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“La conscience de la présence et du travail du traducteur a évolué chez les lecteurs” (ATLF)

Les traducteurs ne comptent pas pour du beurre : c'est un peu l'idée que cherche à faire passer l'ATLF, Assocation des Traducteurs Littéraires de France. Si ce message circule de mieux en mieux dans le monde du livre et en dehors, la défense des droits des traducteurs est bien sûr sans répit. Entretien avec Corinna Gepner, présidente de l'ATLF.

Le 13/06/2016 à 10:48 par Antoine Oury

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Publié le :

13/06/2016 à 10:48

Antoine Oury

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ActuaLitté

(ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

ActuaLitté : Vous êtes présidente de l'ATLF, Association des Traducteurs Littéraires de France. Quelle est votre histoire avec cette organisation ?

Corinna Gepner : Je suis entrée assez rapidement à l'ATLF quand j'ai commencé à faire de la traduction, parce que j'ai ressenti le besoin d'appartenir à une communauté professionnelle, mais aussi parce qu'il y avait un certain nombre d'informations que je recherchais — je venais du salariat et ne savais pas du tout en quoi consistait le statut d'auteur. Au bout de quelques années, j'ai jugé qu'il était temps de “réciproquer” : j'ai donc proposé mes services de relecture à la revue TransLittérature, puis on m'a invitée à assister aux séances du conseil d'administration. Et là, on m'a proposé de me présenter. C'est aujourd'hui ma 5e année au CA de l'ATLF, dont j'ai été la secrétaire générale puis la trésorière pendant 2 ans.

Qu'est-ce que l'ATLF vous a apporté en tant que traductrice ?

Corinna Gepner : D'abord, être mieux informée. Ensuite, c'est tout un apprentissage de défendre ses droits, ce n'est jamais une chose facile. Même lorsqu'on a le savoir nécessaire pour négocier avec son éditeur, c'est toujours compliqué, c'est une situation psychologique qui n'est pas évidente : je pense qu'on a plus d'assise, dès lors qu'on fait partie d'une organisation professionnelle. Et cela donne aussi une conscience différente de son métier et de soi, de sa place dans la chaîne du livre. Au bout d'un moment, on exerce d'une manière différente, avec plus de confiance.

Quel est votre parcours de traductrice ?

Corinna Gepner : Cela fait un peu plus de 15 ans que je suis dans la traduction littéraire : ce n'était pas mon métier à l'origine, mais j'y suis venue par amour de la littérature et avec un bagage linguistique familial, l'allemand. Hasards, rencontres et opportunités m'ont permis de me découvrir une passion pour ce métier. Je traduis essentiellement de la fiction. Je fais aussi des lectures pour des maisons, et je leur apporte également des projets. J'essaie de garder cette marge d'initiative qui me paraît intéressante, et je crois que c'est un des rôles importants du traducteur que d'apporter des textes aux éditeurs.

Estimez-vous que, aujourd'hui encore, la représentation du traducteur est insuffisante ?

Corinna Gepner : C'est assez variable : j'ai la chance de travailler avec des éditeurs pour lesquels le traducteur n'est pas un “soutier”, ils ont conscience que nous effectuons un véritable travail littéraire. Cela étant, ce n'est pas toujours le cas et j'ai parfois eu du mal à faire comprendre que ma tâche n'était pas celle d'une simple transposition d'une langue dans une autre.

Avec nos partenaires institutionnels, il n'y a aucun problème, le traducteur a toute sa place. Le CNL, par exemple, est un de nos plus grands soutiens, et c'est grâce à lui qu'il y a eu des avancées majeures, notamment en ce qui concerne la rémunération du traducteur. Maintenant, quand un éditeur demande une aide pour la traduction d'un livre, il doit payer au moins 21 € le feuillet de 25 lignes x 60 signes. Ce tarif plancher est pour nous d'une grande aide dans nos négociations avec les éditeurs.

C'est dans les médias et les sites marchands que le traitement est très inégal : je constate que le traducteur figure parfois en bonne place, mais que souvent il est totalement ignoré, par exemple dans la presse écrite ou audiovisuelle, sur les sites marchands et même sur certains sites d'éditeurs. L'exemple le plus flagrant en est peut-être l'absence du nom du traducteur dans les communiqués annonçant les prix accordés à des livres de littérature étrangère... En ce domaine rien n'est jamais acquis et nous faisons un travail de veille constante pour signaler ces manquements... mais aussi remercier ceux qui ne nous oublient pas.

Centre national du livre - Livre Paris 2016

(ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

Dans quelle mesure le Centre National du Livre reste-t-il un soutien important à la traduction ?

Corinna Gepner : Le CNL nous subventionne depuis longtemps et de manière extrêmement fidèle. Au-delà de l'apport financier — crucial pour nous —, il est un interlocuteur de choix, qui a à cœur de soutenir nos actions et de nous aider à concrétiser certains projets. Cet accompagnement est une chance exceptionnelle.

Plus généralement, la politique de subvention du CNL permet à bon nombre de livres étrangers d'être traduits et publiés en France dans des conditions financières plus aisées. Ce dispositif est assez unique en son genre et bien des pays nous l'envient.

À quoi ressemble la population des traducteurs en France ?

Corinna Gepner : Précisons tout d'abord que le terme “traducteur” recouvre des réalités assez diverses : il y a les traducteurs libéraux, dits “techniques” ou “pragmatiques”, qui ont un statut de travailleur indépendant, et les traducteurs d'édition, dits “littéraires”, qui ont un statut d'auteur. Les traducteurs-adaptateurs de l'audiovisuel, les traducteurs pour le théâtre, mais aussi un certain nombre d'autres activités (traduction de catalogues de musée, de contenus non commerciaux de sites Internet...), relèvent aussi du régime des auteurs. Ce n'est pas toujours simple de savoir à quelle catégorie on appartient pour un travail donné, et donc à quel régime on devra cotiser, d'autant que l'on peut travailler dans des domaines divers de manière concomitante. L'ATLF aide les traducteurs à comprendre comment une même activité (la traduction) se pratique de plusieurs manières différentes aux yeux des administrations.

S'agissant des traducteurs littéraires, il existe une distinction entre les “assujettis” et les “affiliés” à l'AGESSA, la sécurité sociale des auteurs. Les assujettis représentent la majorité de la population des traducteurs. Annuellement, ils ne touchent pas suffisamment de droits d'auteur pour pouvoir être affiliés à l'AGESSA, c'est-à-dire cotiser pour leur retraite. Il peut s'agir d'un traducteur qui publie une traduction de temps en temps, d'un universitaire qui traduit occasionnellement ou de quelqu'un qui travaille un peu plus régulièrement, mais n'a pas de revenus suffisants pour devenir affilié, le seuil étant fixé à 900 fois la valeur horaire brute du SMIC — cela représente grosso modo 8700 € sur l'année. Le nombre de traducteurs dits assujettis tournait autour de 4000 en 2013.

