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L'invitation au voyage de Thierry Montoriol

Thierry Montoriol est journaliste avant que d’être écrivain. Mais l’amour qu’il porte aux mots, l’enthousiasme et la facilité avec lesquels il leur offre une force et une forme romanesques, ne laissent aucun doute sur son talent littéraire d’authentique conteur. Rencontré à Saint-Malo, au festival Etonnants Voyageurs, il évoque son dernier livre Le baiser de la tortue (Gaïa, 2016), transmet avec saveur sa passion pour la navigation et les récits historiques maritimes. L’écouter, c’est d’emblée, partir à l’aventure. Nul besoin de préparatifs, l’embarquement est immédiat et le plaisir, garanti !

Le 30/05/2016 à 08:30 par Cécile Pellerin

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Publié le :

30/05/2016 à 08:30

Cécile Pellerin

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CP. Comment êtes-vous devenu passionné de navigation maritime et auteur du genre ?

TM. Je suis passionné de navigation depuis toujours. J’ai appris à nager en même temps que j’ai appris à marcher, puis j’ai appris à écrire en même temps que j’ai appris à naviguer. Dans les cinq premières années de ma vie, sur une île dans le golfe du Morbihan.

Avant d’être auteur, je suis surtout lecteur du genre. Mes romanciers sont des auteurs comme Alexander Kent, C.S. Forester, éventuellement Patrick O’Brian et depuis plusieurs années, ces auteurs-là n’écrivent plus. Alors je me suis dit : si je ne peux plus lire ce genre de romans, je vais devoir les écrire moi-même.

CP. Pourriez-vous écrire autre chose ?

TM. Ah oui ! Cela fait trente-cinq ans que j’écris autre chose. Je suis journaliste. Ces dernières années j’ai écrit pour le Parisien le Point, le Magazine Bateaux. J’ai été grand reporter et j’ai eu la chance d’être envoyé à travers le monde pour ce magazine de voile prestigieux. Ce magazine a été vendu il y a plus de trois ans maintenant et, pour moi, s’arrêtèrent alors tous ces voyages aux frais de la princesse sur des bateaux somptueux. À ce moment-là, je réalise que j’en ai un peu assez de cette activité, mais, comme je ne peux pas m’empêcher d’écrire et comme mes auteurs préférés ont la manie déplaisante de s’arrêter d’écrire à un moment où j’ai encore plus de temps pour les lire,  je deviens donc écrivain du genre.

CP. Pourriez-vous, dire quelques mots sur votre nouveau roman « Le baiser de la tortue » ?

TM. C’est un roman à deux pattes, une intrigue policière dont le fondement et le dénouement sont de deux siècles antérieurs à l’enquête. Ce qui me permet d’insérer, dans cette enquête policière, le décor que j’aime le plus, celui de la marine à voiles, fin XVIIIe début XIXe siècle. À cette époque,  les décors, les paysages, les objets, les bateaux sont vraiment somptueux et très plaisants à évoquer. Plaisants à lire aussi, j’espère.

Pour que l’intérêt de mon histoire ne se limite pas au strict roman historique maritime, j’ai ajouté quelque piment (à la Vargas) en pénétrant également un genre plus populaire et plus élargi, celui du roman policier.

J’avais aussi envie de montrer que dans cet univers, que certains prétendent presque exclusivement  réservé aux hommes (et ils commettent là d’ailleurs une énorme maladresse en même temps qu’une injustice), les femmes étaient sacrément présentes, de façon parfois cocasse et plus savoureuse. Importantes sur les bateaux (à l’exclusion de la marine militaire) elles le sont restées d’ailleurs. Voyez Isabelle Autissier, par exemple.

CP. Un roman d’aventures maritimes, chez Gaïa c’est assez inhabituel, non ? Est-ce une volonté d’ouvrir ce genre littéraire spécifique à un plus large public ?

TM. Vous le savez certainement, ce n’est pas moi qui ai choisi. Un auteur choisit rarement son éditeur. C’est plutôt l’inverse. Grâce à une amie, les éditions Actes Sud ont accepté de parcourir mon manuscrit et, par je ne sais quelle cuisine interne ensuite, il s’est retrouvé entre les mains d’Évelyne Lagrange, éditrice chez Gaïa. J’étais absolument ravi, car je n’avais encore fait lire ni même envoyé mon manuscrit à personne. Trois semaines plus tard environ, je recevais un coup de fil de Gaïa.

C’est vrai, j’ai compris que ce n’était pas tout à fait leur ligne éditoriale, mais, à l’instar de certains récits publiés chez Gaïa, je fais voyager mon lecteur. Et dans l’espace et dans le temps.

CP. Votre roman « Le baiser de la tortue”  adopte une tonalité d’un autre siècle (XIXe — début XXe). Quelle était votre intention puisqu’une partie de l’histoire est contemporaine ?

TM. J’aime beaucoup la langue de cette époque, très différente de la nôtre, et je me suis appliqué pour tenter de retrouver notamment le langage des marins de cette période historique.

J’ai aussi la faiblesse de penser que dans la vie que nous menons tout est dicté par une forme de déterminisme assez puissant, quoique plus ou moins occulte, et que ce qui s’est passé, il y a  très, très longtemps, continue par bien des moyens  à influer sur la vie des gens que nous sommes aujourd’hui. Mon ton est là.

Et puis je trouve que juxtaposer deux époques autour d’un sujet central, cela offre pour celui qui l’écrit et j’espère pour celui qui le lit, une perspective assez séduisante. Mais c’est un espoir, pas une volonté.

CP. Ainsi, outre un vocabulaire maritime pointu, votre récit comporte un vocabulaire parfois suranné, parfois en rupture avec l’histoire elle-même, notamment celle qui se situe à l’époque actuelle. Ce style particulier, cette écriture soignée vous ont-ils demandé un long travail d’écriture (voire de réécriture) ? Comment avez-vous procédé ?

TM. Non aucun travail particulier sauf si l’on admet que la lecture d’auteurs de cette époque et sur ce registre-là, est un travail.

Lorsque je fais parler mes personnages avec le vocabulaire de l’époque parfois il m’arrive de le mâtiner un peu d’expressions d’aujourd’hui sinon le lecteur pourrait risquer de décrocher un peu.

