

BONNES FEUILLES - Ce livre décapant, qui explore avec puissance le pardon et le regard d’autrui sur la différence, signe la naissance d’un grand auteur capable de faire cohabiter la brutalité avec la lumière, le rire et la tendresse avec les souvenirs explosifs, le café filtre et les donuts avec l’ivresse de l’aventure. 

27/06/2022, 07:30

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Tryptique en ré mineur, le nouveau roman de Sonia Ristić

BONNES FEUILLES - Liens d’amour, liens de folie, liens de liberté farouche, liens d’écriture ou de création. Trois destins, trois femmes engagées dans la même quête d’indépendance et de liberté. 

27/06/2022, 07:00

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Meilleures ventes : L'anomalie n'en est pas une

Point de nouveauté dans le classement des meilleures ventes cette semaine. En tête de ces dernières, le Prix Goncourt de l’année dernière (re)fait ses preuves à l’occasion de sa sortie en poche. Ainsi, L’anomalie d’Hervé Le Tellier prend la première place du classement avec 16.411 exemplaires écoulés. Viennent ensuite le 5e tome de Kaiju n° 8 de Naoya Matsumoto (11.251 ex.) ainsi que le 7e opus des Cahiers d’Esther, L’histoire de mes 16 ans par Riad Sattouf (10.723 ex.).

24/06/2022, 14:40

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Roulette russe de Léonore Queffelec 

BONNES FEUILLES - Elle sait que cette âme slave rêve d’un prince russe, un peu paysan, à la Tolstoï, et elle voudrait le lui trouver. Chroniques d’une enfance bohème et douloureuse entre une fille et sa mère, diva internationale.

24/06/2022, 12:35

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Idéal Standard d'Aude Picault : l'amour ne tombe pas du ciel  

La BD à format réduit et petit prix fait son retour, une fois de plus. L'occasion pour les lecteurs au budget limité (mais qui n'est pas dans ce cas, hein, qui ?) de compléter leurs rayonnages avec des titres qu'on a parfois laissé passer au moment de leur sortie initiale. Parmi les belles retrouvailles de cet été : Idéal Standard d'Aude Picault, qui passe parfaitement le test de la lecture en format resserré.

24/06/2022, 08:14

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Un Noël avec Winston, ou le portrait surprenant du “vieux lion”

BONNES FEUILLES - Noël, dit Desarzens, est une fête qui se savoure deux fois, « avidement la première. Freinant, hallucinant, décelant partout des présages, la deuxième. » Opulent, dramatique, extraordinaire, le personnage de Churchill incarne à lui seul la magie de la fête. 

24/06/2022, 07:30

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Le cartographe des absences de Mia Couto : histoire immersive d'un flashback

BONNES FEUILLES - Un roman magnifique, dans l’ombre d’un cataclysme, le plus personnel écrit par l’auteur, l’un de ses meilleurs et traduit par Elisabeth Monteiro Rodrigues. En 2019, un cyclone a entièrement détruit la ville de Beira sur la côte du Mozambique. Un poète est invité par l’université de la ville quelques jours avant la catastrophe. Il retrouve son enfance et son adolescence dans ces rues où il a vécu dans les années 70.

24/06/2022, 07:00

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Les marins ne savent pas nager de Dominique Scali : un roman aux effluves iodés

BONNES FEUILLES - Une île où même les terriens se vantent d’être marins, où seuls les plus braves ont le privilège de vivre dans la cité fortifiée à l’abri des grandes marées d’équinoxe. Une prose aventureuse qui ne s'essouffle jamais, des hommes et des femmes qui vivent toutes voiles déployées.

23/06/2022, 08:00

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Qui se souviendra de Phily-Jo ? : faire la lumière sur un complot d'envergure nationale

BONNES FEUILLES - Qui ne connaît pas un de ces inventeurs géniaux dont la découverte reste à jamais inconnue, empêchée ou censurée ? Phily-Jo est de ceux-là. Sa machine à énergie libre, la FreePow, est révolutionnaire. Si visionnaire et dérangeante que la mort brutale de Phily-Jo demeure un mystère pour ses proches. Meurtre ou suicide ? Est-ce le combat de David contre Goliath, une conspiration du grand capital prompt à freiner tous les progrès humanistes ?