Cette distinction devrait être corrigée à l'occasion de la réforme du régime social des auteurs prévue pour prendre effet au 1er janvier 2019, et offrira à tout traducteur littéraire la possibilité de se constituer des droits à la retraite dès le premier euro perçu, mais lui imposera une augmentation de ses cotisations de 6,75 %.

Pour ce qui est des traducteurs affiliés, l'AGESSA a des chiffres plus précis, qui montrent une tendance à la hausse : en 2007, on en comptait 876 et en 2013, ils étaient 1115. C'est plutôt positif, mais cela entraîne aussi une concurrence accrue sur le marché du travail. Un certain nombre d'entre eux ont un emploi par ailleurs et ne vivent donc pas que de la traduction. Notons que l'ATLF compte 1100 adhérents, ce qui signifie que nous sommes aussi nombreux que les traducteurs affiliés. Même si cela ne recouvre pas exactement les mêmes personnes, cela montre que nous sommes représentatifs de la profession.

Comment a évolué la rémunération des traducteurs en France ?

Corinna Gepner : Selon les chiffres de l'AGESSA, le revenu annuel moyen des traducteurs affiliés était de 24.099 € en 2007, il est passé à 22.366 € en 2013.

Chaque année, l'ATLF réalise auprès de ses adhérents une enquête rémunération qui nous permet de mesurer les fourchettes de tarifs et de voir quelle est l'évolution d'une année sur l'autre. Nous prenons en compte la langue, la spécialité, le type de rémunération (à-valoir et droits proportionnels, forfait), le pourcentage de rémunération pour l'exploitation numérique... En 2004, on constatait pour l'anglais une fourchette entre 19,50 et 21,50 € pour un feuillet 25x60, et puis, à partir de 2009, on assiste à une baisse, la fourchette s'est réduite (19-21 €). Depuis cette date, les tarifs stagnent, c'est-à-dire baissent par rapport à l'inflation.

Cette baisse relative ou réelle de nos revenus est liée à la fois aux tarifs du feuillet et à un certain nombre de facteurs : la hausse des cotisations sociales, l'apparition d'une taxe de 0,35 % pour la formation continue et un prélèvement supplémentaire consécutif à la mise en place d'une retraite complémentaire depuis 2004, qui est cela dit une grande avancée pour nous.

Euro

(Quinn Dombrowski, CC BY-SA 2.0)

Une revalorisation du prix du feuillet est-elle envisageable ?

Corinna Gepner : Négocier une revalorisation du prix du feuillet est une chose relativement difficile, et nous sommes assez peu nombreux à l'obtenir. De plus, les tarifs au feuillet dépendent des langues : une langue dite “rare” permettra d'obtenir des tarifs au feuillet plus élevés, mais il y a moins de travail. Il faut également être clair sur ce que l'on entend par “feuillet”, qui est l'unité de calcul de la rémunération des traducteurs littéraires. Le feuillet dactylographié historique de 25 lignes X 60 signes s'entend espaces et blancs compris. L'arrivée du comptage informatique en tranches de 1500 signes (qui ne prend pas en compte les blancs) a perverti ce mode de calcul, débouchant sur une érosion de l'ordre de 15 à 30 % de nos rémunérations. Les traducteurs doivent donc être attentifs à l'unité de calcul utilisée lorsqu'il est question de prix du feuillet.

Dans ces conditions, négocier reste délicat. Rappelons néanmoins que les livres traduits représentent actuellement 18 % du nombre total de titres publiés, et 22 % du chiffre d'affaires des éditeurs. Il s'agit donc d'une part non négligeable de la production éditoriale. Nous jouons ainsi un rôle important dans le paysage éditorial et l'on pourrait souhaiter qu'il soit mieux rémunéré. Sachant en outre qu'il existe des disparités de rémunération en fonction du type de texte traduit : la littérature jeunesse, par exemple, ou la littérature de genre sont moins bien payées que la littérature générale.

Notons enfin que, si les cotisations sociales des auteurs connaissent une hausse constante, la cotisation du diffuseur, elle, n'a quasiment pas augmenté depuis la création de l'AGESSA à la fin des années 1970 : elle est passée de 1 % à 1,1 %. C'est l'auteur qui supporte l'essentiel du poids des cotisations.

La rémunération via les droits proportionnels a-t-elle évoluée ?

Corinna Gepner : Nous assistons là aussi à une dégradation : pendant un moment, ils tournaient autour de 2 à 3 % dans le meilleur des cas, et il y avait une pratique de droits dégressifs, ce qui signifie que le traducteur touchait par exemple 3 % jusqu'à amortissement de l'à-valoir de façon à accélérer celui-ci, puis 1 % après l'amortissement. Certains éditeurs les pratiquent encore, mais c'est devenu bien plus rare. Aujourd'hui, les droits proportionnels se situent autour de 1 %, voire moins, à 0,5 %.

La même situation se retrouve-t-elle pour les exemplaires numériques ?

Corinna Gepner : Pour les exemplaires numériques, dont le prix est inférieur à celui des livres imprimés, nous aurions pu a priori attendre un pourcentage plus élevé, qui nous aurait permis de conserver une rémunération équivalente, d'autant que le coût de fabrication de l'ouvrage est moindre. En réalité, nous sommes sur les mêmes pourcentages. Parfois, nous arrivons à monter à 2, 3, voire 5 %, mais cela reste une exception.

Qu'en est-il des conditions de travail, et notamment des délais laissés aux traducteurs littéraires ?

Corinna Gepner : En ce qui me concerne — et mon expérience rejoint celle d'un certain nombre de mes collègues —, j'ai des éditeurs qui me laissent vraiment le temps de travailler un texte, c'est-à-dire entre 8 et 10 mois, et d'autres qui mettent la pression en réduisant le plus possible ce laps de temps. Cela étant, c'est aussi le reflet de l'évolution des conditions de travail des éditeurs, qui se répercute sur l'ensemble des maillons de la chaîne. L'augmentation de la production, les durées d'exploitation plus réduites, la recherche du best-seller font partie de ces politiques éditoriales qui font que les délais de travail se réduisent.