Le vocabulaire maritime comme tous les vocabulaires corporatistes a quelque chose de merveilleux. Celui-là est très poétique. Les noms des objets sur un bâtiment à voile, c’est un torrent poétique, assez déroutant. Dépaysant, très exotique. Non seulement le langage de l’époque est beaucoup plus châtié et fleuri que le nôtre (et sans être lourd), mais le vocabulaire spécialement adapté à la marine est aussi très romanesque. Ce qui m’a imposé d’ailleurs un choix difficile. Pour ce roman,  j’ai eu moins recours à ce lexique particulier que lors de mon 2e roman « Sangs mêlés » où certains lecteurs avaient un peu décroché. Je laissais trop aller mon goût pour ce vocabulaire-là. Dans le « baiser de la tortue », un lexique de quelques pages est disponible à la fin du volume. Mon seul moyen (pour ne pas perdre le lecteur) était que l’action elle-même le guide sur la signification du mot. Mais cela n’est pas toujours facile.

CP. Derrière ce roman, se cache assurément  un travail de recherche historique minutieux et très érudit. Comment avez-vous procédé pour mêler avec autant de fluidité, faits historiques et faits imaginaires ?

TM. Alors ça, c’est très facile. Pour traduire des recherches en roman, ce n’est pas une grande difficulté. L’Histoire est souvent romanesque. Le plus difficile, c’est de distinguer parmi les informations recueillies lors de la recherche ce qui est fiable et ce qui l’est moins.

CP. Deux époques, l’une historique, l’autre contemporaine, mais paradoxalement, c’est la plus ancienne qui frappe et convainc par son réalisme. Comment expliquez-vous cela ?

TM. Sans doute parce que son grand âge inspire la curiosité et lorsqu’on lit un roman, on s’y attache, on s’y intéresse plus lorsque c’est la curiosité qui l’emporte sur le plaisir de lire. L’histoire est  assez ancienne, se passe dans un univers très mal connu, celui de  la marine à voile, exotique et étranger pour la plupart des gens. On trouve un pont assez facilement entre les deux.

CP. La force romanesque de vos personnages est d’ailleurs aussi plus convaincante chez les ancêtres de Kervilis ? N’existe-t-il plus de vrais héros ni de vrais aventuriers aujourd’hui ?

TM. Oh que si ! Dans mon métier, j’ai croisé pas mal de grands reporters qui sont de vrais aventuriers. Plus spécialement les photographes. Parce que ce sont les seuls qui ne peuvent pas écrire leur papier dans une chambre d’hôtel à l’abri des mitrailleuses et des différents dangers. Ce sont des aventuriers de l’information.

Ce ne sont plus les aventuriers que j’évoque dans mon roman. En parlant des personnages marins, il y a une vraie continuité entre les  aventuriers navigateurs à voile d’hier et d’aujourd’hui. Par contre, des aventuriers sur les bateaux à moteur, cela n’existe pas. Toute forme d’aventure, passant d’une époque à l’autre, ne s’est pas forcément amoindrie ni n’aurait même disparue. Ce sont juste les bateaux qui ont changé d’aspect. Mais pas le principe, il est resté le même. Pour les navigateurs d’aujourd’hui, il n’y a  sans doute plus cette dimension martiale.

CP. Votre duo d’enquêteurs surprend et amuse, entre Rouletabille et les Dupont (d), bien loin des policiers modernes en tout cas. Ce décalage est-il la marque nostalgique d’une littérature populaire d’aventures aujourd’hui disparue (cf. Alexandre Dumas) ?

TM. Oui. En fait elle n’a pas vraiment disparu parce que nous sommes encore nombreux à lire Alexandre Dumas et je lui réserve une véritable passion et admiration. Tous comme les personnages de Maurice Leblanc sont omniprésents dans mon voyage romanesque. À Rouletabille, je préfère de loin Arsène Lupin ou le comte de Charmerace. Je ne suis pas du tout nostalgique, mais, comme pour les romanciers maritimes qui ont cessé d’écrire et que j’aimais lire, Dumas et Leblanc ont eu la même fâcheuse manie d’arrêter de publier. Donc si j’ai envie de retrouver un tout petit peu des péripéties des personnages que j’adore, il faut désormais que je mette moi-même au charbon. Je suis obligé d’écrire si je veux continuer à lire ce qui m’intéresse.

CP. Votre histoire est à la fois exotique et régionale. Les descriptions de lointaines contrées sont aussi saisissantes et expressives que celles de la Bretagne. Ici ou ailleurs, les paysages sont très visuels, invitent au voyage. Sont-ils issus de voyages personnels ?

TM. Oui tout à fait. Aussi bien pour la Bretagne que pour les îles et les contrées lointaines. Rappelez-vous ! J’ai appris à naviguer en même temps que j’ai appris à écrire et nager en même temps que j’ai appris à marcher. Pour ce qui est de la Bretagne et de l’île aux Moines où se situent le décor de mon action, je connais quasiment par cœur chaque cm² de vagues, de courant et de côtes. Et comme je pratique la mer toute l’année je sais exactement comment les couleurs, les volumes changent, comment les paysages se transforment d’un mois sur l’autre.

L’autre volet, c’est mon métier qui m’y a propulsé. Les Antilles j’ai dû y aller trois, quatre fois, le Venezuela, j’ai dû croiser du côté de la baie de Paria dont je parle beaucoup, j’ai dû y pénétrer deux fois et une fois dans des circonstances assez spectaculaires (que j’évoque d’ailleurs) au moment où les torrents balaient toute la côte et font de ce grand golfe une espèce de compromis entre la mer et les torrents, avec des couleurs extraordinaires. Naviguer en labourant une mer rouge, cela m’est arrivé plusieurs fois.

Les endroits que j’évoque sont des endroits où j’ai beaucoup navigué, sur des bateaux très différents, mais toujours à voile. Donc je n’ai aucun mal à rendre compte de tels décors.

La mer a l’avantage d’être un paysage immortel, immuable, identique à hier. Au Venezuela comme dans le golfe du Morbihan si l’on navigue très tôt le matin, c’est comme naviguer au moment de la création du monde. Rien n’a changé depuis 20 000 ans.

CP. Il y a dans votre récit quelques explications ardues en matière de législation et de politique internationale. N’avez-vous pas redouté, à certains moments, d’égarer votre lecteur ?