23/06/2022, 07:30

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La vie sans histoire de James Castle ou le destin d'un enfant peu ordinaire

BONNES FEUILLES - Il récupérait la suie du grand poêle à bois du magasin-bureau de poste, qu’il mêlait à sa salive pour en faire son encre, et dessiner la vallée de son enfance, au nom de jardin. Et bien après qu’il eut quitté la Garden Valley et son enfance, il ne cessa d’y revenir, pour dessiner, encore et sans fin, le théâtre de sa mémoire. 

23/06/2022, 07:00

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John Muir : “Pour moi, Stickeen est immortel”  

John Muir (1838-1914) est aujourd’hui considéré comme un précurseur des mouvements écologistes modernes. Fils du calvinisme austère, spiritualiste et méthodique, et du transcendantalisme américain des Thoreau et autre Emerson, l’Écossais devenu américain est d’abord un exégète du sacré dans les éléments. Plus connu pour sa vie et ses hauts faits, il n’en fut pas moins un narrateur avisé et sensible de ses aventures, souvent solitaires, en bordure de la vie. Stickeen est l’une de celles-ci, avec en prime, une magnifique rencontre entre un homme et un chien, aussi pudique que délicate.

22/06/2022, 12:28

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Galeux : entre mythes et réalité, être et survivre 

« Mon grand-père était un loup-garou. » Le narrateur, sans jamais nous offrir de nom, donne tout le reste de son identité, de son intimité, dès la première ligne. Le lecteur le découvre jeune garçon, élevé par sa tante Libby et son oncle Darren ; mère morte en couche, père inconnu au bataillon, et un Grandpa qui conte les plus fantastiques histoires... Des histoires qui, finalement, seraient peut-être vraies ?

22/06/2022, 10:29

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L'intégration européenne comme source de tensions et d'alliances

Ce livre est un ouvrage de référence pour les étudiants qui veulent comprendre l’histoire de l’intégration européenne. L’auteur part de 1948 pour arriver à l’année 2020. Le prisme est plutôt celui de l’histoire économique.

22/06/2022, 09:35

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L'Europe, produit fini de deux millénaires de construction politique à grande échelle 

Cet ouvrage est un livre d’histoire généraliste. Il propose une histoire de l’Europe, de l’Antiquité jusqu’au début du 21ème siècle et montre comment à travers le temps émerge un sentiment européen qui débouchera sur la construction actuelle.

22/06/2022, 09:34

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Vagabonde de Fumiko Hayashi, un classique de la littérature japonaise moderne

BONNES FEUILLES - Le premier livre, devenu un classique, de la grande romancière Fumiko Hayashi, autrice de Nuages Flottants, est pour la première fois traduit en France par René de Ceccatty. 

22/06/2022, 08:00

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Pas de soucis de Luc Blanvillain : des vies perturbées par la psychanalyse

BONNES FEUILLES - À qui réclame sa part de catastrophe, les dieux aiment donner satisfaction... Une jouissive comédie noire où l’art d’écrire n’est pas un vain mot. Pas de souci se déroule dans un univers utopique : le nôtre, mais sans pandémie. On y parle beaucoup mais toujours à côté de ce qui se joue, sans jamais voir ce qui se cache.

22/06/2022, 07:30

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Sous l'aile du lion, un émouvant récit du deuil

BONNES FEUILLES - Quand la Mort revient narguer Violette, voûtant sa fuette silhouette, elle la fuit jusqu’à la Fenice. Elle entre au bar du Théâtre, et là, dans les effuves lactés de cappuccino, elle se redresse. Et elle la brave. 

22/06/2022, 07:00

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Retour sur la construction de l'Europe par Nicole Gnesotto 

« L’Europe, c’est la Paix » : très souvent citée, cette phrase inspire le début de cet ouvrage pour rappeler que l’idée d’une construction européenne est née après les horreurs de la Deuxième guerre mondiale. Dans L'Europe : changer ou périr », Nicole Gnesotto revient sur les réussites de cette construction européenne, à travers les Trente Glorieuses, et les succès du quotidien, de la création d’Erasmus à l’élection du Parlement au suffrage universel (1979), en passant par le passeport européen, la création d’une monnaie unique ou la solidarité interne grâce aux fonds régionaux…

21/06/2022, 16:54

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Le Pion de Paco Cerdá, une fiction sur l'instrumentalisation sous la Guerre froide   

BONNES FEUILLES - Stockholm, hiver 1962. Deux hommes de mondes opposés se font face sur un échiquier. Arturo Pomar, l’enfant prodige espagnol affronte un jeune Américain excentrique et ambitieux : Bobby Fischer. L’un était le pion du régime franquiste ; l’autre sera celui des États-Unis, dans le contexte de la guerre froide. 