On peut noter, de façon générale, que la combinaison délais courts et faible prix au feuillet se retrouve souvent pour la traduction des littératures de genre (littérature sentimentale, young adult...), dont les lecteurs sont de gros consommateurs et où l'offre des éditeurs est plus fréquemment renouvelée. D'où l'intérêt pour les traducteurs de ces littératures d'adhérer à une organisation professionnelle comme l'ATLF pour être en mesure de mieux se défendre.

De nouvelles pratiques ont aussi émergées, comme les scantrad pour les mangas, ces traductions réalisées la nuit même de la sortie au Japon... Comment l'ATLF fait-elle face à de tels bouleversements dans le métier de traducteur ?

Corinna Gepner : Ce genre de pratiques se retrouve aussi dans l'audiovisuel avec la traduction “sauvage” de séries télévisées sur le Net en dehors des réseaux et des circuits habituels de sous-titrage. Ce n'est pas un phénomène nouveau. Ce qui est nouveau, en revanche, c'est que, dans ces domaines-là, les traducteurs professionnels se voient désormais eux aussi imposer des rythmes de travail de plus en plus rapides, parfois pour court-circuiter ces pratiques extra-éditoriales.

Il me semble que ce n'est pas à nous de prendre position sur ces questions, c'est plutôt aux éditeurs de veiller au grain. Nous pouvons rappeler la nature du travail de traduction et le fait qu'un travail de qualité et des gens compétents sont nécessaires, mais nous ne pouvons pas aller plus loin.

Quelles actions mène l'ATLF pour la visibilité des traducteurs ?

Corinna Gepner : Depuis 2 ans maintenant, l'ATLF se rend davantage en région : avec le soutien de la FILL (Fédération interrégionale du livre et de la lecture) et des centres régionaux du livre et autres agences locales, nous intervenons dans des journées d'information sur la traduction, dans des festivals ou des salons, en organisant des joutes de traduction par exemple. Ce que je constate, c'est que les lecteurs sont très intéressés par ces questions, et sont très avides d'informations à ce sujet. La conscience de la présence et du travail du traducteur a vraiment évolué de façon positive chez les lecteurs.

Sans oublier les opérations de plus en plus systématiques que nous menons sur les réseaux sociaux, par courrier ou par mail auprès des médias, des éditeurs, des jurys de prix littéraires, des festivals... afin d'attirer l'attention sur la mention du nom des traducteurs, sans qui la littérature étrangère ne serait pas accessible.

ETL, École de Traduction Littéraire - CNL (Centre national du Livre) - Salon du Livre de Paris 2015

L'École de Traduction Littéraire sur le stand du CNL au Salon du Livre de Paris 2015

(ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

L'ATLF s'est également très tôt intéressée à la formation initiale des traducteurs littéraires à l'université. Elle est à l'origine de la création du premier DESS de traduction littéraire à Paris 7, il y a près de vingt-cinq ans. Nous sommes nombreux à intervenir dans les masters. Côté formation continue, n'oublions pas le programme Goldschmidt à l'intention des jeunes traducteurs de ou vers l'allemand ; la Fabrique des traducteurs animée par l'association ATLAS au collège des traducteurs à Arles ; et l'École de traduction littéraire, créée par Olivier Mannoni sous l'égide du CNL et maintenant gérée par l'Asfored. L'ETL est indépendante de l'ATLF, mais les membres de cette dernière sont invités à intervenir dans la formation. L'ATLF porte une très grande attention à la formation des traducteurs — et aux débouchés qu'elle leur offre.

Qu'en est-il de la réforme du RAAP, très décriée ?

Corinna Gepner : Cette réforme est désormais sur les rails et dans l'ensemble elle est moins mal perçue maintenant qu'elle ne l'a été au départ.

Les réactions exprimées ont permis d'organiser des réunions de concertation entre le conseil d'administration du RAAP et les associations d'auteurs, et donc de tempérer certaines mesures. Nous ne pouvions pas revenir sur le principe, car nous étions contraints par la législation : pour ne pas être requalifié en régime d'assurance, il fallait adopter un principe de proportionnalité et abandonner le choix de classe de cotisations. Ensuite, nous avons dû évaluer le taux de retenue qui pouvait assurer un complément de retraite décent aux auteurs, tout en veillant à ce que la Caisse ne se retrouve pas déficitaire. Ce sont les fameux 8 %. Il y avait un équilibre à trouver.

La réforme du RAAP était une évolution inévitable et nous avons essayé — car je fais partie du conseil d'administration du RAAP — de la mener au mieux. Nous avons ainsi pris des mesures d'accompagnement pour que cela ne se traduise pas, pour ceux qui souhaitent une transition aménagée, par un basculement immédiat vers les 8 %. Ce sera une montée en charge progressive sur 4 ans, mais ceux qui le désirent pourront déjà être prélevés à 8 %. Cela étant, lorsqu'on parle d'un prélèvement de 8 % sur les droits d'auteur perçus, en réalité l'auteur n'en acquitte que 4 % puisque la moitié est prise en charge par la Sofia.

Pourquoi cette réforme a-t-elle été si mal reçue ?

Corinna Gepner : Pour certains, la situation est un peu particulière : comme nous ne bénéficions de cette retraite complémentaire que depuis 2004, le dispositif de la Sofia nous permettait d'investir de manière plus intensive pour nous constituer une retraite complémentaire, dans le peu de temps que nous avions. Pour les auteurs qui arrivent sur le marché, il est plus difficile de se plier à ces nouvelles conditions. Cela dit, en dessous d'un certain seuil de revenus (8700 €, c'est-à-dire 900 fois la valeur horaire brute du SMIC), on est exonéré de cotisations.

Cette retraite complémentaire est un grand acquis social pour nous, qui nous aligne sur les autres professions. En même temps, cela se traduit par le fait qu'il faut débourser, bien sûr. Et cela peut être problématique étant donné le caractère aléatoire de nos revenus, qui par ailleurs ne sont pas très élevés en moyenne. S'y ajoute une lassitude certaine à voir les prélèvements augmenter, les revenus stagner quand ils ne baissent pas. C'est à la faveur de ce genre d'événement qu'on peut être amené à se poser de manière brutale la question de la viabilité de son activité...

L'ATLF propose-t-elle un accompagnement juridique aux auteurs ?

Corinna Gepner : L'accompagnement juridique s'est renforcé ces dernières années en raison d'une demande croissante et nous venons de salarier, à temps partiel, un des juristes de la Société des gens de lettres. C'est une solution profitable à l'ATLF comme à la SGDL, car ce qui concerne les traducteurs permet de développer une vision plus large des problématiques qui touchent les auteurs dans leur ensemble. Je suis entrée en tant que traductrice au comité de la SGDL, j'en suis devenue la vice-présidente aux Affaires culturelles, ce qui symboliquement me paraît important.