TM. C’est d’autant plus difficile à comprendre qu’à l’époque la situation est particulièrement ambiguë, et même carrément déloyale. Je le dis, mais je n’ai peut-être pas assez insisté ou j’aurais dû l’écarter, ça, c’est un choix.

On a aidé les Américains à obtenir leur indépendance vis-à-vis de leurs maîtres, les Anglais. Ce sont quand même les premiers à avoir fait la révolution et non pas la France. La 1re constitution, ce n’est pas la nôtre, c’est la leur et, en même temps, ils ne l’auraient pas obtenue sans le concours de la flotte et d’un monarque Louis XVI. Ce qui est assez cocasse et il est assez difficile de passer outre, car, tout ce qui se passe pendant un siècle dans cette partie du monde dépend de ce contexte politique. En voulant s’émanciper encore plus de leurs anciens maîtres et en voulant s’émanciper tout autant de leurs anciens bienfaiteurs, ces « enfoirés » d’Américains ont essayé de ruiner nos colonies pour prendre notre place. Toute l’activité corsaire de ce moment-là (pendant un siècle) tourne autour de cela et faire l’économie de ces explications, c’était sans doute priver le lecteur d’un élément de compréhension.

Je suis désolé d’apprendre que c’est plutôt un élément de brouillage. C’est un peu géo -politico-militaire, mais c’est poignant. 

CP. Comme tout bon roman d’aventures, votre histoire est ponctuée d’intrigues amoureuses plutôt rocambolesques, parfois même licencieuses, jamais vulgaires, comiques et parodiques. Vous êtes-vous amusé à les écrire ?

TM. J’ai pris un plaisir aussi fou à les écrire que j’espère, mes lecteurs ont pris du plaisir à les lire. Quand j’ai écrit mon deuxième roman (« Sangs mêlés »), je commence un peu mieux à rentrer dans ce métier d’écrivain. Je le rappelle, mon métier n’est pas d’écrire des romans. Ce roman, donc, je l’ai envoyé à plusieurs éditeurs, dont deux grands. J’obtenais deux rendez-vous et, lors de ces deux entretiens, on m’a fait comprendre que mon histoire manquait un peu de sentiments, pour ne pas parler plus crûment.

J’avoue, je ne me suis jamais livré à cet exercice d’écriture (que j’ai trouvé assez savoureux par la suite), mais j’ai décidé alors d’essayer pour ce troisième roman. Et puis voilà, en effet j’y ai pris du plaisir, un plaisir d’écriture, car ce n’est pas facile de décrire des choses comme cela sans être vulgaire. Il faut être un peu excitant, faire approcher le lecteur assez près, d’une réalité charnelle et rigolote. La frontière entre les deux (vulgarité et amusement) est assez mince et on peut très vite basculer de l’un à l’autre.

CP. Le récit des différentes batailles navales relève d’une précision étonnante et bluffante, quasi-cinématographique d’ailleurs. D’où est née cette inspiration ?

TM. Dans le spectacle horrible des guerres qui ne véhicule que des images abominables et révoltantes ; le plus spectaculaire, si l’on ne s’approche pas trop près, c’est la bataille navale. Quand les gens se font la guerre sur terre, ils veulent se tuer, démolir tout ce qu’il y a autour d’eux pour l’ensevelir sous les gravats, l’exploser en charpies. Une brutalité d’une sauvagerie que je trouve vulgaire et pour le coup, déplaisante. Alors que, sur l’eau, c’est très différent. Ce qu’on veut maîtriser, d’abord ce ne sont pas les armes, c’est le décor, ce sont les bateaux. Tout l’art de la guerre sur l’eau ce n’est pas de démolir l’adversaire c’est d’être là où on peut le subjuguer, où on peut le dominer par le placement sur l’eau beaucoup plus que par la force de ses armes ou le talent de ses équipages.

Cette bataille navale-là est assez poétique dans son côté spectaculaire en même temps que c’est probablement une des formes de guerre les plus horribles qui soient. Il est plus épouvantable de se battre sur des bateaux que de se battre, à l’époque j’entends (j’ose, tant pis) même dans les tranchées. Il y a une proximité indispensable, il y a souvent peu, d’échappatoires. C’est moins féroce que violent. De loin, une bataille navale cela peut être très beau, très emportant. (je pense aux fumées, aux bateaux qui tournent, au mouvement de la mer qui bouleverse tout, etc.).

Dans cette histoire, l’un des personnages appartenait à ma famille. Il s’était battu, mais dans la marine royale, mais non corsaire. J’ai entendu ces histoires-là, il y a quelques écrits qui restent. C’est pour le côté « racines », vraisemblable, mais le reste s’appuie beaucoup sur toutes mes lectures, celles de mes maîtres, Forester et Kent, par exemple. Des virtuoses de la peinture des batailles navales. Si on les aime, on est assez habité par eux et parce qu’ils ont fait pour pouvoir essayer ensuite et avec beaucoup de modestie d’adopter leur style dans un registre identique.

CP. Comment faites-vous pour parvenir à ce bel équilibre entre divertissement et instruction, rigueur et légèreté, action et description ? Où se situe votre plus grand plaisir d’écriture ?

TM. Je n’en sais rien. Je n’ai pas de modèle, pas de recette. Cela me vient comme ça et quand ça me prend, mon crayon est un canon. Je suis complètement dedans. Quand un bras est réduit en charpies, c’est mon bras qui souffre. J’ai mal à leur place. Ça me saisit un peu. J’y suis, je suis l’acteur, le gars, c’est moi, je suis trente ou quarante à la fois. Ce n’est pas eux qui m’habitent c’est moi qui les habitent et je me laisse faire.

Le décor de mon boulot, de mon enfance, c’est la mer et la mer, c’est fluide. La mer c’est ma mère donc j’ai adopté sa fluidité. Il n’y a pas de méthode. Mais pour la fluidité entre les deux époques, il y a un travail d’éditeur. Dans un journal, nul ne touchait à mes papiers. Là, c’est différent. Évelyne Lagrange (l’éditrice) m’a demandé de déplacer certaines parties de l’histoire plus en amont, de raccourcir certaines séquences et de les séparer en deux pour mieux équilibrer l’ensemble. C’est à elle qu’il faut rendre hommage. Je me suis soumis à ce « re-travail » avec beaucoup de plaisir. J’ai aussi changé la fin, selon ses conseils. Là encore ce fut une collaboration très pertinente.