21/06/2022, 08:00

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Capitaine Vertu de Lucie Taïeb : une enquête menée par l'héritière de Bartleby

BONNES FEUILLES - Cette démission constitue le premier geste d’une série de refus, que la capitaine Vertu, sorte de Bartleby au féminin, choisit d’opposer au monde tel qu’il est, à ses violences, ses dénis, ses faux espoirs, ses injonctions. Endosser le costume de Capitaine Vertu suffit-il pour échapper à son passé ?

21/06/2022, 07:30

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Des clichés à la réalité : qu'est-ce que l'Europe aujourd'hui ?

Le livre d’Olivier de France, Géopolitique de l’Europe, présente 40 thématiques regroupées en quatre parties de 10 fiches chacune. Ce sont ainsi 40 fiches illustrées qui offrent de mieux comprendre le monde, chiffres, lieux, faits à l’appui.

20/06/2022, 12:37

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Qui a peur du grand méchant Sade ?  

« Aujourd’hui, pour les jeunes générations, je suis un homme du siècle dernier, un condensé du siècle d’anarchie révolutionnaire ; je n’intéresse qu’à titre de curiosité. Une momie dans son sarcophage voilà ce qu’est devenue la Barbe-bleue de sa province. » 

17/06/2022, 13:17

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Kiruru Kill Me : se faire tuer par la femme de ses rêves

Nemo Aoi est le jeune héritier multimilliardaire d’un groupe pharmaceutique. Un soir au restaurant, il tombe fou amoureux d’une certaine Kiruru. L’enquête qu’il fait mener sur elle révèle qu’elle appartient à une prestigieuse organisation de tueurs à gages. Et quel meilleur moyen d’obtenir son cœur que de la commanditer pour le tuer ? L’amour est un jeu dangereux. Et vous êtes loin d’imaginer à quel point…

17/06/2022, 12:09

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Meilleures ventes : une semaine en délicats ajustements

Des nouveautés, des échanges, des remontées et des chutes : le classement des meilleures ventes est tout en mouvements pour cette nouvelle semaine. Le cinquième tome du manga Kaiju n° 8 par Naoya Matsumoto s’offre la première place en vendant 21.588 tomes, suivi par le cross-over que l’on n'attendait plus, Fortnite x Marvel : La guerre Zero (17.552 ex.), à retrouver chez Panini comics. 

17/06/2022, 10:55

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La Malingredi de Gioacchino Criaco : Terres de douleur

La vie de Gioacchino Criaco sortirait tout droit d’un film de Francesco Rosi. Le Calabrais s’extirpe de sa condition d’africano (il est né à Africo) et devient avocat à Milan, quand son frère gravit les échelons la 'Ndrangheta, l'organisation mafieuse locale. Après une vingtaine d’années à exercer son métier, Criaco revient dans sa région et devient écrivain. La Maligredi (La malédiction) est son sixième roman. Dans ce texte, paru en Italie en 2018, tout est remarquable et pittoresque, à l’italienne. 

17/06/2022, 09:50

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Les grands cerfs de Claudie Hunzinger : la nature conquérante et conquise

Ce roman est une ode à la vie, à la nature, à l’observation respectueuse du vivant auquel nous appartenons et dans lequel nous avons perdu et perdons tous les jours un peu plus le lien viscéral qui nous rattache, nous intègre à lui. Jusqu’à le traiter comme une ressource dans laquelle puiser. Inconsidérément. Jusqu’à détruire, sans autre forme de procès, ce qui ne nous convient pas.

15/06/2022, 16:46

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De femmes et de sel : portraits et combats des femmes sudaméricaines

BONNES FEUILLES - De La Havane à Miami en passant par des centres de détention pour migrants, De femmes et de sel brosse le portrait de sept femmes complexes, tantôt remarquables par leur force de caractère, tantôt bouleversantes par leur fragilité. Face à l'adversité, elles restent portées par le désir d'offrir une vie meilleure à leurs enfants, de tourner la page de leur passé, et font de ce livre un grand roman féministe.

15/06/2022, 09:00