L'autopublication s'est fortement développée ces dernières années, ainsi que la demande de traductions de la part d'auteurs indépendants. Quelle est l'action de l'ATLF sur ces sujets ?

Corinna Gepner : Il s'agit d'une question complexe, que de plus en plus de traducteurs nous posent, car ils sont sollicités. Nous avons un certain nombre de recommandations, de façon à protéger le traducteur, à faire en sorte qu'il soit rémunéré pour le travail de traduction et qu'il garde les droits sur son texte au cas où le livre trouverait un éditeur dans le pays concerné. C'est une question récurrente, sur laquelle nous allons devoir nous pencher.

Literary Translation Centre - London Book Fair 2015

Le “Literary Translation Centre” à la Foire de Londres 2015, sponsorisé, entre autres, par Amazon

(ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

Amazon a développé une politique aggressive pour se faire une place sur le marché de la traduction, quelle est la position de l'ATLF vis-à-vis du géant ?

Corinna Gepner : Cécile Deniard, vice-présidente de l'ATLF et vice-présidente du CEATL (Conseil européen des associations de traducteurs littéraires), s'est intéressée à la question et a rencontré les responsables d'Amazon. Je dirais que dans le meilleur des cas nous pouvons inciter Amazon à infléchir ses pratiques : ainsi, à la suite de la lettre ouverte que nous avons adressée à AmazonCrossing et aux discussions qui ont eu lieu au niveau européen, Amazon a modifié son contrat type en supprimant certaines des clauses les plus contestables. Mais sa politique ne changera pas et si cette société semble se montrer plus convenable avec les auteurs et les traducteurs, ce n'est que pour mieux se substituer aux autres acteurs de la chaîne du livre (éditeurs, libraires...). Donc la vigilance est de rigueur.

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Aramebook : précurseur du livre numérique pour les lecteurs d'Algérie

Créée en 2018, la plateforme Aramebook propose des livres numériques au format PDF. Première du genre en Algérie, cette plateforme dont le nom vient de Aram – ces grosses pierres qui servaient de repères aux voyageurs –, et ebook, a pour vocation de promouvoir la lecture et la littérature algérienne à travers le monde. Rencontre avec sa fondatrice, Nacéra Khiat, également éditrice chez Sedia.

Propos recueillis par Chloé Martin pour ActuaLitté

19/02/2021, 13:09

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Les Sept Péchés capitaux, entre “parfum d’éternité et aperçu d’anthropologie”

7... chiffre sacré, mystique, évocateur s’il en est ! Il se trouve tout aussi bien associé aux merveilles du monde antique, qu’aux péchés capitaux. À ce titre, sept écrivains ont été mis au défi : produire un texte, libre, s’emparant de l’un de ces péchés sur un mode contemporain, dans le cadre d’une aventure collective et totalement incarnée. La collection regroupant leurs œuvres vient de sortir aux éditions du Cerf, sous l'appellation, Les Sept Péchés capitaux. 

06/02/2021, 12:55

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“Les romans épuisés, oubliés que je souhaite publier furent des histoires d’amour pour moi”

À la tête de la rubrique Les Ensablés, Hervé Bel s'efforce chaque semaine de redécouvrir un ouvrage injustement oublié et perdu dans le flot des années et des nouvelles parutions. Parfois, un éditeur se décide à rendre justice à ces livres, en leur offrant une nouvelle vie. Cette semaine, rencontre avec Philippe Guyot-Jeannin, libraire et éditeur dans le Jura. Il a créé les Éditions de la Belle étoile, qui ont récemment attiré l'oeil de notre chroniqueur.

21/01/2021, 11:45

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Résonances de femmes : trilogie en poche du postféminisme

PORTRAIT – Pourquoi le post-féminisme en poche sous la forme d’une trilogie embrassant plusieurs décennies de combats ? Parce qu’une édition ramassée révèle la densité d’un déploiement, l’intensité d’un engagement indéfectible au fil des années, la concision d’un message doté de la force d’un mouvement : le MLF, mouvement de libération des femmes, dont Antoinette Fouque a été la cofondatrice en 1968.

11/01/2021, 09:58

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“S'emparer des jouets laissés par Lovecraft était très plaisant” (Alex Nikolavitch)

Arkham, 1941. Le corps déchiqueté du détective Mike Danjer est retrouvé au milieu d'un monceau de papiers. Il pourrait s'agir à première vue d'un banal meurtre en chambre close. L'examen des feuillets souillés, un dossier qu'il avait constitué au fil d'une très longue enquête, démontre qu'il avait mis au jour un indicible complot. Dans le Dossier Arkham, Alex Nikolavitch nous embarque dans une aventure lovecraftienne passionnante. Et nous en dévoile ici les arcanes.

28/12/2020, 09:41

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L'Iconopop, pour plus de poésie : “Nous sommes l’allumette”

L’Iconopop est la nouvelle collection de L’Iconoclaste. Plus que de poésie, il y est question d’une parole qui vibre, qu’on lit et qui se vit à la scène, dans la rue, dans un pré, sur la toile... qu’importe ! Juste des mots sans tabou à déguster, à crier, à partager. Partout et surtout pas dans les sages cercles d’initiés. Un duo éditorial de choc se charge de coucher sur papier l’électricité contenue dans ces rumeurs éclatantes : Cécile Coulon, romancière, poète, et Alexandre Bord, ancien camarade libraire.

22/12/2020, 08:00

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Michèle Benbunan : avec Vivendi, Editis “est présent dans tous les univers médias”

« Voilà un an, Editis était place d’Italie, avec une fin d’année marquée en France par de nombreux évènements, très perturbants pour l’activité... » Michèle Benbunan, directrice générale du groupe aux 49 maisons d’édition, boucle une première année dense. Elle revient avec nous sur ces 12 mois passés.

07/12/2020, 11:27

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Les libraires des Pays de la Loire prennent le virage de la vente en ligne

ENTRETIEN – Les librairies des Pays de la Loire opèrent une transition numérique majeure, avec ce second confinement. L’association au service des librairies indépendantes des Pays de la Loire, ALIP, a observé un envol des chiffres de vente liés au click and collect.