CP. Quels sont vos projets à venir ?

TM. Je travaille depuis 10 ans environ sur un ouvrage qui s’appellera Le roi Chocolat. C’est l’histoire de Banania. C’est une histoire d’origine familiale très romanesque et passionnante qui me tient particulièrement à cœur.

Elle commence avec l’histoire d’un journaliste lyrique envoyé spécial en 1910 pour couvrir l’inauguration d’un opéra par le chanteur Caruso, quelque part en Amérique du Sud. À cette époque, le voyage est long et s’effectue à bord d’un grand paquebot. Lorsque ce journaliste-aventurier débarque à Veracruz, au Mexique, c’est le début de la révolution du général Diaz. Il réussit néanmoins à boucler son sujet, mais, lorsqu’il s’apprête à retourner en Europe, la guerre s’est étendue depuis le nord du Venezuela jusqu’aux frontières mexicaines. Avec son chauffeur, il est obligé de faire halte quelques semaines dans un village au Nicaragua à cause du danger et dans l’attente de trouver une ouverture pour regagner la France. Homme blanc, accompagné d’un chauffeur, il est traité avec égard par la population autochtone et nourri avec des mets raffinés (de l’iguane farci aux sauterelles en croûte). Pas forcément séduit par cette nourriture « goûteuse », il est attiré par un type d’aliments donné aux malades, aux femmes, aux travailleurs nombreux qu’il faut nourri à moindres frais. Cela ressemble à de l’eau chaude mélangée à du sucre, de la farine de bananes et du cacao pilé. Cette boisson fortifiante semble profiter à la population et surtout paraît moins âpre à avaler que l’iguane farci.

Finalement, après quelques aventures, il parvient à embarquer et rentre en France. Il retrouve son milieu de petite bourgeoisie moyenne ennuyeuse. Il s’exerce pendant plus d’un an à mettre au point la recette de cette boisson et fonde une petite fabrique qui devient vite une usine. Le succès est fantastique. Lorsque la guerre éclate, ce journaliste devenu entrepreneur a un coup de génie. Très patriote, il décide d’affréter, à ses frais, depuis la gare de l’Est, quatorze wagons de boîtes de Banania sur le Front. Ce qui lui assure une fortune colossale après la guerre. Jusqu’à tout, perdre ou presque. Mais sans jamais renoncer à son esprit d’aventure...

Bibliographie

- 2013 Sangs-Mêlés (Ancre de marine)

- 2016  Le baiser de la tortue (Gaïa)

Ces ouvrages sont disponibles sur http://www.chapitre.com/

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Éditrice et fondatrice de la maison Atelier des nomades, à l’ile Maurice, Corinne Fleury raconte l’incidence de la crise sanitaire sur son métier. Après 10 années de parutions, avec son conjoint Anthony Vallet, la réalité devient complexe. Et comme on le constate, l’un des enjeux actuels est celui des atteintes aux libertés d’éditer... qui sont malmenées. 

19/08/2020, 11:19

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La Gazette du Sorcier, deux décennies avec Harry Potter

Animer un site web consacré à une seule œuvre témoigne d'une certaine constance, et le faire pendant vingt ans, d'une passion dévorante. La Gazette du Sorcier, un des principaux sites francophones consacrés à Harry Potter, célèbre en 2020 deux décennies d'informations et de créations autour de l'univers créé par J.K. Rowling. 

17/08/2020, 10:33

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“La valeur des bibliothèques ne se mesure pas uniquement sur du quantitatif”

Baisse de la fréquentation et, surtout des inscriptions : la dernière édition de l'enquête « Pratiques culturelles des Français », assurée par le ministère de la Culture, apportait des chiffres assez peu réjouissants pour les bibliothécaires. L'Association des Bibliothécaires de France (ABF) appelle toutefois à relativiser ces données, par la voix de sa présidente Alice Bernard.

03/08/2020, 12:15

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Leha rachète Lynks : “L’imaginaire et la jeunesse vont très bien ensemble”

EXCLUSIF – Le monde de la jeunesse et de l’imaginaire se croisent souvent, et s’apprécient désormais un peu plus. Quelques semaines avant la rentrée littéraire, les Editions Leha – qui publient Pierre Bordage, Steven Erikson ou encore Philippe Tessier – vont reprendre les Editions Lynks. Une nouvelle corde pour l’arc de la jeune Leha.

31/07/2020, 19:00

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Mélanie Leblanc inscrit sa poésie dans les pages, sur les murs et les corps

Mélanie Leblanc aime à disséminer. En dehors des luminaires, des vitrines et des potirons ou, récemment, lors de l’exposition Relier au musée Mallarmé, sur le corps des visiteurs, elle écrit sur papier et publie. Disons qu’elle est une variété de liseron qui fait feu de tous supports. Dès qu’ils sont à sa portée, ses tiges volubiles s’y enroulent. Sa poésie est le liseron bleu, variété cultivée qui ne renie pas ses origines sauvages, le volubilis. Une forme certaine de liberté ne renonçant à explorer aucune direction.

30/07/2020, 11:36

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“Internet ne change pas la poésie, mais en modifie l’accès et la diffusion”

Président du Pen Club français entre 2005 et 2012, et désormais président d’honneur, Sylvestre Clancier aime les mots comme tout poète. Impliqué dans la vie poétique sur le territoire, mais également dans la philosophie — qu’il a enseignée au Québec — il répond à ActuaLitté. Littérature, poésie et bien d’autres au menu.

27/07/2020, 11:46

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La Compagnie Pyramid fait danser les livres au son du hip-hop

Depuis 2015, la compagnie de danse Pyramid sillonne les routes de France et d’Europe pour présenter son spectacle « Index ». Sur scène, les danseurs s’emparent d’ouvrages, devenant alors partie intégrante de la scénographie en tant qu’éléments plastiques et sonores. Outre une recherche d’interaction entre corps et décors, il s’agit également de rendre hommage au livre et d’interroger notre rapport à cet objet. 