17/11/2020, 16:32

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“L'univers de Pagnol représente la vie normale, celle qu'on ne peut avoir en ce moment”

Après avoir adapté en bandes dessinées les quatre ouvrages du cycle des Souvenirs d’enfance, les éditions Grand Angle poursuivent leur entreprise : en tout, 15 bandes dessinées sont déjà sorties dans la collection. C'est à présent avec la pièce Marius que la maison poursuit son travail autour de l'oeuvre de l’écrivain provençal. À l’occasion de la sortie du second volume de la série, nous nous sommes entretenus avec Nicolas Pagnol, petit-fils de Marcel, et garant des ayants droit de l’œuvre familiale. 

05/11/2020, 16:02

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“Les prix littéraires sont des éléments-clés de la vie du livre” (Olivier Bessard-Banquy)

Des prix, pour tous, et presque tout. Les jurys des grandes récompenses d’automne ont décidé de reporter leurs annonces, pour soutenir la librairie. Derrière cette décision, une stratégie économique est à l’oeuvre. L’universitaire français, Olivier Bessard-Banquy, spécialiste des lettres et de l'édition contemporaine décrypte avec nous cette position.

31/10/2020, 09:11

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L'agence littéraire britannique Curtis Brown se tourne vers les auteurs français

EXCLUSIF – Curtis Brown est l’une des plus anciennes agences littéraires britanniques, fondée en 1899 par Albert Curtis Brown. Depuis, la structure a amplement dépassé le cadre de la représentation d’auteurs, pour déborder sur d’autres secteurs culturels. Francophones toutes deux, Roxane Edouard et Claire Nozieres, vont lancer un pont entre la perfide Albion et l’Hexagone. 

07/10/2020, 10:06

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Marc Levy : “Avec Facebook, Mark Zuckerberg est un Goebbels moderne”

ENTRETIEN – C’est arrivé la nuit, le dernier roman de Marc Levy, traite tout à la fois de manipulation des masses par l’extrême droite, de montée des populismes, de l’infox dispersée abondamment sur les réseaux sociaux… et du scandale de l’insuline. Un nouveau genre, qu’explore le romancier ? Pas tant que cela.

30/09/2020, 17:37

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Liban : regards croisés d'éditeurs, “l'édition est le secteur le plus affecté”

Sept éditeurs indépendants au Liban témoignent, dans une série d’interviews réalisées en partenariat avec l’Alliance internationale des éditeurs indépendants, qui en assure également la traduction. Ces regards croisés permettent de mieux mesurer la situation où chacun se trouve. ActuaLitté propose ce document inédit en exclusivité.

29/09/2020, 14:42

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Stéphane Bern : “Je me ferai toujours le défenseur des bibliothèques ”

Il n’est pas homme à polémiques, pas plus que politicien. Mais attaqué sur « une regrettable maladresse », Stéphane Bern sort de sa réserve. « Je me ferai toujours le défenseur des bibliothèques », indique-t-il à ActuaLitté. Qu’on se le tienne pour dit.

21/09/2020, 07:15

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Et si la librairie de demain était coopérative, mutualiste, écocitoyenne ?

Deux années pour que le projet voie finalement le jour en 2021. La librairie Gibert Joseph du IIe arrondissement de Paris changera bientôt de mains, autant que de perspective. Un projet de Scop se met en place avec pour nom la coopérative des idées, porté par Renny Aupetit.

16/09/2020, 18:30

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Prévenir les catastrophes patrimoniales : “Le temps et l'argent se font rares”

Plusieurs catastrophes patrimoniales de grande envergure, notamment l'incendie de la Cathédrale Notre-Dame de Paris, ont dernièrement attiré l'attention médiatique et suscité l'émotion populaire. Mais ces événements sont malheureusement assez fréquents : le Groupe d'Aide en cas de Sinistre Patrimonial (GASP), en Normandie, apporte ressources et aides pour prévenir ou limiter ces catastrophes. Anthony Zurawski, chargé de mission au sein de La Fabrique de patrimoines, revient sur les activités du GASP.

03/09/2020, 11:57

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De la plantation à la fabrication de papier : ouverture d’une ferme papetière

Papetiers d’art depuis plus de cinq ans, Laurence et Bruno Pasdeloup se sont lancés dans une nouvelle aventure : ouvrir leur papeterie paysanne. Située dans le hameau de Puyberaud (Creuse), la propriété de près d’un hectare leur permettra de cultiver leurs propres matières premières et d’accueillir collaborateurs et curieux, souhaitant mettre « la main à la pâte ». 

26/08/2020, 14:18

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Île Maurice : la crise Covid a multiplié les “entraves à la liberté d’expression”

Éditrice et fondatrice de la maison Atelier des nomades, à l’ile Maurice, Corinne Fleury raconte l’incidence de la crise sanitaire sur son métier. Après 10 années de parutions, avec son conjoint Anthony Vallet, la réalité devient complexe. Et comme on le constate, l’un des enjeux actuels est celui des atteintes aux libertés d’éditer... qui sont malmenées. 

19/08/2020, 11:19

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La Gazette du Sorcier, deux décennies avec Harry Potter

Animer un site web consacré à une seule œuvre témoigne d'une certaine constance, et le faire pendant vingt ans, d'une passion dévorante. La Gazette du Sorcier, un des principaux sites francophones consacrés à Harry Potter, célèbre en 2020 deux décennies d'informations et de créations autour de l'univers créé par J.K. Rowling. 

17/08/2020, 10:33

Autres articles de la rubrique À la loupe

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Bob Morane, ou l'ombre jaune de Roselyne Bachelot

Une nouvelle fois, le cabinet de la ministre fait grincer des dents. Ou bien faut-il considérer que l’année de la BD étant close, tout ce qui touche au 9e art se relaie à l’arrière-plan ? Henri Vernes ne méritait pas même un tweet, service de communication ministérielle a minima ? Non, manifestement non. Parce qu’en effet, Bob Morane n’a pas vraiment l’ampleur ni la présence justifiant que l’on se fende d’un hommage, même concis. Et puis, ce sont les vacances, pas question de faire du zèle ?

28/07/2021, 12:27

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Le Pass sanitaire : “Bombe à fragmentation pour la lecture publique”

Déjà préoccupés depuis la publication du décret d’application, les établissements de lecture publique s’inquiètent plus encore de voir la législation poindre. L’accord trouvé par la Commission mixte paritaire sur le projet de loi sanitaire laisse planer plus d’inquiétudes encore. L’interassociation des bibliothèques et bibliothécaires diffuse un message d’alerte, ici reproduit dans son intégralité.