24/07/2020, 16:57

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La Bourse aux Livres, nouvel acteur dans la vente de livres d’occasion

Jeune start-up française, La Bourse aux Livres se présente comme une alternative écologique et économique à l’achat de livres neufs. D’abord, à travers une application qui permet à tout un chacun de vendre ses livres d’occasion sous le modèle du dépôt-vente. Puis prochainement, avec sa boutique en ligne. Annoncée pour le 1er juillet 2020, cette initiative marque l'entrée de la société dans le secteur de la vente de livres. L’objectif : revaloriser le plus grand nombre possible d’ouvrages d’occasion en proposant un service simple et transparent.

24/06/2020, 11:37

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Aurélie Filippetti : “La politique culturelle est encore entravée par le fait du Prince”

ENTRETIEN – Députée de la Moselle et ancienne ministre de la Culture, Aurélie Filippetti évoque les deux mois de confinement et la situation de l’industrie du livre. Libraires, éditeurs, auteurs, mais également plateforme américaine : panorama d’une crise sociale et économique de la filière livre.

18/05/2020, 11:41

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Laurent Beccaria : “Le pilon est un indicateur d’un marché qui dysfonctionne.”

Dans une double tribune, libraires et éditeurs posaient plusieurs constats, au sortir du confinement. La filière livre sort à peine d’une période douloureuse, occasionnant de multiples réflexions sur l’avenir. Laurent Beccaria, directeur des éditions Les Arènes, revient avec nous sur les futurs du livre.

15/05/2020, 12:22

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“Être très créatifs pour protéger la culture, faire vivre, livres et librairies”

Gaëlle Nohant a passé le confinement à Lyon. Et justement, on assimile facilement et hâtivement cette réclusion au travail même de l’auteur. Invitée de notre podcast Les mots en boîte, la romancière répond à nos questions.

12/05/2020, 16:31

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Maxence Fermine : " Dès qu’une menace disparaît, tout le monde oublie l’essentiel. "

« Le bonheur est parfois une petite porte ouverte sur l’intranquillité », et qui détermine consciemment ou inconsciemment la nature d’une quête ou tout bonnement d’un cheminement. Alors que s’il existe une science du doute, celle-ci ne s’abreuve qu’aux confins d’un questionnement initialement irrésolu en arguant sur différents principes souvent contradictoires ; entre soudaine apparition et fulgurante disparition. Ainsi le bonheur devient-il presque logiquement et, inévitablement ombrageux quand bien même, il aspirerait en retour à quelques naïfs espoirs. « L’âme reste un poids pour l’homme ».

28/04/2020, 16:43

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Se baser sur ses émotions pour choisir sa prochaine lecture : Love for Livres

Le développement des technologies liées aux intelligences artificielles, couplé aux possibilités de traitement de masse des données, a ouvert un nouveau champ dans l'étude des émotions liées à l'expérience culturelle. Avec de premières applications intéressantes dans le domaine de la recommandation : le site Love for Livres propose ainsi de découvrir sa prochaine lecture en fonction des émotions que l'on recherche, ou que l'on ressent sur le moment. Entretien avec Céline Mas, sa cofondatrice.

15/04/2020, 12:00

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1 million € d'aide aux auteurs : la SGDL veut “permettre à tous d'en bénéficier”

Situation insolite : début mars, le président de la Société des Gens de Lettres était remplacé, après neuf mois d’activité – en cause, un individualisme peu à l’écoute. Le Comité choisissait alors de le remplacer, sans apporter plus de précisions. Dans un entretien à ActuaLitté, les membres expliquent finalement ce choix, et détaillent le positionnement de l’association. 

04/04/2020, 12:21

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Activité partielle : “Un dossier sur dix seulement passe sans problème”

ENTRETIEN – À situation exceptionnelle, mesures d’exception, comme celle aboutissant à la fermeture des librairies. Le président de la République l’a martelé : « L’État paiera. » Et des mesures pour accompagner les entreprises ont été progressivement mises en place — avec des aides sectorielles spécifiques.

30/03/2020, 10:43

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Véronique Aubouy : “Je n'explique pas Proust, je le vis de l'intérieur”

Rencontre — Après un premier volet pour parler avec Véronique Aubouy de Proust Lu, son projet matrice autour de À la recherche du temps perdu, nous avons poursuivi la rencontre autour de sa performance dans laquelle elle tente de résumer l’ouvrage en une heure. Un échange plus intime, où l’artiste cinéaste se confie sur l’impossibilité de réussir une telle tentative. Et parle de la nécessité de la lecture et de l’importance de s’identifier à d’autres « je » afin d’approcher une multitude de vies possibles. 

26/03/2020, 09:14

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Faire lire La Recherche de Proust, le projet de toute une vie pour Véronique Aubouy

PORTRAIT – Cinéaste de profession, Véronique Aubouy est aussi une grande admiratrice de Marcel Proust. Depuis plus de 27 ans, elle filme des gens de tous horizons et de toutes générations lire quelques pages d'À la recherche du temps perdu. Elle propose également une performance où elle tente de résumer l'ouvrage en une heure. Cette artiste nous avait reçus à son domicile, aux portes de Paris — bien avant les mesures de confinement. L'occasion de revenir sur ces différents projets autour de La Recherche, de son lien avec Proust ainsi que son travail de réalisatrice. 

23/03/2020, 09:52

Autres articles de la rubrique À la loupe

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#AdopteUnLibraire : “Il n’y a pas d’écrivain sans librairie”

Les librairies ont été hissées au rang de commerces essentiels dans le décret n° 2021-217. Ou plus précisément « les commerces de détail de livres ». Contraint et forcé, comme tant d'autres, non plus d'imaginer, mais de vivre dans un pays aux librairies fermées, le romancier Gilles Marchand, auteur entre autres d’un Funambule sur le sable, adresse à ActuaLitté un texte passionné. 

03/03/2021, 11:10

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La Commision européenne en conflit avec les éditeurs et auteurs belges 

Depuis 2019, La Commission européenne refuse de verser une rémunération aux éditeurs belges pour la photocopie de leurs œuvres par des entreprises et des institutions publiques. L'organisme de gestion collective des ayants droit belge Reprobel publie aujourd'hui un communiqué pour protester contre cette décision. Selon eux, la commission prétendrait à tort que cette rémunération constituerait une "taxe" dont elle-même et les institutions européennes qu'elle représente en sont exonérées. Nous publions ici leur texte dans son intégralité. 

 

 

03/03/2021, 11:09

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Rapport Racine : “Un an plus tard, nous n’oublions pas”

« Un an après la remise du rapport Bruno Racine, rien ne bouge plus. Notre situation économique et sociale n’a jamais même été aussi catastrophique ! Vous êtes donc nombreux et nombreuses à vouloir agir. Des actions sont nées spontanément de toutes parts (BD, audiovisuel, etc.), et ont été plus ou moins bien médiatisées. Mais, malgré des problèmes communs, rien n’avait encore été rédigé pour l’ensemble des créateurs et créatrices, qui sont pourtant unis par un même statut social et fiscal », indique la Ligue des Auteurs Professionnels.

02/03/2021, 15:43

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France : Amazon assigné en justice pour concurrence déloyale

EXCLUSIF – Le confinement a révélé, à son insu, quelques secrets de fabrication et autres télescopages douteux chez Amazon France. Un différend juridique entre une éditrice et son prestataire a mis en lumière de manière flagrante les arrangements de la firme, aboutissant à une distorsion de concurrence. Tout à la fois revendeur et fournisseur de services, elle aura rendez-vous avec la justice française pour en répondre.

02/03/2021, 15:10

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Les bibliothèques, “des biens communs au service de tous” (ABF)

L'Association des Bibliothécaires de France (ABF) et d'autres organisations rappellent, dans un communiqué, la politique documentaire qui constitue le cadre du travail des bibliothécaires, garants des « équilibres de toutes sortes, à l’indispensable pluralisme des goûts, genres et orientations, sans jamais faire prévaloir leurs propres opinions ». Cette piqûre fait suite à deux événements récents qui illustrent une possible ingérence d'une hiérarchie administrative dans ce cadre et ces missions... Nous reproduisons ci-dessous l'intégralité du texte communiqué.

02/03/2021, 14:45

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Québec : dix ans après, revient l'idée d'un prix unique du livre

La sortie de la députée Ruba Ghazal (Québec solidaire) a pris de court bien des observateurs et acteurs de l’industrie québécoise du livre. Pour autant, sa demande, « est pleinement pertinente », assure Katherine Fafard, directrice générale de l’Association des Libraires du Québec. Et pour cause, un prix réglementé sur la vente de livres intéresse. Et le Québec, de par sa position au sein du Canada, aurait toutes les armes pour se lancer dans la procédure législative.

02/03/2021, 09:12

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Vivants à l'unisson : à la défense du spectacle et des artistes

Ne pas laisser mourir les artistes et le spectacle : voici en quelques mots le sens du texte écrit et diffusé par le chanteur Cali, la thérapeute Anne-Laure Buffet et le poète Éric Poindron. Plus qu’un mouvement d’humeur, un appel à l’aide, parti à la défense (et illustration ?) du spectacle vivant. Un manifeste que ActuaLitté diffuse dans son intégralité.

28/02/2021, 10:35

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Édition : M. le ministre, “les procédures bâillons menacent l’information”

La liberté d'information, mais aussi la liberté de publier, sont toutes deux menacées par un processus judiciaire vieux de cent quarante ans, dénonce l'éditeur Florent Massot dans un courrier envoyé au Garde des Sceaux, ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti. D'après Florent Massot, le coût pour l'accusé de la citation directe, dans le cadre d'une plainte en diffamation, est dangereux pour la liberté d'informer. Nous reproduisons ci-dessous le courrier envoyé par l'éditeur au ministre de la Justice, en intégralité.

26/02/2021, 15:11

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La “censure politique et idéologique” menace en Pologne

Le PEN Club polonais vient de communiquer à ActuaLitté une déclaration officielle sur la situation juridique du pays. Au cœur de cette intervention, un exercice de censure « politique et idéologique ». Une situation d’autant plus délicate qu’elle découle d’une destruction méthodique du travail universitaire, autant que d’une réécriture de l’Histoire. Le texte est ici présenté dans son intégralité.

26/02/2021, 14:16

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Le Pass Culture et la lecture : et si ça fonctionnait ?

Toujours en phase d'expérimentation, le Pass Culture doit prochainement révéler les conditions de sa généralisation à tous les jeunes Français et Françaises de 18 ans, doté de 300 € et non 500 € comme prévu. Dans les librairies, les niveaux des réservations sont généralement très bons, malgré certaines réserves sur les effets concrets du Pass dans la promotion de la lecture.

26/02/2021, 13:00

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“La responsabilité sociale et environnementale est au cœur de notre projet”, Éditions Leduc

Les éditions Leduc viennent de communiquer un détail, non exhaustif, de leurs engagements écoresponsables, « mis en pratique depuis des années maintenant ». Et d’ajouter : « Comme toujours, ce sont tous nos services et chacun de nos salariés qui portent individuellement et collectivement ces engagements. » Le texte est proposé dans son intégralité.

25/02/2021, 09:54

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Recherche universitaire : une “police de la pensée” bientôt à l'oeuvre ?

Quand les situations économiques et sociales des étudiants et des universités frisent la catastrophe, les responsables politiques évoquent l'« islamo-gauchisme » qui orienterait de nos jours la recherche universitaire. Un concept aux contours flous, adopté par Jean-Michel Blanquer, Gérald Darmanin et désormais Frédérique Vidal, dont la Ligue des Droits de l'Homme pointe la dangerosité. Nous reproduisons ci-dessous le texte que nous a fait parvenir l'organisation.

23/02/2021, 15:01

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Étudier la Shoah en Pologne et risquer un procès en diffamation...

Pour défendre la liberté d’expression et exprimer sa solidarité avec les professeurs et historiens Barbara Engelking et Jan Grabowski, le Centre PEN suisse romand interpelle le président de la République de Pologne. L’organisation fait part d’une grave inquiétude au sujet du procès en diffamation contre ces deux chercheurs de renommée internationale et co-auteurs d’une publication intitulée Night without End (Plus loin, c’est encore la Nuit) et publiée en 2018.

23/02/2021, 10:04

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Le PEN Club français condamne les violations évidentes des droits humains par le Maroc

Le jeudi 28 janvier dernier, l'historien et intellectuel Maâti Monjib a été condamné à un an d'emprisonnement, jugé coupable de « fraude » et d'« atteinte à la sécurité de l'État ». Un verdict qui survient plusieurs années après le début du procès en question, ouvert en 2015, et qui évoque une « mesure arbitraire » au PEN Club français. Nous reproduisons ci-dessous, en intégralité, le texte diffusé par l'organisation.