26/07/2021, 18:44

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“Je voudrais que l’oral fasse suer l’écrit”, Gilles Defacque

Voilà maintenant un mois que le ministère de la Culture a annoncé le départ de Gilles Defacque de la direction du Prato, pôle national du cirque de Lille. Remplacé par Célia Deliau, directrice du Cirque Jules Verne, pôle national du cirque d’Amiens, depuis 2016, c’est une page qui se tourne. Départ dans cette bibliothèque peu commune, celle du metteur en scène, clown, poète, Gilles Defacque.

26/07/2021, 12:18

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La loi Climat et résilience briderait inutilement “l’activité de l’industrie papetière”

La « Convention citoyenne pour le climat » est, depuis sa création, présentée comme un moyen pour accélérer la lutte contre le changement climatique. LObjectif premier : réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40 % d’ici 2030, partout en France. Bien qu’engagée dans cet effort vers une industrie plus « verte », l’Union Française des Industries des Cartons, Papiers et Celluloses a exprimé ses inquiétudes. Nous publions ici leur réaction dans son intégralité.

22/07/2021, 13:17

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Un procès insensé : “L’Internet Archive a un cœur, et sait s’en servir”

Lorsque j'ai entendu parler des poursuites judiciaires pour non-respect du droit d’auteur intentées le 1er juin 2020 aux États-Unis par quatre grands éditeurs (Hachette, Penguin Random House, Wiley, HarperCollins) à l’Internet Archive pour son Open Library, et ce en pleine pandémie, je n’arrivais pas à y croire. Et ce mauvais rêve se transforme en cauchemar puisqu'un procès retentissant doit débuter le 12 novembre 2021.

22/07/2021, 10:42

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Maroc : le procès Radi et Stitou dévoile “une gouvernance par la terreur”

Reporters Sans Frontières parlent d’un « procès de la honte » après que le verdict ait été rendu : la justice marocaine condamne Omar Radi et Imad Stitou au terme d’une « procédure entachée d’irrégularité ». Accusés de viol, d’espionnage ou encore de non-dénonciation d’un crime, la cour de Casablanca n’a pas fait dans la demi-mesure. Jean-Philippe Domecq, Président au PEN Club français du Comité des écrivains persécutés livre ici un texte pétri d’indignation.

21/07/2021, 14:53

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Aux auteurs biélorusses, “nous redisons notre admiration” (Pen Club français)

Les citoyens, militants de la démocratie et auteurs biélorusses viennent de subir une nouvelle vague répressive, en Biélorussie. Sur ordre du président Alexandre Loukachenko, plusieurs centaines d'organisations non gouvernementales ont été visées par des perquisitions, le 14 juillet dernier. Parmi celles-ci, l'Union des écrivains biélorusses et le Pen Club local. Le Pen Club français exprime sa solidarité, dans nos colonnes.

19/07/2021, 09:47

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Les auteurs existent-ils vraiment ?

Avons-nous réellement progressé depuis le bureau de législation dramatique par Beaumarchais, précurseur de la Sacd ou de la Sacem ? Nous en sommes toujours à « Compose Le Boléro ou Born to be alive… scénarise un block-buster… Sois téléchargé un million de fois ou tais-toi ! » ! par Olivier Cohen, membre du conseil syndical de la Ligue des auteurs professionnels.

15/07/2021, 12:23

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Brewster Kahle, archiviste ultra

PORTRAIT – Bientôt au cœur d'un tonitruant procès intenté par quatre grands groupes d'édition américains, la plateforme Internet Archive célèbre, en 2021, ses 25 ans. Depuis 1996, elle abrite des sauvegardes du web mondial, mais aussi des exemplaires numériques de films, enregistrements audio, jeux vidéo, journaux ou encore livres. Portrait du bâtisseur de cette bibliothèque d'Alexandrie, Brewster Kahle.

14/07/2021, 14:53

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“Nous sommes des centaines, chaque année, à rencontrer élèves et étudiants”

La Maison des écrivains est soutenue par les auteurs et les autrices qui la font vivre, qui travaillent avec son équipe au quotidien, et qui rencontrent, avec elle, leurs lecteurs, notamment grâce aux actions importantes, uniques au plan national, que conduit la Maison pour l'éducation artistique et culturelle. Une lettre ouverte au Président de la République le rappelle au moment où celui-ci vient, ce 17 juin, de déclarer vouloir faire de la lecture une grande cause nationale.

14/07/2021, 09:23

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“40 ans après la loi Lang, c’est toute la chaîne du livre qu’il faut securiser”

Parce qu'un peu d'histoire ne fait jamais de mal, surtout à une époque de contre-vérités rapidement disséminées, Gilles Kujawski, ancien commercial d’Editis, militant à La France Insoumise nous propose un retour dans le temps. Et de ramener de ce voyage quelques éléments pour éclairer le présent. Voire, qui sait : trouver des perspectives pour consolider la chaîne du livre dans son ensemble.  

10/07/2021, 10:14

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“En réalité, Milan Kundera écrivait déjà en français dans ses romans tchèques”

Paru en italien en 2013, puis aux éditions Gallimard en avril 2014, La fête de l’insignifiance fait désormais l’objet d’une édition en tchèque. Anna Kareninová — traductrice éminente et reconnue — a la responsabilité de rendre les textes de Milan Kundera en tchèque. Elle signe également la postface de cette édition (dans une traduction opérée par Anna Kubišta). Les éditions Atlantis, qui ont publié ce livre en 2020, nous offrent ainsi un regard inédit, personnel et complexe sur le travail même de traduction.

06/07/2021, 13:50

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La littérature, cet outil de connaissance

Le PEN Club, au carrefour international des cultures, est de ce fait bien placé pour constater que la littérature est au croisement de la création et de la connaissance. Ayant pour mission fondatrice la défense de la liberté d’expression et celle-ci n’étant pas divisible, le réseau solidaire des PEN Clubs nationaux a à connaître et faire connaître toute forme d’expression qui est opprimée parce qu’elle porte l’émancipation, la pensée mobile, donc critique, et les mutations de la sensibilité — autant dire : la littérature. Par Jean-Philippe Domecq.

06/07/2021, 10:07

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Le livre numérique, 50 ans d'existence et de lectures

Il fut le compagnon des lecteurs, au cours de cette année pandémique 2020, certains en ont découvert les vertus, par l’offre gratuite et libre de droit, d’autres le coût avec des titres plus récents. Mais le livre numérique, ou ebook, n’est pas ce jeune premier que la presse présente depuis quelques années. Voilà désormais 50 ans que ce format se construit, évolue, à travers les progrès technologiques et les investissements d’entreprises. Bon anniversaire, petit cinquantenaire.