22/02/2021, 16:44

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Portrait des bibliothèques en ”sociétés d'émulation“, ou laboratoires d'idées

Les bibliothèques auraient l'environnement nécessaire pour devenir des think tank modernes – quoique le terme soit désormais connoté. L'auteur Jean Behue le suggère : il présente une invitation à réinventer les bibliothèques en sociétés d'émulation, ces cercles d'amateurs et de passionnés qui ont fleuri dès le XVIIIe siècle, et se sont prolongés par la suite dans un bel élan de libération individuelle et collective. Un billet à savourer.

22/02/2021, 09:36

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Biélorussie : créateurs, artistes, auteurs “particulièrement visés par la répression“

Depuis plusieurs mois, la Biélorussie traverse une forte période d'instabilité politique : si le président Alexandre Loukachenko a été réélu en août 2020, une partie de la population conteste les résultats de cette élection. Et, plus largement, dénonce le climat liberticide dans le pays. Le PEN Club français témoigne de sa solidarité avec les manifestants, et en particulier les créateurs et artistes, dans un texte que nous reproduisons ci-dessous.

19/02/2021, 11:19

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Éditeur indépendant : passion ou profession ?

« En avril 2021, cela fera 10 ans que je fais officiellement des livres, au sein de ma petite maison d’édition indépendante de livres d’art : les Éditions Hartpon. Si cette date anniversaire est une bonne occasion de constater que la “passion“ reste intacte, je me dis qu’elle pourrait l’être également pour faire un premier bilan de ma manière de considérer cette “profession“, aujourd’hui. » Par Caroline Perreau, fondatrice des Éditions Hartpon.

18/02/2021, 12:56

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L'infernale circulaire 2016, ou la retraite à prix d'or pour les auteurs

Ah, la retraite : paisible repos après une dure vie de labeur, accompagnée d’un pécule qui permettra d’offrir les étrennes de fin d’année ou la petite enveloppe d’anniversaire. Ou dans certains cas, plus rares, de faire creuser la piscine rêvée. Pour les artistes-auteurs, l’Agessa se vit confier le soin de collecter les sommes, avec l’incurie que l’on a fini par découvrir… Et qui n’en finit pas. 

17/02/2021, 15:58

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Tribune : lettre ouverte à “Mon Amie L'Urssaf“

« Tu dois fredonner Dalida chaque matin au petit déj, mon Amie (cf : Paroles paroles) À l'autre bout du téléphone, l'AA (cf : Artiste Auteur) songe à se reconvertir. Moine Bouddiste ou Sado Maso ? Macramé ou bilboquet ? On hésite. » Virginie Jouannet est écrivaine et dépend du statut Artiste Auteur. Dans son texte que nous reproduisons ici en intégralité, elle évoque un quotidien fait d'infinies mésaventures administratives. 

17/02/2021, 12:06

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Poésie et livre numérique : la délicate transition du mot à l'écran

Si vous avez déjà acheté de la poésie au format numérique, et à plus forte raison de la poésie en vers, vous vous êtes sans doute rendu compte que les contraintes formelles propres à ce genre littéraire se heurtent aux contraintes techniques de l’ebook. Face à ce constat, les éditeurs de poésie adoptent différentes stratégies, allant de la non-publication de leurs titres en numérique à une réflexion sur la manière dont le numérique peut servir la poésie.

16/02/2021, 14:46

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Territoires, collectivités et culture : “On ne peut plus attendre”

L’urgence se dessine. La Fédération nationale des collectivités pour la culture (FNCC) alerte le gouvernement, alors que l'été se profile.... et que, déjà, des festivals annoncent l’annulation de leur édition 2021. Le désarroi s’ancre dans le monde des arts et de la culture. Une colère légitime grandit. Dans un tribune, la FNCC demande instamment à Roselyne Bachelot d'être reçue, et entendue. Leur texte est ici diffusé dans son intégralité.

16/02/2021, 11:37

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Les avanies des auteurs face à l'URSSAF : “C'est de mal en pis”

« L'impéritie informatique et téléphonique de l'Urssaf vis-à-vis des auteurs se perpétue. Matinées perdues à tenter de parler à un humain, site informatique nase, lettre comminatoire vous enjoignant de faire une déclaration en ligne sous peine de lourdes amendes, journées en vain perdues à tenter de le faire... » Dominique Sels est autrice, et comme d’autres, en proie aux affres de l’URSSAF. Dans un billet, elle évoque les difficultés rencontrées « avec ces bandits de grand chemin ».

16/02/2021, 09:22

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Rustica et Système D interpellent leur PDG, Vincent Montagne

Le groupe Lagardère n’est pas seul à s’interroger sur le devenir de ses médias. Au sein de Média Participations, groupe éditorial comptant plusieurs magazines et présidé par Vincent Montagne, certaines structures tirent la sonnette d’alarme. En effet, la direction du magazine de jardinage Rustica et du magazine de bricolage Système D a décidé de contraindre ses journalistes à accepter des tâches publicitaires ou de « placements de produits ».

12/02/2021, 12:27

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Droit de réponse d'Emmanuel Pierrat : des accusations “diffamatoires” et “grotesques”

Suite à un article publié le 8 février dernier, qui évoquait le dépôt d'une plainte pénale par le PEN Club français contre son ancien président, Emmanuel Pierrat, ce dernier a fait parvenir un droit de réponse à la rédaction d'ActuaLitté. Nous le reproduisons ci-dessous, dans son intégralité. Emmanuel Pierrat avait pourtant été contacté, préalablement à la publication de l'article en question, mais n'avait pas donné suite.

09/02/2021, 16:35

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Ankama, c’est aussi de la bande dessinée

RENCONTRE – Ankama Éditions fête ses quinze ans cette année. Occasion de revenir sur une initiative éditoriale née un peu par hasard. Ankama, c’est avant tout des jeux vidéo en ligne, mais aussi des livres. Si la société roubaisienne est toujours associée à Dofus, elle s’est aussi fait une place dans le monde de l’édition, et plus particulièrement de la bande dessinée, en une quinzaine d’années. 

09/02/2021, 13:06

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Pour avoir préféré la croyance à la pensée, et pour le reste : “Ni oubli ni pardon”

Depuis des mois maintenant, le monde de la culture et de la création ne cesse de hurler  à la mort. La sienne. Mille fois, du plus humble au plus célèbre, les créateurs, auteurs ou interprètes, dans une unanimité inédite, ont répété partout que fermer durablement les lieux de spectacles, de monstration, de vente, était un désastre. Désastre culturel, désastre économique, désastre personnel, désastre social, désastre psychologique, désastre à tous les étages. Par Yves Frémion, écrivain animateur de PEPS-Culture.

09/02/2021, 11:10

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Moniteurs étudiants : entre la “procédure” et la “bienveillance", Paris 3 balance

Ce mardi 2 février, les moniteurs étudiants de la bibliothèque Sainte-Barbe, rattachée à l'université Sorbonne Nouvelle — Paris 3, débrayaient une nouvelle fois, accompagnés par des bibliothécaires permanents et des professeurs de l'université. Alors que la crise sanitaire frappe de plein fouet les étudiants, ils réclament le maintien de leur rémunération en cas de confinement et de fermeture de l'établissement. Une partie du personnel de la bibliothèque les soutient et réclame plus de moyens.

05/02/2021, 17:41

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Gabriel Matzneff publie Vanessavirus, son ultime livre

EXCLUSIF – Ce mois de janvier ne manque définitivement pas de rebondissements : alors que le titre de Camille Kouchner, La familia grande, vient de sortir en grand format, sa parution fait écho à la sortie en poche du Consentement, l’ouvrage de Vanessa Springora. L’éditrice avait dénoncé avec force les actes de Gabriel Matzneff, et toute la complaisance autour du personnage. Quelque peu oublié des médias, l’auteur n’a pour autant pas quitté la plume. Et s'apprête même à publier son prochain titre, Vanessavirus.

02/02/2021, 09:30

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Édition : “Le livre et la revue de théâtre souffrent actuellement”

Plusieurs marchés du livre dans le monde, notamment anglophones ou européens (en partie), font petit à petit état d'une année 2020 pas si catastrophique, économiquement parlant. On ne le répétera toutefois jamais assez : un chiffre d'affaires global masque de fortes disparités, notamment selon les tailles des maisons d'édition. Ou les secteurs : 12 maisons d'édition de théâtre alertent ainsi sur leur situation, et celle du livre et de la revue de théâtre. Leur texte est reproduit ci-dessous, en intégralité.

29/01/2021, 10:00

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Financement, structure, Livre Paris : les Grandes espérances 2021 du SNE

Livre Paris 2020 compte parmi les premiers salons victime de la crise sanitaire. Pas de manifestation pour la capitale française, et pas de revenus pour le Syndicat national de l’édition, coorganisateur avec Reed Expositions France. Au cours des dernières semaines, les messages promotionnels n’ont pourtant pas manqué, rassurants ou tentant de l'être. Ainsi, la programmation se dévoile pour partie : l’Inde reste le pays à l’honneur, quand le monde d’après servira de fil rouge à l'ensemble. 

27/01/2021, 16:20

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Auteurs : des “pratiques injustes et inéquitables”

Le ministère de la Culture et des Communications du Québec procède actuellement à une consultation en ligne sur la révision des deux lois sur le statut de l’artiste. Dans son mémoire déposé aujourd’hui au ministère, l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ) affirme que la loi qui régit le statut des écrivain·e·s est injuste, inéquitable et inapplicable, et revendique un nouvel encadrement législatif. L'association accompagne son intervention d'un texte reproduit ici dans son intégralité.

26/01/2021, 13:06

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FIBD d'Angoulême : “[N]ous avons plutôt le sentiment d’être exemplaires”

Un an après le dévoilement du Rapport Racine, destiné à améliorer la condition des artistes-auteurs, le collectif Artistes Auteurs en Action (AAA) levait le poing et appelait à un boycott du Festival international de la bande dessinée d'Angoulême (FIBD). L'organisation pointait le manque d'engagement politique et d'effets, après ce rapport, mais critiquait aussi la posture du FIBD. Franck Bondoux, délégué général de la manifestation, leur répond dans un texte, reproduit ici dans son intégralité.

26/01/2021, 09:28

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Et si se remettre à lire était aussi génial qu'arrêter de fumer ?

Personne n’a raté l’intervention du ministre de la Santé : avec l’arrivée du variant britannique – qui n’a rien d’un patient anglais – se profile un reconfinement. Ces mesures durcies, en regard d’un couvre-feu déjà plombant, résonnent avec les propos de décembre dernier : nous étions avertis. Alors, comment préparer cette prochaine période de disette, quand on a abandonné la lecture ? Aujourd’hui, petit traité d’optimisme.

22/01/2021, 17:26

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Secret défense : une classification d'archives sans limite de temps ?

Depuis un an, l’association des archivistes français se bat pour faire la lumière sur les archives classées Secret défense. En cause, l’avenir des documents, pour lesquels l’AAF demande une déclassification. L’association vient d’entamer une nouvelle procédure, en déposant un recours au Conseil d’État « contre la nouvelle version de l’IGI 1300 et pour l’accès aux archives selon les termes de la loi ». Leur tribune est diffusée en intégralité ci-dessous.

20/01/2021, 11:51

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Droit de réponse d'Emmanuel Pierrat : “J'ai choisi de ne pas briguer un second mandat" au PEN

Suite à la publication d'un article, le 14 janvier dernier, consacré aux accusations du PEN Club français portées à l'encontre de Me Emmanuel Pierrat, ancien président de l'organisation de défense de la liberté d'expression des auteurs, ce dernier a fait parvenir à ActuaLitté un droit de réponse. Il est publié ci-dessous en intégralité.

19/01/2021, 09:37

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Conspiration des imbéciles ? Amazon, accusé à son tour : Apple s'esclaffe

Amazon paierait-il enfin sa position dominante sur le marché du livre – numérique, papier ou audio ? En tout cas, l’histoire semble vilainement se répéter alors que le vendeur et cinq groupes éditoriaux américains sont accusés d’entente. La même procédure que celle endurée en 2013 par Apple entraînera-t-elle les mêmes effets ? Ou dévoile-t-elle une vaste fumisterie en matière de droit ?

18/01/2021, 12:16