03/07/2021, 11:35

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Des éditions collector de mangas victimes de la spéculation

Depuis le début de l'année 2021, le manga bat tous les records de vente dans les librairies françaises. Pour entretenir l'engouement et s'assurer la fidélité d'un public qui pourrait se contenter de versions numériques, voire de scans illégaux, les éditeurs n'hésitent pas à publier des versions collector, en quantité limitée. Maisons d'édition et libraires ne peuvent toutefois que constater le développement d'un marché parallèle, où la revente se fait au prix d'une intense spéculation.

02/07/2021, 13:23

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Histoire de l’ebook #17 - Les grandes dates du Projet Gutenberg

« Nous considérons le texte électronique comme un nouveau médium, sans véritable relation avec le papier. Le seul point commun est que nous diffusons les mêmes œuvres, mais je ne vois pas comment le papier peut concurrencer le texte électronique une fois que les gens y sont habitués, particulièrement dans les établissements d’enseignement. » (Michael Hart, fondateur du Projet Gutenberg et père de l’ebook)

02/07/2021, 09:21

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Feel good books ? “Est-ce que Sagan, Duras, écrivaient pour faire du bien ?”

Écrire ne m'a jamais fait manger.J'ai fait ce que l'on appelle délicatement des "succès d'estime", ce qui veut dire que je n'ai eu aucune critique négative - quelle chance !-  mais que mes livres se sont vendus au mieux à 2000 ex. Tout cela en étant publiée par de belles maisons. Par Cathy Galliegue.

01/07/2021, 09:09

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Histoire de l’ebook #15 - Un hommage aux bibliothécaires

Le/la bibliothécaire a toujours eu un rôle charnière dans le monde du livre, y compris numérique. Les bibliothèques sont largement couvertes par les médias, mais qu’en est-il de ceux et celles qui les font fonctionner ? Une première version de ce texte fut publiée dans ActuaLitté en 2016. Voici aujourd'hui une version revue et actualisée pour inclure les ultimes développements de la profession. L’auteure fut elle-même bibliothécaire avant d’être traductrice.

30/06/2021, 10:29

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Histoire de l’ebook #14 - L’ebook vu par quelques pionniers

Voici le sentiment de plusieurs pionniers du livre numérique interviewés par courriel au fil des ans pour mes articles et livres sur le sujet: Michael Hart (Projet Gutenberg), John Mark Ockerbloom (The Online Book Page), Robert Beard (A Web of Online Dictionaries), Jean-Paul (Cotres.net), Nicolas Pewny (Le Choucas), Marc Autret (Indiscripts), Pierre Schweitzer (@folio), Denis Zwirn (Numilog) et Henri “Henk” Slettenhaar (Silicon Valley Association).

29/06/2021, 09:23

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Amis auteurs, “ne nous trompons pas de combat”

Avant même le rapport Racine, remis en janvier 2020 au ministre de la Culture, qui reconnaissait la paupérisation des artistes-auteurs, ces derniers alertaient sur une baisse de leurs revenus et une dégradation de leurs conditions de travail et de vie. Selon Paola Appelius, traductrice littéraire et présidente de l'Association des traducteurs littéraires de France, les préoccupations ont été entendues, et le travail d'amélioration a bel et bien commencé. Nous reproduisons ci-dessous sa lettre ouverte aux auteurs.

29/06/2021, 09:04

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Histoire de l’ebook #13 - L'Internet Archive, une bibliothèque planétaire

L’Internet Archive est fondée en avril 1996 par Brewster Kahle à San Francisco (Californie) pour préserver un historique de l’internet. D'abord « bibliothèque de l’internet » avec la Wayback Machine, qui permet de voir l’évolution d’un site web depuis 1996, elle devient ensuite « une bibliothèque numérique à but non lucratif destinée à procurer un accès universel au savoir humain ». Elle propose deux millions de livres numérisés en mars 2010. Dix ans plus tard, elle est la plus grande bibliothèque numérique publique mondiale.

28/06/2021, 09:32

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Rentrée littéraire : la critique, le lecteur, le libraire et le quatre-quart

Encore deux mois de patience avant de trouver sur les tables de librairies, dans les dossiers ventrus de la presse, les titres de la prochaine rentrée littéraire. Alors parleront auteurs, éditeurs, journalistes, parfois quelques lecteurs dont la notoriété médiatique fera croire à une influence réelle sur les envies mouvantes des lecteurs. Qui mieux qu'un libraire, artisan besogneux de cette grand'messe dont il ne retirera lui-même ni lauriers ni couronne, pour poser un regard distancié, frondeur, amusé, bienveillant sur ce rituel que d'aucuns conspuent à loisir, avant que de s'y sacrifier ?

27/06/2021, 11:04

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Histoire de l’ebook #12 - De Google Print à Google Books

Google lance Google Print en mai 2005 en partenariat avec des éditeurs et des bibliothèques, puis le suspend trois mois plus tard suite à un conflit avec les associations américaines d'auteurs et d'éditeurs. Le programme reprend en août 2006 sous le nom de Google Books (Google Livres) et numérise les milliers de livres de bibliothèques partenaires. Mais Google continue de numériser des livres sous droits sans l'autorisation préalable des ayants droit, et le conflit se poursuit. Après une longue saga judiciaire de près de dix ans, la justice américaine tranche en octobre 2015 en faveur de Google.

27/06/2021, 10:34

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Histoire de l’ebook #11 - La licence Creative Commons

Créée en 2001 à l'initiative de Lawrence “Larry” Lessig, la licence Creative Commons a pour but de favoriser la diffusion et la réutilisation d'œuvres numériques tout en protégeant le droit d'auteur. De nombreux auteurs et autres créateurs souhaitent en effet utiliser le réseau de diffusion qu’offre l’internet tout en contrôlant les droits sur leurs œuvres, mais le copyright traditionnel leur semble trop restrictif. Creative Commons fête ses 20 ans en juin 2021 avec 2 milliards d’œuvres sous licence Creative Commons.

25/06/2021, 09:58

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Histoire de l'ebook #10 - Wikipédia, une encyclopédie planétaire

Lancée en janvier 2001 par Jimmy Wales et Larry Sanger, Wikipédia est une encyclopédie gratuite en ligne écrite collectivement et dont le contenu est librement réutilisable. Rédigés par des milliers de volontaires dans des dizaines de langues, les articles et les illustrations restent la propriété de leurs auteurs. Leur libre utilisation est régie par la licence GFDL puis par la licence Creative Commons. Wikipédia comprend 17 millions d’articles dans 270 langues en 2011, avec 400 millions de visiteurs par mois. D'autres encyclopédies collaboratives suivent, par exemple l’Encyclopedia of Life.

24/06/2021, 09:42

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Chris Ware : “Aux États-Unis, la BD n'est même pas considérée comme un art”

Grand Prix de la ville d'Angoulême 2021, l'auteur américain Chris Ware rejoint un panthéon qui réunit déjà Emmanuel Guibert, Rumiko Takahashi, Katsuhiro Ōtomo, Art Spiegelman ou encore François Schuiten. Dans une lettre reproduite ci-dessous, il salue l'affection et la déférence que la France consacre au 9e art.

23/06/2021, 10:28

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Histoire de l’ebook #9 - L’EPUB devient le format standard

Le format EPUB succède au format OeB (Open eBook) en avril 2005 en tant que standard du livre numérique et supplante peu à peu le format pionnier PDF. « Totalement différent du PDF, le format EPUB permet d’afficher un texte ajusté au tout dernier moment en fonction de l’écran et des choix du lecteur au moment précis de la lecture. Plusieurs applications permettent de créer un fichier EPUB directement, dont des logiciels libres. La plupart des liseuses sont compatibles avec le format EPUB. » (Nicolas Pewny, consultant en édition électronique)

23/06/2021, 09:27

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Histoire de l’ebook #8 - Premières expériences d’auteurs de best-sellers

Le maître du suspense américain Stephen King est le premier auteur de best-sellers à se lancer dans l’aventure numérique en 2000, malgré les risques commerciaux encourus. Il autopublie un roman épistolaire inédit en plusieurs épisodes sur un site web créé à cet effet, avec un résultat mitigé, avant de nouvelles expériences avec son éditeur. D'autres auteurs de best-sellers tentent eux aussi l’aventure numérique avec leurs éditeurs, par exemple Frederick Forsyth en Grande-Bretagne, Arturo Pérez-Reverte en Espagne et Paulo Coelho au Brésil.

22/06/2021, 10:05

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Queenie, histoire d'une gangster venue de Martinique, pour conquérir Harlem

Stephanie Saint-Clair. Avec un nom pareil, elle aurait pu faire du music-hall. Et d’une certaine manière, elle fut la reine de la nuit. Au cœur de Harlem, elle devint Queenie, cheffe de gang respectée au sein de Harlem : protectrice d’une communauté noire contre les policiers — déjà ! —, elle mena tambour battant une carrière dans la loterie clandestine. Nous sommes en 1933, la prohibition a pris fin, et cette Martiniquaise, ayant migré une vingtaine d’années plus tôt à New York affronte la mafia italienne, regardant les hommes droit dans les yeux. Queenie, plus qu’une gangster généreuse : un symbole.

22/06/2021, 08:05

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Histoire de l’ebook #7 - Premiers dictionnaires et encyclopédies en ligne

Disponibles en ligne au tournant du millénaire, les premiers dictionnaires et encyclopédies de référence émanent de versions imprimées, par exemple le Dictionnaire universel francophone (Hachette), WebEncyclo (Atlas) ou encore le site de l’Encyclopaedia Universalis. Suivent des outils de référence conçus directement pour le web, par exemple le Grand dictionnaire terminologique (GDT) du Québec et WordReference.com. Wikipédia fera l’objet d’un article spécifique.

21/06/2021, 09:28

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Italie et France : le livre en partage

Les liens qui rattachent la France et l’Italie se mesurent autant à la passion dévorante dont témoignait Stendhal qu’aux centaines de lecteurs venus à Turin, en 2017, assister à une rencontre avec Daniel Pennac. Dans les allées du Salon du livre, une file d’attente colossale, impatiente, témoignait d’une authentique ferveur.

21/06/2021, 09:00

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Histoire de l’ebook #6  - E Ink, une technologie d'encre électronique

Les recherches sur l’encre électronique débutent à la fin des années 1990 au sein de la société E Ink pour offrir un meilleur écran aux liseuses en attendant le papier électronique. E Ink présente le prototype de son écran en 2002 et le commercialise en 2004. Un projet un peu différent est la technologie Gyricon développée par Xerox. Radicalement novateur lui aussi dans un domaine connexe, le projet @folio voit le jour en France dès 1996 mais reste malheureusement à l’état de prototype faute de soutien financier.

19/06/2021, 11:19

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La lecture dans les établissements de santé, “espace d’intimité, d’évasion, de liberté”

La Fédération interrégionale du livre et de la lecture (Fill) s'engage dans une vaste opération de rapprochement entre les professionnels de la santé et ceux de la lecture publique, pour multiplier les projets culturels autour du livre et de la lecture dans les établissements de santé. Nous reproduisons ci-dessous le plaidoyer de la fédération, destiné à convaincre de l'importance cruciale de la lecture dans le parcours de soins.

18/06/2021, 15:06

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Histoire de l'ebook #5 - Les premières liseuses    

Sans surprise, les premières liseuses voient le jour dans la Silicon Valley, terre des projets technologiques les plus fous, avec les fonds nécessaires pour les développer. Ces liseuses sont le Rocket eBook (de NuvoMedia) et le SoftBook Reader (de SoftBook Press), qui virent le jour en 1998. D'autres modèles suivent, par exemple le Gemstar eBook (de Gemstar) en 2000, le LIBRIe (de Sony) en 2004, le Cybook Gen2 (de Bookeen) à la même date, le Sony Reader (de Sony) en 2006, le Kindle (d'Amazon) en 2007, le Nook (de Barnes & Noble) en 2009 et l'iPad (d'Apple) en 2010. 

 

18/06/2021, 11:31

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Histoire de l'ebook #4 - Du PDA au smartphone

En 2001, la liseuse n’a pas encore gagné son pari. On compte 17 millions de PDA (Personal Digital Assistants) dans le monde pour seulement 100.000 liseuses, d'après un Seybold Report publié en avril 2001. 13,2 millions de PDA sont vendus en 2001, dont le Palm Pilot (lancé en mars 1996) et le Pocket PC de Microsoft (lancé en mars 2000). En 2005, le PDA laisse progressivement la place au smartphone. L’iPhone d’Apple (lancé en juin 2007) devient le produit phare de toute une génération.

17/06/2021, 09:43

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Histoire de l’ebook #3 - Les débuts de Gallica, bibliothèque numérique de la BnF

Gallica est inauguré en octobre 1997 avec des textes et des images du XIXe siècle francophone, « siècle de l’édition et de la presse moderne, siècle du roman mais aussi des grandes synthèses historiques et philosophiques, siècle scientifique et technique ». Gallica élargit ensuite son champ d’action et devient rapidement l’une des grandes bibliothèques numériques mondiales.

16/06/2021, 13:19